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ECONOMIE GENERALE

OUEDRAOGO MICHEL
ouedmic@yahoo.fr
Expert en Gestion des politiques économiques
OBJECTIFS

• COMPRENDRE LE RAISONNEMENT ECONOMIQUE


• CONNAITRE LES COURANTS ET CONCEPTS
ECONOMIQUES
• ASSIMILER LES NOTIONS DE BASE
• AVOIR UNE NOTION SUR LES FAITS ECONOMIQUES
• APPRENDRE LE RAISONNEMENT ECONOMIQUE
• SAVOIR ILLUSTRER PAR DES CAS CONCRETS;
PLAN DU COURS
• INTRODUCTION GENERALE
• PREMIERE PARTIE : GENERALITES
• CHAPITRE I : LES PRINCIPAUX COURANTS ET CONCEPTS ECONOMIQUES
•  CHAPITRE II: LES AGENTS ECONOMIQUES ET LE CIRCUIT ECONOMIQUE
• DEUXIEME PARTIE: ANALYSE MICROECONOMIQUE
• CHAPITRE I: L’OFFRE ET LA DEMANDE
• CHAPITRE II: LE COMPORTEMENT DU CONSOMMATEUR
• CHAPITRE III: LE COMPORTEMENT DU PRODUCTEUR
• CHAPITRE IV: LES ELASTICITES
• CHAPITRE V: LES MARCHES ET LA FORMATION DES PRIX
• CONCLUSION GENERALE
OUVRAGE
• MANKIW GREGORY, « PRINCIPE D’ECONOMIE POLITIQUE »
• D, Flouzat, Économie contemporaine, tome 2, PUF 2004
• Adams SMITH (1723-1790), économie politique, « cause de
la richesse des nations »
• David RICARDO: principe de l’économie politique et de
l’impôt, édition 1821, Granier-Flammarion, 1992
• Davide RICARDO: « valeur absolue et valeur d’échange »,
trad de S. Denany et P. Maurisson, Cahier d’économie
politique, n°, 1975, PUF
• Bernard Bernier, H L Védié « Initiation à la microéconomie »
3è éd DUNOD
Introduction générale
• Le cours est composé de deux modules:
• Module I
• Fonctionnement générale de l’économie:
• Courant de pensées
• Concepts économiques
• Agents économique et fonctions respectives

• Module II
• Comportement des agents économiques (Consommateurs ou
producteurs) ou de l’individu
Introduction générale

1. La notion de besoin Il existe une hiérarchie entre les besoins


1. Besoins de réalisation de soie
2. Besoins d’estime de soi
3. Besoins d'appartenance ou
d’intégration sociale
4. Besoins de Sécurité
5. Besoins physiologique

À la fin de sa vie Maslow ajouta un dernier besoin celui du « dépassement de soi ».


Chaque individu à des besoins qu’il cherche à satisfaire. Ces besoins peuvent être regroupés en
différentes catégorie comme suit:
Introduction générale

• Besoins primaires ou vitaux • Besoins secondaire ou de civilisation


• Se nourrir • Avoir un téléphone
• Se vêtir
• Posséder un ordinateur
• Se loger
• S’habiller
Ces besoins peuvent aussi servir à se différencier des autres et répondent à ce que l'on appelle un besoin
psychologique (un végétarien ne consomme pas de viande...).
Ces besoins sont par nature illimités : une fois l'un d'eux satisfait, il en apparaît de nouveaux. L'homme est
donc, consciemment ou non, obliger de classer ses besoins par ordre de priorité, et ce, d'autant plus, qu'il
ne dispose que d'un revenu limité pour satisfaire ses besoins.

On appelle donc besoin en économie toute sensation de manque qu'un individu cherche à combler.
La satisfaction de ces manques se fait par la consommation d'un bien ou d'un service (manger pour
satisfaire sa faim...)
Introduction générale
2. La notion de ressources
• Pour satisfaire ses besoins, l'homme peut se servir directement en puisant dans
les ressources disponibles dans la nature. Ces biens, disponibles « gratuitement »
et utilisables en l'état constituent les biens « libres »
• Mais de nos jours, la majeure partie de nos besoins ne peuvent être comblés par
la nature qui nous entoure (exemple : besoin de se déplacer rapidement d'un
endroit à l'autre entraîne la nécessité d'acheter une voiture). Il faut donc produire
les biens et services dont nous avons besoin pour satisfaire nos besoins : ce sont
les biens « économiques ».
• Pour satisfaire nos besoins, il nous faut donc en produire la majeure partie à l'aide
de ressources (matières premières, énergies...) qui ne sont pas disponibles en
quantité illimitée dans la nature. On dit alors que les ressources sont « rares ».

On appelle « ressource » en économie un ensemble des biens économiques susceptibles de satisfaire les
besoins humains.
Introduction générale
3. La Science économique
• « L'économie est la science qui étudie comment les ressources
rares sont
employées (transformées par les entreprises) pour la
satisfaction des besoins des hommes vivants en société.»
• La science économique cherche donc à répondre à un
certain nombre de questions :
• quoi produire ? : Quel bien.
• comment produire ? : De manière à utiliser le moins de
ressource possible.
• pour qui produire ? : Quelle sera la demande exprimée par les
agents économiques.
Chapitre I: les principaux courants
et concepts économiques
1. L’école libérale 1. Le courant marxiste
2. Le courant keynésien
Chapitre I: les principaux courants et
concepts économiques

1. L’école Libérale
A. En quoi consiste globalement la pensée libérale
B. L’école classique
C. L’école néo classique
D. Les néo-libéraux
Chapitre I: les principaux courants et concepts
économiques
A. En quoi consiste la pensée libérale
• Dans la pensée libérale, l'explication des phénomènes économiques se trouve dans l'action des seuls «
individus », acteurs sur les marchés. L'individu est considéré comme un être rationnel qui procède à des
calculs afin d'atteindre le mieux possible ses objectifs, compte tenu des contraintes environnementales qui
s'imposent à lui ; On parle d’ « homo economicus». L'homo economicus est un être abstrait qui cherche
toujours à maximiser ses choix au regard des contraintes de revenus qui s'imposent à lui.
• La démarche classique est donc une démarche microéconomique : -- ce sont les lois du marché (loi de l'offre
et de la demande) qui doivent conduire à un équilibre macroéconomique général dans le cadre d'une
concurrence pure et parfaite. C'est la poursuite des intérêts particuliers qui aboutit à la satisfaction générale,
au bien-être de la société sans que cette recherche des intérêts particuliers ne soit considérée comme
nuisible à l'intérêt général, bien au contraire.
• Pour les classiques, la « main invisible » du marché aboutit à la meilleure efficacité économique qui concilie
parfaitement l'intérêt général et les intérêts particuliers. Il en résulte naturellement une volonté sans
équivoque de maintenir l'état hors de la vie économique. Il suffit que chacun poursuive son activité pour que
se réalise l'harmonie sociale. Le marché correspond à un processus d'ajustement entre les actions
économiques des individus, processus qui apparaît comme le seul moyen de concilier la liberté individuelle et
les contraintes sociales (régulation par le marché).
Chapitre I: les principaux courants
et concepts économiques

A. l’Ecole classique
• Les principaux Classiques

• Les fondements du libéralisme énoncés par les Classiques :

• Le rôle de l’Etat pour les Classiques : Etat gendarme (police-

armée-justice)
La période classique est située entre 1770 et 1850
Chapitre I: les principaux courants
et concepts économiques
I. Les principaux classiques

• Adam Smith (GB)


• David Ricardo (GB)
• Jean-Baptiste Say (FRA)
• John Stuart Mill (1806-1873) GB
B.Les fondements du libéralisme énoncés par les classiques

• Adams SMITH
• Considéré comme père fondateur de l’école libérale
• Glorifie les lois du marché
• Vante les mérites du capitalisme auto régulé par la concurrence
• « La main invisible »
• « laissez-faire, laissez-passer » (la recherche de son intérêt individuel
n’est pas incompatible avec l’intérêt général
• « laissez-passer » « libre échange »
• « laissez-faire » « liberté d’entreprise » Et « propriété privé »

Les biens, les services, et les hommes doivent pouvoir librement circuler entre les nations. Sur le plan des
relations entre états, chaque fois qu'il existe un avantage absolu (théorie des avantages absolus) pour la
production d'un produit, le commerce international est souhaitable
Les fondements du libéralisme énoncés par les
classiques
LES PRINCIPAUX CLASSIQUES
David RICARDO
La loi de la valeur
• La valeur d’un produit dépend de la rareté de ce produit
• Le prix d’un produit obéit à la loi de l’offre et de la demande
• Dans la société fondée sur la propriété privée de production, la loi de la valeur règle
par le mécanisme de la concurrence, les proportions dans lesquelles le travail et les
moyens de production sont repartis entre les secteurs. (notion de variation des prix)
• Concentration des moyens de productions (fusions, absorptions)
• Baisse des coûts de production
• La production capitaliste conduit à la concentration des richesses entre les mains de
quelques-uns.
Les fondements du libéralisme
énoncés par les classiques
Jean baptiste say
La loi des débouchés: « l’offre crée sa propre demande » c’est l’offre qui
détermine la demande et non le contraire.

Le théorème d'Helmut Schmidt est maintenant devenu classique "Les profits


d'aujourd'hui feront les investissements de demain qui créeront les emplois
d'après demain". C'est le fondement théorique des politiques de l'offre. C’est
lui qui a énoncé la division tripartite qui est restée classique : production,
répartition, consommation.
Donc, pour JB .Say et les libéraux, la possibilité d'un déséquilibre global causé
par une insuffisance de la demande par rapport à l'offre ne peut se concevoir.
Les fondements du libéralisme énoncés par les
Néo classiques

L’école néo classique


La période néo-classique : à partir
de 1870
Les principaux néo-classiques
La méthode néo-classique
La révolution marginaliste
Période néo classique
• Dans les années 1870, trois économistes
développent presque simultanément et
sans se concerter le concept d’utilité
marginale. Ils sont à la base d’un courant
de pensée économique, le marginalisme, et
sont considérés comme les fondateurs de
l’Ecole néoclassique.
Les principaux néo classique
Les trois auteurs fondateurs du courant néo classique sont:
• L’anglais William Stanley Jevons (1835-1882) publie en 1871 « Théorie de l’économie politique« . Il
propose une version utilitariste du marginalisme. Il est à l’origine de la théorie de l’équilibre partiel. Ses
successeurs à l’Ecole de Cambridge sont Alfred Marshall, Arthur Cecil Pigou et Francis Edgeworth.
• L’autrichien Carl Menger (1840-1921), basé à Vienne, est l’auteur de « Fondements de l’économie
politique » (1871). On lui doit la version psychologique du marginalisme: la théorie subjective de la
valeur se base sur les motivations psychologiques des individus. Il est le père de l’Ecole autrichienne,
dont les principaux représentants seront Eugen von Böhm-Bawerk et Friedrich von Wieser, puis Ludwig
von Mises et Friedrich von Hayek.
• Le français Léon Walras (1834-1919) écrit en 1873 « Éléments d’économie politique pure » . Il propose
une version mathématique du marginalisme et élabore un modèle d’équilibre général. Son successeur
à l’Ecole de Lausanne est Vilfredo Pareto.

Ces auteurs et écoles vont développer des éléments théoriques différents dont la plupart sont encore
dominants aujourd’hui
La méthode néoclassique
Un des objectifs des auteurs néoclassiques est de donner une légitimité à
l’économie: lui donner le statut de science au même titre que la physique ou la
chimie. Les mathématiques apparaissent comme gage de rigueur scientifique,
leur utilisation est donc intensive dans les analyses économiques néoclassiques.
Les Néoclassiques accordent une grande importance aux raisonnements
microéconomiques: toute la théorie repose sur des postulats concernant les
comportements individuels, à partir desquels les phénomènes collectifs sont
expliqués. Ils conçoivent la société comme composée uniquement d’individus,
contrairement aux Classique qui envisagent des classes ou des groupes sociaux.
Le monde tel que conçu par les néoclassiques exclut aussi l’Histoire et les
institutions (celles-ci ne servent qu’à garantir le bon fonctionnement du marché).
Le concept d’homo-ecumenus est à la base de la théorie: il s’agit d’une
conception abstraite de l’être humain, dans laquelle l’individu agit
rationnellement, c’est-à-dire en essayant de maximiser sa satisfaction compte
tenu de ses ressources limitées.
Méthode néoclassique
• L’objet essentiel des études devient l’affectation optimale des ressources,
• Comment un consommateur donné qui dispose d’un budget fixé peut il
faire pour être dans la situation la meilleur possible?
• Comment un producteur ou une entreprise doivent-ils réagir pour tirer le
profit le plus élevé possible?
• Le concept économique est celui de la rareté
• Le capital est considéré comme un outil de production et non comme
une avance d’argent opérée par les capitalistes
• Le capital et le travail jouent des rôles symétriques dans l’analyse
néoclassique alors que chez les classiques le travail est fondamentale
dans la constitution de la valeur du bien ou du service
• La société n’est pas constituée de classe mais un « homo oeconomicus »
(être fictif rationnel qui cherche à maximiser sa satisfaction)
La révolution marginaliste
La valeur par l’utilité
• La conception objective de la valeur portée par certains auteurs classiques
explique que la valeur d’un bien peut être définie par la quantité de travail
nécessaire pour sa production (cf. l’Ecole classique). Les Néoclassiques rejettent
cette idée au profit d’une théorie subjective de la valeur: la valeur par l’utilité.
Carl Menger (cité par Samuelson, 1990, p. 132) affirme que « l’utilité est la
capacité que possède une chose de servir à la satisfaction des besoins
humains » et que « la valeur n’est pas inhérente aux biens, elle n’en est pas une
propriété; elle n’est pas une chose indépendante qui existe en soi. C’est un
jugement que les sujets économiques portent sur l’importance des biens dont ils
peuvent disposer pour maintenir leur vie et leur bien-être ».
• Ainsi le prix d’un produit n’est pas déterminé par la production, mais par le
marché: c’est simplement le prix que quelqu’un est disposé à payer pour ce
produit. Il s’agit du prix «d’équilibre» du marché.
La révolution marginaliste
L’utilité marginale
• Les auteurs néoclassiques sont aussi appelés « marginalistes », car
ils défendent l’idée que la valeur est proportionnelle à l’utilité
marginale. Celle-ci est la satisfaction que procure la consommation
d’une unité de bien supplémentaire. L’utilité marginale est
décroissante: par exemple, si l’on a soif, un verre d’eau procure
une grande satisfaction, un second verre une satisfaction un peu
moins grande, etc. L’utilité marginale du verre d’eau décroît donc
avec la quantité consommée.
• la satisfaction que procure la dernière unité consommée (ou une
unité supplémentaire) d’un bien qui donne aux biens leur valeur.
La révolution marginaliste
L’utilité marginale
• Le principe fondamentale est celui de maximisation
sous contrainte:
Le problème du producteur est de maximiser son profit sous
contrainte budgétaire d’un montant de ressources données
Celui du consommateur est de maximiser son utilité sous
contrainte budgétaire
 L’économie est expliquée à travers les facteurs de
production (terre, travail, capital)
 La rémunération concerne les facteurs de productions
et non les individus comme pour les classiques
La révolution marginaliste
 Récapitulatif
 L’utilité marginal dépend de la rareté relative des
biens et c’est elle qui détermine la valeur des biens
 Plus l’utilité totale est faible, plus l’utilité marginale
est forte et plus le produit sera cher (produit rare)
 Plus l’utilité totale est forte, plus l’utilité marginale
est faible et moins le produit sera cher (produit
abondant)
Les néolibéraux
Plusieurs écoles constitues le courant
néolibéral
 L’Ecole de Chicago et le courant monétariste
 L’Ecole de l’Economie de l’Offre
 L’Ecole de l’Economie Publique
 La Nouvelle Ecole Classique
L’Ecole de Chicago et le courant monétariste
• Franck Knight (1885-1972) est le fondateur de l’école dite de Chicago. Dans son ouvrage «
Risque, Incertitude et Profit » (1921), Knight introduira une distinction entre le risque et
l’incertitude. Le risque correspond à une situation dans laquelle l’avenir peut être
appréhendé par l’intermédiaire de probabilités (on dit que l’avenir est probabilisable). A
l’opposé, l’incertitude désigne une situation dans laquelle il est impossible de faire une
quelconque projection (pas de probabilités possibles). Le profit est ainsi présenté comme
la contrepartie du risque assumé par l’entrepreneur, ou tout du moins l’incertitude dans
laquelle il est lorsqu’il prend une décision. Le profit sera donc d’autant plus élevé que
l’incertitude de l’avenir est grande
• Milton Friedman fait partie de l’Ecole de Chicago. Dans son ouvrage « Capitalism and
Liberty » (1962), il explique que dans une économie de marché, la réduction du rôle de
l’Etat est la seule manière d’atteindre la liberté politique et économique. Dans un autre
ouvrage, intitulé « Free to Choose » (1980) co-rédigé avec sa femme, Rose, Milton
Friedman défend la thèse de la supériorité du système libéral sur tous les autres systèmes.
• Milton Friedman sera également l’initiateur du courant monétariste et l’un des plus grands
opposants à la théorie keynésienne. Il considère que la monnaie a un rôle déstabilisateur à
court terme sur les prix et sur les changes (une politique monétaire limitant la progression
de la masse monétaire serait donc efficace pour lutter contre l’inflation). La monnaie ne
joue cependant aucun rôle à moyen ou long terme.
L’Ecole de l’Economie de l’offre
• L’économie de l’offre s’oppose à l’économie de la demande, popularisée par John
Maynard Keynes dans les années 30. Au lieu de stimuler la croissance économique par
la consommation, l’investissement ou les dépenses publiques, les économistes de
l’offre considèrent qu’il convient d’aider les entreprises à produire des biens et des
services (subventions dans certains secteurs économiques), de les inciter à conquérir
de nouveaux marchés et de diminuer l’imposition qui pèse sur les entreprises (impôt
sur les sociétés, taxe professionnelle…) et les revenus des travailleurs (cotisations
sociales…). Ce courant est principalement représenté par Arthur Laffer (1940), Bruce
Bartlett (1951) et George Gilder (1939). On pourrait dire simplement que la formule de
l’école de l’économie de l’offre est « J.B Say, rien que J.B Say ! L’offre crée ses
débouchés »
• Une illustration célèbre des apports de cette école est la célèbre courbe de Laffer, selon
laquelle l’augmentation de la pression fiscale conduit à une diminution des rentrées
fiscales, du fait de la fraude, de l’évasion ou encore de la diminution volontaire
d’activité. Ainsi une réduction massive de la pression fiscale, en encourageant l’effort et
l’esprit d’entreprise, deviendrait le moyen de relancer l’activité économique sans pour
autant amener une réduction des dépenses publiques.
L’Ecole de l’Economie de l’offre
Le niveau de recettes fiscales OR peut être
obtenu avec un taux de pression fiscale faible
(t1) ou un taux de pression fiscale élevé (t3). Le
point OE correspond au niveau maximum de
E
recettes fiscales. « trop d’impôt tue l’impôt »,

O
L’Ecole de l’Economie Publique
La théorie néoclassique s’intéressait au consommateur et au producteur. L’Etat
est ignoré puisque seul le marché permet une meilleure allocation des
ressources. Or l’Etat a un rôle de plus en plus important. L’Etat est considéré
comme le représentant de l’intérêt général. L’Ecole de l’Economie Publique est
donc apparue pour combler ce vide. On distingue d’une part, ceux qui
s’attaquent principalement au problème délicat posé par la politique sociale,
et d’autre part ceux qui s’intéressent au problème de l’offre et la demande de
biens collectifs (Ecole des Choix Publics). Aujourd’hui les transferts sociaux, et
plus généralement la redistribution ont atteint des seuils importants. Les
économistes de cette école ne cherchent pas à supprimer ces transferts, mais
plutôt à établir une méthode de choix qui optimiserait l’efficacité de ces
transferts. Gordon Tullock (Le marché politique, 1978) et James Buchanan (prix
Nobel 1985) sont les dignes représentants de cette école.
La nouvelle école classique
• Les leaders de cette école (R.E Lucas, T.J Sergent, N.
Wallace, J. Muth) veulent trouver les fondements
microéconomiques de la macroéconomie. Leurs
postulats de base sont d’une part, la capacité des
agents économiques à optimiser et à anticiper
rationnellement, d’autre part l’équilibre des marchés.
La nouvelle école classique n’est pas un simple retour
au néoclassique. Il s’agit de construire ici des modèles
macroéconomiques d’aide à la décision
LA PENSEE DE KEYNES
• Le keynésianisme est une école de pensée économique fondée par
l’économiste britannique John Maynard Keynes (1883-1946). Pour les
keynésiens, les marchés laissés à eux-mêmes ne conduisent pas forcément à
l'optimum économique. En outre, l’État a un rôle à jouer dans le domaine
économique notamment dans le cadre de politique de relance. Toutefois
l'importance de ce rôle varie avec les courants keynésiens et avec les traditions
étatiques des différents pays.
• Le PIB dépend de la demande
• climat des affaires
• Déséquilibres permanents (chômage…)
=> une intervention publique
• Les courants dominants actuels sont la synthèse néo-classique nommée aussi
néo-keynésianisme et la nouvelle économie keynésienne.
Le courant keynésien
• Les grands trait du keynésianisme
• Les Néo-keynésiens
Les grands traits du keynésianisme
Les keynésiens raisonnent d'emblée au niveau
macroéconomique et considèrent que la « théorie classique
n'est applicable qu'au cas du plein emploi ». Or, écrivant
durant la période de crise de l'entre-deux guerres, ce qui
l'intéresse (Keynes), c'est ce qui se passe en période de sous-
emploi. De cela découlent deux points clés :
• l'offre ne crée pas sa propre demande mais dépend de la
demande effective ;
• à la différence des classiques la monnaie n'est pas un « voile »
mais influe sur l'économie réelle.
Les grands traits du keynésianisme
La demande effective et la loi de JBS
• La demande effective est la demande anticipée par les entrepreneurs.
Ces derniers calculent la production qu'ils doivent réaliser afin d'offrir la
quantité optimale de biens et de services demandée par les agents
économiques. Le sous-emploi des facteurs de production est selon
Keynes dû au fait que les entrepreneurs ont des anticipations
pessimistes et sous-estiment la demande effective.
• Keynes à la différence de Jean-Baptiste Say et des néo-classiques ne
raisonne pas dans le cadre d'une « parfaite rationalité des agents et...
d'une information parfaite sur la situation présente et future» aussi la
demande effective dépend de prévisions d'agents qui peuvent ne pas
conduire au plein emploi.
Les grands traits du
keynésianisme
• Demande effective et marché du travail
• Notion de chômage involontaire
• Pour les classiques, l'offre de travail par les salariés dépend du salaire réel w/p. S'il y a du
chômage c'est que le salaire réel w/p (w salaire nominal et p indice des prix) est supérieur à
la productivité marginale du travail PmL. Le chômage ne peut être que volontaire c'est-à-dire
venant du refus de travailler au nouveau salaire d'équilibre. Pour Keynes au contraire le
refus des salariés de voir leur salaire baisser est finalement une bonne chose car elle évite
une spirale déflationniste.
• Pour Keynes, les salaires nominaux w ne peuvent pas baisser pour plusieurs
raisons :
• il y a une viscosité des salaires nominaux liés à la négociation des contrats ;
• une baisse des salaires nominaux entraînerait une contraction de la demande qui
provoquerait à son tour une baisse de la production. Alors que pour Jean-Baptiste Say l'offre
crée sa propre demande. Pour Keynes, une demande effective insuffisante va déterminer
une offre qui ne correspondra pas à une situation de plein emploi. « le seul fait qu'il existe
une insuffisance de la demande effective peut arrêter et arrête souvent l'augmentation de
l'emploi avant qu'il ait atteint son maximum ». De sorte que pour lui le chômage peut être
involontaire.
Les grands traits du keynésianisme
• Toutefois Keynes ne récuse pas totalement la théorie
classique. En effet, s'il ne croit, ni possible, ni
souhaitable une baisse du salaire nominal w, la
baisse du salaire réel w/p suite à une montée de
l'inflation symbolisée par une hausse de p est pour lui
possible. Cela conduira le courant de la
synthèse néo-classique à utiliser la courbe de Phillips
dans le cadre d'arbitrages entre inflation et chômage.
Les néo keynésiens
• Quelques économistes néo-keynésiens
• John Hicks (GB) (modèle IS-LM)
• Robert Mundell (GB) (modèle IS-LM-BP,
zones monétaires optimales)
• Georges Akerlof (GB) et Joseph Stiglitz (GB)
Les néo keynésiens
• Héritier contemporain de Keynes et des Keynésiens orthodoxes de l’après seconde
guerre mondiale
• Les auteurs néo-keynésiens sont tous convaincus que la gestion de la masse monétaire
permet de stimuler l'activité économique. Ceci les différencie des keynésiens
orthodoxes qui pensaient que la politique monétaire était inefficace dans le pilotage de
l'activité économique.
• Les néo-keynésiens sont également convaincus que la macroéconomie héritée de
Keynes doit être complétée par des fondements micro-économiques. Ils ont donc
beaucoup étudié les comportements micro-économiques des entreprises et des
consommateurs pour essayer de montrer comment ces comportements pouvaient
avoir un impact sur les fluctuations macro-économiques. Ils ont par exemple montré
que la rigidité des prix nominaux pouvait s'expliquer par des comportements
individuels liés au coût de changement des prix. Ils acceptent en fait l'analyse en
essayant d'en tirer les conclusions keynésiennes quant à la lenteur de l'ajustement
économique spontané et les imperfections de marché. Ceci leur permet de souligner la
nécessité corrélative pour l'Etat de corriger les insuffisances de l'économie de marché.
Le Courant Marxiste
• L’ouvrage de référence de Marx :
• Une critique vive du capitalisme
• L’exploitation comme théorie (≠ critique morale)
• Les crises économiques inévitables
• L’Etat – bourgeois
• L’impérialisme
• La baisse tendancielle du taux de profit
IV - Raisonnement économique et rationalité : le
cas de l’homo economicus

Dans le langage courant, quand on dit « faire des


économies », on pense au comportement qui cherche
à dépenser le moins possible pour parvenir à un
objectif donné. Il en est de même à propos du
raisonnement économique, dont le propos est la
recherche du moindre coût, ou du maximum de
satisfaction (ou de profit, ou de rendement, etc.). ie
l’idée d’atteindre un objectif donné, de la meilleure
façon possible. Cette idée est qualifiée de principe de
rationalité et est à la base même de toute démarche
en économie.
IV - Raisonnement économique et rationalité :
le cas de l’homo economicus
• 1-Raisonnement économique et normativité
• Le raisonnement économique cherche la façon d’allouer au mieux les
ressources disponibles.
• 1.1 Vers une définition de l’analyse économique
• La science économique est une science humaine. Elle a pour objet
d’étudier l’être humain. C’est également une science sociale
puisqu’elle étudie le comportement des individus au sein de la société.
Toute science se donne un objet précis qu’elle tente d’analyser. La
science économique se concentre, elle, sur l’étude de la rareté. Le
constat de départ de l’analyse économique est que les hommes
éprouvent des besoins illimités mais, avec des ressources en nombre
limité (d’où le phénomène de rareté). En conséquence, ils doivent faire
des choix dans l’utilisation de leurs ressources (temps, budget) et dans
les besoins qu’ils souhaitent satisfaire.
IV - Raisonnement économique et rationalité : le
cas de l’homo economicus

La rareté impose des choix. La science économique se donne pour objectif


de résoudre le problème de l’allocation des ressources, c’est-à-dire
d’analyser les choix imposés par la rareté, et cela en répondant aux trois
questions suivantes (P. Samuelson) : Quels biens produire ? Comment les
produire ? Pour qui les produire ? (Ces questions couvrent l’ensemble des
problèmes économiques de l’allocation des ressources dans la
consommation et la production, jusqu’au problème de distribution et
d’équité…).
• L'analyse économique se propose d'établir la façon dont la société décide ce
qu'elle doit produire, comment et pour qui elle doit le faire.
• Cette définition est cependant bien générale et il convient de réaliser plusieurs
distinctions tant sur le plan des méthodes de l’analyse économique que sur le
champ de l’analyse.
IV - Raisonnement économique et rationalité : le cas de l’homo
economicus

• 1.2 Economie positive et normative


• Une analyse positive explique pourquoi les choses et les comportements sont
ce qu’ils sont. Elle vise à montrer (décrire) le monde tel qu’il est.
• Une analyse normative cherche à définir ce que doivent être les choses et les
comportements, à expliquer comment doit être le monde.
• L'économie positive a donc trait aux explications objectives ou scientifiques du
fonctionnement de l'économie. Elle se fixe pour objet d'expliquer comment la
société prend des décisions relatives à la consommation, à la production et à
l'échange de biens. Cette investigation a deux finalités : satisfaire notre curiosité
en expliquant pourquoi l'économie fonctionne comme elle le fait, offrir une base
pour prévoir comment l'économie réagira à des changements de situations.
• L'économie normative fournit pour sa part des prescriptions ou
recommandations fondées sur des jugements de valeur personnels.
IV - Raisonnement économique et rationalité : le cas de l’homo
economicus

• Les économistes émettent des avis. Les


hommes politiques et les entrepreneurs
(mais en fait tous les individus !) prennent
les décisions économiques.
• La seconde distinction a trait au niveau
retenu pour l’analyse économique.
IV - Raisonnement économique et rationalité : le cas de
l’homo economicus

• 1.3 Macroéconomie et microéconomie


• La microéconomie relève de l’individualisme méthodologique et prend pour point de
départ l’analyse économique à l’échelle de l’agent (l’individu représentatif que celui-ci
soit un consommateur, un producteur ou les deux en même temps). Elle choisit un
agent type puis propose d’agréger les décisions individuelles pour passer aux grandeurs
globales. Quand l'analyse microéconomique néglige des effets induits indirects, on la
qualifie d'analyse partielle (Raisonnement « toute chose égale par ailleurs »). Quand
l’analyse microéconomique prend en compte l’ensemble des interactions sur tous les
marchés, on débouche sur des analyses dites d’équilibre général.
• A l’inverse la macroéconomie s’intéresse aux relations entre les grandeurs globales. La
macroéconomie insiste sur les interactions dans l'ensemble du système économique, Il
n’est pas toujours possible de donner des fondements microéconomiques à l’analyse
macroéconomique, ce qui peut justifier une approche purement macroéconomique
pour expliquer des phénomènes que ne peut expliquer la microéconomie.
• En effet, les conclusions de l’analyse microéconomique ne sont pas forcément généralisables
au niveau macroéconomique.
IV - Raisonnement économique et rationalité : le cas de l’homo
economicus

• Exemple : Une baisse des salaires à l’intérieur d’une entreprise


peut faire augmenter les profits de celle-ci (si les salariés
conservent la même productivité). Toutes les entreprises
peuvent faire ce raisonnement. Cependant, les salaires des
unes représentent la demande qui s’adresse aux autres. Une
baisse généralisée des salaires peut faire diminuer les profits.
Ce qui était vrai au niveau individuel ne l’est plus au niveau
global.
• Cependant les recherches les plus récentes en économie
tendent à faire disparaître cette dichotomie entre
microéconomie et macroéconomie (intégration des
comportements des agents dans les modèles
macroéconomiques…).
A retenir
On retiendra que :
• Les choix des agents sont toujours rationnels.
• Est rationnel tout comportement visant à maximiser un gain (financier ou non).
• L’optimisation se traduit par un raisonnement à la marge.
• À l’équilibre, les agents n’ont plus aucune incitation à modifier leurs choix.
• À l’équilibre, offreurs et demandeurs s’accordent sur les prix et les quantités à
échanger.
• L’efficacité de l’économie de marché a pour corollaire l’existence de l’équilibre
général.
• À l’optimum, le bien-être d’aucun agent ne peut être amélioré.
• Équilibre et optimum ne coïncident pas nécessairement.
CHAPITREII : LES AGENTS
ECONOMIQUES ET LE CIRCUIT
ECONOMIQUE
• Un Agent économique est une personne physique ou morale, qui
prend des décisions économiques dans le domaine de
l’investissement, de la production, de la consommation, de
l'accumulation de capital et de l'emprunt.
• Les agents économiques sont tous en relation les uns avec les
autres. Par exemple, les ménages ont des relations avec d'autres
agents économiques comme les entreprises, les banques, les
administrations, eux-mêmes en relations réciproques.
CHAPITREII : LES AGENTS ECONOMIQUES ET
LE CIRCUIT ECONOMIQUE
• Les principaux agents économiques
• Ménages - définition : ménage = ensemble des personnes qui
vivent ensemble dans un même logement - disposent de revenus
(du travail, de la propriété et de transferts) - avec leurs revenus,
les ménages consomment et épargnent
• Sociétés (ou entreprises) - sociétés non financières : il s’agit de
toutes les entreprises, sauf les sociétés financières, elles
produisent et vendent les B&S marchands elles sont privées (ex :
TAN ALIZ) ou publiques (ex : SOFITEX)
• Les institutions financières- Sociétés financières:
• 1ère catégorie : institutions financières (ex : banques, caisses d’épargne,
…) qui collectent l’épargne (ex : dépôts des ménages) et accordent des
prêts
• 2ème catégorie : sociétés d’assurance qui collectent les primes
d’assurance et indemnisent les assurés
CHAPITREII : LES AGENTS ECONOMIQUES
ET LE CIRCUIT ECONOMIQUE
Les principaux agents économiques
• Administrations publiques (AP) - autres noms : Etat, pouvoirs publics - les
recettes des AP proviennent des taxes, impôts et cotisations sociales
obligatoires - les AP produisent les BS non marchands (qui sont gratuits ou
quasi-gratuits) - les AP redistribuent les revenus et patrimoines (sous forme
d’allocations familiales, allocations de chômage, remboursements des soins de
santé,…) - au niveau production, on distingue 3 sous-secteurs : les AP 
centrales (ex : administrations nationales, universités, musées nationaux) 
locales (ex : lycées, mairies)  de sécurité sociale (ex : hôpitaux publics) - les AP
ne contiennent pas les entreprises publiques si celles-ci sont classées dans les
sociétés non financières
• Le Reste du Monde - comprend l’ensemble des non-résidents, y compris les
touristes - agent « fourre-tout » dont l’intérêt est de faire apparaître les
échanges de BS, capitaux et travail avec le Reste du Monde (RM). En revanche,
on ne s’intéresse pas aux flux au sein du RM.
2- les relations entre les agents
économiques
• Ces échanges sont matérialisés par des flux. Les flux
représentent les mouvements de biens et services et les
mouvements de monnaie entre les différents agents
économiques.
• Le marché des services et des biens
• Ce marché détermine la production nationale (offre), la
demande, ainsi que le niveau des prix.
• Le marché de production
• Dans ce marché, on voit s’échanger les biens et les moyens de
production. Il contient notamment le marché du travail, où l’on
détermine notamment le volume d’emplois et le niveau des
salaires.
2. les relations entre les agents
économiques
• Les marchés des capitaux
• Le marché des capitaux, ou marché du crédit est
l’endroit où l’on va acquérir des capitaux pour pouvoir
réaliser notre activité. C’est également ici que sont
déterminés les taux d’intérêts (loyer de l’argent).
• Les marchés des changes
• Le marché des changes, est le lieu d’échange entre les
différentes monnaies internationales. C’est ici que l’on y
détermine le taux de change.
Le circuit économique

• Définition
• Le circuit économique est une représentation imagée et
simplifiée de l'activité économique qui permet de décrire,
au moyen des flux, les relations essentielles entre les
différents agents. Chaque flux est caractérisé par sa nature
et le sens du mouvement, représenté, par convention, au
moyen d'une flèche orientée.
Le circuit économique
• L’analyse économique doit fournir une représentation simplifiée de l'économie
pour faciliter son étude.
• Il existe deux formes principales de représentation de l'économie :
• L’une considère l'économie comme un ensemble de marchés ou se confrontent
une offre et une demande. Chaque bien ou service échangé est représenté par
son marché (marché du travail, marché des biens, marché des capitaux…) et les
entités économiques fondamentales (entreprises, ménages) fonctionnent de
manière interdépendante, ce qui signifie que l'action de l'une de ces unités a
des conséquences sur le comportement des autres agents économiques.
• L'autre décrit l'économie comme un circuit, reposant sur un certain nombre de
fonction économiques essentielles (produire, consommer...) qui sont l'œuvre
d'agents économiques spécifiques. Ces différentes fonctions économiques sont
reliées entre elles par des flux réels et monétaires.
Le circuit économique
Circuit économique simplifié
• Dans une économie simplifiée composée d'agents qui
produisent (les entreprises) et d'agents qui consomment
(les ménages), on peut schématiser la circulation entre eux
de la façon suivante : Les ménages fournissent aux
entreprises des services et des biens productifs et ces
dernières leur livrent des biens et services : ce sont les flux
réels ou monétaire
• La contrepartie de ces flux réels est constituée par les flux
monétaires ou financiers qui représentent les échanges
d'argent, revenus et dépenses des ménages
Le circuit économique
• Schéma simplifié (figure 1)
• L'explication du mécanisme du circuit économique
simplifié nous conduira à dégager
l'interdépendance entre les fonctions économiques.
• Flux réels: Travail et production
• Flux monétaire: rémunération et dépenses de
consommation (voir figure 2)
Le circuit économique
Figure 1: Circuit Economique simplifié
Le circuit économique
Circuit économique complet
Le circuit économique
• Notion de flux réel et monétaire
• Les ménages et les entreprises ne peuvent remplir leur rôle
économiques de consommateur et de producteur l’un sans l’autre.
• Il existe entre eux de nombreux mouvements appelés « FLUX »
(flèches reliant un agent a un autre) qui sont de deux types :
 Le flux réel qui enregistre un mouvement de biens et de services ou de
travail ;
 Le flux monétaire ou financier qui enregistre un mouvement de monnaie.
• Les flux monétaires peuvent être divisés en :
Flux de capital financier qui sont des flux de patrimoine (prêts, emprunts,
épargne,...)
Flux de revenus qui sont issus de la production (salaires, intérêts,...) ou de
la redistribution (Impôts, allocations sociales,...)
Le circuit économique
• Une seconde classification des flux de revenus peut être réalisée :
 Flux de revenus primaires attribués aux agents pour leur participation directe à
la production ;
 Flux de transfert attribués aux agents par le biais de la redistribution organisée
par l’Etat.
• Les flux sont, en général, réciproques et à un flux réel, le travail par
exemple, correspond, en contrepartie, un flux monétaire, le salaire.
• Cependant, certains flux sont unilatéraux et n'ont donc pas de
contrepartie. Il peut s'agir, par exemple, d'un flux réel qui n'a pas de
contrepartie monétaire, comme le service gratuit d'une administration
publique ou le travail d'un bénévole pour une association. A l'inverse,
un flux monétaire peut ne pas donner lieu, en retour, à un flux réel ou
un flux monétaire : ce sera le cas, par exemple, pour un don effectué
par un ménage à la Croix Rouge qui est une administration privée.
Le circuit économique
• Schéma d’un circuit économique complet
Conclusion
• L’économie se caractérise par des flux économiques,
c’est-à-dire des échanges entre les agents
économiques. Ces échanges déterminent un marché
(lieu où se forment ces échanges est un marché).
• Ces flux sont de deux natures : financier et réel.
Chaque flux réel a sa contrepartie en flux financier.
• Le circuit économique permet donc une
représentation synthétique de l’activité économique
et des relations entre les agents économiques. Il
reflète donc une vision globale des mécanismes
économiques qui permet de comprendre les
interdépendances entre ces agents. C’est un outil
essentiel pour la prévision et l’analyse économique.
DEUXIEME PARTIE:
ANALYSE MICROECONOMIQUE
CHAPITRE I: L’OFFRE ET LA
DEMANDE
I. LE MARCHE
II. LA DEMANDE
III. L’OFFRE
IV. LA RENCONTRE DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE
V. CONCEPTS DE PRIX, VALEUR ET DE COÜT
CHAPITRE I: L’OFFRE ET LA
DEMANDE
I. LE MARCHE
• A l’origine c’est à la fois une notion géographique et
physique qui est le lieu de rencontre entre offreurs de
biens, de titres ou de monnaie et acquéreurs potentiels.
• Le marché peut signifier un contrat d’échange à titre
onéreux entre deux agents économiques, l’acheteur et
le vendeur.
• Un marché peut signifier le lieu de conclusion des
échanges entre acheteurs et vendeurs d’une certaine
catégorie de biens et aboutissant à la fixation d’un prix
et d’une quantité d’équilibre.
CHAPITRE I: L’OFFRE ET LA
DEMANDE
I. LA DEMANDE
La demande individuelle et la demande du marché
sont abordées dans un premier temps; elles
aboutissent à la fonction de demande. Dans un
second temps, le déplacement de la demande est
envisagé.
La demande
1. La fonction de demande
Considérons les données du tableau suivant relatives à un bien X, on suppose que
le marché de ce bien est composé de deux consommateurs A et B.
La fonction de demande
Quantités demandées du bien X par mois (en kilos)
Prix (P FCFA) Consommateurs
Marché: (A+B)
A B
16 0 0 0
14 10 30 40
12 20 60 80
10 30 90 120
8 40 120 160
6 50 150 200
4 60 180 240
2 70 210 280
0 80 240 320
La fonction de demande

Consommateur A Consommateur B
• La demande individuelle • Même raisonnement
du Consommateur A est la pour le consommateur B.
relation entre la quantité • Exercice: représenter
qu’il désire acheter pour
graphiquement la
tous prix possible, ainsi, si
le prix de x était de 16 fonction de demande et
FCFA, A n’acheterait pas, simuler un déplacement
par contre si le prix baisse à droite de la courbe de
à 14 FCFA A demanderait demande globale.
10 kg… [12;20]…
La fonction de demande

Demande de marché Loi de la demande


• La demande de marché • On remarque une liaison
négative entre le prix et la
du bien X est la somme quantité demandée au niveau
horizontale pour individuel et au niveau du
chaque prix, des marché. Cette relation est
connue sous le nom de « loi de la
demandes individuelles demande »
soit: [16;0], [14;40], • Quand le prix du produit
[12;80]…. augmente la quantité demandée
de ce produit diminue.
Autrement la demande est une
fonction décroissante du prix
La fonction de demande
• Définition:
• La demande d’un bien est la relation entre la quantité désirée de ce bien et
le prix de ce bien, toutes choses égales par ailleurs (Ceteris paribus).
• Cette définition appelle quatre précisions:
1. La relation prix-quantité est la réponse à la question suivante:
quelle quantité le consommateur désir t il acheter pour tout prix
possible du bien?
2. La clause « ceteris paribus) est importante, elle signifie que toutes
variations autre que le prix pouvant influencer la quantité
demandée est considérée comme constante. Il s’agit
essentiellement du revenu et du gout des consommateurs, ainsi
que du prix des autres biens;
3. Le prix est une données, sa fixation dépend des forces du marché;
4. La demande est définie pour une période données (mois ici)
La fonction de demande
•  Formulation algébrique
La liaison prix-quantité peut faire l’objet d’une
formulation algébrique et d’une représentation
graphique sous la forme d’une fonction de demande

cette relation signifie qu’a toutes valeur de P


correspond une quantité donnée:
La loi de la demande implique que:
La fonction de demande
•  Fonction explicite
Les graphiques obtenu à l’aide des données du
tableau 1 sont de forme linéaire. Si on ne retient que
la demande du marché, on peut écrire:*

Les données du tableau précédent, permettent


d’expliciter la relation
Le déplacement de la fonction de
demande
• Le déplacement de la courbe est provoqué par la
variation de tous les déterminants de la demande
autre que le prix du bien. A supposer que le revenu
agrégé de A et B augmente.
• Si le revenu augmente à tout niveau de prix donné,
la quantité demandée augmente. On dit que
l’augmentation du revenu induit un déplacement
de la courbe de demande vers la droite
Le déplacement de la fonction de
demande
Quelles sont les causes du déplacement de la courbe de demande:
Les facteurs non économiques : la population, le goût, l’information sur la
quantité du bien, l’information nutritionnelle.
De manière globale, pour un bien quelconque les facteurs suivants causent
un déplacement de la courbe de demande :
• Variation du revenu (baisse ou augmentation) ;
• Variation du prix d’un bien substituable ;
• Variation du prix d’un bien complémentaire ;
• Changement dans les préférences ;
• Modification d’information ;
• Modification des conditions d’accès aux crédits ;
• Modification de l’environnement (social) ;
• Modification des anticipations.
L’Offre

• Une démarche identique à celle de l’étude de la


demande est adoptée à travers le tableau 2 des
données suivantes;
• Le bien X, envisagé lors de l’étude de la demande,
est produit par deux entreprises, ou offreurs, C et
D.
• L’offre individuelle des firmes C et D est la quantité
du bien X qu’elles souhaitent mettre sur le marché
pour tout prix possible de X.
La fonction de l’offre
Quantité offertes par mois (en kilos)
Prix P en FCFA
C D Marché (C+D)
0 0 0 0
2 0 0 0
4 16 24 40
6 32 48 80
8 48 72 120
10 64 96 160
12 80 120 200
14 96 144 240
16 112 164 280
La fonction de l’offre

• Aucune entreprise ne désire produire ou vendre


lorsque le prix de X est nul ou vaut 2,
• Il existe une liaison positive entre le prix et la
quantité offerte: plus le prix est élevé plus il est
rentable de produire

Définition: l’offre est une relation entre la quantité


d’un bien que l’on désire produire (et/ou vendre)
pour tout prix possible de ce bien, toutes choses
égales par ailleurs.
La fonction de l’offre
•  Définition
• Cette définition demande deux précisions
• La clause « ceteris paribus »
• Comme pour la demande l’offre est établie pour une
période donnée
La relation entre le prix et la quantité offerte du
tableau 2 s’écrit sous la forme d’une fonction d’offre:

La fonction inverse se note


La fonction de l’offre

•  Les fonctions du graphique étant linéaires, on peut


écrire la fonction d’offre du marché SS:

L’application au données du tableau donne les


équations suivantes:
Le déplacement de la fonction
d’offre
• La fonction d’offre se déplace lorsque l’un des facteurs supposé
constant pour sa construction varie, une innovation technologique,
par exemple, déplace la courbe d’offre vers la droite, en effet cette
innovation permet une baisse des coûts de production et pousse les
firmes à produire une quantité donnée à un moindre prix. En
d’autres termes, les entreprises sont incitées à produire plus pour
un même prix.
• Sur le graphique de la fonction de l’offre. Si au prix P=6 les firmes
offraient 80kg du bien X avant l’innovation, elle souhaitent en offrir
140kg après une innovation technologique. Meme raisonnement
pour P=12. en somme après une innovation technologique, la
courbe d’offre SS se déplace à droite en S’S’. Mutatis mutandis, on
raisonne de façon similaie pour un déplacement de SS vers la
gauche.
L’EQUILIBRE DU MARCHE

•  L’équilibre
• Définition: un marché est en équilibre lorsque les forces
qui agissent sur lui n’ont plus tendance à se modifier.
• Quand l’offre d’un bien égale la demande, les deux
forces agissant sur le marché, celui-ci est en équilibre. Le
prix et la quantité sont tels que la demande et l’offre
n’ont plus de raison de changer.
• Le marché du bien X est en équilibre lorsque:

Càd: 320-20P=-40+20P Soit P=9


L’EQUILIBRE DU MARCHE

• Exercice:
• À l’aide des données suivants issus des demandes
agrégées des agents économiques précédents illustrer
l’équilibre du marché.
• Mettre en exergue les deux déséquilibres que sont
l’excès d’offre et de demande

L’équilibre étudié ici est appelé équilibre partiel parce qu’il ne concerne que le
marché du bien X et n’envisage pas les conséquences que le prix peut avoir sur le
marché des autres biens. poser le problème de ces répercussions ressort de
l’étude de l’équilibre général qui sera étudié plus tard.
Chapitre II: le comportement du
consommateur
• L’objectif principal de ce chapitre est la recherche de
l’optimum du consommateur, c’est-à-dire la quantité
consommée de bien qui maximise sa satisfaction sous une
contrainte financière.
• L’étude du chapitre se fera en 5 étapes:
• La maximisation de l’utilité du consommateur;
• Définition du consommateur;
• Hypothèse de son comportement
• Fonction objectif.
• Les courbes d’indifférence;
• La contrainte de budget;
• L’optimum du consommateur;
• Les modification de l’optimum et l’effet de la demande individuelle
Chapitre II: le comportement du
consommateur
•A.  Comment sont prises les décisions de
consommation?:
a) Le consommateur est un modèle
b) Le consommateur est rationnel, il a un comportement
maximisateur (voir tableau suivant)
i. Axiome de comparaison (capable de comparer ses préférences)
ii. Axiome de transitivité (si A>B et si,,,,)
iii. Axiome de non-saturation
a. Plus est mieux (on préfère toujours plus)
c) Le consommateur maximise son utilité, son bien être (sa
satisfaction)
c’est cette fonction que le consommateur rationnel doit maximiser
Chapitre II: le comportement du
consommateur
• La rationalité du consommateur

Paniers Composition des paniers


2 kilos de haricot et 2 places
A
au cinéma
Un livre de science
B économique et 3 boites de
chocolat
Un disque de Floby et deux
C
tickets de restaurant à l’hôtel
Chapitre II: le comportement du
consommateur
• Les goûts et préférences du consommateur
• Ils peuvent être représentés par
– Des courbes d’indifférence
– Une fonction d’utilité
• Les deux représentations sont liées
Chapitre II: le comportement du
consommateur
A. Les axiomes de base du consommateur (suite)
L’utilité est une notion subjective que les
économistes s’efforcent à évaluer, deux types de
mesures sont généralement retenus: l’utilité
cardinale et l’utilité ordinale
1. L’utilité cardinal: on associe des nombres
arbitraires à chaque niveau d’utilité
A=50 B=100 C=75 ALORS B est préféré à A, B à C et C à A
2. l’utilité ordinale: déduction faite de l’utilité
cardinale il ressort que B>C>A
Chapitre II: le comportement du
consommateur

• De l’utilité totale et marginale


Umx
X Ux
Quantité de X Utilité totale de X Utilité marginale
de X
1 100 100
2 190 90
3 265 75
4 315 50
5 325 10

Représenter graphiquement Ux et Umx


Chapitre II: le comportement du
consommateur
•  L’utilité totale est la somme des niveaux de
satisfaction retirée de chaque unité du bien. L’utilité
retirée d’une unité (la première) est de 100 utils et
celle associée à deux unités (la première et la
deuxième) vaut 190 utils soit U=U(X)
• L’utilité marginale: c’est l’utilité retirée de la
consommation d’une unité supplémentaire d’un
bien:
Chapitre II: le comportement du
consommateur
• Si
  la fonction d’utilité est continue, càd admet des
dérivées première et seconde, l’utilité marginale est
la limite du rapport lorsque la variation de X tend
vers zéro et s’écrit:
(c’est la dérivée première de la fonction d’utilité)
• L’utilité totale est la somme des utilités marginales;
• La fonction d’utilité totale est croissante mais à taux
décroissant;
• La fonction d’utilité marginale est décroissante on
parle de loi des utilités marginales décroissantes.
Chapitre II: le comportement du
consommateur
• Loi des utilités marginales décroissantes: cette loi
spécifie qu’en matière de consommation, la baisse
constante de l’utilité additionnelle liée à une unité
supplémentaire d’un bien, apparait très
rapidement.
• Cette loi est purement empirique
Chapitre II: le comportement du
consommateur
• L’utilité et les courbes d’indifférence
• Ordre de préférence utilité ordinale;
• Notion de substitution
Chapitre II: le comportement du
consommateur
• Les courbes d’indifférence

Paniers X Y Utilité Paniers X Y Utilité


a 3 18 100 a’ 6 18 150
b 5 13 100 b’ 8 13 150
c 7 10 100 c’ 10,5 10 150
d 11 6 100 d’ 16 6 150
e 16 3 100 e’ 26 3 150

• TAF: Représenter les différentes courbes d’indifférence dans


un graphique
Chapitre II: le comportement du
consommateur
• Commentaire du tableau
• a[3;18], b[5;13]….
• Le consommateur est indifférents entre tous les
paniers de a à e
• Le consommateur attribut un niveau d’utilité de 100
utils pour tous les paniers.
• Déterminons les courbes d’indifférences
• Définitions: une courbe d’indifférence est le lieu des
combinaisons de quantités de biens procurant un
même niveau d’utilité.
Chapitre II: le comportement du
consommateur
• Les courbes d’indifférence:
• Elles permettent de représenter les préférences d’un
consommateur qui doit comparer différents lots (ou
paniers ou combinaisons) de biens.
• Un panier de biens est caractérisé par la nature des
biens qu’il contient et leur quantité.
• Un consommateur est toujours capable de donner sa
préférence entre deux paniers de biens.
• Mais il peut être indifférent entre deux paniers.
Chapitre II: le comportement du
consommateur
• Pour deux biens donnés, on peut représenter les
préférences d’un consommateurs sur le cadran positif.
• Deux points du cadran représentent deux paniers qui
contiennent des deux biens
• …mais qui diffèrent par la quantité de chacun des deux
biens
• Le consommateur préfère un panier à l’autre ou est
indifférent entre les deux.
• On peut tracer une courbe qui relie entre eux tous les
paniers équivalents pour le consommateur: c’est une
courbe d’indifférence
COURBES D’INDIFFERENCE
• A partir de la propriété de non satiété, le
consommateur préférera se situer sur la courbe
d’indifférence la plus éloignée possible de l’origine.
• En traçant plusieurs courbes d’indifférences sur le
même graphique, on obtient une carte
d’indifférence.
Chapitre II: le comportement du
consommateur
• Propriété des Courbes d’indifférence;
• Le long d’une courbe, la variation d’utilité totale est
nulle: dU=0
• Une courbe d’indifférence à une pente négative, les
utilités sont identiques sur la courbe;
• Une courbe d’indifférence est convexe par rapport à
l’origine (voir figure)
• Les courbes d’indifférences ne peuvent se couper;
• Plus les courbes d’indifférence sont éloignées de
l’origine, plus le niveau d’utilité est élevé.
Quelques références
particulières
de courbes d’indifférence
Quelques références particulières
de courbes d’indifférence
• Les biens neutres
• C’est un bien dont la consommation n’influence pas
la satisfaction du consommateur. Lorsque le bien 2
est un bien neutre c'est-à-dire que sa consommation
n’a pas d’impact sur la satisfaction du
consommateur, les courbes d’indifférences sont des
droites verticales, le bien 1 étant un bien désirable
Quelques références particulières
de courbes d’indifférence
Chapitre II: le comportement du
consommateur
• La substitution entre les biens:
• La substitution consiste à remplacer une
chose par une autre, sans changement
ailleurs, Dans la théorie de l’utilité
ordinale, le consommateur, étant
indifférents entre plusieurs paniers, peut
substituer un bien par un autre à
condition de maintenir de façon identique
son niveau de satisfaction.
LA SUBSTITUTION ENTRE
LES BIENS

𝛼 
LA SUBSTITUTION ENTRE
LES BIENS
• Sur le graphique précédent sont représentés deux
panier A et B, ces deux paniers procurent le même
niveau d’utilité car sont sur la même courbe
d’indifférence.
• Les paniers = [pommes; bananes]
• Le panier A[2;8], le panier B[4;4]
• Partant du panier A si le consommateur veut obtenir
2 pommes de plus, tout en maintenant sa satisfaction
constante, il est prêt à renoncer à 4 bananes,
• Le TMS sera égale à 2/4=0,5
Le taux marginal de substitution
LA SUBSTITUTION ENTRE
LES BIENS
• Le taux marginal de substitution (TMS)
• C’est le taux auquel le consommateur est prêt à
échanger un bien contre un autre.
• Il n’y a pas de prix pour les biens, le consommateur
troque un bien contre un autre
• Le taux marginal de substitution de banane au pomme
c’est combien de banane faut-il me donner pour que je
cède une pomme
• C’est la pente de la courbe d’indifférence
Le taux marginal de substitution
𝑌
 

𝑑𝑌 𝑑𝑌
 
𝑇𝑀𝑆 𝑦/ 𝑥 =−
𝑑𝑋 | |
=
𝑑𝑋
=tan 𝛼

A
 
B

 
X X

Définition Le taux marginal de substitution est la


petite quantité d’un bien que l’on est prêt à
sacrifier pour obtenir une unité supplémentaire
d’un autre bien, l’utilité totale demeurant
constant
Le taux marginal de substitution
• Caractéristique du TMS
• Le TMS est négatif, ceci découle du fait qu’il est la valeur
absolue de la pente d’une courbe d’indifférence.
• Le TMS varie le long d’une courbe d’indifférence
puisqu’il est la valeur absolue de la pente en un point
d’une telle courbe.
• Le TMS est décroissant (conséquence de la loi des
utilités marginales décroissantes)
LIENS ENTRE TMS ET UTILITE
MARGINALE
••Supposons la fonction d’utilité suivante:
 • La différentielle (1)
totale de U est:

(2)

• Or le long d’une courbe d’indifférence, d’où:

(3)

• Soit: (4)

• Dans l’expression [4], le membre de gauche est la pente de la courbe


d’indifférence, c’a d le TMS, le membre de droite étant le rapport des utilités
marginales de X et de Y, d’où l’égalité fondamentale:
Chapitre II: le comportement du
consommateur

A. LA DECISION DU CONSOMMATEUR ET LA
CONTRAINTE DU BUDGET
B. L’OPTIMUM DU CONSOMMATEUR
C. LES MODIFICATIONS DE L’OPTIMUM ET LA
DEMANDE INDIVIDUELLE
LA DECISION DU CONSOMMATEUR ET LA
CONTRAINTE DU BUDGET

• Le consommateur optimise
• Il tient compte de ses préférences
• Il veut donc une combinaison située sur une courbe
d’indifférence aussi élevée que possible
• Mais cette combinaison doit être dans son budget
• Il doit respecter sa contrainte budgétaire
LA DECISION DU CONSOMMATEUR
ET LA CONTRAINTE DU BUDGET
• L’hypothèse de rationalité et de
maximisation de l’utilité du consommateur
ne peut mettre en doute le réalisme de
l’existence d’une contrainte au
comportement de consommation,
• Cette contrainte est double:
• Le revenu de tout individu est limité
• Les prix des biens sont des données
LA DECISION DU
CONSOMMATEUR ET LA
CONTRAINTE DU BUDGET
•  Soit deux biens X et Y exprimés en quantités
• Soit Px et Py les prix du marché de ces biens
• Soit R le revenu nominal (ou budget) du
consommateur
• Supposons que ce dernier dépense, pour une
période donnée, la totalité de son revenu à l’achat
de X et Y; on peut écrire:

Soit:
LA DECISION DU
CONSOMMATEUR ET LA
CONTRAINTE
  𝑅 𝑃 DU BUDGET
• La relation 𝑌 = −
𝑋
qui𝑋exprime la
𝑃𝑌 𝑃𝑌

contrainte financière du consommateur est appelé


droite du budget (voir graphique suivant)
La contrainte budgétaire

R/Py

R/Px
LA DECISION DU
CONSOMMATEUR ET LA
CONTRAINTE DU BUDGET
• On remarque que le consommateur doit aussi tenir
compte de son budget
• Cette fois-ci la notion de prix intervient
• Le consommateur compare son revenu et ses dépenses.
• Ses dépenses ne peuvent pas excéder son revenu.
• Si j’ai 100 CFA et que le prix du jus d’orange est de 25 CFA
et le prix du sandwich de 50 CFA je peux:
• Soit acheter 2 sandwichs
• Ou 4 jus d’orange
• Ou 1 sandwich et 2 jus d’orange
B. L’optimum du
consommateur
•  La recherche de l’optimum du consommateur
consiste à déterminer les quantités maximales de
biens, X* et Y*, qui maximisent l’utilité sous
contrainte budgétaire, Mathématiquement, il s’agit
de trouver un extremum sous contrainte qui se
formule ainsi:
• OU R, PX et PY sont des constantes.
B. L’optimum du consommateur

• Le choix optimal du consommateur correspond


donc au point de tangence entre une courbe
d’indifférence et la droite de budget.
• C’est le point de la contrainte budgétaire qui
appartient à la courbe d’indifférence la plus élevée
• On appelle ce point l’optimum du consommateur
• En ce point la pente de la droite de budget est la
même que la pente de la courbe d’indifférence
• D o n c , le TMS est égal au rapport des prix.
LES MODIFICATIONS DE L’OPTIMUM ET LA
DEMANDE INDIVIDUELLE

• Nous avons vu quel est le choix du


consommateur pour un revenu et
des prix donnés.
• Que se passe-t-il si le revenu ou les
prix changent?
• Comment varie l’optimum du
consommateur?
LES MODIFICATIONS DE L’OPTIMUM
ET LA DEMANDE INDIVIDUELLE
• Les modifications du revenu
• Les modifications du prix des biens
LES MODIFICATIONS DE L’OPTIMUM
ET LA DEMANDE INDIVIDUELLE
• Les modifications du revenu
• La courbe revenu-consommation
Définition: la courbe revenu-consommation (RC) est
la liaison entre la variation du revenu et les quantités
consommées, les prix des biens étant constants.
le graphique suivant illustre une augmentation du
revenu de R1 à R2 puis à R3
Les modifications du revenu
Les modifications du revenu
Les modifications du revenu

• Définition 2: la courbe revenu-consommation est


l’ensemble des points d’optimum de consommation
lorsque seul le revenu varie:

• Cette courbe permet de repérer les comportements


des consommateurs face à des modifications du
revenu et de classifier en deux catégories: les biens
normaux et les biens inférieurs
Les modifications du revenu

• Biens normaux et biens inférieurs:


• C’est une distinction basée sur la réaction de la quantité
consommée aux variations du revenu, les prix des biens
étant constants
• Un bien normal (ou biens supérieurs) est un bien dont la
consommation augmente (diminue) lorsque le revenu
s’accroit (baisse) toutes choses égales par ailleurs.
• Par contre un bien inférieur est un bien dont la quantité
consommée diminue (augmente) lorsque le revenu croît
(baisse), toutes choses égales par ailleurs.
Les modifications du revenu
• La courbe d'Engels
• C’est une courbe issue des travaux du
statisticien allemand Ernst Engel (1821-
1896), il peut être tracé à partir de la
courbe revenu consommation
• Définition: une courbe d’Engels pour un bien
donné est une relation entre le revenu du
consommateur et les quantités consommées
de ce bien, toutes choses égales par ailleurs,
Les modifications du prix des
biens
• La courbe prix consommation
• La courbe de demande individuelle
• Les effets de revenus et de substitution
La courbe prix consommation

• Définition: la courbe prix-consommation est la liaison entre


la variation du prix d’un bien et les quantités consommées
de ce bien, le revenu et le prix des autres biens étant
constants.

• Comment évolue l’optimum d’un consommateur lorsque le


prix d’un bien varie?
La courbe prix consommation
La courbe individuelle
• Définition:
• La courbe de demande individuelle est la relation entre
la quantité désirée d’un bien par un consommateur et
tout prix possibles de ce bien, toutes chose égale par
ailleurs,

• La courbe de demande individuelle est issus de la


courbe prix-consommation
Analyse de l’effet revenu et de l’effet
substitution
• L’analyse ici concerne les deux effets de la variation
du prix d’un bien: l’effet de revenu et l’effet de
substitution qui combinés forment l’effet-prix, ceci
a été analysé par l’économiste britannique J. R.
HICKS, ils permettent d’affiner la classification en
biens normaux et biens inférieurs.
• L’effet prix de la modification du prix d’un bien,
toute autre variable étant constante, est la
résultante d’un effet de substitution et d’un effet de
revenu.
Analyse de l’effet revenu et de
l’effet substitution
• L’effet de substitution
• Définition: l’effet de substitution consécutif à la variation du prix d’un
bien est le changement des quantités consommées, le revenu réel ou
pouvoir d’achat étant constant
Si le prix du jus d’orange a diminué, il se peut que je préfère acheter
plus de jus d’orange et moins de sandwichs, qui sont relativement plus
chers (augmentation du prix relatif du sandwich).
• L’effet revenu
• Définition: l’effet de revenu de la variation du prix d’un bien est la
modification des quantités consommées due au seul changement du
revenu réel, le revenu nominal et le prix des autres biens étant
constants.
Si le prix du jus d’orange a diminué, mon pouvoir d’achat a augmenté.
Je peux donc en acheter plus
Analyse de l’effet revenu et de
l’effet substitution
Analyse de l’effet revenu et de
l’effet substitution
Analyse de l’effet revenu et de
l’effet substitution
• Les effets de revenus et de substitution
• Les biens normaux: si le prix du bien X
diminue et que la hausse consécutive du
pouvoir d’achat accroit la consommation
de X, ce bien est normal.
• Les biens inférieurs: ce sont des biens
dont leurs quantités diminues lorsque
l’effet revenu est positif.
Fin du chapitre
Merci pour votre
attention

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