Vous êtes sur la page 1sur 12

Deuxième année collégiale

Initiation au genre dramatique

Le professeur:
Abdessalam OUHMID
Le plan de travail
I. Les règles
1. la règle des trois unités
2. la vraisemblance et la bienséance

II. Le découpage

III. Les divisions possibles d’un texte de théâtre

IV. La structure interne

V. Les « types de parole » sur scène : quelques définitions

VI. Les didascalies

VII. Les genres théâtraux


Les règles

La structure d'une pièce classique – et donc le déroulement de l'intrigue – doit


répondre à des règles précises, élaborées tout au long du XVIIe siècle.

la règle des trois unités


 L'unité d'action est réalisée dans la comédie et la tragédie lorsqu'on peut
dégager une seule action principale que soutiennent éventuellement dès l'exposition
des actions secondaires.

 L'unité de temps préconise, que l'action ne dépasse pas 24 heures. Toutes les
intrigues et les péripéties doivent donc se dérouler en un seul jour. 

 L'unité de lieu, se déduisant des deux unités précédentes, elle recommande un


décor de palais pour la tragédie et d'intérieur bourgeois ou de place publique pour
la comédie.
la vraisemblance et la bienséance

 Le respect de la vraisemblance répond au désir de rendre crédible ce qui se


déroule sur scène. Cette exigence est souvent incompatible avec la tragédie qui
présente des êtres hors du commun, issus de la mythologie.

 La bienséance interdit de représenter le sang et la mort sur scène afin de ne


pas choquer le public. Elle se traduit par un langage noble, dans les tragédies
surtout.
Le découpage

Les actes sont d'ordinaire au nombre de cinq, les quatre premiers devant se
terminer par un effet de suspense.

 L'entracte, pause entre deux actes, est utile à l'action dramatique. Il s'y
déroule ce qu'il est impossible de représenter sur scène (batailles, mort, etc.).
L'entracte permet de dramatiser l'action (accélération, ellipse temporelle).

 Les scènes rythment un acte, en marquant les entrées et les sorties des
personnages. À côté des grandes scènes où se déroulent des moments forts de
l'action, il existe des scènes de transition qui permettent le passage d'une
péripétie à une autre.
Les divisions possibles d’un texte de théâtre
On définit trois éléments de séquence dans le texte théâtral :

1. Acte: L'acte est la plus grande division qui existe. Fondamentalement, l’acte


représentait l’une des principales composantes de l’action. On délimitait les actes
avec les tombées de rideau. La fin d’un acte appelait le commencement d’un autre,
dans un autre temps et un autre lieu. ​

2. Scène: Les scènes sont les plus petites divisions de la structure classique.


Traditionnellement, une scène commençait et se terminait à chaque entrée et sortie
d’un personnage. Les scènes ne se rapportent donc pas à l’action, mais aux allées et
venues des personnages. Toutes les scènes se suivent chronologiquement dans le
temps et se déroulent, à l’intérieur d’un acte, dans le même lieu.
3. Tableau: Dans le théâtre plus contemporain, il est possible de diviser des pièces
en scènes sans les lier aux entrées et sorties des personnages. Le tableau est plus
fréquent. L’enchaînement des tableaux est régi par des normes moins strictes et
c’est pourquoi il peut arriver que les tableaux ne se succèdent pas dans l’ordre
chronologique. Les changements de tableaux peuvent parfois impliquer des
changements de décor, de lieu et de temps.

La structure interne
Une pièce classique se découpe traditionnellement en trois parties.

L’exposition

Elle doit être courte et ne pas dépasser les limites du premier acte. Éclairant le
spectateur, en général sur tous les renseignements nécessaires à sa
compréhension : le lieu, l'époque, les personnages et l'intrigue, elle lui permet
d'entrer d'emblée dans l'action. Elle peut se présenter sous la forme :
 d'un dialogue entre un personnage principal et un personnage secondaire,
 de deux personnages principaux ou de deux personnages secondaires ;
du monologue d'un personnage.

Dans le théâtre contemporain, elle peut être précédée d'un prologue adressé au
public, insistant souvent sur le rôle de la fatalité dans les destinées humaines.

Le nœud
Les conflits se mettent en place et les personnages se révèlent dans les actes qui
suivent l'exposition jusqu'à un moment de crise appelé « nœud ». La progression
dramatique vers le nœud résulte de la rencontre des forces en présence. Son
rythme varie en fonction du nombre de péripéties.
Les péripéties

Une péripétie est un renversement de situation provoqué par des éléments


extérieurs. Elle produit un effet de surprise et pousse les personnages à prendre
des décisions. Si ce renversement est brutal, on parle de coup de théâtre ; s'il sert
seulement à relancer l'action, on parle de rebondissement. Plus les péripéties sont
nombreuses, plus l'intrigue est complexe.

Le dénouement

Il doit être complet et rapide. Inscrit dans le dernier acte, il résout le conflit de
façon définitive. Idéalement, il doit résulter de la logique de l'action elle-même.
On connaît cependant des dénouements qui découlent d'une intervention divine. Il
peut être déclenché par une dernière péripétie :
la reconnaissance, le mariage dans la comédie ;
la catastrophe dans la tragédie et le drame.
Les « types de parole » sur scène : quelques définitions
La réplique est le texte prononcé par un personnage à destination d’un (ou
plusieurs) autre(s) personnage(s).
La tirade est une longue réplique sans interruption. Le monologue est une
tirade prononcée par un personnage seul en scène (ou qui croit l’être).
Le dialogue est un échange verbal entre deux ou plusieurs personnages.

Les didascalies

Une didascalie est une indication textuelle qui concerne la mise en scène.
Souvent, elle renseigne sur l’attitude des personnages, leur diction et leur
intonation, leur position physique, les jeux de lumière, les décors, etc. Il s’agit
donc d’une consigne auctoriale (de l’auteur) qui n’est pas dite dans le texte,
mais qui est jouée par les personnages, figurée ou représentée sur scène.
Les genres théâtraux

Depuis la Poétique d’Aristote, les genres théâtraux classiques se définissent


traditionnellement par la classe sociale des personnages principaux, par le type
d’obstacles qu’ils rencontrent dans l’intrigue de la pièce et par la réaction des
spectateurs.

La tragédie met en scène une haute noblesse qui se heurte à la fatalité et
suscite « l’admiration et la crainte » (Aristote).
Dans la comédie se jouent des intrigues bourgeoises où s’opposent les
intérêts personnels et les types sociaux.
Le drame apparaît en France au XIXe siècle. Selon la formule célèbre de
Victor Hugo, il veut mêler « le sublime et le grotesque » et abaisser les barrières
qui séparent les genres, en faisant passer le spectateur du rire aux larmes.
Références

Manuel:
-Le français au collège, livret de l’élève, 2ème année du cycle secondaire
collégial, Librairie des Ecoles, Casablanca, 2017

Les sites web


-https://www.superprof.fr/ressources/langues/francais/autres-niveaux-
fr1/tout-niveau-fr1/theatre-scene-comedien.html
-http://www.alloprof.qc.ca/BV/pages/f1436.aspx
-https://www.etudes-litteraires.com/etudier-piece-de-theatre.php
-https://www.maxicours.com/se/cours/la-structure-du-texte-dramatique/