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Cours de biophysique

Dr. Jean Wilner PETIT


Faculté de médecine et de Pharmacie (FMP)

Avril 2019
1
Introduction
Rôle de la physique
C'est de comprendre le monde qui nous entoure.

Démarche scientifique:
 Etude des phénomènes par l’influence des
 Observation, différentes variables caractéristiques .

 expérimentation  Formulation des lois expérimentales en


utilisant un formalisme mathématique.

 Prédiction et quantification des effets


d’action des phénomènes observés.
 Lois physiques.
 Reproduction des phénomènes à des fins
(basée sur une méthode scientifique ).
utiles.
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Introduction
I-1:Apports de la Physique aux Sciences de la santé
Les apports de la physique à la médecine, aux disciplines « paramédicales »,
sont nombreux et importants:
 Compréhension du fonctionnement l'organisme humain.

1. La physiologie et la physiopathologie du système cardio-vasculaire


obéissent aux lois de la mécanique des fluides; en ce sens qu'elles
définissent. par exemple la notion de pression et de tension artérielle
qui conditionnent l'état des tuniques vasculaires ainsi que l'écoulement
du sang.
2. L'activité électrique des organes, en particulier le cœur
(Electrophysiologie) ne peut se passer des lois de l'électromagnétisme;
3. La perception auditive ou de la vision obéit aux lois de la physique des
ondes.

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Introduction
I-1:Apports de la Physique aux Sciences de la santé
Les apports de la physique à la médecine, aux disciplines « paramédicales »,
sont nombreux et importants:
 Au niveau diagnostique.

1. La physique a permis le développement des techniques d'imagerie


telles: la radiographie, le scanner ou tomographie numérisée (en
utilisant les rayons X), l'échographie ou l'imagerie par résonance
magnétique (IRM)
2. La physiothérapie (science mouvement) permet de soigner les
problèmes de motricité ou d'aptitude physique.
 Dans les laboratoires de recherche et d'analyse médicale

1. La microscopie, la spectrométrie, la réfractométrie, la polarimétrie


font partie des incontournables en la matière.

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Plan du cours.
Partie I: Biophysique du système cardio-vasculaire.
I-1. Biophysique de la circulation sanguine (Hémodynamique)
 Introduction;
 Rappel sur les états de la matière, les propriétés des fluides.
 Premier modèle découlement (hémostatique)
 Deuxième modèle découlement (hémodynamique parfaite).
 Troisième modèle découlement (hémodynamique réelle).
I-2. Biomécanique cardiaque
 Introduction;
 Contrôle automatique du débit cardiaque;
 Paramètres hémodynamique du débit cardiaque;
 Bruit du cœur.

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Plan du cours.
Partie I: Biophysique du système cardio-vasculaire.
I-3. Activité électrique du cœur (électrophysiologie)
 Rappel d'électromagnétisme;
 Polarisation de la cellule myocardique isolée;
 Bases physiques de l'électrocardiogramme;
 La théorie d‘Heinthoven;
 L'interprétation de l'ECG.

Partie II: Biophysique du rayonnement


 Rappel sur les noyaux et les transformations nucléaires;
 Le rayonnement radioactif;
 Interaction des rayonnement ionisants avec la matière;
 Effets biologiques des rayonnements ionisants;
 Utilisation des rayonnement ionisants en radiothérapie.
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Plan du cours.
Partie III: Bases physiques de l'imagerie médicale.
 Introduction;
 Bases Physique de l'échographie;
 Imagerie médicale à laide des ultrasons;
 L'écho-doppler;
 Résonance magnétique nucléaire –imagerie RMN.

Partie IV: Biophysique de la vision


 Introduction;
 Troubles dioptriques de la vision;
 Méthodes d'examen des caractéristiques oculaires;
 Rôle de la rétine dans la vision des couleurs..

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Evaluations

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I - Biophysique du système cardio-vasculaire
Introduction

Distribution d'eau dans une ville

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I - Biophysique du système cardio-vasculaire
Introduction

Cœur
pompe du
système

Circulation
Cours de du sang
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Biophysique du système cardio-vasculaire
Introduction
Hémodynamique
Définition

L'hémodynamique est la science qui traite les propriétés physiques de la


circulation sanguine de l’être humain.

Le sang est un liquide complexe; la connaissance des propriétés physique


de son mouvement permet de renseigner sur le fonctionnement de notre
système cardio-vasculaire. Cette connaissance est basée
essentiellement sur la compréhension de l'écoulement du sang, de
l’élasticité des vaisseaux et de l’activité électrique du cœur. A cet
égard, on note que l’étude de l'hémodynamique est principalement
soumise aux lois de la mécanique des fluides et ses résultats sont bien
déterminés par les variables des vitesses, débits, viscosité et pressions
dans les vaisseaux sanguins.
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Biophysique du système cardio-vasculaire
Rappel sur les états de la matière
Dans la nature, la matière se présente sous trois états fondamentaux:

1. Etat solide: la matière est sous forme compacte, ordonnée, très


organisée> Les particules occupent les unes par rapport aux autres
des positions invariables dans l’espace grâce a des liaisons très
rigides
2. Etat liquide: la notion de rigidité n’existe plus, les molécules peuvent
glisser les unes sur les autres. Les liaisons intermoléculaires sont
faibles mais conservent le caractère condensé.

3. Etat gazeux: Etat dispersé, complètement désorganisé. Les


molécules sont loin les unes des autres, leur interaction est
négligeable ( sauf lorsqu’elles se heurtent)

NB: Les liquides et les gaz constituent la famille des fluides.


Un fluide est donc un milieu matériel continu, déformable, sans rigidité et qui
peut s'écouler facilement.
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Biophysique du système cardio-vasculaire
Rappel sur les propriétés physiques des fluides
La masse volumique
C’est la quantité de matière contenue dans une unité de volume de cette
substance. On la note ρ et s'exprime en kg/m 3 .

Etude de la viscosité d’un fluide

La viscosité est une grandeur physico-chimique qui caractérise les frottements


internes du fluide, autrement dit sa capacité à s’écouler. Elle caractérise la
résistance d'un fluide à son écoulement lorsqu'il est soumis à l'application d'une
force tangentielle au sens de son écoulement.
En fonction de leur viscosité, les fluides peuvent être classés en deux grandes
familles:
 Les fluides "newtoniens" (comme l'eau, l'air, le miel et la plupart des gaz) ayant
une viscosité constante et qui ne peut varier qu'en fonction de la température.

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Biophysique du système cardio-vasculaire
Rappel sur les propriétés physiques des fluides
La masse volumique
C’est la quantité de matière contenue dans une unité de volume de cette
substance. On la note ρ et s'exprime en kg/m 3 .

Etude de la viscosité d’un fluide

La viscosité est une grandeur physico-chimique qui caractérise les frottements


internes du fluide, autrement dit sa capacité à s’écouler. Elle caractérise la
résistance d'un fluide à son écoulement lorsqu'il est soumis à l'application d'une
force tangentielle au sens de son écoulement.
En fonction de leur viscosité, les fluides peuvent être classés en deux grandes
familles:
 "Les fluides "non newtoniens" (le sang, les gels, les boues, les pâtes, les
suspensions, ) qui ont une viscosité variable non seulement avec la température
mais aussi avec la vitesse et des contraintes qu'ils subissent durant leur
écoulement. Cours de Biophysique: Dr JW.PETIT 14
Biophysique du système cardio-vasculaire
Rappel sur les propriétés physiques des fluides
On peut aussi utiliser une autre classification selon la réaction à la pression :

 Fluide compressible: (masse volumique varie en fonction de la pression): air,


hydrogène…
F

 Fluide incompressible: (masse volumique ne varie pas en fonction de la


pression): eau, huile…
F

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Premier modèle: hémostatique
1.1 Lois de Pascal
Les lois de Pascal analysent les propriétés et les valeurs des pressions dans un
liquide, en équilibre isotherme, soumis au champ de gravité d'intensité constante.
Ce premier modèle ne correspond pas à la réalité
globale du système cardio-vasculaire. Cependant il
se révèle très important car son étude conduit aux
notions fondamentales de pression et de tension.

NB: Dans la pratique médicale, la pression est appelée « tension ».


1.1.2- Première loi. P0
« La pression exercée par un liquide
air 
sur tout point A dune paroi solide eau v1
 P
(qui le limite et qui lui donne sa  v2 A
v3
forme propre) a une direction
P0
normale à cette paroi et est appelé
La pression P est analogue à celle exercée
pression statique P en A ». par le sang sur les vaisseaux.
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Premier modèle: hémostatique
1.1 Lois de Pascal
1.1.3- Deuxième loi.
« En tout point à l'intérieur d'un liquide, la pression statique est une grandeur
scalaire >>.
Conséquence: un liquide incompressible et indéformable, transmet une pression et
ses variations dans n’importe quelledirection.
F2
l1 Sur la surface S1 s’exerce:
l2 F
s2 P1  1  F1  P1  S1
 S1
F1
s1 Sur l , w1  F1  l1
1

Sur la surface S1 s’exerce:


F
Le fluide étant incompressible, les modules des P2  2  F2  P2  S 2
S2
travaux sont égaux. w  F2  l2
F1 l2 S1 Sur l2, 2
w1  w2  F1  l1  F2  l2   
F2 l1 S 2
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Premier modèle: hémostatique
1.1 Lois de Pascal
1.1.3- Deuxième loi.
F1 l1 S1
w1  w2  F1  l1  F2  l2   
F1 F
F2 l2 S 2
( P1 )  2 ( P2 )
S1 S2 Le liquide transmet intégralement dans toutes les
directions toute variation de pression qu’il subit.

Théorème de Pascal

Conséquences
Tout solide immergé dans un liquide déformable est protégé
contre tout choc direct, ce qui est le cas du fœtus dans le
liquide amniotique.

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Premier modèle: hémostatique
1.1 Lois de Pascal
1.1.3- Deuxième loi.
F1 l2 S1
w2  w2  F1  l1  F2  l2   
F1 F
F2 l1 S 2
( P1 )  2 ( P2 )
S1 S2 Le liquide transmet intégralement dans toutes les
directions toute variation de pression qu’il subit.

Théorème de Pascal

Conséquences

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Premier modèle: hémostatique
1.1 Lois de Pascal
1.1.4- Troisième loi.
« LA différence finie de pression statique entre deux points quelconques ( 1
et 2) est numériquement égale au poids d’une colonne de verticale du liquide
ayant une section égale à l’unité et dont la hauteur est égale à la différence
finie d’altitude entre ces deux points ».
h

Portion
 élémentaire
F2 de fluide
h2 Isobare P2
 
F3 G  F4
P
h1 Isobare P1

F1

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Premier modèle: hémostatique
1.1 Lois de Pascal
1.1.4- Troisième loi.
h La portion de fluide de forme cylindrique et de
Portion section unitaire est soumise:
 élémentaire
F2 o Aux forces latérales dues aux forces
de fluide
pressantes F3 et F4 normales et dont la
h2 Isobare P2
  résultante est nulle;
F3 G  F4
P o Aux deux forces F1 et F2 exercées
h1 Isobare P1
normalement sur les deux surfaces de base

F1 et dirigées vers l’intérieur du cylindre;
o Au poids P de la portion de fluide cylindrique.

La condition d’équilibre s’écrit :


   S1  S 2  S  1m 2
F3  F4  0  F3  F4 (1)
    Avec: m    S  h
F1  F2  P  0  F1  F2  P  0
h  h1  h2
 P1  S1  P2  S 2  m  g (2)

La relation (2) devient: P2  P1     g (h2  h1 )  P     g  h

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Premier modèle: hémostatique
1.1 Lois de Pascal
1.1.4- Troisième loi.
P     g  h
Conséquences:
LA différence de pression ΔP est une fonction linéaire de Δh par la constante ρg. Si Δh
= 0 (h1 = h2, les états 1 et 2 sont dans un même plan horizontal), alors ΔP = 0. La pression
P est constante en tout point d’un plan horizontal dit isobare.
NB: ΔP est toujours mesurée verticalement grâce à une colonne de même direction. P ne
varie que verticalement.
La 3ème loi de Pascal et les accidents de plongée sous marine.
Les surpressions suite aux plongées en profondeur peuvent créer des accidents dans les
diverses cavités gazeuses de l’organisme:

 dans l’estomac, les gaz comprimés peuvent provoquer des hématomes (amas de
sang) avec dilatation gastrique,
 dans les poumons, la pression de l’aire inspiré par le plongeur devient si forte
qu’elle peut provoquer un œdème pulmonaire (accumulation d’eau dans les alvéoles
pulmonaires).. Cours de Biophysique: Dr JW.PETIT 22
Premier modèle: hémostatique
1.1.7-Unité de pression
 L’unité SI de la pression est le Pascal (Pa)
Autres unités
 Le bar : avec 1 bar = 10 5 Pa
 L’atmosphère : avec 1 atm = 1,013 bar = 1,013 x 10 5 Pa
 Le millimètre de mercure : avec 1 mmHg = 133,3 Pa (unité utilisée pour la
mesure de la pression artérielle),
 Le centimètre d’eau : vaut environ 98 Pa (unité utilisée pour mesurer la
pression veineuse).

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Premier modèle: hémostatique
1.2 Pression artérielle
1.2.1- Expérience de S. Hales (1733)

Pe=P0
Sang

Le sang sort dans le tube (donc


Pi > P0) et se stabilise à une
Grosse artère
Jument couché hauteur de l’ordre de 130 cm
Pi  Pe   s gh p
h p (P ) au dessus du point de départ.

 s  10 3 , g  10
Pi
 P  Pi  Pe  13000 Pa
Pe=P0
Tube Piézométrique

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Premier modèle: hémostatique
1.2 Pression artérielle
1.2.1- Expérience de S. Hales (1733)

 P  Pi  Pe  13000 Pa

Quelques caractères fondamentaux de cette première mesure:

1. C’est la valeur de référence car au niveau du cœur on choisit h P = 0. Elle est une constante.
Donc, pour des points à des altitudes différentes de celle du cœur, la pression varie.
2. ΔP mesure l’excès de Pi sur Pe; donc la pression artérielle n’est pas la pression du sang sur
la paroi (qui est Pi)
3. En réalité la hauteur du sang oscille par l’alternance des systoles (HP avec h p > 130 cm) et

des diastoles (BP avec hp < 130 cm). Donc la tension artérielle s’énonce toujours avec deux
chiffres, par exemple: HP = 13 cm et BP = 8 cm de mercure. Une valeur moyenne de 10 est
retenue pour l’approximation statique. NB: cette moyenne n’est pas une moyenne
arithmétique des deux valeurs extrêmes car la diastole est plus longue que lq systole.

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Premier modèle: hémostatique
1.2 Pression artérielle
1.2.- Définition de la tension artérielle
La pression artérielle correspond à la mesure de surpression par rapport à la
pression atmosphérique.  P  Pi  Pe  Pa
1.2.3- Variation de la pression artérielle
13,1kPa 13,3kPa 13,2kPa

Pmoy  13kPa

h0

Pour un sujet couché où h ~ 0, la pression artérielle moyenne (P =13 Kpa ,100 mmHg) est la
même en tout point. Cette pression correspond à la surpression développée par le ventricule
gauche par rapport à la pression atmosphérique.
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Premier modèle: hémostatique
1.2 Pression artérielle
1.2.- Définition de la tension artérielle
La pression artérielle correspond à la mesure de surpression par rapport à la
pression atmosphérique.  P  Pi  Pe  Pa
1.2.3- Variation de la pression artérielle

8kPa

Pour un sujet en position verticale, la pression


h  50cm 13kPa
au niveau du cœur reste toujours égale à
environ 13 kPa (valeur de référence), diminue
h0
jusqu’à environ 8 kPa au niveau de la tête et
atteint 26 kPa dans l’artère pédieuse.
26kPa

h  130 cm

Sujet de 1,80 m de hauteur


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Premier modèle: hémostatique
1.2 Pression artérielle
1.2.- Définition de la tension artérielle
La pression artérielle correspond à la mesure de surpression par rapport à la
pression atmosphérique.  P  Pi  Pe  Pa
1.2.3- Variation de la pression artérielle

8kPa

Pour un sujet en position verticale, la pression


h  50cm 13kPa
au niveau du cœur reste toujours égale à
environ 13 kPa (valeur de référence), diminue
h0
jusqu’à environ 8 kPa au niveau de la tête et
atteint 26 kPa dans l’artère pédieuse.
26kPa

h  130 cm

Sujet de 1,80 m de hauteur


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Premier modèle: hémostatique
1.2 Pression artérielle
1.2.3- Variation de la pression artérielle:
Conséquences
Les enveloppes des vaisseaux sanguins sont soumises à des différences de pression très
variables selon que le sujet se tienne en position couché ou débout. Ainsi, les parois
vasculaires sont déformables et peuvent s’adapter aux valeurs de pression. Par exemple,
la tunique d’une artère rétinienne doit résister à une surpression interne de 8 kPa si le
sujet est débout, 13 kPa s’il est couché et 18 kPa s’il se met la tête en bas.

Vues les variations de pression qu’ils peuvent subir, les vaisseaux sont caractérisés par
leur distensibilité.(variation de l’aire S de la section droite du vaisseau avec la
pression).

S Elle est faible pour les


1 dS
Pi Pi-Pe =P   veines et importante pour
S dP
Pe les artères

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Premier modèle: hémostatique
1.1 Lois de Pascal
1.1.5-Poussée d’Archimède La résultante des forces s’exercant sur
la colonne est:
F1  F2  Pc  Pa
Colonne de
 masse
F2 volumique ρc Poussée
d’Archimède
h2 Isobare P2

Or F1  F2  P1  P2   l  g  h
F3 G  
Pc F4  l  g  h   c  g  h  Pa
h1 Isobare P1
(  l   c ) gh  Pa

F1 Trois cas sont à considérés:
h 1- Si  l   c  Pa  0
Pc   c  g  h alors la colonne se déplace vers la surface du
Solide liquide; c’est le phénomène de flottation.
c  l 2- Si  l   c  Pa  0,
Liquide non miscible alors la colonne reste en équilibre
Il apparait une force résultante (poids 3- Si  l   c  Pa 0,
apparent de module: Pa) qui déplace alors la colonne migre vers le bas; c’est la
sédimentation.
verticalement la colonne.
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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
Dynamique des fluides incompressibles

Quelques paramètres caractéristiques de l’écoulement

 Le Débit : C’est la quantité de matière qui traverse une


section droite de la conduite pendant l'unité de temps.

• Débit massique : C’est la masse élémentaire de fluide traversant une section droite
de la conduite pendant l’intervalle de temps Δt.
m
Qm  ( kg .s 1 )
t

• Débit volumique : C’est le volume élémentaire de fluide traversant une section droite
de la conduite pendant l’intervalle de temps Δt.
V
Qv  ( m 3 . s 1 )
t

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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
Dynamique des fluides incompressibles
Equation de continuité
Dans un régime d’écoulement permanent ou stationnaire, la quantité de fluide qui entre
dans un tube de courant est égale à celle qui en sort (équation de continuité).

Pour deux sections S1 et S2, la relation de continuité s’écrit: S1  v1  S2v2


S1
S2
v1  V1  V 2
v2 Q1  Q 2   (1)
l1 l2
 t1 t2

Avec V1  S1  l1 et V2  S2  l2 dans (1), on a: S1  l1  S2  l2


l1 l t1 t2
Par ailleurs, v  ; v  2
1
t1 2 t2
Finalement, S1  v1  S2v2

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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite

Variation de la vitesse de circulation sanguine

Le système circulatoire est composé de vaisseau de différents diamètres (veine de l’aorte,


artères, capillaires..). D'après l'équation de continuité, le débit sanguin restera constant
dans tout le réseau ce qui implique un changement de vitesse de circulation du sang.

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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
Variation de la vitesse de circulation sanguine

D'après l'équation de continuité lorsque le sang passe de la veine de l'aorte à la veine


puis au capillaire, sa vitesse devrait augmenter. Or lorsque l'on se coupe au bout du
doigt, le sang coule plutôt lentement alors qu'un capillaire a été touché. Ce paradoxe
s'explique par le fait que l'équation de continuité s'applique à l'ensemble des capillaires
et non pas à chacun d'entre eux. Ainsi la somme des sections de surfaces de tous les
capillaires est supérieure à celui de l'aorte, si bien que le sang y circulera plus lentement.

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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
Importance l’équation de continuité en physiologie.
Les échanges
Pour une surface d’échange importante, la vitesse d’écoulement est faible; ce qui
favorise les échanges. A l’inverse, la forte vitesse d’écoulement empêche les
échanges.

Compréhension de certaines pathologies :

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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
Importance l’équation de continuité en physiologie.
Les échanges
Pour une surface d’échange importante, la vitesse d’écoulement est faible; ce qui
favorise les échanges. A l’inverse, la forte vitesse d’écoulement empêche les
échanges.

Compréhension de certaines pathologies :


Débit entrant est supérieur au débit Sortant augmentation de pression

Exemple: L’engagement cérébral. (hypertension intracrânienne – HTIC)


Ce phénomène mortel se produit lorsqu’on a une accumulation et une augmentation de la
pression intracrânienne dû au fait que le débit entrant est supérieur au débit Sortant
et qui induit une inflammation (Traumatisme crânien). Cette pression est tellement
importante qu’elle induit un gonflement du cerveau qui à son tour exerce une pression
sur le tronc cérébral pour sortir de la boite crânienne via le trou occipital.

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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
Importance l’équation de continuité en physiologie.

Débit entrant est inférieur au débit Sortant stagnation de sang et un


déficit d’oxygène
Exemple: infarctus du Myocarde

Si le Débit entrant est inférieur au Débit Sortant, on a une perte du


volume sanguin et donc une diminution de la perfusion. Ceci entraine un
arrêt d’écoulement du sang et une stagnation de ce dernier dans l’organe
perfusé.
A noter que le rôle principal du sang est d’apporter de l’oxygène aux
organes, donc un arrêt d’écoulement va engendrer un déficit d’oxygène
pour l’organe considéré. Les pathologies comme l’infarctus du Myocarde
peut être expliquée par ce type de déséquilibre.

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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
Importance l’équation de continuité en physiologie.
Infarctus du myocarde.
Le cœur est avant tout un muscle, dont la principale fonction dans notre
organisme est de pomper le sang (préalablement saturé d’oxygène dans les
poumons) vers nos organes afin de les alimenter (au sens propre du terme), en
particulier en oxygène. Pour cela, la pompe cardiaque est reliée à un système de
canaux sanguins, les artères, dont la première portion (celle qui est directement
connectée au cœur) est l’aorte. C’est la plus grosse de nos artères – son calibre
est si gros qu’elle ne se bouche jamais – et elle se ramifie dans tout l’organisme
en des vaisseaux dont la section est de plus en plus petite, ce qui augmente
progressivement le risque que ces artères se bouchent. Cette ramification se
termine en capillaires dont le diamètre est de l’ordre du micron.
Chaque artère irrigue un organe. Si l’artère se bouche, cet organe est privé
d’oxygène et au bout d’un moment, ses cellules meurent.
Cette destruction des cellules à cause du manque d’oxygène s’appelle un
infarctus ; un infarctus du myocarde quand il s’agit du cœur.
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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
L’équation de continuité et les AVC.
Accident vasculaire cérébral (AVC)

Un accident vasculaire cérébral (AVC), en anglais: Cerebrovascular Accident ou Stroke,


anciennement accident cérébro-vasculaire (ACV) et populairement appelé attaque
cérébrale, infarctus cérébral ou congestion cérébrale, est un déficit neurologique soudain
d'origine vasculaire causé par un infarctus ou une hémorragie au niveau du cerveau. Le
terme « accident » souligne l'aspect soudain ou brutal des symptômes, L’accident
vasculaire cérébral (AVC) s’exprime par la perte soudaine d’une ou de plusieurs fonctions
cérébrales qui est provoquée par l’interruption de la circulation sanguine dans une ou
plusieurs aires du cerveau. Lors de l’AVC, le débit sanguin est interrompu soit par un
blocage dans une artère cérébrale ou suite à la rupture d’une artère cérébrale.
Ainsi, les AVC sont donc classés en accidents ischémiques (infarctus cérébral résultant de
l'obstruction d'un vaisseau sanguin - 80 % de l'ensemble des AVC) et en accidents
hémorragiques (hémorragie cérébrale provoquant un saignement dans le cerveau - 20 %
des cas).
L'AVC est la première cause de handicap physique de l'adulte et la deuxième cause de
décès dans la plupart des pays occidentaux

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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
L’équation de continuité et les AVC.
AVC ischémique 
Description
L’AVC ischémique est la résultante du blocage d’une artère cérébrale
provoquant une ischémie cérébrale focale. Ce blocage est le plus souvent
provoqué par l’occlusion thrombotique ou embolique d’une artère, soit le blocage
de l’artère par un caillot sanguin.
Ce blocage du débit sanguin provoque une anoxie dans la région vascularisée par
l’artère et la mort des neurones de cette région. Il en résulte la perte des
fonctions cérébrales localisées dans la région habituellement vascularisée par
le vaisseau bloqué. Il sera dit que les signes focaux de lésion cérébrale seront
un indicateur du site du blocage artériel cérébral. La personne vivra en
conséquence un déficit neurologique, soit une perturbation des fonctions
motrices, sensorielles, perceptuelles, cognitives, affectives, sociales ou toute
autre fonction sous contrôle de l’aire cérébrale atteinte.

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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
L’équation de continuité et les AVC.
AVC ischémique 

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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
L’équation de continuité et les AVC.
AVC hémorragique
Description
L’AVC hémorragique est causée par l’éclatement d’un petit vaisseau sanguin
cérébral ou d’un anévrisme localisé dans une artère cérébrale; la rupture étant
provoquée par une hypertension artérielle. L’anévrisme cause une faiblesse à la
paroi du vaisseau où il se développe et la pression induite par la circulation
sanguine en provoque l’éclatement. L’hémorragie fait en sorte que la région
cérébrale vascularisée habituellement par le vaisseau est privée de l’apport
sanguin et le sang s’accumulant hors du vaisseau engendre une pression
supplémentaire sur les structures cérébrales, pouvant causer une anoxie pour
les neurones des régions environnantes. La personne qui vit un AVC
hémorragique éprouvera un mal de tête soudain, brutal et très intense, pourra
avoir des nausées et des vomissements, perdra les fonctions cérébrales de la
région atteinte, mais pourra aussi présenter des signes d’atteintes d’autres
régions cérébrales comprimées. Un AVC hémorragique important peut
provoquer, dès sa survenue, un coma.
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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
L’équation de continuité et les AVC.
AVC hémorragique

Anévrysme

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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
AVC

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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
Rétrécissement d’un vaisseau sanguin (sténose) - effet Venturi
Lorsqu'un vaisseau sanguin se bouche, son
diamètre diminue. Pour mesurer le diamètre
du vaisseau bouché, on mesure la vitesse de
1
circulation du sang. L'échographie permet de
2 mesurer la taille du vaisseau en amont du
rétrécissement et le Doppler permet de
mesurer la vitesse du sang. Grâce à l'équation
de continuité, il devient alors facile de
déterminer le diamètre du rétrécissement.
S1  v1  S2v2
S1v1
S2 
v2
Les vaisseaux ont approximativement une forme cylindrique

 (d 2 ) 2 S2
S2   d2  2
4 
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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
Equation Générale d’Ecoulement ou Equation de Bernoulli

L’équation de Bernoulli exprime que, tout le long


d’un filet fluide en mouvement permanent
(stationnaire), l’énergie totale par unité de poids
du fluide reste constante, elle s’écrit:

Pour un fluide parfait incompressible, l’équation


de Bernoulli s’écrit:
1 2 1 2
P1  gz1  v1  P2  gz2  v2
2 2

Avec : - 1 et 2 : eux points du vaisseau dans lequel circule le fluide.


- P1 et P2 : Pressions exercées sur le fluide aux points 1 et 2.
- ρ : Viscosité du Fluide.
- z1 et z2 : Altitude des points 1 et 2.
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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
Importance de l’équation de Bernoulli (l’effet Venturi- sténose)

Lors d’un rétrécissement d’un vaisseau où circule le sang, une dépression survienne. Cette
dépression varie selon le carré de la vitesse.

Physiologiquement, cet effet Venturi est observé dans des cas de Sténoses. En effet,
pour un débit D on a une Surface S et une vitesse d’écoulement du fluide v. Dans le cas des
sténoses, S diminue, mais D reste constant. Pour conserver cette constante, il faut que la
vitesse v augmente.

Théorème de Bernoulli écoulement horizontal

1 1 1 1
P1  P2  v22  v12   (v22  v12 )
2 2 2
2 s1v1
S1  v1  S2v2 v2 
s2
1  s1 2  2
P1  P2   ( )  1 v1
2  s2 
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Deuxième modèle: hémodynamique parfaite
Exercices d'application

Mesure du rétrécissement de la valve aortique


On désire mesurer la taille du rétrécissement de l’aorte ainsi que la perte de
charge. Le sujet étant en position horizontale, une échographie effectuée en
amont du vaisseau permet de mesurer le diamètre de cette zone qui vaut d 1 =
20 mm. La vitesse mesurée par écho-Dopler en amont et en aval de la sténose
donne respectivement v1 = 1 ms-1 et v2 = 4 ms-1.
1) Quel est le diamètre du rétrécissement?
2) Quelle est la différence de pression mesurée sur le segment considéré?
3) Quelle est l’avantage de réaliser les mesures en position couchée?
4) Quel serait l’inconvénient d’opérer en position debout?

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Troisième modèle: hémodynamique réelle.
Dynamique des fluides réels
Ecoulement laminaire

Pour un fluide réel, l’écoulement est dit laminaire s’il se fait sous forme de lames
parallèles glissant les unes sur les autres avec un frottement.
y 
F

Fluide parfait Fluide réel x

La force F est appelée force de viscosité. Elle est proportionnelle à l’aire S de


v
contact entre les deux lames liquides et augmente avec le gradient , soit:
y
v
F  S
y
v
y représente la variation de vitesse relative entre deux lames voisines du fluide;
 : coefficient de viscosité du fluide en Pa.s ou Poiseuille (Pl).
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Troisième modèle: hémodynamique réelle.
Notion de profil de vitesse
Ecoulements laminaires et turbulents
La présence de la viscosité entraine donc, lors de l’écoulement régulier d’un fluide une
perte de charge liée a une différence de pression entre les extrémités du tube

A vitesse moyenne faible, l’écoulement est laminaire ; tandis que à vitesse moyenne
élevée l’écoulement est dit turbulent.
Ecoulement
laminaire
Profile parabolique des vitesses lié à la viscosité
Une couche infiniment mince au contact de la paroi ne
se déplace pas.
V est maximale au centre.

Ecoulement
turbulent Dans ces conditions la viscosité n’est pas un facteur
de cohérence
Les molécules tourbillonnent sans distribution
systématisée des vitesses.
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Troisième modèle: hémodynamique réelle.
Notion de profil de vitesse
Ecoulements laminaires et turbulents
Quelle est la frontière entre ces deux régimes?
La transition du régime laminaire au régime turbulent dépend d’un facteur: le nombre de
Reynolds Re.
Cette frontière dépend de:
vd i. de la viscosité du fluide (sang) η
Re   ii. De la vitesse d’écoulement v

iii. Du diamètre du tube (le vaisseau) d,
iv. De la masse volumique du fluide ρ

La transition du régime laminaire au régime turbulent s’observe pour:


Re  Re c  2000

Laminaire Turbulent Re

0 Re c

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Troisième modèle: hémodynamique réelle.
Notion de profil de vitesse
Ecoulements laminaires et turbulents

Exercice d’application:
Quels sont les régimes d’écoulement au niveau d’une valve aortique dans les
deux situations suivantes:
Situation 1 : d = 20 mm et la vitesse d’éjection du sang est v = 0,4ms -1
Situation 2 : d = 15 mm et la vitesse d’éjection du sang est v = 4ms -1
On donne: η = 4.10-3 kgm-1s-1 ; ρ = 103 kgm-3

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Troisième modèle: hémodynamique réelle.
Ecoulements laminaires. Loi de Poiseuille
Un écoulement est dit laminaire si les couches de fluide glissent les unes sur les autres sans
se mélanger

Dans le cas ou le fluide circule dans un conduit


R
cylindrique horizontal de longueur L et de rayon
R, on montre que la vitesse v(r), a une distance r o
de l’axe du cylindre, est:
P 2 2
v(r )  (R  r )
4L
Selon la relation de Poiseuille, la couche de fluide en contact direct avec la paroi du tube a
donc une vitesse nulle (adhérence à la paroi), alors qu’elle est maximale sur l’axe du cylindre.
P 2
vmax  R r2
4L v(r )  vmax (1  2 )
R
vmax
Dans ces conditions, la vitesses moyenne est donnée par: vmoy 
2
P 4
Le débit volumique est donnée par: Qv  vmoy S  R
8L
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Troisième modèle: hémodynamique réelle.
Applications physiopathologiques des régimes d’écoulement
Les souffles cardiaques
Rappel

Le souffle au cœur est un son anormal perceptible par le médecin lorsqu’il ausculte un


patient avec son stéthoscope. On l’appelle aussi souffle cardiaque ou, en langage
scientifique, «Prolapsus de la valvule mitrale.» C’est en fait une preuve qu’il existe des «
turbulences » lorsque le sang circule dans le cœur. On distingue plusieurs sortes de
souffles au cœur :
Le souffle systolique : ce bruit est présent lors de la contraction du cœur.
Le souffle diastolique: on l’entend lorsque le cœur se remplit de sang, après la contraction.
Le souffle anémique : on l’entend chez les personnes qui souffrent d’anémie.

Causes du souffle au cœur


Le souffle au cœur signale qu’il existe une anomalie dans les valves cardiaques. Il existe
plusieurs raisons et/ou anomalies pouvant expliquer la présence d’un souffle cardiaque :
• L’orifice qui laisse passer le sang peut être rétréci, abîmé ou manquer d’étanchéité
• Le bruit est parfois causé par une circulation trop rapide du sang vers le cœur
• Certaines malformations congénitales sont à l’origine d’un souffle au cœur
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Troisième modèle: hémodynamique réelle.
Ecoulements laminaires. Loi de Poiseuille
Un écoulement est dit laminaire si les couches de fluide glissent les unes sur les autres sans
se mélanger

Dans le cas ou le fluide circule dans un conduit cylindrique horizontal de longueur L et de


rayon R, on montre que la vitesse v(r), a une distance r de l’axe du cylindre, est:
P 2 2
v(r )  (R  r )
4L
Dans le cas ou le fluide circule dans un conduit cylindrique horizontal de longueur L et de
rayon R, on montre que la vitesse v(r), a une distance r de l’axe du cylindre, est:

P 2 2
v(r )  (R  r )
4L
P 4
Le débit volumique est donnée par: Qv  R
8L
P
La résistance a l’écoulement est définit par la grandeur: R
Qv
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