Vous êtes sur la page 1sur 22

FROTIS

CERVICO-VAGINAL
Qu'est ce que le frottis cervico-
utérin ?
Le frottis est un prélèvement de cellules du col de l'utérus, réalisé lors d'un
examen gynécologique.
C'est un acte banal effectué dans le cadre du dépistage du cancer du col de
l'utérus.
La pratique consiste à prélever par frottement à l'aide d'une brosse
spécialement adaptée des cellules superficielles du col, tout
particulièrement dans la zone de jonction entre la muqueuse qui est du
côté du vagin (appelée exocol) et la muqueuse qui est du côté du col de
l'utérus (appelée endocol).
En effet, cette zone encore appelée zone de transformation est le siège
privilégié des infections HPV et donc des lésions précancéreuses
(dysplasies).
En France, le frottis est réalisé sous la responsabilité directe d'un médecin ou
d'un biologiste ayant suivi une formation.          
A quoi sert-il
 
principalement ? 
  Le frottis est effectué à titre préventif et
diagnostique pour dépister des anomalies du col
de l'utérus qui pourraient avec le temps se
transformer en cancer (lésions précancéreuses),
ou pour dépister un cancer déjà déclaré.
Quelle est la population
féminine concernée par le
frottis
    Chaque femme depuis les premiers rapports sexuels
jusqu'à environ 65-70 ans, et plus si le médecin le
préconise, doit impérativement avoir un frottis une fois
par an, car il permet de dépister un éventuel cancer du
col de l'utérus à un stade précoce (lésions
précancéreuses) où un traitement efficace peut être mis
en œuvre avec une guérison de 100%.
En l'absence d'anomalie sur deux frottis consécutifs, et
en cas de test HPV négatif , une fréquence d'un examen
tous les deux ou trois ans peut-être jugée suffisante. 
En quoi le frottis peut-il
  m'être utile ? 
    Le cancer du col de l'utérus, comme le cancer du sein
ou le cancer du colon, est une maladie que l'on peut
dépister au stade d'anomalie précancéreuse
(dysplasie).
Ainsi, grâce au frottis, le nombre de décès par cancer
du col de l'utérus a diminué dans les pays développés
de plus de 80% durant les dernières décennies.
Si cet examen était pratiqué régulièrement chez
toutes les femmes, ce cancer deviendrait exceptionnel.
Le plus grand risque d'avoir un cancer du col c'est de
ne jamais avoir fait de frottis de dépistage.      
Comment s'effectue le
prélèvement ?
    C'est un acte très simple, rapide et sans douleur.
Vous êtes en position gynécologique.
Le médecin met place un spéculum pour écarter les
parois du vagin et bien exposer le col de l'utérus.
Il y introduit une petite brosse spécialement adaptée
et procède au prélèvement par frottement léger.
Pour un frottis optimal, il est recommandé de ne pas
faire de toucher vaginal préalable, ni d'utiliser de
lubrifiant avant la réalisation du prélèvement.      
Quelles sont les
recommandations pour
un frottis optimal ?    

Il convient pour effectuer le prélèvement dans des conditions optimales de
s'abstenir de rapport sexuel, de douche vaginale ou de traitement local
(ovules par exemple) dans les 24-48 heures qui précèdent la réalisation du
frottis.
Idéalement, il est effectué entre le dixième et le vingtième jour après le
début des règles et un mois après le traitement d'une éventuelle infection
cervico-utérine.
Chez la femme ménopausée, il peut être précédé d'un couLa brosse est soit
placée dans un flacon rempli d'un liquide de conservation cellulaire
(technique du frottis en couche mince) soit étalée sur une lame de verre
(technique du frottis conventionnel).
Le frottis est finalement adressé à un cabinet médical spécialisé en
anatomo-cytopathologie ou à un laboratoire de biologie pour une
expertise au microscope par un médecin spécialement entraîné à la
recherche d'anomalies cellulaires.rt traitement hormonal.      
Existe-t-il différentes
techniques de frottis ?
 

  Oui,plusieurs techniques de frottis existent à l'heure actuelle.


Schématiquement, on distingue le frottis conventionnel et le frottis
en couche mince.
Le frottis conventionnel consiste à étaler la brosse sur une lame de
verre, laquelle est ensuite séchée, colorée, et examinée au microscope.
Le frottis en couche mince (également appelé "monolayer ") la brosse
est initialement placée dans un flacon rempli d'un liquide spécial de
conservation cellulaire.
Les cellules présentes sur la brosse vont se disperser de manière
homogène dans le liquide et c'est à partir de ce dernier que l'on réalise
des étalements sur lames de verre, colorés et examinés au microscope.
La technique en couche mince permet également la recherche d'HPV
par biologie moléculaire - contrairement au frottis conventionnel.
Frottis anormal
La découverte d'un frottis anormal (présence d'une
dysplasie ou d'un carcinome in situ soit dans la
dénomination plus moderne CIN II ou III) doit faire
mettre en route des examens gynécologiques plus
spécifiques et notamment la colposcopie pour
permettre un diagnostic plus précis et des biopsies
guidées.
Si les résultats de ces examens sont finalement
rassurants (simple dysplasie), il conviendra d'instituer
une surveillance cytologique plus rapprochée que
pour les cas sans pathologie. Près de la moitié de ces
dysplasies mineures régresseraient spontanément.
Cette surveillance relève de la compétence d'un
gynécologue averti en pathologie cervicale.
Faux positifs
Les faux positifs sont rares.
Un frottis de CIN III ou de carcinome in situ
correspond dans plus de 90% des cas à une lésion
retrouvée histologiquement.
En cas de frottis moins anormal, on ne retrouve une
lésion que dans environ 75% des cas.
Faux négatifs
La pratique d'une cytologie vaginale ne doit pas faire
oublier que le premier temps est l'examen gynécologique
au spéculum avec une exposition correcte du col qui doit
être examiné à l'œil nu.
La plupart des faux négatifs sont dus à des prélèvements de
mauvaise qualité (mauvaise exposition du col,
prélèvement hémorragique, peu de cellules de la
jonction), plus rarement à une erreur d'interprétation.
Les laboratoires de cytologie ont mis en œuvre des
procédures qualité, notamment des relectures de frottis
au hasard. Une bonne formation des cytologistes et une
pratique fréquente (et notamment des techniciennes de
cytologie) reste la meilleure garantie contre le taux de
faux négatifs. 
Peut-on réaliser un frottis
durant la grossesse ?     
OUI. Il n'y a pas de risque à effectuer un frottis
durant la grossesse et notamment pas de risque
infectieux ou de risque de fausse couche.
Lorsque le frottis est effectué durant la grossesse, il
n'est pas toujours aisé de réaliser un diagnostic
précis (modifications cellulaires d'origine
hormonale).
La découverte d'anomalies cytologiques doit donc
faire réaliser une colposcopie avec biopsies.
En cas de lésion, le traitement est le plus souvent
reporté après l'accouchement.      
Le frottis a-t-il encore un
intérêt chez la femme
ménopausée ?   
OUI. Il est nécessaire de continuer le dépistage du cancer du col
de l'utérus après la ménopause.
Du fait de la modification de l'équilibre hormonal, la ménopause
entraîne une atrophie des muqueuses du col et du vagin.
L'orifice externe du col diminue de diamètre et peut même
disparaître, d'où la difficulté parfois de réaliser un frottis
satisfaisant.
Or, il n'est pas rare de découvrir des lésions du col de l'utérus
après la ménopause.
Ces lésions n'étant pas facilement accessibles et visibles, la
colposcopie est souvent nécessaire.      
Un frottis est-il encore
utile chez une femme qui
a eu une hystérectomie
totale ?     
OUI, car certaines zones au niveau du vagin peuvent
encore abriter des lésions.      
Quelles sont les attitudes
fréquentes des femmes vis
à vis du dépistage du
cancer du col ?   
s ou non consiste à croire qu'elles ne sont pas
concernées par le cancer du col de l'utérus ou qu'elles ne
font pas partie de la population à risque et que donc
toute prévention (consultation gynécologique + frottis)
est inutile.
L'autre erreur consiste à s'inquiéter plus que de raison
devant un résultat de frottis anormal et notamment
lorsqu'existe une infection HPV.      
Existe-t-il une prévention du
cancer du col de l'utérus ?  
OUI. L'HPV (virus sexuellement transmissible) étant le
facteur identifié comme étroitement associé au cancer
du col de l'utérus, l'utilisation du préservatif est
recommandée en cas de partenaires sexuels multiples.
Dans le cadre du dépistage, le frottis et le test HPV
permettent chacun, mais aussi par leur combinaison,
la meilleure couverture actuelle du risque de cancer et
donc la meilleure prévention.
Par ailleurs, la mise au point d'un vaccin anti-HPV est
actuellement à l'étude.
   
Pourquoi la meilleure
prévention est constituée
par la combinaison du
frottis et du test H.P.V ? 
L'HPV est reconnu comme étant le facteur de risque
étroitement associé au cancer du col de l'utérus.
Ainsi, un frottis dans lequel on détecte la présence
d'HPV et notamment des HPV dits à risque incitera à
une plus étroite surveillance et à une prise en charge si
l'on ne constate pas de régression spontanée de
l'infection (ce qui est le cas le plus fréquent).