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LES SUPPORTS DE TRANSMISSION

Les supports métalliques


Définitions

• Définition 1   On appelle ligne tout support physique de


transmission constitué d'un milieu matériel fini.
• On trouve différentes formes de lignes. Les plus courantes sont
la paire torsadée constituée de deux conducteurs arrangés en
hélice, la quarte (DM et étoile) formée par 2 paires torsadées et
la paire coaxiale formée de deux conducteurs concentriques
séparés par un isolant.
• Définition 2   On appelle câble de transmission, tout support
physique constitué d'un ensemble de lignes.
• En raison de leur coût modeste, les câbles sont utilisés
abondamment en télécommunications: câble téléphonique, câble
informatique à paires torsadées, câble TV à paire coaxiale, ...
Pour un nombre élevé de communications
téléphoniques, les lignes sont regroupées en
quartes étoiles en fils de cuivre de 0,4 à
0,8 [mm] de diamètre. Le câble enterré ainsi
conçu peut contenir plusieurs centaines de
paires isolées par du polyéthylène.
Le câble coaxial
Un câble coaxial est constitué d'une partie
centrale en cuivre (appelée âme), enveloppée
d’un isolant, puis d'un blindage métallique
tressé et enfin d'une gaine extérieure
Le câble coaxial
Pour éviter les perturbations dues aux bruits externes, on utilise
deux conducteurs métalliques cylindriques de même axe
séparés par un isolant. Le tout forme un câble coaxial
Ce câble présente de meilleures performances que la paire
torsadée : affaiblissement moindre, transmission de signaux
de fréquences plus élevées, etc.
La capacité de transmission d’un câble coaxial dépend de sa
longueur et des caractéristiques physiques des conducteurs et
de l’isolant. Sur 1 km, un débit de plusieurs centaines de
Mbit/s peut être atteint. Sur des distances supérieures à 10
km, l’atténuation des signaux réduit considérablement les
débits possibles. C’est la raison pour laquelle onutilise
désormais les fibres optiques sur les liaisons grandes
distances.
PROPAGATION
La transmission de données sur un support
physique se fait par propagation d'un phénomène
vibratoire. Il en résulte un signal ondulatoire
dépendant de la grandeur physique que l'on fait
varier:
dans le cas de la lumière il s'agit d'une onde
lumineuse
dans le cas du son il s'agit d'une onde
acoustique
dans le cas de la tension ou de l'intensité d'un
courant électrique il s'agit d'une onde électrique
...
PROPAGATION
Les supports physiques de transmissions sont les éléments
permettant de faire circuler les informations entre les
équipements de transmission. On classe généralement ces
supports en trois catégories, selon le type de grandeur
physique qu'ils permettent de faire circuler, donc de leur
constitution physique:
Les supports filaires permettent de faire circuler une
grandeur électrique sur un câble généralement métallique
Les supports aériens désignent l'air ou le vide, ils
permettent la circulation d'ondes électromagnétiques ou
radioélectriques diverses
Les supports optiques permettent d'acheminer des
informations sous forme lumineuse.
PROPAGATION
Selon le type de support physique, la grandeur physique a une
vitesse de propagation plus ou moins rapide (par exemple le
son se propage dans l'air à une vitesse de l'ordre de 340 m/s
alors que la lumière a une célérité proche de 300 000 km/s).

Conséquence : i l existe un temps de « transport »

Par exemple la transmission d’une chaine de TV via un satellite


de télécommunication prend 2. 36000/300000 = 0,24s sans
tenir compte des temps de conversions.
• Dans l'air ou le vide, la vitesse de propagation d'une
onde électromagnétique (célérité)
• est de C = 3 108 m/s (299 792 458 m/s)
• Dans un coaxial ou une fibre optique on observe que v
≈ 2 108 m/s
• Dans une paire torsadée v varie 0,5 à 2 108 m/s
• La longueur d'onde est définie par λ = v/f, celle-ci sera
souvent inférieure à la longueur du support de
transmission et donc, induira éventuellement des
phénomènes d'écho...
CARACTERISTIQUES GENERALES DES CABLES
METALLIQUES

les lignes constituées de cuivre possèdent des


propriétés électriques qui, au niveau
macroscopique, s'expriment principalement
par une résistance, un effet capacitif et un
effet inductif.
Modélisation d’une ligne

Une ligne peut être assimilée à une succession


de tronçons de longueur dx. Le
quadripôle équivalent est composé des
paramètres R,L,G,C
Caractéristique de la Résistance
• Résistance
• L'atténuation d'une ligne dépend essentiellement
de R (pertes joules), R dépend : de la résistivité du
matériau (généralement du cuivre dont ρ = 1.65
10-8 Ω.m à 1.85 10-8 Ω.m selon la composition,
habituellement 1.7 10-8 Ω.m).
• de la section (R=ρ/s).
• de la température.
• de la fréquence (effet pelliculaire).
Effet de la température

• R=R0[1+a(θ−θ0)] avec a=3,93 10-3 /°C pour le


cuivre.
• si R à 20°C vaut 1kΩ à 50°C R devient 1.118 kΩ
!
Effet pelliculaire

• Dans le cas du courant alternatif, la densité de


courant dans la section du conducteur n'est
pas constante (phénomène
électromagnétique). Le courant se répartit
exponentiellement de la surface vers
l'intérieur.
• Pour une densité de 1 à la surface, celle ci est
de 1/e à une distance δ .
Effet pelliculaire
• On considère que l'épaisseur utile est définie par δ
(si δ << rayon).

avec

et
• Exemples (câbles cuivre) :
f=50Hz , δ = 9.3mm
f=10MHz, δ = 20 μm
Effet pelliculaire
• Pour un conducteur cylindrique en H.F.(δ<< D)
section s = π D δ d'où
PAIRES SYMETRIQUES BIFILAIRES

• Les Paramètres primaires


• Résistance
• Un fil de cuivre de section s présente une
résistance au courant de valeur
R=ρl/s  
où  ρ  et l désignent respectivement la résistivité du
conducteur et la longueur du fil. Ce paramètre,
différent pour tout fil, a une influence directe sur
l'atténuation de l'onde transportée.
R dépend du diamètre des conducteurs et de la fréquence
En BF:

En HF: effet pelliculaire : s ≈ 2πrδ (périmètre x δ)


• L’inductance (voir le cours support de
transmission)
L décroît très légèrement avec la fréquence.

D = écart entre des axes des conducteurs,


r = rayon, μ0 = 4π10-7
• Capacité (voir cours supports de transmission)
C dépend des isolants et de l'écartement des
conducteurs (qqs pF/m).
• D = écart entre des axes des conducteurs,
r=rayon, ε=ε0εr
• ε0=1/36π109
Les paramètres secondaires
Les paramètres primaires ne modélisent la ligne que d'une
manière grossière. On leur préfère souvent des paramètres
dits secondaires  pour déterminer les propriétés du
support.
1. l’impédance caractéristique
C'est une donnée complexe qui représente l'impédance
d'entrée d'une ligne qui serait connectée à sa sortie sur
une impédance égale à Zc. En pratique, on doit
absolument tenir compte de la valeur de l'impédance lors
du raccordement de lignes ou d'équipements à un réseau.
Paramètres secondaires
• Zc=

• 2- l’exposant de propagation

=
Les paramètres secondaires
• Par définition :   =    où
 = affaiblissement linéique en Néper/mètre [Np/m]
= déphasage linéique (en [rad /m])
 représente les pertes subies par le signal
électrique lors de la propagation le long de la
ligne.    
Paramètres secondaires
est lié à la longueur d'onde et à la vitesse de
propagation v de l'onde électromagnétique
dans le support par:
• = =
La diaphonie

• Lorsque deux lignes sont spatialement


proches, il peut exister une influence parasite
entre les signaux d'information qui sont
véhiculés sur chaque voie. Cette perturbation
est appelée diaphonie.
•    
La diaphonie
• Selon que la ligne perturbatrice provoque un
parasite vers l'une ou l'autre des extrémités de
la ligne parasitée, on parle
de paradiaphonie ou de télédiaphonie
La fibre optique
• Constitution
• Une fibre optique est constituée d'un cylindre
de verre très mince (2 à 100 [ m])
appelé coeur, dans lequel se propage la
lumière émise par une diode
électroluminescente ou une source laser,
entouré d'une gaine également de verre
appelé gaine optique. Le tout est entouré
d'une gaine extérieure de protection.
La fibre optique
• La lumière visible va de 0,4μm (violet) à 0,7μm
(rouge). Les infrarouges sont utilisés dans les
fibres optiques (0,85μ ; 1,3μ et 1,5μm
principalement). La fréquence de la porteuse
est donc très élevée (f=c/).
• La vitesse de propagation de la lumière dans un
milieu dépend de l'indice de réfraction de ce
milieu.
• V=célérité/n
Quelques indices

• vide : n0 = 1
• Air : n = 1,000293
• Verre : n = 1,5 à 1,8
• Plastique : n = 1,50
• Eau : n = 1,33
La fibre optique
• Une fibre optique est un fil de verre
transparent très fin qui a la propriété de
conduire la lumière.
• utilisation des IR et fréquences visibles car la
longueur d’onde doit être inférieure ou égale
au diamètre de la fibre optique soit de l’ordre
du μm à la centaine de micromètre.
La fibre optique
• La fibre optique est utilisée pour conduire de la
lumière entre deux lieux distants de plusieurs
centaines, voire milliers, de kilomètres.
• Elle a un débit d'informations nettement
supérieur à celui des câbles coaxiaux et
supporte un réseau « large bande » par lequel
peuvent transiter aussi bien la télévision, le
téléphone, ou les données informatiques.
Principe de la transmission par fibre optique

Lorsqu'un rayon lumineux entre dans une fibre


optique à l'une de ses extrémités avec un
angle adéquat, il subit de multiples réflexions
totales internes. Ce rayon se propage alors
jusqu'à l'autre extrémité de la fibre optique,
en empruntant un parcours en zigzag. La
propagation de la lumière dans la fibre peut se
faire avec très peu de pertes même lorsque la
fibre est courbée.
Fibre optique
• Dans le domaine des télécommunications optiques,
le matériau privilégié est la silice très pure
• elle présente des pertes optiques très faibles.
• Quand l'atténuation n'est pas le principal critère de
sélection, on peut également mettre en œuvre des
fibres en matière plastique.
• Un câble de fibres optiques contient en général
plusieurs paires de fibres, chaque fibre conduisant
un signal
Principe de réfraction

• Le principe de fonctionnement d'une fibre optique


repose sur le transmission guidée de la lumière.
Supposons un rayon lumineux incident issu d'un milieu
d'indice de réfraction n1 tombant sur une surface le
séparant d'un milieu d'indice n2 
  
Principe de la réfraction
Principe de réfraction
• (a) angle d'incidence normal, et angle de réfraction
associé
• (b) angle d'incidence dit critique. L'angle de réfraction
est maximal, c'est à dire de 90°
• (c) un angle critique supérieur à l'angle critique, on a
donc une réflection totale interne
• si n2 < n1 on a θ2 > θ1, il existe alors un angle θ1 limite
au-delà duquel on passe de la réfraction à la réflexion
totale.
• θ2max = 90° d'où θ1limite = Arc sin n2/n1
L’ouverture numérique
Le cône d’acceptance
• On peut noter ici la présence de 2 angles
d'incidence limite, de part et d'autre de l'axe
de la fibre optique.
Ces 2 angles limites représentent un cône: Le
cône d’acceptance
ON
• L’ouverture numérique de la fibre est le sinus
de l'angle d'entrée maximal de la lumière dans
la fibre pour que la lumière puisse être guidée
sans perte, mesuré par rapport à l'axe de la
fibre. L'ouverture numérique est égale à:
Propagation de la lumière

• Lorsqu'un faisceau lumineux heurte obliquement la


surface qui sépare deux milieux plus ou moins
transparents, il se divise en deux : une partie est réfléchie
tandis que l'autre est réfractée, c'est à dire transmise dans
le second milieu en changeant de direction. L'indice de
réfraction est une grandeur caractéristique des propriétés
optiques d'un matériau. Plus l'indice est grand, et plus la
lumière est lente. Ainsi, dans l'air, la vitesse de la lumière
est à peu près égale à Cv.
Propagation de la lumière
• C'est ce principe qui est utilisé pour guider la
lumière dans la fibre. La fibre optique
comprend ainsi deux milieux : le coeur, dans
lequel l'énergie lumineuse se trouve confinée,
grâce à un second milieu, la gaine, dont
l'indice de réfraction est plus faible.
LES DIFFÉRENTES FIBRES
• MULTIMODE et MONOMODE
Différentes familles de fibre optique utilisées en télécommunications.
Les fibres optiques peuvent être monomodes

ou multimodes,
à saut d'indice

ou à gradient d'indice.
Jacques Guittard
Fibre multimode à saut d’indice
• La fibre multimode à saut d'indice est la fibre la plus
ordinaire. C'est ce type de fibre qui est utilisé dans les
réseaux locaux de type LAN.
Etant donné que la fibre à saut d'indice est multimode, il
existe plusieurs modes de propagation de la lumière au
sein de son cœur de en verre

Il existe dans cette fibre une très grande variation entre


l'indice de réfraction du cœur et de la gaine
• C'est pour cela que les rayons lumineux se propagent par
réflexion totale interne en "dent de scie".
Saut d’indice
• La fibre à saut d'indice possède un coeur très large.
L'atténuation sur ce type de fibre est très
importante comme on peut le voir sur la différence
des impulsions d'entrée et de sortie.

• Débit: environ 100 Mbit/s


Portée maximale: environ 2 Km
Affaiblissement: 10 dB/Km
Fibre multimode à gradient d’indice

• La fibre multimode à gradient d'indice est elle


aussi utilisée dans les réseaux locaux. C'est
une fibre multimode, donc plusieurs modes de
propagation coexistent. A la différence de la
fibre à saut d'indice, il n'y a pas de grande
différence d'indice de réfraction entre coeur et
gaine.
Gradient d’indice
• le coeur des fibres à gradient d'indice est
constitué de plusieurs couches de matière
ayant un indice de réfraction de plus en plus
élevé.
Ces différentes couches de silice de densités
multiples influent sur la direction des rayons
lumineux, qui ont une forme elliptique.
Gradient d’indice
• La fibre à gradient d'indice possède un coeur
de taille intermédiaire.
L'atténuation sur ce type de fibre est moins
importante que sur les fibres à saut d'indice. 

• Débit: environ 1 Gbit/s


Portée maximale: environ 2 Km
Affaiblissement: 10 dB/Km
Fibre monomode
• La fibre monomode est la meilleure fibre
existante à l'heure actuelle. C'est ce type de
fibre qui est utilisé dans les coeurs de réseaux
mondiaux.
Un seul mode de propagation de la lumière
existe : c'est le mode en ligne droite.
monomode
• La fibre monomode possède un coeur très fin,
de la taille d'un cheveux !
L'atténuation sur ce type de fibre est quasi
nulle, c'est ce qui en fait sa force. 

• Débit: environ 100 Gbit/s


Portée maximale: environ 100 Km
Affaiblissement: 0,5 dB/Km
caractéristiques
• Généralement utilisé pour de courtes distances : fibre
multimode: à saut d'indice (débit <50Mb/s) et à
gradient d'indice(débit <1Gb/s) .
• Les fibres multimodes ont un diamètre de coeur
important (de 50 à 85 microns).
• Un rayon lumineux pénétrant dans le coeur de la fibre,
à l'une de ses extrémités, se propage
longitudinalement jusqu'à l'autre extrémité grâce
aux réflexions totales qu'il subit à l'interface entre le
verre de coeur et le verre de gaine .
caractéristiques
• Généralement utilisée pour les grandes distances, les
fibres monomodes ont un diamètre de coeur (10
microns), faible par rapport au diamètre de la gaine
(125 microns) et proche de l'ordre de grandeur de la
longueur d'onde de la lumière injectée. L'onde se
propage alors sans réflexion et il n'y a pas de
dispersion nodale.
• Le petit diamètre du coeur des fibres monomodes
nécessite une grand puissance d'émission qui est
délivrée par des diodes-laser.
Propagation de la lumière dans les trois types de fibres
FIBRE OPTIQUE
• LA CHAINE DE TRANSMISSION

Jacques Guittard
FIBRE OPTIQUE
AVANTAGES
• IMMUNITÉ E.M.
• PAS D'ÉMISSION E.M.
• BANDE PASSANTE ÉLEVÉE
• ATTÉNUATION FAIBLE
• POIDS ET DIMENSIONS RÉDUITS
• ENTRETIEN
• DURABILITÉ
POIDS ET DIMENSIONS RÉDUITS
• GRAND NOMBRE DE
LIGNES DANS UN
CÂBLE
Les limitations

• Trois principaux phénomènes affectent une


onde électromagnétique lors de sa
propagation
L’attenuation

• L'atténuation est un phénomène équivalent à


une perte d'énergie du signal se propageant.
On l'exprime généralement en [dB] par
kilomètre.
L’attenuation
• Sur des distances supérieures à 10 km,
l’atténuation des signaux réduit
considérablement les débits possibles. C’est la
raison pour laquelle on utilise désormais les
fibres optiques sur les liaisons grandes
distances.
L’attenuation
• Le principal atout des fibres optiques est
l’atténuation extrêmement faible.
• De nos jours, la maîtrise des procédés de
fabrication ont permis d’atteindre couramment
une atténuation aussi faible que 0.2 dB/km à 1
550 nm : après 100 km de propagation, il
restera donc encore 1% de la puissance
initialement injectée dans la fibre, ce qui peut
être suffisant pour une détection.
ATTÉNUATION FAIBLE
• GRANDE DISTANCE
Faible atténuation du signal : 0,2 dB/km pour
une fibre optique

pour un câble cuivre on a une forte atténuation


du signal : 20 dB/km et plus
Grande séparation entre les répéteurs pour les
longues distances : 100 km
Alors que le cuivre nécessite des répéteurs
rapprochés : 1 km
La dispersion

• La dispersion est le phénomène à l'origine


d'un étalement de l'onde, ce qui dans le cas de
communications numériques, se répercute par
une confusion entre symboles successifs.
La dispersion
• Dans une fibre, un rayon à la limite de
réflexion va parcourir une distance plus
grande qu'un signal dans l'axe. Une impulsion
à l'entrée de la fibre génère une multitude de
rayons (modes) qui partent ensemble mais
n'arrivent pas tous en même temps.
le bruit

• Il est totalement impossible d'éviter un


bruit dans un système de communications. En
fait, les équipements génèrent eux-mêmes un
bruit. À cela vient se rajouter le bruit du canal.
Le bruit
• Aujourd'hui, on préfère utiliser des techniques
de transmission numériques pour contrer les
effets d'un bruit additif de canal. On peut ainsi
espérer un taux d'erreur de l'ordre de 10-
12
 pour une transmission sur fibre optique
et10-7 sur une paire de cuivre.
avantages
• Les avantages de la fibre optique sont
nombreux : diamètre extérieur de l’ordre de
0,1 mm, poids de quelques grammes au
kilomètre. Cette réduction de taille et de poids
la rend facile à utiliser. En outre, sa très grande
capacité permet la transmission simultanée de
nombreux canaux de télévision, de
téléphone…
avantages
• Les points de régénération des signaux sont
plus éloignés (jusqu’à 200 km), du fait de
l’atténuation moindre de la lumière. Par
ailleurs, elle résiste bien aux écarts de
température.
avantages
• Enfin, l’insensibilité des fibres aux parasites
électromagnétiques est un avantage très
apprécié, puisqu’une fibre supporte sans
difficulté la proximité d’émetteurs
radioélectriques. On peut l’utiliser dans des
environnements perturbés (avec de puissants
champs électromagnétiques, par exemple).
connectique
• Le transceiver optique a pour fonction de
convertir des impulsions électriques en
signaux optiques véhiculés au coeur de la
fibre. A l'intérieur des deux transceivers
partenaires, les signaux électriques seront
traduits en impulsions optiques par une LED et
lus par un phototransistor ou une photodiode.
On utilise une fibre pour chaque direction de
la transmission.
connectique
• Les émetteurs utilisés sont de trois types:
• - Les LED Light Emitting Diode qui
fonctionnent dans l'infrarouge (850nm).
• - Les diodes à infrarouge qui émettent dans
l'invisible à 1300nm
• - Les lasers, utilisés pour la fibre monomode,
dont la longueur d'onde est 1310 nm ou
1550nm
Le décibel et le Neper
• Définition du décibel
Le bel (symbole B) sert à exprimer le rapport
de deux puissances par le logarithme décimal
de ce rapport. En pratique, on emploie le
décibel (symbole dB) qui est le dixième du bel.
La relation entre un rapport de courants ou de
tensions et le rapport des puissances
correspondantes dépend des impédances
Décibel-Neper
• Par exemple, si P1 et P2 sont deux puissances,
leur rapport exprimé en décibels est:
10 log (P1 / P2)
Si P1 et P2 représentent les puissances dissipées
par les courants I1 et I2 dans les résistances R1
et R2:
Niveaux absolus
Niveau absolu de puissance

• Niveau absolu de tension


Niveaux absolus
• Le niveau absolu de puissance est exprimé en
dBm
• Le niveau absolu de tension est exprimé en
dBu
• Les niveaux de puissance ou de tension
(relatifs a des rapports de puissances ou de
tensions quelconques) sont exprimés en dB.
• Ex: affaiblissement, amplification…
Gain (affaiblissement) en puissance

formule générale
Gain exprimé à partir des tensions

La mesure d'une tension à l'entrée ou à la


sortie d'un ampli ou d'un atténuateur est
beaucoup plus facile que celle d'une
puissance. C'est pourquoi on essaie toujours
de calculer les gains à partir du rapport de
tension Us/Ue.
Gain (Affaiblissement)exprimé à partir des tensions

Cette méthode est valable à condition que l'entrée et la sortie


aient la même impédance.
Les formules qui permettent le calcul de G et A sont:

Aussi bien pour un rapport de puissances ou de tensions,


l’unité de A et G est le dB
• un gain négatif est un affaiblissement positif et
inversement.
• G=-2dB signifie que A=2dB
• A=-4dB signifie G=4dB
• Par convention une quantité négative représente un
affaiblissement et une quantité positive représente un
gain

Exemple: -5db représente A=5dB


3dB représente G=3dB
Niveau en Neper
Gain (affaiblissement) exprimé en Np
Relation entre le Neper et le dB

1 Np  8,686 dB
1 dB  0,1151 Np
LA MODULATION
• Nécessité de la modulation
• Le transport direct de l’information en bande de base (dans
sa fréquence d’origine) est impossible, à cause de plusieurs
raisons.
• Les signaux qu’on veut généralement transmettre,
appartiennent généralement à la plage des basses
fréquences, donc ils ne peuvent pas se propager pour des
longues distances.
• La longueur de l’antenne nécessaire pour capter un signal
varie inversement avec la fréquence, et elle est énorme
pour les fréquences des signaux de la parole par exemple
LA MODULATION

Pour contourner ces problèmes on utilise un


signal de haute fréquence qu’on appelle la
porteuse et dans lequel on place l’information
à transmettre, c’est la modulation.
LA MODULATION
• Définition de la modulation
• La modulation consiste à placer le signal qui
représente l’information (signal modulant) à
transmettre, sur un autre signal (La porteuse)
dont la fréquence convient pour le support de
transmission.
LA MODULATION
autre définition:
la modulation est l’adaptation de signal à
transmettre au support de transmission.
• Au niveau de la réception du signal il faut
extraire le signal utile de la porteuse, c’est
l’opération inverse, on l’appelle démodulation
Paramètres
• Soit une porteuse : p(t)=Acos(ωt+φ)
• On peut moduler un de ses paramètres par le
signal information:
• L’amplitude : la modulation d’amplitude.
• La fréquence : la modulation de phase.
• La phase : la modulation de phase
Signal analogique, signal numérique

Un signal analogique est un signal continu qui peut


prendre une infinité de valeurs, alors que le signal
numérique est un signal discret (discontinu), qui se
résume en une succession de « 0 » et de « 1 »
NUMÉRISATION D'UN SIGNAL
ANALOGIQUE
Processus de numérisation
• La valeur d'un signal analogique s'exprime en
volt, c'est-à-dire c'est une tension variable et
cette valeur peut changer à tout instant de
manière continue. Un signal numérique en
revanche, ce traduit par "0" et de "1", c'est un
nombre binaire ou une collection de nombre
binaire.
• La numérisation d'un signal consiste à
convertir un signal analogique porteur de
l'information porteur de l'information à une à
une séquence à caractère discret issu d'un
alphabet et qui sont les nombres. Cette
conversion comporte 3 opérations
fondamentales:
Echantillonnage
Quantification des échantillons obtenus
Le codage des échantillons quantifiés.
L’échantillonnage
• L'échantillonnage consiste à prélever
l'échantillon di signal analogique à un
intervalle périodique. Tout se passe comme ci
un interrupteur laisse passer le signal
(interrupteur fermé) pendant Ø secondes et
bloqué (interrupteur ouvert) pendant Te-Ø
secondes au rythme d'une horloge de période
Te.
L’échantillonnage
L’échantillonnage

La période d'échantillonnage Te ne peut prendre


une valeur quelconque car il faut prélever
suffisamment les échantillons pour ne pas perdre
l'information contenue dans le signal S(t).
Un théorème de Shannon permet de déterminer
la fréquence d'échantillonnage minimale
(également appelée fréquence Nyquist).
Théorème de Shannon
• Fe min(Hz) est la valeur minimale théorique de
fréquence d'échantillonnage valant au minimum
deux fois la fréquence maximale du spectre du
signal à échantillonner.
Soit S(t) un signal donc le spectre est à bande
limitée [-B;+B], S(t) peut être reconstitué à partir
de ces échantillons Se(Te), à condition que Te soit
supérieur ou égale à 2B.
Supposons que le spectre audible s'étend de
20Hz à 20KHz, la fréquence d'échantillonnage de
sera au moins de 40KHz.
La quantification
La quantification
• Une fois que l'amplitude du signal a été
échantillonnée et qu'une valeur a été
obtenue, l'étape suivante ayant pour but de
réduire cette valeur à une forme numérique
consiste à quantifier cette valeur en
l'arrondissant à l'unité la plus proche sur une
échelle de mesure étudiée spécialement.
La quantification
• La conversion analogique numérique implique
également après échantillonnage une
opération qui consiste à remplacer la valeur
exacte analogique (PAM) MIC de l'échantillon
par la plus proche valeur approximative
extraite d'un ensemble fini. Cette opération
s'appelle la quantification
• Par exemple supposons que la différence
entre l'amplitude maximale possible ou
admissible et l'amplitude minimale
(habituellement zéro) soit définie et que cette
différence soit alors divisée en 10 parties
égaux. Chaque échantillon est alors arrondi au
plus proche de ces 10 paliers et un nombre
entre 1 et 10 enregistré.
• Les suites d'échantillon ont aussi été réduites
en des suites des nombres. Il est maintenant
possible de parler d'information numérique.
Pour cela la plage de conversion du signal est
subdivisée en q intervalles. En essayant un
signal de valeur xi lorsque l'amplitude
appartenant à la plage.
• Si la valeur du signal xi est médiane et
maximale, on parle de quantification par
arrondi et si xi est la valeur minimale, on parle
de quantification par troncature.
Si l'intervalle de quantification est constant sur
une plage de valeur allant de 0 à 2B alors la
quantification est dite linéaire.
paramètres d'une quantification uniforme

• Les paramètres d'une quantification uniforme


sont:
• q : le pas de quantification (Volt)
• V : la plage de quantification (Volt)
• B : nombre de bit de la représentation
numérique
• Nombre de valeur représentée : 2B = V/q
• En conclusion, un signal quantifié évolue dans
un continu mais ne peut prendre que de
valeur de tension quantifiées.
Chaque valeur isolée est ensuite convertie en
grandeur binaire. Il se pose alors le problème
de la précision, chaque valeur échantillonnée
sera approchée par la valeur la plus proche.
Bruit de quantification

• La valeur exacte des différents échantillons n'est


pas utilisée, on se contente de rapprocher chaque
échantillon à une échelle de 2B niveaux appelés
échelle de quantification. Il n'y a donc qu'un
ensemble de 2B possible pour les échantillons
quantifiés. L'erreur systématique que l'on connaît
en assimilant la valeur réelle de l'échantillon au
niveau de la quantification la plus proche est
appelée bruit de quantification. Ce bruit de
quantification est déterminé par:
Quantification non uniforme

• Pour la modulation MIC, les chaînes de


quantification sont à 256 niveaux.
L'approximation de la courbe se fait à l'aide de
la mise bout à bout de deux courbes
élémentaires: Une partie linéaire et une partie
logarithmique.
• Il faut remarquer que dans le cas de la
quantification uniforme, le signal sur bruit
(S/B)q est normalement faible pour les signaux
de faible amplitude, mais élevé pour les
signaux de forte amplitude.
• Pour obtenir un S/B normal dans toute la
plage, il faut choisir un pas de quantification
qui est fonction du niveau du signal. On peut
procéder de la manière suivante. Le signal est
d'abord compressé avant d'être quantifié.
Pratiquement deux lois dite "lois de
compression" sont utilisées: La loi Américaine
(µ) et la loi Européenne (A).
Approximation de la loi A

Dans cette formule de la loi A, A=87,6 donne


un décalage de 24db entre la loi A et la loi
linéaire. La courbe symétrique par rapport à
l'origine est approximée par une succession de
13 segments: la loi de compression à 13
segments.
Le codage

 
Le codage consiste à représenter l'amplitude de
chaque échantillon par un nombre binaire de bit.
La suite de nombre binaire est ensuite transmise
en série (un nombre par période
d'échantillonnage).
On voit bien que pour traduire le plus fidèlement
possible le signal analogique, il faudra prendre
un très grand nombre de mesure.

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