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REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

UNION – DISCIPLINE - TRAVAIL

ATELIER DE FORMATION :
ATELIER DE FORMATION :
 « L’EFFICACITE ENERGETIQUE
 « L’EFFICACITE ENERGETIQUE
DANS LES BATIMENTS»
DANS LES BATIMENTS»

Module7 :
Module 7 :
 « LES BATTERIES DE
 « LES BATTERIES DE
CONDENSATEUR »
CONDENSATEUR »
Formateur :
DOSSO Moussa
INGÉNIEUR ÉNERGÉTICIEN
mousdosso@yahoo,ca // 07 90 08 95

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SOMMAIRE
I. Pourquoi Compenser ?
II. Incidences des harmoniques sur les condensateurs
III. Comment compenser ?
III.1. Puissance réactive à installer
III.2. Compensation fixe ou automatique
IV. Les contraintes d’une installation
IV.1. Les Disjoncteurs
IV.2. Les câbles
IV.3. Les températures
IV.4. Le socle
V.Vérification de la compensation
- L’effectivité de la compensation
- Les protections
- Les câbles
- La température 2
I. POURQUOI COMPENSER ?
De nombreux récepteurs (transformateurs, moteurs, climatiseurs,
ballasts de tubes fluorescents…) consomment de l'énergie réactive.
Compenser celle-ci, c'est fournir l'énergie réactive à la place du réseau
de distribution par l'installation d'équipements de compensation.
Les avantages qui en résultent se traduisent par :
 une économie sur les équipements électriques, par une diminution de

la puissance appelée
 une augmentation de la puissance disponible au secondaire des

transformateurs
 une diminution des chutes de tension et des pertes Joule dans les

câbles
 une économie sur les factures d'électricité, en supprimant les

consommations excessives d'énergie réactive. 3


II. INCIDENCES DES HARMONIQUES SUR LES CONDENSATEURS

Lors du placement d'une batterie de condensateurs, il faut effectuer


une vérification de la présence d'harmoniques dans l'installation.
Certains récepteurs (moteurs à vitesse variable, convertisseurs
statiques, machines à souder, fours à arc, tubes fluorescents...)
injectent des harmoniques qui surchargent les condensateurs.
Celles-ci peuvent endommager les batteries de condensateurs et
provoquer des surtensions dangereuses pour l'installation. Elles
peuvent être à l'origine du "claquage des condensateurs".
Il est alors indispensable de bien déterminer le type d'équipement
de compensation comme détaillé dans le paragraphe ci-dessous :
 Type standard

 Type H (condensateurs surdimensionnés)

 Type SAH (condensateurs surdimensionnés associés à des selfs de

protection). 4
III. COMMENT COMPENSER ?

III.1. Puissance réactive à installer


La puissance de l'équipement Q (kVar) se calcule de deux
façons :
 à partir de l'énergie réactive facturée : facture mensuelle et

feuillet de gestion(1)
 à partir de la puissance active et du facteur de puissance de

l'installation :
 Q (kVar) = P (kW) x (tan φ - tan φ')

 tan φ correspond au cos φ de l'installation avant compensation et

 tan φ' correspond au cos φ' souhaité avec compensation.

Remarque : si Q > 1000 kVar, il peut être envisagé de


compenser au niveau moyenne et haute tension.
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III.2. COMPENSATION FIXE OU AUTOMATIQUE

Dans le cas de la compensation globale ou par


ateliers, le critère de Q/Sn permet de choisir entre
un équipement de compensation fixe ou
automatique. Le seuil de 15% est une valeur
indicative conseillée pour éviter les effets de la
surcompensation à vide :
 Q/Sn <= 15% : compensation fixe

 Q/Sn > 15% : compensation automatique.

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 Aux systèmes :
 système de climatisation, de chauffage de production ECS,...,
 tarifs appliqués, unités de comptage,
 régimes de fonctionnement,
 schémas d’installation et de régulation,
 améliorations apportées,
 ...
 Aux occupants :
 type d’activité,
 horaires d’occupation,
 confort souhaité,
 zonage des activités,
 ...
Bien sûr, toutes ces données ne sont pas indispensables pour établir une
comptabilité énergétique mais l'existence d'un tel inventaire permet une bonne
organisation du diagnostic énergétique. 7
Etape 2 : BILAN ÉNERGÉTIQUE
A la suite de l’inventaire, on réalise un bilan
énergétique. Il s’agit de mesurer les consommations
d’énergie de chaque poste du bâtiment et d’en évaluer
l’efficacité. Cette évaluation se fait à plusieurs niveaux :
 Mesure de la consommation énergétique : Avec un

enregistreur d’énergie, on relèvera la consommation sur


une période significative. On aura les kWh. A défaut
d’un enregistreur d’énergie on utilisera un enregistreur
de courant. Par le calcul on obtiendra la consommation
ultérieurement.

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IV. LES CONTRAINTES D’UNE
INSTALLATION
IV.1. Les Disjoncteurs
Leur calibre doit être choisi, pour permettre un réglage de la
protection thermique, à :
 1,36 x In (1) pour les équipements standards

 1,43 x In pour les équipements type H

 1,12 x In pour les équipements type SAH - accord 2,7


 1,19 x In pour les équipements type SAH - accord 3,8

 1,31 x In pour les équipements type SAH - accord 4,3.

Les seuils de réglage de protections de court-circuit (magnétique)


devront permettre de laisser passer les transitoires d’enclenchement :
 10 x In pour les équipements standard, type H ou type SAH.
 (1) In =Q ÷ (√(3) x Un) = courant nominal sous la tension réseau Un

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Exemple

50 kVar / 400 V - 50 Hz - standard


In = 50 000 ÷ (√(3) x 400) = 72 A
Protection thermique : 1,36 x 72 = 98 A
Protection magnétique > 10 In = 720 A

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IV .2. Les câbles
Les courants
Ils doivent être dimensionnés pour un courant de 1,5 x In
minimum.
Section
Elle doit également être compatible avec :
 la température ambiante autour des conducteurs

 le mode de pose (goulotte, caniveau, …).

 Se référer aux recommandations du fabricant de câbles.

Exemple
50 kVar / 400 V - 50Hz - SAH (accord 3,8)
In = 72 A
I dimensionnement = 108 A 11
IV.3. Les températures

Les conditions de l’air ambiant autour de


l’équipement sont:
 température maximale : 40 °C
 température moyenne sur 24 h : 35 °C
 température moyenne annuelle : 25 °C
 température minimale : -5 °C

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IV.4. Le socle

Pour des installations posées au sol, un socle est


nécessaire. Ce support sera un vecteur de
refroidissement en dessous des batteries de
condensateurs.

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V. VÉRIFICATION DE LA COMPENSATION
La maintenance doit être opérer sur les installations
régulièrement. Dans cette maintenance l’opérateur devra
assurer les opérations suivantes.
 L’effectivité de la compensation
 Cette vérification se fait par la mesure de la puissance
réactive avec un wattmètre qui à la fonction de lecture des
puissances réactives.
 A défaut on pourra utiliser une méthode indirecte, avec la
méthode de calcul. On mesure la puissance Active P, on calcul
la puissance apparente S après la mesure d’intensité et de la
tension. On effectue ensuite le calcul sachant que S²=P²+Q²
 On pourra aussi lire sur la facture d’électricité la tangente phi.

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V. VÉRIFICATION DE LA COMPENSATION (suite)
 Les protections
A cause des surcharges et surtensions provoqués par les harmoniques
pendant les enclenchements et les déclenchements les installations
peuvent subir des avaries. L’opérateur devra vérifier l’état de
fonctionnement des différentes protections : Disjoncteurs, Fusibles,
etc.
 Les câbles

Pour les mêmes raisons que précédemment, l’opérateur doit vérifier


l’état des câbles. Un câble peut être complètement coupé à la suite d’un
court-circuit. Il peut également avoir perdus ses propriétés du fait d’un
échauffement prolongé provoqué par une surcharge.
 La température

Pour assurer les conditions techniques liées à la température de


fonctionnement des condensateurs. L’opérateur vérifiera
l’encombrement du local et que les batteries sont bien disposés sur
leurs socles. 15

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