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COURS

ECO CONCEPTION et ANALYSE


DU CYCLE DE VIE
Pr LOUHAB Krim
Historique
 le souci du développement industriel a primé sur les
objectifs de protection de l’environnement dans les pays
industrialisés

 Depuis les années 60, le constat que les activités


économiques génèrent

 des atteintes à l'environnement (déchets, fumées d'usine,


pollutions des cours d'eau, etc.)
 et de la surexploitation des systèmes naturels

Surtout avec une croissance économique et démographique


exponentielles
 À la fin des années soixante, le Club de Rome
lance un cri d'alarme sur le constat de la dégradation
de l'écosystème et créé le slogan "croissance zéro

En 1972, le Sommet des Nations unies sur


l'environnement de Stockholm  naissance de la
notion d'"écodéveloppement«   qui prône un mode
de développement intégrant les contraintes
environnementales
En 1987, Madame Gro Harlem Brundtland, présidente de la
Commission mondiale sur l'environnement et le
développement, définit la notion de développement durable
comme étant : "Le développement durable, répond
aux besoins du présent sans compromettre les
capacités des générations futures de répondre
aux leurs".

 La protection de l'environnement comme une


priorité internationale,  d’où la nécessité de
réformer le système économique.
Le développement durable entre alors
véritablement dans la sphère politique

Il fait cependant l’objet, depuis cette période,


de débats quant à sa définition et à ses
stratégies de mise en œuvre mettant en jeu
plusieurs dimensions :

L’environnement, l’économie, le social et la


gouvernance.
Outils d’analyse et intégration
environnementale

Evaluer la performance environnementale


de d’activités managériales comme la
fabrication d’un produit, un projet
d’aménagement, activité d’une entreprise,
etc.,
 une grande variété d’outils d’évaluation
a été développée
Outils d’analyse et intégration
environnementale
L’IE regroupe deux catégories d’outils ou de processus:

A - Outils prospectifs, de gestion préventive et


anticipative de l’environnement:
 Évaluations Environnementales Stratégiques (EES)
– Évaluation environnementale sectorielle (EESec.)
– Évaluation environnementale régionale (EER)

 Étude d’Impact sur l’Environnement et Social (EIES)


– Etude d’impact environnemental et social simplifiée
– Etude d’impact environnemental et social approfondie
B- Outils de contrôle et de gestion environnementale

• Monitoring environnemental
• Plan de gestion environnementale et Sociale (PGES)
• Audit environnemental
• Système de gestion environnementale (SME)
• Analyse du cycle de vie (ACV)
Outil 1 : Evaluation environnementale
stratégique
C’est l'approche formelle qui vise à:

 évaluer les impacts environnementaux de


décisions faites au niveau de politiques, plans
et programmes et de leurs alternatives,

 présenter les résultats dans un rapport

 utiliser ces résultats dans un processus de prise


de décision transparente.
 Évaluation Environnementale
Sectorielle (EESec)

 consiste à examiner au niveau de l'ensemble


d'un secteur (énergie, mine, tourisme, etc.) les
implications environnementales d'un ensemble de
projets potentiels.
Ils aident ainsi à la sélection des options
par exemple:

Gaz au lieu de charbon au lieu d'énergie


hydroélectrique au lieu d'énergie nucléaire
au lieu de pétrole dans le domaine de
l'énergie;

Route contre rail contre air dans le


domaine des transports.
 Évaluation environnementale Régionale
(EER)

 Les EER fournissent une analyse


environnementale de l’ensemble de projet
d'investissement sont envisagés dans une région
bien circonscrite.
Evaluation environnementale stratégique :
intérêt
Son originalité est dans la dimension
spatiale qu'elle apporte et elle permet
d'examiner l'ensemble des projets potentiels
en fonction des effets cumulatifs qu'ils
peuvent avoir sur le milieu naturel et humain.
Outil 2 : Etude d'impact sur l'environnement
et social (EIES)
 L'étude d'Impact sur l'Environnement est un concept
relativement nouveau (depuis la décennie 1970: USA, 1970;
France, 1976; la Suisse, 1983; la CEE, 1985, l'Afrique, 1987)

 Toutefois, des confusions subsistent, notamment lorsque


l'EIES est assimilée à d'autres concepts comme l'Évaluation
Environnementale, l'Audit ou le monitoring environnemental.
Un impact environnemental représente
toute modification de l'environnement,
négative ou bénéfique, résultant totalement
ou partiellement [des interactions avec
l’environnement] d'un organisme »
 s’applique à un projet

 est une procédure préventive et anticipative


destinée à garantir que les intérêts de la protection
de l'environnement sont pleinement pris en compte
lors de l'élaboration du dit projet ou activité..
 étudie les effets, raisonnablement prévisibles, sur
l'environnement d'un projet ou activité de
développement.

 concerne aussi bien les effets bénéfiques que


néfastes ou adverses.
Selon la gravité des impacts d'un projet, on peut
procéder

 à une EIES complète ou EIES approfondie ou


EIES proprement dit ou

 à une EIES légère (procédure simplifiée) ou


Analyse Environnementale.

En Algérie cette procédure simplifiée est appelée


une Notice d'Impact, déclaration environnementale
L’EIES et la Notice d’impact obéissent aux mêmes règles
générales, tant au niveau de de leurs objectifs que de la
démarche d’étude.

Ils se distinguent par la mise en œuvre du principe de


proportionnalité.

La notice d’impact, qui concerne des projets de moindre


ampleur, n’exige pas forcément des études aussi approfondies
que l’étude d’impact.

Elle peut, par exemple, concerner une aire d’étude moins


vaste.
Important :

Mais, c’est surtout la sensibilité du territoire sur lequel un


projet est envisagé qui doit guider le porteur de projet :

un petit projet dans un site sensible requiert des études qui


peuvent être plus délicates, plus longues et plus onéreuses
qu’un projet plus important mais dans un site peu sensible.
 L'EIES est une évaluation qui précède la décision relative
à l'exécution du projet.

 Lorsque cette évaluation a lieu durant ou après l'exécution


d'un projet, on ne parle plus d'EIES.
 Étude d’impact environnemental (EIE) a pour
objet des installations individuelles à construire et
analyse l’impact correspond plus à une PROCÉDURE
JURIDIQUE QU’À UN OUTIL D’ANALYSE

 EIES  effectue son analyse pour UN SITE


SPÉCIFIQUE, sans considérer tout le cycle de vie
pour une évaluation sur un site spécifique, l’EIES
est mieux adapté car elle permet de considérer les
conditions spécifiques de la région
(nombre de personnes vivant près de
l’entreprise)
la distance entre l’entreprise et les quartiers
résidentielles
La présence d’écosystèmes spécifiques
Outil 3 : Monitoring environnemental

 Ce concept désigne le contrôle des impacts


attendus d'un projet afin d'améliorer les pratiques
de gestion de l'environnement.

 C'est également un instrument de mise en œuvre


des EIE, notamment pour le suivi des activités ayant
une incidence néfaste sur l'environnement.
Outil 4 : plan de gestion environnementale
et sociale (PGES)
 Également considéré comme le plan
environnemental d’atténuation ou de contrôle,
est un plan d’action ou un système qui définit
COMMENT, QUAND, QUI, QUOI ET OÙ
intégrer les mesures d’atténuation
environnementale et de contrôle dans toute la
mise en œuvre d’un projet.
 est un instrument détaillant les mesures à prendre
durant la mise en œuvre et l’exploitation d’un projet
afin d’éliminer ou de compenser les effets
environnementaux négatifs, ou de les réduire à un
niveau acceptable

donne aussi le détail des actions nécessaires afin


d’appliquer ces mesures.

 Le PGE fait partie intégrante des EIES des


projets. Mais il peut aussi être le résultat d ’un audit ou
être réalisé comme une tâche distincte
Outil 5 : Audit environnemental

 Outil de gestion utilisé surtout dans le domaine des


entreprises industrielles, le terme audit environnemental
désigne L'EXAMEN INTERNE, SYSTÉMATIQUE,
PÉRIODIQUE ET OBJECTIVE DES PRATIQUES DE
GESTION DE L'ENVIRONNEMENT au sein de l'entreprise.
Il permet

 de faciliter le contrôle opérationnel des pratiques


susceptibles d'avoir des incidences sur l'environnement,

 d'évaluer la conformité de ces pratiques avec les normes


édictées et avec les politiques environnementales de
l'entreprise,

 de mettre en évidence les impacts négatifs et d'y apporter


des mesures correctives ou des remèdes, tout cela dans le but
d'améliorer la gestion de l'environnement au sein de
l'entreprise.
 Dans la plupart des cas l'audit permet d'améliorer,
en plus de la qualité de l'environnement, les
performances techniques et la productivité de
l'entreprise: par exemple,

 réduction de la consommation d'énergie,


 recyclage et réutilisation des eaux usées ou de certaines
catégories de déchets.

 Ces avantages font que l'audit environnemental


tend aujourd'hui à se développer, en particulier dans
les pays développés, sur l'initiatives des industriels
eux‐mêmes.
Outil 6 : système de management
environnemental (SME)

C’est un moyen d’assurer la mise en œuvre efficace et


continue d’un plan de gestion environnementale et
d’assurer la conformité avec les cibles et les objectifs
environnementaux.

Le SME est généralement appliqué à une organisation ou


à un site en fonctionnement tels qu’une fabrique
industrielle, un système de transport en commun ou un
site d’évacuation des déchets.
Une caractéristique clé de tout SME efficace est la
préparation de procédures de systèmes documentés
et d’instructions pour assurer la communication
efficace et la continuité de la mise en œuvre.

Un SME peut être mis en œuvre suivant des


normes reconnue, telles que ISO 14001 et EMAS
L’établissement d’un SME implique généralement
:
• un premier examen des activités pour identifier les problèmes et pour
évaluer leur importance;

• formulation d’une politique environnementale pour l’organisation


visée;

• engagement à l’amélioration continuelle de la performance


environnementale depuis le niveau le plus élevé de la gestion;

• identification de cadre et de normes réglementaires appropriés;


• établissement d’objectifs et de cibles de performance;

• compilation d’un plan d’action pour aborder les problèmes


et atteindre les cibles;

• Production des procédures opérationnelles et


identification des responsabilités suivies de leur mise en
œuvre.
D’autres Outils d’analyse et intégration
environnementale

Analyse des flux d’une substance (AFS) Quantifie les flux et


l’accumulation dans l’environnement d’une substance
Exemple : le mercure, ou d’un groupe de substances, (exemple : les
composés inorganiques de l’azote

Analyse de risque (AR)  étudie le risque ou la probabilité d’effets


extrêmes d’une installation ou les risques liés à l’utilisation de
substances chimiques
 elle évalue si les concentrations environnementales
sont inférieures à des concentrations de non effet
Étude critique
Objet Aspects Effet
Outil Échelle
analysé considérés rapportés à
AR Installation, Locale or
(Eco-)Toxicité Période donnée
(Analyse de risque) substance régionale
ÉIE
Variable selon
(Évaluation des Nouvelle activité Locale Sur le site
l’auteur de
impacts sur localisée Effets locaux Région
l’étude
l’environnement)
Régionale or
AFS Pas d’effets
Substance globale Temps et région
(Analyse des flux Substance
polluante Cycle de la donnée
d’une substance) unique
substance
Variable selon
Locale
Activité en l’auteur de
AUDIT Effets locaux Locale
fonction l’étude
Étude critique
Difficultés de Mettre en évidence quels sont les processus à
optimiser en priorité.

Difficulté d’éviter que les améliorations environnementales


locales soient soient que la résultante D’UN DÉPLACEMENT
DES CHARGES POLLUANTES.

Les méthodes citées précédemment présentent UNE FAIBLE


INTERACTION ENTRE PERFORMANCE
ENVIRONNEMENTALE ET FONCTIONNALITÉS

Approches qui se sont souvent révélées trop parcellaires


Limiter dans le temps et dans l’espace
Définition
Définition de l’ACV

 «COMPILATION et ÉVALUATION des


entrants, des sortants et des impacts
environnementaux potentiels d’un système de
produits au cours de son cycle de vie»
Source : ISO 14040, Analyse de Cycle de Vie –Principes et cadre
Définition de l’ACV
 Évaluation de l’impact environnemental
d’un système en relation à une fonction
particulière et ceci depuis l’extraction des
matières premières nécessaires à son
élaboration jusqu’à son élimination en fin de
vie,
Du berceau au tombeau.

Le système analysé peut être un produit,


un procédé ou encore un service
Définition de l’ACV

 «Phases consécutives d’un système de


produit, de l’acquisition des matières premières
ou de la génération des ressources naturelles à
l’élimination finale» (ISO 14040)

 Tous les processus associés à un produit,

sans égard AU LIEU et AU MOMENT où ils


ont lieu
Etapes CONSÉCUTIVES ET INTER-
RELIÉES de la vie d’un produit, d’un
service ou d’un procédé, partant de
l’extraction des matières premières jusqu’à
l’élimination en fin de vie » ou « du berceau
à la tombe »
Le cycle de vie d’une voiture

Acquisition des Fabrication Distribution Utilisation Fin de vie


ressources

Carburant
Verre

Acier

Aluminium Assemblage
Extraction et
transformatio
Distributio Processus
n des Cuivre Utilisation
n d’élimination
ressources
naturelles Polymères

Frontières Caoutchouc
du système
Batterie

Fonction de la voiture = transporter des personnes


Étapes du cycle de vie d'un produit prises en compte dans une Analyse de
Cycle de Vie
Historique

 la compagnie Coca-Cola a été pionnière en


réalisant ce qu’on pourrait qualifier de la
première étude d’analyse du cycle de vie
(ACV) en 1969 en comparant la consommation
en ressources pour deux types de contenants.
Ce type d’étude est alors dénommé Analyse
des Ressources et du Profil
Environnemental (ARPE).
 Jusqu’au début des années 1990, l'ACV était d'un intérêt
limité (en dehors d'une très petite communauté de
scientifiques). Mais depuis, il y a eu l’apparition du guide
appelé « Environmental Life Cycle Assessment of Products
», publié par le centre des sciences de l’environnement
(CML) de l’université Leiden aux Pays-Bas.

 la fin des années 80 et le début des années 90, qu’une réelle


vague d’intérêt relativement au concept du cycle de vie s’est
manifestée au sein d’un grand nombre d’industries (Jensen
et al., 1998).

 l’ACV s’est en quelque sorte «échappée» des laboratoires


pour s’intégrer aux industries.
 et de nouvelles méthodes et pratiques ont été
développées.
En 1996, le premier journal spécialisé en ACV « The
International Journal of Life Cycle Assessment » voit le jour,

en 1998, l’International Standard Organisation (ISO) prend en


charge la réalisation des premières normes ACV. La première
qui est publiée est la norme ISO 14040 et rapidement suivit par
l’ISO 14041, 14042 et 14043 (ISO, 1998 ; ISO, 1999).

Ces dernières seront mises à jour et regroupées dans la norme


ISO 14044 (ISO, 2006a ; ISO, 2006b).
Troisième millénaire a marqué l’histoire de l’ACV. Le
lancement de l’Initiative pour le Cycle de Vie en collaboration
entre le SETAC et le PNUE en 2002 (Jeanneret et al., 2014), la
création de la base de données d’inventaire « Ecoinvent »
(Frischknecht et Rebitzer, 2005),

Elaboration de « CML V2 » la deuxième version de CML en


2000 (Ligthart et al., 2010),

la création de la nouvelle méthode « IMPACT 2002+ » en


2003 (Jolliet et al., 2003).
Historique et évolution de l’ACV
Parutions scientifiques anglophones mentionnant l’ACV (« Life Cycle
Assessment »)
(Chen M., 2011) Répartition des sujets abordés par les études ACV
Pourquoi réaliser une ACV?

Quelles sont les motivations pour


réaliser une ACV?
Pourquoi réaliser une ACV?

 Elle permet D’IDENTIFIER les points sur


lesquels un produit peut être amélioré
 elle contribue au développement
de nouveaux produits.
 Elle Identifie les PRINCIPALES SOURCES
d’impacts environnementaux et D’ÉVITER ou, le
cas échéant, d’arbitrer les déplacements de
pollutions liés aux différentes alternatives
envisagées,
 Elle révèle le transfert de pollution
Illustration de la notion de transferts de pollutions

Avant modifications Apres modifications


Pourquoi réaliser une ACV?

(1) Permet de relier les impacts


environnementaux à la fonction du
système
(2)  elle effectue des bilans quantitatifs sur
tout le cycle de vie, de l’extraction des
ressources au traitement des déchets
(3)  l’ACV inclus LES PRINCIPAUX
PROBLÈMES environnementaux connus à ce
jour
Pourquoi réaliser une ACV?

Dans le chapitre 6.1.2  lors la détermination des


aspects environnementaux et leurs impacts
environnementaux associés doit être déterminer dans
UNE PERSPECTIVE DE CYCLE DE VIE de l’activité,
produits et services
Approche globale
Approche globale

Multi-étapes
Approche globale
Multi-indicateurs
Normalisation de l’ACV (ISO)

 La norme 14040 porte plus particulièrement sur la


définition de l’objectif, du champ de l’étude et sur
l’analyse de l’inventaire

 La norme 14044 précise les principales


caractéristiques de la phase d’évaluation de l’impact
du cycle de vie.
La procédure ISO

Applications
Cadre • Développement
(ISO-14040) et amélioration
de produit
• Plannification
stratégique
• Politique
publique
• Marketing
• Autres

Méthode itérative
• Les données récoltées peuvent impliquer la modification du champ
d’étude afin de répondre aux objectifs
• Les objectifs eux-mêmes peuvent être révisés
l'ACV traite des impacts environnementaux potentiels.
L'ACV ne prédit pas des impacts environnementaux absolus
ni précis en raison :

 de l'expression relative des impacts par rapport à une


unité de référence,
 de l'intégration des données environnementales dans
l'espace et le temps,
 de l'incertitude inhérente à la modélisation des impacts, et
 du fait que certains impacts possibles sont clairement des
impacts futurs;
Exemple 1 d’un cycle de vie
Exemple 2 d’un cycle de vie
4.1 Exigences générales
 Les études d'ACV doivent être réalisées suivant les
principes et dans le cadre décrit dans l'ISO 14040.
 Les études d'ACV doivent comprendre la définition des
objectifs et du champ de l'étude, l'inventaire, l'évaluation
de l'impact et l'interprétation des résultats.
 Une étude d'ICV ne peut pas être utilisée seule dans le
cas d'affirmations comparatives destinées à être
divulguées au public.
 Il convient de reconnaître qu'il n'existe aucune base
scientifique justifiant la réduction des résultats d'une étude
d'ACV à un seul score ou à une seule note globale.
Objectifs et champ d’étude

chapitre 4,2 (ISO 14044)


Structure générale
Objectif de l’étude
L’objectif doit indiquer d’une ACV doit indiquer sans
ambiguïté

 l’application envisagée,
 les raisons conduisant à réaliser l’étude
 Les acteurs et le champ de l’étude
« quoi ? », « pourquoi ? » et « pour qui »

Cette étape n’est pas de nature très technique, mais


fait intervenir une forte dimension participative
 Elle nécessite un dialogue entre les différents
acteurs de l’étude
 Il est donc important que les différents partenaires
soient impliqués lors de cette phase
Objectif de l’étude
« quoi ? », « pourquoi ? »

 Information sur un produit existant (effet environnemental sur un produit,


la comparaison d’alternatives)

 Identification des possibilités d’amélioration des aspects


environnementaux des produits à différentes étapes de leur cycle de vie 
développement d’un nouveau produit

 Prise de décision dans les entreprises, organismes gouvernementaux


ou non gouvernementaux, par exemple planification stratégique,
établissement des priorités, conception de produits ou procédés  ACV peut
être entreprise afin de comparer différentes stratégies politiques

 La réglementation d’un produit


Objectif de l’étude
et « pour qui ? »

 Doit préciser le public concernée, c’est-à-


dire les personnes auxquelles il est envisagé
de communiquer les résultats de l’étude

= à qui sont destinés les résultats


Objectif de l’étude
Exemples de liens entre le public visé et l’application

Consommateur : connaitre l’impact de certains produits , sur


l’environnement  différencier des produits fonctionnellement
équivalent pour faire des choix plus « écologiques »

Fabriquant : recherche de moyens pour réduire les impacts


associés à ses produits, afin de mettre en évidence leurs
avantages environnementaux de ceux-ci

Gouvernement : disposer d’informations fiables pour affiner les


règlementations environnementales, élaborer des mesures
incitatives
Important

 Il faut que le domaine d'application soit


suffisamment bien défini pour garantir que
l'ampleur, la profondeur et le niveau de
détail de l'étude sont compatibles avec
l'objectif défini et suffisants pour y répondre
Objectif de l’étude
La définition du champ de l’étude d’une ACV doit prendre en
compte les éléments suivants et les décrire clairement

• Systèmes à l’étude
• Unité fonctionnelle et flux de référence
• Frontières du système
• Méthode d’évaluation des impacts environnementaux
• Nécessité d’une revue critique

Objectifs = Guide pour l’étude (Scope)


Fonction = Point de départ

Les comparaisons entres les systèmes et les


produits doivent se faire  sur la base
D’UNE FONCTION COMMUNE

 c’est-à-dire les systèmes doivent avoir la


même performance fonctionnelle
(= équivalence fonctionnelle)
Unité fonctionnelle

La grandeur quantifiant la fonction du système = élément


de mesure qui permet de quantifier la fonction remplie par le
produit étudié

 Sur la base du quelle les scénarios sont comparés


 une référence à laquelle tous les flux de l’inventaire sont
rapportés  à laquelle les entrants et les extrants sont
liés

L’unité fonctionnelle  la référence de calcul

pour une unité fonctionnelle  on mesure le flux de


référence
le flux de référence

Quantité produit nécessaire pour fournir la quantité de


fonction spécifiée par l’unité fonctionnelle
 « Ce que l’on doit acheter pour remplir la fonction »

Différents pour chaque système comparé (varier d’un


scénario à l’autre)
Souvent liés à l’unité fonctionnelle par des paramètres clés
(paramètres environnementaux) pour l’optimisation du
système
–Quantité de matière/d’énergie utilisée (rendement)
–Nombre de réutilisations possibles
–Durée de vie du produit
Exemple d’UF et FR pour différents services

Produit ou système Unité fonctionnelle (le Flux de référence (ce qui


service offert) est acheté)

Soulier 1 paire de souliers en état 0.5 paire de souliers haute


fonctionnel pendant 1 an qualité (2 ans)
2 paires de souliers basse
qualité (0.5 ans)

Sèche –mains 1 paire de mains séchées

1800 W pendant 30 s

Peinture 10 m2 du mur peint 30 kg de peinture


Pendant 20 ans longue durée (20 ans)
2.25 kg peinture
courte durée
(10 ans, 2 applications)
Système
Comme un ensemble d’éléments en interaction dynamique,
organisés

Il est identifié par :

 les éléments qu’il contient


 les liens entre ces éléments
 les limites qui le distinguent du milieu environnement

Les éléments constutitufs du système sont les processus


Les frontières du système

 Elle détermine quels sont LES MODULES (les


processus élémentaire) à considérer pour la modélisation
du système étudié

 Elles incluent tous les processus nécessaires à la


réalisation de sa fonction

 Tous les processus économiques requis pour cette


fonction, du berceau à la tombe, seront pris en compte
Processus à considérer

Elaboration d’un arbre des processus  sélection des


processus impliqués dans la réalisation de la fonction

On veillera en particulier à couvrir l’ensemble des différentes


étapes du cycle de vie :
 l’ Extraction et la préparation de la matière première et de
l’énergie
 La Mise à disposition des infrastructures, des machines et
des intrants ainsi que les transports
 La phase principale de production
 La phase d’utilisation des produits, entretien compris
 La phase de traitement des déchets (réutilisation, de
recyclage ou de valorisation énergétique)
En théorie…
Tous les processus nécessaires pour fournir la fonction

Entrants Sortants
Ressources Acquisition Émissions dans
naturelles des L’air : CO2, SO2, PM, COV
Minerai de fer ressources L’eau : PO4, NO3
Pétrole brut Le sol : pesticides, métaux
Eau
Bois
Fabrication Autres interventions
Énergie solaire dans l’environnement
Territoire Distribution Radiations
Chaleur
Bruit
Utilisation
Fonction du produit

Fin de vie
0 Permettre la vente 1 boîte de bonbons au
de bonbons consommateur

7 Production et 10 Production et 13 Production et 16 Distribution de la


1 Fabrication du 17 Collecte
transport de transport de la boîte transport de la boîte boîte de bonbons
bonbon emballages (camion)
l’enveloppe en PP en PS en CO (camion)

14 Production de la
2 Production et 8 Production du 11 Production du 18 Incinération
boîte en carton
transport du sucre polypropylène polystyrène polypropylène
ondulé

5 Production et 9 Transport du 15 Transport de la


12 Transport du 19 Incinération
3 Production du sucre transport de polypropylène boîte en carton
polystyrène (camion) polystyrène
l’électricité (camion) ondulé (camion)

6 Production, transport
4 Transport du sucre 20 Incinération
et combustion du gaz
(navire) carton ondulé
naturel
3 règles pour définir les frontières

Reg 1 : Les systèmes comparés doivent fournir la même


fonction

 Les limites du système doivent recouvrir la même réalité


fonctionnelle dans les différents scénarios

 Les limites du système ne sont pas les limites


géographiques , mais les limites fonctionnelles

 Les frontières doivent couvrir la même réalité (= fonction


ou service rendu)
Exemple

Dans les années ’90 (pré-ISO), une étude suisse comparant un


restaurant McDonald et un restaurant traditionnel (avec
vaisselle réutilisable)

 montre que le McDo consomme moins d’énergie, d’eau et


produit moins de déchets que le restaurant
conventionnel .
 résultats surprenants

Donc les limites du système considérées et les autres


hypothèses à la base de cette étude doivent être examinées
Comparaison des étapes de confection d’un repas entre fast-food et cuisine
conventionnelle
McDonald’s Restaurant conventionnel
Production agro-alimentaire Idem
Transport Idem
Conditionnement centralisé
(préparation de hamburgers,
salades…
Chaine de production de la vaisselle
plastique (couteaux, fourchettes, Vaisselle solide à nettoyer
verres,…)
Conditionnement des aliments +
Cuisson
cuisson
Nettoyage, chauffage, éclairage du
Idem
restaurant
Gestion des déchets d’emballage, de Gestion des déchets de nourriture,
nourriture d’emballage
Critiques
Critique 1 : Frontières = murs du restaurant  et que seuls les
processus ayant lieu dans ce dernier ont été pris en compte

Elles Sont exclus dans le système du Fast-Food (elles sont situés


hors du restaurant)

 Le conditionnement centralisé,
 La chaine de production de la vaisselle
 La gestion des déchets

Alors que le conditionnement des aliments et le nettoyage de la


vaisselle sont inclus dans le système du restaurant conventionnelle
(elles s ’effectuent dans le restaurant)

Critique 2 : la fonction d’un fast food est différente de celle d’un


restaurant ou les clients s’attardent volontiers
3 règles pour définir les frontières

Reg 2 : Les étapes identiques dans les différents


scénarios peuvent être exclues A CONDITION que les flux
de référence affectés par ces processus soient strictement
égaux
 sortants totaux du système également
identiques

Remarque : Il n’est pas correct de se limiter aux seuls


étapes différentes, si ces étapes (identique) ont une
influence , même indirect sur certains flux de référence
Exemple
Exclusion de processus identiques traitement d’une surface de un
hectare avec le pesticide A et le pesticide B

Unité fonctionnelle : « Produire 1 kg de blé »


Exclusion de la production et application des pesticides,
du labour et de la récolte SI le rendement est IDENTIQUE

Production Production Production Production


pesticides herbicide A pesticides herbicide B

Application Application Application Application


Labour Labour
pesticides herbicide A pesticides herbicide B

Récolte Récolte

1 kg blé 1 kg blé
suite

MAIS si rendement varie avec chaque herbicide :


Herbicide A  4000 kg blé/ha
Herbicide B  5000 kg blé/ha
La production de 1 kg de blé avec l’herbicide A demande 25% plus
de terre  25% plus de pesticides, plus grande distance avec le
tracteur , ainsi les émissions par unité fonctionnelle différents
même pour les étapes identiques
 TOUS les processus doivent être inclus

Production Production Production Production


pesticides herbicide A pesticides herbicide B

Application Application Application Application


Labour Labour
pesticides herbicide A pesticides herbicide B

Récolte Récolte

1 kg blé 1 kg blé
3 régles pour définir les frontières
Les règles 1 et 2 ne s’appliquent qu’à des ACV
comparatives
Reg 3 :Les processus inclus sont ceux contribuant à plus
d’un pourcentage prédéfini (seuil d’inclusion)

a. de la masse totale des entrants du système


b. de la consommation totale énergétique du système
c. des émissions totales d’une substance pertinente du
point de vue environnemental

 Le pourcentage seuil de x% est préalablement fixé


par exemple à 1% ou 3%
Inventaire (ICV)
chapitre 4. 3 (ISO 14044)
Inventaire (ICV)
// Définition //

INVENTAIRE des flux élémentaires ou inventaire des


extractions et des émissions est par définition  la
description quantitative des flux de matière, d’énergie et de
polluants qui traversent les limites du système

Il regroupe donc les quantités de substances


polluantes émises
 Ainsi que les ressources extraites (minerais, énergies,
surfaces se sol

Au cours du cycle de vie du produit ou de service analysé


Inventaire (ICV)
// inventaire de production //

Inventaire de production récapitule

 les flux de référence


 ainsi que les différents flux intermédiaires
correspondant aux processus unitaires du système

Il regroupe donc l’ensemble des intrants (quantités de


matière et d’énergie consommées
Inventaire (ICV)
// Inventaire du cycle de vie en bref//
Pour chaque processus élémentaire*, les entrants
et sortants (2 types de flux) sont quantifiés
Flux élémentaires sortants
(p.ex. émissions à
l’environnement)

Flux Flux intermédiaires


intermédiaires sortants
entrants (produits ou déchets
(achats d’autres vers d’autres
processus) processus)
Flux élémentaires entrants
(p.ex. extractions de l’environnement)
* : Le plus petit élément d’un système de produit pour lequel des
données sont collectées, peut représenter une opération unitaire, une
ligne de production, un site de production, un systèmes cradle-to-
gate
Inventaire (ICV)
// Principe d’Agrégation//

Lors de l’inventaire  plusieurs substances étant émises en


quantités différentes en des lieux et temps différents

Une agrégation est généralement nécessaire  en


additionnant toutes les émissions de la même substance

Principe : l’impact d’une substance est lié aux propriétés


intrinsèques de celle-ci et à son émission totale, plutôt
qu’aux modes d’émission
Inventaire (ICV)
// Inventaire du cycle de vie en bref//
Inventaire du cycle de vie  mise à l’échelle avec l’unité
fonctionnelle et agrégation des flux élémentaires de tous les
processus
Inventaire des flux élémentaires sortants

Inventaire des flux élémentaires entrants


Unité fonctionnelle
Inventaire (ICV)
// Marche à suivre pour l’élaboration de l’inventaire //

 UNITÉ FONCTIONNELLE  des flux de référence 


établissement l’arbre des processus regroupant l’ensemble des
modules unitaires de base constitutifs du système

 Pour chaque processus unitaire de base  ses intrants (les


flux intermédiaires du système) et ses émissions directes (les flux
élémentaires) sont déterminés

 Les données d’émissions et d’extractions liés à ces intrants


sont recherchées (bases de données, contact direct avec les
entreprises,…)

 Les émissions et extractions totales sont calculées en


sommant les flux élémentaires directs et les émissions et
extractions indirectes liées aux intrants
Inventaire (ICV) //La procédure ISO (Chap 4.3)//
Objectifs & champ d’étude

Révision plan
Préparation de la collecte
de collecte
Collecte de données

Validation des données

Mise à l’échelle avec processus Imputation


Étapes
Mise à l’échelle avec unité fonctionnelle facilitées
par
Données l’utilisation
Agrégation des données de logiciels
supplémentaire
s nécessaires ACV
Raffinement des frontières du système

Inventaire complété
Inventaire (ICV)
//Préparation de la collecte//
Collecte des données est souvent la phase de l’étude qui consomme
le plus de ressources/temps et celle dont dépend la validité des
résultats et conclusions
DONC la préparation devrait être soigneusement faite:
• Identification des processus inclus dans la frontière du système
pour lesquels des données seront collectées
• S’assurer de compréhension uniforme et cohérente des systèmes
de produits à modéliser
• Inclure le dessin des diagrammes des flux de processus
• Description détaillée de chaque processus élémentaire
• La liste des flux et des données pertinentes pour les conditions
opératoires associées à chaque processus élémentaire
• Description des techniques de collecte de données et de calcul
nécessaires pour toutes les données
Inventaire (ICV)
//Sources de données//
 Processus réels (entreprises, sites de production, etc.)
o Rapports d’opération , questionnaires, échange avec responsable
de collecte, accord de confidentialité

 Modèles ou estimations
o Modélisation de processus, extrapolation, approximation

 Bases de données d’inventaire ou littérature


o Transparence, droits d’auteurs, applicabilité

 Base de données/rapports internes


o Confidentialité, applicabilité, transparence, adaptation
Inventaire (ICV)
//Sources de données primaires//

• Département de conception • Département des achats


– Matériaux – Fournisseurs (transports)
– Durée de vue attendue – Alternatives
– Fonction • Département marketing
• Gestion de la production – Scénarios d’utilisation
– Matières premières – Distribution
– Consommation d’énergie • Associations industrielles
– Émissions – Scénarios futurs
– Matières résiduelles
Base de données d’inventaire
Compilation des données d’inventaire pour un grand nombre de
produits et de services

Les thèmes répertories dans la base de données sont :

•Approvisionnement en énergie
•Les matériaux et processus de construction
•Les produits chimiques
•Les détergents
•Les papiers graphiques
•Les services de traitement des déchets
•Les produits et processus agricoles
•Les transports
La base de donnée Eco évent  consiste
plus de 2000 de processus reliés par des
flux de matériaux et d’énergie

Pour chaque processus, plus de 400


substances et ressources sont répertories
Inventaire (ICV)
//Validation des données//

 Vérifier si les données rencontrent les exigences en


termes de qualité définies préalablement
 Bilan de masse/énergie dans le cas de données
primaires
• vérification de la conservation de la masse et de
l’énergie
 Analyse comparative avec d’autres données (bases de
données d’inventaire, littérature)
 Traitement des données manquantes
Inventaire (ICV)
//Rattachement des données au processus
élémentaire et l’unité fonctionnelle//

 Les données quantitatives d’intrant et d’extrant du


processus élémentaire doivent être calculées en les
rapportant à ce flux de référence
 Le calcul doit aboutisse à ce que toutes les données
des intrants et des extrants du système soient rapportées
à l’unité fonctionnelle
 Les données agrégées doivent être rattachées à des
substance équivalentes ou à des impacts
environnementaux similaires
Inventaire (ICV)
//Affinage de la frontière du système//
 Les décisions quand aux données à inclure doivent se
baser sur une analyse de sensibilité
• Exclusion d’étapes du cycle de vie ou de processus
élémentaires
• Exclusion d’intrants et d’extrants
• Introduction de nouveaux processus élémentaires,
intrants et extrants
 Les résultats de e processus d’affinage et l’analyse de
sensibilité doivent être documentés
Inventaire (ICV)
//Documentation des données//
Compte tenu du nombre généralement élevé de processus
impliqués par une ACV et parce les détails concernant un
processus sont vite oubliés
 DOCUMENTER rapidement et complètement

L’utilisation d’un format de documentation uniforme facilite: la


compréhension, la révision, l’interprétation, la réutilisation et
l’échange des données
 ISO/TS 14048 pose les bases d’une documentation efficace

Documentation de processus

Processus Modélisation Informations


et validation administratives

Description Entrants et
du processus sortants
Exemple Inventaire pour la voiture électrique

Inventaire (ICV)
1°Système de produits Pour transporter
des personnes,
il faut:
acier Li2CO3 électricité

2°Unité fonctionnelle (UF) Transporter 1 personne sur 100 km

3°Flux de référence Pour fournir l’UF, il faut:


0,27 kg acier 6,2 g Li2CO3 12,5 kWh

Pour 1 kg acier Pour 1 kg Li2CO3 Pour 1 kWh


64 g pétrole brut 0,32 kg pétrole brut 5,4 g pétrole brut
Entrants 0,8 kg minerai fer 35 g minerai fer 1,6 g minerai fer
31 L eau 140 L eau 8,8 L eau
4°Processus élémentaires
1,6 kg CO2 2,9 kg CO2 0,13 kg CO2
Sortants
1,6 g PM2.5 0.86 g de PM2.5 51 mg de PM2.5
7,7 mg benzène 16 mg benzène 0.54 mg benzène
Pour UF Pour UF Pour UF
17 g pétrole brut 2,0 g pétrole brut 66 g pétrole brut
Entrants 0,22 kg minerai fer 0,22 g minerai fer
5°Inventaires des flux 8,4 L eau 0,87 L eau
20 g minerai fer
110 L eau
élémentaires
0,43 kg CO2 18 g CO2 1,6 kg CO2
Sortants 5,3 g PM2.5
0,43 g PM2.5 0,64 g PM2.5
2,1 mg benzène 99 µg benzène 6,8 mg benzène
Inventaire (ICV)
// Pour terminer //
Flux élémentaires
Entrants :
Minerai de fer
Pétrole brut
Eau
Bois L’inventaire peut comporter plusieurs
Énergie solaire centaines de flux élémentaires
Territoire
… Très difficile à interpréter
Sortants :
CO2 Prise en compte simultanée de
SO2
PM
maximum 7 paramètres
COV indépendants
PO4
NO3
Pesticides
Métaux D’où la nécessité d’un logiciel de

calcul
Inventaire (ICV)
// Pour terminer un exemple //
Étape
Biodiésel Éthanol Gaz
du cycle Processus Unité Diésel Essence Électricité
5% 5% naturel
de vie

Acier kg 990 990 990 990 990 1083


Fabrication

Li2CO3 kg 12,3

Plomb kg 13 13 13 13 13

Diesel L/km 0,063

Biodiesel 5% L/km 0,066

Essence L/km 0,072


Utilisation

Éthanol 5% L/km 0,084

Gaz naturel L/km 80

kWh/
Électricité 0,2
km

Durée de vie de voitures: 250 000 km avec 1,6 passagers en moyenne


2 changements de batterie pour voitures thermiques et 1 pour voiture
électrique
Seuls les éléments différentiels entre les systèmes sont inclus
Inventaire (ICV)
// Pour terminer un exemple //
Li2CO3 Biodiésel Éthanol Gaz
Émissions Acier Plomb Diésel Essence Électricité
5% 5% naturel
à l’air (kg) (kg) (kg) (L) (L) (kWh)
(L) (L) (L)

CO2 1,60E+00 1,01E+00 2,97E+00 3,09E+00 3,21E+00 2,89E+00 3,02E+00 2,45E-03 1,36E-01

CO 2,30E-02 4,81E-03 5,20E-03 8,75E-03 1,04E-02 1,12E-02 2,86E-02 6,11E-06 9,84E-05

CH4 4,90E-03 1,94E-03 5,86E-03 3,14E-03 3,08E-03 2,63E-03 2,66E-03 7,04E-06 2,54E-04

N2O 1,94E-05 3,43E-05 5,85E-05 9,68E-05 2,62E-04 2,68E-05 5,01E-05 1,68E-08 9,17E-06

NOx 3,70E-03 4,47E-03 1,06E-02 5,10E-03 9,77E-03 2,42E-03 2,71E-03 1,23E-06 2,48E-04

SO2 3,96E-03 1,94E-02 9,42E-03 2,60E-03 2,62E-03 3,60E-03 3,50E-03 1,14E-06 4,75E-04

PM2.5 1,62E-03 3,96E-04 8,56E-04 1,95E-04 5,68E-04 1,68E-04 2,13E-04 3,33E-08 5,05E-05

Pb 5,82E-06 8,50E-05 3,07E-06 1,43E-07 1,69E-07 1,91E-07 2,18E-07 6,73E-11 4,34E-07

COVNM 7,50E-04 6,07E-04 1,37E-03 3,37E-03 3,56E-03 2,67E-03 2,63E-03 8,83E-07 2,79E-05

HAP 6,02E-07 1,53E-07 5,11E-07 4,30E-08 7,66E-08 3,85E-08 8,40E-08 2,59E-11 1,26E-08

SF6 3,94E-08 4,47E-08 5,84E-08 8,91E-09 9,70E-09 1,01E-08 9,92E-09 9,11E-12 4,85E-08

Seulement une fraction des 721 flux élémentaires est


présentée
Evaluation de l’impact du
cycle de vie (ACVI)
chapitre 4. 4 (ISO 14044)
Evaluation de l’impact du cycle de vie
//Définition//
 Processus qui met en œuvre une ASSOCIATION des données
d’inventaire avec des catégories d’impacts environnementaux
spécifiques et des indicateurs de catégorie

 But des méthodes d’analyse de l’impact est donc de RELIER


les données d’inventaire aux dommages environnementaux casés
par les substances inventoriées

 Le choix, la modélisation et l’évaluation des catégories d’impact


peuvent introduire DE LA SUBJECTIVITÉ dans la phase d’ACVI

 LA TRANSPARENCE est un facteur critique de l’évaluation de


l’impact  afin de garantir que les hypothèse sont clairement
définies et communiquées
Évaluation des impacts du cycle de vie
Flux élémentaires
Catégories d’impact
Entrants :
Minerai de fer • Réchauffement global
Pétrole brut • Appauvrissement de
Eau
Bois couche d’ozone
Énergie solaire • Utilisation des terres
Territoire
… • Épuisement des
Score
Sortants : ressources naturelles unique
CO2
• Acidification
SO2
PM • Eutrophisation
COV • Formation d’ozone
PO4
NO3 photochimique
Pesticides • Toxicité humaine
Métaux • Ecotoxicité

Evaluation de l’impact du cycle de vie
//Approche catégories d’impact/ de dommage//
Analyse de l’impact  RELIER les données d’inventaire aux
dommages environnementaux causés par les substances
inventoriées

 Regrouper les résultats d’inventaires ayant des effets similaires


dans des catégories d’impact à un niveau intermédiaire, appelées
catégories d’impact (Midpoint)
 Pour chaque catégorie intermédiaire, on définit un indicateur
intermédiaire (midpoint indicator)

 Une étape supplémentaire permet d’allouer ces catégories


intermédiaires à une ou plusieurs catégories de dommages (santé
humaine, écosystème, …) (Endpoint)
 La catégorie de dommages est représentée par un
indicateur de dommages (Endpoint indicator)
Evaluation de l’impact du cycle de vie
//Catégories d’impact / de dommage//

Source: Jolliet et al (2004), Int. J LCA 9(6)


Evaluation de l’impact du cycle de vie
//Catégories d’impact / de dommage//

Mécanisme environnemental
Flux élémentaires Effet d’ordre bas Effet d’ordre élevé

Indicateur de
catégorie Indicateur de
d’impact catégorie de
(Midpoint) dommage (Endpoint)

Approche « Problème » Approche « Dommage »

Pertinence communicationnelle

Validité scientifique
Evaluation de l’impact du cycle de vie
//Catégories d’impact / de dommage//
Exemple de termes (tirès de ISO 14044)

Terme Exemple
Catégorie d’impact changement climatique
Quantité d’un gaz à effet de serre par
Résultats d’inventaire
unité fonctionnelle
Modèle de caractérisation Modèle de base sur 100 ans
Indicateur de catégorie Forçage radiatif infrarouge (W/m2)
Potentiel de réchauffement globale
Facteur de caractérisation (GWP100) pour chaque gaz à effet
de serre (kg équivalents CO2/kg gaz)
Kg d’équivalents CO2 par unité
Résultats finaux par catégorie
fonctionnelle
Impacts finaux par catégorie Forêts, récoltes
Les étapes de l’analyse de l’impact
// Classification //

Attribution des résultats de l’ICV aux catégories d’impact


Les étapes de l’analyse de l’impact
// Classification //

Identifier les résultats de l’ICV qui se rattachent à plusieurs


catégories d’impact
1. En parallèle
Ex: SO2 acidification
santé humaine (par inhalation)

2. En série
a) directement
Ex: métaux effets écotoxiques effets toxiques
(par chaine alimentaire)
b) indirectement
Ex: SO2 acidification

lessivage de l’aluminium dans le sol


effets écotoxiques
Les étapes de l’analyse de l’impact
// Caractérisation (Midpoint) //

Elle exprime l’importance relative des émissions (ou de


l’extraction) de telle substance dans le contexte d’une
catégorie d’impact environnemental
 On fait appel à des facteurs de caractérisation d’impact
Ces facteurs doivent être modélisés d’une façon scientifique valide
et quantifiée autant que possible

Les masses émises ou extraites sont multipliées par ces


facteurs
 Puis sommées dans chaque catégorie d’impact pour fournir un score
d’impact
Souvent exprimées en kg d’équivalents d’une substance de
référence
Les étapes de l’analyse de l’impact
// Caractérisation (Midpoint) //

Catégorie d’impact (Midpoint) = Réchauffement global

= 1 kg CO2 = 1 kg éq. CO2


= 1 kg CH4 = 30 kg éq. CO2

= 1 kg N2O = 265 kg éq. CO2

Facteurs de caractérisation

CO2 (biogénique / fossile)  (0 / 1) kg éq. CO2 / kg CO2


CH4 (biogénique / fossile)  (25 / 27,75) kg éq. CO2 / kg CH4
N2O  298 kg éq. CO2 / kg N2O
Les étapes de l’analyse de l’impact
// Caractérisation (Midpoint) //

Catégorie d’impact Unité de l’indicteur


Cancérigènes C kg éq. C2H5Cl (air)
Non-cancérigènes NC kg éq. C2H5Cl (air)
Effets respiratoires – inorganiques RI kg éq. PM2.5 (air)
Effets respiratoires – organiques RO kg éq. C2H6 (air)
Radiations ionisantes IR Bq éq. C14 (air)
Appauvrissement couche d’ozone OL kg éq. CFC-11 (air)
Écotoxicité aquatique AEc kg éq. triéthylène glycol (eau)
Écotoxicité terrestre TE kg éq. triéthylène glycol (sol)
Acidification/nutrification terrestre TAN kg éq. SO2 (air)
Acidification aquatique AA kg éq. SO2 (air)
Eutrophisation aquatique AEu kg éq. PO43- (eau)
Occupation des terres LO m2.an éq. terre arable organique
Réchauffement global GW kg éq. CO2 (air)
Énergie primaire non-renouvelable NE MJ primaire
Extraction minerais ME MJ surplus
Les étapes de l’analyse de l’impact
// Caractérisation des dommages //

Evaluer la contribution des catégories d’impacts à une ou


plusieurs catégories de dommages sur un sujet à protéger
 On fait appel à des facteurs de caractérisation de dommages

Les facteurs de caractérisation de dommages sont multiplier


par les scores d’impacts
 Puis sommées dans chaque catégorie de dommages pour fournir un
score de caractérisation de dommages
Les étapes de l’analyse de l’impact
// Caractérisation des dommages //

Catégories d’impact Catégories de dommage


Toxicité humaine
Effets respiratoires
Oxydation photochimique Santé humaine
Flux élémentaire

Radiations ionisantes
Appauvrissement de couche d’ozone
Écotoxicité aquatique
Écotoxicité terrestre
Acidification/nutrification terrestres Qualité des
Acidification aquatique écosystèmes
Eutrophisation aquatique
Occupation des terres
Réchauffement global Changement climatique
Énergie primaire non-renouvelable Ressources
Extraction minerais
Tiré de Jolliet et al. (2003)
Les étapes de l’analyse de l’impact
// Caractérisation des dommages //

Catégorie de dommage Unité de l’indicteur


Santé humaine HH DALY
Qualité des écosystèmes EQ PDF.m2.an
Changements climatiques CC kg éq. CO2
Ressources R MJ

 DALY (« Disability Adjusted Life Years ») : Années de


vie (en bonne santé) perdues en tenant compte de mortalité
prématurée ou de morbidité

 PDF.m2.an (« Potentially Disappeared Fraction of


species ») : fraction d’espèces disparues sur un certain
territoire sur un certain temps
Les étapes de l’analyse de l’impact
// Normalisation (facultative) //

la part RELATIVE de l’impact du système étudié par rapport


à l’impact total du territoire.

Elle définit les impacts intermédiaires ou les dommages


suivant un pourcentage de "l'impact global" pour une
catégorie d'impact donnée.

on calcule le ratio de l’impact du système par rapport à


l’impact total au niveau mondial, continental ou régional
Les étapes de l’analyse de l’impact
// Normalisation (facultative) //

 Obtenir une meilleure compréhension de l’amplitude


relative des résultats d’indicateurs (midpoints ou endpoints)

 Peut s’avérer utile pour la communication des résultats

 Nécessaire pour passer à la pondération et l’agrégation


en un score unique
Les étapes de l’analyse de l’impact
// Normalisation (facultative) //

Profil rapporté à Profil rapporté au


Profil normalisé = unité système de
fonctionnelle (UF) référence (SR)

kg pétrole brut / UF kg éq. C2H3Cl / UF DALY / UF


kg CO2 / UF kg éq. TEG / UF PDF.m2.an / UF
kg benzène / UF kg éq. CO2 / UF kg éq. CO2 / UF éq. SH du SR
kg SO2 / UF MJ primaire / UF MJ / UF éq. QE du SR
= éq. CC du SR
kg pétrole brut / SR kg éq. C2H3Cl / SR DALY / SR
kg CO2 / SR kg éq. TEG / SR PDF.m2.an / SR éq. R du SR
kg benzène / SR kg éq. CO2 / SR kg éq. CO2 / SR
kg SO2 / SR MJ primaire / SR MJ / SR

Système de référence peut être :


• Autre système de produits, ex. produit de référence
• Zone géographique totale pour une année, ex. Europe en 2000
• Zone géographique per capita pour une année, ex. européen moyen
en 2000
Les étapes de l’analyse de l’impact
// Pondération (facultative) //

La pondération attribue un coefficient à


chacun des impacts pour donner une
valeur de l’impact en points

Le score
C’est l’agrégation des impacts en un seul
appelé score. Pour cela on somme les
valeurs des impacts pondérés
Pondération et agrégation
Flux
élémentaires
Entrants : kg éq.
Minerai fer C2H3Cl écopoint
Pétrole brut
Eau kg éq. PM2.5 DALY éq. personneannée
Bois
Énergie
écopoint
solaire kg éq. TEG PDF.m2.an éq. personneannée
Territoire
… Score
Sortants : unique
kg éq. PO43- kg éq. CO2 éq. personneannée
CO2
SO2 écopoint
PM kg éq. CO2 MJ éq. personneannée
COV
PO4
NO3 MJ primaire écopoint
Pesticides
Métaux
… Classification Pondération
Normalisation
& Caractérisation & agrégation
Evaluation de l’impact du cycle de vie
//La procédure ISO//

Éléments obligatoires

Sélection des catégories, indicateurs de catégorie et modèles de caractérisation

Attribution des résultats d’inventaire (Classification)

Calcul des résultats d’indicateur de catégorie (Caractérisation)

Résultats d’indicateur de catégorie d’impact (profil ACVI)

Éléments facultatifs
Normalisation
Pondération et agrégation
Les méthodes ACVI disponibles

2003: IMPACT 2002+

1984: Volumes critiques 2016: IMPACT


World+
1999: Eco-
1995: Eco-indicator95 indicator99

2003:
1993: EPS 1999: EPS 2000 2009
TRACI
ReCiPe
1992: CML92 2001: CML2001
1997: EDIP97 2004: EDIP2003
2003: JEPIX
2003: LIME
Les méthodes ACVI disponibles
• Eco-indicator 99: http://www.pre.nl/eco-indicator99/
• EDIP2003: http://ipt.dtu.dk/~mic/EDIP2003
• EPS 2000: http://eps.esa.chalmers.se/
• CML 2001, (Dutch) Handbook on LCA:
http://www.leidenuniv.nl/cml/ssp/projects/lca2/lca2.html
• IMPACT 2002+: http://www.impactmodeling.org
• JEPIX: www.jepix.org
• LIME: http://www.jemai.or.jp/lcaforum/index.cfm
• Swiss Ecoscarcity: http://www.e2mc.com/BUWAL297%20english.pdf
• TRACI: http://epa.gov/ORD/NRMRL/std/sab/iam_traci.htm
• ReCiPe: http://www.lcia-recipe.net/
• IMPACT World+: http://www.impactworldplus.org
Comparaison des méthodes: http://eplca.jrc.ec.europa.eu/uploads/ILCD-
Handbook-LCIA-Background-analysis-online-12March2010.pdf
Recommandations d’indicateurs: http://eplca.jrc.ec.europa.eu/uploads/ILCD-
Recommendation-of-methods-for-LCIA-def.pdf
Points clé pour une bonne ACVI

 Utiliser PLUSIEURS MÉTHODES pour tester la


robustesse des conclusions. Il n’y a pas de méthode
généralement acceptée et reconnue.

 Les modèles des caractérisation doivent


minimalement tenir compte du SORT (transport,
dégradation et transfert d’un compartiment à un autre,
etc.) et de L’EFFET (éco/toxicité, eutrophisation, etc.)
des substances émises
Interpretation du cycle de
vie (ACV)
chapitre 4. 5 (ISO 14044)
Caractéristiques de l’interprétation
Méthode systématique pour IDENTIFIER, QUALIFIER,
CONTRÔLER, ÉVALUER ET PRÉSENTER les conclusions à
partir des résultat de l’ICV ou l’ACVI, afin de satisfaire les
objectifs de l'étude

 A pour but d’IDENTIFIER les étapes du cycle de vie sur


lesquelles il faut INTERVENIR pour réduire judicieusement
l’impact environnemental du système ou produit étudié

Cette phase doit apporter des informations claires et utilisables


pour l’aide à la décision
Caractéristiques de l’interprétation
Interprétation doit se faire de façon approfondie et à tous les niveaux
possibles
 A chaque niveau de l’ACV
• Après la définition des objectifs
• Après l’inventaire des polluants
• Après les caractérisations d’impacts et des dommages
• Après l’évaluation de l’impact global

En comparant les contributions de chaque étape du cycle de vie



En examinent les contributions de chaque composant du système

Pour chaque polluant et substance extraite, en examinant leur

contribution respective
En identifiant pour chaque classe d’impact les émissions et

extractions qui génèrent la majeure partie des impacts
Caractéristiques de l’interprétation

3 éléments:
• En premier temps  Identification des points
significatifs
• Puis Vérification et évaluation la qualité et la
robustesse des résultats obtenus par une série de
contrôles
• Et enfin  Conclusions, recommandations, limites
et rédaction du rapport
La procédure ISO

Interprétation
Définition des
objectifs 1. Identification
et du champ d’étude 2. Vérification
des points
- contrôles
significatifs
Inventaire
du cycle de vie
3. Conclusions,
recommandations,
Évaluation des limites et rapport
impacts
du cycle de vie

Applications directes

Source : ISO 14044 (2006)


Identification des points significatifs

Structurer les résultats de l’ICV et de l’ACVI afin


de déterminer les points significatifs
 sur lesquels il convient d’agir

Des améliorations environnementales sont


ensuite définies
 pour permettre de diminuer la consommation
des ressources, la demande énergétique et les
émissions
Identification des points significatifs

Doit tenir compte des choix méthodologiques


• Hypothèses
• Processus multifonctionnels
• Processus exclus
• Catégories d'impact et des indicateurs de
catégorie
• etc.

La norme ISO 14044 n’indique pas


quels sont ces points significatifs
Vérification et contrôle

Intervenir un certain nombre DE VÉRIFICATIONS des données, des


hypothèses, etc

 Pour Établir et renforcer la confiance dans les conclusions de


l'étude ainsi que leur fiabilité

3 types de contrôle:
• de complétude
• de sensibilité
• de cohérence
Vérification et Contrôles
Contrôle 1 : Contrôle de complétude
assurer que toutes les informations et les données
pertinentes étaient disponibles et ont été utilisées
Les points à examiner tout au long de l’étude
 Modélisation du système
 Contrôle d’unité
 Bilans de masse
 Bilan énergétique et de CO2
 Comparaison CO2/énergie
 Vérification sur la toxicité
 Bonne utilisation de feuilles de calcul du type Excel
 Règles pour une bonne utilisation des logiciels d’ACV
 Comparaison des résultats d’inventaire avec d’autres études
Vérification et Contrôles
Contrôle 1 : Contrôle de complétude

Processus Option Entièrement Action Option Entièrement Action


élémentaires A réalisée requise B réalisée requise
Production
d’énergie X Oui X Oui

Distribution
X Oui X Non Recalculer
d’énergie

Transport X ? Contrôler X Oui


l’inventaire
Contrôler
Traitement X Non X Oui
l’inventaire
Comparer
Emballage X Oui – Non
àA
Comparer
Utilisation X ? X Oui
àB
Comparer
Fin de vie X ? X ? àA

Source : ISO 14044 (2006)


Vérification et Contrôles
Contrôle 2 : Contrôle de cohérence

Vérifier de COHÉRENCE des hypothèses, des


méthodes utilisées et les données avec les buts
de l ’étude

Vérifier si les méthodes utilisées pour réaliser


l’ACV sont cohérentes avec la norme ISO 14040

Assurer que les interprétations reflètent les


limitations identifiées et l’objectif de l’étude
Vérification et Contrôles
Contrôle 2 : Contrôle de cohérence

Comparer
Contrôle Option A Option B A et B Action

Source des Données Pas


Littérature OK OK Cohérence
données primaires d’action
Objectifs et
Précision des Bonne OK Faible champ de Pas de Revoir B
donnée l’étude non cohérence
respectés
Âge des Pas
2 ans OK 3 ans OK Cohérence
données d’action
Représentation Pas
temporelle Récente OK Réelle OK Cohérence d’action
Représentation Europe OK É-U OK Cohérence Pas
géographique d’action
Cible de
Représentation État de l’art OK Usine OK Pas de l’étude 
technologique pilote cohérence pas
d’action

Source : ISO 14044 (2006)


Vérification et Contrôles
Contrôle 3 : Contrôles de sensibilité

Objectif

Tester la robustesse des résultats et leurs


sensibilité aux données, hypothèses et
modèles utilisés
Vérification et Contrôles
Contrôle 3 : Contrôles de sensibilité
• Incertitude liée aux choix
unité fonctionnelle, frontières Sources d’incertitude
• Imprécision des mesures
Définition des objectifs et
erreur aléatoire, erreur
systématique du champ de l’étude
• Absence de données
• Non représentativité des Inventaire du cycle de vie Interprétation
données
âge, origine géographique,
performance technique
Évaluation des impacts
• Incertitude liée aux choix du cycle de vie
approche d’imputation

• Incertitude liée aux modèles • Variabilité naturelle des paramètres


simplifications (modèles
mesurés
linéaires pour des
spatiale, temporelle
phénomènes non-linéaires)
• Incertitude liée aux choix • Manque de connaissance scientifique
méthode ACVI • Erreurs de calcul et autres

Source : A E Björklund (2001) Survey of Approaches to Improve Reliability in LCA, Internation Journal of
Life Cycle Assessment, 7 (2), p. 64-72
Vérification et Contrôles
Contrôle 3 : Contrôles de sensibilité

Méthodologie
1. Identifier les paramètres clé qui ont le plus d’influence sur le
résultats
2. Varier d’un certain pourcentage chacun des paramètres
d’entrée du modèle et d’examiner le pourcentage de variation
sur les résultats du modèle qui en découle
3. Varier les paramètres entre leurs bornes minimales et
maximales et d’analyser l’incidence sur le résultats final
4. Étudier l’incidence de certaines hypothèses sur le résultats de
l’analyse
Rapport

• Adapté au public visé


• Le type et format du rapport sont définis durant la phase
de définition des objectifs et du champ d’étude
• Transparence: les résultats, données, hypothèses et
limites doivent être présentées de façon transparente et
suffisamment détaillée
• Cohérence: le rapport doit permettre l’utilisation des
résultats et leur interprétation conformément aux objectifs
• Tierce partie: quand les résultats doivent être
communiqués à une tierce partie, un rapport pour tierce
partie (section 5.2 de ISO 14044) doit être préparé
Merci de votre attention

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