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Université MOHAMED KHIDER /BISKRA

Faculté des sciences et de la technologie


Département d’architecture

3émé année LMD


Module : histoire des théories
urbaines
CITÉ – JARDIN
(COURS N°2)
Enseignant : ALOUANE Fayçal
Année :2013/2014
‫‪CITÉ - JARDIN‬‬
‫‪« Ville de dimension limitée, construite dans‬‬
‫‪un cadre rural et qui vise à offrir une‬‬
‫‪alternative aux grandes villes et aux banlieues‬‬
‫» ‪industrielles.‬‬
‫هي مدينة محدودة الحجم‪ ،‬بنيت في محيط ريفي‪،‬‬
‫تهدف إلى تقديم بديل عن المدن الكبيرة وضواحيها‬
‫‪.‬الصناعية‬

‫المدينـة الحدائقيـة – القصدـ منها إنشاء مدن‬


‫بهـ "األحزمة‬
‫ا‬ ‫ذاتيـ تحيـط‬
‫ا‬ ‫بمجتمعات مكتفيـة‬
‫الخضراء"‪ ،‬أـي الحدائـق‪ ،‬التـي تحتوي علـى صناعية‬
‫سكنية وزراعية متناسقة‪.‬‬
La Cité-jardin est un concept théorisé par l'urbaniste britannique Ebenezer
Howard en 1898, dans son livre Tomorrow-. A peaceful path to real reform.
C'est une manière de penser la ville qui s'oppose à la ville industrielle polluée
et dont on ne contrôle plus le développement pendant la révolution
industrielle et qui s'oppose également à la campagne (considérée comme trop
loin des villes). Son concept est mis en application par Raymond Unwin dans la
réalisation des villes de Letchworth, Hampstead et Welwyn, à proximité de
Londres. Puis le modèle se répand un peu partout dans le monde.

Cité-jardin Le Logis, Watermael-Boitsfort (Bruxelles)


Les concepts initial
Pour établir la cité-jardin et permettre son bon fonctionnement, Howard
établit des règles strictes :

1 - une maîtrise publique du foncier (ce dernier appartient à la municipalité


afin d'éviter la spéculation financière sur la terre.)

2 - la présence d'une ceinture agricole autour de la ville (pour l'alimenter en


denrées)

3 - une densité relativement faible du bâti (environ 30 logements à l'hectare,


bien que ce point ne soit jamais mentionné, mais seulement déduit)

4 - la présence d'équipements publics situés au centre de la ville (parcs,


galeries de commerces, lieux culturels)

5 - la maîtrise des actions des entrepreneurs économiques sur l'espace


urbain : Howard est un partisan de la liberté d'entreprendre tant que
l'activité ne nuit pas à l'intérêt collectif. La présence ou non d'une entreprise
dans la ville est validée ou refusée par les habitants via la municipalité.
À terme, la cité-jardin ne devait pas rester un élément solitaire, mais devait faire
partie d'un réseau plus large constitué de cités-jardins identiques de 30 000
habitants sur 2400 hectares, elles-mêmes situées autour d'une cité-jardin plus
grande d'environ 58 000 habitants. L'ensemble étant relié par un réseau ferré
dense

Diagramme des trois aimants d'Ebenezer Howard qui représente comment la cité-jardin
associe les avantages de la ville et de la campagne sans les désagréments des deux
« La Cité Jardin telle que Howard l'a conçue n’est pas un étalement
indéfini des maisons individuelles éparpillées dans la campagne tout
entière; c’est plutôt un groupement urbain cohérent, rigoureusement
limité (…) La cité jardin telle que Haward l’a définie n’est pas une
banlieue: c’en est l’antithèse; ce n’est pas d’avantage une retraite plus
champêtre mais c’est une création mieux intégrée en vue d’une vie
urbaine qui réalise pleinement sa destination »

Howard laisse en fait un grand flou quant à la morphologie de ses cités


pour se concentrer sur l’organisation globale (emplacement des
différentes fonctions) et la trame des circulations. Il prend d’ailleurs
soin de noter que ses illustrations doivent être comprises comme des
diagrammes et non comme des plans. Chez Howard, les considérations
politiques, sociales et surtout financières priment sur l’aménagement
et l’aspect de sa cité. Il précisait qu’il souhaitait une grande variété
dans l’architecture et la conception de ses maisons et des groupes de
maisons (1969 : 15).
Ebenezer Howard (1850-1928) : Concept de cité-jardin
et maison de Letchworth
L’URBAPHOBIE HOWARDIENNE : Peur de la concentration et déni urbain
Notre hypothèse est que la théorie howardienne peut être analysée comme
urbaphobe pour deux raisons fondamentales. La première est la condamnation
sans nuance des grandes concentrations urbaines. Howard n’entrevoit aucun
avenir possible pour les grandes villes. Cette condamnation est plus
intrinsèquement liée à son oeuvre que la préférence accordée à la vie à
proximité de la nature puisqu’il ne la concevait pas sans les avantages de la vie
urbaine. La seconde, conséquence de la première et la plus intrinsèquement
liée à son oeuvre, est son déni urbain, c'est à dire son refus de se préoccuper de
la réalité urbaine. Se réfugiant dans un idéal a-historique et ²simplificateur,
Howard détourne finalement l’urbanisme de son objet légitime.
Pour ce qui est de la structure de la ville, elle serait divisée en six quartiers,
chacun délimité par des boulevards. Comme cité précédemment, le cœur
serait composé des services mis à disposition pour la population. Quant aux
commerces, ils se trouveraient dans le "Crystal Palace". Pour finir, la
dernière couronne urbaine serait composée des manufactures, de marché
et des lignes de chemins de fers.
Ainsi, pour Howard, la cité-jardin
représente la symbiose qu’il peut exister
entre la ville et la nature : vivre à proximité
de la campagne en profitant des avantages
de la ville.
LA CITÉ-JARDIN DE LETCHWORTH

Letchworth : est la première Cité-Jardin du monde, créée pour remédier


aux conditions de vie sordides et à la pauvreté de la vie urbaine, ainsi
qu’au manque de travail dans les zones rurales de Grande-Bretagne, à la
fin du 19ème siècle. Conçue d’après l’idée d’Ebenezer Howard d’associer
l’air sain de la campagne au confort de la ville, Letchworth a inspiré un
mouvement international
La structure de la cité-jardin
Avant la hier
propagation
la vie pure
des villes

vivre et
La ville aujourd'hui
travailler dans
la fumée

Cité demain la vie pure


jardin dans la cité
jardin

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