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CONSOLIDATION

DES
COMPTES
L’objectif de ce cours est de :

 Maîtriser les principes économiques et juridiques relatifs à la


consolidation des comptes dans les groupes,

 Mettre en pratique des méthodes de consolidation par la


présentation des retraitements,

 Établir les comptes d'un groupe de sociétés


Généralités sur la consolidation
 Références (normes marocaines et normes IFRS)
 La détermination du périmètre de consolidation

Les différentes méthodes de consolidation


 L’intégration globale
 L’intégration proportionnelle
 La mise en équivalence

Les retraitements de consolidation


 Harmonisation des comptes
 Retraitements obligatoires et optionnels
 Traitement de l’impôt différé
 Elimination des opérations intragroupe

La présentation des documents de synthèse consolidés


 Bilan, CPC et ETIC
CADRE
CONCEPTUEL
Les comptes consolidés sont le support de la communication
financière des groupes ainsi que l'outil de mesure de la contribution
de chaque entité à la performance de l'ensemble.

Consolider, c’est…

 Présenter les comptes du groupe comme une seule entité


économique ;
 Intégrer les données économiques et financières pour
permettre une meilleure analyse et prise de décision ;
 Substituer la participation détenue par la maison mère par les
éléments économiques et financiers qu’elle représente.
Qui est concerné ?
 Toutes les sociétés commerciales (par la forme et l’objet) ;
 Les compagnies d’assurance et les banques ;
… contrôlant ou exerçant une influence sur une ou plusieurs entreprises.

Objectif des comptes consolidés ?


Présenter
 le patrimoine ;
 la situation financière ;
 et le résultat des entreprises consolidées
… comme s’il s’agissait d’une seule entité
Pourquoi ?

 Donner une meilleure vision de la réalité économique sous l’angle


du patrimoine, de la situation financière et des résultats ;

 Avoir une vision plus complète du patrimoine géré par le groupe


ainsi les actifs de chaque société sont consolidés en lieu et place
des titres

 Avoir la valeur des actifs corrigée à la juste valeur à la date


d’entrée

La consolidation est donc :


 un outil de gestion interne ;
 un outil de communication ;
Différentes approches théories de la consolidation reflètent la diversité des
attentes des utilisateurs des comptes consolidés :

L’approche patrimoniale :
Le concept central est celui de propriété (property concept). Les comptes
consolidés décrivent le patrimoine que les actionnaires de la société mère ont
investi dans cette dernière.

L’approche financière :
 Le concept de la société mère (parent society concept) privilégie
l’information des actionnaires de la société mère
 Objectif : mettre en évidence la valeur comptable des actions et du revenu
des actionnaires de la société mère
 Les actionnaires minoritaires sont traités comme des tiers
L’approche économique :
 Le concept de l’entité économique (entity concept) privilégie l’information
interne
 Objectif : donner l’image de l’ensemble des actifs, des dettes et des
résultats du groupe sans se préoccuper du partage de leur propriété

L’approche mixte :
 Dans la pratique, les comptes consolidés réalisent un compromis entre
l’approche financière et l’approche économique
 Les actionnaires minoritaires ne sont pas considérés comme des tiers,
mais ils sont classés séparément des actionnaires majoritaires
 Les comptes consolidés mettent en évidence la fraction de la situation
nette qui appartient aux actionnaires majoritaires
Éléments de terminologie :

Notion de groupe :
Un groupe est une société mère et toutes ses filiales.
La notion de groupe est essentiellement économique ; c’est une
création de la doctrine et de la jurisprudence. On peut définir le
groupe comme suit :

Un groupe est un ensemble de sociétés qui :


 Ont chacune une personnalité juridique autonome ;
 Mais sont financièrement dépendantes et soumises a une
unité de direction.

Dans les textes marocains actuels, le groupe :


 n’a pas d’existence juridique ;
 ne dispose pas de la personnalité morale.
Contrôle :
Le contrôle est le pouvoir de diriger les politiques financières et
opérationnelles d’une entreprise afin d’obtenir des avantages de ses
activités.

Société mère :
Entité qui a une ou plusieurs filiales

Filiale :
Lorsqu’une société possède plus de la moitié du capital d’une autre
société, la seconde est considérée comme une filiale de la première.
Une filiale ( fille ; subsidiary) est donc une entreprise détenue
majoritairement par une autre société ( mère ; parent).
Participation :
Lorsqu’une société possède dans une société une fraction de capital
comprise entre 10% et 50%, la première est considérée comme étant
une participation dans la seconde.
Pour le PCGF, « constituent des participations les droits dans le capital
d’autres entreprises qui, créant un lien durable avec celles-ci, sont
destinées à contribuer à l’activité de la société détentrice ».

Coentreprise :
Entité participant à un accord contractuel par lequel deux ou
plusieurs parties conviennent d’exercer ensemble une activité
économique et partageant la prise de décision (contrôle conjoint)

Entité associé :
Entité par laquelle l’investisseur a une influence notable, et qui n’est
ni une filiale ni une participation dans une coentreprise.
Nature des liens entre la société mère et les sociétés du groupe :
Participation directe Participation Participation Participation
indirecte réciproque circulaire
ou croisée

M1 M1 M1 M1
F3
F2 F2 F2 F2

F3
Participation directe Participation Participation croisée Participation
de M1 dans F2 indirecte de M1 dans entre M1 et F2 (1) circulaire entre M1,
F3 par l’intermédiaire F2 et F3 (2)
de F2

(1) Il est interdit à une société F2 de posséder des actions d’une société M1 si M1 détient
une participation de plus de 10% dans le capital de F2.
(2) Il y a autocontrôle si une société M1 détient une fraction de son propre capital par l’effet
d’une participation circulaire. Les actions d’autocontrôle (action de M1 détenue par F3)
sont privées de droit de vote.
La consolidation des états financiers est un processus de
présentation de l’information financière et non pas une méthode
de COMPTABILISATION.

Les comptes sont établis à l’initiative de la société mère regroupant


les comptes de toutes les sociétés faisant parties du périmètre de
consolidation.

Le processus de consolidation est un processus extra - comptable qui


mènera à la présentation d’une information financière regroupée de
plus d’une entité juridique.

Les états financiers consolidés sont établis à partir des états


financiers individuels des sociétés formant le groupe.
PERIMETRE
DE
CONSOLIDATION
Le périmètre de consolidation (scope of consolidated
financial statements) d’un groupe définit les
entreprises dont les comptes doivent être inclus dans
les comptes consolidés du groupe.
CONTRÔLE EXCLUSIF
Le contrôle exclusif est le pouvoir de diriger les politiques financières et
opérationnelles d’une entreprise afin de tirer avantage de ses activités.
Il résulte d’un contrôle de droit, d’un contrôle de fait ou d’un contrôle contractuel.

 Contrôle de droit
Il y a contrôle de droit quand le pourcentage de contrôle de la société dominante
dans la filiale est supérieur à 50%.

 Contrôle de fait
Le contrôle de fait est démontré quand la société dominante désigne, pendant
deux exercices consécutifs, la majorité des membres des organes de directions,
d’administration ou de surveillance.
Le contrôle de fait est présumé quand la société dominante dispose, pendant deux
exercices, d’un pourcentage de contrôle supérieur à 40% (et quand aucune autre
associé ne détient une fraction du capital supérieure à celle de la société
dominante).

 Contrôle contractuel
Il y a contrôle contractuel quand une société détient une influence dominante dans
une entreprise en vertu d’un contrat ou de clauses statutaires.
Normes IFRS, IAS 27

 Pouvoir de nommer ou de révoquer la majorité des membres des


organes de direction ;

 Pouvoir de réunir la majorité des droits de vote dans les réunions


des organes de direction;

 Présomption de contrôle à 50 % des droits de vote.


CONTRÔLE CONJOINT :

Le contrôle conjoint est le partage du contrôle d’une entreprise


exploitée en commun par un nombre limité d’associés ou
d’actionnaires.

Les politiques financières et opérationnelles sont décidées d’un


commun accord entre les associés exerçant le contrôle conjoint et
aucun d’entre eux n’est susceptible d’imposer ses décisions aux
autres.

Un contrat doit définir et organiser le contrôle conjoint de l’entreprise


exploitée en commun.
INFLUENCE NOTABLE
L’influence notable est le pouvoir de participer aux politiques
financières et opérationnelles d’une entreprise sans en détenir le
contrôle.

L’influence notable peut notamment résulter de :


 représentation dans les organes de direction ou de
surveillance ;
 participation aux décisions stratégiques ;
 existence d’opérations inter entreprises significatives ;
 échange de personnel dirigeant ;
 liens de dépendance technique.

L’influence notable est présumée lorsque la société dominante


dispose d’un pourcentage de contrôle au moins égal à 20% dans
une entreprise.
DISTINCTION ENTRE POURCENTAGE DE CONTRÔLE ET D’INTÉRÊT

Distinction à faire

Pourcentage de contrôle : Pourcentage d’intérêt :

Il correspond à l’ensemble des droits Il correspond à la fraction du patrimoine


de vote détenus par la société mère de la filiale revenant directement ou
directement ou indirectement dans les indirectement à la société mère.
sociétés placées sous son contrôle

Il sert à partager le patrimoine


C’est le taux de contrôle des filiales pour déterminer
qui sert à déterminer les intérêts majoritaires et
le périmètre de les intérêts minoritaires.
Consolidation et la méthode Ce % permet d’opérer la ventilation
de consolidation. des capitaux propres lors de la phase
méthodologique.
Deux pourcentages à distinguer

Pourcentage de contrôle : Pourcentage d’intérêt :

% détenu par la consolidante dans


chacune des sociétés du groupe au
niveau de la distribution des
% de droits de vote détenus capitaux, des réserves et des
par la consolidante dans chacune résultats.
des sociétés du groupe. Ce % permet d’opérer la ventilation
C’est ce % qui détermine la méthode des capitaux propres lors de la phase
de consolidation. méthodologique.

Le pourcentage de contrôle traduit le lien de dépendance


Le pourcentage d’intérêt traduit l’implication financière
Calcul du pourcentage de contrôle
Pour déterminer le pourcentage de contrôle, on additionne le pourcentage de
contrôle détenu en direct par l’entreprise consolidante et les pourcentages de
contrôle détenus par toutes les entreprises que l’entreprise consolidante contrôle
de manière exclusive.
Les pourcentages de contrôle détenus par des entreprises contrôlées
conjointement ou sous influence notable ne doivent pas être retenus (rupture de
la chaîne de contrôle).

Calcul du pourcentage d’intérêt


Pour chaque chaîne de détention, on multiplie les pourcentages d’intérêt (part du
capital détenu) de chaque société, puis on additionne les pourcentages obtenus
pour toutes les chaînes de détention.
Exemple 1 de calcul des pourcentages de contrôle et d’intérêt

M
Pourcentage de contrôle :
80% • M contrôle F1 à 80 %.
• M contrôle F2 à 60 % via F1 .
F1 • M exerce via F1 et F2 une influence notable sur F3 à hauteur de 30 %.

60% Pourcentage d’intérêt de M dans :


• F1 = 80 %
F2 • F2= 48 % (80 % x 60 %)
• F3 = 14 % (80 % x 60 % x 30 %)
30%

F3
EXEMPLE 2 :

Une société A possède 30% des actions d’une société B laquelle possède 60% des actions
de la société C. il n’y a pas d’actions à dividende prioritaire sans droit de vote.

A B C
30% 60%

Le pourcentage de contrôle est nul car la société A ne disposant pas de la majorité des
droits de vote sur B et ne peut donc exercer indirectement son contrôle sur C.

Le pourcentage d’intérêt de A sur C est de : 30% x 60% = 18%


Exemple 2 de calcul des pourcentages de contrôle et d’intérêt
Soient trois groupes de sociétés dont les organigrammes se présentent comme suit :

Groupe N°: 1 Groupe N°: 2 Groupe N°:3

M M M
80% 60% 25%

5% 30%
F1 F1 F1
30% 70% 60%

F2 F2 F2

Groupe N°1:
-Taux de contrôle de M dans F2: 30%
- Taux d’intérêt de M dans F2 : 80% x 30% = 24%
Groupe N°2:
-Taux de contrôle de M dans F2: 5% + 70% = 75%
- Taux d’intérêt de M dans F2 : 5% + (70% x 60%) = 47%.
Groupe N°3:
-Taux de contrôle de M dans F2: 30% + 0% = 30%.
- taux d’intérêt de M dans F2 : 30% + (25% x 60%) = 45%
Exemple 1 :

Soient trois sociétés M, A et B dont les liens de participation se présentent comme suit :

Cas N°:1 Cas N°:2 Cas N°:3

M M M
60% 60%
20% 40%
10%
A A A 35%
20% 60% 20%
B B B

Société Pourcentage d’intérêt Pourcentage de


contrôle
Cas N°:1 Cas N°:2 Cas N°:3 Cas N°:1 Cas N°:2 Cas N°:3
A 60% 20% 60% 60% 20% 60%

B 10%+(60% x 20%) 40%+(20%x60%) 35%+(60%x20%) 10% + 20% 40%+0% 35%+20%


= 22% = 52% = 47% = 30% = 40% = 55%
APPLICATION :

Soit un groupe M constitué des huit sociétés suivantes:

M
80%
45% 25% 33 1/3%
GIE
A B C
D

60% 70%

E G

10%

F
M % de Observations Méthode de % d’intérêt
dans contrôle consolidation
M 100% Sté mère consolidante IG 100%
A 80% Contrôle exclusif IG 80%
E 60% Contrôle exclusif IG 80% x60%=48%
F 10% Pas de contrôle Hors 48%x10%=4,8%
consolidation
B 45% En principe: Influence notable MEE 45%
Sauf justification d’un contrôle
exclusif de fait. IG
G 0% Si simple influence notable de Hors 45%x70%=31,5%
M dans B consolidation
Si contrôle exclusif IG
70% 31,5%

Influence notable MEE


C 25% 25%
Contrôle conjoint IP
GIE: 33 1/3% 331/3%
D
Exemple 2 :
Soit un groupe composé des sociétés suivantes :
Société mère M
90% 80% 70%

A B C
30%
40% 60%
30% 21%
D 10%
E
F G
5% 50%
10%
H

Société Pourcentage d’intérêt pourcentage de


contrôle
A 90% 90%
B 80% 80%
C 70% 70%
D 36% 40%
E 54% + 8% = 62% 60% + 10% = 70%
F 30% + 21% = 51% 30% + 30% = 60%
G (70%x30%x10%)+(70%x21%)+(30%x10%)=19,8% 31%
H 36% x 5% + 90% x 50% = 46,8% 50%
Exclusion du périmètre de consolidation
Il est prévu deux cas obligatoire d’exclusion du périmètre de consolidation et un cas
d’exclusion facultative.

 Exclusion obligatoire
Une entreprise dépendante doit être laissée en dehors de la consolidation quand :

 Les actions ou les parts de la filiale sont détenues, dès leur acquisition,
uniquement en vue de cession ultérieure ;

 Des restrictions sévères et durables remettent en cause substantiellement le


contrôle exercé par la société dominante ou les possibilités de transferts de la
trésorerie entre les filiale et les autres sociétés du groupe.

 Exclusion facultative
Une entreprise dépendante peut être laissée en dehors de la consolidation quand une
entreprise n’a pas un caractère significatif par rapport aux comptes consolidés.
Motifs ne justifiant pas l’exclusion du périmètre

Date de clôture différente de celle de l’entreprise consolidante ;


 Instabilité monétaire ;
 La structure de leurs comptes est très différente de celle des autres
entreprises consolidées.
Normes nationales Normes IFRS
Acquisition réalisée en vue Exclusion obligatoire Consolidation selon les
d’une cession ultérieure principes généraux.
Si actif non courant destiné à
être cédé, application de la
norme IFRS 5.
Restrictions sévères et Exclusion obligatoire Exclusion du périmètre de
durables consolidation uniquement si
perte de contrôle ou
d’influence sur la société
Détenue (IAS 27, IAS 28,
IAS 31)
Caractère non significatif Exclusion optionnelle Exclusion optionnelle
(référence au principe de
matérialité introduit dans IAS
1 révisée)
Coût important et délai Exclusion devenue
d’obtention des obligataire
informations
incompatibles avec ceux
de la société consolidante
CAS PARTICULIER (1) : Entité ad hoc

Définition :

Une entité ad hoc est « une entité dont l’activité est exercée pour le
compte exclusif du groupe qui exerce le contrôle et qui en a les
risques et avantages ».

Une entité ad hoc est une structure distincte, créée spécifiquement


pour gérer une opération ou un groupe d’opérations similaires,
pour le compte d’une entreprise.

L’entité ad hoc est structurée ou organisée de manière telle que son


activité n’est en fait exercée que pour le compte de cette
entreprise, par mise à disposition d’actifs ou fourniture de biens, de
service ou de capitaux.
Conditions d’entrée de l’entité ad hoc dans le périmètre de
consolidation :

Les conditions d’entrée de l’entité ad hoc dans le périmètre de


consolidation sont régies par trois critères :
 pouvoir de décision ;
 majorité des avantages économiques ;
 majorité des risques.

Au moins 2 critères doivent être remplis en normes marocaines pour


qu’une entité soit considérée comme contrôlée alors qu’un seul
critère doit être rempli en normes IFRS. Obligation de consolider les
entités ad hoc contrôlées sans détention de titres.
Cas particulier du portage d'actions

Le portage est défini comme étant «une opération d'achat de valeurs mobilières à
un prix convenu à la date d'achat qui comprend obligatoirement et
irrévocablement, respectivement l'engagement du vendeur de racheter les valeurs
mobilières objet de l'opération et l'engagement de l'acheteur de les lui rétrocéder
à une date et à un prix convenu à la date de l'achat».

La question qui se pose est la suivante : faut-il tenir compte de ce portage de


titres pour calculer la fraction des droits de vote détenue ?

En vertu de la convention de prédominance de la réalité sur l'apparence, il serait


approprié d'en tenir compte, car il y a des engagements irrévocables des deux
parties (rachat pour le vendeur et rétrocession pour l'acheteur) et que le prix est
déterminé (ou du moins déterminable) dès la signature du contrat de portage.
CAS PARTICULIER (2) : DROIT DE VOTE

EXEMPLE 1 :
Une société A possède des actions d’une société B ; 20% du capital de B est constitué
d’actions à dividende prioritaire sans droit de vote.

A B
40%

Le pourcentage d’intérêt de la société consolidante A sur la société B est de 40% alors que,
du fait de l’existence des actions sans droit de vote, le pourcentage de contrôle de A sur B
est de:
40% = 50%
100% - 20%
EXEMPLE 2 :

M détient 40 % du capital de A, ses actions étant les seules à être assorties d’un droit de
vote double.

M. détient :

(2 x 40) / (2 x 40) + 60 = 57% des droits de vote

Son pourcentage de contrôle est donc de 57 %.


CALCUL DU POURCENTAGE DE CONTRÔLE NORMES NORMES IFRS
NATIONALES
Actions à dividende prioritaire (ADP) sans droits de Exclure Exclure
vote
Certificats d'investissement Exclure Exclure
Les droits de vote potentiels (1) :
• les obligations convertibles Exclure Inclure
• les actions non libérées Exclure Inclure
Actions à droits de vote double Inclure Inclure
Certificats de droits de vote Inclure Inclure
les titres faisant l’objet d’engagements ou de Inclure Inclure
portages fermes détenus pour le compte de
l’entreprise consolidante

(1) Les normes IFRS imposent la prise en compte de la substance de tous les droits de vote
potentiels détenus par l’entreprise consolidante pour le calcul du pourcentage de droits de
vote.
A condition que ces droits de vote potentiels puissent être exercés ou convertis à tout
moment par leur détenteur.
CAS PARTICULIER (3) : POUCENTAGE D’INTERET
Exemple 1 :
La société A possède 60% des actions de B, laquelle possède 70% des actions de C, laquelle
possède 10% des actions de A. Il n’a pas d’actions sans droit de vote.

A
60% 10%
B C
70%

Les pourcentages de contrôle de A sur B et C sont respectivement de 60% et 70% (et de A


sur A: 10%).

Les pourcentages d’intérêt, ils sont plus difficiles à déterminer car il faut tenir compte de la
participation de A sur elle-même.
L’organigramme ci-dessus montre que A possède : 60% x 70% x 10% = 4,2% d’elle-même.

Les actionnaires autres que C de A possède 90% des titres


Le pourcentage d’intérêt du groupe A sur A est de : 100% - 10% = 93,95%
100% - 4,2%
FORMULE :

Si a exprime le taux de A sur B, b le taux de participation de B sur C et c le taux de


participation de C sur A, on peut écrire que le taux d’intérêt du groupe sur A est égal à :

1- c 1 - 0,1 = 93,95%
1 – (abc) 1 – (0,6 x 0,7 x 0,1)

Intérêt de A sur B : 93,95% x 60% = 56,37%


Intérêt de A sur C : 93,95% x 60% x 70% = 39,46%
EXEMPLE 2 :
Une société A possède 80% des actions d’une société B, laquelle possède 60% des actions de
C, laquelle possède 70% des actions de D, laquelle possède 10% de B. Il n’y a pas d’actions
sans droit de vote.

A
80%
10%
B
60%
70%
C D
Les pourcentages d’intérêt de A sur B, de A sur C et de A sur D peuvent être déterminés
comme suit:
x = 80% + ( t pourcentage indirect de A sur B)
y = 60% x x
z = 70% x y
t = 10% x z = 10% x 70% x 60% x x

Ce qui donne: x = 80% x 1 = 83,5%


1 – 10% x 70% x 60%

y = 80% x60% x 1 = 50,1%


1 – 10% x 70% x 60%

z = 80% x 60% x 70% x 1 = 35,07%


1 – 10% x 70% x 60%
METHODE
DE
CONSOLIDATION
Les méthodes de consolidation découlent du niveau de contrôle exercé par le
groupe sur la société : A chaque type de contrôle correspond une méthode de
consolidation.

Méthodes d’intégration

Contrôle exclusif Contrôle conjoint Influence notable


(1) (2)

Intégration globale Intégration proportionnelle Mise en équivalence

(1) Méthode préférentielle en IFRS et obligatoire en normes marocaines et françaises


(2) Méthode autorisée en IFRS uniquement
L’intégration globale
Cette méthode consiste à intégrer dans les comptes de la société consolidante les
éléments du bilan et du CPC de la société consolidée mais en partageant les
capitaux propres de la filiale et son résultat entre la société mère et les autres
associés.

L’intégration proportionnelle
Cette méthode consiste à intégrer dans les compte de la Sté consolidante les
éléments du bilan et du CPC de la filiale mais uniquement pour la fraction
revenant à la société mère.
Cette fraction se substitue à la valeur des titres de participation.

La mise en équivalence
Cette méthode consiste à réévaluer la valeur des titres de participation en
substituant leur prix d’acquisition par leur valeur comptable déterminée par la
répartition de l’actif net comptable de la filiale.