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Master de recherche :

Etudes internationales et droit international « E.I.D.I »


Matière : M1-S2
Droit internationales « E.I.D.I »

Exposé sous le thème :

La protection des droits de l’homme dans le cadre de droit


international humanitaire

Réalisé par : Soumis a l’appréciation de :


Mr, Abdallah KOLLO AGI Mme. Latifa EL CADI
Mlle, Naoual EL AAZOUZI - Coordinatrice
Mlle, Siham ENNAQLI - Professeur pédagogique

Année universitaire : 2019/2020


PLAN
Introduction

Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II


1970 ».
Section 1: Le temps de guerre: période où les droits humains sont les plus
fragiles.
Section 2: La protection des victimes des conflits armés non internationaux .

Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la situation de violence.


Section 1 : Articulation des mécanismes normatifs de protection des personnes dans la
violence civile.
Section 2: DIH ET DIDH: Interaction dans les situations de violence .

Conclusion.
PROBLÉMATIQUE

Quelle est la relation entre les droits de l’homme et le droit international


humanitaire, dans les deux sens de règle le lien se ajustement article 3 et
protocole additionnel II 1967 ?
INTRODUCTION 1/3

Les droits de l’homme sont des normes qui reconnaissent et protègent la dignité de tous les êtres
humains. Ils régissent la façon dont nous vivons en société et les uns avec les autres, ainsi que la
relation qui lie les individus aux gouvernements et les obligations des gouvernements envers eux.

Le droit relatif aux droits de l’homme définit ce que les gouvernements doivent faire et ne pas
faire. Les individus, eux aussi, ont des responsabilités : l’exercice de leurs droits ne doit pas se
faire aux dépens des droits d’autrui. Aucun gouvernement, groupe ou individu n’a le droit de
faire quoi que ce soit qui viole les droits d’autrui.
INTRODUCTION 2/3

Le droit international humanitaire (DIH) est un ensemble de règles qui, pour des raisons
humanitaires, cherchent à limiter les effets des conflits armés. Il protège les personnes qui ne
participent pas ou plus aux combats et restreint les moyens et méthodes de guerre. Le DIH est
également appelé «droit de la guerre» ou «droit des conflits armés».

Le DIH fait partie du droit international qui régit les relations entre États. Ce dernier est formé
d'accords conclus entre États, appelés traités ou conventions, de la coutume internationale, constituée
par la pratique des États reconnue par eux comme étant obligatoire, ainsi que des principes généraux
du droit.

Le DIH s'applique dans les situations de conflit armé. Il ne détermine pas si un État a ou non le droit
de recourir à la force. Cette question est régie par une partie importante mais distincte du droit
international, contenue dans la Charte des Nations Unies.
INTRODUCTION 3/3

Le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme sont deux branches
du droit distinctes, mais complémentaires. Toutes les deux traitent de la protection de la vie, de la
santé et de la dignité des personnes. Le droit humanitaire s’applique en situation de conflit armé,
tandis que les droits de l’homme s’appliquent toujours, en temps de paix comme en temps de guerre.
Les relations entre les droits de l’homme et le droit international humanitaire ne sont pas statiques
mais dynamiques. Au-delà d’une simple complémentarité, il existe une influence mutuelle entre ces
deux branches de droit international au niveau structurel et substantiel.

L'importance de l'article 3 de convention de geneve de 1949, résume à lui seul toute la Convention
pour les cas de conflits non internationaux, nous oblige, avant d'en faire l'analyse et le commentaire
proprement dits, à nous étendre sur son origine ainsi que sur les phases principales de son élaboration
par la Conférence diplomatique, au cours des vingt-cinq séances qui lui furent consacrées
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI

« Protocole additionnelle II 1970 ».


Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».
Section 1: Le temps de guerre: période où les droits humains sont les plus fragiles. 1/3

Depuis la déclaration universelle des droits de l’homme et l’ensemble de pactes/accords


internationaux garantissant le respect des droits humains sur la planète ;L’humanité s’est vue
donner une chance de vivre librement, paisiblement et dans les meilleures conditions.
Globalement, durant ces dernières décennies, ces droits de l’homme ont été à peu près bien
respectés ; Sauf dans les situations de conflits armés.

Les conflits armés, les guerres civiles, les rébellions et autres événements sanglants sont
souvent très marquants pour l’histoire politique d’un pays. Cependant, bien qu’ils interviennent
positivement ou négativement sur l’histoire politique du pays, leur effet est bien plus conséquent
sur le plan social.
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».
Section 1: Le temps de guerre: période où les droits humains sont les plus fragiles. 2/3

En effet, c’est durant ces période de conflits, que la qualité de vie des populations dégringole. Dans le meilleur
des cas, celles-ci ne sont qu'affectées sur le plan économique, avec l’augmentation des prix des denrées alimentaires
et autres biens de première nécessité. Cela étant dû aux efforts du gouvernement pour s’armer et faire face au conflit.
Dans les pire cas, les populations sont mises sous silence, dépossédées, violées, massacrées et déportées. C’est dans
ces situations que le caractère abject des conflits armés apparait. Tous leurs droits humains sont successivement
violés.
Historiquement, la guerre a toujours été le bastion des pires violations et exactions, et même depuis l’avènement
des droits universel pour tous les hommes, quasiment rien n'a changé. Bien sûr, il existe désormais le droit
international humanitaire, censé protéger les populations spécifiquement durant ces périodes. Cependant, cela
n’empêche toujours pas la violation active et perpétuelle de ces droits humains.
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».

Section 1: Le temps de guerre: période où les droits humains sont les plus fragiles. 3/3

Ce qui fait du temps de guerre un moment propice à toutes exactions et violations, c’est le fait que c’est
une période de chaos et de quasi anarchie. Les événements qui s'y déroulent sont troubles et obscures,
puis dans les situations d’exactions extrême, il n’y a généralement aucun témoin épargné.

Évidemment, de nos jour, les conflits armés sont de plus en plus médiatisés avec la participation active
des médias, mais cela n’empêche qu’ils restent toujours les périodes les plus propices aux violations des
droits de l’homme.
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».
Section 2: La protection des victimes des conflits armés non internationaux . 1/11

Les règles générales relatives aux conflits armés non internationaux visent les deux cas suivants:

a) Toute situation où, dans les limites du territoire d'un Etat, des hostilités caractérisées
mettent aux prises des forces armées et des groupes armés organisés (voir Section I);

b) Toute situation où des forces dissidentes sont organisées sous la conduite d'un
commandement responsable et exercent, sur une partie du territoire, un contrôle tel qu'il
leur permette de mener des opérations continues et concertées (conflit de haute intensité)
(voir Section II).
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».
ARTICLE 3 COMMUN AUX QUATRE CONVENTIONS

Section 2: La protection des victimes des conflits armés non internationaux . 2/11

L'article 3 commun aux quatre Conventions s'applique à tout cas de conflit armé ne présentant
[I, 3; II, 3; III, 3; IV, 3]

pas un caractère international et surgissant sur le territoire de l'une des Puissances parties à la
Convention. Dans un tel cas, les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités, y
compris les membres des forces armées qui ont déposé les armes et les personnes qui ont été
mises hors de combat pour toute autre raison seront en toutes circonstances traitées avec
humanité et sans aucune distinction de caractère défavorable.
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».

Section 2: La protection des victimes des conflits armés non internationaux . 3/11
ARTICLE 3 COMMUN AUX QUATRE CONVENTIONS

L'article 3 commun, dont on a dit à juste titre qu'il est à lui seul une petite Convention dans la grande,
énonce en quoi consiste un minimum de traitement humain: à cet effet, sont et demeurent prohibés, en
tout temps et en tout lieu, à l'égard des personnes mentionnées ci-avant:

a) Les atteintes portées à la vie et à l'intégrité corporelle, notamment le meurtre sous toutes ses
formes, les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices ;
b) Les prises d'otages ;
c) Les atteintes à la dignité des personnes, notamment les traitements humiliants et dégradants ;
d) Les condamnations prononcées et les exécutions effectuées sans un jugement préalable, rendu
par un tribunal régulièrement constitué, assorti des garanties judiciaires reconnues comme
indispensables par les peuples civilisés.
ARTICLE 3 COMMUN AUX QUATRE CONVENTIONS

Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».
Section 2: La protection des victimes des conflits armés non internationaux . 4/11

L'article 3 commun ajoute qu'un organisme humanitaire tel que le CICR pourra offrir ses
services aux Parties au conflit et que celles-ci s'efforceront, d'autre part, de mettre en vigueur
par voie d'accords spéciaux tout ou partie des autres dispositions de la présente Convention. Il
déclare enfin que l'application de ses dispositions n'aura pas d'effet sur le statut juridique des
Parties au conflit.
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».
Section 2: La protection des victimes des conflits armés non internationaux . 5/11
PROTOCOLE ADDITIONNEL Il

En cas de conflit de haute intensité, et à défaut de reconnaissance de belligérance entraînant


l'application de l'ensemble du droit de la guerre, ce sont, outre les dispositions de l'article 3
commun qui sont toujours applicables, les règles du Protocole additionnel II qui doivent
encore être observées.

Blessés, malades et naufragés

a) Protection et soins Tous les blessés, malades et naufragés seront respectés et protégés,
traités avec humanité et soignés sans aucune distinction fondée sur des critères autres que
médicaux. C'est sans retard que toutes les mesures possibles seront prises, notamment
[P. II, 7, 8,]

après un engagement, pour rechercher et recueillir les blessés, les malades, les naufragés
et pour rendre les derniers devoirs aux morts.
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».
Section 2: La protection des victimes des conflits armés non internationaux . 6/11

Blessés, malades et naufragés


PROTOCOLE ADDITIONNEL Il

b) Personnel sanitaire Le personnel sanitaire sera respecté, protégé et aidé dans l'exercice de
ses fonctions au profit de tous les blessés et malades, sans aucune discrimination. Nul ne
peut être puni pour avoir exercé son activité conformément à la déontologie, quels qu'aient
[P. II, 9, 10, 11]

été les bénéficiaires de cette activité, ni être contraint d'accomplir des actes contraires à la
déontologie, ou de s'abstenir d'accomplir des actes exigés par ces règles.
c) Unités et transports sanitaires Les unités et transports sanitaires seront respectés et protégés
au même titre que le personnel sanitaire aussi longtemps qu'ils ne sont pas utilisés pour
commettre des actes hostiles.
[P. II, 11]

d) Signe distinctif Le signe distinctif de la croix rouge et du croissant rouge, utilisé sous le
contrôle de l'autorité compétente, sera respecté, et il est bien clair qu'il ne doit pas être
employé d'une manière abusive.
[P. II, 12]
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».
Section 2: La protection des victimes des conflits armés non internationaux . 7/11

Protection de la population civile

L'intérêt capital du Protocole Il réside notamment dans l'extension aux conflits armés non internationaux
PROTOCOLE ADDITIONNEL Il

couverts par son champ d'application des principales règles du Protocole I relatives à la protection des
populations civiles contre les effets des hostilités.

C'est ainsi que le Protocole déclare que ni la population civile en tant que telle ni les personnes civiles ne
peuvent être l'objet d'attaques; en outre les actes de terrorisation à leur égard sont interdits. Les personnes civiles
[P. II, 13]

bénéficient de cette protection aussi longtemps qu'elles ne participent pas directement aux hostilités. Affamer les
personnes civiles est une méthode de combat interdite.

Le déplacement de la population civile ne pourra être ordonné que si sa sécurité ou des raisons militaires
[P. II,17]

impératives l'exigent, toutes mesures possibles étant prises pour l'accueillir dans des conditions satisfaisantes.

Les sociétés de secours, telles que les organisations de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, pourront
[P. II, 18]

offrir leurs services et apporter, en cas de nécessité, avec le consentement de la Haute Partie contractante
concernée, un secours humanitaire et impartial.
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».
Section 2: La protection des victimes des conflits armés non internationaux . 8/11

Protection de certains biens


PROTOCOLE ADDITIONNEL Il

[P. II, 14]

Certains biens font l'objet d'une protection spéciale. Il en va ainsi des biens indispensables à la survie de la
population civile.

Il en va de même des biens culturels et des lieux de culte qui constituent le patrimoine culturel et
[P. II, 16]

spirituel des peuples et qui ne seront ni attaqués ni utilisés à l'appui de l'effort militaire.

Les installations contenant des forces dangereuses dont la libération pourrait entraîner des pertes
[P. II, 15]

sévères parmi la population civile (barrages, digues, centrales nucléaires) ne seront pas l'objet
d'attaques même si elles constituent des objectifs militaires.
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».
Section 2: La protection des victimes des conflits armés non internationaux . 9/11

Traitement humain

a) Garanties fondamentales
PROTOCOLE ADDITIONNEL Il

Toutes les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités seront traitées avec
humanité en toutes circonstances et bénéficieront des garanties fondamentales sans aucune
discrimination, sous quelque prétexte que ce soit. Qu'elles soient ou non privées de leur liberté il est
précisé que la personne, l'honneur, les convictions et les pratiques religieuses doivent être respectés.
Sont en particulier prohibés à l'égard de tous, sous quelque prétexte que ce soit, quels soient commis
par des agents civils ou militaires :
les atteintes portées à la vie, à la santé[P.etII,au
4] bien-être physique ou mental, notamment: le meurtre;
la torture sous toutes ses formes, queue soit physique ou mentale; les peines corporelles; les
mutilations;
 les atteintes à la dignité, notamment les traitements humiliants et dégradants, la prostitution
forcée et toute forme d'attentat à la pudeur;
 la prise d'otages;
 les peines collectives;
 la menace de commettre les actes précités.
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».
Section 2: La protection des victimes des conflits armés non internationaux . 10/11

Traitement humain

a) Garanties fondamentales
PROTOCOLE ADDITIONNEL Il

Les enfants recevront les soins et l'aide dont ils ont besoin, notamment sur le plan de l'éducation, y
compris l'éducation religieuse et morale, et en vue de rejoindre leurs familles lorsqu'ils en sont
momentanément séparés. Les enfants de moins de quinze ans ne seront pas recrutés dans les forces
armées, ni autorisés à participer aux hostilités. Toutes mesures nécessaires seront prises, avec le
consentement des parents ou de ceux qui en ont la garde, pour les évacuer d'un secteur où se déroulent
les hostilités.

b) Personnes privées de liberté


En plus des garanties fondamentales et de celles reconnues aux blessés et aux malades, les personnes
détenues ou internées pour des motifs en relation avec le conflit armé se voient accorder toutes garanties,
[P. II, 5]

aux termes du Protocole, sur le plan de l'alimentation, de l'hygiène, de la sécurité, des secours, de l'exercice
de leur religion et des conditions de travail. [P. II, 5] Le Protocole enjoint de séparer les femmes des
hommes, sauf lorsqu'il s'agit d'une même famille, de permettre l'usage de la correspondance, de veiller que
les lieux d'internement et de détention ne soient pas situés à proximité de la zone de combat et que la santé
et l'intégrité physiques ou mentales des détenus ou internés ne soient compromises par aucun acte ni par
aucune omission injustifiés.
Chapitre I : Les fondamentaux des DH dans le cadre de DHI « Protocole additionnelle II 1970 ».
Section 2: La protection des victimes des conflits armés non internationaux . 11/11

Traitement humain
PROTOCOLE ADDITIONNEL Il

c) Poursuites pénales
Les condamnations ne peuvent être prononcées que par un tribunal offrant les garanties essentielles
d'indépendance et d'impartialité: information sans délai du prévenu sur les détails de l'infraction qui lui
est imputée, exclusion de la responsabilité collective et de toute condamnation pour un acte ou une
omission qui ne constituait pas un délit au moment où il a été commis, présomption d'innocence,
[P. II, 6]

jugement rendu en présence de l'inculpé, absence de contrainte pour obtenir des aveux, information des
droits de recours. La peine de mort ne sera pas prononcée contre des personnes âgées de moins de dix-
huit ans ni contre les femmes enceintes et les mères d'enfants en bas âge.

d) Non-discrimination
Toutes ces garanties s'appliquent sans aucune distinction de caractère défavorable, sous quelque prétexte
[P. II, 2]

que ce soit, et cela jusqu'au terme de la privation ou de la restriction de liberté.


Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la

situation de violence.
Droit humanitaire et droit de l’homme : spécificités et Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la situation de violence.

Section 1 : Articulation des mécanismes normatifs de protection des personnes dans la 1/5
violence civile.

A. DIH et DIDH : deux corpus Juris différents dans leur conception, leur nature et leur mise
en œuvre
convergences

1. DIH: corpus juris conditionné par le conflit armé


2. DIDH : Émergence et internationalisation d'un corpusiuris d’application
multiniveau.

a) L’émergence du DIDH
b) Les effets juridiques des instruments relatifs aux droits de l’homme dans
la sphère internationale
Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la situation de violence.

Section 1 : Articulation des mécanismes normatifs de protection des personnes dans la 2/5
violence civile.
Droit humanitaire et droit de l’homme :
spécificités et convergences

B. DIH et DIDH: interaction dans les situations de violence

1. Convergences et tensions
2. La réaffirmation et le développement du droit international des droits de l’homme
3. Le rôle des organes et mécanismes judiciaires en charge de la protection et de la promotion des
droits de l’Homme
4. Le rôle des juridictions internationales
5. Les juridictions régionales des droits de l’homme
a. La cour interaméricaine des droits de l’homme
b. La Cour européenne des droits de l’Homme
c. L’application cumulative du DIH et du DIDH par la CADHP
Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la situation de violence.
Droit humanitaire et droit de l’homme : spécificités et

Section 1 : Articulation des mécanismes normatifs de protection des personnes dans la 3/5
violence civile.

C. Variations sur l’épicentre de l’articulation entre le DIH et DIDH


convergences

4. Le DIH et
DIDH se
3. La suprématie précisent
du DIH sur le mutuellement
2. Le jus DIDH en temps
insurrections, de conflit armé
1. Droits entre DIH et
intangibles DIDH
Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la situation de violence.
De la complémentarité du DIH et DIDH dans les situations de

Section 1 : Articulation des mécanismes normatifs de protection des personnes dans la 4/5
violence civile.

A. Variations sur l’émergence d’un lex specialis protéiforme régulant la Violence


B. Application cumulative de DIH et du DIDH
violence

B. Application
cumulative de DIH et
du DIDH
A. Variations sur
l’émergence d’un lex
specialis protéiforme
régulant la Violence
Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la situation de violence.

Section 1 : Articulation des mécanismes normatifs de protection des personnes dans la 5/5
violence civile.
Vers un corps unifié et amélioré

A. La protection C. La possibilité
B. La prise en
sécuritaire et des recours
compte des acteurs
humanitaire des judiciaires pour les
privés
victimes victimes
Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la situation de violence.

Section 2: DIH ET DIDH: Interaction dans les situations de violence . 1/3

Le débat sur l’interaction entre le droit international des droits de l’homme et le droit international
humanitaire s’inscrit dans un débat juridique plus large portant sur la question de la fragmentation et de
l’unité du droit international.
D’une part, on constate une fragmentation normative due à la création de secteurs fonctionnels dans le
droit international ; d’autre part, tous ces secteurs sont étroitement liés les uns aux autres. Il y a lieu de
rappeler que, dans un certain nombre de cas, un corpus juridique avait demandé un renvoi à un autre
corpus. C’est cette complémentarité qui fait que le DIDH intervient non seulement en temps de paix mais
aussi en temps de conflit armé est par conséquent qualifié de corpus iuris d’application multiniveaux.
Compte tenu de la nature décentralisée et anarchique du droit international, les mécanismes de protection
des droits de l'homme mis en place au plan international sont assez désordonnés. Le «système
international de protection des droits de l'homme», tel qu'il existe, est le résultat d'un «processus de
bricolage».
Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la situation de violence.
Section 2: DIH ET DIDH: Interaction dans les situations de violence . 1/3

L’importance croissante accordée au rôle des victimes par le corpus international des droits de
l’homme et le droit international humanitaire viennent donner un nouveau relief à leur gémellité qu’à
leur fragmentation. Il est vrai que le droit des droits de l’homme est conçu pour les temps de paix
1. Convergences et tensions

alors que le droit humanitaire est aménagé pour les temps de guerre. Cependant, les deux poursuivent
un même but : la protection de la personne humaine. L’actualité politique nous apprend que la
protection de la personne humaine lors des conflits armés est toujours nécessaire
Ces deux systèmes de droit comportent certaines ressemblances. Tout d’abord, la personne humaine
et ses droits sont au centre de leurs préoccupations. De plus, ils ont en commun certains principes :
1°/- le principe d’inviolabilité qui représente le droit à la vie de chaque individu, le respect de sa
dignité humaine, le droit à son intégrité physique et morale ;
2°/- le principe de non discrimination qui signifie que ces droits doivent être appliqués sans
distinction fondée sur la race, sur le sexe, sur la nationalité, etc. ;
3°/- le principe de sûreté qui désigne l’interdiction de représailles, de peines collectives ou de prises
d’otages.
Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la situation de violence.
Section 2: DIH ET DIDH: Interaction dans les situations de violence . 1/3

Enfin, ces deux systèmes prévoient, outre la protection juridique interne de l’État, un système international
de protection d’application des droits fondamentaux. Ceux-ci forment un « noyau dur » des droits de
1. Convergences et tensions

l’homme. Celui-ci comprend d’abord les droits dits intangibles, auxquels aucune dérogation n’est en effet
autorisée, même en cas de guerre. Si l’on compare l’article 4, paragraphe 2 du Pacte des Nations Unies
sur les droits civils et politiques et l’article 15, paragraphe 2 de la Convention européenne des droits
de l’homme, article 27 de la Déclaration américaine des droits de l’homme on relève que tel est le cas
du droit à la vie, de l’interdiction de la torture et des traitements ou peines inhumains ou dégradants et de
l’interdiction de l’esclavage. Ce qui correspond à peu près au contenu de l’article 3 commun aux quatre
Conventions de Genève. Voilà déjà un fonds commun au droit humanitaire et aux droits de l’homme.
Le respect des droits de l’homme constitue un fondement important pour la sécurité nationale et
internationale, sans laquelle une paix durable n’est pas possible. L’essence de l’État de droit est que
personne n’est au dessus des lois. Le principe de la responsabilité pénale est l’un des piliers de l’État de
droit qui irrigue son évolution. À l’origine de cette évolution, l’affirmation progressive du droit
international est la parution de l’idée d’imprescriptibilité de certains crimes.
Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la situation de violence.
Section 2: DIH ET DIDH: Interaction dans les situations de violence . 1/3
2. La réaffirmation et le développement du droit

Le Droit international des droits de la personne est maintenant un corps organique, doté
international des droits de l’homme

d’institutions, procédures, jurisprudence propres, aux niveaux universel et régionaux. On peut


bien s’étonner que dans un délai de 60 ans, ce nouveau Droit a pu atteindre un stade
remarquable de visibilité. Le mouvement des droits humains alimenté par les forces profondes
de l’histoire, est comme un fleuve en crue qui inonde et féconde des espaces toujours plus
larges : c’est la métaphore de la libération et de la promotion humaine.
L’appareillage normatif mis en place tant pour protéger les droits de l’homme que pour
garantir la répression des crimes les plus graves, et qui se prolonge dans des mécanismes de
contrôle faisant intervenir les juridictions internationales dont le fonctionnement renforce son
effectivité, a des incidences sur la reconnaissance de la qualité de victime. La pertinence de
cette reconnaissance se pose actuellement en termes d’opportunité de participation et de
réparation accordée par la CPI aux victimes. Les normes de protection des droits de l’homme
sont riches en phénomènes normatifs et organisent la protection de l’individu face à cette
grande machine étatique dessinée par Hobbes- le Dieu terrestre, le Léviathan.
3. Le rôle des organes et mécanismes judiciaires en charge de
la protection et de la promotion des droits de l’Homme Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la situation de violence.

Section 2: DIH ET DIDH: Interaction dans les situations de violence . 1/3

Les dispositions sont respectées dès lors que les éléments d’application, de surveillance et de
responsabilisation sont eux-mêmes observés. Les éléments très important de la protection
effective consistent à s’assurer que les droits de l’homme sont dès que les auteurs de
violations des droits de l’homme et du droit humanitaire répondent de leurs actes. Mais que
cela ne suffisait pas. Les victimes doivent être protégées par anticipation contre les violations
de leurs droits.
3. Le rôle des organes et mécanismes judiciaires en charge de
la protection et de la promotion des droits de l’Homme Chapitre II: La complémentarité du DIH ET DIDH dans la situation de violence.
Section 2: DIH ET DIDH: Interaction dans les situations de violence . 1/3

Il existe deux catégories d’acteurs internationaux jouissant d’un mandat de protection :


les forces de maintien de la paix et les forces de police dans les opérations de maintien de la paix disposant d’un
mandat de protection des civils (à l’instar des différentes Missions de l’Organisation des Nations Unies), et les
organisations humanitaires, telles que le HCR, le CICR, l’UNICEF, etc. Des sessions ad hoc pour analyser les
situations ont été dépêchées à différentes occasions, des missions et des commissions d’enquête composées de
personnes indépendantes ou des rapporteurs thématiques. Ces acteurs ont procédé à une évaluation des
responsabilités factuelles et légales des parties au conflit. Il s’agit d’induire un changement de comportement en
dénonçant et exposant au publique les auteurs supposés des violations des droits de l’homme et du droit
humanitaire. Les mécanismes de surveillance et d’enquête pourraient contribuer non seulement à instaurer
l’obligation de rendre compte, en cas de violation des droits de l’homme et du droit humanitaire, mais aussi aider
à prévenir de telles violations à l’avenir. Pour les victimes, elles constitueraient un forum où les individus
pouvaient s’exprimer et expliquer ce qui leur était arrivé, même s’ils ne pouvaient pas le faire directement à
l’adresse des auteurs de ces violations. Ce moyen permettait de dresser un relevé des événements et de leurs
conséquences. Un rapport établi par une mission d’enquête opérant dans le domaine des droits de l’homme
pouvait ainsi devenir partie intégrante d’un dossier d’information faisant foi dont il pourrait être fait usage
ultérieurement.
CONCLUSION

Le droit international humanitaire et ses mécanismes sont la réponse modeste qu'apporte le droit
international aux situations de conflit armé. De nos jours, l'exécution forcée du droit au niveau international
est encore exceptionnelle, vu l'absence de système de mise en œuvre centralisé. La volonté et la capacité de
respecter les règles sont entre les mains des belligérants et les mécanismes de surveillance sont fondés sur le
consentement et la bonne foi de ces derniers. Le droit humanitaire se prête bien à une surveillance sur place
et s'efforce d'apporter directement protection et assistance aux victimes du conflit armé. Le but est
d’atteindre toutes les personnes touchées par un conflit armé, contrairement à l’approche judiciaire plus
restreinte, qui ne prend en compte que les victimes d'une violation du droit.
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages généraux :
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 Bouvier A. et Sassoli M., Un droit dans la guerre ? CICR, Genève, 2003.
Ouvrages spéciaux :
 Calegoropoulos-Stratis, A., Droit humanitaire et droits de l'homme: la protection de la personne en
période de conflit armé, Institut universitaire de hautes études
internationales, Genève/Leyden, 1980
 El Kouhenne, M., Les garanties fondamentales de la personne en droit humanitaire et les droits de
l'homme, Dordecht/Boston/Lancaster, 1986
Articles :
 Blischchenko, I. P., «Conflit armé et protection des droits de l'homme», Revue de droit
contemporain, vol. 18, 1971, p. 23
 Meyrowitz, H., «Le droit de la guerre et les droits de l'homme», Revue du droit public et de la
science politique en France et à l'étranger, vol. 88, 1972, p. 1095
WEBOGRAPHIE

Sites Web :

 https://www.cambridge.org/core/journals/international-review-of-the-red-cross/article/relations-entre-le-
droit-international-humanitaire-et-les-droits-de-lhomme-bibliographie-succincte1/9B31A4AE6095CB88
2C2F36FC3833BB5E#
 https://journals.openedition.org/conflits/1930
 https://www.icrc.org/fr/doc/resources/documents/misc/5fzfq2.htm
 https://www.grin.com/document/421210
 https://www.icrc.org/fr/doc/assets/files/other/icrc_001_0365.pdf
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