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Les principales conventions du

DIH
PLAN :
INTRODUCTON

I PIERRE ANGULAIRE DU DIH : CONVENTIONS DE


. GENEVE

1 L’apport des Conventions de Genève

2 Les Protocoles additionnels aux


Conventions de Genève

II TRAITES COMPLEMENTAIRE AUX


CONVENTIONS DE GENEVE
Traités sur la limitation ou l’interdiction
1 de certains types d’armes
.
2 Traités sur la protection de certains
objets
CONCLUSION
INTRODUCTION
● Le droit international humanitaire (DIH) est le droit qui réglemente les
situations de conflits armés internationaux ou internes. Son objectif est
double : limiter les cibles et les formes de la violence armée et garantir des
secours aux populations victimes du conflit. Le droit humanitaire a donc une
finalité essentiellement pratique en ce qu’il organise les deux piliers de
l’action humanitaire, l’assistance et la protection.

● Son champ d’application est restreint ; il s’applique en temps de


conflit armé international et non-international en complément du
droit national. Lorsqu’il y a conflit entre le droit humanitaire et le
droit national, c’est le droit humanitaire qui doit s’appliquer.
Historiquement, le DIH a évolué en deux compartiments : le droit de
Genève et le droit de La Haye.
Le droit de Genève s'articulait autour des règles qui sauvegardent les
militaires hors de combat ainsi que les personnes qui ne participent pas
aux hostilités.

Ces personnes sont : les combattants blessés ou malades ou naufragés,


les individus privés de liberté en raison du conflit, la population civile,
le personnel sanitaire et religieux, etc.
Le droit de La Haye, lui, fixait les droits et les obligations des
belligérants dans la conduite des opérations militaires et limite le choix
des moyens et méthodes de nuire à l'ennemi.
Dans quelle mesure les
conventions ont contribué à
l’evolution du DIH ?
I / PIERRE ANGULAIRE DU DIH :
CONVENTIONS DE GENEVE
.

Les Conventions de Genève constituent la pierre angulaire du 


droit international humanitaire et s’appliquent aux conflits
armés. Ils sont destinés essentiellement
. à la protection des
personnes qui ne participent pas ou plus aux hostilités. Ils
imposent en outre des obligations
. minimales dans les conflits
armés internes. 
À ce jour, tous les pays du monde se sont engagés à respecter
ces Conventions. Cet engagement . universel au service d’une
humanité commune, qui met en. évidence l’importance du droit
international, est l’histoire d’un succès du multilatéralisme. 
1/ L’apport des Conventions de Genève

Focalisé autour de la protection de personnes qui ne participent pas ou


plus à la guerre, le droit de Genève comprend actuellement 4 conventions
principales. Ces textes viennent enrichir le DIH de nouvelles règles
centrées sur la protection des victimes de la guerre en tirant les
enseignements de deux guerres mondiales afin d'humaniser la violence
guerrière, principalement les conflits armés internationaux, excepté leur
article 3 commun. Il s'agit de :
Première Convention de Genève pour
l’amélioration du sort des blessés et des
malades dans les forces armées en
campagne
. .

12 août 1949 . .

.
Elle protège les soldats blessés
. ou malades,
le personnel .sanitaire qui . les soigne, les
bâtiments où ils trouvent refuge et le
matériel servant à les soigner et à les
restaurer. Elle règle aussi l’utilisation des
emblèmes
Deuxième Convention de Genève pour
l’amélioration du sort des blessés, des
malades et des naufragés des forces
armées sur mer
. .

12 août 1949 . .

.
Cette convention élargit la protection prévue par la première
.
Convention de
. .
Genève aux naufragés des forces armées sur mer et règle les
conditions dans lesquelles ils peuvent être secouru
Troisième Convention de Genève relative
au traitement des prisonniers de guerre

. .

12 août 1949 . .

.
Elle protège les prisonniers de guerre, exige
.
un traitement humain et décrit les droits et
. .
devoirs de l’autorité détentrice en relation
avec les prisonniers de guerre
Quatrième Convention de Genève
relative à la protection des personnes
civiles en temps de guerre
. .
. .

12 août 1949 Elle règle la protection des civils, notamment en


.
captivité, dans les conflits armés,
.
ainsi que le traitement des civils par une
. puissance . occupante.
Article 3 commun aux 4 Conventions de Genève, 12 août
1949
En 1949, les États n'ont pas voulu pacser sur les questions des conflits armés non
internationaux, car pour
.
la quasi-majorité d'Etats, la guerre civile était une atteinte
au principe de souveraineté
. de l'État et une rébellion à l'autorité établie.
Toutefois, les considérations d'humanité les ont poussés à édicter des règles devant
gouverner le conflit «ne présentant pas un caractère international ». Telle est, en
. d'être de l'article 3 commun. Selon le mot d'un délégué à
toute évidence, la raison
.
la Conférence diplomatique de 1949, l'article 3 apparaît comme une «Convention
en miniature ». Il s'applique aux seuls conflits non internationaux et il est seul
applicable à ces conflits, tant qu'un accord spécial entre les parties ne met pas en
.
vigueur entre elles tout ou partie des autres dispositions conventionnelles
.
Qui protège t-il

• Les personnes ne prenant pas une part active aux hostiles


• Les combattants qui ont déposé les armes
• Les combattants blessés malades
• Les personnes en captivité
• La population civile
• Le personnel médical religieux
• Les règles humanitaires de traitement
Protections: • Pas d'atteinte à la vie. la personne
. • Pas de prise d'otage
.
• Pas de traitement humiliant humiliant ou
dégradant
• Procès uniquement par tribunaux ordinaire
.
. avec taux de garantie judiciaire
.
• Soins à tous les blessés malades

.
.
.
Protections:

.
Protocole additionnel aux Conventions
de Genève relatif à la protection des .
victimes des conflits armés internationaux (Protocole I)

Il étend la protection accordée aux . civils et


limite les méthodes et moyens de guerre
dans les. conflits armés internationaux
.
.
.

Protocole additionnel aux Conventions


.
de Genève relatif à la protection des
victimes des conflits armés non internationaux (Protocole
. II)

.
.
Il traite de la protection des personnes qui
ne participent pas ou plus aux hostilités et
des biens . civils dans les conflits armés non
.
internationaux.
.
.
Protocole additionnel aux Conventions de Genève relatif
à l’adoption d’un signe
distinctif additionnel (Protocole III)

.
.
Le troisième protocole additionnel du 8 décembre 2005 adopte un signe
distinctif nouveau qui représente un losange rouge sur fond blanc, le 
cristal rouge. Cet emblème permet aux Sociétés nationales de secours aux
blessés ne désirant pas adopter la croix rouge . ou le croissant rouge
comme signe distinctif de devenir
. membre du 
Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et de
.
bénéficier de la protection que les conventions de Genève leur
garantissent. Le troisième protocole additionnel permet aux services
.
sanitaires et religieux des Nations unies d’utiliser
.
un des signes distinctifs
reconnus.
II TRAITES COMPLEMENTAIRE AUX
CONVENTIONS DE GENEVE

. .
1/ Traités sur la 2/Traités sur la
limitation ou protection de
l’interdiction de
certains
certains types
d’armes objets
1. Traités sur la limitation ou l’interdiction de certains types d’armes
.

10 avril 1972 Convention sur l’interdiction de la mise


au point, de la fabrication et du stockage
des . armes bactériologiques. (biologiques)
.
ou à toxines et sur leur destruction
Elle. interdit . aux Etats
• de mettre au point, fabriquer, stocker ou
acquérir d’une manière ou d’une autre ou
de conserver . des agents . microbiologiques
ou autres agents biologiques ainsi que
des toxines, quels qu’en soient l’origine
.
ou le mode de production, . de types et en
quantités qui ne sont pas destinés à des
fins prophylactiques, de . protection ou à
.
d’autres fins pacifques,
• ainsi que des armes, de l’équipement ou
. . .destinés
des vecteurs à l’emploi de tels
agents ou toxines à des fins hostiles ou
dans des conflits
. armés
Cette convention comprend actuellement
10 octobre 1980, modifée en 2001 cinq protocoles:
Protocole I relatif aux éclats non localisables
Protocole II sur l’interdiction ou la limitation de
l’emploi des mines, pièges et autres dispositifs
(modifé en 1996)
Convention sur l’interdiction ou la Protocole III sur l’interdiction ou la limitation de
limitation de l’emploi de certaines armes l’emploi des armes incendiaires
classiques qui peuvent être considérées
comme produisant des effets traumatiques excessifs Protocole IV relatif aux armes à laser
ou comme frappant sans aveuglantes (depuis 1995)
discrimination Protocole V relatif aux restes explosifs de
guerre (depuis 2003)

Avec la modifcation de l’article 1 adoptée


. en 2001, le champ d’application de la
convention a été étendu aux conflits armés
non internationaux
Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication,
du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur
destruction

13 janvier 1993
La Convention sur l’interdiction des armes
chimiques (CIAC) est un traité de désarmement et de contrôle des
armements contraignant du point de vue du droit international dont
l’objectif est la proscription des
armes chimiques. Elle interdit la mise au
point, la fabrication, le stockage, le transfert
et l’emploi des armes chimiques et exige la
destruction des éventuels stocks en
possession des Etats parties
Convention sur l’interdiction de l’emploi,
du stockage, de la production et du
transfert des mines antipersonnel et sur
leur destruction (Convention d’Ottawa)
3–4 décembre 1997

Cette convention interdit la mise au point,


la production, le stockage, le transfert et
l’emploi de mines antipersonnel. Elle exige
en outre des Etats parties qu’ils détruisent
leurs stocks dans les quatre ans et qu’ils
nettoient les zones minées sous leur
juridiction ou leur contrôle dans les dix ans
suivant leur adhésion à la convention. Autre
élément important, les Etats parties
s’engagent à fournir assistance aux victimes
des mines.
2/ Traités sur la protection de certains objets

.
14 mai 1954

Convention
.
de La Haye . pour la protection
.
des biens culturels en cas de conflit armé
. .

.
Les parties contractantes . s’engagent à
préparer, en temps de paix, la sauvegarde
des . biens meubles ou . immeubles présentant
un intérêt historique ou artistique ainsi qu’à
respecter . ces derniers en . temps de guerre.

. . .

.
14 mai 1954 26 mars 1999
Deuxième Protocole relatif à la
Protocole pour la protection des
Convention pour la protection des
biens
biens culturels
culturels en cas de conflit armé Convention de La Haye
pour la protection en cas de conflit armé
des biens culturels en
cas de conflit armé

Il interdit l’exportation de Ce protocole introduit, à travers la


biens culturels en cas de conflit «protection renforcée», une nouvelle
catégorie de
armé ou d’un territoire occupé,
protection pour les biens culturels, prévoit
de même qu’il règle la bonne des poursuites contre les auteurs
conservation et restitution de d’infractions aux règles énoncées et élargit
tels biens la
protection aux conflits ne présentant pas un
caractère international.
10 décembre 1976

Elle interdit l’utilisation à des fins


Convention sur l’interdiction d’utiliser militaires
des techniques de modifcation de ou toutes autres fins hostiles des
l’environnement à des fns militaires ou
toutes autres fns hostiles
techniques de modifcation de
l’environnement ou géophysiques ayant
des effets étendus, durables ou graves en
tant qu’armes de guerre

.
Conclusion
.

Le droit international humanitaire est constitué par l'ensemble


des dispositions juridiques internationales,
. écrites ou
.
coutumières, assurant le respect de la personne humaine en cas
de conflit
. armé. S'inspirant du sentiment . d'humanité, il procède
du principe que les belligérants ne doivent pas causer à leur
adversaire des maux .
hors de proportion avec le but de la
.
guerre, qui est de détruire ou d'affaiblir le potentiel militaire de
l'ennemi.
Le droit .international humanitaire. comprend le « droit de
Genève », qui tend à sauvegarder les militaires mis hors de
combat, ainsi que .
les personnes qui. ne participent pas aux
hostilités, et le « droit de La Haye », qui fixe les droits et
devoirs des belligérants
. . .
dans la conduite des opérations et
limite le choix des moyens de nuire.
. .
BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES Généraux :

Joseph Owona , “DROIT INTERNATIONAL HMANITAIRE”, Ed L'Harmattan, Paris,2016

Sayeman Bula-Bula “DROIT INTERNATIONAL HMANITAIRE”, Ed Academia ,2012

Patrica bruiette “DROIT INTERNATIONAL HMANITAIRE”,Ed la découverte,2019


https://www.icrc.org/fr
https://www.croixrouge.ca/ WEBOGRAPHIE
https://fr.wikiversity.org/wiki/Droit_international_humanitaire
https://www.amnesty.fr/
Merci pour votre
attention