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la gestion valorisation

et traitement des
déchets et des
effluents industriels
Gestion de Déchets Industriels

Directions Régionales de
l'Industrie, de la Recherche
et de l'Environnement
Programme du demi-module
PARTIE I : Généralités sur les déchets

PARTIE II : Gestion des déchets

PARTIE III : Cas des grands types de déchets

PARTIE IV : Traitement de quelques types de déchets

PARTIE V : Traitement des déchets miniers


(Drainage Minier Acide)

PARTIE VI : Enfouissement des déchets

PARTIE VII: Stabilisation des déchets


Programme de la journée
PARTIE I :
GENERALITES SUR LES DECHETS
Qu’est-ce qu’un déchet?
Définitions juridiques
Droit
Articles du Code de l'environnement

« Un déchet est tous résidus résultant d'un processus


d'extraction, d’exploitation, de transformation, de
production, de consommation, d’utilisation, de contrôle
ou de filtration, et d'une manière générale, tout objet et
matière abandonnés ou que le détenteur doit éliminer
pour ne pas porter atteinte à la santé, à la salubrité
publique et à l'environnement »
Loi 28 - 00
Par extension, Qu’est ce qu’un effluent ?
« Terme générique désignant une eau résiduaire
urbaine ou industrielle, et plus généralement tout
rejet liquide véhiculant une certaine charge
polluante (dissoute, colloïdale ou particulaire).
Ces effluents recèlent des composants
organiques ou chimiques nuisibles à
l’environnement. »
Schéma du cycle de vie d’un produit
Les rejets et déchets anthropiques,
« la pollution ? »
• des rejets non toxiques, mais en trop grande
quantité pour l’assimilation et la transformation par les
cycles biochimiques du milieu (l’effet tampon)
Deux facteurs de pollution :
quantité et toxicité
• la toxicité des rejets pour les organismes vivants du
milieu; toxicité causée soit par leurs effets
biochimiques intrinsèques ou encore par leur grande
nouvauté qui fait qu’aucun microorganisme ne peut
les biodégrader provoquant ainsi des effets néfastes
pour des organismes supérieurs.
L’effet plus dévastateur des premières
maréés noires avant l’avènement des
bactéries «pacman»
L’origine des matières résiduelles

ICI
Municipal
Industries, commerces
et institutions

Industrie de la construction,
rénovation et démolition

CRD
Déchets et effluents : Origines et Nature

Quels sont les grands producteurs de déchets ?


Quels sont les grands types de déchets ?
Déchets et effluents : Origines et Nature
Organiques biodégradables
Déchets « spéciaux » (huiles, Inertes, toxiques, banals
MENAGES
peintures…) et déchets toxiques

Ordures ménagères
Déchets inertes Eaux usées
(gravats…)
Traitement
Déchets encombrants Boues d’épuration
ou « monstres » Déchets végétaux
urbaines

ACTIVITES COLLECTIVITES
DE SOIN INDUSTRIES

AGRICULTURE
Déchets « putrescibles »
Papiers, cartons, cuisine...

Déchets
Déchets industriels Déchets agricoles (des cultures,
infectieux Verre, plastiques,
spécifiques (IAA…) déjections animales, effluents
d’élevage, … métaux...

Sous-produits de traitement :
Boues, digestats…
Les rejets urbains

domestiques, municipaux, commerciaux, institutionnels


rejets solides et industriels, incluant les résidus encombrants
(électroménagers) et les matériaux de rénovation
rejets liquides essences, huiles, peintures, etc..

bruit, ondes électromagnétiques, fréon des


rejets dans l’air
réfrigérateurs, gaz et poussières du traffic
automobile et de la combustion, etc.
eaux grises et «usées»
boues d’épuration, etc.

carcasses d’auto, pneux


Le rejet devient un déchet ou
«résidu» (à éliminer) s’il est
neiges «usées», terres contaminées impossible de le valoriser
(techniquement ou
financièrement)
Qu’est-ce qu’un déchet?
Droit
Quelques définitions Loi 92-646 du 13 juillet 1992

о Déchet ultime (DU) :


« Déchet, résultant ou non du traitement d'un
déchet, qui n'est plus susceptible d'être traité dans les
conditions techniques et économiques du moment,
notamment par extraction de la part valorisable ou par
la réduction de son caractère polluant ou
dangereux. »

exemples: Déchets municipaux ou des entreprises


valorisables par recyclage, traitement biologique ou
incinération avec récupération de chaleur.
Qu’est-ce qu’un déchet?
1.1. Définition juridique Droit
Quelques définitions Loi 92-646 du 13 juillet 1992

о Déchets Industriels Spéciaux (DIS) :


« Figurant, en raison de leur propriétés
dangereuses sur une liste fixée par
décret en Conseil Déchets
spécifiques :

Huiles, peintures, solvants, produits


phytosanitaires, etc. d’État» (hors déchets
d’emballage)
Qu’est-ce qu’un déchet?
Droit
о Déchets dangereux : Annexe I des décrets
« Un déchet est classé dangereux si ce déchet
présente une ou plusieurs propriétés de danger
énumérées à l’Annexe I du décret (du type explosif,
nocif, cancérogène, mutagène…) »
De par leur toxicité et leur nocivité, ces déchets peuvent
avoir des répercussions sur l’environnement et/ou la santé
des personnes (ils peuvent être explosifs, nocifs,
cancérogènes…).

Ils doivent être éliminés dans des filières spécialisées

Exemple : déchets de produits solvantés, présence


d’hydrocarbures donc possibilité de pollution ou risque
d’inflammation…
Liste non exhaustive des déchets dangereux
Qu’est-ce qu’un déchet?
Droit
о Déchets banals (DIB) ou déchets assimilés aux
déchets ménagers :

Ils sont assimilables à de la matière minérale. Ils


ne se décomposent pas, ne brûlent pas, ne sont pas
biodégradables et qui présentent pas de caractère
dangereux et/ou toxique pour l’environnement ou la
santé de l’homme.

Ils peuvent être stockés directement sur le sol sans


prescriptions particulières ou en centre de stockage

Exemple : Les bétons, les tuiles et céramiques, les


briques, les déchets de verre, les terres non polluées et
sans mélange …
Qu’est-ce qu’un déchet?

о Déchet inerte :
Droit
Directives
« Déchet qui ne subit aucune modification physique,
chimique ou biologique importante »
« Il ne se décompose pas, ne brûle pas, ne produit
aucune réaction physique ou chimique, n’est pas
biodégradable, ne détériore pas d’autres matières
avec lesquelles il entre en contact, d’une manière
susceptible d’entraîner une pollution de
l’environnement ou de la santé humaine. »

Ex : pierres naturelles terres et matériaux de


terrassement, plâtre, céramique, verre ordinaire, laines
minérales
Qu’est-ce qu’un déchet?
Jurisprudence
Cour de Justice de l’Union Européenne
Conseil d’État

La notion de déchet est indépendante de :


● l’intention de son détenteur,
● de son caractère réutilisable ou recyclable,
● de sa valeur économique.
● un déchet valorisable reste un déchet tant qu’il
n’a pas été valorisé
Origine des déchets Qu’est-ce qu’un déchet?
о Les déchets d’entreprises industrielles, commerciales et
artisanales dont l’élimination incombe à l’entreprise. Ils
comprennent des matériaux de natures diverses (déchets de
fabrication, emballages vides, sous-produits de production,
rebuts, produits obsolètes, résidus de nettoyage solides ou
liquides…).

о Les déchets de l’agriculture et des industries


agroalimentaires (organiques et plastiques)

о Les déchets des activités de soins. Ces déchets


comprennent les déchets des établissements de soins ou
hospitaliers, les déchets des professions libérales de santé
(appelés déchets médicaux diffus) et les déchets de
laboratoires médicaux.

о Les déchets du bâtiment et des travaux publics


majoritairement des déchets inertes.
о Les déchets miniers

Le Maroc est doté d’un contexte géologique important


et diversifié faisant de lui, entre autre, un pays de
longue tradition minière (Phosphates, Plomb/Zinc,
Cuivre, Argent, Or,etc. ). Il est ainsi caractérisé par une
intense activité, dans ce domaine, depuis plusieurs
siècles, engendrant inévitablement des rejets
spectaculaires constitués de résidus de concentrateurs
et de roches stériles. Ces derniers étant abandonnés
sur les sites sans se soucier de leur restauration.
о Les déchets miniers
Par ailleurs, à l’Est du Maroc, entre 15 et 20 millions
de tonnes de rejets émanant de la mine d’anthracite
de Jerrada, fermée en 2001, sont stockés en pleine
ville. La population de la dite ville est estimée à 65
000 habitants.

D’autre part, les sites miniers abandonnés de plomb


et de zinc de Touissit ont engendré d'importantes
quantités de rejets riches en sulfures restés déposés à
l’air libre.
о Les déchets miniers

Les rejets miniers souvent riches en sulfures, peuvent


s’oxyder quand ils sont exposés à l’air et à l’eau et
deviennent fortement générateurs d’acidité et de
contaminants. Le drainage minier surtout quand il est
acide (DMA) aussi bien dans les sites abandonnés que
ceux toujours en exploitation est de loin le problème
environnemental le plus important dont les opérateurs
miniers sont confrontés.
о Les Déchets Toxiques en Quantités Dispersées (DTQD)
Les Déchets Toxiques en Quantités Dispersées proviennent des
ménages et d’activités diverses telles que le commerce et
l’artisanat, les PME/PMI, les établissements d’enseignement et de
recherche, les professions médicales, les laboratoires d’analyses.
Il s’agit de déchets spéciaux non biodégradables, toxiques ou
dangereux en raison de leurs caractéristiques physico-chimiques.
Ils sont produits en petites quantités, de nature et d’origine très
variées, dispersées dans l’environnement donc difficilement
mobilisables dans le cadre d’une collecte.
Ces déchets sont trop souvent mal gérés, notamment au Maroc
où les circuits de collecte et d’élimination de ces matières
dangereuses sont très peu connus.

Ils constituent ainsi un danger irrévocable pour l’environnement


et les personnes.
о 1.3. Situation des déchets solides ménagers marocains
La production des déchets solides ménagers s’élève
actuellement à près de 18 000 tonnes/jour. (14 000 t/j M.U et 4
000 t/j M.R)
6,5 millions de tonnes/an
En moyenne, la production est de 1 kg/hab/jour.
0.3 kg/hab/jour en milieu rural,
0.7 kg/hab/jour en milieu urbain et périurbain.

Taux moyen de la collecte des DSM est estimé à environ 70-


100% en milieu urbain. La collecte en milieu rural est peu ou
pas organisée.

Plus de 300 décharges sauvages en réhabilitation contre une


dizaine de décharges contrôlées.
Quantités des déchets collectés dans
les agglomérations selectionnées
Textile: 3%
autres matières:
16% %
cendres: 10,5% Bois: 7%

Papiers-cartons:
5% à 10% %
418 kg/hab/an
Fraction organique Plastique et
fermentescible: caoutchouc: 6% à
60% à 80% % verres:
8%1,%5% %
Cuir et peau:
métaux :
0,3%
1% à 2% %
Situation des déchets solides industriels
marocains
La production des déchets industriels:

- 1,6 million de tonnes par an, dont


- 256 000 tonnes/an sont des déchets dangereux
Répartition de la production de déchets
industriels dangereux par secteur
d’activité et selon les régions
Les déchets dangereux sont constitués
principalement par les déchets provenant de
la chimie et parachimie .

En second lieu on trouve les déchets


provenant du secteur mécanique,
métallurgique et électroniques.
2. Comment savoir si le déchet est
dangereux ?

1. La nomenclature
2. Symboles et indication de danger
Classement et nomenclature d’un déchet

1. La nomenclature
Liste des déchets
о Annexe II du Décret 2002-540 du
18 avril 2002
● 20 catégories de déchets selon leur secteurs d’activité dont ils proviennent et
des procédés de production
- 111 groupe intermédiaires
- 839 rubriques

● Identification par un code à 6 chiffres

XX XX XX Niveau 3
Niveau 1 caractérisant le déchet
identifiant les 20 secteurs Niveau 2 proprement dit sur la base
d’origine du déchet ou de identifiant des sous- de sa nature physico-
grandes nature et fonctions catégories dans l’activité chimique et du procédé
(huile, solvant,…) industrielle génératrice générateur
Classement et nomenclature d’un déchet

Liste des déchets


о Exemples Voir Liste

01 05 07

Niveau 1
Déchets provenant de l’exploitation et de l’exploitation des mines et des carrières
ainsi que du traitement physique et chimique des minéraux

Niveau 2
Boue de forage et autres déchets de forage

Niveau 3
Boues et autres déchets de forage contenant des sels de baryum, autres que ceux
visés aux rubriques 01 05 05 et 01 05 06
Classement et nomenclature d’un déchet

Trouver la rubrique d’un déchet dans la liste


о Une installation spécifique peut devoir classer ses activités dans plusieurs
chapitres. Car les différents chapitres correspondent aux différentes étapes du
processus de fabrication.

Repérer la source produisant le déchet dans les chapitres 01 à 12 ou 17 à 20

Repérer ensuite le code à 6 chiffres approprié (sauf se terminant par 99)

Code trouvé Aucun code approprié de déchets ne peut Examen des


être trouvé dans les chapitres 01 à 12 ou 17 à chapitres 13,
20 14 ou 15

Déchet classé finissant par 99


(déchets non spécifiés ailleurs Aucun de ces codes Code trouvé
Examen du
de déchets ne
chapitre 16
s'applique
Code trouvé
Classification des déchets

 La liste des déchets figure à Annexe I : Catalogue



Marocain des Déchets (CMD)
 Déchets classés par numéros à 6 chiffres
06 00 00 = Catégories d ’origine
06 04 00 = Regroupement intermédiaire
06 04 03 = Désignation du déchet
DD = Déchets dangereux (Signalement
par le symbole DD)
La nomenclature
Décret n° 2-07-253 du 14 rejeb 1429 (18 juillet 2008) portant classification des déchets et
fixant la liste des déchets dangereux.
01-Déchets provenant de 02-Déchets provenant de 03-Déchets provenant de la liste unique des déchets
04-Déchets provenant :
l’agriculture, de l’horticulture, de transformation du bois et de
l’exploration et de l’exploitation
l’aquaculture, de la sylviculture, des industries du cuir,
des mines et des carrières ainsi
de la chasse et de la pêche ainsi
la production de panneaux et
que du traitement physique et que de la préparation et de la de meubles, de pâte à papier, de la fourrure et du
chimique des minéraux. transformation des aliments. de papier et de carton. textile.

05-Déchets provenant du
raffinage du pétrole, de la
06-Déchets des 07-Déchets des 08-Déchets provenant de la
fabrication, de la formulation, de la
distribution et de l’utilisation (FFDU)
purification du gaz naturel procédés de la procédés de la de produits de revêtement (peintures,
et du traitement pyrolytique vernis et émaux vitrifiés), mastics et
du charbon. chimie minérale. chimie organique. encres d’impression.

11-Déchets provenant du 12-Déchets provenant de la


09-Déchets provenant 10-Déchets traitement chimique de surface et mise en forme et du
du revêtement des métaux et
de l’industrie provenant de autres matériaux, et de
traitement physique et
mécanique de surface des
photographique. procédés thermiques. l’hydrométallurgie des métaux
métaux et matières plastiques.
non ferreux.

13-Huiles et combustibles
liquides usagés (sauf huiles
14-Déchets de solvants 15-Emballages et déchets
d’emballages, absorbants, chiffons
16-Déchets non
organiques, d’agents
alimentaires et huiles
réfrigérants et propulseurs
d’essuyage, matériaux filtrants et
vêtements de protection non
décrits ailleurs
figurant aux chapitres 05, 12
et 19). (sauf chapitres 07 et 08). spécifiés ailleurs. dans la liste.

18-Déchets provenant des soins 19-Déchets provenant des 20-Déchets municipaux (déchets
17-Déchets de construction médicaux ou vétérinaires et/ou de la installations de gestion des déchets, ménagers et déchets assimilés
Classement des déchets par leurs degrés de dangerosité :

Déchets Déchets Non Déchets


Dangereux Dangereux Inertes

H1: Explosifs

H2 :Comburants

déchets municipaux ne subissent


H3 :Inflammables ●
déchets ménagers aucune

H4 :Irritants

H5 :Nocifs

déchets industriels modification

H6 :Toxiques non dangereux (bois, physique, chimique

H7 :Cancérogènes

H8 :Corrosifs
emballages, papier, ou biologique

H9 :Infectieux carton, verre, importante (gravas,

H10 :Mutagènes plastique, métaux)

H11 :Ecotoxiques terres…)
Déchets Dangereux

Les déchets dangereux sont les déchets issus de l’activité industrielle


qui représentent un risque pour la santé ou l’environnement et qui
nécessitent un traitement adapté.
Les résidus de traitement des déchets dangereux sont stabilisés avant
d'être enfouis en Centre de Stockage des Déchets Ultimes de classe 1.

Déchets Dangereux

Déchets Déchets
Industriels Industriels
Spéciaux Dangereux
(DIS) (DID)
Déchets Non dangereux
Les déchets non dangereux sont des déchets issus de l’activité des
ménages, de l’activité industrielle, artisanale et agricole.
Ils sont collectés et traités par le service public : collecte en porte à
porte ou apport volontaire, traitement par compostage, méthanisation,
incinération …
Les résidus de traitement des déchets non dangereux sont enfouis en
Centre de Stockage des Déchets Ultimes de classe 2 (CSDU 2).

Déchets Non Dangereux


Déchets Municipaux Déchets Industriels
• Déchets ménagers • Déchets industriels
• Déchets de voirie banals
• Déchets des espaces
verts
• Déchets
d’assainissement (+
règlementation
spécifique BOUES et
STEP)
Collectés
dans le cadre
Déchets du service
Ménagers public
Ordures Déchets Toxiques des
Ménages en quantité
Ménagères dispersés (DTMQD)

D3E
Déchets de la Refus de tri Déchets
et de d’équipement
collecte sélective compostage électrique et
électronique
Déchets non inertes et non
dangereux générés par les
entreprises, industriels,
artisans, commerçants,
prestataires de services
Déchets Industriels

Papiers- Ferraille
Bois Cartons s
Plast Métau
Verres Textiles ique
s
x non-
ferreux
Les déchets assimilables aux Ordures Ménagères

Ordures
Ménagères Déchets
Municipaux

Déchets
assimilables
aux ordures
ménagères

Déchets Déchets des


Déchets des
entreprises,
Industriels établissemen
artisans,
ts publics et
commerçant
collectivités
s

Les déchets assimilables aux OM peuvent être, eu égard à leurs


caractéristiques (nature et quantité), être collectés et traités, sans
sujétion technique particulière, avec les ordures ménagères
Déchets Inertes

Déchets qui ne subissent aucune modification physique, chimique ou


biologique importante. Les déchets inertes ne se décomposent pas, ne
brûlent pas et ne produisent aucune autre réaction physique ou
chimique.

Ils ne sont pas biodégradables et ne détériorent pas d'autres matières


avec lesquelles ils entrent en contact, d'une manière susceptible
d'entraîner une pollution de l'environnement ou de nuire à la santé
humaine.

Exemples : gravats, résidus de fabrication, déchets de chantier …

Les résidus de traitement des déchets inertes sont enfouis en Centre


de Stockage des Déchets Ultimes de classe 3.
L’étiquetage des matières dangereuses
Les dangers physico-chimiques (explosible, comburant, inflammable...),

Les dangers pour la santé (toxique, corrosif, mutagène, cancérogène...),

Les dangers pour l’environnement


EXEMPLES DE MELANGES
DANGEREUX

Cyanure + Acide = ACIDE CYANHYDRIQUE


Gaz Incolore
Gaz Inodore
Gaz Mortel

Eau de javel + acide = DEGAGEMENT DE DICHLORE


Gaz Irritant
Gaz Toxique

Acides fortement concentrés + Bases fortement concentrées


= PROJECTIONS + DEGAGEMENT DE CHALEUR

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LES INCOMPATIBILITES

Il est essentiel de ne jamais stocker au même endroit certains produits susceptibles de


réagir violemment les uns au contact des autres.

Le tableau ci-après rappelle les règles de comptabilité et de stockage des différents


produits :

Les produits corrosifs peuvent détruire le bois, les matières plastiques... Ils doivent donc
être stockés à part, car en cas de fuite, ils risquent d'endommager l'emballage d'autres
produits. Attention tout de même au stockage de certains produits corrosifs entre eux,
exemple : acide nitrique et acide acétique.

Les produits combustibles et les produits oxydants peuvent réagir violemment avec
inflammation.

Ne pas stocker les produits toxiques avec les produits inflammables (risque d'incendie
et de réactions dangereuses en cas de mélange accidentel).

Les consommables et les denrées alimentaires ne doivent en aucun cas être stockés avec
des substances ou préparations dangereuses.
LES INCOMPATIBILITES

Incompatibi
lité entre les
produits

+ - - + -
- + - o -
- - + + -
+ o + + -
- - - - o
- : Ne doivent pas être stockés ensemble
O : Ne doivent être stockés ensemble que si certaines
dispositions particulières sont appliquées
+ : Peuvent être stockés ensemble
Programme de la journée
PARTIE II :
GESTION DES DECHETS
Notion de « gestion des déchets »

Toutes opérations relatives à la production, au stockage, à la


précollecte, à la collecte, au tri, au transport, à la décharge, au
traitement, à la valorisation et à l’élimination des déchets y
compris le contrôle de ces opérations ainsi que la surveillance
des sites de décharges et les unités de traitement pendant la
période de leur exploitation et après leur fermeture.
Mise en place d’une solution optimisée de gestion des déchets

Objectifs et Lancement de
Diagnostic plan d’actions la solution

Programme de
Tri à la prévention/sensibilisa
tion et
source accompagnement

Ajustements et
Synthèse et
Collectes actions
correctives bilan annuels

Evaluation des
performances

« Mélanger ou ne pas trier, est une source importante de gaspillage, est couteux, et contribue
à augmenter les volumes générés »
enjeux de la gestion des déchets
Politique de gestion des déchets

Objectifs de la politique de gestion


о 4 grands objectifs :

● Prévention et réduction de la production et de la nocivité des


déchets dans la fabrication et distribution des produits 1989)

● Organiser et limiter le transport des déchets (distance et


volume)

● Valorisation : matériaux réutilisables et/ou de l’énergie


objectifs
● Stockage/élimination sûre
Eviter
Diminuer
Recycler sur le site
Valoriser à l’extérieur
Traiter et éliminer en toute sécurité
Moyens Résultats
LEGISLATION, COLLECTE, TRANSPORT, RECYCLAGE,
VALORISATION, TRAITEMENT , ELIMINATION ET
STOCKAGE
La législation
Loi relative à l'élimination des déchets et à la
récupération des matériaux
Les principes fondamentaux de la planification, lois en vigueur:

1- Prévenir ou réduire la production et la nocivité des


déchets
2- Organiser le transport des déchets (limitation
distance/volume) avec bordereau
3- Valoriser par réemploi, recyclage ou tout autre action visant
à obtenir des matériaux réutilisables ou de l ’énergie
4- Assurer l ’information du public sur les effets sur
l ’environnement et la santé publique, etc.
5- L’industriel reste responsable de ses déchets
о Cadre juridique

Au Maroc, le cadre juridique et réglementaire de la gestion des déchets


solides existe depuis le début du protectorat . Parmi les principaux textes
dans ce domaine, qui demeurent toujours en vigueur, on peut citer :

Le dahir du 25 août 1914 relatif à la réglementation des


établissements insalubres, incommodes et dangereux.

Le dahir du 25 décembre 1912, complété par le dahir du 30 juillet


1918, relatif aux mesures sanitaires pour la protection de l’hygiène
publique. Cette

Arrêté du 9 août 1955 relatif à la protection sanitaire s’exerçant contre


les dangers pouvant provenir de l’utilisation des déchets de cuisines
Arrêté du 6 décembre 1955. Arrêté du Directeur de l’Agriculture et des
forêts déterminant les conditions d’utilisation des eaux grasses, des
déchets de viande ou de salaison constituant des résidus de cuisine
Dahir du 26 novembre 1962 portant approbation du texte du code
pénal (B.O du 5 juin 1963 P. 843) notamment l’article 609 alinéa 32 qui
« punit d’une amende de 5 à 60 dirhams ceux qui commettent des
contraventions relatives à la voirie et à l’hygiène publique à savoir «
Ceux qui jettent ou déposent sur la voie publique des immondices,
ordures, balayures, eaux ménagères ou autres matières de nature à
nuire par leur chute, ou à produire des exhalaisons insalubres ou
incommodes ».

La loi relative à la gestion des déchets


La loi 28-00 relative à la gestion des déchets et leur élimination,
promulguée par le Dahir n°1-06- 153 du 22 novembre 2006, vient
combler le vide juridique en matière de gestion des déchets et leur
élimination. Elle a pour finalité de prévenir la nocivité des déchets et
de réduire leur production, d'organiser la collecte, le transport, le
stockage, le traitement des déchets et leur élimination de façon
écologiquement rationnelle.
о La collècte

La collecte des déchets consiste à séparer et à trier chaque objet


et à l'acheminer vers un centre de traitement approprié.
En absence d’une infrastructure appropriée de collecte, de
traitement et d’élimination, presque tous les déchets dangereux
produits par le secteur industriel sont déposés dans des
décharges non contrôlées, des décharges municipales, sur des
terres environnantes, dans des carrières abandonnées, ou le long
des rivières, sans aucun traitement ni contrôle. Ce processus est
souvent sous-traité par des opérateurs informels, qui trient les
déchets ayant une valeur marchande et jettent le reste des
produits considérés dangereux. De ce système informel résultent
de sérieuses conséquences pour la santé publique,
l’environnement et les futures activités socio-économiques du
pays.
Les collectes et transport des déchets
échelles: individuelle locale régionale

sac vert enfouissement


incinération
p résidus organiques de
table
r tonte de gazon
compostage
o feuilles
commerces
d résidus dangereux
centre de dépôt
u fibres : papiers, cartons contrôlé
c contenants: cartons, verres, plastiques,
métaux
centre de tri
t
textiles, jouets, etc
i ressourcerie
gros objets: meubles, communautaire
o électroménagers
n centre de tri à
matériaux secs
matériaux de construction

consigne commerces
Caracteristiques types de déchets menagers au Maroc
Suivi opérationnel et obligations réglementaires avec le BSD
La collecte au Maroc
о Meilleures pratiques de la collècte

La formation et l’information sont des moyens économiques


pour gérer les déchets et suivre de bonnes pratiques qui varient
selon la nature des déchets, sa consistance et son degré de
dangerosité. Par ailleurs, ces pratiques sont basées sur des
actions simples, pas onéreuses et efficaces pour gérer et réduire
la pollution. Par exemple:
• Séparer les déchets avant et pendant le tri pour réduire la
contamination;

• Opter pour de grands sacs pour l’emballage des matériaux,


au lieu de sacs et autres conteneurs et bidons, afin de prévenir
des déchets dangereux à la fin de la procédure de production;

• Assurer des moyens adéquats pour une collecte sélective


(bacs particuliers, presses, etc.) pendant les opérations de
livraison st de tri en entrepôt, fournir des réservoirs pour
limiter les pertes et contenir la lixiviation des déchets;
• Maximiser le recyclage et la récupération de la production
(interne ou externe) de déchets;

• Trier les déchets dangereux et non dangereux pour réduire la


contamination;

• Éduquer tout le personnel sur les opérations du plan de gestion


des déchets.
о collècte municipale des déchets (pays occidentaux)

- Des poubelles publiques dans la rue.


- Des poubelles de tri pour les résidences individuelles et collectives.
- Un conteneur à produits dangereux : piles, ampoules, etc. (en
mairie).
- Un guide détaillé du tri.
- Un entretien et un remplacement des poubelles.
- Un nettoyage de voirie.
- Le ramassage des encombrants une fois par mois.
- Une information détaillée sur le type et les heures de collectes.
-Une décharge municipale ou intercommunale : l'adresse et les
horaires
d'ouvertures de la décharge.
PLUSIEURS MOYENS DE COLLECTE DES DÉCHETS

 Le citoyen place des objets triés dans une borne


de collecte prévue à cet effet.
 Ils ne sont pas mélangés à d'autres objets afin de
pouvoir être réutilisés ou recyclés : vêtements,
verres, cartons, plastiques, papiers, etc.
Collecte
 Cette borne se trouve :
« à la source »
o dans sa résidence particulière ou collective
(la fameuse poubelle bleue pour les
bouteilles en plastiques, la verte pour les
déchets ménagers),
o dans son quartier (verre, vêtements).
Récupération
Se fait dans une déchetterie.
pour le recyclage

Par l'intermédiaire d'un ramassage régulier


Tout-venant 
des poubelles publiques.

Trier à la main dans une décharge composée


Récupération
d'objets mélangés, les matériaux recyclables
informelle
ou non.
La
1: collecte des déchets
La collecte dangereux
des résidus dangereux
ils ont un fort potentiel de pollution des eaux souterraines de la région des sites
d’enfouissement: métaux lourds, huiles, médicaments, pesticides, etc..

divers
avantage:
11%
petite quantité, environ
inflammables 4kg/hab/an
1%

peintures et solvants divers: acides, aérosols,


34% piles, bases, médicaments,
oxydants, réactifs, etc..
autres organiques
produits à base de 31%
carbone: produits
pharmaceutiques,
biocides divers…
désavantage:
coût élevé en comparaison
huiles de
usées
l’enfouissement
13%
Traitement des matériaux récupérés

Le traitement des matériaux récupérés a pour but de modifier les


caractéristiques physiques pour faciliter le stockage et le
transport, d’enlever des matériaux peu désirables et contaminants
et de traiter et préparer des matériaux pour une éventuelle
utilisation.
Les produits recyclés sont le plus souvent triés in situ sur la base
de leur origine (bouteilles, pour eau de javel ou pour huile, etc.)
et sur la base de la couleur. En effet, la filière de récupération ne
maîtrise pas la nature chimique et physique des produits. Après
ce tri, les produits récupérés subissent si requis, un premier
traitement. Ainsi les plastiques et le verre par exemple sont
dégraissés dans des bains de soude caustique. L’opération a lieu
à proximité des grossistes ou les intermédiaires d’une manière
très artisanale et dans des conditions hygiéniques très précaires.
Les méthodes de traitement couramment utilisées dans les
pays où le recyclage est bien structuré et industrialisé, sont :
• Défibreurs (plastiques, papier)
• Broyeurs (verre, plastiques)
• Dégraissage par la soude caustique (verre, plastique)
• Meubleuses à bois (bois, déchets de jardinage)
• Criblage
• Séparateurs par densité (enlèvement des matériaux
combustibles légers)
• Séparateurs électromagnétiques (enlèvement des
matériaux ferreux)
• Densification (paquetage de papier, carton, plastiques).

Dans le contexte national, le traitement reste artisanal et à


quelques exceptions près, seuls les opérations de lavage, du
broyage et de dégraissage sont utilisées.
Données et
Ratios clés
du secteur de
récupération
au Maroc
PARTIE
Programme de laIII journée
:
TRANSPORT ET TRANSFERT
1. Transport, négoce et courtage
2. Transfert transfrontalier
3. Suivi des déchets
Transport et transfert
3.1. Transport, négoce et courtage
Définition du terme TRANSPORT :
Il comprend toutes les opérations de chargement, déplacement
et déchargement des déchets.

О L’industriel doit s’assurer que :

● Le transporteur de déchets est déclaré à la préfecture dès que


sont dépassés les seuils par chargement :
● 100 kg de déchets dangereux,
● 500 kg de déchets banals.

● Le négociant ou courtier en déchets est déclaré en préfecture

Un protocole de sécurité doit être obligatoirement établi pour tous


les enlèvements de déchets réalisés par un prestataire extérieur.
Transport et transfert
3.2. Transfert transfrontalier
О Principe de libre circulation des marchandises n’est pas applicable aux
déchets en Europe
 Quatre régimes existent pour le transfert des déchets au niveau de
l’Union Européenne :
● Transfert sans contrôle,
● Déclaration préalable,
● Autorisation tacite,
● Autorisation écrite préalable.
О L'exportation de déchets est soumise à des obligations
réglementaires qui dépendent du type de déchet, du mode
d'élimination prévu et du pays destinataire.

● Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements


transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination.

● Dahir n° 1-11-37 du 29 joumada II 1432 (2 juin 2011) de la loi n° 30-05


relative au transport par route de marchandises dangereuses
Transport et transfert

3.2. Transfert transfrontalier 2/2

О L'exportation (et l'importation) des déchets est soumise


au règlement européen qui classe les déchets en 3 listes

La liste verte, dans laquelle on trouve la plupart des déchets banals


triés. Les déchets de cette liste peuvent être exportés pour valorisation
dans la CEE s'ils sont accompagnés d'un document descriptif signé du
détenteur.

La liste orange, dans laquelle on trouve la plupart des déchets


dangereux mais aussi les déchets municipaux bruts (non-triés).
Les déchets de cette liste peuvent être exportés pour valorisation dans la
CEE après déclaration auprès de la préfecture.

La liste rouge qui implique des restrictions importantes.

О Autorité compétente :
Préfet du département importateur ou exportateur
3. Suivi des déchets

1. Le contrat avec le prestataire


2. Le Bordereau de suivi de déchets
3. Le registre déchets
Suivi des déchets
1. Le contrat avec le prestataire
Ces opérations doivent être précisées dans le contrat signé entre le
producteur et le transporteur.
• Les contrats d'enlèvement avec les prestataires de services.

• Ils demandent une grande attention dans leur rédaction pour avoir
le prestataire le mieux disant.

• Le transporteur choisi, doit être soumis soit à autorisation de


l'autorité administrative pour le transport de déchets dangereux,
soit à déclaration.

• Un Bordereau de Suivi des Déchets Dangereux (BSDD) doit être


obligatoirement établi pour les Déchets Dangereux.

• Le centre d'élimination et de traitement indiqué par le


transporteur doit être recensé dans un plan régional des déchets
industriels spéciaux et respecter le principe de proximité.
Suivi des déchets
2. Le BSD : bordereau de suivi des déchets
Dès que l’industriel confit ses déchets dangereux à un tiers (sauf si
vos déchets dangereux sont remis à une déchèterie ou à un
collecteur en petite quantité) :
● Registre de suivi des déchets dangereux doit être tenu
● Émission un Bordereau de suivi
● Le registre chronologique de la production et de l’expédition des
déchets dangereux doit être conservé pendant 5 ans.
● BSDD = Bordereau de Suivi des Déchets Dangereux. (ex BSDD !!!)
BSDD conforme au modèle réglementaire
 A remplir par l’industriel et à remettre au collecteur
 A remplir par chaque entreprise qui prend en charge les déchets
 A remplir et à retourner à l’industriel sous 1 mois par l'installation destinataire
 A retourner sous 3 mois si passage par un centre de regroupement
 BSDD à archiver par l’industriel pendant 5 ans (si contrôle).
Suivi des déchets

О Ne sont pas soumis à l’obligation d’émettre un


BSDD :
● Les huiles usagées remises à un ramasseur agréé,
● Les véhicules hors d’usage remis à une installation
de traitement agréée.

О Sont soumis à une réglementation spécifique en


matière de suivi.
● Les déchets d’activités de soin à risques infectieux,
● Les déchets contenant de l’amiante,
Suivi des déchets
3. Le registre déchets
О Obligatoire pour les déchets dangereux (législation en vigueur)

О Qui doit renseigner et tenir à jour un registre ?


● Producteurs de déchets dangereux,
● Collecteurs, transporteurs,
● Importateurs et exploitants d’installations de stockage de déchets
● Ordre chronologique des opérations relatives à l’élimination des
déchets

О Informations renseignant le registre (législation en vigueur )


● Désignation, code et tonnage des déchets,
● Date d’acquisition ou de réception des déchets,
● Numéro du ou des bordereaux de suivi.
● Quelques variations suivants la filière de traitement
Suivi des déchets
О Conservation du registre
● > 3 ans par les transporteurs et exploitants d’installations de
traitement de déchets non dangereux,
● > 5 ans pour les autres.

О Sanctions encourues en cas d’infractions


● Contravention de 4ème classe (en France soit une amende de
750 euros au plus) pour toute personne physique ou morale
qui :
 Ne renseigne pas un registre de suivi des déchets,
 Se refuse à donner des informations,
 Communique des informations erronées,
 Se met volontairement dans l’impossibilité matérielle de
fournir ces informations aux services d’inspection.
Points essentiels :
Rédiger un
document de
suivi + contrat
P
avec prestataire Connaître les
modalités de R
transport : E
Connaître les étapes Voie routière,
intermédiaires entre la ferroviaire, U
production et voie maritime V
l’élimination du déchet : ou voie
aérienne.
E
Transit sur site de
stockage,
regroupement,
prétraitement…
Connaître les modalités de
Parcours du Parcours du traitement des déchets :
document de suivi déchet Valorisation/incinération
GESTION DES DECHETS
О Rédaction d’un document de suivi

Cette partie consiste à rédiger un document de suivi


« type » basé sur le modèle BSDI (Bordereau de Suivi des
Déchets Industriels) obligatoire en France. Ce document est
à créer et à remplir sous Excel, sous la forme d’une feuille
A4. Il comportera 3 grandes parties :

• Producteur

• Collecteur –
Transporteur

• Destinataire
BSDD

Encadré 2:
Encadré 1: Attribution d’un numéro Information sur
Information l’installation de
sur le détenteur des destination
Déchets, cet encadré Encadré 3: Information
sera complété par les sur les déchets à
autorités compétente enlever (rubrique ICPE,
conditionnement,
quantités estimée

Encadré 5: déclaration du
Encadré 4: Information détenteur du déchet, le jour
sur le collecteur del'enlèvement, l’interlocuteur
transporteur (site usager) doit compléter
Cet encadré sera pré- l’encadré: notamment,
complété par … le indiquer son nom signature,
transporteur doit y cachet de l’entreprise et date
apposer sa signature
Encadré 7: information sur l
e traitement des déchets, le
BSD dûment complété sera
Encadré 6: réception retourné au détenteur,
des déchets lors de la accompagné d’un
réception, l’équipe certificat de destruction . Ceci
pesage complétera atteste que les déchets ont été
l’encadré 10 pour détruits conformément à la
attestation « d’entrée de réglementation en vigueur
site de traitement»
Programme de la
PARTIE IV journée
:
VALORISATION ET TRAITEMENT

1. Valorisation
2. Traitement
1. Valorisation :
Opérations qui permettent de redonner une valeur à une fraction ou
un résidu de déchet,
- soit par valorisation matière (réutilisation, réemploi, recyclage ou
régénération)
- soit par valorisation énergétique (production d'énergie par
incinération)

On appelle Valorisation d’un matériau, son aptitude à être


réintroduit dans un cycle de fabrication.
Deux possibilités s’imposent :
- Le recyclage avec valorisation : C’est le tri sélectif des
matériaux et une nouvelle utilisation,

- Le recyclage avec destruction : C’est la disparition du


matériau ou l’obtention d’un déchet ultime.
Les alternatives à l’enfouissement
1. La cueillette des déchets industriels
dangereux
2. Le compostage des déchets agroalimentaires ou
domestiques putrescibles
3. La collecte des déchets récupérables et
recyclables
4. La consigne des contenants à des collectes sélectives
remplissage unique appropriées

Actions intégrées dans le cadre d’une


stratégie de gestion environnementale du
milieu urbain (démarche des 5RV2E)
Les
Les alternatives
alternatives àà l’enfouissement
l’enfouissement

résiduel: 18,5%

recyclable: 33%
dangereux: 0,7%un potentiel
• papiers et cartons (24%)
de réduction
• verre (5,5%)
de 70%
• plastiques (1,5%)
• métaux ferreux (2,15%)
compostable: 67% • métaux non ferreux (0,1%)
• papiers et cartons (31,2%)
• matières putrescibles (24,5%)
• résidus de jardin (9,5%) combustion: 40%
• bois (2,5%)
La gestion des déchets regroupe l'ensemble du processus
de traitement d'un déchet. Elle répond à la stratégie dite
des 3 R :
• réduire,
• réutiliser,
• recycler.

Le taux de réussite du principe des 3 R est encore


insuffisant au Maroc, faute de bonne volonté, de moyens
et de technologies nouvelles.

L'objectif reste de réduire de façon significative les


déchets :
• stockés ou enfouis : stagnation,
• incinérés : méthode polluante.
La mise en œuvre du concept des RVE
Actions
• réduction
• réutilisation Moyens
• récupération Consigne
• réparation Associations locales, et
À la source ressourceries
• recyclage
Compostage domestique Partenariats
• valorisation Sensibilisation pour des changements de
comportements
• éducation Lois et réglements
Collecte sélective
• récupération Centre de tri Incitation financières
• recyclage Éco-centre
Au collectif Centre de compostage
• valorisation
Bourse des rejets dangereux
• élimination Centre de traitement des DD
Site d’enfouissement
• éducation Incinération
Recycler : pour quoi faire ?
Recycler, c'est réutiliser un déchet comme matière
première pour fabriquer un nouveau produit. Ce
nouveau produit peut être identique au produit
d'origine (c'est le cas du verre ou des métaux par
exemple) ou nouveau (les bouteilles plastique
deviennent des tubes pour câblages, les plastiques
mélangés revivent sous forme de piquets de vigne…).
Exemple:
Dans une voiture, de très nombreux éléments sont recyclés:

- le plomb des batteries est réutilisé dans les nouvelles batteries ;


- Les huiles de vidange sont retraitées pour être utilisées comme
combustible ;
- le caoutchouc des pneus peut entrer dans la construction de murs
anti-bruits ;
- les mousses des sièges entrent dans la composition des sous-tapis ;
- la plupart des plastiques, en particulier les boucliers, deviennent
carénages ou bacs de batteries ;
- le verre est reconverti en bouteilles ou en vitrages pour les
bâtiments…

La totalité du métal est recyclée : l'acier est reconverti en armature


pour le béton et l'aluminium
MÉTHODES DE VALORISATION DES DÉCHETS

 Les déchets non fermentescibles résultent


Valorisation des d'un traitement attentif à la source.
déchets non  Ce dernier permet de récupérer des
fermentescibles matériaux économiquement intéressants
après le recyclage.

 La valorisation énergétique consiste à


Valorisation brûler les déchets pour produire du
énergétique carburant.
du déchet
 Ce carburant ne peut être stocké et risque
de polluer l'atmosphère.

Cette technique controversée consiste à


Tri mécano-
séparer les matières recyclables des déchets
biologique
ultimes destinés à être enfouis.
Domaines de valorisation des matériaux récupérés au Maroc
Le recyclage: des cycles à imaginer !
Ressources naturelles:
• énergies
• eau
• matières premières production de biens et
services
rejets

consommation

Impacts nocifs des rejets: Responsabilisation des individus et des


• `court terme: air, eaux, collectivités afin de limiter les quantités et la
sols, écosystèmes toxicité des rejets:
• moyen terme: atteintes aux • changement de comportement
(4) biodiversités • innovation technologique
• long terme: changements
climatiques, etc..
Le recyclage des déchets solides
industriels, domestiques et
commerciaux consigne
municipaux
et agricoles

collectes adaptées, ressourcerie


bourse des récupération & recyclage
résidus
chimiques
économie sociale
(communauté)
centre de tri

compostage
enfouissement incinération
sanitaire
Les déchets «renouvelables» solides de la
modernité

• Les vêtements : ressources recyclables

• Les électroménagers : ressources recyclables et


déchets dangereux
• La microélectronique : ordinateur, téléphone
cellulaire, batteries des déchets dangereux surtout
• Résidus nucléaires : les détecteurs de fumée
Liquides: les métabolites des drogues, des additifs alimentaires (antibiotiques,
hormones de croissance de lactation, contraceptifs, médicaments) , les DDD
liquides
Les DEEE
Les DEEE sont les Déchets d’Équipements
Électriques et Électroniques provenant:

 des électroménagers,

 du matériel audiovisuel,

 Des équipements bureautiques et informatiques.


ÉLECTROMÉNAGERS
déchets dangereux;
déchets dangereux; 4,70%
2%
déchets divers; 4,80% déchets divers;
10,30%

fer, acier; 38,50%


fer, acier;
40,80%
plastiques; 24,20%

plastiques; 19,50%

métaux non ferreux;


6,70%
métaux mélangés; métaux non fereux;
21,60% 10,80% métaux mélangés;
17,20%

GROS Petits
Microélectronique
14 kg/hab/an en France

Le Monde, 2/11/2006

La durée de vie d’un


ordinateur est passée
de 6 ans à 2 ans entre
1977 et 2005
Les composants des DEEE

Plastiques Éléments
Plastiques
polluants

Les composants des DEEE

Autres(céramiques…,)
Autres(céramiques …,)
Métaux
Métaux

précieux
précieux de base
de base
0,005 % Pd
0,001 % Pt
0,2 % Ag
0,00002 % Rh.
0,01 à 0,03 % Au Métaux
précieux

Les métaux des DEEE

Pb 5%
Cu 50% Métaux de base
Ni 5%
Fe20%
Al 5%
Sn 10%
Zn 4%
Qu’ils proviennent de l’activité domestique
ou industrielle, les DEEE connaissent une
croissance de 5% par an constituent un
risque pour l’environnement mais peuvent
être aussi une source de richesse et d’emploi.
Schéma du procédé proposé
Collecte des DEEE

Transport

stockage

Démantèlement

Triage
Schéma de valorisation des DEEE

Pièces Circuits Pièces Pièces


réutilisables électroniques: dorées métalliques:Fe,
éléments Zn,Pb,Al
métalliques
+plastiques
Traitement hydro
métallurgique
Broyage:
déchiqueteur

Or Sels
métallique métalliques
Schéma de valorisation des DEEE
(suite et fin)

Élimination du Plastiques
plastique: table
à secousses et
gravimétrie

Produit de
Séparation revêtement
magnétique étanche testé par
LPEE

Métaux ferreux Métaux non ferreux


Echantillons isolés commercialisables
- Poudre d’or - Granulat polymétallique
- Cuivre - Verre d’écran
- Zinc - Plastiques
- Acier - Une partie des déchets
- Aluminium ultimes: Produit de
- Plomb revêtement d’étanchéité
- Etain
Schéma de traitement
physique

Séparation différentielle

Broyage et tamisage

Mixtes métaux

Plastiques Affinage
Le recyclage des piles?
En 2004: 15 182 tonnes de piles mises sur le marché
323 tonnes recyclées !  2%
Conséquences: contamination des eaux par les métaux lourds
• 766 t de plomb (Pb)
• 266 t de cadmium (Cd)
• 0,4 t de mercure (Hg)
• 1647 t de zinc (Zn)
• 2437 t de manganèse (Mn)
• et 2424 t de fer (Fe)

Prévision pour 2010: 22840 tonnes de piles vendues


recyclage de 30% ?
Recyclage des piles: compter sur la bonne volonté de l’industrie
Les résidus «hight tech»
Filières d’élimination

1. Quel déchets, quelle stratégie de traitement?


2. La mise en centre de stockage
3. Traitement biologique
4. Traitement thermique
Quels déchets, quelles stratégies de traitement ?
Connaissance analytique du déchet non suffisante !!
analyse quantitative (tonnage concerné ?)
analyse spatio-temporelle (situation géographique ? flux
d’émissions ?)

1). Importance quantitative du gisement :


- La viabilité d’une unité de traitement est directement liée à la
taille du gisement à traiter.
- Milieu industriel : nombreux déchets toxiques générés au sein
d’une même entité ne pouvant valablement être traités sur place
à cause de leur trop faible tonnage.
2). Caractéristiques spatio-temporelles :

• Analyse des flux


Les déchets peuvent être générés régulièrement, à flux quasi
constant, tout au long de l’année (OM) ou bien de façon
aléatoire (déchets de la démolition, retraits saisonniers de fruits,
loupés de fabrication...)
• Répartition géographique des sources d’émission
Déchets industriels en général produits dans des zones bien
délimitées Mobilité souvent restreinte (coût de transport &
dangerosité du transport)

• Variabilité de la composition au cours du temps, Changement au


niveau d’une technologie de production modification profonde de la
nature et de la quantité des déchets produits.
Stratégie de gestion des déchets
Les filières de traitement des déchets
Filières élimination (17, 18, 19, 20)

Objectifs
 Atténuer le caractère toxique de
certains déchets

 Dégrader thermiquement ou
biologiquement les déchets

 Stocker les déchets (CET), après un


éventuel traitement de stabilisation-
solidification
(non viable à long terme si
les déchets sont organiques)
Exemple : les secondes vies possibles du pneu…

• filière 1 : combustion directe en unités spéciales ou en cimenterie


• filière 2 : élaboration de combustibles dérivés par des procédés
mécaniques (broyage)
• filière 3 : élaboration de combustibles dérivés par pyrolyse ou
gazéification
• filière 5 : la récupération de matières premières organiques par
décomposition thermique ou chimique
• filière 6 : récupération des métaux de la carcasse du pneu
• filière 7 : utilisation des pneus comme agent de structure dans certains
ouvrages de génie civil
• filière 9 : valorisation du caoutchouc (poudrette) et rechapage
• filière 11 : multiples usages des pneus en substitution à divers matériaux
(jeux, pare-chocs, chaussures…)
• filière 17 : incinération sans récupération d’énergie
• filière 20 : mise en décharge (Dernier recours…)
Autres caractéristiques des ordures ménagères
- Pouvoir Calorifique (PCI) : ~ 7820 kJ/kg. 1 tonne d’ordure : 150 litres de fuel
- Densité : 0,15 à 0,2 tonne/m3 en sac poubelle, 0,4 à 0,6 tonne/m3 en
benne avec tassement
- Taux d’humidité moyen : 35 %

Comment mesurer les déchets Masse ou Volume ? – Teneur en eau ?

Incinération : le « client » paie à la tonne


Traitement:
Enfouissement : le client paie au m3
Le traitement des déchets
Traitements avec valorisation de la matière
• Le cas des déchets d’emballage
les déchets d’emballage sont néfaste pour l’environnement)
pour deux raisons majeures:

 Produit à partir de ressources terrestres le + souvent non


renouvelables, alors que la demande explose (nouveaux
marchés)

 Les déchets encombrent la nature et doivent être traitées.


Leur biodégradabilité pose problème

Production en hausse!
Déchets ménagers : + 63% en 30 ans (220 à 360 kg/hab.an)
Part des emballages : de 16,5 à 33,5% durant la même période
Le cas des déchets d’emballage

Traitement à améliorer!
37,5% des déchets d’emballages sont traités avec une valorisation
61% partent en décharge directement.

Quelles solutions industrielles


- Diminution en poids des emballages
- Réduction de la consommation d’énergie
- Recherche de nouveaux produits (ex. CFC)
- Conception différente (composites, différentes formes)…
Valorisation ou recyclage de la matière ?
Le type de valorisation, donc de recyclage, dépend de la nature du déchet

Il existe 3 grandes familles de matériaux dont les propriétés de base


orientent vers des voies de valorisation prioritaires
Exemple de valorisation matière et énergétique : les matières
plastiques
Les matières plastiques proviennent de différentes sources :
- déchets industriels
- déchets de distribution
- déchets agriculture
- déchets travaux publics
- ordures ménagères
Recyclage matière des plastiques
Limites du recyclage physico-mécanique
Limite économique : Prix des matières vierges trop bas.

Limite technique : Variabilité de la qualité; Propriétés


mécaniques des produits finaux obtenus inférieures à
celles des mêmes produits à base de plastique vierge.

Limite écologique : le bilan écologique global peut


s’avérer négatif par rapport à une incinération avec
récupération énergétique selon les normes
européennes.
Valorisation pour la chimie
Pyrolyse : décomposition des molécules par chauffage sous vide ;
hydrocarbures liquides ou gazeux utilisables ultérieurement dans les
raffineries.

Hydrogénation : traitement par l’hydrogène et la chaleur des


macromolécules qui sont craquées enhuiles hydrocarbonées utilisables
dans les raffineries et les usines de produits chimiques.

Gazéification : Plastiques chauffés en présence d’air ou d’oxygène ; le gaz


de synthèse résultant est constitué de monoxyde de carbone et
d’hydrogène qui peut être utilisé dans la production de méthanol ou
d’ammoniac ou encore comme agent réducteur dans la production
d’acier.

Décomposition chimique proprement dite : Décomposition chimique des


produits peuvent être décomposés pour obtenir les monomères ou les
produits de base correspondants, réutilisables pour une nouvelle
polymérisation.
Valorisation énergétique des matières plastiques
Propriété des matières plastiques: Capables de restituer la plus
grande part de l’énergie nécessaire à leur fabrication.
Définition du pouvoir calorifique :
Quantité de chaleur dégagée par la combustion complète de
l’unité de masse (combustibles solides ou liquides), exprimée en J/kg
de combustible
Quelques chiffres...
Traitements avec valorisation énergétique
Traitements thermiques

Résidus d’Epuration des Fumées


De l’Incinération des Ordures Ménagères
Résidus d’Epuration des Fumées
De l’Incinération des Ordures Ménagères
Pourcentages massiques approximatifs d'incinération
des ordures ménagères
Principes généraux et aspects théoriques

Caractérisation physico-chimiques des déchets ménagers


Principes généraux et aspects théoriques
La combustion
Réaction d’oxydation complète des déchets avec l’air préchauffé (les
molécules organiques représentent la principale part combustible)

Combustion étagée au fur et à mesure de l’échauffement de la matière


1. Evaporation de l’humidité des déchets
2. Macromolécules Petites molécules (inertes, ou gaz)
3. CO, H2, CH4, SO2 s’oxydent immédiatement Flammes
4. Les flammes poursuivent l’échauffement molécules + courtes
formées
5. Libération chlore (PVC et autres) Acide chlorhydrique gazeux
Libération Fluore Acide fluorhydrique gazeux
6. Les métaux lourds sont oxydés. Une partie est entraînée à l’état gazeux
ou dans les poussières (cendres volantes) ; une autre partie mâchefers
7. A la fin, le carbone (résidu des matières organiques) s’oxyde
8. Résidu final : mâchefer (25 % de la masse entrante) + imbrûlés (< 5 %)
Réactions de combustion multiples & variées

Prise en compte des principales dont l’aspect


exothermique est prépondérant dans la formation et
l’entretien de la flamme

• Combustion du carbone

Réaction complète : C + O2 CO2 [393 kJ/mol]

Réaction incomplète : C + ½ O2 CO [110 kJ/mol]

(carence d’O2) : CO + ½ O2 CO2 [283 kJ/mol]


• Combustion de l’hydrogène
[242 kJ/mol] si l’eau retourne à l’état liquide
H2 + ½ O2 H2O [286 kJ/mol] si l’eau retourne à l’état vapeur (le + svt)

• Combustion du souffre
Combustion plus ou moins complète selon la température du four
- A 250 °C : S + O2 SO2 [297 kJ/mol]
- Entre 300 et 500 °C : S + 3/2 O2 SO3 [11.3 kJ/mol]
- > 950 °C : La réaction s’inverse et SO3 devient négligeable
• Combustion de l’azote Combustion à haute température
- Jusqu’à 950 °C : N2 + O2 N2 (pas de réaction)
- > 950 °C : N2 + O2 2 NO
La production de NO augmente avec la température
• Transformation des éléments chlore et azote

Production très problématique des NOx ! (toxiques donc à éliminer


avant rejet)
Production liée à la température du four mais surtout à la
présence initiale d’azote dans les déchets (ex: déchets verts riche en
azote)

Combinaisons intermoléculaires : production d’acide chlorhydrique


gazeux HCl (polluant majeur, objet d’une neutralisation ultérieure)

Formation de composés plus complexes, en traces infimes (quelques


dizaines de millionièmes de milligrammes) résultant de la
combinaison d’hydrogène, de chlor et de l’oxygène
(dioxines et furanes)
Volume et masse d’air utilisés
Combustion toujours réalisée en excès d’air
- abaissement de la température de la flamme
- atmosphère oxydante (réactions complètes & minimum d’imbrûlés)

Refroidissement des fumées


• Dilution avec l’air (si pas de récupération d’énergie)
L’excès d’air limite la température à 900 – 1000 °C
Diminution supplémentaire avant les procédés de traitement des
fumées (entrée dans le filtre à 200 – 300 °C) Injection d’air tertiaire
entre le four et le filtre
Inconvénient : surdimensionnement de tous les matériels
Evolution des installations
Nombreux défauts sur les premières installations:
- Chargement des déchets directement sur le feu (poussières)
- Exposition du personnel aux rayonnement du foyer
- Pas de zone de post-combustion (émanation de CO)

Evolution technologique dictée par une meilleure prise de


conscience des dangers d’une incinération défectueuse (imbrûlés,
combustion incomplète..)
Circuit d’une OM dans une usine d’incinération
Plusieurs unités:
Fosse de stockage des déchets
Four (pourvu ou non d’une chambre de postcombustion)
Chaudière génératrice de vapeur
Dispositif de traitement des fumées
Evacuation des fumées
Production d’électricité
L’enfournement
La réception

Les fumées

La chambre de combustion
Les résidus solides
de l’incinération
La réception
1 A son arrivée, chaque camion est pesé, puis déverse son
contenu dans une immense fosse de 4000 m3.

L’enfournement
2 En cabine, un opérateur pilote un grappin et prend
régulièrement des déchets de la fosse pour les enfourner
dans une trémie d’alimentation.
• La chambre de combustion
3
Chambre exposée à de très hautes températures (900 – 1000 °C)
Matériaux réfractaires très résistants (point de fusion
minimal : 1700°C), souvent à haute teneur en alumine (35 à
55 %).
Incinération en 3 phases:
• Séchage et décomposition des déchets en MV (matières volatiles).
• Combustion
• Refroidissement du mâchefer

Bonne combustion : 3 paramètres fondamentaux REGLE DES 3 T


• Temps de séjour (1 h sur la grille,
3 s dans la chambre de post-combustion)
• Température (750 < T < 900 °C)
• Turbulence
Les résidus solides de l’incinération :
2 types de résidus solides :

4 - Les mâchefers: (minéraux, verre, ferrailles,


aluminium) tombent dans une fosse remplie d’eau pour
être refroidis.
- Résidus d’Epuration des Fumées d’Incinération
(REFIOM)

5 La chaudière (Chaleur = Energie = Electricité)


Sortie du four : fumées entre 800 °C (lits fluidisés) et
950 °C (fours classiques)
Entrée dans le dispositif de traitement des gaz : 180-
260 °C
Récupération de chaleur conséquente (chaudière)
6 Les fumées
Les fumées refroidies à 240°C dans la chaudière, sont
ensuite « lavées » et dépolluées
La combustion des déchets génère des fumées qui
contiennent des poussières (cendres volantes), des gaz acides,
des métaux lourds, des dioxines et des oxydes d’azote.
Ces polluants sont captés ou détruits dans des équipements
industriels à la pointe de la technologie.
Captation de poussières:
20 kg de poussières et cendres par tonne de déchets
Dans les électrofiltres, les cendres volantes sont
électrisées (ionisées) et se collent sur des électrodes
en forme de plaques.
Ces plaques sont frappées automatiquement pour
récupérer les cendres dans des trémies.
Captation des gaz
Le lavage des fumées
Les fumées traversent ensuite deux colonnes de
lavage, l’une acide l’autre basique, qui vont piéger les
polluants : poussières résiduelles, métaux lourds,
chlore, fl uor, oxydes de soufre.
Les dioxines
Il ne reste plus qu’à détruire les dioxines et les
oxydes d’azote. Les gaz traversent un catalyseur. Il
fonctionne comme le pot catalytique d’une voiture.
Ces polluants sont totalement décomposés (leurs
molécules sont cassées).

La sortie
L’usine rejette par sa cheminée 68 % d’air, 23 % de
vapeur d’eau et 9 % de gaz carbonique. Les autres
substances, à l’état de traces, sont contrôlées de très
près.
Le traitement des mâchefers
Les mâchefers sont les matériaux, minéraux et métaux que
l’on récupère en sortie du four... Ils sont exploités jusqu’au
bout. On en extrait les métaux, ferreux et non ferreux, qui
sont recyclés en sidérurgie et en industrie de l’aluminium.
Et le reste ? Ce sont des graves de mâchefers (criblés à 40
mm), qui après avoir maturées 6 mois à l’air
libre, peuvent être utilisées en toute sécurité pour
des terrassements en travaux publics.
1 tonne d’ordures ménagères = 250 kg de mâchefers
Ces matériaux se répartissent comme suit :
• métaux ferreux : 19 kg
• métaux non ferreux : 1 kg
• graves de mâchefers : 230 kg
·Pyrolyse : décomposition ou destruction par l'action
de la chaleur en atmosphère inerte. Désigne
quelquefois la première étape de combustion

·Thermolyse : Synonyme de pyrolyse. S'emploie pour


qualifier certains procédés de pyrolyse à des
températures plus basses, ou opérant sous pression
réduite
La pyrolyse
Principe : oxydation partielle en présence d’O2
oxydation ménagée
oxydation en l’absence d’O2 Thermolyse - Pyrolyse
Produits obtenus : gaz pauvre, coke et jus pyroligneux
3 niveaux de température :
400-600 °C (pyrolyse basse)
600-1200 °C (pyrolyse moyenne)
1200-2000 °C (pyrolyse haute)
Principe de la décomposition thermique sous atmosphère de gaz
ou sous vide

En atmosphère neutre dépourvue d’oxygène :

Absence d’O2: décomposition des déchets et libération de composés


sous forme de gaz (eau, COV), rupture des macromolécules

CO + H2O CO2 + H2 : réaction du gaz à l’eau


C + CO2 2 CO : réaction de Boudouard
C + 2H2 CH4 : réaction de formation du méthane
Formation progressive d’une atmosphère réductrice
En présence d’oxygène (O2 généré par décomposition du
déchet) :

C + O2 CO2
H2 + ½ O2 H2O
CO + ½ O2 CO2
CH4 + 2O 2CO2 + 2 H2O
C + ½ O2 CO
CH4 + ½ O2 CO + 2 H2
Les gaz produits :
Mélange complexe de gaz car les déchets libèrent de nombreuses
molécules organiques. Gaz principaux: CO2, CO, H2, CH4, HCl, H2S
Les gaz sont produits en faible quantité (<6000 Nm3/t de déchets)

La température :
 Température minimale de décomposition thermique : 300-500 °C
 Température atteinte à la surface des déchets puis diffusion
thermique à l’intérieur des déchets: cinétiques plus lente qu’en
incinération
 Accroissement de la température: formation de gaz au détriment
du résidu solide et liquide (dégagement de métaux volatils)
 Réactions de thermolyse autothermes.
TRAITEMENTS AVEC
VALORISATION DE LA
MATIÈRE ORGANIQUE
I. LE COMPOSTAGE
Définition
Le compostage, aussi appelé digestion aérobie, est un
procédé biologique de dégradation de la matière
organique. le compostage est définit comme "un processus
contrôlé de dégradation des constitutants organiques
d'origine végétale et animale, par une succession de
communautés microbiennes évoluant en conditions
aérobies, entraînant une montée en température et
conduisant à l'élaboration d'une matière organique
humifiée et stabilisée. Le produit ainsi obtenu est appelé
compost".
Le processus de compostage peut être vu comme une
intensification du processus naturel d'humification des
résidus organiques en substances humiques.
 
Mécanisme réactionnel et paramètres d'intérêt

Schéma simplifié du mécanisme réactionnel mis en jeu lors du compostage


(Source : présentation de G.Debenest, Travaux de F.Hénon, A.Pujol, 2015)
La dégradation de la matière organique lors du compostage se
traduit d'abord par une hydrolyse, puis par une dégradation
biochimique des composés lysés. Ces réactions entrainent la
formation de CO2, de chaleur et d'eau. L'étape d'hydrolyse
dépend essentiellement des caractéristiques physico-chimiques
de l'andain (porosité, humidité, granulométrie).

On distingue deux phases au cours du processus de compostage.

La phase de stabilisation est une phase dite thermophile du fait


de la montée en température importante qui peut atteindre
80°C. Lors de cette phase, les bactéries décomposent la matière
organique facilement biodégradable comme les sucres solubles
ou les protéines et dégradent progressivement les matières plus
réfractaires comme la cellulose. Cette phase dure environ 1
mois.
La phase de maturation est dite mésophile.
La température dans diminue progressivement et la
maturation se fait pour des températures autour de 20-
30°C.

La microflore composée de bactéries et de champignons


(essentiels pour dégrader la lignine notamment)
transforment les composés présents dans le compost en
substance humiques stables.

Cette phase peut être plus ou moins longue. Elle peut


être suivie d'une période de finition. En effet, on
considère que la maturation touche à sa fin lorsque le
compost ne présente plus d'effet phytotoxiques
Aspects biologiques et microbiologiques

Fermentation chaude
- Dégradation de la MO la + facilement biodégradable
- Consommation d’O2 & Production de chaleur
- Température ~ 70 °C: élimination des
microorganismes pathogènes

Maturation
Faible dégradation de la matière
Echauffement limité
température ~ 25 °C
Aspects microbiologiques
Grande variété des microorganismes impliqués
(bactéries, algues, protozoaires, champignons et
actinomycètes). Souvent directement présents au sein
des déchets.

Modification microbienne constante tout au long du


processus de dégradation (évolution de la matière
organique au compost final)

Utilisation du compost :
Le compost : produit de composition variable pouvant
être utilisé comme amendement organiques des sols.
LA MÉTHANISATION
Définition de la méthanisation

La méthanisation, également appelée digestion


anaérobie, est un processus de dégradation microbienne
au cours duquel la matière organique complexe est
transformée en un biogaz composé de méthane et de
dioxyde de carbone et en un résidu solide ou liquide
appelé digestat.

Mécanisme observé depuis longtemps mais l’exploitation


industrielle est récente
Principe de fonctionnement de la méthanisation
Matière première : identique au compostage (matière naturelle
végétale ou animale, de synthèse dans certains cas) ;
Matière lignocellulosique mieux dégradée en compostage.

production d'électricité
gisement déchets
verts Les apporteurs de matières
4%

gisement déchets agricole


gisement déchets
industriels gisement déchets urbains
27% gisement déchets industriels
gisement déchets verts

gisement déchets
gisement déchets agricole
urbains 64%
5%
Post-traitement : Compostage du digestat après méthanisation des
déchets
Principe de la méthanisation

HYDROLYSE
Principe de la méthanisation
Mécanismes biologiques de dégradation des déchets
Phase aérobie : Production d’eau et de chaleur - température ~ 60°c
Phase anaérobie (sous la surface)

I) Hydrolyse: Dégradation des polymères en monomères


Potentiel oxydo-reduction diminue, augmentation de DCO, des
nutriments sont crées
II) Acidogenèse: transformation des monomères en gaz
carbonique et acides organiques (apparition d’acétates, d’éthanol,
d’ammoniaque, d’hydrogènes et d’acides gras organiques de 2 à 5
atomes de carbone.
Formation des AGV (acides gras volatils) , pH diminue ,
consommation de N et P biomasse, CO2, H2
Mécanismes biologiques de dégradation des déchets

III) Acétogenèse: les microorganismes transforment les


AGV et alcools en hydrogène, gaz carbonique et
acétates.

IV) Méthanogenèse: intervention des bactéries


méthanogènes pour élaborer les méthanes à partir de
gaz carbonique et des acétates.
Production de CH4 et CO2

V) Maturation: Stabilisation de la matière organique


Les paramètres importants
• Température
Chauffage nécessaire pour réaliser la digestion (pour maintenir
une bonne activité microbienne)
- Consommation d’une partie du méthane produit
- Isolation nécessaire de l’installation
Pour ne pas trop consommer : conditions mésophiles (25-40 °C)
plutôt que thermophiles. Larges variations de température à
éviter (1 °C sur une journée)

• pH
Zone optimale : neutralité
Bactéries méthanogènes fortement inhibées en dessous de pH 6
Chute de pH: mauvais fonctionnement.
En pratique 7,5 < pH < 8
c’est un paramètre prépondérant du procédé