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Présente par:

MENNAI Ahmed
Année 2017
universitaire
universitaire 2018

Les dominants
Pathologies chez de
dromadaire

Chargée du module :
Matallah S

Promotion: 1 è r e
annéeMASTER PRODUCTION ET NUTRITION
 
INTROUDUCTION
Une grande partie des zones consacrées à l’élevage des animaux relève des
régions arides et semi-arides, la mise en valeur de ces zones à vocation pastorale
est essentielle afin de répondre au défi alimentaire mondial.
Le dromadaire est parmi les espèces animales domestiques susceptibles
d’exploiter au mieux les territoires semi-arides et désertiques de l’Afrique et de
l’Asie.
Les travaux relatifs au dromadaire nous permettront certainement d’approfondir
nos connaissances sur cette espèce animale et de concrétiser les mesures servant
son développement afin d’obtenir une exploitation maximale de cette ressource
en protéines animales dans un milieu â faible productivité.
En vue du développement de la production du dromadaire, les pathologies
constituent un facteur limitant.
1.Taxonomie :
Le dromadaire appartient à la famille des Camélidés du genre Camelus et dont
l’espèce est « Dromedarius » très proche du chameau à deux bosses « Camelus
Bactrianus  .
Ces deux espèces sont différentes morphologiquement (une ou deux bosses) mais
similaires embryologiquement, leurs différences sont difficiles à distinguer et le
croisement est alors possible et de là, on considère que Camelus dromedarius et
camelus bactarianus sont deux sous-espèces d’une espèce unique (WARDEH,
1989) (TITAOUNE, 2006).
2-Distribution En Algérie :
La population cameline Algérienne représente un effectif de 252470 têtes répartie sur
17 Wilayates dont 92.15% du cheptel camelin national est situé dans 8 Wilayates
sahariennes.
7.84% du cheptel camelin national se trouve dans 9 Wilayates steppiques.
(MADR,2006).

Carte des effectifs camelins et leur répartition en Algérie (en tête,


Données 2006-M.A.D.R)
2.1-Effectifs :
L’effectif camelin national est augmenté durant les dernières années, En 2004
l’Algérie compte 273200 têtes ce qui représente presque de 2% de la population
cameline mondiale et attribue au pays l4ème rang mondial. (FAQ, 2004). Le Tableau
suivants et illustre les effectifs des dromadaires en Algérie.
Le tableau : Effectifs camelins en Algérie (2004-2013)

Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Effectif 273200 268600 286670 291360 295085 301120 313990 318755 340140 344015
(Faostat, 2014)
les dominantes pathologies chez le dromadaire.
1. Pathologie d’origine parasitaire
1.1. Parasitoses internes:
Le dromadaire paie un lourd tribut au parasitisme interne, en dépit de son mode de
vie extensif et de son écologie caractérisée par l’aridité du milieu. (FAYE 1997)
Les maladies parasitaires internes constituent un ensemble caractérisé sur le plan
clinique par la maigreur ou la cachexie, la faiblesse, une anorexie plus ou moins
marquée et une chute des productions. Elles rentrent toutes dans un syndrome
cachectique, dominante dc la pathologie du dromadaire.
A. Les helminthoses :
A-1) gastro-intestinales:
Les kystes hydatiques multiples formés par des larves sont souvent trouvés
dans les poumons des adultes (Agab , 2016 )
A-2) Les helmenthoses sanguines :
Filariose
Schistosomose
B. Les protozooses
B-1) La trypanosomose :
La trypanosomose chez le dromadaire, souvent dénommée “sua”, est due à
Trypanosoma evansi. Il est rare que cet animal soit parasité par un autre
trypanosome.
Cette maladie a des conséquences importantes sur l’élevage camelin dans
les régions favorables au développement des vecteurs du parasite. Elle
présente une forme aigue, relativement aisée à diagnostiquer, et des
formes subaigües et chroniques difficiles à apprécier car elles se traduisent
principalement par de la cachexie et des chutes de production (lait,
viande, avortement).
Les taux d’animaux infestés sont variables d’une région à une autre. Cela
tient aux conditions de milieu et aux méthodes de diagnostic utilisées.
(RICHARD 1985)
Un Tabanidé (Agab 2016) 3 trypanosomoses dans
un frottis sanguine (Agab 2016)
1.2. Parasitoses externe
A) La gale:
La gale du dromadaire est due à Sarcoptes scabiei cameli, seul responsable de cette
maladie chez cette espèce. Cette affection u-ès continue selon les anciens auteurs,
est moins fréquente aujourd’hui Il faut y Voir les effets des traitements
(insecticides, utilisation fréquente de l’huile de vidange) et certainement de la
presque disparition des grandes caravanes, occasions de contacts importants
d’animaux d’origine diverse et souvent mal nourris du fait de leur utilisation. Les
enquêtes en Ethiopie (RICHARD, 1975) et au Niger (RICHARD et PLANCHENAULT,
1984) ont montré son incidence réduite Au Proche-Orient, elle reste une maladie
majeure des troupeaux camelins (TACHER et CHENEAU, 1983).

Figure 11 : Gale sarcoptique de dromadaire, (Agab ,2016)


B) Les tiques :
Les tiques qui peuvent infester le dromadaire ont un rôle beaucoup moins
important dans la transmission des virus ou des rickettsies que celui qu’elles ont
chez d’autres espèces animales.(BLAJAN et LASNAMI 1989)
Les infestations par les tiques sont quelquefois importantes. Ces parasites ont
essentiellement une action pathogène directe par action mécanique et
prélèvement de sang. Comme il a été vu pour la theilériose, les parasites intra-
érythrocytaires transmis par les tiques sont très rares chez le dromadaire.
Les conséquences des infestations par les tiques seront donc des lésions cutanées
et une anémie légère dans certains cas. Des cas de paralysie à tiques sont
rapportés chez le chamelon, sans preuve expérimentale à ce jour. (RICHARD
1985).

Figure 12 : Tique de genre Figure 13 : Tique dans la region de


Amblyomma .(Agab, 2016) la mammelle (FAYE et al 1999)
2. Pathologie infectieuse :
Parmi les maladies d’origine infectieuse. la variole est une des maladies les plus
courantes et des mieux identifiées. La rage et le charbon bactéridien d’étiologie bien
connue, sont peu fréquents.
Toutes les autres affections ont soit plusieurs formes cliniques (la salmonellose) ou
correspondent à un syndrome et sont difficiles à individualiser dans ce groupe, le
complexe des affections respiratoires tient une place importante. (RICHARD 1985)
2.1 Pathologie infectieuse d'origine virale :
A) La variole :
C’est une maladie contagieuse caractérisée par une éruption papulo-pustuleuse sur la
peau et les muqueuses accompagnée de troubles de l’état général. Cette maladie a
été observer en 1985 dans la régions d’El-oued, ln-Amenas et Ghardaïa. C’est une
maladie à extension lente. Elle sévit en toute saison, mais l'évolution est plus grave en
hiver (LASNAMI 1986).
La transmission du virus entre les aminaux se fait de manière directe ou indirecte
vraisemblablement par le biais des croûtes. Seuls des traitements symptomatiques
peuvent être conduits. Des vaccins vivants attènus sont maintenant disponibles sur le
marche (Ducapox). Mais plus genéralement, des règles classiques d’hygiène,
l’isolement des animaux malades, peuvent contribuer â limiter l’extension de la
maladie. (FAYE 1997).
Une cas de variole généralisée de Croute verruqueses
dromadaire a Camelpoxvirus (AGAB 2016) (AGAB 2016 )
B) La rage :
Le dromadaire est sensible à la rage. Les foyers sont cependant rares Le diagnostic
expérimental et les règles de prophylaxie médicales et sanitaires sont identiques à ceux
pratiqués chez les autres espèces. (RICHARD 1985)
La forme furieuse semble plus fréquente que la forme silencieuse.
La forme furieuse de la rage chez le dromadaire décrite depuis longtemps. Des auteurs plus
récents distinguent une forme agressive avec attaque et morsure de l’homme et des autres
animaux, et une forme sourde où prédomine terreur et cris. Une forme paralytique aurait
été identifiée en Somalie, mais sans identification formelle du virus. Bien que cette
pathologie soit relativement rare, le pouvoir infectieux élevé des sécrétions salivaires et
Lacrymales chez le dromadaire représente un danger réel pour l’homme en particulier dans
les zones d’endémie rabique. Les régies de prophylaxie médicale et sanitaire (vaccination
préventive, isolement et observation des animaux suspects) sont identiques à ceux
pratiqués chez les autres espèces. (FAYE 1997).
2.2 Pathologie infectieuses d'origine bactérienne :
A) Les affections repiratoires :
Il est, à l’heure actuelle, difficile d’identifier les germes responsables des maladies
respiratoires chez le dromadaire. C’est pourquoi, il paraît préférable d’évoquer les
affections respiratoires” ou les “affections pulmonaires” ou le “complexe (des maladies
respiratoires” (MAURICE et coll, 1967, 1968) qui témoignent mieux des connaissances
actuelles encore très fragmentaires .
Sur le plan clinique, les affections ont fait l’objet de peu de descriptions. Divers auteurs
(CURASSON, 1947, FERRY, 1961, RICHARD, 1982) signalent une broncho-pneumonie
malheureusement peu observée cliniquement et jamais rapportée à un germe. D’autres
rapportent des pneumonies (LEESE, 1927, SHAH et coll., 1935). Certains signalent une
septicémie hémorragique (DONATIEN, 1921).
A l’abattoir, il est banal d’observer des lésions sur les poumons (FARRAG et coll, 1953,
RICHARD, 1975) abcès, pneumonie, broncho-pneumonie, emphysème... (RICHARD 1985).

Bronchopneumonie purulente jetage séro-muqueux


(FAYE et al 1999) (FAYE et al 1999)
B) La salmonellose :
La salmonellose chez le dromadaire semble être une maladie protéiforme. DONATIEN et
BOUE (1944) décrivent la forme suraigüe (symptômes généraux et mort en quelques
heures) et aigue. Cette dernière évolue en I à 5 jours : l’animal présente des symptômes
généraux, une prostration et une diarrhée striée de sang. Les femelles avortent. La mort
est l’issue habituelle.
A l’autopsie, des pétéchies sont trouvées sur la majorité des organes.
3. Autres pathologies infectieuses à agents pathogènes identifiés nutritionnelles et
multifactorielles:
3.1 Syndrome diarrhée du chamelon :
Les diarrhées du chamelon sont signalées partout en Afrique. Elles auraient une
responsabilité importante dans les forts taux de mortalité observés entre O et 1 an en
élevage semi-nomade.
Aucun agent étiologique précis ou unique n’a été isolé seul et de manière indiscutable à
ce jour. Il s’agit probablement d’un complexe étiologique, Plusieurs agents pathogènes
sont susceptibles d’être concernés en interaction avec des facteurs tels que le taux
d’infestation parasitaire et le statut nutritionnel des animaux. (FAYE 1997).
Salmonelose
Colibacillose
Rotavirose
Coccidiose
3.2 Pathologies abortives des adultes :
Brucellose
Pathologie infectieuse due à Bruceila abortus ou B. melitensis, à l’origine
d’avortements en première moitié de gestation, sans autres symptômes.(FAYE 1997)
3.4 Mammite
Les mammites cliniques aigues chez le dromadaire ont été traditionnellement décrites
comme extrêmement rares et la mamelle semblerait exceptionnellement résistante.
Cependant il faut relativiser cette affirmation par l’examen des résultats récents de
nombreux auteurs. L’observation des pratiques des éleveurs peut, il est vrai, conduire à
sous-évaluer l’importance de ces pathologies. Par exemple, tes techniques
traditionnelles destin&s à empêcher le chamelon de téter, notamment par
l’introduction de morceaux de bois dans les trayons, sont rarement suivies de
mammites. Quand cela arrive, les manifestations cliniques sont comparables à d’autres
espèces (douleur, chaleur, tuméfaction, modification du lait...). Il n’est pas rare qu’il y
ait alors nécrose et chute d’un quartier. (FAYE 1997)
Les mammites subcliniques semblent plus répandues (37% dans une étude en Somalie).
Toujours en Somalie, dans une autre enquête, on a trouvé en moyenne 10,2% des
femelles atteintes dans 40 troupeaux de 40 animaux en moyenne (de 3 % à 20 %
d’atteinte sur 1616 animaux). Il s’agirait le plus souvent de femelles de 9 à 16 ans, en
particulier dans les 3 premières lactations. (FAYE 1997)
3.5 Boiteries
Bien que peu étudiées, les pathologies podales ne sont pas rares chez le dromadaire.
Dans une enquête menée en Inde, l’incidence des boiteries a été évaluée à 10,6%, soit
une fréquence comparable â celle observée chez les vaches laitières dans les pays
tempérés.
L’étiologie est traumatique, inflammatoire ou infectieuse. Les cas sont plus fréquents
chez les animaux de bât (pression plus forte sur les pieds du fait du portage) et chez les
animaux amenés à se déplacer sur des terrains caillouteux. La nécrose de la sole est
associée à une carence en sodium.
Une complémentation de la ration constitue un facteur de protection en favorisant
lintégrité du pied. (FAYE 1997).
3.6 Les pathologies de la reproduction
Stérilité de la femelle :
Les principales causes peut être : congénitale, saisonnalité, l'état d'entretien, carence
en vitamine A et les kyste ovarien.
Stérilité de la male :
La stérilité des mâles est mal étudiée. Quelques causes sont citées dans ce paragraphe.
Elles peuvent se cumuler au fil de l’âge des dromadaires et les reproducteurs ne doivent
pas être gardés au-delà de 15 ans.
Les principales causes peut être : congénitale, nutritionnelle, parasitaire et infectieuse
Prolapsys vaginal
Considéré comme dû à une alimentation excessivement riche, notamment en
légumineuses, ou à un manque d’exercice, le prolapsus du vagin est pourtant assez
fréquemment rencontré dans les troupeaux extensifs. Léger, il n’est pas incompatible
avec la gestation. Prononcé, il représente surtout une gêne pour l’animal et une
source possible d’infection.
Plusieurs traitements sont possibles;
 Application topique d’une solution à base d’antiseptique et & sucre ; efficace
pour les prolapsus légers;
 Utilisation des "épingles de nourrice" identiques à celles utilisées pour les
bovins, laissées en place une semaine;

Figure 19 : vagin prolabé


chez une chamelle
CONCLUSION
Les maladies parasitaires constituent la dominante
pathologique majeure du dromadaire ; les parasitoses externes
sont à l’origine des troubles cutanés et les parasitoses internes
sont à l’origine des troubles digestifs et respiratoires.
Les maladies nutritionnelles sont incriminées dans la
manifestation des troubles digestifs (diarrhées du chamelon) et
carentielles, concernant les autres troubles: reproducteurs,
locomoteurs, infectieux sont présents à moindre degré.
Les travaux sur le dromadaire méritent d’être encouragés
notamment dans le domaine de la pathologie afin de
l’amélioration des productions du dromadaire comme pour les
autres ruminants.
‫‪Merci pour‬‬ ‫أ َ لَاَ‬
‫ف‬
‫‪Votre‬‬ ‫و‬‫ُظ ُر‬
‫ـ‬‫ـ‬‫َين‬
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‫‪attention‬‬ ‫ا‬ ‫‪ ‬‬ ‫ى‬
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