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M.

S: Management Des Organisations Financières et Bancaire

C O Û T D U C A P I TA L

PRESENTÉ PAR:
 ALIOUI IMANE

 BOURAMDANE WIDAD

 EL QOUNS MERYEM

 KHALBI HAJAR

 MALKI YASSINE

ENCADRÉ PAR:
 MR. KRAMI RACHID
Plan

Chapitre II : La
Chapitre I : Généralités
Introduction détermination du coût Conclusion
sur le coût du capital
du capital

Concept et enjeux du Evaluation de coût de


coût de capital fonds propres

Mesure de coût du Evaluation de coût de la


capital dette

Détermination de la
structure financière

Coût moyen pondéré du


capital CMPC :
Introduction
Chapitre I : Généralités sur le coût du capital

1.Concept et enjeux du coût de capital


1.1Notion de coût du capital:

Le coût du capital représente le taux de rendement requis des apporteurs de capitaux au sein d'une entreprise
(actionnaires et bailleurs de fonds) eu égard à la rémunération qu'ils pourraient obtenir d'un placement présentant le
même profil de risque sur le marché.

Le CMPC mesure ce que l'entreprise doit à tous ceux qui ont apporté des capitaux. Pour l'entreprise, c'est une
aide au choix du mode de financement ; pour les associés, il apporte une information sur l'opportunité d'investir
dans une entreprise ; pour les créanciers, c'est une mesure du risque qu'ils prennent en faisant crédit à une
entreprise.

Le coût du capital est une notion fondamentale pour les entreprises en matière de politique financière car il est
au cœur des mesures de la création de valeur.
La rentabilité espérée d’un investissement est fonction du risque encouru. En cas de faillite de l’entreprise, les créanciers
financiers seront systématiquement remboursés avant les actionnaires. Par ailleurs, la rémunération des créanciers financiers
est contractuelle alors que celle des actionnaires est aléatoire. De ce fait, le risque encouru par les créanciers financiers est
nécessairement inférieur au risque supporté par les actionnaires. Dès lors, la rentabilité qui est exigée par les actionnaires
(Rc) est toujours supérieure à celle des créanciers financiers (Rd) : Rc >Rd
1.2. Intérêt et utilisation du coût de capital

Le coût du capital est utilisé à trois fins principales :

 à titre de taux de rendement minimal de référence auquel comparer le taux de rendement interne des projets (évaluation des projets).

 pour choisir la structure du capital optimale permettant de réduire au minimum le CMPC.

 pour établir les prix dans des secteurs réglementés, comme celui de l’hydroélectricité, où le CMPC du monopole est considéré comme un
juste taux de rendement.

1.3. Enjeux du coût de capital


Une entreprise dispose de trois sources de financement principales : ses associés, qui apportent des capitaux propres ; les tiers (banques,
institutions financières, prêteurs divers), qui apportent des capitaux externes (sous forme de prêts et de dettes que l'entreprise aura à
rembourser) ; l'autofinancement, essentiellement composé du résultat non distribué de son activité passée (bénéfices des années précédentes).
Les capitaux apportés par les associés et les tiers sont souvent plus intéressants que l'autofinancement, limité dans son montant et disponible
de manière incertaine, puisqu'il dépend des résultats de l'activité.
Les enjeux du CMPC peuvent s'envisager selon différents points de vue

 l'entreprise qui recherche de nouveaux financements va s'adresser à ses associés ou à des prêteurs ; elle devra, entre autres, comparer
le coût de ses sources de financement pour faire appel à la source la moins chère et utilisera le CMPC comme indicateur de
référence.
 pour les associés, le coût des capitaux propres est souvent assimilé au rendement attendu par les propriétaires (ou les associés, dans le
cas d'une société dont le capital est divisé en parts sociales) exprimé en pourcentage ; il est donc lié à leur coût d'opportunité,
autrement dit le rendement des placements similaires qu'ils peuvent faire.
 pour les créanciers, le coût des dettes financières équivaut à l'intérêt demandé par les prêteurs.
2. Mesure de coût du capital

Trois méthodes pour mesurer le coût moyen pondéré du capital.

 La méthode indirecte

La méthode indirecte est probablement la méthode la plus utilisée par les praticiens. Elle consiste simplement à définir la
moyenne pondérée du coût des fonds propres (ke) et de la dette (kd) par leur valeur de marché (Vd et Ve).
 La méthode directe

La méthode directe consiste à déterminer le coût moyen pondéré du capital en appliquant le MEDAF. Par opposition à
l’approche précédente, il s’agit de définir « directement » le taux de rentabilité exigé pour investir dans un projet en
appréhendant le coefficient bêta du projet.
 L’approche actuarielle

Dans cette approche, le coût moyen pondéré du capital est égal au taux actuariel qui égalise la valeur actuelle des flux de
trésorerie d’exploitation futurs (ou Free Cash-Flow to the Firm – FCFF) et la valeur de la firme.
Chapitre II : La détermination du coût du
capital

La détermination du cout de capital impose la détermination du coût spécifique de chaque ressource ou catégorie de ressource de
financement utilisée mais aussi la mesure du poids respectifs de chacune d’entre elle dans le financement global. Nous serons à mener donc a
développer les différentes ressources notamment des fonds propres et des dettes.

1. Evaluation de coût de fonds propres

Généralement les fonds propres se caractérisent par un coût implicite correspondant à la rémunération exigée par les actionnaires
détenteurs des titres sous forme de dividendes ou de gains en capital. Le cout des fonds propres résulte de l’exigence de rémunération
exprimé par les actionnaires ou du taux de rémunération servi aux actionnaires de manière à maintenir leur satisfaction à l’égard des titres
détenus.

Ce taux de rentabilité requis est influencé par le niveau de risque affectant le titre. Plus le risque d’exploitation et le risque financier sont
élevés plus la prime de risque est élevée et le coût des fonds propres augmente.
1.1.Modèles fondés sur l’actualisation de revenus des fonds propres
Ces modèles s’intéressent a évaluer le coût des fonds propres dans le cadre d’une structure de financement donné subie ou choisie. Ces
modèles d’évaluation du coût de fonds propres par l’actualisation des flux de dividendes ou de bénéfices s’inscrivent dans le cadre d’une
hypothèse de risque donné.

a. Modèle de Gordon Shapiro D’actualisation des dividendes

Ce modèle repose sur l’hypothèse d’une croissance régulière du dividende à un taux annuel constant (inférieur au coût des capitaux
propres). Cela suppose que chaque année une partie constante du bénéfice soit mise en réserve et réinvestie dans l’entreprise. Ces
investissements accroîtront le bénéfice de l’année suivante … Modèle de GORDON SHAPIRO permet de déterminer la valeur d’une l’action
qui résulte de la somme actualisée de la suite infinie des revenus et de la valeur de sortie qu’elle procure à l’investisseur.

 Po : prix de l’action en période initiale


 r : le taux d’actualisation, définissant le coût du capital
 Pn : le prix de cession anticipé de l’action en n
 DIVt : le dividende distribué en t.
 Hypothèse de dividendes constants : On considère, dans ce cas, que le niveau de dividende reste constant dans le
temps sur une très longue période, dans ce cas on se réfère à la formule suivante :

DIVt : dividende distribué Po : prix de l’action en période initiale r : taux de rendements


exigé

Et donc Po = D / r lorsque n tend vers l’infini et donc on peut déduire le cout du capital : r = D / P qui donnera lieu a
une estimation du taux de rendement requis par l’actionnaire.
Hypothèse de dividendes croissants: On suppose maintenant que les dividendes croissent à un
taux annuel constant g; soit la formule suivante :

r : taux de rendements exigé. g le taux de croissance du dividende.


La valeur d’une action est égale à la somme à un horizon lointain des dividendes distribués compte tenu de leur croissance
annuelle (g). Et donc pour la détermination du cout de capital avec r >g on obtient lorsque n tend vers 0 :
r = Dt / Po +g

 r : le coût des capitaux propres


 Dt : le dividende attendu pour t = 1,..., n
 g : le taux de croissance annuelle des dividendes par action.
Ce modèle présente en effet des limites pour son utilisation à savoir :

les taux de rendement exigés ne peuvent pas être précisément calculés à partir d'une seule
action mais plutôt pour l’ensemble des actions de même risque.

Parmi les conditions d’application de ce modèle est que r (taux de rentabilité espéré)
doit être supérieur au g (taux de croissance annuel de dividende par action), cela
signifie que le modèle GS n’est pas valable pour des sociétés à forte croissance dans
un contexte de taux faibles !

La deuxième condition de ce modèle est qu’il n’est utilisable que pour les entreprises qui
distribuent de dividendes .Et donc que peut-on dire d'une entreprise qui ne distribue
aucun dividende ? Le prix de l'action serait ici nul, or il est évident que ceci n'est pas
vérifié empiriquement.
b. Modèle d’actualisation des bénéfices nets
Pour ce modèle au lieu d’actualiser les dividendes, ce modèle fait référence à l’actualisation du bénéfice net par action requis par les
actionnaires. Les bénéfices nets reflètent effectivement le potentiel de rémunération globale de l’actionnaire cerné avant son affectation. Soit
pour un horizon lointain et bénéfices par action constants on a :
Po = Somme Bt / (1+r)^t soit Po = B/r

Bt : bénéfice par action en t lorsque n tend vers l’infini et B constant et donc on en déduit le taux de rentabilité requis par
les actionnaires, soit le coût des fonds propres : r = B/Po

r apparaît donc comme l’inverse du PER « Price earning ratio », coefficient de capitalisation des résultats. Mais il est à
signaler que l’appréciation du coût du capital par l’inverse du PER n’est acceptable que pour l’entreprise à croissance
nulle (bénéfices constants). Et donc deux situations d’exception pour admettre l’égalité avec l’inverse de PER :

 Situation 1 : si le B = 0 est donc la totalité du bénéfice est distribué en dividende sans réinvestissement, et donc le coût du capital égal à
l’inverse du PER soit :
PER => r = 1/PER

 Situation 2 : r = k soit le taux de rentabilité requis par les actionnaires = tx de Rté comptable attendus des Fonds Propres(FP). Alors on
aura :

Coût des FP=1/PER car PER = (1-B) / r*(1-B) =1/r


2. Modèle de Bates

• Le modèle de Bates prolonge l’approche développée par Gordon-Shapiro. Ce modèle d’actualisation


permet de calculer la valeur d’une action d’une société tout en prenant en considération les bénéfices
et le taux de distribution des dividendes, au lieu du seul dividende.
• Comme il était développé par Gordon Shapiro. Il permet d’obtenir une valeur qui prend en compte les
dividendes encaissés jusqu'à la cession et le produit de la cession. L’apport de ce modèle c’est qu’il tient
compte d’un grand nombre de paramètres à savoir :

Price Earning sectoriel à l’instant de l’évaluation


Le pay-out
Taux de croissances des bénéfices sur n
Le taux de rendements exigé par les actionnaires
Mathématiquement on peut écrire :

Avec A= (1+K /1+g) ^t et B= (1+g /g-k) *(1-A)


K : Taux de rendement exigé g : taux de croissance des dividendes

Il est statique ;

Limites de ce
Il ne prend pas en compte l’environnement économique (taux d’intérêt,
modèle :
inflation, évolutions monétaires, impôts…) qui sont des facteurs essentiels
qui expliquent les mouvements boursiers.
3. Modèle de MEDAF

Le MEDAF est un modèle qui permet de mesurer l’incidence du risque financier sur le risque systématique de l’entreprise, c’est le modèle qui permet de
déterminer le taux de rentabilité exigé par l’actionnaire est égal au taux de l’argent sans risque majoré d’une prime de risque qui dépend du risque de marché
(ou le systématique).

E(Ri) = Rf + [E(Rm) - Rf] * Bêta = résultat en %

 E(Ri) est la rentabilité exigé par l’actionnaire (l’investisseur)

 Rf est le taux de rentabilité de l’actif non risqué, soit le taux d’intérêt d’un placement sûr.

 E(Rm) est le l’espérance de la rentabilité de marché

 Bêta est le coefficient de la volatilité

 [E(Rm) - Rs] est la prime du risque du marché

 [E(Rm) - Rs] * Bêta est la prime de risque du titre


Le Beta détermine la volatilité de la rentabilité du titre par apport à la rentabilité du marché. Mathématiquement :

 On peut Retrouver une action présentant un risque très élevé mais avec une beta faible si sa corrélation avec le marché est faible et donc
on distingue trois situation de beta :

 Si beta= 1 le titre varie comme le marché, il est proportionnel a la rentabilité de marché


 Si Beta >1 le titre est plus sensible et plus risqué que le marché
 Si Beta<1 le titre est moins sensible et moins risqué soit moins proportionnel que le marché
Les principales hypothèses de ce modèle sont :

Les De nombreux
investisseurs acheteurs et Tous les
composent leurs Les Il n'y a pas de vendeurs investisseurs Les
Ni les La période
portefeuilles en investisseurs coût de interviennent peuvent prêter anticipations
dividendes, ni d'investissement
se préoccupant sont averses au transaction et sur le marché et ou emprunter le des différents
les gains en est la même
exclusivement risque: ils les actifs sont aucun d'entre montant qu'ils investisseurs
capitaux ne sont pour tous les
de l'espérance n'aiment pas le parfaitement eux ne peut souhaitent au sont
taxés. investisseurs
et de la variance risque. divisibles. avoir taux sans homogènes.
de rendement d'influence sur risque.
de ces derniers. les prix.
Avantages et utilité du modèle : Limites du modèle :

 Permet d’évaluer la performance de portefeuilles Ce modèle repose sur la théorie des marchés en équilibre.et la
financiers.
théorie d’efficience des marchés,
 Permet de déterminer le taux d’actualisation
pertinent pour les modèles d’actualisation des cash-  Le modèle pose des hypothèses trop simples
flows De même le test du MEDAF est efficient lorsqu’on peut
 Permet de déterminer des coûts du capital « normatifs connaître exactement la composition du "portefeuille du marché"
» pour les sociétés publiques, ou à prix régulés. .Or, Il est difficile, voire impossible, de déterminer le « vrai »
 De même une aide aux décisions de choix portefeuille de marché, celui qui contient tous les actifs risqués
d’investissement le taux de rentabilité exigé dépend du seul taux de marché par
contre il peut dépendre d’un certain nombre d’autres variables
comme l’écart entre les obligations d’Etat et celle des bons de
Trésor, d’où l’avènement du modèle d’APT : « Arbitrage Pricing
Theory.
1.4.Modèle de DCF:

 On peut aussi calculer le taux de rendement requis des capitaux propres à l'aide du modèle de l'actualisation des flux monétaires (« discounted
cash flow - DCF »). Cette méthode consiste à évaluer une entreprise sur base des cash- flows futurs générés par l'investissement. La capacité
pour une entreprise de produire des bénéfices et des flux de trésorerie est une connaissance essentielle pour tout investisseur.
 Les cash-flows seront corrigés et actualisés. On calculera à quelle valeur capitalisée ils correspondent théoriquement, le taux d'évaluation se
composant du taux d'intérêt du marché, de la prime de risque de l'investissement et de la prime de non- liquidité Alors, Cette méthode consiste
à calculer, par actualisation, la valeur actuelle nette des flux de trésorerie futurs attendus d’une activité.
 Or, cette méthode entre aussi dans le calcul du CMPC si tous les éléments composants de la formule sont reconnus et il reste à déterminer le
CMPC. Soit :

VE = Somme CFi / (1+CMPC)^i + VT /(1+CMPC)^n De 1 a n

VE : la valeur d’Enterprise qui égale FP+Dette CF : les flux de trésorerie généré par l’exploitation
VT : la valeur terminale CMPC : le coût moyen pondéré du capital
L’évaluation de l’entreprise par la méthode de DCF  Les flux de trésorerie disponible d’une activité
passe par 4 étapes : peuvent être déterminés en se basant sur la formule
suivante:

Apprécier les flux de trésorerie attendus. Flux de trésorerie disponible=


Estimer le flux normatif. Résultat nets
Calculer le coût moyen pondéré du capital. +Amortissement et provisions
Déterminer la valeur d’entreprise. +/- Eléments exceptionnels
 Variations du BFR
 Dividendes distribués
 Investissements d’exploitation
Avantages de la méthode DCF : Limite de cette méthode :

 La méthode du DCF est devenue une méthode Elle repose sur la capacité de l’entreprise à réaliser
réellement ses prévisions.
incontournable et rationnelle, utilisée par les professionnels
lors des évaluations. sa mise en œuvre est lourde, nécessitant des prévisions
longues et fiables.
 Permet une gestion dynamique et permanente de la valeur
de l'entreprise. Elle est adaptée aux sociétés cotées et non Limite au niveau de la rédaction d’un business plan: La
cotées industrielles et commerciales. prévision des flux de trésorerie futurs pose une grande
quantité de questions. Pour cela, on réalise un business
 Très utilisée actuellement car elle repose sur une idée
plan plus ou moins détaillé en fonction des informations
simple, qu’une entreprise n’a de valeur que si un jour elle
que l’on possède et de la précision recherchée dans la
reporte de l’argent.
valorisation.
 C’est un outil de négociation lors d’une transaction. En
effet, le choix des paramètres permet de décomposer les
divergences existant entre l’acheteur et le vendeur.
2.Evaluation de coût de la dette:

La détermination du coût de capital suppose non seulement la détermination du coût de fonds propres mais aussi le coût de la dette.

Dans le sens courant, le coût de la dette est le coût de l’obtention de la dette sur le marché. Mais on distingue 3 types de dettes :

emprunt bancaire, emprunt obligataire et emprunt par leasing. Dans notre étude on va se limiter à l’appréciation du coût de la dette par

emprunt et par crédit bail dans le calcul de CMPC.

2.1.Cout de l’emprunt
 Le taux de revient mesure le coût de l’endettement. D’une manière générale c’est le taux pour lequel il y a équivalence entre
le capital réellement perçu par l’entreprise(K0) et l’ensemble des sommes réellement décaissées en contrepartie(Dt).
 Ainsi on cherche i tel que:
Exemple :
Soit un emprunt de 1000 KDH au taux de 6% et remboursables sur 4 ans (amortissements constants). Impôt sur les bénéfices : 1/3

1000 = 290(1+i)^-1 + 280(1+i)^-2 + 270(1+i)^-3 + 260(1+i)^-4

Soit i = 4%
Inconvénients de cette source de
financement :
Avantages de cette source • L'entreprise doit apporter des
de financement : garanties et prouver la rentabilité
du projet pour convaincre son
• Le recoure a l’emprunt ne
interlocuteur.
modifie pas la répartition du • Dépendance vis-à-vis de
l’organisme de crédit.
capital entre les actionnaires.
• Le recours en grand nombre aux
• Coût de financement connu. crédits emprunts risque
d’augmenter l’endettement de
l’entreprise et donc une
dégradation de la situation
financière de l’entreprise surtout si
elle n’arrive pas a honorer ses
engagements et assurer sa
solvabilité.
2.2 Coût de CREDIT BAIL

Il correspond également à un coût actuariel qu’on note CL et qui résulte par définition de l’égalisation entre les ressources de financement mobilisées et
l’ensemble des loyers et décaissements nettes occasionnées par le contrat de leasing. Les loyers payés correspondent aux frais financiers qui sons sensés de
rémunérer le risque, les frais de gestion et le coût de l’argent chez l’organisme de crédit bail ainsi qu’aux dotations aux amortissements chez l’OCB. Ces
loyers résultent de la durée du contrat et du taux d’intérêt facturé. Généralement le coût de ce mode de financement est plus onéreux que celui des emprunts
bancaires notamment du coût des ressources de refinancement pour l’OCB.

i : coût recherché du crédit bail Bo : montant d’investissement


Lt : loyers du période t OA : option achat y compris incidence fiscale
AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DE CETTE SOURCE DE
FINANCEMENT :
Les avantages pour le bailleur : Les avantages pour le préteur Les inconvénients :

Bénéficie du droit de propriété sur le bien objet Un financement du montant de le coût du crédit-bail est supérieur à celui d’un
de leasing jusqu'à la cession du bien. crédit bancaire classique.
l’investissement a 100%
Bénéficie d’une exonération relative aux droits Type de financement réservé aux biens
d’enregistrements, des actes d’acquisition ou Ce type de financement ne nécessite pas standards.
de locaux a usages professionnel. de garantis lourdes comme c’est le cas du Les biens financés ne peuvent être donnés en
Diversification des sources de financement financement classique. garantie
sans modifier l'équilibre de son bilan. Rapidité et efficacité dans le traitement Par ailleurs, l’opération n’est acceptée par la
société de crédit-bail qu’après étude du
des demandes de financements dossier de l’entreprise
Bénéficier de la déductibilité des loyers
du résultat imposable
3.Détermination de la structure financière:

La notion de la structure financière pour une entreprise définit au plan comptable sa structure de passif et au plan financier la
nature et le poids des différents ressources historiquement mobilisées et encore présentes pour assurer le financement de
l’entreprise, ces ressources sont valorisées en valeur de marché.
A cet effet, Le but ultime de l'entreprise est de déterminer la structure financière optimale qui permet de maximiser la valeur de
l'entreprise et ainsi de minimiser le coût du capital.
Certaines affirment la neutralité de la structure de financement sur la valeur de la firme, thèse détenue par F .Modigliani et M .Miller.
D’autres affirment l’existence d’une structure de financement optimale capable de minimiser le coût des ressources et d’optimiser la
valeur de la firme, thèse défendue par la théorie classique du capital et la notion de l’effet de levier financier.
3.1.L’approche traditionnelle

Selon cette approche, l’entreprise arrivera à minimiser son coût moyen pondéré du capital suite a une structure
financière optimale qui permet de maximiser la valeur de l’actif économique de l’entreprise grâce a une utilisation
prudente et efficiente de l’endettement et de son effet de levier.

Et donc la théorie traditionnelle affirme l’existence d’un coût moyen pondéré des ressources qui optimise la structure

financière et par la suite maximise la valeur de rendement de l’entreprise ou de son actif économique. Cette situation
financière optimale utilise un taux d’endettement et son effet de levier.
3.2. Approche de MODIGLIANI – MILLER

Modigliani et Miller ont critiqué l’approche traditionnelle. Ils ont démontré, dans une première étude, qu’en absence d’impôt,

l’approche traditionnelle est inexacte.

En absence d’imposition, sur un marché en équilibre, l’approche de la théorie traditionnelle est inexacte ; il n’ya pas de structure

financière optimale, le taux de rentabilité global ou coût moyen pondéré des ressources est constant quelque soit le taux d’endettement.
La valeur de l’actif économique d’une entreprise est indépendante de son mode de financement par dettes, par fonds propres ou un mixe
des deux.

Pour Modigliani et Miller (MM), il n’ya aucune raison qu’une entreprise endettée soit mieux qu’une Enterprise sans dettes si les

investisseurs peuvent emprunter dans les mêmes conditions que la firme, de même la valeur de l’entreprise est indépendante de son
niveau d’endettement et le choix de la structure financière importe peu.
4.Coût moyen pondéré du capital CMPC :

• Le coût moyen pondéré du capital d’une entreprise résulte de la moyenne des coûts des différentes sources de financement pondérée par le
poids relatif de chaque source dans la structure.
• Le coût moyen pondéré du capital correspond au coût de financement de l’entreprise c'est-à dire, le taux de rentabilité minimum que
l’entreprise doit dégager pour satisfaire l’exigence de rémunération des apporteurs de fonds créanciers ou actionnaires.
• Le coût moyen pondéré du capital peut s’écrire comme suit :

VCP :est la valeur des capitaux propres (fonds propres) VD: la valeur de la dette de financement
kCP: le taux exigé par les actionnaires, IS: le taux d'imposition
kD: le taux d'intérêt auquel la société peut s'endetter aujourd'hui
Application :

Hypothèse 1 : l'entreprise cotée et endettée.


La structure financière de la société A est composé de 60% de fonds propres ainsi que 40% de dettes financières (en
valeur de marché). La rentabilité demandée par les pourvoyeurs de fonds est de 8% pour les actionnaires et 6%
d'intérêt pour les créanciers.
 Par application de la formule:

 Coût moyen pondéré du capital (CMPC) = [(8% × (60% / 60% + 40%)] + [(6% × (1 - 0,3333) × (40% / 60% +
40%)]
= 0,048 + 0,016
= 0,064
Donc le CMPC = 6,4%
Hypothèse 2 : l'entreprise est cotée mais non endettée.

 Coût moyen pondéré du capital (CMPC) =  coût des capitaux propres


Alors Coût des capitaux propres : [(8% × (100% / 100%+ 0%)]

Coût des capitaux propres= 8%


SUPPOSONS MAINTENANT QU'IL N'Y A PAS D'IMPÔT À PAYER
PAR L'ENTREPRISE

Hypothèse 1 : l'entreprise endettée Hypothèse 2 : l'entreprise non endettée

 CMPC = [(8% × (60% / 60% + 40%)] + [(6% × (40%  Le CMPC [(8% × (100% / 100%+ 0%)] =8% (cotée
/ 60% + 40%)] = 7,2% et non endettée)
 Le taux d'actualisation ou CPMC du projet  autrement dit l'impact de la fiscalité sur le coût de
d'investissement calculé en tenant compte de financement est nulle.
l'incidence fiscale est moins important (6,4%) que
celui calculé en prenant en considération l'impôt
(7,2%), car les charges d'intérêt induits par la dette
(kd) sont fiscalement déductibles et permettent donc
de baisser le coût de financement
CONCLUSION