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COMMUNAUTE ECONOMIQUE ET MONETAIRE DE L’AFRIQUE CENTRALE

________
INSTITUT DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES-POLE REGIONAL DE FORMATION DES REGIES FINANCIERES
DE L’AFRIQUE CENTRALE
LIBREVILLE –GABON

SEMINAIRE DE CONTRÔLE
FISCAL
Animé par Séraphin NDION
Directeur de la fiscalité pétrolière, pi et
Directeur des Contributions Directes et Indirectes
à la Direction Générale des Impôts du Congo

_ octobre 2010_
1
PLAN
INTRODUCTION

TITRE I: LE CONTRÔLE FORMEL


I- DEFINITION
II- LES EFFETS DU CONTRÔLE FORMEL

TITRE II: LE CONTRÔLE SUR PIECES (CSP)


I- DEFINITION
II- ORGANISATION MATERIELLE
III- PROCEDURES DE REDRESSEMENT A L’ISSUE D’UN CSP
IV- TECHNIQUES DE CSP D’UNE ENTREPRISE DU SYSTÈME
NORMAL
A- EXAMEN DU COMPTE DE RESULTAT
B- EXAMEN DU BILAN PASSIF ET ACTIF

2
V- LA NOTIFICATION DES REDRESSEMENTS

A- LES MENTIONS OBLIGATOIRES D’UNE NOTIFICATION


B- LA STRUCTURE D’UNE NOTIFICATION

VI- LA REPONSE DU CONTRIBUABLE

VII- LA LETTRE DE CONFIRMATION DE REDRESSEMENTS

A- QUELQUES PROBLEMES POSES


B- STRUCTURE

3
VIII- ETUDES DE CAS

A- TRAVAUX DE GROUPES SUR UNE PROPOSITION DE


REDRESSEMENT DU RESULTAT FISCAL D’UNE ENTREPRISE
supports de travail à produire

B- LA RECONSTITUTION DES ENCAISSEMENTS REALISES PAR LES


ENTREPRISES DE PRESTATION DE SERVICES EN PARTANT DES ETATS
FINANCIERS : LE CONTRÔLE DE LA TVA .

4
TITRE III: LA VERIFICATION DE COMPTABILITE

I- DEFINITION
II- PROGRAMMATION DES VERIFICATIONS
A- LES STRUCTURES DE PROGRAMMATION ET LEURS
MISSIONS

B- LES DIFFERENTES FORMES DE VERIFICATIONS

III- POUVOIRS DE L’ADMINISTRATION ET GARANTIES DU


CONTRIBUABLE

A- LES POUVOIRS DE L’ADMINISTRATION


B- LES GARANTIES DU CONTRIBUABLE VERIFIE
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IV- LES TRAVAUX PRELIMINAIRES A L’INTERVENTION SUR PLACE

A- L’ETUDE DU DOSSIER FISCAL DE L’ENTREPRISE


B- L’ORGANISATION DES RECHERCHES EXTERIEURES
C- L’ENVOI DE L’AVIS DE VERIFICATION

V- L’INTERVENTION SUR PLACE

A- LA PRISE DE CONTACT
B- LA VISITE DE L’ENTREPRISE
C- L’ ANALYSE DES DOCUMENTS COMPTABLES ET DU DOSSIER JURIDIQUE

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D- LE CONTRÔLE TECHNIQUE PAR L’APPROCHE MODULAIRE

 DES INVESTISSEMENTS
 DES CAPITAUX PROPRES, DES EMPRUNTS ET DETTES ASSIMILEES, DES
FOURNISSEURS ET COMPTES RATTACHES
 DES VALEURS D’EXPLOITATION
 DES FRAIS GENERAUX ET DES RECETTES

E- AUTRES TECHNIQUES DE RECONSTITUTION DES BASES


D’IMPOSITION.

 A PARTIR DES ACHATS OU DU PRIX DE REVIENT

 A PARTIR DES ELEMENTS QUANTITATIFS ET DES CONSTANTES DE FABRICATION

 A PARTIR DES CHARGES SIGNIFICATIVES, DIRECTEMENT LIEES A L’EXPLOITATION

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VI- LA CLOTURE DES TRAVAUX DE VERIFICATION

A- LA FIN DE L’INTERVENTION SUR PLACE

B- L’ORGANISATION DE LA REUNION DE CLOTURE

C- LA NOTIFICATION DES REDRESSEMEMNTS

D- L’EXPLOITATION DE LA REPONSE DU CONTRIBUABLE

E- LA CONFIRMATION DES REDRESSEMENTS

F- LE RAPPORT DE VERIFICATION

VII- LE RECOUVREMENT DES DROITS ISSUS DES VERIFICATIONS PAR LES SERVICES COMPETENTS
.

CONCLUSION

8
INTRODUCTION
 LE CONTRÔLE DE L’IMPÖT EST CONFIE, PAR LA LOI, A
L’ADMINISTRATION FISCALE COMME LA CONTREPARTIE DE
2
TOUT SYSTÈME FISCAL DECLARATIF. IL DOIT NECESSAIREMENT
REPOSER SUR LES TROIS FINALITES SUIVANTES:

2
1
3
GARANTIR A L’ETAT
CORRIGER LES LA PERCEPTION DES
ERREURS, RECHERCHER RESSOURCES CONSOLIDER
ET SANCTIONNER LES VOTEES PAR LE LE CIVISME
MANŒUVRES PARLEMENT FISCAL
FRAUDULEUSES

9
LA MISSION DE CONTRÔLE DOIT S’ENTENDRE ESSENTIELLEMENT
COMME UNE MISSION ISSUE DES ATTRIBUTIONS DE L’
ADMINISTRATION FISCALE; ELLE NE DOIT PAS CONSTITUER UN
ACTE DE SUSPISCION A L’EGARD DES CONTRIBUABLES.

SI LE CONTRÔLE FISCAL VISE A CORRIGER LES ERREURS, A


RECHERCHER ET SANCTIONNER LES MANŒUVRES FRAUDULEUSES,
EN VUE DE GARANTIR A L‘ETAT LA PERCEPTION DES RESSOURCES
VOTEES ET ACCROITRE LE CIVISME FISCAL, IL NE CONSTITUE PAS
UNE SOLUTION EN MATIERE D’EVASION FISCALE.

EN MATIERE D’EVASION FISCALE, L’ENTREPRISE PROFITE DES FAILLES


OU LACUNES DU DISPOSITIF FISCAL EXISTANT SANS AUCUNE
INFRACTION DE LA LOI POUR PAYER MOINS D’IMPÖTS OU NE PAS
PAYER DU TOUT: C’EST L’OPTIMISATION DE LA FISCALITE POUR
L’ENTREPRISE.

10
LES DIFFERENTS TYPES DE CONTRÔLES

3-
LE CONTRÔLE
2 SUR PLACE OU
LE CONTRÔLE VERIFICATION
SUR PIECES DE
1 COMPTABILITE
LE
CONTRÔLE
FORMEL

LE CONTRÔLE FORMEL ET LE CONTRÔLE SUR PIECES SONT DES CONTROLES DITS DE BUREAUX
C’EST-À-DIRE DES CONTROLES QUI SE FONT AU SEIN DES STRUCTURES GESTIONNAIRES DES
DOSSIERS DE CONTRIBUABLES;
LA VERIFICATION DE COMPTABILITE, QUANT A ELLE, SE FAIT DANS LES LOCAUX DE
L’ENTREPRISE VERIFIEE.

L’ISSUE ADMINISTRATIVE D’UN CONTRÔLE EFFECTUE SUR LE DOSSIER DU CONTRIBUABLE


DEPEND DU TYPE DE CONTRÔLE; MAIS QUELQUE SOIT CETTE ISSUE LE CONTRIBUABLE A DES
DROITS ET GARANTIES QUI LUI PERMETTENT DE CONTESTER LA POSITION ADMINISTARTIVE.

11
TITRE I: LE CONTRÔLE FORMEL
I-DEFINITION: IL CONSISTE EN L’ENSEMBLE DES TRAVAUX, EFFECTUES A PARTIR DU
BUREAU ,EN VUE DE CORRIGER LES ERREURS OU LES INSUFFISANCES MATERIELLES
CONSTATEES DANS LES DECLARATIONS DES CONTRIBUABLES.

Quelques erreurs ou insuffisances matérielles :


-défaut de déclaration des enfants à charge
- défaut de production d’une décision de justice
relative à une pension alimentaire à verser
-défaut de production du contrat de bail sur un
local professionnel;
- défaut de signature de la déclaration de revenu
global
- etc.

IL IMPORTE PEU POUR LE CONTROLEUR DE SAVOIR CES ERREURS SONT COMMISES DE


BONNE OU MAUVAISE FOI; SA MISSION C’EST DE LES CORRIGER SIMPLEMENT.
LE CONTROLEUR DOIT AVOIR UNE BONNE CONNAISSANCE DES PIECES OU
DOCUMENTS CONSTITUTIFS DU DOSSIER DU CONTRIBUABLE POUR PRETENDRE A
UN BON CONTROLE FORMEL.
12
II- LES EFFETS D’UN CONTRÔLE FORMEL

2
1 EN CAS DE CONSTAT D’ERREUR
AUCUNE ERREUR OU OU INSUFFISANCE MATERIELLE
INSUFFISANCE MATERIELLE
N’A ÉTÉ CONSTATEE L’ADMINISTRATION PEUT
DEMANDER AU CONTRIBUABLE:
L’ADMINISTRATION NE (I) – DES ECLAIRCISSEMENTS OU
NOTIFIE RIEN AU JUSTIFICATIONS SUR UN POINT
CONTRIBUABLE (II)- LA PRODUCTION DE PIECES
OU D’INFORMATIONS
MANQUANTES

NB: LE CONTRÔLE FORMEL NE DONNE PAS LIEU A UNE NOTIFICATION DE REDRESSEMENT


DES DROITS AU CONTRIBUABLE.

IL PEUT CEPENDANT CONDUIRE A LA MISE EN ŒUVRE D’UN CONTRÔLE SUR PIECES QUI
DONNE LIEU A UNE NOTIFICATION DES DROITS AU CONTRIBUABLE

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TITRE II: LE CONTRÔLE SUR PIECES (CSP)

I- DEFINITION:
CONTRAIREMENT AU CONTRÖLE FORMEL QUI EST UN CONTRÔLE MATERIEL, LE CONTRÔLE
SUR PIECES PROCEDE DE LA CONFRONTATION DES ELEMENTS DE LA DECLARATION DU
CONTRIBUABLE AVEC LES INFORMATIONS FIGURANT AU DOSSIER DU CONTRIBUABLE EN VUE
DE CORRIGER SES BASES D’IMPOSITION ET LE MONTANT DE SES DROITS.

II- L’ORGANISATION MATERIELLE

LA BONNE ANNOTATION DES DOSSIERS, LA SURVEILLANCE QUASI PERMANENTE DES


DECLARATIONS ET AUTRES PIECES DEVANT FIGURER AU DOSSIER DU CONTRIBUABLE , LA
RELANCE DES DEFAILLANTS, LA BONNE CONSERVATION DES INFORMATIONS RECUES DES
TIERS SUR LA SITUATION DU CONTRIBUABLE, CONSTITUENT LES BASES D’UNE ORGANISATION
MATERIELLE CHAQUE AGENT DOIT S’IMPOSER POUR PARVENIR A UN BON CONTRÔLE SUR
PIECES.

CE CONTRÔLE EST D’ABORD UN CONTRÖLE DE DECLARATIONS; IL PEUT PORTER SUR UN


TYPE DE DECLARATIONS SEULEMENT OU SUR L’ENSEMBLE DES DECLARATIONS SOUSCRITES
PAR LE CONTRIBUABLE: (i) DECLARATION DES RESULTATS D’EXERCICE (ii) DECLARATION
ANNUELLE DES SALAIRES (iii) DECLARATIONS DES AUTRES REMUNERATIONS VERSEES AUX
TIERS (iv) DECLARATION DE TVA, DECLARATION DE PATENTES, ETC.

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LES DECLARATIONS SE FONT A PARTIR DES IMPRIMES - DÉCLARATIONS DES RÉSULTATS
USUELS ETABLIS PAR LES ADMINISTRATIONS. D’EXERCICE

-DECLARATIONS ANNUELLES DES


SALAIRES , DES AUTRES
QUELQUES TYPES DE DECLARATIONS REMUNERATIONS DES TIERS

-DECLARATIONS DE PATENTES

-DECLARATIONS DE TVA

- ETC.
LES DIRIGEANTS D’ENTREPRISES SONT TENUS DE PRODUIRE,EN SUS DE LEURS DECLARATIONS PERSONNELLE
DE REVENUS, LES ETATS FINANCIERS DES ENTREPRISES.

LE NOMBRE ET LE CONTENU DE CES ETATS FINANCIERS A PRODUIRE DEPENDENT DE LA TAILLE DE


L’ENTREPRISE ET SURTOUT DE L’IMPORTANCE DE SON CHIFFRE D’AFFAIRES QUI DETERMINE SON
POSITIONNEMENT AU SYSTÈME MINIMUM DE TRESORERIE, AU SYSTÈME COMPTABLE ALLEGE OU AU
SYSTÈME NORMAL (ART11 DC OHADA)

L’ARTICLE 8 DU DROIT COMPTABLE OHADA INDIQUE QUE LES ETATS FINANCIERS ANNUELS DES ENTREPRISES
COMPRENNENT:
 LE BILAN
 LE COMPTE DE RESULTAT
 LE TABLEAU FINANCIER DES EMPLOIS ET DE RESSOURCES(TAFIRE) ET,
 L’ETAT ANNEXE

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L’ETAT ANNEXE COMPREND
 LE TABLEAU DE L’ACTIF IMMOBILISE
 LE TABLEAU DETAILLE DES AMORTISSEMENTS
 LE TABLEAU DETAILLE DES PROVISIONS INSCRITES A L’ACTIF DU BILAN
 LE RELEVE DES FRAIS GENERAUX
 LE TABLEAU DES BIENS PRIS EN CREDIT BAIL ET CONTRATS ASSIMILES
 LE TABLEAU DES PLUS VALUES ET MOINS VALUES DE CESSIONS
 LES TABLEAUX DES ECHEANCES DE CREANCES ET DE DETTES A LA CLOTURE DE L’EXERCICE
 LE TABLEAU DES CONSOMMATIONS INTERMEDIAIRES
 LE TABLEAU DE REPARTITION DE RESULTATS ET AUTRES ELEMENTS CARACTERISTIQUES DES
CINQ (5) DERNIERES ANNEES
 LE PROJET D’AFFECTATION DU RESULTAT DE L’EXERCICE
 LE TABLEAU DES EFFECTIFS, DES MASSES SALARIALES ET DU PERSONNEL EXTERIEUR.
 LE TABLEAU DE DETERMINATION DU RESULTAT FISCAL
 LE TABLEAU DES AMORTISSEMENTS REPUTES DIFFERES EN PERIODE DEFICITAIRES,
DEDUCTIBLES SUR LES RESULTATS DES EXERCICES ULTERIEURS.

NB: LES ENTREPRISES ADMISES AU SYSTÈME COMPTABLE ALLEGE SONT DISPENSEES DE


L’OBLIGATION DE PRODUCTION DU TAFIRE.
LES ENTREPRISES DU SYSTÈME NORMAL ONT ,PAR CONTRE , L’OBLIGATION DE PRODUCTION
DE L’ETAT STATISTIQUE COMPLEMENTAIRE (ARTICLE 12 DC OHADA)

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L’ETAT STATISTIQUE COMPLEMENTAIRE COMPREND
(ART 12 DC OHADA)
LES INFORMATIONS DESTINEES A ALIMENTER LA COMPTABILITE NATIONALE. DEUX TYPES
D’INFORMATIONS SONT AINSI EXIGEES:

 TABLEAU N°12- RELATIF A LA REPARTITION DE LA PRODUCTION EN QUANTITE ET EN VALEUR


 TABLEAU N°13- RELATIF AUX ACHATS DESTINES A LA PRODUCTION

LES ETATS FINANCIERS SONT ARRETES , AU PLUS TARD LE 30 AVRIL DE L’ANNEE SUIVANTE C’EST-À-
DIRE DANS LES QUATRE(4) MOIS QUI SUIVENT LA CLOTURE DU BILAN (ART 12 DC OHADA).

UN BON CONTRÔLE SUR PIECES DOIT PROCEDER DE LA CONFRONTATION DES ELEMENTS DE LA (OU
DES) DECLARATION (S) DU CONTRIBUABLE AVEC LES INFORMATIONS CONTENUES DANS TOUS
CES ETATS FINANCIERS ET LES AUTRES INFORMATIONS OBTENUES PAR DIVERS MOYENS DE
RECOUPEMENT.

LA NOTIFICATION DE REDRESSEMENTS SUITE A UN CONTRÔLE SE FAIT SELON L’ UNE OU L’AUTRE


PROCEDURE CI APRES DEFINIE EN FONCTION DES CIRCONSTANCES DE CONTRÔLE.

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III- LES PROCEDURES DE REDRESSEMENT A L’ISSUE D’UN CONTRÔLE SUR PIECES

Taxation d’office procédure utilisée lorsqu’il y a


 Absence de déclaration dans les délais
impartis;
1  Refus de réponse à la notification
LA PROCEDURE (mode de fixation des bases) ou aux demandes de justifications;
 Absence de pièces et documents
DE Prévus par le droit comptable
REDRESSEMENT Evaluation d’office OHADA
(Art 19)
UNILATERAL  Revenu net déclaré  inférieur aux
(PRU) dépenses ostensibles + revenus en
nature

Cette procédure est utilisée lorsqu’en sus de sa


déclaration, le contribuable a produit les documents et
2 pièces prévus par la loi (exemple de pièces fixées à l’Art
PROCEDURE DE 19 du droit comptable OHADA) pour permettre à
REDRESSEMENT l’administration d’en apprécier la conformité.
CONTRADICTOIRE
(PRC)

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IV- TECHNIQUES DE CONTRÔLE DE DECLARATIONS D’UNE ENTREPRISE (SYSTÈME NORMAL OU REEL)

 METHODOLOGIE DE CONTRÔLE LORSQUE LES DECLARATIONS ET ETATS FINANCIERS SONT PRODUITS

DECELER:
IL EST RECOMMANDE DE PASSER EN  LES INCOHERENCES ENTRE LES
REVUE LES INFORMATIONS PRODUITES QUI
PEUVENT AVOIR EFFET SUR LE
 DIFFERENTS POSTES DU COMPTE RESULTAT DECLARE OU TOUT AUTRE
DE RESULTAT ET DU BILAN DROIT
 PAR UNE ANALYSE MINUTIEUSE  LES SOMMES QUI SONT DES
DES INFORMATIONS QU’ILS DROITS NON REGULARISES A L’
CONTIENNENT ET ECHEANCE FIXEE PAR LA LOI
 PAR UN RAPPROCHEMENT DE but  LES CHARGES AYANT PROFITE A
CES INFORMATIONS AVEC LES DES TIERS EXTERIEURS A
AUTRES DONNEES CONTENUES L’ENTREPRISE
DANS L’ETAT ANNEXE, L’ETAT  DES SITUATIONS PLUS OU MOINS
SUPPLEMENTAIRE, LES DIFFICILES A INTERPRETER QUI
DECLARATIONS DU NECESSITENT DES
CONTRIBUABLES ET TOUTES RENSEIGNEMENTS
AUTRES INFORMATIONS RECUES COMPLEMENTAIRES SOUS FORME
DES TIERS ET FIGURANT AU D’ECLAIRCISSEMENT S ET
DOSSIER JUSTIFICATIONS

LE CONTROLEUR DOIT AVOIR UN MINIMUM DE FORMATION POUR INTERPRETER CES POSTES FINANCIERS.
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 RAPPEL DE FORMULES POUR COMPRENDRE LES POSTES DU COMPTE DE RESULTAT

1- COUT DE STOCK VENDU (CSV) (ligne RA+RB)


CSV= Si +A- Sf = A- (Sf-Si) = Achats - Variation de Stocks
2- MARGE BRUTE SUR MARCHANDISES (MB/Mses) (ligne TB)
MB/Mses = Ventes Marchandises – Coût de Stocks de Mses vendues
3- MARGE BRUTE SUR MATIERES (MB/Mt) (ligne TG)
MB/Mt = Ventes de produits fabriqués (ligne TC)
+Travaux , Services vendus (ligne TD)
(*) +Production Stockée (ou déstockée) (ligne TE)
+ Production immobilisée (ligne TF)

Coût de Stock de Matières et Fournitures liées (ligne RC+ RD)

4- MARGE BRUTE GLOBALE (MB) = MB/Mses + MB/Mt (2) +(3)

_____________________________
(*) = production de l’exercice

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5- VALEUR AJOUTEE (VA) (ligne TN)
VA = MARGE BRUTE + PRODUITS – CHARGES

ligne TH ligne RE
TK à
TL RL
6- EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION (EBE) (ligne TQ)
EBE = VA – CHARGES DU PERSONNEL

ligne RP
7- RESULTAT D’EXPLOITATION (RE) (ligne TX)
RE = EBE + REPRISES SUR PROVISIONS D’EXPLOITATION (ligne TS)
+ TRANSFERT DES CHARGES D’EXPLOITATION( ligne TT)
- DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS D’EXPLOITATION (ligne RS)

8- RESULTAT FINANCIER (R Fin) = PRODUITS FINANCIERS – CHARGES FINANCIERES (ligne UG)


(ligne UA à UE) (ligne SA à SD)
9- RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES ( RAO) (ligne UI)
RAO= RE + R Fin

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10- RESULTAT HORS ACTIVITES ORDINAIRES (RHAO) (ligne UP)
RHAO = ( PRODUITS DE CESSION D’IMMO+ REPRISES ET TRANSFERTS DE CHARGES, HAO )
(ligne UK à UN)
- (VALEURS COMPTABLES DE CESSION D’IMMO + CHARGES ET DOTATIONS , HAO)
( ligne SK à SM)

11- RESULTAT NET (R Net) (ligne UZ)


(dernière imputation du compte de résultat)
NB: il est déterminé de manière extra comptable, après détermination du résultat comptable et
du résultat fiscal. Le résultat obtenu est ensuite inscrit sur cette ligne.

 DETERMINATION DU RESULTAT COMPTABLE

12- RESULTAT COMPTABLE ( RC) (non apparent dans le compte de résultat)


RC = RAO + RHAO (9) +(10)

C’EST A PARTIR DE CE RESULTAT COMPTABLE QUE L’ENTREPRISE DETERMINE LE RESULTAT FISCAL.

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 TABLEAU DE DETERMINATION DU RESULTAT FISCAL

PERTE BENEFICE
I- RESULTAT COMPTABLE DE L’EXERCICE(RC)

II- REINTEGRATION DES PERTES OU CHARGES NON DEDUTIBLES OU PARTIELLEMENT


AU POINT VUE FISCAL

1- Amortissement non déductible………………………………………………………………………………….


2-Amortissement réputés différés au point de vue fiscal
3- Provisions non déductibles…………………………………………………………………………………………
4-Rémunération de l’exploitant individuel et des associés des sociétés de
personnes………………………………………………………………………………………………………………………
.
5- Salaires versés aux associés ou actionnaires non
dirigeants……………………………………………………………………………………………………………………….
6- Jetons de présence des administrateurs sans travail effectif………………………………………
7- Redevances de brevets, marques, dessins, modèles des sociétés apparentées
siégeant hors CEMAC……………………………………………………………………………………………………..
8- Locations non immobilières aux associés détenant 10% de parts…… ……………………….
9- Dépenses somptuaires……………………………………………………………………………………………….
10- Frais de siège(quote-part excédentaire)………………………………………………………………….
11- Fraction non déductible des commissions et courtages sur achats………………………….
12- Rémunération conjoint de l’exploitant(part non déductible )
……………………………………

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( suite II)
13- Intérêts excédentaires des comptes courants d’associés………………………………….
14- Impôts non déductibles……………………………………………………………………………………..
15- Amendes et pénalités non déductibles………………………………………………………………
16- Dons et libéralités excessifs……………………………………………………………………………….
17- Ecarts de réévaluation ……………………………………………………………………………………...
18-Autres charges non déductibles(joindre les détails)……………………………………………
TOTAL DES REINTEGRATIONS(TR)

III- DEDUCTION DE CHARGES OU DE PERTES, DE PRODUITS OU DE PROFITS TR


FISCALEMENT DEDUCTIBLES

1- Amortissements antérieurs différés sur l’exercice……………………………………….……


2- Provisions entièrement taxées et réintégrées dans le résultat net comptable
de
l’exercice……………………………………………………………………………………………………...
3- Fraction non imposable des plus values réalisées en fin d’exercice…………………..
4- Revenus mobiliers déductibles(sociétés filiales: art 123-4 OHADA?)……………......
5- Fractions de dividendes des sociétés apparentés et siégeant en CEMAC…………..
6- Réinvestissement de bénéfices: quote-part déductible
……………………………………
TOTAL DES DEDUCTIONS(TD)

IV-RESULTAT FISCAL DE L’EXERCICE (RC +TR – TD) + ou - TD

RF

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V- IMPUTATION DES DEFICITS ANTERIEURS
(Résultat fiscal de l’exercice +ou - RF )

EXERCICES N-3 N-2 N-1


DÉFICITS REPORTÉS
IMPUTATIONS SUR LE
RÉSULTAT FISCAL DE
L’EXERCICE Total des
DÉFICITS déficits imputés
REPORTABLES

VI- RESULTAT FISCAL NET DEFINITIF = RESULTAT FISCAL DE L’EX ERCICE


(-) TOTAL DES DEFICITS IMPUTES RFND

VII- IMPOT (IS ou IRPP) se calcule par application du taux ou du barème


au Résultat fiscal net définitif ci-dessus

VIII- RESULTAT NET DE L’EXERCICE (R Net) = RESULTAT COMPTABLE - IMPOT (Cf. point 11 ci dessus)

LES AMORTISSEMENTS REPUTES DIFFERES CONSTATES DE L’EXERCICE OU DES EXERCICES ANTERIEURS, S’ILS
EXISTENT, DOIVENT FAIRE L’OBJET D’UNE PRESENTATION DANS UN TABLEAU INDICATIF .
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TABLEAU DES AMORTISSEMENTS REPUTES DIFFERES(ARD)

ARD EN DEBUT DE PERIODE ……………… adp


(+) ARD CONSTATES AU TITRE DE L’EXERCICE.. ace
ou (-) ARD UTILISES DANS L’EXERCICE ……………. aue
(=) ARD EN FIN DE PERIODE ………………………. =afp

NB: LES ARD SONT CONSTITUES SEULEMENT EN PERIODE DEFICITAIRE LORSQUE LE RESULTAT FISCAL
AUGMENTE DU MONTANT DES AMORTISSEMENTS A DIFFERER DEMEURE NEGATIF.

Voir cas pratique

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A/- EXAMEN DU COMPTE DE RESULTAT
A1- ANALYSE DES CHARGES

1- LES ACHATS
 LES TRAVAUX DE BUREAUX NE PERMETTENT PAS FACILEMENT DE REMETTRE EN CAUSE LE
MONTANT DES ACHATS DECLARES DANS LE COMPTE DE RESULTAT; SAUF DANS DES CAS OU
LE SERVICE DISPOSE DES INFORMATIONS ISSUES DES TIERS FOURNISSEURS DE L’ENTREPRISE
PAR LE BIAIS DES RECOUPEMENTS.
TAF:
 VERIFIER SI LE MONTANT DES ACHATS FIGURANT DANS LE COMPTE DE RESULTAT = AU TOTAL DES
ACHATS DETAILLES DANS LES SOUS COMPTES ACHATS DE LA BALANCE DES COMPTES DE GESTION.
 EN CAS D’ECART DEMANDER DES ECLAIRCISSEMENTS OU JUSTIFICATIONS ET
EN TIRER LES CONSEQUENCES SUR LE RESULTAT (Cf.cas pratique)
2- VARIATION DE STOCKS
 CE POSTE MERITE UNE ATTENTION PARTICULIERE, SURTOUT DANS LES ENTREPRISES DE
NEGOCE, CAR LA MANIPULATION DE STOCKS EN DEBUT OU EN FIN D’ANNEE INFLUENCE LA
VARIATION DE STOCK ET LE RESULTAT DE L’ENTREPRISE.
TAF:
 DETERMINER LE MONTANT DE LA VARIATION DE STOCKS A PARTIR DES INFORMATIONS
CONTENUES DANS LE BILAN (Cf. valorisation des stocks, ligne BC ou BD du bilan actif)
 COMPARER LE MONTANT OBTENU AVEC CELUI FIGURANT AU COMPTE DE RESULTAT

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 EN CAS D’ ECART ON PRESUME UNE MINORATION DU RESULTAT OU DE LA MARGE
BRUTE;

IL FAUT POURSUIVRE L’ANALYSE PAR LA RECONSTITUTION DU CSV OU DE LA MB ,


COMPARER LES MONTANTS AINSI OBTENUS AVEC CEUX FIGURANT AU COMPTE DE RESULTAT
ET, TIRER LES CONSEQUENCES FISCALES DES ECARTS OBSERVES.
(Cf. CAS PRATIQUE).

NB: Ce schéma s’applique aussi aux achats de matières et fournitures et les variations de stocks liés

3- TRANSPORT : COMPTE 61
611- TRANSPORT SUR ACAHTS
612- TRANSPORT SUR VENTES
613- TRANSPORT POUR COMPTE DE TIERS
614- TRANSPORT DE PERSONNEL
615-
616 TRANSPORT DE PLIS
618- AUTRS FRAIS DE TRANSPORT: VOYAGES ET DEPLACEMENTS, TRANSPORT ENTRE Ets, TRANSPORT ADMINISTRATIF.

 CES FRAIS NE DOIVENT PAS ETRE CONFONDUS AVEC LES INDEMNITES DE TRANSPORT DU
PERSONNEL , COMPTABILISEES DANS LE COMPTE 66 DES CHARGES DU PERSONNEL.

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TAF:
 S’ASSURER TOUJOURS QUE LE MONTANT INSCRIT AU COMPTE DE RESULTAT = TOTAL DES
MONTANTS DETAILLES DE LA BALANCE DES COMPTES DE GESTION ; TIRER LES
CONSEQUENCES FISCALES DES ECARTS OBSERVES.

 EN CE QUI CONCERNE LE TRANSPORTS POUR COMPTE DE TIERS, S’ASSURER QUE LES


SOMMES CORRESPONDANTES ONT ÉTÉ REPRISES EN PRODUIT S ( voir détail du cpte781-
transfert des charges d’exploitation)

 EN CAS DE CONSTAT D’ UNE AUGMENTATION EXAGEREE DES FRAIS DE TRANSPORT D’UN


EXERCICE A UN AUTRE , POURSUIVRE L’ ANALYSE PAR LE CALCUL DES RATIOS SUR LES DEUX
EXERCICES .
(Exemple de ratios: transports sur achats/achats, transport sur ventes/ventes). Leurs valeurs
doivent être approximatives d’un exercice a un autre sauf si la tarification a changé chez le
transporteur (on peut en demander la preuve).

4- SERVICES EXTERIEURS A: COMPTE 62


621- SOUS TRAITANCE GENERALE
622- LOCATIONS ET CHARGES LOCATIVES
623- REDEVANCES DE CREDIT BAIL ET CONTRATS ASSIMILES
624- ENTRETIEN , RÉPARATION ET MAINTENANCE
626-
627-PUBLICITE, PUBLICATIONS, RELALTIONS PUBLIQUES
628- FRAIS DE TELECOMMUNICATION TAF VOIR SERVICE EXTERIEURS B

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5- SERVICES EXTERIEURS B: COMPTE 63
631- FRAIS BANCAIRES
632-REMUNERATIONS D’INTERMEDIAIRES ET DE CONSEILS
633- FRAIS DE FORMATION DE PERSONNEL
634- REDEVANCES POUR BREVETS, LICENCES, LOGICIELS, ET DROITS SIMILAIRES
635- COTISATIONS
636-
637 REMUNERATIONS DU PERSONNEL EXTERIEUR A L’ENTRERPISE
638- AUTRES CHARGES EXTERNES

 LES FRAIS PAYES PAR L’ENTREPRISE AUX TIERS PRESTATAIRES DE SERVICES DOIVENT FAIRE L’OBJET D’UNE
DECLARATION ANNUELLE ( DAS2, art.179 CGI, cas du Congo). CETTE DECLARATION DOIT INDIQUER LA
NATURE DE LA PRESTATION RECUE , LES MONTANTS PAYES EN CONTRE PARTIE, L’IDENTITE, LE NIU, ET L’
ADRESSE DE CHAQUE PRESTATAIRE BENEFICIAIRE DES PAIEMENTS, ETC.

 LE DEFAUT DE DECLARATION DES SOMMES PAYEES EST SANCTIONNE PAR LA PERTE DE LEUR DROIT A
DEDUCTION COMME CHARGES DE L’EXERCICE (Art 380 CGI, cas du Congo).

TAF
 POUR CHAQUE TYPE DE FRAIS, RECHERCHER L’EQUILIBRE ENTRE LES MONTANTS COMPTABILISES COMME
CHARGE DE L’EXERCICE ET LES MONTANTS DECLARES (PAYES) AUGMENTES DES MONTANTS COMPTABILISES
COMME DETTE EN FIN D’EXERCICE.

 MONTANT COMPTABILISE = X MONTANT DECLARE (PAYE) SUR DAS= Y


 SI MONTANT DETTE (en compte 40 OU 47) = Z, LA DIFFERENCE NON JUSTIFIEE X-(Y+Z), EST A
REINTEGRER AU RESULTAT FISCAL ( au cas où cela n’a pas été fait de manière extra comptable par
l’entreprise elle-même voir d’abord le tableau de détermination du résultat fiscal).
30
 CAS PARTICULIERS: LE MONTANT DECLARE ( OU PAYE ) PAR L’ENTREPRISE PEUT ETRE SUPERIEUR AU
MONTANT COMPTABILISE DE L’EXERCICE.

CELA PEUT BIEN SE COMPRENDRE CAR SI LES CHARGES SONT COMPTABILISEES PAR RAPPORT A L’EXERCICE
DE LEUR ENGAGEMENT, LES PAIEMENTS EFFECTUES NE CONCERNENT PAS FORCEMENT UN SEUL
EXERCICE. RNEN
 : VERIFIER , PAR NATURE DE FRAIS ENGAGES, L’EQUATION :
MONTANT PAYE = DETTE AU 31/12/N-1 + CHARGE DE L’EXERCICE N + AVANCES SUR FRAIS DE L’EXERCICE N+1
SI L’EQUATION N’EST PAS EQUILIBREE, DEMANDER DES JUSTICATIONS , ET TIRER LES CONSEQUENCES.

 ANALYSER LES DIVERSES CHARGES D’APRES UN QUESTIONNEMENT DONT LES REPONSES VOUS
PERMETTRONT DE TIRER TOUTES LES CONSEQUENCES AU PLAN FISCAL
EXEMPLE:

622- LOCATIONS ET CHARGES LOCATIVES

- LES CONTRATS SONT ENREGISTRES? LES MONTANTS COMPTABILISES CONFORMES AUX


CONTRATS?

- LA FISCALITE DES TIERS A ÉTÉ ACQUITTEE EN TANT QUE REDEVABLE LEGAL (TAXE IMMOBILIERE,
RAS..)?
- S’ AGIT- IL DES LOCATIONS POUR DES BESOINS PROFESSIONNELS ? SI OUI , Y A-T-IL EU PRISE EN
COMPTE EFFECTIVE DU MONTANT DES LOYERS DANS LE CALCUL ET LE PAIEMENT DE CERTAINES
TAXES PROFESSIONNELLES ( EXEMPLE : TVLLP DANS CERTAINS PAYS ?

(ce questionnement nous amène à des droits à régulariser et/ou à des sommes à réintégrer au résultat
fiscal de l’entreprise)
31
(suite de l’analyse sur les locations)
SI C’EST UNE LOCATION A USAGE PRIVATIF, A QUI PROFITE –T-ELLE ET
QUEL EST LE TRAITEMENT FISCAL DE CETTE CHARGE ?

(i)-SALARIE OU (ii) - CHEF


ASSOCIE DIRIGEANT DENTREPRISE OU (iii)- TIERS EXTERIEURS
ASSOCIE SIMPLE A L’ENTREPRISE

- REGULARISER L’IRPP DU BENEFICIAIRE CES PERSONNES SONT REMUNEREES


AU REGARD DE CET AVANTAGE ET LES SUR LEUR BENEFICE OU PARTS DE REINTEGRER LES MONTANTS
AUTRES TAXES LIEES(TF/s, T.A, …) BENEFICES UNIQUEMENT. EN CAUSE AU RESULTAT
REINTEGRER LES MONTANTS DES FRAIS FISCAL
NB: Cette régularisation est faite au cas EN CAUSE AU RESULTAT FISCAL
où l’entreprise n’a pas pris en NB: s’assurer d’abord que la réintégration
Compte cet avantage pour le calcul envisagée n’est pas déjà faite par l’E/se elle idem
Des droits ci-dessus ( voir DAS ) même( voir Tableau du résultat fiscal)

DANS LES ENTREPRISES INDIVIDUELLES CERTAINES CHARGES CONSIDEREES COMME MIXTES (EAU, ELECTRICITE,
TELEPHONE…) SONT ADMISES EN DEDUCTION DANS LES LIMITES FIXEES PAR LA LOI ( 2/3 du montant au
Congo).

32
S’assurer que les biens concernées figurent à l’actif
du bilan et sont comptabilisés conformément à
623- REDEVANCE DE CREDIT BAIL la norme comptable OHADA. A défaut, réintégrer au
résultat fiscal la valeur de ce bien pour motif de
minoration des valeurs d’actifs.

Pour être admis en déduction, la prime doit couvrir un


risque dont la réalisation peut entrainer la diminution
625- PRIMES D’ASSURANCE de l’actif net de l’entreprise. A défaut, le montant
de la prime est réintégrée au Résultat fiscal.

La dépense est engagée dans l’intérêt de l’entreprise


et doit correspondre à une charge effective.
632- REMUNERATIONS Les dépenses qui ont pour objet l’entrée d’un élément
D’INTERMEDIAIRES ET CONSEILS nouveaux dans l’actif (pas de diminution d’actif net) et
633-FRAIS FORMAT.PERSO.
637-REMUNERATION
celles qui ne remplissent pas les conditions de
déductibilité prévue par la loi ( exemple :plafond des
PERSONNES EXTERIEURES
cotisations
ETC.
sociales) sont réintégrées au résultat.
Il faut s’assurer pour chaque dépense que la fiscalité liée a été respectée par l’entreprise (TVA
fournisseurs, Diverses retenues à la source…) . Sinon , notifier les régularisations.
33
6- IMPOTS ET TAXES : COMPTE 64

641- IMPOTS ET TAXES DIRECTS


645- IMPOTS ET TAXES INDIRECTS
646- DROITS D’ENREGISTREMENT
647- PENALITES ET AMENDES

TAF
 VERIFIER LA CONCORDANCE ENTRE LES MONTANTS COMPTABILISES ET LES MONTANTS
ACQUITTES; DEMANDER REGULARISATION DES DROITS EN CAS D’ECARTS.
 EXEMPLE DES IMPÖTS ET TAXES PROFESSIONNELS(TF/s, PATENTE,…) COMPTABILISES EN CHARGE(D : 64),
NON PAYES MAIS CONSTATES COMME DETTES DE L’ENTREPRISE ENVERS L’ETAT (C: 44) EN FIN D’ANNEE
(ABSENCE DE PAIEMENT EFFECTIF).

 S’ASSURER QUE LES IMPOTS ET TAXES COMPTABILISES EN CHARGE SONT BIEN DEDUCTIBLES
FISCALEMENT OU QU’ILS ONT ÉTÉ REINTEGRES AU RESULTAT FISCAL, LE CAS CONTRAIRE.
 SI CES CONDITIONS NE SONT PAS RESPECTEES, PROCEDER A LA REINTEGRATION.

 S’ASSURER POUR LES IMPOTS RECOUVRABLES PAR VOIE DE ROLE QUE LA DEDUCTIBILITE
EST CONSTATEE AU TITRE DE L’EXERCICE DE MISE EN RECOUVREMENT UNIQUEMENT.
 RERCHERCHER DANS CES CONDITIONS LA PRODUCTION DES AMR CORRESPONDANT A CES IMPOTS ET A
L’EXERCICE CONTRÔLE.
 RECHERCHER LES IRREGULARITES EN MATIERE DE TVA ; RESPECT DES REGLES D’IMPUTATION
COMPTABLE ET EN TIRER LES CONSEQUENCES AU PLAN FISCAL.

34
7- LES AUTRES CHARGES: COMPTE 65
NB:
L’ABANDON DE CREANCE
651- PERTES SUR CREANCES CLIENTS ET AUTRES DEBITEURS
EST UNE PERTE NON
652-QUOTE PART DE RESULTAT SUR OPERATION FAITE EN COMMUN
DEDUCTIBLE, SAUF CAS DE
653- QUOTE PART DE RESULTAT ANNULE SUR EXECUTION PARTIELLE DES CONTRATS PURIANNUELS
MOTIVATION SUFFISANTE
654- VALEURS COMPTABLES DE CESSION COURANTES DES IMMOBILISATIONS
DANS L’INTERET DE L’E/SE.
658 CHARGES DIVERSES
- JETONS DE PRESENCE ET AUTRES REMUNERATION DES ADMINISTARTEURS
IL CONSTITUE UN
- DONS, MECENATS
PRODUIT TAXABLE AU
659- CHARGES PROVISIONEES D’EXPLOITATION
NIVEAU DU BENEFICIAIRE

TAF
 LES PERTES SUR CREANCES CLIENTS SONT ADMISES EN DEDUCTION A CONDITION QUE:

 L’ENTREPRISE JUSTIFIE DE L’EPUISEMENT D’UNE PROCEDURE JUDICIAIRE DE RECOUVREMENT ENGAGEE


SANS SUITE;
 CES CREANCES DEVENUES IRRECOUVRABLES ONT D’ABORD ÉTÉ PASSEES EN PROVISION S POUR CLIENTS
DOUTEUX;
 DANS LA COMPTABILITE DES EXERCICES ANTERIEURS, IL APPARAIT QUE CES PROVISIONS AVAIENT DÉJÀ FAIT
L’OBJET D’UNE REPRISE AU RESULTAT FISCAL (Suivre les imputations comptables des exercices en cause).

 EN OUTRE, LES AUTRES PERTES SUR ELEMENTS D’ACTIF NON IMMOBILISE( PERTES SUR PRETS ET SUR
CREANCES DIVERSES ) NE SONT DEDUCTIBLES QU’A CONDITION DE JUSTIFIER QUE LA CREANCE OU LE PRÊT
A ÉTÉ CONSENTI DANS LE CADRE DE LA GESTION NORMALE DE L’ENTREPRISE.

35
8- CHARGES DE PERSONNEL : COMPTE 66
661- REMUNERATIONS DIRECTES VERSEES AU PERSONNEL NATIONAL
 APPOINTEMENTS, SALAIRES ET COMMISSIONS
 PRIMES ET GRATIFICATIONS
 CONGES PAYES
 INDEMNITES DE PREAVIS, LICENCIEMENT, MALADIE
 SUPPLEMENT FAMILIAL CHAQUE REMUNERATION
 AVANTAGES EN NATURE ET AUTRES REMUNERATIONS DIRECTES VERSEE DOIT
662- REMUNERATIONS DIRECTES VERSEES AU PERSONNEL NON NATIONAL CORRESPONDRE A UN
663- INDEMNITES FORFAITAIRES VERSEES AU PERSONNEL
TRAVAIL OU UN SERVICE
 INDEMNITES DE LOGEMENT
EFFECTIF .
 INDEMNITES DE REPRESENTATION
 INDEMNITES D’EXPROPRIATION DANS LE CAS CONTRAIRE,
 AUTRES INDEMNITES ET AVANTAGES DIVERS ELLE CONSTITUE A UNE
664- CHARGES SOCIALES
SIMPLE LIBERALITE A
665-
REINTEGRER AU
666- REMUNERATIONS ET CHARGES SOCIALES DE L’EXPLOITANT INDIVIDUEL RESULTAT FISCAL
667- REMUNERATIONS TRANSFEREES DE PERSONNEL EXTERIEUR
668- AUTRES CHARGES SOCIALES (SYNDICAT, HYGIENE, MEDECINE DE TRAVAIL)

TAF

 S’ASSURER POUR TOUTES LES REMUNERATIONS VERSEES AU PERSONNEL QUE LES RETENUES D ’IMPOTS
ET AUTRES PRELEVEMENTS SOCIAUX DECLARES ONT ÉTÉ REVERSES PAR L’ENTREPRISE; RAPPROCHER LES
DECLARATIONS ET LES PAIEMENTS ET, NOTIFIER LES REGULARISATIONS ATTENDUES DE L’ENTREPRISE.

Cas pratique de contrôle de DAS


36
 S’ASSURER POUR CHAQUE SALARIE, QUE LES IMPOTS, TAXES ET LES AUTRES PRELEVEMENTS
SOCIAUX ONT ÉTÉ DETERMINES DANS LE RESPECT DES DISPOSITIONS LEGALES (PRISE EN
COMPTE DES AVANTAGES EN NATURE, RESPECT DES LIMITATIONS PREVUES…). A DEFAUT,
NOTIFIER LES REGULARISATIONS.

 POUR LES COTISATIONS SOCIALES, SE RAPPELER QUE SEULE LA PART EMPLOYEUR EST
DEDUCTIBLE ET NON LA PART EMPLOYE C’EST-À-DIRE CELLE PRELEVE SUR SON SALARE

 POUR LES AVANTAGES EN NATURE, LE TRAITEMENT FISCAL DEPEND DE LA FORME DE L’EXPLOITATION ET


DE LA QUALITE DU OU DES BENEFICIAIRES (SAUF CAS D’EXONERATION PREVUE)

AVANTAGE AU PROFIT DES


ACCORDE SALARIES (i)- EXPLOITANTS DIRIGEANTS AUTRES TIERS
(ii)- DIRIGEANTS NON SALARIES EXTERIEURS
OU ASSOCIES
SALARIES
DANS UNE Déductible (i)- Non Non
ENTREPRISE (en tenir compte
dans la base des déductible déductible
INDIVIDUELLE
prélèvements )*
DANS UNE idem (ii)-Déductible Non Non
SOCIETE (- )* déductible déductible

37
9- FRAIS FINANCIERS ET ASSIMILES: COMPTE 67
671- INTERETS DES EMPRUNTS NB: LES INTERETS DES AVANCES CONSENTIES PAR
672- INTERETS DES LOYERS DE CREDIT BAIL ET CONTRATS ASSIMILES LES ASSOCIES EN SUS DE LEURS APPORTS, SONT:
673- ESCOMPTES ACCORDES
1- DEDUCTIBLES DANS LA LIMITE DU TAUX DE LA
674- AUTRES INTERETS BEAC MAJORE DE DEUX POINTS POUR TOUS LES
675- ESCOMPTES DES EFFETS DE COMMERCE ASSOCIES;
676- PERTES DE CHANGE
677- PERTES SUR CESSION DES TITRES DE PLACEMENTS 2- LES INTERETS DES SOMMES EXCEDANT LA
678- PERTE SUR RISQUES FINANCIERS MOITIE DU CAPITAL SOCIAL, APPORTES PAR LES
ASSOCIES DIRIGEANTS, NE SONT PAS EGALEMENT
679- CHARGES PROVISIONNEES FINANCIERES
DEDUCTIBLES
____________________
TAF (2) SE DEDUIT DE (1)

 S’ASSURER QUE LES INTERETS COMPTABILISES ONT UNE CORCORDANCE AVEC LEURS
SOURCES , LEURS MONTANTS RESPECTENT LES LIMITES LEGALES PREVUES OU SONT
CONFORMES AUX CONDITIONS DU CONTRAT

 EXISTE-T-IL AU PASSIF DU BILAN DES EMPRUNTS, DES DETTES DE CREDIT BAIL ET AUTRES DETTES
ASSIMILEES? IL NE PEUT PAS EXISTER D’INTERET SANS DETTE
 DES DEMANDES D’ECLAIRCISSEMENTS PEUVENT ETRE ADRESSEES AU CONTRIBUABLE EN VUE DE : (i)
PRODUIRE LES CONTRATS EN OBJET DE L’EMPRUNT OU DETTE COMPTABILISEE, JUSTIFIER LA QUALITE
DES PRETEURS (ASSOCIES OU TIERS EXTERIEURS POUR APPRECIER LES LIMITES DE DEDUCTIBILITE DE CES
INTERETS)
 L’EMPRUNT N’A-T-IL PAS ÉTÉ CONTRACTE POUR DES BESOINS PRIVES DE L’EXPLOITANT, QUEL LE EN EST
LA CONTRE PARTIE A L’ACTIF DU BILAN?

38
10- DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS : COMPTE 68
L’AMORTISSEMENT :
681- DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS D’EXPLOITATION  NE DOIT CONCERNER QU’UN BIEN
687- DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS A CARACTERE FINANCIER INSCRIT A L’ACTIF DU BILAN
 PORTER SUR DES BIENS SOUMIS A
DEPRECIATION
 DOIT ETRE CONSTITUE SUR LA BASE ET
DANS LA LIMITE DU PRIX DE REVIENT
 DOIT ETRE REELLEMENT EFFECTUE PAR
L’ENTREPRISE
 DOIT ETRE CALCULE DANS LE RESPECT
DES TAUX EN VIGUEUR
TAF
 S’ASSURER POUR CHAQUE BIEN DONT L’ANNUITE D’AMORTISSEMENT A ÉTÉ PASSEE EN
CHARGE QUE LES CONDITIONS GENERALES DE DEDUCTIBILITE CI-DESSUS SONT RESPECTEES.
AUSSI BIEN QUE LES CONDITIONS SPECIFIQUES CI APRES:
 RESPECT DES REGLES DE PRORATA TEMPORIS, POUR LES BIENS ACQUIS EN COURS D’ANNEE;
 CONFORMITE DES CONDITIONS RELATIVES AUX AMORTISSEMENTS EXCEPTIONNELS, AUX
LIMITATIONS DE VALEURS POUR CERTAINS BIENS DE PLAISANCE OU DE TOURISME;
 OBSERVATION DE LA REGLE DE L’AMORTISSEMENT LINEAIRE MINIMUM ;
 APPLICATION DE L’AMORTISSEMENT A LA DUREE NORMALE D’UTILISATION DU BIEN PRIS EN
CREDIT BAIL PLUTÖT QUE LA DUREE DU CONTRAT DE CREDIT BAIL;

 S’ASSURER QUE LES VALEURS DES CONSTRUCTIONS FIGURANT A L’ACTIF DU BILAN NE


COMPRENNENT PAS LES PRIX D’ACQUISITION DES TERRAINS
39
CERTAINS BIENS SONT, PAR LEUR NATURE, CONSIDERES COMME NON AMORTISSABLES:
 TERRAINS
 IMMOBILISATIONS INCORPORELLES (FONDS DE COMMERCE, TITRES DE PARTICIPATION)

 S’ASSURER, POUR CHAQUE BIEN, QUE LE TOTAL DES AMORTISSEMENTS PRATIQUES Y


COMPRIS L’ANNUITE DE L’EXERCICE , AUGMENTE DE LA VALEUR NETTE COMPTABLE NE
DEPASSE PAS LE PRIX DE REVIENT DU BIEN (déduction faite éventuellement de la plus value
pour les biens acquis en réemploi.)
 EN CAS DE DEPASSEMENT, LA VALEUR EXCEDENTAIRE EST REINTEGREE AU RESULTAT
D’EXERCICE .

 S’ASSURER QUE L’EVALUATION DES BIENS D’ACTIFS AU TITRE DU 1 ER EXERCICE SUIVANT LA


PERIODE D’ IMPOSITION FORFAITAIRE, N’A PAS ÉTÉ FAITE DE MANIÈRE A MINORER LES
AMORTISSEMENTS ET A MAJORER LES VALEURS D’ACTIFS.

LA SUREVALUATION DES ACTIFS DU 1ER EXERCICE A LE RISQUE DE MAJORER


ARTIFICIELLEMENT LE BENEFICE DE CET EXERCICE ET DE DIMINUER CEUX DES
EXERCICES A VENIR SUR LA DUREE D’AMORTISSEMENT DES BIENS

40
11- DOTATIONS AUX PROVISIONS
691- DOTATIONS AUX PROVISIONS D’EXPLOITATION
697-DOTATIONS AUX PROVISIONS FINANCIERES

CONDITIONS DE DEDUCTIBILITE DES


PROVISOINS

CONDITION DE FOND
CONDITIONS DE FORME ELLE DOIT ETRE DESTINEE A FAIRE FACE A UNE
LA PROVISION DOIT: CHARGE OU UNE PERTE:
 ETRE COMPTABILISEE  DEDUCTIBLE PAR NATURE (i)

 FIGURER SUR UN RELEVE DE  NETTEMENT PRECISEE QUANT A SON OBJET


PROVISIONS MAIS IMPRECISE QUANT A SON MONTANT (ii)

 PROBABLE ET NON SIMPLEMENT EVENTUELLE (iii)


(i)- La provision ne peut être constituée que sur une
charge ou une perte fiscalement déductible
(ii)- La perte ou la charge doit être individualisée
(iii)- La probabilité résulte des évènements intervenus en cours alors que l’éventualité relève du simple
hasard

41
EXEMPLES DE PROVISIONS NON DEDUCTIBLES

 PROVISIONS POUR FRAIS DE PERSONNEL


 PROVISIONS POUR CONGES PAYES
 PROVISIONS POUR IMPOTS A PAYER ( A L’EXCEPTION DES IMPOTS, DEDUCTIBLES,
ENROLES DONT L’AMR EST RECU AVANT LA CLOTURE DE L’EXERCICE)

 PROVISIONS POUR RENOUVELLEMENT DU MATERIEL (SAUF CLAUSE DE REMISE EN


BON ETAT DU MATERIEL AU BAILLEUR OU AU CONCEDANT)
 PROVISIONS POUR PERTE DE CHANGE
 PROVISONS POUR TRAVAUX DE CONSTRUCTION OU AMENAGEMENT

TAF
 S’ASSURER , POUR TOUTES LES PROVISONS CONSTITUEES , DU RESPECT DES CONDITIONS DE
FORME ET DE FOND ENONCEES
 LE NON RESPECT D’UNE CONDITION DE FORME SEULEMENT EST UN MOTIF DE REJET DE LA
DEDUCTIBILITE DE LA PROVISION

 S’AGISSANT DES PROVISIONS CONSTITUEES POUR CLIENTS DOUTEUX OU POUR DEPRECIATION DE STOCKS,
IL FAUT QUE L’ENTREPRISE APPORTE LA PREUVE DE L’INSOLVABILITE DU CLIENT OU DE LA DEPRECIATION
DE STOCK.
 S’ASSURER QUE LA PROVISION POUR CREANCE DOUTEUSE A ÉTÉ CONSTITUEE SUR LE MONTANT HORS
TAXES; DANS LE CAS CONTRAIRE, LA TVA QUI SERAIT CONSEQUEMMENT PASSEE EN PERTE EST A
REINTEGRER AU RESULTAT DE L’EXERCICE.

42
 S’ASSURER, POUR LES PROVISIONS ANCIENNES DEVENUES SANS OBJET, QU’ELLES ONT FAIT
L’OBJET D’UNE REPRISE AU TABLEAU DE RESULTAT FISCAL OU AU COMPTE
CORRESPONDANT
 LA PROVISION NE DOIT PAS DEMEURER INUTILISEE PENDANT PLUSIEURS EXERCICES; ELLE
DOIT NORMALEMENT ETRE UTILISEE AU COURS DE L’EXERCICE QUI SUIT CELUI DE SA
CONSTITUTION

---------
A-2 ANALYSE DES PRODUITS
1- VENTES: COMPTE 70
701- VENTES DE MARCHANDISES
702- VENTES DE PRODUITS FINIS
703- VENTES DE PRODUITS INTERMEDIAIRES LES VENTES ET
704- VENTES DE PRODUITS RESIDUELS OPERATIONS ASSIMILEES
705- TRAVAUX FACTURES CONSTITUENT LES
706- SERVICES RENDUS CREANCES ACQUISES DE
707- PRODUITS ACCESSOIRES L’EXERCICE AU COURS
DUQUEL INTERVIENT LE
TAF TRANSFERT DE LA
 RAPPROCHER LE MONTANT DES VENTES DECLAREES AU PROPRIETE (LIVRAISON
COMPTE DE RESULTAT, AVEC LES ACHATS DETAILLES DES DU BIEN) QUELQUE SOIT
CLIENTS DE L’ENTREPRISE QUI PEUVENT ETRE OBTENUS PAR LA DATE DE LA
COMMANDE OU DE
LE MOYEN DES RECOUPEMENTS.
L’ENCAISSEMENT DU PRIX.
43
2- SUBVENTIONS D’EXPLOITATION :COMPTE 71
711- SUR PRODUITS A L’EXPORTATION
712- SUR PRODUITS A L’IMPORTAION
713- SUR PRODUITS DE PEREQUATION
714- AUTRES SUVENTIONS D’EXPLOITATION
TAF
 S’ASSURER QUE LA SUBVENTION RECUE EST BIEN COMPTABILISEE COMME PRODUIT DE
L’EXERCICE, DANS SON MONTANT.

3- PRODUCTION IMMOBILISEE: COMPTE 72  DE NOMBREUSES ENTREPRISES (BTP)


721- IMMOBILISATIONS INCORPORELLES REALISENT DES TRAVAUX IMMOBILIERS
722-IMMOBILISATIONS CORPORELLES POUR ELLES MEMES( RÉPARATIONS,
726- IMMOBILISATIONS FINANCIERES ADDITIONS DE CONSTRUCTIONS…)

 CERTAINES AUTRES FONT EXECUTER


 ON ENREGISTRE DANS CE COMPTE LE COUT DES PAR LEUR PERSONNEL DES TRAVAUX
IMMOBILISATIONS PRODUITE PAR L’ENTREPRISE ET QUI FONT PARTIE DU PATRIMOINE
PRIVE DE L’EXPLOITANT OU DES
CONSERVEE S POUR SES BESOINS D’EXPLOITATION ,
ASSOCIES.
QU’IL S’AGISSE DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES
OU DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES;

 UNE IMMOBILISATION PRODUITE PAR L’ENTREPRISE ET CONSERVEE POUR ELLE-MÊME EST UN PRODUIT
QUI DOIT ETRE ENREGISTRE AU CREDIT DU COMPTE 72 A SON COUT HISTORIQUE (VOIR DEFINITION DC
OHADA. ART 36) DETREMINE SOIT PAR LA COMPTABILITE ANALYTIQUE SOIT DE MANIÈRE EXTRA COMPTABLE

44
TAF
 EN MATIERE D’IMPOT SUR LE RESULTAT, S’ASSURER QUE LE PRODUIT INSCRIT EN
COMPTE 72 REFLETE BIEN LE COUT DE PRODUCTION DETERMINE SELON LA
COMPTABILITE ANALYTIQUE OU A DEFAUT PAR DES CALCULS EXTRA COMPTABLES
(EVALUATION AU COUT HISTORIQUE)

 EN MATIERE DE TVA:
 LES LIVRAISONS A SOI MEME DES IMMOBILISATIONS SONT IMPOSABLES A LA TVA.
SI LE BIEN PRODUIT OUVRE DROIT A DEDUCTION DE LA TVA A 100%, L’ENTREPRISE PEUT
RECUPERER IMMEDIATEMENT CETTE TVA; L’INCIDENCE FINANCIERE EST NULLE

 LORSQUE LE BIEN PRODUIT N’OUVRE PAS DROIT A DEDUCTION DE TVA (CAS


D’AFFECTATION A DES BESOINS AUTRES QUE PROFESSIONNELS) OU LORSQUE LE PRORATA DE
DEDUCTION EST INFERIEUR A 100%, L’INCIDENCE FINANCIERE DE LA TVA N’EST PAS NULLE.

Exemple d’une machine fabriquée par l’entreprise au coût de 100M


TVA exigible………..100Mx 18% = 18M
Si prorata de déduction= 100%, TVA récupérable = 18M, incidence financière(TVA à payer)= 0
Si prorata de déduction =80%, TVA récupérable =14,4M, incidence financière(TVA à payer) =
3,6M

 IL FAUT VERIFIER DANS LE CAS DE CES OPERATIONS L’INCIDENCE FINANCIERE DE LA TVA


45
4 – VARIATIONS DES STOCKS DES BIENS ET DE SERVICES PRODUITS : COMPTE 73

734- VARIATIONS DES STOCKS DE PRODUITS EN COURS


735- VARIATIONS DE STOCKS DES ENCOURS DE SERVICES
736- VARIATIONS DE STOCKS DE PRODUITS FINIS
737- VARIATIONS DE STOCKS DE PRODUITS INTERMEDIAIRES RESIDUELS

TAF

LE CONTRÔLE DE LA VARIATON DE STOCKS DE BIENS ET DE SERVICES PRODUITS EST PLUS AISEE


LORS DES TRAVAUX DE VERIFICATION DE COMPTABILITE.
ELLE EXIGE D’AVOIR CERTAINS RENSEIGNEMENTS D’INVENTAIRE DE STOCKS QUE L’ON NE PEUT
OBTENIR A PARTIR DES TRAVAUX DE BUREAU; NOTAMENT:
(I) LES FICHES D’INVENTAIRE INDIQUANT LA COMPOSITION DES EXISTANTS EN STOCK ;
(ii) L’EVALUATION DES EXISTANTS EN STOCK ET LA FIABILITE DE CETTE EVALUATION PAR
RAPPORT A LA METHODE D’INVENTAIRE APPLIQUEE.

 LE COMPTE 73 EST CONTRÔLE A L’AIDE DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE, DES


EVALUATIONS DE STOCKS, DES FICHES D’INVENTAIRE.

(cf. partie sur la vérification de comptabilité)

46
5- AUTRES PRODUITS : COMPTE 75
752- QUOTE-PART DES OPERATIONS FAITES EN COMMUN
753- QUOTE PART DE RESULTAT SUR EXECUTION PARTIELLE DES CONTRATS PLURI-ANNUELS
754-PRODUITS DE CESSIONS COURANTES DES IMMOBILISATIONS
758- PRODUITS DIVERS(JETONS DE PRESENCE, INDEMNITES D’ASSURANCE RECUES)
759- REPRISES DE CHARGES PROVISIONNEES D’EXPLOITATION

TAF
 LE CONTROLEUR DOIT S’ASSURER DE LA COMPTABILISATION DE CES PRODUITS ; A DEFAUT, IL
DOIT EN DEMANDER JUSTIFCATION S’IL APPARAIT PARMI LES CHARGES D’EXPLOITATION DES
IMPUTATIONS CONCERNANT :
 LES DEDUCTIONS DE PARTS D’OPERATIONS FAITES EN COMMUN;
 LES PARTS DE RESULTAT ANNULE SUR EXECUTION DE CONTRATS PLURI-ANNUELS;
 LES VALEURS COMPTABLES DE CESSIONS D’IMMOBILISATIONS ;
 LES CHARGES PROVISIONNEES

6- REVENUS FINANCIERS ET PRODUITS ASSIMILES: COMPTE 77

771- INTERETS DES PRETS 776- GAINS DE CHANGE


772- REVENUS DES PARTICIPATIONS 777- GAINS SUR CESSION DES TITRES DE PLACEMENTS
773- ESCOMPTES OBTENUS 778- GAINS SUR RISQUES FINANCIERS
774- REVENUS DES TITRES DE PLACEMENTS 779- REPRISES DE CHARGES PROVISIONNEES FINANCIERES
775-

47
CES PRODUITS DOIVENT NECESSAIREMENT FIGURER DANS LE COMPTE DE RESULTAT DES LORS
QU’IL A ÉTÉ INSCRIT EN COMPTABILITE DES IMPUTATIONS SE RAPPORTANT A:
 DES TITRES DE PLACEMENTS;
 DES PRETS;
 DES PERTES DE CHANGES

TAF
 RECHERCHER LES IMPUTATIONS DE COMPTABILISATION DE CES PRODUITS ET EN APPRECIER
LES MONTANTS ; A DEFAUT DEMANDER DES ECLAIRCISSEMENTS ET JUSTIFACTIONS

7- TRANSFERTS DE CHARGES: COMPTE 78

781- TRANSFERTS DE CHARGES D’EXPLOITATION


787- TRANSFERTS DE CHARGES FINANCIERES
LES CHARGES SUPPORTEES PAR
L’ENTREPRISE POUR LE COMPTE DE
TAF DIFFERENTS PARTENAIRES
 LE CONTROLEUR DOIT S’ASSURER QUE CES CHARGES ONT ÉTÉ COMMERCIAUX DOIVENT ETRE
REPRISES COMME INDIQUE; A DEFAUT, REINTEGRER LES TRANSFEREES A LEURS DEBITEURS REELS
MONTANTS CORRESPONDANT AU RESULTAT FISCAL PAR UNE REPRISE DES MONTANTS A
TRAVERS CE COMPTE

48
8- REPRISES SUR PROVISIONS ET AMORTISSEMENTS : COMPTE 79

791- REPRISES SUR PROVISIONS D’EXPLOITATION


797- REPRISES SUR PROVISIONS FINANCIERES L’ENTREPRISE OPERE A TRAVERS
798- REPRISES D’AMORTISSEMENTS CE COMPTE:
 L’ANNULATION DES DOTATIONS
AUX PROVISIONS QUI SERAIENT
DEVENUES SANS OBJET ET,

 LA CORRECTION DES ERREURS


SUR LA COMPTABILISATION DES
TAF AMORTISSEMENTS,
 LE CONTROLEUR DOIT POUVOIR SUIVRE LES
REGULARISATIONS DE CES IMPUTATIONS QUE
L’ENTREPRISE DOIT OPERER ELLE-MEME A PARTIR DE CE COMPTE OU, DE MANIÈRE EXTRA-
COMPTABLE, A PARTIR DU TABLEAU DE DETERMINATION DU RESULTAT FISCAL.

 A DEFAUT D’IMPUTATIONS CONFORTANT LA REPRISE DES SOMMES CORRRESPONDANTES


PAR L’ENTREPRISE ELLE-MÊME, LE CONTROLEUR PROCEDE A LEUR REINTEGRATION AU
RESULTAT FISCAL. IL PEUT AUSSI, DANS UNE DEMARCHE DE PRUDENCE, DEMANDER DES
JUSTIFCATIONS ET ECLAIRCISSEMENTS A L’ENTREPRISE AVANT DE SE PRONONCER POUR UNE
REINTEGRATION.

49
B/- EXAMEN DU BILAN
 CET EXAMEN PROCEDE DE L’ANALYSE DES VARIATIONS DES POSTES DES BILANS ACTIF ET
PASSIF SUR DEUX EXERCICES , (N) ET (N-1), AFIN DE DECELER LES IRREGULARITES QUI
PEUVENT AVOIR CONDUIT A UNE MINORATION DU BENEFICE IMPOSABLE.

 LE BENEFICE IMPOSABLE EST UN BENEFICE NET, CONSTITUE PAR LA DIFFERNECE ENTRE LES
VALEURS D’ACTIF NET A LA CLOTURE ET A L’OUVERTURE DE LA PERIODE, DIMINUE DES
SUPPLEMENTS D’APPORTS ET AUGMENTE DES PRELEVEMENTS EFFECTUES AU COURS DE
CETTE PERIODE PAR L’EXPLOITANT OU LES ASSOCIES.

 L’ACTIF NET S’ENTEND DE LA DIFFERENCE DES VALEURS D’ACTIF SUR LE TOTAL FORME AU
PASSIF PAR LES CREANCES DES TIERS, LES AMORTISSEMENTS ET LES PROVISIONS JUSTIFIEES.

 IL S’EN SUIT QU’UNE MINORATION DES VALEURS D’ACTIF OU UNE MAJORATION ARTIFCIELLE
DU PASSIF CONTRIBUE A MINORER LE BENEFICE NET DE L’ENTREPRISE.

 L’EXAMEN DU BILAN CONSISTE PRINCIPALEMENT EN LA RECHERCHE DES SITUATIONS DE


MINORATION D’ACTIF OU DE MAJORATION DE PASSIF QUI CONCOURENT A MINORER LE
BENEFICE IMPOSABLE.

 CETTE ANALYSE VISE A LA FOIS A CORRIGER LE RESULTAT DECLARE ET A DEMANDER


REGULARISATION DES AUTRES DROITS CONCERNANT LA FISCALITE DES TIERS.

50
B-1/ LES POSTES DU BILAN ACTIF: N° DE COMPTE ET DESIGNATION
REF N° DE COMPTE ET DESIGNATION REF N° DE COMPTE ET DESIGNATION
ACTIF IMMOBILISE ACTIF CIRCULANT
BA ACTIF CIRCULANT HAO
AA 20-CHARGES IMMOBILISEES BB STOCKS
BC 31- MARCHANDISES
BD 32/33-MAT.1ère , FTURES LIEES ET AUTR. APPRO
BE 34/35/38 -EN COURS
BF 36/37-PRODUITS FABRIQUES
BG CREANCES ET EMPLOIS ASSIMILES
BH 40- FOURNISSUERS, AVANCES VERSEES
BI 41- CLIENTS

BJ 42à 48- AUTRES CREANCES


AD 21-IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
BK
AI IMMOBILISATIONS CORPORELLES TOTAL ACTIF CIRCULANT
TRESORERIE-ACTIF
22-TERRAINS BQ 50-TITRES DE PLACEMENT
23- BATIMENTS, INST.TECH ET AGENC. BR 51 VALEURS A ENCAISSER
241-244 MATERIEL BS 52/53/57BANQUES, CH.POSTAUX, CAISSE
245- MATERIEL DE TRANSPORT

AP 25-AVANCES ET ACOMPTES VERSES SUR BT


AQ IMMO.
IMMOBILISATIONS FINANCIERES BU ECARTS
TOTALDETRESORERIE-ACTIF
RECONVERSION –ACTIF
26-TITRES DE PARTICIPATION (PERTE PROBABLE DE CHANGE)
27- AUTRES IMMOBILISATIONS FINANCIERES
DONT HAO----
AZ
BZ
TOTAL ACTIF IMMOBILISE
TOTAL GENERAL
51
TAF
 VERIFIER , A PARTIR DE L’ETAT DETAILLE DES IMMOBILISATIONS, SI LES ELEMENTS D’ACTIF
IMMOBILISE RECENSES A LA CLOTURE DE L’EXERCICE (N-1) FIGURENT OU NON A
L’OUVERTURE DE L’EXERCICE (N ) ;

 AU CAS OÜ CET EQUILIBRE PHYSIQUE N’EST PAS SYSTEMATIQUEMENT RETROUVE, IL Y A


MINORATION D’ELEMENTS D’ACTIF . DANS CE CAS , LA VALEUR NETTE COMPTABLE DE
L’ELEMENT D’ACTIF MINORE OU NON REPRIS DANS LA COMPTABILITE AU 1 ER JANVIER DE
L’EXERCICE (N) EST A REINTEGRER AU RESULTAT FISCAL DE L’EXERCICE (N).

 OBSERVER LES MONTANTS BRUTS DES ELEMENTS D’ACTIF IMMOBILISE EN DEBUT ET EN FIN
DE PERIODE (N) ET ANALYSER LEURS VARIATIONS SUR CETTE PERIODE POUR TIRER LES
CONSEQUENCES FISCALES QUI S’IMPOSENT.

TROIS CAS DE FIGURES PEUVENT DECOULER DE L’OBSERVATION DES MONTANTS DE


CHAQUE CATEGORIE D’ELEMENTS D’ACTIF AU 31 DECEMBRE (N):

 LE MONTANT BRUT AU 31 DECEMBRE (N) EST IDENTIQUE A CELUI DU 1 ER JANVIER (N)


 LE MONTANT BRUT AU 31 DECEMBRE (N) EST INFERIEUR A CELUI DU 1 ER JANVIER (N)
 LE MONTANT BRUT AU 31 DECEMBRE (N) EST SUPERIEUR A CELUI DU 1 ER JANVIER (N)

52
 TAF PAR COMPARAISON DES MONTANTS BRUTS DES IMMO A LA CLOTURE ET A L’OUVERTURE DE L’EXERCICE

(VOIR TABLEAU 1: ACTIF IMMOBILISE)


MONTANT BRUT A LA CLOTURE DE L’EXERCICE (N)
EGAL AU MONTANT INFERIEUR AU MONTANT A SUPERIEUR AU MONTANT
A L’OUVERTURE DE L’OUVERTURE DE A L’OUVERTURE DE
L’EXERCICE L’EXERCICE L’EXERCICE

(i) il n’y a pas eu de nouvelles Il y a eu sortie d’immo, du Il y a eu:


HYPOTHESES DE acquisitions, pas de sortie fait de :
JUSTIFICATION de biens (i) L’ amortissement total (i) De nouvelles
(ii) La cession acquisitions
(ii) ces biens n’ont pas été soumis (iii) L’expropriation
à une réévaluation en cours (iv) La mise Hors (ii) Réévaluation des biens
d’année service

(i) Voir si les biens sortis (i) Vérifier que des règles
sont totalement de comptabilisation des
TAF amortis; amortissements relatifs au
Néant (ii)Apprécier les RHAO liés à nouveau matériel sont
ces cessions respectées, appréciation
(iii) Voir si l’indemnité de la valeur des biens
d’expropriation est
comptabilisée en (ii) Demander les supports
produits de justification de cette
(iv) Voir si l’acte est justifié réévaluation.
par la non continuité
de l’exploitation ?

53
 S’IL EXISTE DES IMPUTATIONS AU TITRE DES IMMOBILISATIONS FINANCIERES, RECHERCHER
LA CONTRE PARTIE DES PRODUITS FINANCIERS LIES
 IL NE PEUT Y AVOIR, AU BILAN , DES PRETS OU DES TITRES DE PARTICIPATION SANS QU’IL
N’Y AIT , AU COMPTE DE RESULTAT, DES INTERETS, PRODUITS OU DIVIDENDES EN CONTRE
PARTIE.

 L’EXAMEN DU DETAIL DE MATERIEL PERMET DE DECELER DES SITUATIONS QUI PEUVENT


CONDUIRE A DES REGULARISATIONS DE DROITS DANS CERTAINS CAS:

 IDENTIFICATION DES VEHICULES DE TOURISME SOUMIS A LA TAXE SUR LES VEHICULES DE


TOURISME DES SOCIETES (TVTS);
 IDENTIFICATION DES MATERIELS IMPORTES OU PLACES SOUS LES REGIMES DOUANIERS
SPECIFIQUES ( ATN ou ATS) ET LEUR UTILISATION CONFORMEMENT A L’OBJET;
 ABSENCE DE COMPTABILISATION DU MATERIEL PRIS EN CREDIT BAIL ALORS QUE
L’ENTREPRISE COMPREND DANS SES CHARGES DES REDEVANCES DE CREDIT BAIL.
N’oublions surtout pas les
garanties du contribuable,
échangeons constamment avec lui
par des demandes
d’éclaircissements et de _______________
justifications,
Taxons si nous sommes sûrs ATN = admission temporaire normale
d’avoir raison en cas de ATS= admission temporaire spéciale
contestation…

54
REF N° DE COMPTE ET DESIGNATION REF N° DE COMPTE ET DESIGNATION

CA 10- CAPITAL PASSIF CIRCULANT


CB ACTIONNAIRES CAPITAL NON APPELE DH 48-DETTES CIRCUL. HAO ET RES. ASSIM.
CC PRIMES ET RESERVES DI 419- CLIENTS, AVANCES RECUES

• B-2/ LES POSTES DU BILAN PASSIF: N° DE


CD 105-PIMES D’APPORTS, D’EMISSIONS, FUSION DJ 40- FOURNISSEURS D’EXPLOITATION
CE 106- ECARTD DE REEVALUATION DK 44-DETTES FISCALLES
CF 111/113-RESERVES INDISPONIBLES DL 42/43- DETTES SOCIALES
CG 118-RESERVES LIBRES DM 47- AUTRES DETTES
CH
CI
COMPTE ET DESIGNATION
12- REPORT A NOUVEAU
13- RESULTAT NET DE L’EXERCICE (+ ou -)
DN 49- RISQUES PROVISIONNES

CK AUTRES CAPITAUX PROPRES


CL 14- SUBVENTIONS D’INVESTISSEMENT DP
CM 15- PROV.REGLEMENTEES ,FONDS ASSIMILES
CP TOTAL PASSIF CIRCULANT

TOTAL CAPITAUX PROPRES


DETTES FINAN. ET RESSOURCES ASSIMILES TRESORERIE –PASSIF
DA 16- EMPRUNTS DQ 56- BANQUES, CREDITS D’ESCOMPTE
DB 17- DETTES DE CREDIT-BAIL ET CTRATS ASS. DR 56- BANQUES, CREDITS DE TRESORERIE
DC 18- DETTES FINANCIRES DIVERSES DS 56-BANQUES, DECOUVERTS
DD 19-PROV.FIN.POUR RISQUES ET CHARGES
DE DONT HAO------ DT
DF
DU TOTAL
ECARTS DETRESORERIE-PASSIF
RECONVERSION-PASSIF
DG TOTAL DES DETTES FINANCIERES (Gain de change)
DZ
TOTAL DES RESSOURCES STABLES
TOTAL GENERAL

55
 TAF
 L’ ANALYSE DES POSTES DU PASSIF SE FAIT DANS LE MEME ESPRIT DE RAPPROCHEMENT
DE SITUATIONS D ’OUVERTURE ET DE CLOTURE DE L’EXERCICE COMME EN MATIERE DE
BILAN ACTIF.
LE TRAVAIL A FAIRE DEPEND DU TYPE DE SITUATIONS ET DES VARIATIONS OBSERVEES.

SITUATIONS POSSIBLES CAUSES EVENTUELLES TRAVAIL A FAIRE


LE CAPITAL A DIMINUE (i)REMBOURSEMENT (i)S’ASSURER QU’IL N’Y
D’APPORTS AVAIT PAS RESERVES
INCORPOREES AVANT
(ii)PRELEVEMENT DE CE REMBST SINON ,
L’EXPLOITANT PART DE RESERVES =
EN MATIERE DE SUR SON COMPTE DISTRIBUTIONS
CAPITAL (ii) ? (RAS)
 LE CAPITAL A AUGMENTE (i)NOUVEAUX APPORTS (i) VOIR REGUL DES D.E

(ii)PAR AFFECTATION (ii) VOIR REGUL DES D.E


DE BENEF. ANTERIEUR
SUR DECISION DE
L’AG

LORSQUE LA CAUSE DE L A SITUATION OBSERVEE N’APPARAIT PAS DE MANIÈRE EVIDENTE, IL


FAUT DEMANDER DES ECLAIRCISSEMENTS ET TIRER LES CONSEQUENCES COMME INDIQUE

56
SITUATIONS CAUSES EVENTUELLES TRAVAIL A FAIRE

(i)DISTRIBUEES SUIVRE L’IRVM


RESERVES EN DIMINUTION
(ii)INCORPOREES AU SUIVRE LES DROITS
CAPITAL D’ENREGISTREMENT

DEMANDER ACCORD OU
EMPRUNTS AUGMENTATION NOUVEAUX CONTRATS CONTRAT, LES
CONDITIONS LIEES
APPRECIER SON
EFFECTIVITE ET LES
INTERETS
COMPTABILISES
EN DIMINUTION (i) PAIEMENT DEMANDER L’OBJET DE
AUTRES DETTES LA DETTE. LE PASSIF PEUT
ETRE MAJORE PAR LE
EN AUGMENTATION (ii) NOUVEAUX BIAIS D’UNE DETTE
CONTRATS DE SCE FICTIVE.

VOIR, EN (N), A LA DATE


(i) NON ECHUS AU DE CONTRÔLE SI LE
DETTES FISCALES IMPOTS INSCRITS AU 31/12/N-1 PAIEMENT EST FAIT OU
CREDIT DU COMPTE ETAT EN DEMANDER REGUL.

(ii)ECHUS MAIS NON (ii)DEMANDER


PAYES REGULARISATION

57
QUELQUES CAS importants ET RECURRENTS.

 TAXATION DES PLUS VALUES REALISEES PAR UN RESIDENT D’UN AUTRE ETAT A L’OCCASION DE
LA CESSION DE SES ACTIONS DANS UNE SOCIETE D’UN ETAT DE LA CEMAC .

1- lors de la formalité
1-Comment on se rend compte de d’enregistrement de l’acte de
cession
la cession?
2- prix de cession –valeur
2-Comment se détermine la plus nominale
value? 3- les gains en capital sont
3- Cette plus value est elle taxable taxables dans les pays de leur
dans le 1er Etat ou en CEMAC? réalisation (voir conventions
4-Quel est le moment pour taxer et fiscales)
recouvrer les droits? pourquoi? 4- au moment de
l’enregistrement de l’acte
sinon, il est difficile de saisir le
débiteur
L’AGENT D’ASSIETTE DOIT SE MONTRER VIGILENT FACE A CE GENRE D’OPERATIONS QUI ECHAPPENT
SOUVENT A L’IMPOSITION DANS NOS ADMINISTRATIONS.

58
 LA REVISION DU PRORATA DE DEDUCTION DE TVA: SON IMPACT SUR LA TVA ET SUR LE
RESULTAT D’EXERCICE.

 LE PRORATA DE DEDUCTION DE TVA APPLICABLE AU TITRE DE L’EXERCICE (N) EST


GENERALEMENT CALCULE EN FONCTION DES INFORMATIONS DE L’EXERCICE N-1.

 APRES LE DEPOT DES ETATS FINANCIERS DE L’EXERCICE (N), QUI INTERVIENT AU PLUS TARD
LE 30 AVRIL (N+1) , L’ENTREPRISE PROCEDE A LA REVISION DU PRORATA DE DEDUCTION
DE TVA AFIN DE RETRAITER LA TVA DEDUITE EN COURS D’ANNEE (N).
EXEMPLE:
L’entreprise DIONE Emmanuelle a acheté en début d’année 2008 un groupe électrogène de
3 561 000 F TTC ( PHT: 3 000000 TVA: 561000). Le prorata pratiqué pendant l’exercice est 40
% ; au 30 avril 2009 il a été révisé et se chiffre à 54% . QUEL aura été le sort de la tva et
l’impact de cette révision sur le résultat en 2009?

Solution :
En 2008, prorata de déduction = 40%, l’entreprise n’ aura récupéré que 561000 x 40%= 224 400
Puisque le prorata définitif est de 56%, l’entreprise aurait du récupérer 561000 x56%= 302 940
Elle bénéficie donc d’un crédit de tva de 302 940-224400= 78540.

59
• CE CREDIT DE TVA DOIT APPARAITRE DANS LES IMPUTATIONS COMPTABLES DE
L’EXERCICE 2009 COMME SUIT:
D C
445 Etat TVA récupérable…………78540
758 Produits divers …………………….78540

 LA REVISION DU PRORATA DE DEDUCTION AFFECTE LE RESULTAT DE L’EXERCICE AU


TITRE DUQUEL LE SUPPLEMENT DE TVA RECUPERABLE EST COMPTABILISE.
 L’ ATTENTION DU CONTROLEUR DOIT ETRE PORTEE SUR LA COMPTABILISATION DE
CE SUPPLEMENT DE TVA RECUPERABLE COMME UN PRODUIT DIVERS. DANS LE
CAS CONTRAIRE ON DEDUIT QU’IL Y A UNE MINORATION DU RESULTAT
IMPOSABLE

 DANS LE CAS OÜ LE PRORATA APPLIQUE EN COURS D’ANNEE SERAIT PLUS ELEVE


QUE LE PRORATA REVISE, ON ARRIVE A LA SITUATION INVERSE:
 la tva récupérée serait plus élevée que celle normalement récupérable;
 Le compte 445 Etat TVA récupérable est crédité de cet excédent de TVA en contre
partie du compte 645 impôts et taxes indirects.

60
V- LA NOTIFICATION DE REDRESSEMENTS
 C’EST UNE LETTRE QUI EST DESTINEE AU CONTRIBUABLE ET QUI RESUME LES PREMIERES
CONCLUSIONS DU CONTRÖLE DE SON DOSSIER FISCAL

 CETTE LETTRE CONSTITUE LE POINT DE DEPART DE LA PROCEDURE DE REDRESSEMENT


FISCAL
 ELLE COMPORTE DES MENTIONS OBLIGATOIRES QUI RENFORCENT LE POUVOIR DE
L’ADMINISTRATION ET GARANTISSENT EN MEME TEMPS LES DROITS DU CONTRIBUABLE.

A/- LES MENTIONS OBLIGATOIRES

LA NOTIFICATION DE REDRESSEMENT COMPREND:


 LA MENTION DE LA GARANTIE DU CONTRIBUABLE DE SE FAIRE ASSISTER D’UN CONSEIL
FISCAL DE SON CHOIX, JUSTIFIANT D’UN AGREMENT CEMAC;
 L’EXERCICE OU LES EXERCICES VISES PAR LE CONTRÔLE , LES IMPOTS ET TAXES LIES;
 LE DELAI DE REPONSE ACCORDE AU CONTRIBUABLE;
 LES NOMS, PRENOMS, LA DATE, LA SIGNATURE ET LA FONCTION DU CONTROLEUR
ECHANGER SUR L’IMPORTANCE DE CES MENTIONS?

61
B/- STRUCTURES D’UNE NOTIFICATION DE REDRESSEMENTS 1

MINISTERE DES FINANCES, DU BUDGET REPUBLIQUE DU CONGO


ET DU PORTEFEUILLE PUBLIC Unité* Travail* Progrès
DIRECTIONS GENERALE DES IMPOTS ET
DES DOMAINES
DIRECTION DE LA FISCALITE DES GRANDES ENTREPRISES
UNITE DES GRANDES ENTREPRISES DE
BRAZZAVILLE
N°__015____/MFBPP/DGIG/DGI/UGE.B
NOTIFICATION DE REDRESSEMENT SUITE
A UN CONTRÔLE SUR PIECES
MONSIEUR,
J’AI L’HONNEUR DE VOUS INFORMER DES RECTIFICATIONS QUE JE ME PROPOSE D’APPORTER A VOS RESULTATS
DE L’EXERCICE 2009.
VOUS VOUDREZ BIEN M’APPORTER VOTRE REPONSE DANS UN DELAI DE TRENTE(30) JOURS A COMPTER DE LA
DATE DE RECEPTION DE LA PRESENTE NOTIFICATION. PASSE CE DELAI, VOS IMPOSITIONS SERONT ETABLIES
SELON LES BASES INDIQUEES CI DESSOUS.
VOUS AVEZ LA FACULTE DE VOUS FAIRE ASSISTER D’UN CONSEIL FISCAL DE VOTRE CHOIX, JUSTIFIANT D’UN
AGREMENT CEMAC(ART 390 BIS E DU CGI)
FAIT A BRAZZAVILLE LE 5 mai 2010
SAGE CHRISTIAN
CHEF DE L’UNITE

62
EXERCICE 2009 2

CHIFFRE D’AFFAIRES DECLAREES: x


RESULTAT FISCAL DECLARE: y ATTENTION:
RESULTAT FISCAL NET DEFINITIF DECLARE: z CHAQUE THEME DOIT ETRE ENONCE ET
SUFFISAMMENT MOTIVE AVEC UN
RAPPEL DES DISPOSITIONS DU CGI
I- REDRESSEMENTS ENVISAGES
(Toutes les situations qui ont affecté le résultat déclaré)
A-
B-
II- REGULARISATIONS DES AUTRES IMPOTS ET TAXES
(Tous les droits non spontanément acquittés à l’échéance
ou partiellement)
A-
B-
III- DEMANDES D’ECLAIRCISSEMENTS ET DE JUSTIFCATIONS
( Tous les renseignements que vous souhaitez avoir de manière précise et qui ne sont pas au dossier)
A-
B-
___________

63
VI- LA REPONSE DU CONTRIBUABLE

• QUEL EST LE DELAI DE


REPONSE?
VII- LA LETTRE DE CONFIRMATION DES REDRESSEMENTS
 COMMENT PROCEDER FACE
• COMMENT PROCEDER EN CAS
AUX OBSERVATIONS
DE DEFAUT DE REPONSE ?
RECUES?
• EXISTE –T-IL UN MODELE
 LE DEFAUT DE
STANDARD DE REPONSE
CONFIRMATION ET RISQUE
POUR LES CONTRIBUABLES ?
DE PRESCRIPTION?

A- QUELQUES PROBLEMES POSES  LE CONTRÔLE SUR PIECES


INTERROMPT-IL LES
TRAVAUX DE CONTRÔLE
SUR PLACE OU
VERIFICATION DE
COMPTABILITE?

64
 B- STRUCTURE LA LETTRE DE CONFIRMATION DE REDRESSEMENTS
MINISTERE DES FINANCES, DU BUDGET REPUBLIQUE DU CONGO 1
ET DU PORTEFEUILLE PUBLIC Unité* Travail* Progrès
DIRECTIONS GENERALE DES IMPOTS ET
DES DOMAINES
DIRECTION DE LA FISCALITE DES GRANDES ENTREPRISES
UNITE DES GRANDES ENTREPRISES DE
BRAZZAVILLE
N°__030_______/MFBPP/DGID/DGE/UGE.B
LETTRE DE CONFIRMATION DE REDRESSEMENTS
MONSIEUR,
SUITE A VOTRE REPONSE A LA NOTIFICATION DE REDRESSEMENTS N° 015 DU 5 MAI 2010,
CONSECUTIVE AU CONTRÔLE SUR PIECES DONT VOTRE ENTREPRISE A FAIT L’OBJET AU
TITRE DE L’EXERCICE 2009,
J’AI L’HONNEUR DE VOUS FAIRE CONNAITRE LES MONTANTS DEFINITIVEMENT RETENUS , SOUS
RESERVE DE VOTRE DROIT A RECLAMATION APRES RECEPTION D’UN AVERTISSEMENT OU
D’UN AVIS DE MISE EN RECOUVREMENT DES SERVICES COMPETENTS.
.
FAIT A BRAZZAVILLE LE 10 JUIN 2010
SAGE CHRISTIAN
CHEF DE L’UNITE

65
EXERCICE 2009 2

CHIFFRE D’AFFAIRES DECLAREES: x


RESULTAT FISCAL DECLARE: y
RESULTAT FISCAL NET DEFINITIF DECLARE: z

I- REDRESSEMENTS ACCEPTES
( rappel des chefs de redressements acceptés ou sur lesquels il n y a pas eu de réponse)
II- REDRESSEMENTS MAINTENUS
(rappel des chefs de redressements non acceptés, que l’administration refuse d’abandonner )
III- REDRESSEMENTS ABANDONNES
(rappel des chefs de redressements que l’administration accepte d’abandonner)
IV- REGULARISATIONS ACCEPTEES
( rappel des régularisations acceptées ou sur lesquelles il n y a pas eu de réponse)
V- REGULARISATIONS MAINTENUES
(rappel des régularisations non acceptées, que l’administration refuse d’abandonner)
VI- REGULARISATIONS ABANDONNEES
(rappel des régularisations que l’administration accepte d’abandonner)

66
(Suite) 3
VII- LIQUIDATION DE L’IMPOT SUR LE REVENU (IRPP/BIC OU IS)
- RESULTAT FISCAL NET DEFINITIF………………………………………. x
- MONTANT TOTAL DES REINTEGRATIONS……………………….. y
- RESULTAT FISCAL NET DEFINITIF RECTIFIE: (x+y)………………. Z

 CALCULER L’IRPP OU L’IS EN PARTANT DU RESULTAT RECTIFIE (Z) PAR APPLICATION


DU BAREME DE L’IRPP OU LE TAUX DE L’IS

 MAIS AVANT CE CALCUL, S’ASSURER QU’IL NE SUBSISTE PAS DE SOMMES ENCORE


IMPUTABLES AU TITRE (i) DE DEFICITS ANTERIEURS (ii) D’ARD OU (iii) D’EXCEDENT
DE TAXE SPECIALE SUR LES SOCIETES(TSS: cas du Congo)

NB: LES MONTANTS CORRESPONDANT AUX AUTRES REGULARISATIONS SONT REGROUPES PAR TYPES D’IMPOTS ET TAXES
ET DOIVENT FIGURER EN MEME TEMPS QUE L’IMPOT SUR LE REVENU (IRPP OU IS) DANS LE TABLEAU RECAPITULATIF
CI-APRES:

67
VIII- TABLEAU RECAPITULATIF DES DROITS 4

ANNEES
2009 TOTAL
DROITS PRINCIPAL PENALITES PRINCIPAL PENALITES

IRPP/BIC x’ x ’’ X’ X’’


ou IS
IRPP/TS i’ I’’ I’ I’’
TF/s t’ t’’ t’ t’’
TVLLP p’ p’’ p’ p’’

TOTAL

Echanger sur les modalités de mise en recouvrement et de paiement


?

68
VIII- ETUDE DE CAS

A- TRAVAIL D’EQUIPES SUR UNE PROPOSITION DE REDRESSEMENTS DU RESULTAT FISCAL D’UNE


ENTREPRISE ET NOTIFICATION
voir supports de travail

B- LA RECONSTITUTION DES ENCAISSEMENTS REALISES PAR LES ENTREPRISES DE PRESTATION


DE SERVICES EN PARTANT DES ETATS FINANCIERS; LE CONTRÔLE DE TVA.

 LES ENTREPRISES DE PRESTATIONS DE SERVICES PAIENT LA TVA SELON LE REGIME DES


ENCAISSEMENTS;
 A CHAQUE ECHEANCE , L’ENTREPRISE DETERMINE SPONTANEMENT LE MONTANT DE SES
ENCAISSEMENTS, SOUSCRIT SA DECLARATION ET PAIE LA TVA CORRESPONDANTE;
 A LA FIN DE L’EXERCICE, ELLE ARRETE SA COMPTABILITE ET PRODUIT SES ETATS FINANCIERS
AU PLUS TARD LE 30 AVRIL DE L’EXERCICE SUIVANT;
 COMME LE COMPTE DE RESULTAT N’INDIQUE QUE LE MONTANT DES VENTES ET NON LES
ENCAISSEMENTS, POUR CONTROLER LA TVA , LE CONTROLEUR EST TENU DE:
(i) RECONSTITUER LES ENCAISSEMENTS EFFECTIFS DE L’ANNEE A PARTIR DES DONNEES CONTENUES DANS LES
ETATS FINANCIERS, (ii) CALCULER LA TVA CORRESPONDANT A CES ENCAISSEMENTS ET COMPARER LE
RESULTAT OBTENU AVEC LE MONTANT TOTAL DE LA TVA COLLECTEE, DECLAREE AU TITRE DE L’EXERCICE:
TOUTE DIFFERENCE CONSTATEE EST ,A DEFAUT DE JUSTIFICATION, UNE PART DE TVA DISSIMULEE
(A REVERSER).

69
 RECONSTITUTION DES ENCAISSEMENTS DE L’EXERCCICE

ENCAISSEMENT TTC DE LA PERIODE (N) = (VENTES HT DE LA PERIODE + TVA FACTUREE)


+ SOLDE CLIENTS (N-1) – SOLDE CLIENTS (N)

ENCAISSEMENTS HT= VENTES HT+ TVA FACTUREE + SOLDE CLIENTS(N-1) - SOLDE CLIENTS (N)
1,189
NB:
• SI LE COMPTE CLIENTS AVANCES RECUS PRESENTE UN SOLDE CREDITEUR EN DEBUT ET EN
FIN DE PERIODE ,IL FAUT EN TENIR COMPTE DANS CETTE FORMULE EN Y AJOUTANT LA
VARIATION DE SOLDE Solde client créditeur(N) –Solde client créditeur(N-1)

• LES VENTES HT (voir compte de résultat); TVA FACTUREE (voir compte approprié 443)
SOLDE CLIENTS(N-1) ET (N) ou SOLDE CLIENTS CREDITEUR (N-1) ET (N) voir bilan
 CONTRÔLE DE LA TVA DE L’EXERCICE

1°- TVA COLLECTEE (reconstituée) = ENCAISSEMENTS HT (reconstitués) x TAUX


2°- TVA COLLECTEE DECLAREE = SOMME DES TVA DECLAREES AUX DIFFERENTES ECHEANCES
3°- LA DIFFERENCE ENTRE CES DEUX TERMES CONSTITUE UNE PART DE TVA COLLECTEE,
DISSIMULEE OU NON REVERSEE AU 31 DECEMBRE. ( en demander justification du paiement
ou la régularisation).

70
• TITRE III: LA VERIFICATION DE COMPTABILITE
I- DEFINITION
LA VERIFICATION DE COMPTABILITE SE DEFINIT COMME L’ENSEMBLE DES OPERATIONS
QUI ONT POUR OBJET D’EXAMINER, SUR PLACE, LA COMPTABILITE D’UNE
ENTREPRISE (INDIVIDUELLE OU SOCIETAIRE) ET DE LA CONFRONTER AVEC
CERTAINES DONNEES MATERIELLES OU DE FAIT (INVENTAIRE DES EXISTANTS EN
ENTREPOT OU MAGASIN, PRODUCTIONS INTERMEDIAIRES, IMMOBILISATIONS,
CONSOMMATIONS, MAINS D’ŒUVRE,…) EN VUE DE CORRIGER LES DECLARATIONS
SOUSCRITES PAR LES CONTRIBUABLES ET PARVENIR A DES REDRESSEMENTS
NECESSAIRES.

II- LA PROGRAMMATION DES VERIFICATIONS


A – LES STRUCTURES DE PROGRAMMATION ET LEURS MISSIONS
 LES ENTREPRISES A VERIFIER AU TITRE D’UN EXERCICE (N) DOIVENT RELEVER D’UN
PROGRAMME DE VERIFICATION
 LA SELECTION DE CES ENTREPRISES SE FAIT AU COURS DE L’ANNEE (N-1) A UNE
DATE DETERMINEE DU CALENDRIER FISCAL PAR LES SERVICES GESTIONNAIRES DES
DOSSIERS DE CONTRIBUABLES (UGE, UME, UPE…)
 LA RESPONSABILITE DES STRUCTURES GESTIONNAIRES EST ENORME EN MATIERE
DE PROGRAMMATION DES VERIFICATIONS.
71
 LE CHOIX DES ENTREPRISES A VERIFIER EST FORTEMENT INFLUENCE PAR LA
QUALITE DES TRAVAUX DE BUREAU: OPINION QUI SE DEGAGE DE LA SITUATION
FISCALE DU CONTRIBUABLE A L’ISSUE DES TRAVAUX DE CONTRÔLE SUR PIECES, LA
BONNE TENUE DE SON DOSSIER,….

 LES ENTREPRISES QUI N’EMARGENT PAS AU PROGRAMME ANNUEL DES


VERIFICATIONS PEUVENT TOUTEFOIS ETRE VISEES DANS LE CADRE DES
CONTROLES INOPINES .

 LES INFORMATIONS ISSUES DES SERVICES DE RECHERCHES PERMETTENT DE


COMPLETER DANS UNE LARGE MESURE LA LISTE DES ENTREPRISES A VERIFIER

 SI DANS LA PLUPART DE NOS PAYS, LA SELECTION DES ENTREPRISES A VERIFIER NE


SE FONDE PAS ENCORE SUR DES CRITERES ASSEZ RIGOUREUX (1), DANS CERTAINS
AUTRES PAYS CETTE SELECTION EST BASEE SUR LA GESTION DU RISQUE(2)
______________________________
(1) EN DEHORS DES IRRÉGULARITÉS CONSTATÉES LORS DES CSP, ON SE LIMITE SOUVENT À VOIR DEPUIS COMBIEN D’ANNÉES
L’ENTREPRISE A ÉTÉ VÉRIFIÉE POUR DÉCIDER DE LA SOUMETTRE EN VÉRIFICATION.
(2) ON SE POSE LA QUESTION QUEL TYPE D’ENTREPRISES À VÉRIFIER ET POURQUOI? QUEL RISQUE PREVIENT ON ET POUR
QUEL COUT ?

72
B- LES DIFFERENTES FORMES DE VERIFICATIONS
1- AU REGARD DES IMPÖTS ET TAXES VERFIFIES, UNE VERIFICATION PEUT ETRE :

2-PARTIELLE ,
1- GENERALE, LORSQU’ELLE LORSQU’ELLE PORTE SUR UNE PARTIE
PORTE SUR L’ENSEMBLE DES DE CES IMPOTS ET TAXES SEULEMENT
IMPOTS ET TAXES DE
L’ENTREPRISE

2- AU REGARD DES EXERCICES VERIFIES , UNE VERIFICATION PEUT ETRE

1-COMPLETE, LORQU’ELLE
PORTE SUR TOUTE LA
DUREE DE REPRISE (4 ANS 2- LIMITEE,
LORSQU’ELLE PORTE
ET 3 ANS DANS LA SUR UNE DUREE PLUS
MAJORITE DES CAS) COURTE

73
III- LES POUVOIRS DE L’ADMINISTRATION FISCALE ET LES GARANTIES DU CONTRIBUABLE

A- LES POUVOIRS DE L’ADMINISTRATION FISCALE

DANS TOUS NOS ETATS, L’EXERCICE DU CONTRÔLE FISCAL EST REGI PAR DES REGLES QUI
RENFORCENT LES POUVOIRS DE L’ADMINISTRATION FISCALE; NOTAMMENT:

 LE DROIT D’ASSURER LE CONTRÔLE, DE TOUS LES IMPÖTS ET TAXES AUXQUELS LE


CONTRIBUABLE EST ASSUJETTI, SUR LA PERIODE NON COUVERTE PAR LA PRESCRIPTION OU
PERIODE DITE DE REPRISE;
 LE DROIT DE L’ADMINISTRATION DE SE FAIRE ASSISTER D’UN CONSEIL DE SON CHOIX, A
CONDITION D’EN INFORMER LE CONTRIBUABLE. CE DROIT N’EST PAS ENCORE INTEGRE DANS
TOUTES LES LEGISLATIONS DES ETATS DE LA COMMUNAUTE; expériences/pays?

 LE DROIT DE DEMANDER COMMUNICATION DES PIECES ET DOCUMENTS DETENUS PAR


L’ENTREPRISE LORS MEME QUE LEUR TENUE OU LEUR PRODUCTION N’EST PAS EXIGEE PAR LA
LOI. EN CLAIR, UN CONTRIBUABLE NE PEUT PAS S’E PREVALOIR DU FAIT QU’IL N’EXISTE
AUCUNE OBLIGATION LEGALE POUR REFUSER DE DONNER A L’ADMINISTARTION FISCALE UNE
PIECE OU UN DOCUMENT QU’IL DETIENT;
 LE DROIT DE RECOURIR , DANS CERTAINES CONDITIONS, A DES PROCEDURES DE
REDRESSEMENT UNILATERAL; LE REJET DES COMPTABILITES ET LA RECUSATION D’UN CONSEIL
FISCAL NON AGREE PAR LA CEMAC DANS LE CADRE DE L’ASSISTANCE AU CONTRIBUABLE.

74
B- LES GARANTIES DU CONTRIBUABLE VERIFIE
AFIN D’EVITER LES ABUS DE L’ADMINISTRATION DANS L’EXERCICE DU CONTRÔLE FISCAL , LA
LOI A FIXE LES GARANTIES DU CONTRIBUABLE VERIFIE; NOTAMMENT:

 L’EXCLUSIVITE DES OPERATIONS DE VERIFICATION DE COMPTABILITE QUI EST RESERVEE A


UNE CATEGORIE SEULEMENT DU PERSONNEL DE L’ADMINISTRATION FISCALE ( LES
INSPECTEURS) POUR AINSI ATTENUER LES RISQUES DE CONTENTIEUX D’ASSIETTE

 LA NON APPLICATION DU DROIT DE REPRISE DE L’ADMINISTRATION FISCALE SUR LES


EXERCICES VERIFIES , A L’EXCEPTION DES CAS STRICTEMENT CITES PAR LA LOI;

 LA POSSIBILITE POUR LE CONTRIBUABLE D’INVOQUER LA NULLITE DES IMPOSITIONS


LORSQU’IL N’A PAS ÉTÉ FAIT MENTION DANS LA NOTIFICATION DE REDRESSEMENT DE SON
DROIT DE SE FAIRE ASSISTER D’UN CONSEIL FISCAL DE SON CHOIX;

 LA LIMITATION DES CONTROLES SUR PLACE AUX SEULES ENTREPRISES PROGRAMMEES ,


SOUS PEINE DE NULLITE DE LA PROCEDURE DE CONTRÔLE (cas du Congo);

 LA POSSIBILITE POUR LE CONTRIBUABLE D’INTRODUIRE UN RECOURS CONTENTIEUX ET UN


JUDICIAIRE EN CAS DE CONTESTATION AVEREE DE DROITS ISSUS DE LA VERIFICATION.

75
IV – LES TRAVAUX PRELIMINAIRES A L’INTERVENTION SUR PLACE

LES ETAPES CI-APRES DOIVENT ETRE OBLIGATOIREMENT OBSERVEES PAR LE


VERIFICATEUR AVANT SON INTERVENTION AU SEIN DE L’ENTREPRISE :

 L’ ETUDE DU DOSSIER FISCAL TENU PAR LA STRUCTURE GESTIONNAIRE


 L’ORGANISATION DES RECHERCHES EXTERIEURES ET,
 L’ ENVOI D’UN AVIS DE VERIFICATION

A- L’ETUDE DU DOSSIER FISCAL TENU PAR LA STRUCTURE GESTIONNAIRE


• CETTE ETUDE PERMET DE S’INFORMER SUR: (i) L’OBJET SOCIAL DE
L’ENTREPRISE (II) L’IMPORTANCE DE SES ACHATS, SON CHIFFRE
D’AFFAIRES, LE RESULTAT DECLARE (III) SON DEGRE DE CIVISME FISCAL
(Iv) L’IMPORTANCE DE SES CREANCES, SES DETTES FOURNISSEURS, SES
CREDITEURS ET DEBITEURS DIVERS, ETC.

.IL EST VIVEMENT CONSEILLE ICI DE PROCEDER A UNE ESPECE DE CONTRÔLE SUR
PIECES DONT LES INSUFFISANCES DE DECLARATION OU DE PAIEMENT RELEVEES,
LES ECLAIRCISSEMENTS ET JUSTIFICATIONS SOUHAITES SONT CONSIGNES DANS
UN CAHIER EN VUE D’UNE EXPLOITATION APPROFONDIE LORS DE
L’INTERVENTION SUR PLACE.
76
B- L’ORGANISATION DES RECHERCHES EXTERIEURES

 LE VERIFICATEUR DOIT USER DE SON DROIT DE COMMUNICATION AUPRES DES


TIERS, DES ADMINISTRATIONS ET DES INSTITUTIONS FINANCIERES POUR
OBTENIR UN MAXIMUM D’INFORMATIONS SUR LE VOLUME DES TRANSACTIONS
REALISEES PAR LE CONTRIBUABLE SUR LA PERIODE VERIFIEE. IL S’AGIT DE
PROCEDER A DES RECOUPEMENTS SUR :

• LES MONTANTS DES ACHATS ET VENTES EFFECTUES AUPRES DES PRINCIPAUX


FOURNISSEURS ET DES CLIENTS IDENTIFIES, DES ACHATS A L’ IMPORTATION (PAR
RECOUPEMENT AUPRES DES ADMINISTRATIONS DOUANIERES ET AUTRES SERVICES DE
CONTRÔLE DES IMPORTATIONS)

• LE VOLUME DES TRANSFERTS EFFECTUES A TRAVERS LA BANQUE (rapprocher le volume


des autorisations de transferts accordées par les institutions financières habilitées et les
transferts effectifs réalisés à travers les banques).

77
• LES EXTRAITS DES COMPTES BANCAIRES DE L’ENTREPRISE POUR APPRECIER
L’EFFECTIVITE DES OPERATIONS FINANCIERES REPRODUITES DANS LA
COMPTABILITE; PAR EXEMPLE:

(i)- UN EMPRUNT EST TOUJOURS MATERIALISE PAR UN DEPOT EN CAISSE OU BANQUE OU PAR OU
UN VIREMENT BANCAIRE. SI L’IMPUTATION COMPTABLE N’A PAS SA TRACABILITE AU NIVEAU DES
EXTRAITS DE COMPTE DE L’INTERESSE, ELLE CONSTITUE UNE SIMPLE OPERATION DE MAJORATION DE
PASSIF DE L’ENTREPRISE;

(ii)- IL EN SERAIT DE MEME POUR UN APPORT EN NUMERAIRE EFFECTUE PAR UN ASSOCIE EN SUS DU
CAPITAL, REGULIEREMENT COMPTABILISEE MAIS DONT ON NE TROUVE PAS DE CONTREPARTIE
MATERIELLE, ETC.

(iii)- ON PEUT AUSSI APPRECIER L’IMPORTANCE DES ACHATS EFFECTUES A L’ETRANGER A PARTIR DES
MOUVEMENTS DEBITEURS REPRESENTANT DES TRANSFERTS D’ARGENT D’UN COMPTE BANCAIRE .

LES RECHERCHES
EXTERIEURES PEUVENT SE
POURSUIVRE MEME
PENDANT L’INTERVENTION
SUR PLACE

78
C- L’AVIS DE VERIFICATION

 C’ EST LA LETTRE PAR LAQUELLE LE CONTROLEUR ANONCE AU CHEF OU


DIRIGEANT DE L’ENTREPRISE SON INTENTION D’INTERVENIR SUR PLACE POUR
VERIFIER SA COMPTABILITE;

 IL DOIT ETRE ENVOYE AU CONTRIBUABLE UN MINIMUM DE JOURS AVANT LA DATE


DE L’INTERVENTION SUR PLACE. CE DELAI EST FIXE PAR LE CGI (5 JOURS
MINIMUM DANS LE CAS DU CONGO) SAUF DANS LES CAS DE CONTROLES
INOPINES;

 IL DOIT INDIQUER LE JOUR, LA DATE, L’HEURE DE L’INTERVENTION, LES EXERCICES


A VERIFIER AINSI QUE LES PIECES ET DOCUMENTS QUE LE CONTRIBUABLE DOIT
PRODUIRE AU TITRE DE CHAQUE EXERCICE; NOTAMMENT:
 LE BILAN, LE COMPTE DE RESULTAT, LE TAFIRE, L’ETAT ANNEXE
 TOUS LES LIVRES COMPTABLES ET AUTRES SUPPORTS DONT LA TENUE EST
OBLIGATOIRE CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DU DROIT COMPTABLE
OHADA(ART 19)
 LES PIECES JUSTIFICATIVES (FACTURES D’ACHATS ET DE VENTES, …)

79
LES LIVRES COMPTABLES ET LES AUTRES SUPPORTS OBLIGATOIRES QUI SONT:
• LE LIVRE JOURNAL, ENREGISTRANT LES OPERATIONS SOIT PAR JOUR, SOIT PAR
RECAPITULATION MENSUELLE. IL DOIT ETRE TENU CHRONOLOGIQUEMENT, SANS
BLANC NI ALTERATION ; TOUTE CORRECTION D’ERREUR DEVANT S’EFFECTUER
EXCLUSIVEMENT PAR INSCRIPTION EN NEGATIF; L’INSCRIPTION EXACTE EST
ENSUITE OPEREE.
• LE GRAND LIVRE , CONSTITUE PAR L’ENSEMBLE DES COMPTES DE L’ENTREPRISE,
OU SONT REPORTES OU INSCRITS SIMULTANEMENT AU JOURNAL, COMPTE PAR
COMPTE , LES DIFFERENTS MOUVEMENTS DE L’EXERCICE.
• LA BALANCE GENERALE DES COMPTES, ETAT RECAPITULATIF FAISANT APPARAITRE,
POUR CHAQUE COMPTE, A CLOTURE DE L’EXERCICE, LE SOLDE DEBITEUR OU
CREDITEUR, A L’OUVERTURE DE L’EXERCICE , LE CUMUL DES MOUVEMENTS
DEBITEURS ET LE CUMUL DES MOUVEMENTS CREDITEURS, LE SOLDE DEBITEUR
OU LE SOLDE CREDITEUR, A LA DATE CONSIDEREE.
• LE LIVRE D’INVENTAIRE, QUI ENREGISTRE L’INVENTAIRE DES VALEURS ACTIFS ET
PASSIFS DE L’ENTREPRISE AINSI QUE LE BILAN ET COMPTE DE RESULTAT.

NB: LE LIVRE JOURNAL ET LE GAND LIVRE SONT DETRAILLES EN AUTANT DE JOURNAUX


OU LIVRES AUXILIAIRES QUE L’ENTREPRISE A BESOIN. LE CONTROLEUR DOIT EN
DEMANDER COMMUNICATION

80
STRUCTURE D’UN AVIS DE VERIFICATION DE COMPTABILITE
MINISTERE DES FINANCES, DU BUDGET REPUBLIQUE DU CONGO 1
ET DU PORTEFEUILLE PUBLIC Unité* Travail* Progrès
DIRECTIONS GENERALE DES IMPOTS ET
DES DOMAINES
DIRECTION DES VERIFICATIONS GENERALES
SERVICE DES VERIFICATIONS GENERALES

N°__040___/MFBPP/DGID/VDGER/SGE.
AVIS DE VERIFICATION DE COMPTABILITE
MONSIEUR
J’AI L’HONNEUR DE VOUS INFORMER QUE JE ME PRESENTERAI A VOTRE ENTREPRISE LE 15 JUIN 2010 A 9
HEURES EN VUE DE VERIFIER LES DECLARATIONS FISCALES RELATIVES AUX IMPOTS, DROITS ET TAXES
PORTANT SUR LES PERIODES 2008 ET 2009.
JE VOUS SAURAI GRE DE BIEN VOULOIR TENIR A MA DISPOSITION LES DIVERS DOCUMENTS COMPTABLES
QUE J’AURAI A EXAMINER , NOTAMMENT LES GRANDS LIVRES, LIVRES JOURNAUX, LIVRES
D’INVENTAIRES, LIVRES AUXILIAIRES, BILANS, COMPTE DE RESULTAT AINSI QUE TOUTES LES PIECES
JUSTIFICATIVES.
AU COURS DE CE CONTRÔLE , VOUS AVEZ LA FACULTE DE VOUS FAIRE ASSISTER PAR UN CONSEIL DE VOTRE
CHOIX JUSTIFIANT D’UN AGREMENT CEMA C(ART 390 BIS E DU CGI)
VEUILLEZ AGREER, MONSIEUR , L’ASSURANCE DE MA CONSIDERATION DISTINGUEE.
FAIT A BRAZZAVILLE LE 8 JUIN 2010
NOM DU CHEF DE SERVICE
JACQUES MOKIE JOSEPH BIBILA
TEL 563 00 00 INSPECTEUR VERIFICATEUR

81
V- L’INTERVENTION SUR PLACE
QUATRE ETAPES DETERMINENT LA METHODOLOGIE DE L’INTERVENTION SUR PLACE:
 LA PRISE DE CONTACT
 LA VISITE DE L’ENTREPRISE
 L’EXAMEN DES DOCUMENTS COMPTABLES ET DU DOSSIER JURIDIQUE
 LE CONTRÔLE TECHNIQUE PAR L’APPROCHE MODULAIRE

A- LA PRISE DE CONTACT
 LES CIRCONSTANCES DU PREMIER CONTACT SONT FONCTION DE LA TAILLE DE
L’ENTREPRISE: LE VERIFICATEUR EST RECU SOIT PAR L’EXPLOITANT LUI-MÊME SOIT
PAR LE(S) DIRIGEANT(S) DE L’ENTREPRISE.

 C’EST UNE ETAPE PARTICULIERE; L’ATTITUDE DU VERIFICATEUR AU COURS DE CE


PREMIER CONTACT VA INFLUENCER GRANDEMENT LE DEROULEMENT ET LA SUITE
DES TRAVAUX: PONCTUALITE PAR RAPPORT A L’HEURE INDIQUEE DANS L’AVIS,
TENUE, COURTOISIE POUR EVITER AU CONTRIBUABLE UN SENTIMENT DE
MEFIANCE ET LA MAUVAISE HUMEUR
 LE VERIFICATEUR DOIT, AU COURS DE CE CONTACT ET DES ECHANGES QUI VONT
SUIVRE, OBTENIR DES INFORMATIONS GENERALES SUR LA VIE DE L’ENTREPRISE.

82
COMMENT ORIENTER LA CONVERSATION?
• COMMENT L’ENTREPRISE EST NEE, SON HISTOIRE;
• SON IMPORTANCE RELATIVE DANS L’ESPACE REGIONAL OU NATIONAL;
• LES LIENS COMMERCIAUX , JURIDIQUES AVEC LES AUTRES ENTREPRISES
NATIONALES OU ETRANGERES;
• LES PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT ET LES DIFFICULTES RENCONTREES;
• COMMENT L’ENTREPRISE EST ELLE STRUCTUREE
• LE POIDS DE LA FAMILLE SUR LA VIE DE L’ENTREPRISE ET LE TYPE DE GESTION;

!
 NE MANIFESTER AUCUNE IMPATIENCE DANS LES REPONSES QUE VOUS ATTENDEZ;
 ORIENTER DISCRETEMENT CET ENTRETIEN POUR RETENIR CE QUI EST ESSENTIEL
POUR LA SUITE DE VOS TRAVAUX;
 NE PAS MANIFESTER UN GRAND INTERET DANS LA PRISE DE NOTES POUR NE PAS
SUSCITER LA MEFIANCE.

A LA FIN DE CET ENTRETIEN, DEMANDEZ DE VISITER L’ENTREPRISE

83
B- LA VISITE DE L’ENTREPRISE
 ELLE PERMET D’OBTENIR DES RENSEIGNEMENTS ET DE CONSTATER DES FAITS DE
CARACTERE PUREMENT MATERIEL QUE L’EXAMEN DE LA COMPTABILITE SEUL
N’AURAIT PAS PERMIS DE CONSTATER;

 AU COURS DE CETTE VISITE, LE VERIFICATEUR S’INTERESSERA: (i)- AUX MATIERES


PREMIERES, AUX PRODUITS SEMI OUVRES MIS EN ŒUVRE ET LEUR ORIGINE (ii)-
AUX PRODUITS FABRIQUES, (iii)- AUX SOUS PRODUITS, DECHETS OBTENUS ET LEUR
SORT (VENTES, TRANSFORMATION OU DESTRUCTION?) (iv)- AUX STOCKS DE
MATIERES PREMIERES ET DE PRODUITS FINIS (EXISTE-T-IL DES FICHES
D’INVENTAIRES, QUELLE EST L’OPINION DU MAGASINIER SUR L’IMPORTANCE DES
DEPRECIATIONS?), (v)- AUX MOYENS DE PRODUCTION ET LEUR MODE
D’UTILISATION (TEMPS PLEIN, PARTIEL, OU CONTINU PAR PLUSIEURS EQUIPES?),
(vi)- L’ORIGINE DU MATERIEL ET DE L’OUTILLAGE UTILISE (LOCAL, IMPORTE,
FABRIQUE PAR L’ENTREPRISE ELLE-MÊME?), (vii)- A L’IMPORTANCE DU PERSONNEL
ET AUX MOYENS DE CONTRÔLE DE LEURS RENDEMENTS, (viii)- AU PATRIMOINE
IMMOBILIER DE L’ENTREPRISE(CONSTAT PHYSIQUE), LE MODE D’ACQUISITION ET
L’AFFECTATION, (ix)- A L’ORGANIGRAMME DE L’ENTREPRISE

84
 LES REPONSES AUX PREOCCUPATIONS SOULEVEES PENDANT LA VISITE
PERMETTENT AU VERIFCATEUR DE SE FAIRE UNE OPINION SUR:

(i)- LA DIVERSITE DES ACTIVITES DE L’ENTREPRISE ET LE LIEN EXISTANT ENTRE ELLES


(ii)- LA NECESSAIRE PRISE EN COMPTE EN PRODUITS ACCESSOIRES DES VENTES DE
SOUS PRODUITS ET/ OU DES DECHETS;
(iii)- LE BIEN-FONDE DES PROVISIONS CONSTITUEES POUR DEPRECIATION DE
STOCKS;
(iv)- L’IMPORTANCE DE LA PRODUCTION IMMOBILISEE QUI POURRAIT ECHAPPER A
L’IMPOSITION (TVA ET IMPOT SUR LE REVENU).
(v)- LES MINORATIONS DE CERTAINS ELEMENTS D’ACTIF IMMOBILISE
(vi)- LES AVANTAGES OCCULTES QUI POURRAIENT S’OFFRIR AUX DIRIGEANTS OU A
L’EXPLOITANT PAR L’UTLISATION DE LA MAIN D’ŒUVRE DE L’ENTREPRISE OU
TOUT AUTRE A DES FINS PRIVEES.

 A LA FIN DE LA VISITE, LE VERIFICATEUR ETABLIT DES NOTES DE SYNTHESE SUR LES


RENSEIGNEMENTS DE CES DEUX PREMIERES ETAPES. LEUR EXPLOITATION SE POURSUIVRA
AVEC L’ANALYSE DU DOSSIER JURIDIQUE ET LES SUPPORTS DE LA COMPTABILITE DE
L’ENTREPRISE.

85
C- L’ANALYSE DES DOCUMENTS COMPTABLES ET DU DOSSIER JURIDIQUE

1- L’ ANALYSE DES DOCUMENST COMPTABLES


 S’ASSURER PAR POINTAGE QUE TOUS LES DOCUMENTS DEMANDES DANS L’AVIS
DE VERIFICATION SONT MIS A DISPOSITION EXERCICE PAR EXERCICE;
 PROCEDER A DES TESTS DE CONCORDANCE CI-APRES PAR EXERCICE:

• TOTAL JOURNAL= TOTAL GRAND LIVRE=TOTAL MASSE BALANCE?


• TOTAL DES JOURNAUX AUXILIAIRES= TOTAL JOURNAL GENERAL?
• TOTAL COMPTE COLLECTIF= TOTAL DES COMPTES PARTICULIERS?
LE CONTRÔLE PARTIEL DE LA BALANCE DONNE –T-IL L’EQUATION :
• TOTAL DEBITS + SOLDES CRED.= TOTAL CREDITS + SOLDES DEB?
• TOTAL DES SOLDES DEBITEURS= TOTAL DES SOLDES CREDITEURS ?

 IL FAUT ENSUITE S’INTERESSER DE SAVOIR S’IL EXISTE :

• UNE COMPTABILITE INFORMATISEE?


• UN MANUEL DE PROCEDURE?
• UN PLAN COMPTABLE PROFESSIONNEL ET DES CODES?
• UNE COMPTABILITE ANALYTIQUE ?
• UN MECANISME DE CONTRÔLE INTERNE?

86
2- L’ANALYSE DU DOSSIER JURIDIQUE
 AU CAS OU CES PIECES NE FIGURENT PAS DANS LA LIASSE FISCALE MISE A
DISPOSITION, IL FAUT LES DEMANDER POUR LEUR EXPLOITATION; IL S’AGIT:

(i)- DES STATUTS DE LA SOCIETE (II)- DES CONVENTIONS, ACCORDS ET CONTRATS AVEC LES
SOCIETES DE GROUPE OU DE SOUS-TRAITANCE (III)- DU REGISTRE DES PV D’AGO ET AGE,
(iv)- DU REGISTRE DES DELIBERATIONS DU CONSEIL D’ADM
(v)- DES FEUILLES DE PRESENCE AUX AG, (vi)-DES RAPPORTS DES COMMISSAIRES AUX
COMPTES,(vii)-DES RAPPORTS DES DIFFERENTS AUDITS DE GESTION QU’ILS SOIENT
LEGAUX OU CONTRACTUELS, (viii)- DE L’ORGANIGRAMME DE L’ENTREPRISE

 CETTE EXPLOITATION PERMET AU VERIFICATEUR D’OBSERVER LES SITUATIONS


SUIVANTES ET D’EN TIRER LES CONSEQUENCES FISCALES:

(i)- L’IDENTIFICATION DES VERITABLES MAITRES DE L’AFFAIRE, LEURS APPORTS ET LEURS


MODES DE FINANCEMENT,(ii)-LES LIENS DE DEPENDANCES INTERNES, LES TRANSFERTS
DE DROITS SOCIAUX, (III)- LES TRANSACTIONS IMMOBILIERES, LES CESSIONS DE
LICENCES, LES TRANSACTIONS AVEC L’ETRANGER, (iv)- LES DECISIONS DE REPARTITION
DU RESULTAT, LES AVANTAGES PARTICULIERS ALLOUES AUX DIRIGEANTS, (v)- LES
RESERVES DES AUDITEURS SUR LA CERTICATION DES COMPTES, (vi)- LA CONCORDANCE
ENTRE LES PRATIQUES COMPTABLES ET LES PROCEDURES MISES EN PLACE (LIENS ENTRE
USINES, BUREAUX ET MAGASINS DE VENTES)
87
D- LE CONTRÔLE PAR L’APPROCHE MODULAIRE
1- MODULE DES INVESTISSEMENTS

A PROPOS: TRAVAIL A FAIRE


DES CHARGES IMMOBILISEES S’ASSURER LA REGLE DE REPARTITION ET
Actifs sans valeur, représentant des charges VERIFIER QUE LA PART IMPUTEE EST
engagées de l’exercice et des exercices antérieurs, JUSTIFIEE ET CORRESPOND BIEN AU
à répartir sur plusieurs exercices parce que leur MONTANT DE L’EXERCICE
imputation sur un seul exercice est impropre et ne
donne pas une image fidèle du résultat d’exercice.

 DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES  S’ASSURER QUE CES FRAIS QUI


Les frais d’Ets, les frais de recherche et de CORRESPONDENT A DES IMMOBILISATIONS
développement, les concessions des brevets et N’ONT PAS ÉTÉ DIRECTEMENT PASSES EN
licences, les avances et acomptes/immob doivent CHARGES
être sauf dispositions comptables particulières être
enregistrés dans les comptes des immobilisations
et leur dépréciation constatée par l’amortissement

88
 DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES TRAVAIL A FAIRE
Les terrains, les installations et agencements, le
matériel, les immobilisations corporelles en  S’ASSURER QUE LES IMMOBILISATIONS SONT
cours, les avances et acomptes sur ENREGISTREES A LEUR COÜT HISTORIQUE.
immobilisations corporelles doivent être
enregistrés à leur coût historique (Art 36DC. OHADA)  IL FAUT DEMANDER POUR TOUS LES BIENS
ACQUIS SUR LA PERIODE VERIFIEE LES
LE COÜT HISTORIQUE D’UN BIEN EST: FACTURES ET PIECES JUSTUFIANT LEUR COÜT
 Le coût réel d’acquisition pour les biens DE COMPTABILISATION ET PROCEDER A LA
achetés à des tiers; RECONSTITUTION DE CE COUT:

 La valeur d’apports pour ceux apportés par  UNE SOUS ESTIMATION DE CE COUT
les associés; CONDUIT A UNE MINORATION DES VALEURS
D’ACTIFS ; LA DIFFERENCE EST A REINTEGRER
La valeur actuelle pour les biens acquis à AU RESULTAT FISCAL.
titre gratuit;  EN CAS DE SURESTIMATION, L’EXCEDENT
 La valeur de celui des deux éléments dont DES AMORTISSEMENTS COMPTABILISES EST A
l’estimation est la plus sûre en cas d’échange; REINTEGRER AU RESULTAT FISCAL.

Le coût réel de production pour ceux LE CONTRÔLE DE L’EXISTENCE PHYSIQUE DE
produits par l’entreprise elle-même. L’IMMOBILISATION EST AUSSI RECOMMANDE
SURTOUT DANS LES CAS D’APPORTS D’ASSOCIES

89
LE COÜT REEL D’ACQUISITION POUR LES LE COÜT REEL DE PRODUCTION POUR LES
BIENS ACHETES PAR L’ENTREPRISE = BIENS PRODUITS PAR L’ENTREPRISE =

PRIX D’ACHAT DEFINITIF COÜT D’AQUISITION DES MATIERES 1ère


ET FOURNITURES UTILSEES
(+) CHARGES ACCESSOIRES DIRECTEMENT
RATTACHEES A L’OPERATION D’ACHAT (+) CHARGES DIRECTES DE PRODUCTION

(+) FRAIS D’INSTALLATION NECESSAIRES (+) LES CHARGES INDIRECTES DE


POUR METTRE LE BIEN EN ETAT PRODUCTION
D’UTILISATION DANS LA MESURE OU ELLES PEUVENT ETRE
RAISONNABLEMENT RATTACHEES A LA PRODUCTION
DU BIEN

90
DES IMMOBILISATIONS TRAVAIL A FAIRE
FINANCIERES
 S’ASSURER QU’IL EXISTE DES PRODUITS
FINANCIERS CORRESPONDANTS, SI NON, LES
PRETS ET AUTRES CREANCES EVALUER
 S’ASSURER QUE LES DEPOTS ET
CAUTIONNEMENTS SONT DANS CE COMPTE
SUIVRE LE REGIME DES PROVISIONS, LE
REGIME DES ABANDONS DE CREANCES, LE
REGIME FISCAL DES CREANCES ENTRE SOCIETES
MERES ET FILLES.
NB: les provisions ne sont pas constituées pour rester
longtemps au bilan; soit elles atteignent leur objet
après une certaine durée, en ce cas elles sont passées
en pertes; soit elles n’atteignent pas leur objet, elles
doivent être reprises. Il faut suivre la situation
des provisions inscrites au bilan.
LES TITRES S’ASSURER LA PRISE EN COMPTE DES PRODUITS
DE CES TITRES

91
2- MODULE DES CAPITAUX PROPRES, DES EMPRUNTS ET DETTES ASSIMILEES,
FOURNISSEURS ET COMPTES RATTACHES

LES CAPITAUX PROPRES SONT LA DIFFERENCE ENTRE LES


REPRESENTES PAR VALEURS D’ACTIF ET
L’ENSEMBLE DES DETTES
 LES EMPRUNTS ET DETTES  DES MOYENS DE FINANCEMENT
ASSIMILEES SONT DURABLES;
 LES DETTES FOURNISSEURS  DES DETTES ET AVANCES DE FONDS LIEES
ET COMPTES RATTACHES SONT A L’ACQUISITION DES BIENS ET SERVICES
TAF:
LES VARIATIONS DE SOLDES DE CES COMPTES ENTRE LE 31/12/N ET LE 31/12/N-1
DOIVENT ETRE OBSERVEES ET ANALYSEES POUR DECELER LES ACTES ANORMAUX DE
MAJORATION DE PASSIF OU DES SITUATIONS SUSCEPTIBLES DE CONDUIRE A DES
REGULARISATIONS DE DROITS

 LES PISTES D’ANALYSE POURSUIVIES SUR CES COMPTES LORS DES TRAVAUX DE
BUREAU SONT APPROFONDIES SUR PLACE. LES JUSTIFICATIONS SONT DEMANDEES ET
OBTENUES SEANCE TENANTE ET LES CONCLUSIONS SONT TIREES .(Cf. PISTES D’ANALYSE DU
BILAN PASSIF).

92
 SUIVI DES VARIATIONS DE SOLDES PAR FOURNISSEUR OU CREDITEUR DIVERS

 EN MATIERE DE DETTES CIRCULANTES ( CAS DES DETTES FOURNISSEURS OU AUTRES


CREDITEURS DIVERS ) , LE SUIVI DE LA VARIATION DE SOLDES SE FAIT PAR FOURNISSEUR
OU PAR CREANCIER EN RECONSTITUANT LE SOLDE A TRAVERS L’EQUATION:

SOLDE FOURNISSEUR(X) AU 31/12/N = SOLDE FOURNISSEUR(X) AU 31/12/N-1


+ TOTAL ACHATS DE LA PERIODE AUPRES DE (X)

- TOTAL PAIEMENTS EFFECTUES A SON PROFIT

NB: En cas de retours marchandises ou remises hors factures constatés sur la période, en
tenir compte dans cette équation

 SI LE SOLDE AINSI RECONSTITUE EST INFERIEUR AU SOLDE COMPTABILISE, IL YA


VRAISEMBLABLEMENT MAJORATION DE PASSIF PAR LA DIFFERENCE DE SOLDE
CONSTATEE SUR CE FOURNISSEUR (X) ;
 DEMANDER JUSTFIFICATION DE CETTE DIFFERENCE , A DEFAUT, LA REINTEGRER AU
RESULTAT

93
3- MODULE DES VALEURS D’EXPLOITATION
ON EXAMINE SUCCESSIVEMENT:
 LES ACHATS
 LES STOCKS

a- LES ACHATS

PRINCIPALES IRREGULARITES CONSTATEES  TECHNIQUES DE CONTROLE


(I)- DISSIMULATION OU OMISSIONS,  PROCEDER A L’EXAMEN CRITIQUE DES
FACTURES : date, entête, nature des
(II)- ACHATS SANS FACTURES OU SOUS produits, lieu de livraison, ratures et
UNE FAUSSE IDENTITÉ; surcharges, visas de comptables, en vue de
déceler des factures non comptabilisées, les
(III)- NON COMPTABILISATION DES RISTOURNES, achats personnels, les immobilisations
REMISES OU RABAIS, passées en achats, …

(IV) COMPTABILISATION D’AVOIRS FICTIFS,  VERIFIER PAR SONDAGE QUE TOUTES LES
FACTURES D’ACHATS DE LA PERIODE
FIGURENT AU JOURNAL AUXILIAIRE
D’ACHATS .

94
LES ACHATS (SUITE)
 PRINCIPALES IRREGULARITES CONSTATEES  TECHNIQUE DE CONTROLE
(V)- ACHATS PASSÉS EN COMPTE COURANT  RAPPROCHER LES BONS DE COMMANDES, LES
(POUR DONNER AUX BANQUES UNE BONNE BONS DE LIVRAISONS, LES TITRES DE TRANSPORTS
IMAGE DE GESTION), CORRESPONDANTS AVEC LES FOURNISSEURS, LES
CARNETS D’ACHATS, LES FACTURES ET
(VI)-TRANSFERT DE LA CHARGE D’ACHATS DOCUMENTS DE COMPTABILITE
D’UN EXERCICE À UN AUTRE DU FAIT DE LA
MAUVAISE ORGANISATION COMPTABLE, S’ASSURER QUE TOUTES LES OPERATIONS
ETC. FIGURANT DANS LES COMPTABILITES AUXILIAIRES
SE TROUVENT DANS LA COMPTABILITE GENERALE
POUR LES MEMES VALEURS, SOUS LES MEMES
QUALIFICATIONS.

 VERIFIER QUE LES DEDUCTIONS OPEREES EN


MATIERE DE TVA SUR LES ACHATS SONT
REGULIERES; VEILLER AUX REGULARISATIONS QUI
S’IMPOSENT DANS LE CAS CONTRAIRE.

S’ASSURER QUE LES MARCHANDISES SONT


VALORISEES A LEUR COUT D’ACHAT REELS ET QUE
CE COUT N’A PAS ÉTÉ MINORE

95
B- LES STOCKS
 DEFINITIONS
 LES STOCKS SONT CONSTITUES PAR L’ENSEMBLE DES
 MARCHANDISES ET EMBALLAGES N.R
 MATIERES OU FOURNITURES
PRODUITS SEMI FINIS OU INTERMEDIAIRES
 PRODUITS FINIS QUI SONT LA PROPRIETE DE L’ENTREPRISE A LA
 LES DECHETS, DATE DE L’INVENTAIRE ET DONT LA VENTE EN
 LES PRODUITS ET SERVICES EN COURS L’ETAT OU APRES EXECUTION DES OPERATIONS
DE TRANSFORMATION OU DE FABRICATION
PERMET LA REALISATION D’UN BENEFICE D’EXPL.

LES COMPTES DE STOCKS PEUVENT ETRE ASSORTIS DE COMPTE DE PROV. POUR DEPRECIATION

 LA DISTINCTION ENTRE LES ELEMENTS DE STOCKS ET LES IMMOBILISATIONS RESIDE DANS LE FAIT
QUE LES ELEMENTS DE STOCKS ONT UN PASSAGE TRANSITOIRE DANS LE PATRIMOINE DE
L’ENTREPRISE TANDIS QUE LES IMMOBILISATIONS SONT DESTINEES A ETRE CONSERVEES POUR UNE
PERIODE PLUS OU MOINS LONGUE EN VUE DE L’EXPLOITATION.

 les produits finis sont des produits fabriqués par l’e/se pour être vendus en l’ état;
 les produits semi finis ou intermédiaires sont des produits qui ont atteint un stade d’achèvement mais qui
sont destines a entrer dans une nouvelle phase de production;
les produits et services en cours désignent les biens et services dont le processus de formation ou de
transformation n’est pas encore achève a la clôture de l’exercice.

96
 PRINCIPALES IRREGULARITES CONSTATEES SUR LES STOCKS

• DES DETOURNEMENTS DE MARCHANDISES QUI SONT LE FAIT DU PERSONNEL (VOL A


L’ETALAGE, COULAGE, …) OU DES DIRIGEANTS (USAGE PERSONNEL) EN COURS D’EXERCICE ;

• APPLICATION DES METHODES DE VALORISATION NON CONFORMES AUX NORMES OHADA


(MAUVAISE APPRECIATION DES VALEURS D’ENTREE ET DES VALEURS DE SORTIES DE STOCKS)

• ABSENCE DE CONCORDANCE ENTRE LES VALEURS DE SORTIES CONTENUES DANS LES FICHES
DE STOCKS ET LES VALEURS INSCRITES EN COMPTABILITE.

• MAUVAIS REPORT OU MAUVAIS RECENSEMENT DES QUANTITES DE BIENS AU COURS DES


INVENTAIRES PHYSIQUES, SOUVENT A CAUSE DU CARACTERE INOPINE ET HATIF DES
OPERATIONS D’INVENTAIRE .

• MANIPULATION DE STOCKS DE DEBUT ET DE FIN D’EXERCICE EN VUE DE REDUIRE LES


RESULTATS DES EXERCICES
• MAUVAISE VALORISATION OU COMPTABILISATION DES PRODUITS ET SERVICES EN COURS.

97
 VALORISATION : VALEUR D’ENTREE DES STOCKS
 LES MARCHANDISES, LES MATIERES 1ère , LES FOURNITURES ET EMBALLAGES ACHETES
SONT ENREGISTRES EN STOCKS AU COUT DIRECT D’ACHAT

LE COUT DIRECT D’ACHAT COMPREND:


 LE COUT ARRIVEE FRONTIERE(CAF) C’EST-À-DIRE LE PRIX D’ACHAT + LES FRAIS
ACCESSOIRES POUR SERVICES RENDUS EN DEHORS DU TERRITOIRE NATIONAL:
(assurances, transit, commissions et courtages payés aux entreprises situées à l’étranger,
transport maritime)
LES FRAIS D’ACHAT POSTERIEURS A L’ENTREE SUR LE TERRITOIRE NATIONAL TELS : droits
de douanes, transports et assurances de la frontière au magasin, frais de transit,
commissions et courtages dus à des entreprises situées sur le territoire national

 LES PRODUITS FINIS, LES PRODUITS SEMI FINIS OU INTERMEDIAIRES SONT ENREGISTRES AU
COUT DE PRODUCTION, C’EST-À-DIRE LE COUT D’ACHAT DES MATIERES 1 ère ET FOURNITURES
UTLISEES , AUGMENTE DES FRAIS DIRCETS ET INDIRECTS NECESSITES PAR LA FABICATION DU
PRODUIT ET DETERMINES SELON LES METHODES DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE ( quote part
de la MO, des amortissements des immeubles et matériels utilises , des frais généraux, des
financiers et administratifs )

98
 LES DECHETS, REBUS ET PRODUITS DE RECUPERATION ENTRENT EN STOCK AU
COURS DU JOUR, A LA DATE D’ENTREE EN STOCK, OU A LA VALEUR PROBABLE DE
REALISATION;

 LES PRODUITS ET SERVICES EN COURS SONT VALORISES AU COUT DE


PRODUCTION A L’INVENTAIRE C’EST-À-DIRE AU COÜT D’ACHAT DES MATIERES
1ère UTILISEES AUGMENTE DES FRAIS DE FABRICATION JUSQU’AU JOUR DE
L’INVENTAIRE

NB:
 L’EVALUATION DES STOCKS SE FAIT AU COURS DU JOUR DE L’INVENTAIRE OU AU
PRIX DE REVIENT SI LE COURS DU JOUR EST INFERIEUR AU PRIX DE REVIENT

 LA DATE A RETENIR POUR LA PRISE EN COMPTE DE LA MARCHANDISE EN STOCK


EST:
 LA DATE D’ETABLISSEMENT DU BORD.LIVRAISON POUR LES ACHATS INTERIEURS A L’ETAT
 LA DATE DE DEDOUANEMENT OU DE L’ENREGISTREMENT DE LA DECLARATION AU BUREAU DE
DOUANES POUR LES BIENS IMPORTES

99
 VALORISATION: VALEUR DE SORTIE DES STOCKS

I/- CAS DES CORPS CERTAINS


S’IL S’AGIT DES CORPS CERTAINS LA SORTIE SE FAIT A LEUR COUT D’ENTREE, MAJORE DE FRAIS REELS
D’ENTREPROSAGE
Exemple(1):
La société K. Maurice revend des voitures d’occasion. Au 1ER janvier 2009 , date de début d’exercice, elle
dispose d’un stocks de véhicules évalué à 10 500 000 F comme il ressort du détail ci après :

Numéro Genre Qté Prix unitaire Prix total

Bx 37 Mercédès 1 6 000 000 6 000 000

CJ14 Suzuki 4x4 1 2 500 000 2 500 000

LT80 Peugeot 305 1 2 000 000 2 000 000


_
________________
(1) Exemple modifié, tiré de ’’Systèmes comptables OHADA par l’exemple-difficultés comptables et fiscales. NZAKOU René, 6è
édition octobre 2006 »

100
Au cours du deuxième semestre, l’entreprise a réalisé les opérations suivantes:
05/07/2009: achat d’une Suzuki CI 218 à 1 300 000 F, Transport 200 000F, Douane
100 000 F, Manutention 50 000F
14/09/2009: achat d’une Mercédès A280 à 7 000 000F, frais d’achat 1 500 000F
20/10/2009: vente de la Mercédès A 280 acheté le 14 septembre
30/11/2009: vente de la Suzuki CJ 14 figurant en stock en début d’activité.

TAF, LORS DU CONTRÔLE, LE VERIFICATEUR DOIT:


 DEMANDER LA (OU LES) FICHE(S) DE STOCK DE L’ENTREPRISE

 S’ASSURER DE LA FIABILITE DE LA VALORISATION DE CES STOCKS QUANT A LEUR VALEURS D’ENTREE ET


LEURS VALEURS DE SORTIE, MEME PAR SONDAGE SUR UN ECHANTILLON DE PRODUITS SI LEUR STOCK
EST IMPORTANT

 SI LA VALORISATION S’AVERE FIABLE, VERIFIER QUE LES VALEURS DE STOCKS INITIAL ET FINAL
RAPPORTES DANS LE BILAN CORRESPONDENT BIEN A CELLES FIGURANT DANS LA (OU LES) FICHE(S) DE
STOCK
 RAPPROCHER ET SUIVRE LES DONNEES PHYSIQUES DE L’INVENTAIRE EN APPLIQUANT L’EQUATION:
stock m/ses à l’instant t0 + entrées de la période(n) – sorties de la période(n) = stock à t(n)

!
Le vérificateur doit lui-même avoir une maitrise de ce schéma analytique du suivi des stocks en valeur et Qtés
101
• DANS CET EXEMPLE LES VEHICULES SONT DE CORPS CERTAINS, LA SORTIE DE STOCK SE FAIT A
LEUR COÜT D’ENTREE.
• LA FICHE DE STOCK DE L’ENTREPRISE EN FIN D’EXERCICE SE PRESENTE COMME SUIT:

DATE ENTREE SORTIE STOK


DESIGNATION (valeur)
VEHICULE QTITE PU MONTANT QTITE PU MONTANT

01/01/09 REPORT
-MERCEDES BX 37 1 6000 000 6 000000 - - - 6 000 000
- SUZUKI 4x4 CJ 14 1 2500 000 2500000 8 500 000
- PEUGEOT 305 LT80 1 2000 000 2000 000 10 500 000 (si)
05/07/09 - SUZIKI CI 218 1 1650 00 1650 000 12 150 000
14/09/09 - MERCEDES A280 1 8500 000 8500 000 20 650 000
20/10/09 - MERCEDES A280 1 8 500 000 8 500 000 12 150 000
30/11/09 - SUZUKI 4x4 CJ 14 1 2500 000 2 500 000 9 650 000 (sf)

• Cette fiche montre que le stock est bien valorisé à son cout d’entrée; il y apparait également
une indication de sa valeur finale qui peut être rapprochée avec les informations des états
financiers.

102
 VALORISATION: VALEURS DE SORTIE DES STOCKS:
II/- CAS DES BIENS FONGIBLES (INTERCHANGEABLES)

LE SYSTÈME COMPTABLE OHADA PRECONISE DEUX METHODES DE VALORISATION DE SORTIE DE


STOCKS :
 LA METHODE DU P.E.P.S. PREMIER ENTRE PREMIER SORTI ( OU FIFO)
 LA METHODE DU COUT MOYEN PONDERE C.M.P. AVEC DEUX VARIANTES:
- LE COUT MOYEN PONDERE APRES CHAQUE ENTREE (C.M.P.A. C.E)
- LE COUT MOYEN PONDERE CALCULE SUR LA DUREE MOYENNE DE STOCKAGE (CMP/dmst)

 LA METHODE P.E.P.S : COMME LES BIENS ENTRENT EN STOCK A DES COUTS DIFFERENTS,
CHAQUE BIEN NE SORT DU STOCK QUE LORSQUE LE PREMIER ENTRE EST DÉJÀ SORTI ( A
SON COUT D’ENTREE) ;

 LA METHODE DU C.M.P.A.C.E: APRES CHAQUE ENTREE DE BIENS EN STOCK , ON DETERMINE


LE NOUVEAU PRIX UNITAIRE DU BIEN EN CONSIDERATION DES QUANTITES PREEXISTANTES
DE BIENS ET DE CELLES ENTRANT. LE NOUVEAU PRIX UNITAIRE AINSI DETERMINE EST CELUI
QUI SERT DE VALORISATION DE BIENS A LEUR SORTIE DE STOCKS.

 LA METHODE DU CMP/dmst:. LE COUT DE SORTIE DE STOCKS EST LE COUT MOYEN D’ACHAT


DES BIENS SUR LA DERNIERE PERIODE DE ROTATION DE STOCK. CETTE METHODE EST
SOUVENT UTILISEE DANS LE CADRE DES INVENTAIRES INTERMITTENTS.
103
• EXEMPLE DE VALORISATION DES SORTIES DE STOCKS:
Au cours de la vérification de comptabilité de l’exercice 2009 de l’entreprise BUAKANDZOTO ,
l’Inspecteur vérificateur obtient les informations relatives au mouvements de stocks de
marchandises suivantes:

MOUVEMENTS STOCKS
DATE (Qtités)
Entrée Sortie Valeur d’entrée

01/01/09 2600 130


20/04/09 - 75 - 55
10/06/09 150 - 3600 205
01/07/09 - 100 - 105
01/08/09 - 50 - 55
20/11/09 200 - 5000 255
25/11/09 - 150 - 105
15/12/09 160 - 4160 265
24/12/09 - 120 - 145

TOTAL 510 495

 L’attention de l’Inspecteur doit être portée sur les valeurs des sorties de stocks au regard de la
méthode de valorisation retenue par l’entreprise.
Les fiches de stocks ci après donnent les valeurs de stocks selon les trois méthodes indiquées.

104
 FICHE D’EVALUATION DE STOCKS DE L’ENTREPRISE BUAKANDZOTO SELON LA METHODE P.E.P.S.

DATE MOUVEMENTS STOCKS

ENTREE SORTIE PU VALEUR QTITE PU VALEUR

01/01/09 130 20 2600 (si)

20/04/09 75 20 1500 55 20 1100

55 20 1100+
10/06/09 150 24 =3600/150 3600 150 24 3600=4700

01/07/09 100 55 20 1100 0 20 0


45 24 1080 105 24 2520

01/08/09 50 24 1200 55 24 1320

55 24 1320+
20/11/09 200 25 5000 200 25 5000=6320

25/11/09 150 55 24 1320 0 24 0


95 25 2375 105 25 2625

15/12/09 105 25 2625+


160 26 4160 160 26 4160=6785
24/12/09 120 105 25 2625 0 25 0
15 26 390 145 26 3770 (sf)

105
 FICHE D’EVALUATION DE STOCKS DE L’ENTREPRISE BUAKANDZOTO SELON LA METHODE DU
C.M.P.A.C.E

DATE MOUVEMENTS STOCKS

ENTREE SORTIE PU VALEUR QTITE PU=CMP VALEUR

01/01/09 130 20 2600

20/04/09 75 20 1500 55 20 1100

55+150 1100+3600 205x 22,92


10/06/09 150 24 3600 = 205 205 = 4669
= 22,92
01/07/09 100 22,92 2292 105 22,92 2407

01/08/09 50 22,92 1146 55 22,92 1261

255 5000+1261/255
20/11/09 200 25 5000 =24,55 6261
25/11/09 150 24,55 3682 105 24,55 2578

15/12/09 6739
160 26 4160 265 25,43
24/12/09 120 25,43 3052 145 25,43 3687

106
 FICHE D’EVALUATION DE STOCKS DE L’ENTREPRISE BUAKANDZOTO SELON LA METHODE DU
CMP CALCULE SUR LA DUREE MOYENNE DE STOCKAGE

DE CETTE METHODE EXIGE DE CONNAITRE TROIS PARAMETRES DETERMINANTS QUE SONT:


- LE STOCK MOYEN
- LE RATIO DE ROTATION DU STOCK ET,
- LE COUT MOYEN D’ACHAT SUR LA DERNIERE PERIODE DE ROTATION OU CMP/dmst

• Dans notre exemple:


- Stock moyen = stock initial +stock final = 130+145 = 137,5
2 2
- Ratio de rotation de stock = consommations ou quantités déstockées = 495 = 3,6
stock moyen 137,5
le stock est renouvelé 3,6 fois par année, la durée de rotation du stock dans une année est:
360 jours/3,6 = 100 jours.
- On calcule le coût moyen d’achat de biens sur les 100 derniers jours de l’année c’est-à-dire
du 22/09 au 31/12 de l’année = 5000+4160 = 25,44 ; (25,44 correspond au CMP/dmst)
200+160
La valeur du stock de fin d’exercice = stock de fin d’exercice x CMP/dmst
= 145 x 25,44 = 3688,80

107
 LE SUIVI DES DONNÉES PHYSIQUES DE L’INVENTAIRE PAR LA FORMULE:
STOCK À L’INSTANT T0 + ENTRÉES DE LA PÉRIODE (N)- SORTIES DE LA PÉRIODE(N) = STOCK EN FIN
DE PERIODE (N) EST UNE ÉQUATION QU’IL CONVIENT DE VÉRIFIER CONSTAMMENT POUR
S’ASSURER QU’IL N’Y A PAS EU DISSIMULATION DE BIENS ENTRE DEUX INVENTAIRES .

On peut vérifier dans notre exemple que: le stock au 01/01 +Entrées jusqu’au 20/11
- sorties jusqu’au 20/11
= stock au 20/11
( 130+ 150+200 -75-100-50 = 255 = stock au 20/11 )

NOTA:
- On note généralement une différence négligeable entre les valeurs de stock final en fonction
de la méthode de valorisation utilisée. Les quantités de biens par contre ne changent pas
quelle que soit la méthode de valorisation(Cf. exercice).
- L’entreprise est tenue , en raison du principe de la permanence des méthodes, de garder la
même méthode d’évaluation de stocks d’un exercice à un autre et d’ en signaler tout
changement dans un état annexé.

108
 COMPTABILITE DES STOCKS : A L’ACHAT DES MARCHANDISES

EN INVENTAIRE INTERMITTENT EN INVENTAIRE PERMANENT

 LE PRIX D’ACHAT DES M/SES HT AINSI QUE  ON PROCEDE AUX MEMES IMPUTATIONS
LES DROITS DE DOUANES SONT PORTES AU QUE CELLES EN MATIERE D’INVENTAIRE
DEBIT DU COMPTE 60 ACHATS; INTERMITTENT ( LES 4 OPERATIONS)

LES FRAIS ACCESSOIRES D’ACHATS SONT  EN SUS DE CES IMPUTAIONS ON CONSTATE


A L’ACHAT DE PORTES AU DEBIT DU COMPTE L’ENTREE EN STOCK DE M/SES, MATIERES 1ère ,
MARCHANDISES CORRESPONDANT PAR NATURE DE AUTRES APPRO (…),A LEUR COÜT D’ENTREE
CHARGE( EX: 61, 62,63); DETERMINE SELON LA METHODE FIFO (PEPS)
OU LA METHODE DES CMP DE LA COMPTA
ON DEBITE LE COMPTE 4452 ETAT DE TVA ANALYTIQUE:
RECUPERABLE SUR ACHATS DU MONTANT
DE LA TVA RECUPERABLE  EN DEBITANT LES COMPTES DE STOCKS
CORRESPONDANTS (31à37)
 ON CREDITE, EN CONTRE PARTIE, LE
COMPTE FOURNISSEUR OU LE COMPTE EN CREDITANT LE COMPTE 73 OU 603
DE TRESORERIE DU MONTANT DE LA COMME CONTRE PARTIE DE L’IMPUTATION CI
VENTE TTC DESSUS

109
 COMPTABILITE DES STOCKS : A LA VENTE DES MARCHANDISES
EN INVENTAIRE INTERMITTENT EN INVENTAIRE PERMANENT
. ON CONSTATE LES MEMES
IMPUTATIONS QUE CELLES DE
L’INVENTAIRE INTERMITTENT
A LA VENTE DE  ON CREDITE LE COMPTE 70
MARCHANDISES VENTES DU MONTANT HT DE LA EN SUS DE CES IMPUTAIONS,
VENTE ON CONSTATE LA SORTIE DE
STOCKS A LEUR COÜT DE SORTIE
 ON CREDITE LE COMPTE 4431 TVA DETERMINE SELON LA
FACTUREE SUR VENTES DU METHODE FIFO(PEPS) OU LA
MONTANT DE LA TVA METHODE DES CMP DE LA
CORRESPONDANT COMPTABILITE ANALYTIQUE EN:

ON DEBITE, EN CONTRE PARTIE, LE  CREDITANT LES COMPTES DE


COMPTE CLIENT OU DE TRESORERIE STOCKS CORRESPONDANTS (31à
DU MONTANT DE LA VENTE TTC 37)

DEBITANT EN CONTRE PARTIE


DE L’IMPUTATION CI-DESSUS LE
COMPTE DE VARIATION DE
STOCK 603 OU 73

110
 COMPTABILISATION DES STOCKS : EN FIN D’EXERCICE
EN INVENTAIRE INTERMITTENT EN INVENTAIRE PERMANENT
LA VARIATION DE STOCK EST LA VARIATION DE STOCK EST DONNEE
DETERMINEE DE MANIÈRE EXTRA SYTEMATIQUEMENT PAR LE SOLDE DU
EN FIN D’EXERCICE COMPTABLE COMPTE 603 OU 73

 ON EVALUE DE MANIÈRE EXTRA


COMPTABLE LES EXISTANTS EN STOCKS
(31 à 37) AUCUNE IMPUTATION A PASSER
ON DEBITE CES COMPTES DES
DIFFERENTS MONTANT RESULTANT DE
L’EVALUATION EXTRA COMPTABLE
 ON CONTRE PASSE CETTE IMPUTATION
PAR LE CREDIT DU COMPTE VARIATION
DE STOCK (603 ou 73)
ON ANNULE LES STOCKS D’OUVERTURE
DE LA PERIODE EN CREDITANT LES
COMPTES DE STOCKS
CORRESPONDANTS (31à 37) EN
CONTREPARTIE DU DEBIT DE COMPTE
603 OU 73

 LE SOLDE DU COMPTE 603 OU 73


AINSI OBTENU DE MANIÈRE EXTRA
COMPTABLE CORRESPOND A LA
VARIATION DE STOCK DE L’EXERCICE

111
TAF EN MATIERE DE PODUITS ET SERVICES EN COURS

 S’INFORMER SUR LES REGLES DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE APPLIQUEES PAR L’E/se EN MATIERE
D’IMPUTATION DES COUTS PAR CENTRE D’OPERATIONS ET APPRECIER LA VALEUR DES FRAIS DIRECTS ET
INDIRECTS RATTACHES AUX ENCOURS;

 S’ASSURER QUE LE COÜT DES FRAIS INCORPORES AUX ENCOURS A BIEN ETE COMPTABILISE EN
PRODUITS DANS LE COMPTE DE LA VARIATION DES STOCKS DES PRODUITS EN COURS ( 734) OU LE COMPTE
DE LA VARIATION DES ENCOURS DE SERVICES (735)

LA REGLE:
1- En régime de production de biens, lorsqu’ une entreprise amorce en cours d’année la production
d’un bien qui a été commandé par son client moyennant un prix convenu, elle ne peut pas
enregistrer le prix convenu dans son chiffre d’affaires de l’exercice, tant que le bien n’a pas été livré
avant la clôture de l’exercice.

Dans la mesure où elle supporte et comptabilise au cours de l’ exercice les frais inhérents à la
production de ce bien ( coût de matières 1ère et fournitures, M.O, électricité, eau, services extérieurs),
elle est tenue de contrepasser ces frais dans un compte de produits (734 -variation de stocks de
produits en cours) pour annuler leur impact sur le résultat de l’exercice . Le vérificateur doit
s’assurer de la bonne évaluation de ces frais et leur comptabilisation en produits.

2- En régime de prestation de services le principe est le même; on débite le compte de travaux en


cours et on crédite le compte 735-variation des encours de services du même montant des en cours.

(Une exception est faite pour les travaux pluriannuels facturés à chaque échéance de l’exécution ou
prestations discontinues à échéances successives)

112
4- MODULES DES FRAIS GENERAUX ET DES RECETTES
TAF:

 APPROFONDIR L’ANALYSE DE LA REGULARITE DES CHARGES ET DES PRODUITS DÉJÀ


AMORCEE LORS DE L’EXAMEN , AU BUREAU , DU COMPTE DE RESULTAT PAR:

o des entretiens directs avec le comptable de l’entreprise;


o des demandes de pièces justificatives manquantes , adressées sous forme de fiches datées
et signées par le vérificateurs et le comptable. La pièce dont on souhaite obtenir la
production doit être clairement désignée (indiquer ses références et le document
comptable dans lequel elle a été identifiée, …)
QUELQUES PISTES:

- ANALYSER LES FACTURES DE CHARGES OU DE PRODUITS PAR RUBRIQUES,


- EN RAPPROCHER LES MONTANTS ET LES REFERENCES AVEC CEUX CONTENUS DANS LA
COMPTABILITE (ETATS FINANCIERS , JOURNAUX AUXILIAIRES OU AUTRES DOCUMENTS)
- LE JOURNAL DE VENTE EST IL TENU SANS BLANC NI RATURE?
- LES FACTURES DE VENTES SONT ELLES BIEN TENUES PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE ?
SINON, DEMANDER PRODUCTION DES FACTURES MANQUANTES;
- TIRER LES CONSEQUENCES DES IREGULARITE S OBSERVEES AU REGARD DES MONTANTS, DE
LA FORME , DE LA QUALITE DES PERSONNES AU PROFIT DESQUELLES CES FRAIS ONT ÉTÉ
ENGAGES, DES ECARTS ENTRE LES MONTANTS COMPTABILISES ET CEUX RECUEILLIS PAR
VOIE DE RECOUPEMENT AUPRES DES TIERS, ETC.

113
E- AUTRES TECHNIQUES DE RECONSTITUTION DES BASES D’IMPOSITION.
CES TECHNIQUES PEUVENT ETRE APPLIQUEES:
 LORSQUE, LE VERIFICATEUR SE TROUVE DANS UNE SITUATION OU IL N’A PAS ASSEZ DE PIECES OU
DOCUMENTS NECESSAIRES A L’EXECUTION DE SES TRAVAUX DE CONTRÔLE SELON LES SCHEMAS
INDIQUES SUPRA ;

 LORSQUE, MEME DANS LE CAS DES ENTREPRISES REMPLISSANT REGULIEREMENT LEURS


OBLIGATIONS DECLARATIVES, LE VERIFICATEUR VEUT REMETTRE EN CAUSE UNE IMPUTATION
COMPTABLE CORRESPONDANT A UNE SITUATION DE FAIT EN PARTANT D’UNE AUTRE SITUATION.

 RECONSTITUTION A PARTIR DES ACHATS OU DES PRIX DE REVIENT


LORSQU’ON EST EN PRESENCE DES FACTURES D’ACHAT SEULEMENT (FACTURES OBTENUES PAR VOIE DE
RECOUPEMENTS ET DU CONTRIBUABLE LUI-MÊME )
1°- ON RECONSTITUE LE COUT D’ACHAT DE MARCHANDISES :

COUT D’ACHAT OU PRIX DE REVIENT DE MARCHANDISES =

PRIX D’ACHAT Prix facturé( net de taxes récupérables) +douanes –RRR obtenues
+
FRAIS ACCESSOIRES D’ACHAT Frais externes ( frais liés de cpte 61 à 63 et taxes non récupérables)
Frais internes ( frais transport et cout de réception en entrepôt)

NB: Tous les frais engagés après la 1 ère entrée de m/ses en entrepôt sont à exclure

114
2°- ON RECONSTITUE LE CHIFFRE D’AFFAIRES RESULTANT DE LA VENTE DE CES
MARCHANDISES PAR LA FORMULE:
CHIFFRE D’AFFAIRES RECONSTITUE = COUT D’ACHAT RECONSTITUE x (1+TMB)
TMB étant le taux moyen de marge brute applicable dans le secteur

PAR PRINCIPE, TOUTES LES MARCHANDISES DONT LES FACTURES DE VENTES ONT ÉTÉ DISSIMULEES SONT
SUPPOSEES AVOIR ÉTÉ VENDUES TTC déterminer la tva dissimulée et en demander régularisation.

3°- EN PARTANT DES DEUX FORMULES PRECEDENTES, ON DETERMINE LA MARGE


BRUTE (ELLE CORRESPOND AU BENEFICE BRUT DE L’EXERCICE) ET ON CALCULE
L’IMPÖT SUR LE REVENU (IS OU IRPP) APRES ESTIMATION DU BENEFICE NET.

 RECONSTITUTION A PARTIR DES ELEMNENTS QUANTITATIFS ET DES CONSTANTES


DE FABRICATION

IL S’AGIT D’ IDENTIFIER UN ELEMENT QUANTITATIF DU PROCESSUS DE FABRICATION


DE PRODUITS ET DE RECONSTITUER LES BASES D’IMPOSITION A PARTIR DE CET
ELEMENT.

115
EXEMPLES.

1- DANS UNE UNITE DE FABRICATION EN SERIE DE S JOUETS DE VOITURES MOTORISEES POUR


ENFANTS , LE VERIFICATEUR PEUT RECONSTITUER LE STOCK DE VOITURES FABRIQUEES A
PARTIR DU NOMBRE DE MOTEURS UTILISES.
CONNAISSANT LE PRIX DE VENTE UNITAIRE DU JOUET SUR LE MARCHE, IL PEUT RECONSTITUER
LE CHIFFRE D’AFFAIRES REALISEES , AFIN DE LE CONFRONTER AVEC LES DECLARATIONS DU
CONTRIBUABLE ET TIRER LES CONSEQUENCES FISCALES DES ECARTS QUI PEUVENT ETRE
OBSERVEES.

2- IL EN EST DE MEME POUR LES PNEUS DANS UNE INDUSTRIE DE FABRICATION DES VEHICULES
AUTOMOBILES .

3- DANS UNE BRASSERIE, LE NOMBRE DE CAPSULES DE BIERES N’GOK UTILISEES EST UN INDICE
IMPORTANT DANS LA DETERMINATION DU STOCK DE BIERES N’GOK FABRIQUEES (UNE
PONDERATION DE SA VALEUR PAR UN COEFFICIENT DE PERTE S LIEES AUX CASSES EST
NECESSAIRE).

4- DANS UNE BOULANGERIE, SI ON CONNAIT LA MOYENNE DES SACS DE FARINE UTILISES PAR
CHAQUE EQUIPE EN ROTATION DE 3 x 8H, LE NOMBRE DE PAINS FABRIQUES PAR SAC ET
LE PRIX UNITAIRE DU PAIN , ON PEUT ESTIMER LE CHIFFRE D’AFFAIRES REALISEES PAR LA
BOULANGERIE.

116
 RECONSTITUTION A PARTIR DES CHARGES SIGNIFICATIVES DIRECTEMENT LIEES A
L’EXPLOITATION

 SI LES ENTREPRISES ONT TENDANCE A DISSIMULER LEURS VENTES POUR PAYER


MOINS D’IMPÖTS, ELLES ONT EGALEMENT TENDANCE A DECLARER L’ENSEMBLE DE
LEURS CHARGES (SI ELLES NE VEULENT PAS LES EXAGERER) POUR ATTEINDRE LE
MEME OBJECTIF.

 LE VERIFICATEUR PEUT PARTIR D’UNE CHARGE SIGNIFICATIVE, DIRECTEMENT LIEE


A L’EXPLOITATION, POUR REMETTRE EN CAUSE LA DECLARATION DU
CONTRIBUABLE.

EXEMPLE
un établissement hôtelier ayant organise depuis plusieurs années une fraude de tva par la
minoration de son chiffre d’affaires taxables avait cru bon d’inventorier toutes ses charges
d’exploitation et de les justifier au fisc en vue de réduire son impôt sur le revenu.

Alors que le montant de son chiffre d’affaires déclarées atteignait rarement la barre de 60
millions de francs CFA, il lui avait plu de déclarer au titre d’un exercice un chiffre d’affaires de
62 millions et une charge d’impôts et taxes de 9, 5 millions correspondant a la taxe
touristique.

117
• PISTE EMPRUNTEE PAR LE VERIFICATEUR
1- Le vérificateur s’était rassuré que la charge comptabilisée correspondait bien à la
taxe touristique de l’année et que son montant était justifié par une facture
émanant du Ministère du tourisme.
2- Il avait pu noter à travers cette facture que le taux de la taxe était de 10% et
s’appliquait au montant hors taxes des frais d’hébergement facturés à chaque
client par l’établissement hôtelier.
3- Il a conclut ce qui suit:

 si, taxe touristique annuelle = frais d’hébergement annuel facturé au clients x taux
 On a : frais d’hébergement annuel (reconstitués) = taxe touristique / taux
= 9 500 000/10%
= 95 000 000
 Le chiffre d’affaires déclarées étant de 62 000 000, l’entreprise avait simplement
dissimulé 95 000 000 – 62 000 000 = 33 000 000
 Les 33 millions de francs ont été réintégrés au résultat fiscal de l’exercice et une
régularisation de TVA a été exigée en considération de ce chiffre d’affaires
dissimulées.
Ceci n’est qu’une piste car sait on jamais s’il avait déclaré toutes ses factures de ventes lors du paiement
de la taxe touristique!

118
VI- LA CLOTURE DES TRAVAUX DE VERIFICATION
ELLE SE CARACTERISE PAR:

 LA FIN DE L’INTERVENTION SUR PLACE

 L’ORGANISATION DE LA REUNION DE CLOTURE

 LA NOTIFICATION DES REDRESSEMEMNTS

 L’EXPLOITATION DE LA REPONSE DU CONTRIBUABLE

 LA CONFIRMATION DES REDRESSEMENTS

 LA PRODUCTION DU RAPPORT DE VERIFICATION

119
 LA FIN DE L’INTERVENTION SUR PLACE

 LA FIN DE L’INTERVENTION SUR PLACE VEUT DIRE : PREPARATION A QUITTER


L’ENTREPRISE;

 LE VERIFICATEUR DOIT QUITTER L’ENTREPRISE AVEC LE MEME ESPRIT DE


REGULARITE QUI L’A CARACTERISE AU DEBUT DE SON INTERVENTION (COURTOISIE,
BONNE TENUE …) QUELLE QUE SOIT LA NATURE DES ECHANGES PARFOIS PEU
CORDIAUX QUI ONT CARACTERISE CES TRAVAUX ;

 CE DEPART EST UN DEPART DEEINITIF CAR APRES AVOIR QUITTER L’ENTREPRISE


LE VERIFICATEUR NE DOIT PLUS Y REVENIR , DE SON PROPRE GRE, SOUS
PRETEXTE D’UNE RECHERCHE D’INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES.
attention à la suspicion

 LA FIN DE L’INTERVENTION SUR PLACE DOIT ETRE ANONCEE QUELQUES JOURS A


L’AVANCE POUR NE PAS SURPRENDRE LE CONTRIBUABLE. C’EST AUSSI UNE
MARQUE DE CONSIDERATION POUR LE CONTRIBUABLE QUI VOUS A RECU ET
S’EST OUVERT A VOUS , QUELQUES MOIS DURANT , DANS SON ENTREPRISE;

120
 L’ORGANISATION DE LA REUNION DE CLOTURE

 LA REUNION DE CLOTURE EST FACULTATIVE MAIS, ELLE REVET UNE IMPORTANCE


SIGNIFICATIVE;

 ELLE SE TIENT DANS LES LOCAUX ADMINISTRATIFS ENTRE L’INSPECTEUR


VERIFICATEUR ET LE CONTRIBUABLE VERIFIE, ASSISTE DE SON DE SON COMPTABLE
ET/OU DE SON CONSEIL FISCAL , EN PRESENCE DU CHEF DE LA BRIGADE DES
VERIFICATIONS;

 ELLE CONSISTE EN UNE BREVE PRESENTATION DES CONCLUSIONS GENERALES


AUXQUELLES LE VERIFICATEUR EST PARVENU A L’ISSUE DE SON INTERVENTION ET
PERMET, AU CHEF DE BRIGADE, DE FAIRE UN PREMIER ARBITRAGE SUR LES
POINTS DE DIVERGENCE TECHNIQUES APPARENTS ENTRE LE VERIFICATEUR ET SES
INTERLOCUTEURS.

 CETTE REUNION EST UNE ETAPE NECESSAIRE DANS LA PREVENTION DES


CONTENTIEUX POUVANT RESULTER DES TRAVAUX DE VERIFICATIONS.

121
 LA NOTIFICATION DES REDRESSEMEMNTS

MINISTERE DES FINANCES, DU BUDGET REPUBLIQUE DU CONGO


ET DU PORTEFEUILLE PUBLIC Unité* Travail* Progrès
DIRECTIONS GENERALE DES IMPOTS ET
DES DOMAINES
DIRECTION DES VERIFICATIONS GENERALES
ET DE LA RECHERCHE
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES IMPOTS DU KOUILOU
UNITE DES VERIFICATIONS DEPARTEMENTALES
BRAZZAVILLE
N°__015____/MFBPP/DGIG/DGI/UGE.B
NOTIFICATION DE REDRESSEMENT SUITE
A UNE VERIFICATION DE COMPTABILITE
MONSIEUR,
J’AI L’HONNEUR DE VOUS INFORMER DES RECTIFICATIONS QUE JE ME PROPOSE D’APPORTER A VOS RESULTATS
DE L’EXERCICE 2009.
VOUS VOUDREZ BIEN M’APPORTER VOTRE REPONSE DANS UN DELAI DE TRENTE(30) JOURS A COMPTER DE LA
DATE DE RECEPTION DE LA PRESENTE NOTIFICATION. PASSE CE DELAI, VOS IMPOSITIONS SERONT ETABLIES
SELON LES BASES INDIQUEES CI DESSOUS.
VOUS AVEZ LA FACULTE DE VOUS FAIRE ASSISTER D’UN CONSEIL FISCAL DE VOTRE CHOIX, JUSTIFIANT D’UN
AGREMENT CEMAC(ART 390 BIS E DU CGI)
FAIT A BRAZZAVILLE LE 5 mai 2010
NOM DU CHEF DE BRIGADE: C. NKOUNKOU L’INSPECTEUR VERIFICATEUR
TEL 248 00 00 ALAIN DIDIER

122
EXERCICE 2009 2

CHIFFRE D’AFFAIRES DECLAREES: x


RESULTAT FISCAL DECLARE: y
RESULTAT FISCAL NET DEFINITIF DECLARE: z
ATTENTION:
ATTENTION:
CHAQUE
CHAQUE THEME DOIT
THEME DOIT ETRE
ETRE ENONCE
ENONCE ETET
I- REDRESSEMENTS ENVISAGES SUFFISAMMENT
SUFFISAMMENT MOTIVE
MOTIVE AVEC
AVEC UN
UN
RAPPEL
RAPPEL DES
DES DISPOSITIONS
DISPOSITIONS DU
DU CGI
CGI
(Toutes les situations qui ont affecté le résultat déclaré)
A-
B-
II- REGULARISATIONS DES AUTRES IMPOTS ET TAXES
(Tous les droits non spontanément acquittés à l’échéance
ou partiellement)
A-
B-

NB: dans cette notification il n’y a plus de demandes d’éclaircissements et de justifications à formuler comme en matière de
CSP.
(voir les autres points de différences avec la notification suite à un CSP : diapo n° 62 et 63)

123
 L’EXPLOITATION DE LA REPONSE DU CONTRIBUABLE

Les préoccupations soulevées et les réponses contenues dans le diapo n° 64, en ce qu’elles se
rapportent au Contrôle sur pièces (CSP) sont applicables en matière de vérifications.
(Cf. Diapo 64)

 LA CONFIRMATION DES REDRESSEMENTS

(Voir diapo n° 64 à 68 ): même contenu , à l’exception de la qualité des signataires et du timbre


de service sur la lettre de confirmation de bases ou de redressements.

 LE RAPPORT DE VERIFICATION
 LE RAPPORT DE VERIFICATION EST UN DOCUMENT TYPE DANS LEQUEL LE VERIFICATEUR FAIT UN RESUME
DU DEROULEMENT DE SES TRAVAUX ET DES CONCLUSIONS AUXQUELLES IL EST PARVENU, AVEC UN
APERCU SUR LA VIE DE L’ENTREPRISE .
 ON PEUT Y TROUVER TOUTES LES INFORMATIONS LIEES A LA QUALITE DES RESPONSABLES DE
L’ENTREPRISE, LE TYPE DE COMPTABILITE APPLIQUEE, SES EFFECTIFS, LA FORME JURIDIQUE, LA
MORALITE FISCALE, (…..) LA PROCEDURE DE REDRESSEMENT UTILISEE , LES OBSTACLES RENCONTREES ,
LES CONCLUSIONS TECHNIQUES(DROITS DUS, DEFICIT REPORTABLE, ARD, CREDITS D’IS …./

124
VII- LE RECOUVREMENT DES DROITS ISSUS DES VERIFICATIONS PAR LES SERVICES COMPETENTS
.

échanges sur les expériences par pays

 quel est l’administration compétente en matière de recouvrement?


 quel est le titre comptable qui permet la mise en recouvrement de ces droits?
 Comment intervient l’Inspecteur vérificateur ou son service dans l’établissement
des titres de recouvrement de droits issus des vérifications?
 Le Vérificateur est il informé du recouvrement des droits consécutifs à son
intervention?

125
CONCLUSION:
 DANS SA CONCEPTION MODERNE, UNE ADMINISTRATION FISCALE SE DOIT D’ETRE , A LA FOIS,
UNE ADMINISTRATION DE SERVICE ET UNE ADMINISTRATION DE CONTRÖLE .

2-UNE ADMINISTRATION DE CONTRÔLE EST

 UNE ADMINISTRATION QUI DOIT MONTRER QUE LA


1-UNE ADMINISTRATION DE SERVICE FRAUDE NE DOIT PAS RESTER IMPUNIE;

EST :  UNE ADMINISTRATION QUI SAIT RECHERCHER ET


 UNE ADMINISTRATION OUVERTE, SANCTIONNER :
TRANSPARENTE, QUI SAIT DISTINGUER  LES CONTRIBUABLES NON ENREGISTRES
L’USAGER DE BONNE FOI ET CELUI DE  LES ENREGISTRES NON DECLARANTS
MAUVAISE FOI;  LES DECLARANTS QUI NE PAIENT PAS
 LES FAUX DECLARANTS ET LES PAYEURS DE MONTANTS
 UNE ADMINISTRATION QUI SE DONNE MINORES.
POUR MISSION DE PROMOUVOIR LE
CIVISME FISCAL ET DE FACILITER «  LA
VIE FISCALE «  DE DE L’USAGER TOUT
EN LUI EVITANT LES NOMBREUX
RECOURS CONTENTIEUX DEVANT
L’IMPÖT.

126
POUR CONCILIER CES DEUX FONCTIONS, UNE ADMINISTRATION FISCALE DOIT:

 SE DOTER DES MOYENS JURIDIQUES ET DES OUTILS DE CONTRÔLE STABLES QUI


GARANTISSENT A L’IMPÖT SA RENTABILITE ECONOMIQUE, FINANCIERE ET SOCIALE
(L’impôt doit être économiquement rentable, financièrement riche et socialement équitable)

 VEILLER AU RESPECT DES PROCEDURES ETABLIES DANS TOUTES LES FORMES DE CONTRÖLES
ET A LA QUALITE TECHNIQUE DE CES CONTROLES

 SE DOTER D’UN CODE DEONTOLOGIQUE DE L’AGENT DES IMPÖTS ET VEILLER A SA BONNE


APPLICATION.

LES PROCEDURES ET LES TECHNIQUES DE CONTRÖLE EXPOSEES DANS CE COURS S’INSPIRENT


D’UNE DEMARCHE DE CONCILIATION DE CES DEUX FONCTIONS D’UNE ADMINISTRATION
FISCALE MODERNE.
IL EST BON QUE CHAQUE CONTROLEUR EN FASSE BON USAGE, LORS DE SES MISSIONS SUR LE
TERRAIN DE LA PRATIQUE . SON FLAIR ET SON EXPERIENCE DU TERRAIN DANS
L’APPLICATION DE CES FONDAMENTAUX DU CONTRÔLE FISCAL LUI PERMETTRONT DE
DECOUVRIR BIEN D’AUTRES ASTUCES .
- MERCI-

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