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Ministère de la Défense Nationale

ECOLE MILITAIRE POLYTECHNIQUE

Cours

Opérations Unitaires

2ème Année Ingénieurs Chimie

Cne BENALIOUCHE Fouad

2006 - 2007
DISTILLATION
INTRODUCTION AU GENIE CHIMIQUE

I. Définitions

II. Notion d’opérations unitaires

III. Opérations continues et discontinues


I. Définitions II. Notion d’opérations unitaires III. Opérations continues et discontinues

I. Définitions

" Génie " : du mot " ingénieur ", désigne l’acte de création industrielle dans lequel
l’ingénieur intervient en concevant, bâtissant ou utilisant un appareil pour y fabriquer
des produits utilisables dans la société. En anglais : " engineering ".

" Chimie " : science des propriétés des corps, de leurs interactions et de leurs
transformations. Angl. : " chemistry ".

" Procédé " : du latin " procederer " (aller de l’avant), indique la méthode à suivre pour
obtenir un produit, c’est-à-dire transposer un mode opératoire de laboratoire en termes
industriels. Angl. : " process ".

Génie chimique = l’art de la conception, de la construction, de l’installation et du


fonctionnement des unités dans lesquelles la matière subit des transformations
physico-chimiques.
I. Définitions II. Notion d’opérations unitaires III. Opérations continues et discontinues

Le génie chimique fait appel à un vaste domaine de connaissances en : chimie,


physique pure, électricité, mécanique appliquée, techniques (automatisation,
régulation, informatique appliquée)…, auquel il faut rajouter des domaines tels que :

problèmes économiques (prix de revient) ;

problèmes d’hygiène, de sécurité et d’environnement…

Le génie des procédés est l’extension, à d’autres industries que l’industrie chimique,
des méthodes élaborées par le génie chimique. On peut donc définir le génie des
procédés comme " l’ensemble des connaissances relatives à la conception et à la
mise en oeuvre des procédés industriels de transformation de la matière ".
I. Définitions II. Notion d’opérations unitaires III. Opérations continues et discontinues

Tout procédé industriel peut se ramener à une combinaison logique d’un nombre
restreint d’unités d’opérations physiques telles que broyage, filtration, distillation,
absorption, séchage… que l’on appelle opérations unitaires. Les opérations unitaires
sont donc les opérations élémentaires individuelles mises en oeuvre dans
l’industrialisation d’un procédé. Les grandes étapes d’une fabrication sont
généralement les suivantes :

préparation, conditionnement et acheminement des matières premières (réactifs);

 transformation chimique des réactifs en produits ;

séparation, purification et conditionnement des produits.


D’où une première classification des opérations unitaires envisageables (liste non
exhaustive) : Préparation et acheminement des matières premières :

 broyage, classement des solides ;


transport des solides ;
déplacement des liquides ;
transport des gaz (compression, mise sous vide) ;
Transformation chimique des réactifs en produits :
homogénéisation des mélanges (agitation) ;
réaction chimique (dans un réacteur) ;
transferts de chaleur ;
Séparation et purification des produits :
concentration, cristallisation ;
décantation ; filtration ; centrifugation (cas d’un mélange solide + liquide) ;
rectification (distillation) ;
extraction par solvant ;
séchage.
I. Définitions II. Notion d’opérations unitaires III. Opérations
1. Opération discontinue
2. Opération continue
Une opération discontinue s’effectue en système fermé (batch process) : opère sur
un lot de réactif que l’on traite en faisant succéder chronologiquement les différentes
étapes prévues.

Domaines d’application :

laboratoire ;
petites fabrications ;
élaboration ou séparation de produits à forte valeur ajoutée.
Avantages :
appareillage polyvalent, charges faibles ;
pas de problème de circulation de certaines matières (pâtes) ;
parfois rendements plus élevés.
Inconvénients :
coût énergétique élevé (chauffage et refroidissement pour chaque charge) ;
temps morts (remplissage, soutirage, refroidissement…)
besoin élevé en personnel (manutention, surveillance…)
qualité de production pouvant évoluer dans le temps ;
coût de production élevé.
I. Définitions II. Notion d’opérations unitaires III. Opérations
1. Opération discontinue
2. Opération continue

Une opération continue s’effectue en système ouvert ou "à courants" (flow process) :
es réactifs ("influents") sont introduits en continu dans l’appareil avec des débits
déterminés. Les produits ("effluents") sont récupérés en continu, de telle sorte que
l’appareil contienne toujours la même masse réactionnelle.
Si les valeurs des différents paramètres (pression, température, composition…) en
un point quelconque de l’appareil sont constantes, on dit que le régime stationnaire (ou
permanent) est atteint.

Ce type d’opération s’utilise dans les productions importantes à débouchés constantes .


Avantages :
qualité de production constante ;
coût de production inférieur à celui d’une opération discontinue ;
besoins réduits en personnel ;
plus grande sécurité et meilleures conditions sanitaires (automatisation
et pilotage déporté de l’installation).
I. Définitions II. Notion d’opérations unitaires III. Opérations
1. Opération discontinue
2. Opération continue

Inconvénients :

investissements élevés (notamment pour contrôles et régulations) ;

nécessité d’une régularité dans la qualité des matières premières ;

spécificité de l’appareillage.
Séance 02
04-09-2006
(80min)
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash

DISTILLATION – RECTIFICATION
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash

DISTILLATION – RECTIFICATION

1- Introduction...........................................................................................................
2- Généralités............................................................................................................
3 - Les mélanges non idéaux...................................................................................
3.1- Les azéotropes............................................................................
3.2- Les mélanges immiscibles............................................................
4- Distillation Flash ou d'équilibre...................................................................
5- Distillation différentielle ou simple.........................................................................
6- Principe de la distillation – description..................................................................
7- Rectification continue des mélanges binaires..........................................................
7.1- Etude du fonctionnement à reflux total.......................................................
7.2- Fonctionnement à reflux
partiel...................................................................
7.3- Distillation des mélanges complexes.........................................................
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques......................................
7.5- Distillation des multicomposants................................................................
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash

La théorie du transfert de matière est


surtout utilisée dans les opérations
unitaires de séparation. L'opération la plus vapeur distillat
connue à cause de son utilisation dans la
vie courante est la distillation.

la vapeur sortante est riche en composé le


plus volatil qu'en pied de colonne,

le contenu liquide du bouilleur est riche en


composé lourd.
La vapeur recueillie en haut (distillat), résidu
liquide
le liquide en bas ( résidu).

La qualité de la distillation va dépendre de


plusieurs paramètres et avant tout de mélange initial
l'équilibre liquide-vapeur du mélange.
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash

La théorie du transfert de matière est


surtout utilisée dans les opérations
unitaires de séparation. L'opération la plus vapeur distillat
connue à cause de son utilisation dans la
vie courante est la distillation.

la vapeur sortante est riche en composé le


plus volatil qu'en pied de colonne,

le contenu liquide du bouilleur est riche en


composé lourd.
La vapeur recueillie en haut (distillat), résidu
liquide
le liquide en bas ( résidu).

La qualité de la distillation va dépendre de


plusieurs paramètres et avant tout de mélange initial
l'équilibre liquide-vapeur du mélange.
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash

Cette opération porte le nom de "rectification". condenseur


Elle s'opère en général en continu.
Une unité de distillation / rectification, comporte
toujours 3 systèmes distincts:
colonne de
fractionnement
1. Un système de vaporisation en bas de colonne
appelé "bouilleur";

2. Un système de condensation en tête de bouilleur


colonne appelé "condenseur";

3. Un système de contact "colonne de


fractionnement", située entre le bouilleur et le
condenseur.
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash

distillat

condenseur

reflux
colonne de
fractionnement

résidu bouilleur

Les constituants les plus volatils du mélange initial se concentrent dans la


phase vapeur qui étant condensée, forme le distillat. Les constituants moins
volatils descendant vers le bouilleur et constituent le résidu. Une partie du
distillat est réintroduite en tête de la colonne, c'est le reflux.
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash

Toute opération de distillation repose sur la connaissance de


l'équilibre liquide – vapeur.
Les déviations à l'idéalité s'observent quand des interactions apparaissent
entre les molécules constituant le mélange. La loi de Raoult n'est plus vérifiée.

La volatilité absolue K

La volatilité relative :
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash
3.1- Les azéotropes

Le caractère non idéal d'une solution peut s'accentuer au point que la volatilité
relative s'inverse, c'est à dire qu'elle passe par la valeur 1 dans un sens ou dans
l'autre. Pour cette valeur particulière de , on voit d'après l'équation
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash
3.1- Les azéotropes
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash
3.2- Les mélanges immiscibles

Chauffage+Agitation

l'eau + toluène
l'eau + toluène

La pression totale
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash
3.2- Les mélanges immiscibles
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash
3.2- Les mélanges immiscibles

Mélange Idéale

Azéotrope à minimum
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash

Une détente de pression provoque la vaporisation rapide d'une partie du


mélange (signification du mot Flash).
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash

Le bilan de matière nous donne :

Sur le composant le plus volatil

Le bilan enthalpique
1-Introduction 2-Généralités 3-les mélanges non idéaux 4- Distillation Flash

Si les deux courants étaient en équilibre alors les points W' et D' seraient
placés sur une droite de conjugaison
5- Distillation différentielle ou simple
y.dW.
W0 l'alimentation (en kmoles/h)
xF fraction du composant le plus volatil

N moles restant dans le ballon est/


(x-dx).(W-dW)

Bilan sur le composant le plus volatil :


t xW
dW (W-dW).
(x-dx)

On néglige dx-dW par rapport aux W0


autres ce qui donne : W
xF
5- Distillation différentielle ou simple
y.dW.

On obtient l'équation de Rayleigh :

t xW
En utilisant les données d'équilibre, dW
(x-dx) (W-dW).

W0
W
xF
6- Principe de la distillation – description

1-Le reflux qui retourne dans la


colonne pour redescendre au
bouilleur.
2- Le distillat formé essentiellement du
constituant léger que l'on recueille.
6- Principe de la distillation – description
6- Principe de la distillation – description

Garnissage Vrac : le garnissage impose au liquide et à la vapeur des


parcours divers qui favorisent le mélange des deux phases.
6- Principe de la distillation – description

Garnissage Vrac : le garnissage impose au liquide et à la vapeur des


parcours divers qui favorisent le mélange des deux phases.
7- Rectification continue des mélanges binaires
7.1- Etude du fonctionnement à reflux total
7.1.1- Équation de Fenske
Sur un plateau de rang p l'équilibre liquide-vapeur
est réalisé si bien que :

Le bilan global et par constituant :

Ces deux équations ne sont


compatibles que si yp=xp-1.
Utilisons cette relation de récurrence :
7- Rectification continue des mélanges binaires
7.1- Etude du fonctionnement à reflux total
7.1.1- Équation de Fenske

Au bouilleur

Au plateau n

Or d'après la récurrence

Au premier plateau :
7- Rectification continue des mélanges binaires
7.1- Etude du fonctionnement à reflux total
7.1.1- Équation de Fenske

Si le condenseur est total et si α


ne varie pas trop, on peut dons écrire en prenant
un α moyen

La relation de Fenske est applicable que si la


volatilité relative reste assez stable, c'est le cas des
mélanges à peu près idéaux.
7.1.2- Interprétation graphique

La relation n'est autre que la première diagonale du diagramme d'équilibre.

courbe d'équilibre.
7.2- Fonctionnement à reflux partiel

-Les débits de distillat et de soutirage;


- Les quantités de chaleur à fournir au bouilleur ou à prélever du condenseur;
- Le nombre de plateaux de l'installation;
- Le niveau d'injection de l'alimentation;
- Le taux de reflux.

7.2.1- Équations générales de la colonne de fractionnement

Ces équations sont de deux types :


- Celles qui régissent l'équilibre liquide-vapeur et qui peuvent être
résumées par le diagramme enthalpie – concentration;
- Celles qui traduisent les bilans matériels (globaux ou par constituants) et
enthalpique dans l'installation, en régime stable continu.
7.2.1.1- Bilan matériel et enthalpique de l'ensemble de l'installation

Bilan de matière global :

Bilan de matière par constituant :

Bilan enthalpique :

Les deux premières équations fournissent les


débits de distillat D et de soutirage W.
7.2.1.1- Bilan matériel et enthalpique de l'ensemble de l'installation
7.2.1.1- Bilan matériel et enthalpique de l'ensemble de l'installation
7.2.1.2- Bilan matériel et enthalpique de l'ensemble de l'installation
7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu

Il existe deux méthodes graphiques :

• méthode de Mac Cabe et Thiele, qui nécessite la connaissance de la courbe


d'équilibre;

• méthode de Ponchon – Savarit qui nécessite la connaissance du diagramme


enthalpique du mélange binaire, or ces deux diagrammes sont rarement connus.

Ces données permettent de calculer :


- le débit du distillat D et du résidu W;

-les conditions optimales de fonctionnement de l'installation (taux de reflux, la


pression);

-le nombre de plateaux théoriques;

-la pression de l'alimentation;

- les quantités de chaleur à fournir au bouilleur QB et à soutirer du condenseur QC.


7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu

7.2.2.1- La méthode de Mac Cabe et Thiele

Cette méthode graphique est fondée sur les hypothèses de Lewis :

• La colonne est adiabatique.

• La chaleur de mélange du binaire est nulle. Ceci n'est rigoureusement vrais que pour
des mélanges idéaux. Cependant, dans de nombreux cas, les chaleurs du mélange
restent faibles devant les chaleurs latentes.

• Les chaleurs molaires de vaporisation des deux constituants sont égales


(erreur<2%).
7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu

7.2.2.1- La méthode de Mac Cabe et Thiele


Il en résulte :
La condensation d'une mole de vapeur est exactement compensée par la
vaporisation d'une mole de liquide.
Les débits molaires de liquide et de vapeur sont constants dans chacune des
sections de la colonne.

a- Section d'enrichissement
Écrivons les bilans de matière au niveau du plateau p:
7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu

7.2.2.1- La méthode de Mac Cabe et Thiele


7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu
7.2.2.1- La méthode de Mac Cabe et Thiele
7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu
7.2.2.1- La méthode de Mac Cabe et Thiele
7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu
7.2.2.1- La méthode de Mac Cabe et Thiele
7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu
7.2.2.1- La méthode de Mac Cabe et Thiele
7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu
7.2.2.1- La méthode de Mac Cabe et Thiele
7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu
7.2.2.1- La méthode de Mac Cabe et Thiele
7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu
7.2.2.2- La méthode de Ponchon et Savarit

Cette méthode graphique permet de résoudre le problème de


séparation quand le taux de reflux est donné. Elle suppose la
connaissance du diagramme enthalpie – concentration.

Les équations des divers bilans dans l'ensemble de l'installation peuvent s'écrire :
H ou h
7.2.2.2- La méthode de Ponchon et Savarit D

VB
section d'enrichissement Vn
V n-1

V3
LW V2
Ln V1
L n-1

F
L3
L2
L1 LD
W
x
y

Cette égalité montre que les points y


représentatifs de la vapeur au plateau
du liquidepau p
plateau
y p, H  
 p  1 x p 1 , h p1et du
distillat D x D , h D  Q C D  sont alignés.
 

x
xW xF xD
7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu
7.2.2.2- La méthode de Ponchon et Savarit

section d'épuisement
H ou h
7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes de rectification en continu
-Que le point F divise le segment (WD) VB
Vn
dans le rapport des débits soit V n-1

LW
Ln
L n-1

F
-Que le point yn divise le segment (Ln-1D) dans
le rapport des débits dans la section W
d'enrichissement

-Que dans la section d'épuisement, le point xn-1


divise le segment (WVn) dans le rapport des
débits

xW xF
7.2.2- Méthodes de calcul des colonnes deHrectification
ou h
en continu D

Remarques : VB
V n
V n-1

• Si le taux de reflux devient infini, les V3


pôles D et W sont rejetés à l'infini et LW V2
V1
Ln
les droites de récurrence deviennent L n-1
des verticales. F
L3
L2
• Pour un taux de reflux relativement L1 LD
W
bas, il peut arriver qu'une droite de x,
récurrence soit confondue avec une y

isotherme de conjugaison.
y
La construction ne peut plus
progresser, c'est à dire que la
séparation est impossible avec le
taux de reflux utilisé. La séparation
reste encore possible à la limite si la
droite de bilan global est confondue
avec une isotherme, c'est la
deuxième limite séparatrice que l'on
appelle le reflux minimum permettant
encore la séparation au prix d'un
x
nombre infini de plateaux. xW xF xD
7.2.3- Étude de l'état thermique de l'alimentation

y tF < teb E n th a lp ie
tF = teb m o la ir e V a p eu r surch auffée
tF > tr
teb< tF < tr
C ourbe tF = tr
de rosée
L iq u id e + v a p e u r
tF = tr
teb< tF < tr

tF > tr C ourbe tF = teb


d e b u lle
tF < teb

x L iq u id e s o u s b o u illa n t

xW yF xD yF x ,y
7.2.3- Étude de l'état thermique de l'alimentation

Cas N° 1 : Alimentation liquide bouillant


t F  t ébullition
L V
hF  h
F

V = V‘
L' V' L' = L + F
7.2.3- Étude de l'état thermique de l'alimentation

Cas N° 1 : Alimentation liquide bouillant


hF = enthalpie molaire de l'alimentation
hF  h h = enthalpie du liquide bouillant au

 niveau de l'alimentation
   = enthalpie de vapeur saturante

 = 0 signifie qu'aucune fraction de l'alimentation n'est vaporisée.

Le taux de vaporisation   F  V  V  0
'
V
F F
 1
   tg    90  Droite verticale

7.2.3- Étude de l'état thermique de l'alimentation

Cas N° 2 : Alimentation à l'état liquide sous


bouillant

L V tFteb et hF  h
F V V
'

Dans la zone d'alimentation


une quantité de vapeur qui
arrive de la zone
L' V ' d'épuisement (V') doit se
condenser pour ramener le
liquide d'alimentation qui est
sous bouillant à l'état
d'ébullition.
7.2.3- Étude de l'état thermique de l'alimentation

Cas N° 2 : Alimentation à l'état liquide sous


bouillant
La quantité qui est condensée est (V’-V)

V  V  F
'
h  hF
V  V  F
'
V  V  F
'


V  V '  F

hF  h
 0

7.2.3- Étude de l'état thermique de l'alimentation

Cas N° 2 : Alimentation à l'état liquide sous


bouillant
< 0 un taux de vaporisation négatif signifie
que l'introduction d'une alimentation froide
provoque une condensation d'une partie de la
vapeur V' venant du bas de la colonne en
quantité :
L'LF1
h  hF
F
L'LFF
 hhF 
 
7.2.3- Étude de l'état thermique de l'alimentation

Cas N° 2 : Alimentation à l'état liquide sous


bouillant

 1
 
0  tg  0

 45    90

7.2.3- Étude de l'état thermique de l'alimentation

Cas N° 3 : Alimentation sous forme de vapeur


saturante
V

L tF  tr
F hF  H

L'  L
V' V  V'  F
L'
7.2.3- Étude de l'état thermique de l'alimentation

Cas N° 3 : Alimentation sous forme de vapeur


saturante

hF  h Hh
  1
Hh Hh

 = 1 signifie que toute l'alimentation reste à l'état de


vapeur et monte vers la zone d'enrichissement.

 1
0  tg  0    180 

7.2.3- Étude de l'état thermique de l'alimentation

Cas N° 4 : Alimentation à l'état liquide - vapeur


V
t eb  t F  t r
 
  L h  hF  H
F
 0   1

L  L'  L  F
V'
V  F  V'  V
L'
L L
'
alors
V'  V
Cas N° 5 : Alimentation à l'état de vapeur
surchauffée

V tF  tr
L hF  H

hF  h
 1   1
Hh
F

L'
V'
Cas N° 5 : Alimentation à l'état de vapeur
surchauffée
L'alimentation apporte des calories supplémentaires
qui serviront à vaporiser une partie du liquide
descendant de la zone d'enrichissement.
 
hF  h
La partie du liquide vaporisée est égale à : F 

L'  L 1
  1  0 1

V V'

180    270
 
7.2.3- Étude de l'état thermique de l'alimentation
7.2.4- Limite de variation du taux de reflux
7.2.4.1- Limite inférieure : taux de reflux minimum

y
La pente est égale à :
y1
Rmin xD  y F

Rmin  1 x D  x F
R min
Pente =
R min  1
yF yF

tg min

x D  yF
R min 
x
yF  x F
xF gF etxD

Le plateau de reflux minimum nous donne un nombre de plateaux théoriques infini


7.2.4- Limite de variation du taux de reflux
7.2.4.2- Limite supérieure taux de reflux minimum R = 

L
R   donc D0
D
tg max 
R
R 1
1   max  45 

30 N
25 D min
20

15
d'ét
age
mb
No

re

10
D
5

N min
Taux de reflux

1 2 3 4 5
7.3- Distillation des mélanges complexes

  Un mélange devient complexe s'il


contient plus de deux constituants en
quantité appréciable. La séparation des
constituants d'un tel mélange est
fondée sur les mêmes principes que
dans le cas des binaires.
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques

Considérons un mélange d'alcool


éthylique et d'eau à distiller, la
concentration de l'alcool ne peut
augmenter plus de 96 % en poids,
lorsque la composition de la vapeur
égalise celle du liquide et aucun
enrichissement ne peut exister. Ce
mélange est appelé un azéotrope.
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques

Un second type de problèmes


existe lorsque la volatilité relative
d'un mélange binaire est très faible,
qui dans ce cas demande, lors d'une
distillation continue, un très grand
taux de reflux qui correspond à une
grande quantité de chaleur requise.
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques

Le principe de la distillation
extractive et azéotropique est dans
l'addition d'une substance au
mélange afin d'augmenter la
volatilité relative des deux
composants et la séparation devient
plus facile.
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques

A la composition azéotropique  = 1,
la rectification n'est pas possible. Des
méthodes utilisées pour séparer de tels
systèmes implique :
 
·     Distillation plus d'autres procédés
de séparation.
·     Modification de la volatilité relative.
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.1- Distillation plus d'autres procédés de séparation
Les techniques les plus souvent
utilisés pour aller au delà de la
composition azéotropique sont :
·     l'extraction
·     absorption
·     décantation
·     cristallisation
·     etc…
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.1- Distillation plus d'autres procédés de séparation

On peut produire une composition


proche de l'azéotrope par distillation
et puis séparer ces deux fractions de
compositions des deux côtes de
l'azéotrope par une de ces techniques.
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.1- Distillation plus d'autres procédés de séparation

20 °C

3 3 ,1 %
phénol
A lim e n ta tio n 1 ,6 8 %
1 % phénol phénol
99 % eau

E a u + f a ib le q u a n tité d e p h é n o l
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.1- Distillation plus d'autres procédés de séparation
1 ,9 2 % < p h é n o l < 3 3 ,1 % 
20 °C
1 ,6 8 %
phénol
A lim e n t a t io n
50 % phénol 3 3 ,1 %
50 % eau phénol

P h é n o l + f a ib le q u a n t it é d 'e a u
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.1- Distillation plus d'autres procédés de séparation

Ces deux systèmes peuvent être


combinés pour obtenir les produits,
ainsi une séparation complète.
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.1- Distillation plus d'autres procédés de séparation
20 °C

S o lu tio n
d ilu é e e n 1 ,6 8 %
phénol 3 3 ,1 %
phénol phénol
1 2

W 1 = H 2O W 2 = P hénol
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.2- Modification de la volatilité relative

Les deux méthodes les plus utilisées


pour modifier la volatilité relative d'un
mélange azéotropique sont :
 *     variation de la pression totale

* addition d'autres composants au


mélange
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.2.1- Effet de la pression sur la composition azéotropique

L'effet de la pression sur la


composition azéotropique est le résultat
de :
 -  la variation du rapport des tensions de
vapeur
- la variation des coefficients
d'activités.
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.2.1- Effet de la pression sur la composition azéotropique

En utilisant l'équation de Margules sur


l'effet de la température sur les coefficients
d'activité :
1
T 4
 Ln 1
2
 b  c  x2
x2
1
T 4
 Ln 2
2
 b  c   0,5  x 2 
x1
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.2.1- Effet de la pression sur la composition azéotropique

A la composition azéotropique on a :

Pt Pt
  y v
p x
  v
p
car yx

Pv = tension de vapeur
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.2.1- Effet de la pression sur la composition azéotropique

  LnP  Lnp   x b  c  x2 


1
v 2
T 4
t 1 2

T
1
4
 2 
 LnPt  Lnp  x   b  c   0,5  x 2  
v 2
1
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.2.1- Effet de la pression sur la composition azéotropique

La variation de la composition
azéotropique avec la température peut être
obtenue à partir de l'équation suivante :
v
T
1
4
 Ln
p 1
v

 b 2  x 1  1  c 1  3  x 1  1,5  x 1
2

p 2
Si b et c ont été déterminés pour une
température, la valeur de x1 peut être calculée
v
p 1
en fonction v de ou des pressions totales.
p 2
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.2.1- Effet de la pression sur la composition azéotropique

Exemple de fonctionnement à deux


pressions pour séparer l'azéotrope
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.2.1- Effet de la pression sur la composition azéotropique

D 2 9 2 ,5 % a l c o o l
1
A lim e n ta tio n 3 0 % a lc o o l

D 1 9 5 % a lc o o l

W 1 0 ,0 0 1 % a l c o o l
2

W 2 9 9 ,9 % a l c o o l
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.2.2- Addition d'un agent au mélange

C ouche C ouche
d e b enzène d 'e a u
A lc o o l
s o lu tio n a q u e u s e
1 2

A lc o o l a n h y d r e E au
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.3- Distillation extractive

  Les distillations azéotropique et extractive


utilisent toutes les deux, la technique de
l'addition d'un composant pour modifier la
volatilité, les deux diffèrent principalement
dans le fait que le solvants est :

* extractif relativement non volatil comparé aux


composants du mélange
* azéotropique, la volatilité est essentiellement
identique aux autres composants et par conséquent
forme un azéotrope avec un ou les deux composants.
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.3- Distillation extractive

Le choix des agents azéotropiques ou


extractifs dépend d'un certain nombre de
facteurs :
 1-  l'efficacité pour modifier la volatilité
2- la relation de solubilité avec le système en
question
3- le coût de l'agent, sa stabilité, sa volatilité,
ses propriétés corrosives et sa facilité de
séparation des composants origines.
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.4.3- Distillation extractive

P r o d u it d u h a u t

A lim e n ta tio n
A g e n t e x tr a c tif

P r o d u it
D u bas

U n e p o r tio n
d 'a g e n t e x tr a c tif
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.5- Distillation des multicomposants

On trouve des mélanges complexes


surtout dans l'industrie pétrolière
comme les gaz de raffinerie ou le gaz
naturel qui contient un nombre très
grand de constituants et dont la
distillation fractionnée dans un seul
stade permet leur séparation en un
distillat complexe, riche en constituants
légers, et en résidu complexe, riche en
composants lourds.
7.4- Distillation des mélanges binaires azéotropiques
7.5- Distillation des multicomposants
7.5.1- Taux de reflux
minimum
7.5.1.1- Méthode de

Elle est basée sur l'équation


Colburn

d'Underwood pour un système binaire en


utilisant les deux composants clés.

R min  1 

 x A D
 AB
 x B D 
 AB 1  x A  m  x B  m 
 AB : Volatilité du composant clé volatil
relative au constituant clé lourd
 D : Zone distillat
 m : Zone d'enrichissement
7.5- Distillation des multicomposants
7.5.1- Taux de reflux
minimum
7.5.1.1- Méthode de
Colburn

où  x  rf

  A m
1  rf   1    x h  F 
xA m
xB m 
rf
7.5.1- Taux de reflux
minimum
7.5.1.1- Méthode de
Colburn
xA F
rf 
xB F
si l'alimentation est un liquide à son point
d'ébullition, rf c'est le rapport des
constituants clés dans la partie liquide de
l'alimentation.  x h  F c'est la fraction
molaire de chaque composant dans la
partie liquide plus lourd que le constituant
clé lourd, c'est la volatilité relative au
constituant clé lourd.
7.5.1- Taux de reflux
minimum
7.5.1.2- Méthode
d'Underwood

Cette méthode consiste en la résolution


d'équations relatives à la composition de
l'alimentation, aux conditions thermiques de
l'alimentation et aux volatilités relatives des
composants à la température moyenne de la
colonne par un facteur  qui relie les
volatilités relatives des constituants clés. Il
suppose que les volatilités relatives sont
constantes ainsi que les débits molaires
constants . L
 cste
G
7.5.1- Taux de reflux
minimum
7.5.1.2- Méthode
d'Underwood

n
i   xi  F n
i   xi  D

i 1 i  
 1 q 
i 1 i  
 R min  1

n : nombre de composant
 : fonction définie
q : nombre de moles de liquide saturé
dans l'alimentation pour 1mole
d'alimentation (fraction liquide)
i : volatilité (relative) de i relative au
constituant clé lourd.
7.5.2- Taux de reflux total
7.5.2.1- Méthode de Fenske

L'équation de Fenske n'est pas limitée


au système binaire mais peut être utilisée
aux composés clés pour déterminer le
nombre minimal de plateaux.
 x lk   x hk 
Ln    
 x hk  D  x lk W
Nm 1 
  lk 
Ln 
  hk  moy
lk : composant clé léger
hk : composant clé lourd
7.5.2- Taux de reflux total
7.5.2.2- Méthode de Gilliland

Pour les hydrocarbures légers, Gilliland a


relié le nombre d'étages théoriques au taux
de reflux par une corrélation empirique qui
est représentée graphiquement par :
7.5.2- Taux de reflux total
7.5.2.2- Méthode de Gilliland

1 N  N min
N 1
0,8

0,6

0,4

0,2 R  R min
R 1
0,2 0,4 0,6 0,8 1

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