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Axe 3: Droits de l’Homme et libertés publiques 

:
entre État et société 
Le monde contemporain au niveau international peut être perçu comme une "société
internationale". Une société constituée de nombreux acteurs qui, dans un monde globalisé, ne
manquent pas d’agir les uns sur les autres.
Cette conception moderne de la société internationale influence la vision de la gestion du
pouvoir et exige un État de Droit. Cela rejoint la théorie de Montesquieu, celle de la séparation
des pouvoirs. Selon lui, « il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».
L’État de Droit s'inscrit dans un processus de constitutionnalisation en prônant le respect de la
hiérarchie des normes. En effet, l'État de Droit renvoie au respect des droits fondamentaux.
Selon D. Lochak «Les Droits de l'Homme ne peuvent exister que dans une démocratie». Cela
sous-entend qu'il existe une relation de consubstantialité entre Droits de l'Homme et
Démocratie. La démocratie est la véritable garantie de la question des Droits de l'Homme.
Ces réflexions se trouvent renforcées par la définition qu'A. Lincon a pu attribuer à la
démocratie : « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

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Axe 3: Droits de l’Homme et libertés publiques :
entre État et société 
  Le facteur d'ordre culturel d'encadrement des Droits de l'Homme

L'épanouissement des Droits de l'Homme est étroitement lié à la culture du


  pays où ils se retrouvent.
Cela suppose que la population en question doit avoir un certain niveau
d'éducation. Or, dans les pays sous-développés, ce facteur d'éducation n'est
pas assuré. Le niveau d'éducation de la nation permet au peuple d'avoir une
meilleure compréhension des droits de l'homme.
C'est en ce sens que l'art 26 al.2 de la Déclaration Universelle des Droits de
l'Homme précise que : « L'éducation doit viser à l'épanouissement de la
personnalité humaine et au renforcement du respect droits de l'homme et des
libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et
l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux ».

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Axe 3: Droits de l’Homme et libertés publiques : entre
État et société 
 
Les facteurs social et économique d'encadrement des Droits de l'Homme
La conception marxiste est en grande partie dominée par les rapports de
production dans les sociétés. Les Droits de l'Homme seraient le produit des
rapports de production formant la base de ces droits.
Il convient de souligner, avec évidence, que les facteurs d'encadrement des
Droits de l'Homme varient d'un pays à un autre, même si l'on peut admettre
qu'il ait un certain niveau de standardisation. On ne peut pas les importer, et
donc toute idée d'importation de ces facteurs est une bataille perdue à
l'avance.
Car ces droits ne sauraient se penser en dehors d'une prise en compte de
la situation des conditions matérielles d'existence des gens du pays dans
lequel ils sont appelés à être appliqués à travers des mécanismes ou
structures de protection des Droits de l'Homme.

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