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Audit fiscal du cycle des

financements permanents
Réalisé par :
• MOROU HALIDOU Issaka
• ABIYAD Soufiane
• Introduction
• I. Définition
• II. L’audit fiscal
1. Niveaux d’audit fiscal
2. La démarche de l’audit fiscal
• III. Concept du risque fiscal
1. Causes des risques fiscaux
2. Les risques fiscaux liés aux comptes de financement permanents
• IV. La vérification comptable comme nécessité fiscale
• Conclusion
Introduction
• La gestion des entreprises est de plus en plus appelée à tenir compte de l’incertitude qui
touche l’environnement au sein duquel les opérateurs économiques sont censés évoluer.
Une telle incertitude est marquée par la montée en puissance des risques caractérisant
l’ensemble des aspects de la vie des entreprises et notamment fiscal.

• Dans un premier temps on dira que le risque fiscal est synonyme non seulement des
charges fiscales à supporter par l’entreprise suite au non-respect des dispositions fiscales
en vigueur mais aussi des incidences qu’engendreraient ces charges en question par
rapport à l’image de l’entreprise en général.
Définition du financement permanent

• Le financement permanent en comptabilité sont les ressources dont l'entreprise


peut disposer à moyen ou long terme. Ils constituent une partie de la colonne du
passif dans son bilan comptable. Ils sont analysés afin d'attester de la bonne
santé financière d'une entreprise, et de sa stabilité sur le moyen et long terme.
• Éléments du haut de bilan, les capitaux permanents définis comme : Capitaux
propres + Dettes à long terme, représentent les ressources de long terme de
l'entreprise. Grace à cette mesure on pourra comparer le montant de ces
ressources de long terme aux actifs immobilisés par exemple, pour en tirer les
interprétations du fonds de roulement, mais l'on peut aussi le comparer à la
taille des dettes à court terme afin d'évaluer la structure du financement d'une
entreprise (ratio d'endettement, etc...).
Éléments de calcul du financement Permanent

Le calcul des capitaux permanents est effectué directement depuis un bilan comptable, sur
la base des données figurant dans le passif.
Financement permanent = Fonds propres + Provisions pour risques et charges + Dettes à
moyen et long terme
Avec fonds propres = capital social + réserves légales, statutaires et facultatives + report à
nouveau bénéficiaire – report à nouveau déficitaire + subventions d’investissements + provisions
réglementées
Et dettes à moyen et long terme = emprunts auprès des établissements de crédit + emprunts
obligataires + comptes courants d’associés bloqués
Définition de l’audit fiscal

L’audit fiscal peut être défini comme étant la démarche visant à recenser
l’ensemble des obligations fiscales de l’entreprise compte tenu de ses choix et
orientations tactiques et stratégiques dans un premier temps et la
mobilisation des moyens permettant ainsi la concrétisation de ces finalités.
L’audit fiscal est à concevoir au sein d’une démarche globale d’audit du
système d’information de l’entreprise. Dans certaines structures un tel audit se
trouve nanti d’une existence propre et à part entière en ce sens que les enjeux
fiscaux sont de telle importance qu’ils requièrent une attention particulière de
la part des instances dirigeantes.
Etapes d’audit fiscal
1. L’audit du respect des règles de forme :
l’auditeur doit s’assurer que les différentes déclarations sont dument et
correctement renseignées sur ou d’après un imprimé-modèle établi par
l’administration des impôts.
Une attention particulière doit être portée aux éventuelles déclarations
rectificatives adressées par le contribuable à l’adresse de l’administration des
impôts. Cet état de fait est de nature, certes, à minimiser le risque fiscal de
l’entreprise mais il laisse planer un doute quant à l’efficacité du travail fiscal au
sein de l’entreprise.
2. L’audit du respect des délais déclaratifs :

L’idéal est d’instaurer au sein de l’entreprise un tableau de bord permettant


le pilotage des processus relatifs à l’accomplissement des obligations
déclaratives et ce qui en découle comme conséquences en matière de
recouvrement. Un tel processus requiert l’implication de toutes les instances
de l’entreprises notamment celles censées accomplir les obligations en
question selon un certain niveau de concertation
3. La conception d’un questionnaire :

Il permet de s’assurer que l’entreprise s’acquitte, dans les meilleures


conditions de ses obligations déclaratives, suppose que l’auditeur complète sa
démarche par la conception, administration et dépouillement d’un
questionnaire qui lui permet d’en savoir plus quant à l’effort consenti en
matière de réduction de risque fiscal.
La démarche de l’audit fiscal
Comme dans toute mission d'audit, la réalisation d'une mission d'audit
fiscal nécessite le respect d'une démarche dont les étapes conduiront à
formuler une opinion motivée sur la régularité fiscale.
Cette démarche se déroule en quatre étapes :
• La prise de connaissance générale de la fonction fiscale.
• Évaluation du contrôle interne spécifique à la fonction fiscale.
• Contrôle des opérations fiscales.
• Rapport de l'audit fiscal.
La prise de connaissance :

La prise de connaissance générale permet à l'auditeur fiscal, comme pour


l'auditeur financier, d'avoir une vue d'ensemble sur l'activité de l'entreprise.
Elle lui permet de s'informer sur les spécificités fiscales de l'entreprise, ses
choix fiscaux et les particularités de son secteur.
À l'aide de ces informations il peut repérer les zones de risques fiscaux liés
aux spécificités de l'entreprise auditée et également la découverte de
nouvelles caractéristiques susceptibles de commander une approche
différente ou de conduire à la redéfinition de l'objet même de la mission.
Évaluation du contrôle interne spécifique à la fonction fiscale.

Dans cette phase, il s'agit essentiellement d'apprécier l'ensemble de


sécurités mises en place par l'entreprise pour traiter les opérations fiscales
(nous tenons à souligner que dans notre mémoire nous ne traiterons que de
l'audit de régularité, lequel fera l'objet de la seconde partie de ce travail). Par
contre, lorsqu’il s’agit d’un contrôle d’efficacité, tous les contrôles porteront
sur l’évaluation de l’effort et des moyens consacrés par le service fiscal à sa
gestion.
Le contrôle des opérations fiscales :
À l'issue des différentes phases précitées, et à l’aide des informations qu’il a pu
recueillir, l'auditeur fiscal peut définir l'étendue et l'ampleur des contrôles à effectuer.
L'étendue des travaux de contrôle à effectuer devrait être matérialisé par un
programme de vérification qui est rédigé sur une feuille de travail spécialisée.
En outre, les contrôles de régularité fiscale peuvent être effectuées à l'aide de deux
techniques complémentaires :
Le questionnaire d'audit fiscal.
Les contrôles complémentaires portant sur le respect des règles de forme et de
cohérence.
Le rapport d’audit fiscal :
Le rapport d'audit fiscal peut revêtir deux formes selon la nature de la mission :
- Le rapport qui fait part de la situation fiscale de l'entreprise : dans ce rapport,
l'auditeur fiscal peut, en fonction de l'accord passé avec l'entreprise, soit faire un
inventaire des différentes irrégularités rencontrées, soit faire un inventaire de
ces irrégularités accompagnées d'un chiffrage de l'incidence fiscale
correspondante en tenant compte des majorations et amendes encourues.
- Le rapport de recommandations sur les actions à engager pour redresser les
irrégularités constatées ou prévenir les risques relevés ; ce rapport, malgré son
importance, reste facultatif et son établissement dépend de l'accord conclu avec
l'entreprise.
Concept du risque fiscal :

Le risque fiscal peut être défini comme étant l’écart quant à


l’interprétation d’une disposition fiscale.
il faut en déduire que le risque fiscal correspond à toute interprétation
des dispositions du code général des impôts différente que celle contenue
au sein des circulaires interprétatives.
Bien entendu le risque fiscal peut se traduire soit par une augmentation
ou une réduction des charges fiscales de l’entreprise.
Les risques liés aux comptes du financement permanents :

1. Capitaux propres :
En cas de réduction du capital par absorption des pertes, il y a risque de
déduction des pertes compensées du déficit reportable.
En cas de fusion, la société absorbante peut-être exposée au risque de non
intégration de la prime de fusion dans les résultats.
Traitement du risque :

Au niveau du passage du résultat comptable au résultat fiscal, il faut


procéder à une vérification de la nature et de l'origine des déficits reportables.
(Ne pas prendre en considération les déficits absorbés)

La société doit faire appel à un conseil fiscal pour optimiser l'impôt à payer
d'une part, et d'autre part pour éviter les risques fiscaux inhérents à cette
opération
2. Capitaux propres assimilés :

L'existence parmi les subventions d'investissement d'autres types de


subventions.
En cas de non utilisation de la provision, il y a risque de non report dans le
résultat fiscal de la partie non utilisée.

Traitement du risque :
Réintégrer le montant des subventions d'exploitation avec les produits
3. Dettes de financement :

Non-respect des échéances des emprunts et du taux de change. Non


constitution de provisions en cas de l'existence d'emprunt en devise.

Traitement du risque

Dresser pour chaque emprunt un tableau d'amortissement, précisant la


valeur de l'amortissement et l'intérêt avec leur échéance.
La vérification comptable comme nécessité
fiscale :

À ce niveau, le but est de s’assurer que le contribuable a minimisé voire a


éliminé le risque inhérent à la liquidation du prélèvement fiscal dont il est
redevable.
En réalité, il s’agit de s’assurer de la détermination de la base de calcul de
l’impôt ou taxe selon les dispositions fiscales en vigueur dans un premier
temps et de l’application du bon tarif dans un second.
La prudence exige à ce que l’entreprise fasse appel à un professionnel afin de lui
faire un état des lieux et de dénicher les zones de risque pour ainsi préparer une feuille
de route à suivre à chaque fois qu’il sera question de répondre aux obligations fiscales.

D’une manière beaucoup plus concrète, il serait plus judicieux de passer en revue
toutes les données comptables afin d’en apprécier les impacts an matière de
liquidation des prélèvements fiscaux.
Dans ce cas on doit passer en revue l’ensemble des composantes de la
classe une du plan comptable
Financement permanent :
• Capitaux propres

• Capitaux propres assimilés

• Dettes de financement

• Provisions durables pour risques et charges

• Comptes de liaison des établissements et succursales

• Écarts de conversion-passif
1. Capitaux propres

Une attention particulière est à accorder à la structure du mode de


financement de l’entreprise, notamment la répartition du capital et les
décisions prises par l’ensemble des assemblées générales. En effet il s’agit de
s’attacher à sa politique de distribution des dividendes et son endettement vis-
à-vis des associés dans le cadre des comptes courants associés-créditeurs.
D’une manière générale, l’audit fiscal ne peut se concevoir que sur la base
d’un certain nombre de documents, desquels on peut citer :
• Les procès-verbaux des assemblées générales ;
• Les rapports généraux et spéciaux des commissaires aux comptes ;
• Les procès-verbaux des organes d’administration ²
2. Capitaux propres assimilés

1) Subventions d’investissement :
Dans ce cadre l’audit doit permettre de s’assurer de l’utilisation des
subventions conformément à leur objet et à la durée probable
d’amortissement de l’immobilisation ainsi acquises grâce à ladite subvention.
2) Provisions réglementées :
Ce sont des prélèvements sur les résultats, réalisés sous certaines
conditions et qui sont censés permettre aux contribuables de profiter de
certains « avantages fiscaux ». L’audit fiscal est supposé s’assurer de l’éligibilité
du contribuable à ces dispositions dans un premier temps et de
l’accomplissement des conditions exigées en la matière dans un second.
On accordera une attention particulière aux provisions pour amortissement
dérogatoires. En effet de telle provisions sont à créditer par le débit du compte «
65941 D.N.C pour amortissements dérogatoires ».

Il s’agit de l’excès de la dotation non courante par rapport à la dotation linéaire


et surtout pendant les premières années, chose qui permet au contribuable de
constituer une sorte de provision à utiliser par le biais de reprises pendant le
restant de la durée probable d’amortissement de l’immobilisation en question.
Un autre mode d’amortissement qui est celui appelé accéléré, était toléré
dans le cadre des avantages fiscaux accordés au sein à la fois des codes des
investissements et de la charte d’investissement.

Il s’agissait de la possibilité qui était offerte aux entreprises de choisir entre


une réduction de moitié de l’impôt sur résultat ou de profiter d’un
amortissement dit accéléré.

L’amortissement accéléré s’entend du double de celui linaire qui est


normalement admis.
3. Dettes de financement
Cette rubrique du plan comptable est composée de deux postes, les
emprunts obligataires et les autres dettes de financement. Comme on peut le
constater, une place de choix a été réservée aux emprunts obligataires compte
tenu de ce qu’ils impliquent comme engagement pour le contribuable vis-à-vis
de ses créanciers.
L’audit fiscal doit permettre de s’assurer que la finalité de l’endettement de
l’entreprise est orientée vers des fins d’exploitation et que l’effort de
remboursement est conséquent aux capacités réelles d’endettement de
l’entreprise.
4. Provisions durables pour risques et charges

Il s’agit de prélèvements faits à partir du résultat de l’entreprise afin de


faire face à des risques et charges qui sont durables.
D’une manière générale, l’auditeur doit veiller au respect des conditions de
déductibilité des provisions et de leur utilisation conformément à leur objet.
De même, on doit s’assurer de la non-déductibilité de certaines provisions
exclues de ce droit, à titre d’exemple on peut citer :
• Les provisions pour amendes et pénalités ;

• Les provisions pour propre assureur ;

• Les provisions déterminées d’une manière statistique ;

• Provision pour hausse des prix ;

• Provision pour garantis données aux clients ; etcc


5. Écart de conversion-passif :

Il s’agit des gains latents de change suite aux diminutions des dettes et
augmentations de créances libellées en devises étrangères à la date d’arrêté
des comptes.
L’auditeur fiscal doit s’assurer de la réintégration desdits gains latents de
change au sein du résultat fiscal de l’exercice en ce sens qu’ils sont imposables
en tant que produits bien qu’ils ne soient que des comptes de situation.
Conclusion