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ELABORATION DU PLOMB

Pr. DJEGHLAL
DOMAINES D’UTILISATION DU Pb
• Accumulateurs(plaques , poudres, oxydes): 48%
• Demi-Produits(tuyeaux, feuilles,fils,plomb de
chasse): 16%
• Usages Chimiques(oxydes,…) : 20%
• Alliages(soudures, anti friction, imprimerie…):
3,6%
• Divers : 4,5%
• Le plomb est par importance le 36ème
élément constituant l'écorce terrestre; cette
dernière en contient 1,4.10-3% jusqu'à une
profondeur de 16 km.
• Les minéraux les plus importants sont :
• Les minerais de Pb sont complexes:
• Dans la galène , le Zn se trouve sous forme de
sphalérite(ZnS) , de marmatite(Fe,Zn)S2(mélange
isomorphe), l’Ag se trouve sous forme d’argentite
(Ag2S).Dans les minerais oxydés de Pb, le Zn se trouve
sous forme de smitsonite(ZnCO3) et l’Argent sous
forme d’Argent natif ou de chlorure(AgCl).Les autres
métaux dans le minerai de Pb sont:Cu,Bi,Sb,As,Cd,Sn et
parfois Ga,Tl,In,Ge.
• La gangue se compose
:depyrite(FeS2),Pyrrhotite(Fe7S8),quartz,barite et
silicates de Al,Fe,Mg,Ca.
• LES MINERAIS LES PLUS RICHES SE TROUVENT EN:
• ETATS UNIS,URSS,MEXIQUE,AUSTRALIE,CANADA.
• Les régions d'exploitation les plus importantes se
situent en Australie, en Chine, aux Etats-Unis
d'Amérique, en Russie, au Canada, au Mexique,
au Pérou, dans l'ancienne Yougoslavie, USA,
Bulgarie, au Maroc. En Pologne, en Allemagne et
en Autriche, on exploite le minerai de plomb à
petite échelle.

• ELABORATION.
• On fabrique le plomb à partir de son minerai le
plus connu : la galène (95% PbS + 5% de SiO2),
fréquemment allié à l'argent (jusqu'à 1%). Les
minerais oxydés sont la Cheroucite(PbCO3) et
l’Anglesite(PbSO4).
• Pb : métal non ferreux lourd de densité:
d=11,37g/cm3 , M=207, Tf=327°C, Te= 1755°C
• Réseau cristallin: CFC comme le Cuivre
• En 1980 , la production mondiale a atteint:
• 5,3 Millions de tonnes.
• Pour augmenter la teneur en Pb et pour extraire
les autres métaux du minerai , on utilise la
flottation pour les opérations d’enrichissement.
• La flottation permet de traiter même les minerais
pauvres(1-2%).On obtient après flottation les
concentrés de Pb, de Cu, de Zn et les pyrites. On a
de 4 à 78% de Pb, de4 à 15% de Zn et de 2 à 3% Cu.
• PROCEDES PYROMETALLURGIQUES DE
TRAITEMENT DES MINERAIS DE PLOMB:
• Il y a 3 procédés principaux d’élaboration:
• *FUSION PRECIPITABLE
• *FUSION AU CREUSET
• *FUSION REDUCTRICE
• FUSION PRECIPITABLE:
• On utilise le fer pour réduire le PbS à la
température de 1200°C:
• PbS + Fe= Pb + FeS
• Ce procédé est basé sur l’affinité chimique
• Pour le soufre du plomb et des différents
métaux. Dans ce cas précis, l’affinité pour le
soufre du Fe est plus grande que celle du Pb.
• Les produits de ce procédé sont:
• Le plomb brut
• La matte( alliages de sulfures des métaux
comme Fe, Cu, Zn, Sn,….).
• Ce procédé s’applique aux minerais riches en
PbS et pauvres en impuretés.
• FUSION AU CREUSET:
• Ce procédé est basé sur les réactions
d’interaction entre les sulfures, oxydes et
sulfates de Pb.
• On souffle de l’air , PbS est oxydé en formant PbO
et PbSO4:
• 2PbS + 3O2 = 2PbO +2SO2 + 201360 cal
• 2PbO + 2SO2 + O2 = 2PbSO4 + 183400 Cal
• Ensuite on a interaction entre PbS et PbO et
PbSO4:
• PbS + 2 PbO = 3Pb + SO2 – 52540 cal
• PbS + PbSO4 = 2 Pb + 2SO2 – 97380 cal
• Les produits obtenus sont:
• Le Plomb brut
• La matte des métaux
• On maintient la température à 1100-1150°C
• Ce procédé s’applique aux minerais riches en PbS et
pauvres en impuretés.
• Tous les deux procédés ci-dessus traitent
directement les minerais sulfurés de plomb.
• Ils possèdent les inconvénients suivants:
• *faible efficacité d’extraction du plomb;
• *difficulté de traiter les alliages de sulfures
complexes pour extraire le Pb et autres métaux
utiles;
• *Ils s’appliquent seulement pour les minerais de Pb
riches et purs avec une petite production annuelle.
• FUSION REDUCTICE:
• C’est le procédé essentiel de traitement des minerais
grillés et agglomérés préalablement.
• Ce procédé est basé sur la réduction de l’oxyde de
plomb par le C et CO pour obtenir le plomb brut, la
matte des différents métaux et la scorie.
• Il se fait dans des fours à cuve.
• GRILLAGE AGGLOMERANT:
• On utilise le grillage parfait(total), c’est-à-dire on doit
oxyder parfaitement toute la quantité de PbS en PbO.
En même temps, on réalise le grillage avec
agglomération pour obtenir le produit grillé sous
forme de morceaux, qui est convenable à la fusion
réductrice dans le four à cuve.
• NB: Le grillage agglomérant est le grillage oxydant
accompagnant la formation d’une quantité de
scorie fondue dont la composition est représentée
de composants légèrement fusionnés comme les
silicates, ferrite, arséniate de plomb et de métaux
différents.
• La phase liquide joue un rôle important de lien des
composants dans les produits grillés grâce à la
scorie, le produit grillé est aggloméré sous forme
de briquettes. La scorie se compose de :
• xPbO + ySiO2 = xPbO.ySiO2
• xPbO + yFe2O3=xPbO.ySiO2
• xPbO + yAs2O5 = xPbO.yAs2O5
• Le grillage agglomérant a 2 buts:
• 1) élimination du soufre selon les réactions
suivantes: PbS + 3/2O2=PbO+ SO2
• PbS + 4SO3 = PbSO4 + 4 SO2
• PbS + 4 PbO = 3Pb + SO2
• PbS + PbSO4 = 2 Pb + 2SO2
• L’agglomération de la charge afin d’obtenir un
produit ressemblant à un clinker partiellement
fondu, assez dur pour résister à l’écrasement dans
le four à cuve, mais en même temps assez poreux
pour permettre l’accès des gaz réducteurs et
faciliter la fusion. On maintient la température aux
enivrons de 1100-1150°.
• Schéma de l’appareil de grillage agglomérant
Convertisseur Dwight-Lloyd(1956-Australie)
• Il fonctionne continûment avec l’air aspiré du haut .
Le type le plus répandu est constitué par une chaine
sans fin de chariots (ou Auges), s’enroulant sur deux
tambours tournants et portant environ 40 auges
dont le fond est troué.
• Le minerai arrive en trémies , il est porté à
incandescence par un four avec des brûleurs à gaz
• Il est soumis à aspiration qui se fait par
l’intermédiaire d’une chambre et est ensuite
basculé sous forme de briquettes dans un
concasseur. L’air est aspiré sous une dépression de
20cm d’eau environ par l’action d’un ventilateur.
• La chaine se déplace à une vitesse de 50cm /min
• Un convertisseur de 13 m de long et 1m de large
grille environ 200 tonnes /jour.
• Le milieu gazeux dans ce four est réducteur dont la
cause est le Carbone du coke selon les réactions:
• C + O2 = CO2 combustion parfaite
• CO2 + C = 2 CO réaction de Boudouard
• ensuite le CO réagit avec les oxydes des métaux en
réduisant :
• PbO + CO= Pb + CO2
• CuO + CO = Cu + CO2
• SnO2 + 2CO= Sn + 2CO2
• Fe3O4 + CO= 3FeO + CO2
• Après le grillage agglomérant, le Pb et les autres
métaux se trouvent dans les silicates , ferrite et les
arseniates; donc dans ce cas la réduction des
oxydes de Pb,Cu,Fe etc…, se produit entre CO et les
oxydes.
• Le PbO est réduit parfaitement même à l’état
combiné.
• Le FeO n’est pas réduit en fer métallique et passe
dans la scorie sous forme de FeO.
• Cu,As,Bi,Sb et Sn sont réduits en passant dans le
Pb brut.
• Zn possède une grande affinité pour O2 donc il
passe dans la scorie sous forme de ZnO.
• Les sulfures PbS,CuS et FeS forment la matte
(Tf=950-1100°C). Dans ce four , il y a 3 couches
liquides de bas en haut:Plomb brut d=11g/cm3
• Matte d=4,7-5g/cm3 ; Scorie d=3-3,5g/cm3
• Des produits tels que du calcaire, les scories
grenaillées (granulées) sont ajoutés pour
diluer le composé sulfuré afin d’atténuer les
effets de l’exothermicité de l’oxydation qui
pourraient aboutir à une fusion trop précoce
du minerai. Le soufre qui se dégage sous
forme gazeuse SO2 est récupéré au niveau
des caissons par un système de ventilation. Il
est destiné à être transformé en acide
sulfurique (H2SO 4).
• Un procédé plus récent (procédé Harris)
consiste à éliminer les impuretés par un flux
d'oxyde de soude, de chlorure et de nitrate
de sodium, brassé avec le bain de plomb
fondu.
• Les impuretés sont éliminées sous forme
d'écume. L'argent est extrait par la méthode
de la coupellation en transformant le plomb
dans un four à réverbère, en litharge grâce à
une soufflerie d'air par des tuyères en
surface du métal fondu.
• FOUR A REVERBERE
• PROPRIETES CHIMIQUES et PHYSIQUES:.
• Il résiste bien aux agents chimiques, mais se ternit à l'air par
suite de la formation superficielle d'un carbonate basique
(la céruse). Le plomb fond à 327°C. Sous de très fortes
pressions, la température de fusion s'abaisse légèrement
(326.°C à 150 atm. et 321°C à 200 atm).
• Le plomb est très résistant aux acides, par ailleurs il est très
énergiquement attaqué par les bases : soude, potasse,
chaux. Il est également attaqué par les halogènes et en
particulier le fluors .
• C'est un métal mou (rayable à l'ongle), il est gris bleuâtre,
brillant quand il n'est pas corrodé, malléable et peu tenace.
De densité 11.3, il est le plus dense des métaux usuels. On
peut laminer le plomb facilement, c'est le plus mou des
métaux lourds. Il est d'autant plus mou qu'il est plus pur.
• On peut par compression à 200 MPa en
agglomérer les feuilles de plomb en une masse
compacte. Comprimé à 500 MPa, il s'écoule à
travers les fissures comme un liquide. La phase
élastique du plomb à la traction comme à la
compression est extrêmement réduite. La limite
de rupture à la traction est de l'ordre de 13,5 MPa
pour les plombs couramment utilisés dans les
travaux publics. A partir d'une certaine valeur de
charge à la compression, l'écoulement du plomb
se produit sans rupture. Le module d'élasticité est
de 17000 MPa et son coefficient de Poisson est de
0,44.
• La fragilité du plomb est très faible, en revanche en
le soumettant à des chocs répétés, on le rend
cassant et sec d'autant plus que la température est
élevée. Grâce à son bas point de fusion (328°C) cet
alliage peut aisément être soudé avec un simple
gaz à flamme ou encore coulé. Le plomb s'allie
facilement à l'étain (métal pour soudures) et à
l'arsenic. Par contre, il s'allie très mal au cuivre et
au fer. Ses composés chimiques ont d'importantes
applications : • le minium sert comme sous-couche
de peinture anti rouille pour protéger le fer de
l'action de l'humidité, • la litharge et la céruse
servent comme pigments colorants.
• Allié à l'antimoine à raison d'environ 9 % , qui
augmente sa dureté et sa résistance à la
corrosion, le plomb sert à confectionner les
caractères d'imprimerie et les plaques
d'accumulation.