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Université Ferhat Abbas -Sétif-

Faculté de Médecine
Département de Médecine Dentaire

Module de Parodontologie

Encadré par Dr CHABIL

Realise par les etudiants :


- Loudjaina BENSENNADJ
- Safa BENYAHIA
- Acia BEZZIOU
La gencive
Plan de travail :
Introduction
1)Définition
2) Anatomie ou aspect macroscopique
3) Embryogénèse de la gencive
4) Histologie ou aspect microscopique
5) La physiologie de la gencive
6) Aspect clinique d’une gencive saine
7) La relation entre la santé du corps et la santé de la gencive
8) Conclusion
Introduction
Parodontologie : Discipline médicale consacrée à l'étude et au traitement des maladies
de l'ensemble des tissus musculaires et charnels qui soutiennent la dent.

La muqueuse buccale

muqueuse bordante muqueuse spécialisée


muqueuse masticatoire
palais mou, face ventrale de la langue,
palais dur et gencive. plancher buccal, muqueuse alvéolaire, surface dorsale de la langue.
vestibule, lèvres, joues.

Le parodonte : est un complexe tissulaire organisé qui permet l'ancrage de la dent dans
l'os alvéolaire assurant son soutien .
Du point de vue anatomo-fonctionnel, le parodonte peut être scindé en deux parties
distinctes :
- le parodonte profond : le cément
le désmodonte ou ligament alvéolo - dentaire
los alvéolaire
-le parodonte superficiel : la gencive
Détail d'une molaire humaine.
1. Dent
2. Émail dentaire
3. Dentine
4. Pulpe dentaire
7. Cément
8. Couronne
11. collet
12. Racines
16. Sulcus gingivae
17. Parodonte
18.Gencive
22. Ligament alvéolo-dentaire
23. Os alvéolaire
27. canal alvéolaire
Définition
La gencive : est la partie des muqueuses buccales masticatoire qui assure le rôle de
manchon étanche autour de chaque dent. Elle recouvre également l'os alvéolaire. Elle
est la partie visible du parodonte.
Elle est plus rose que les autres muqueuses de la bouche car elle contient (comme la
peau mais dans une moindre mesure) de la kératine

La description de la gencive est en fonction de sa


structure et de sa localisation. Trois types de
gencive sont distingués :
la gencive libre ou marginale
la gencive attachée
la gencive papillaire.
Anatomie ou aspect
macroscopique
La gencive est classiquement subdivisée en différentes zones topographiques :
• Gencive libre ou marginale
• Gencive attachée,
• Gencive interdentaire ou papillaire.
Sur sa face externe, la gencive s'étend du sommet de la gencive marginale et du sommet de la papille
interdentaire jusqu'à la ligne muco-gingivale.
• La gencive libre ou marginale :
La gencive libre ou marginale forme une collerette festonnée qui sertit le collet des
dents. Elle est comprise entre le bord libre de la gencive et le sillon marginal, zone
limitrophe commune avec la gencive attachée (figure 1).
Le sillon marginal correspond à une discrète dépression parallèle à la ligne émailcément.
Il est visible pour seulement 30 à 40 % des adultes ; il est plus prononcé
du côté vestibulaire, plus fréquent dans les régions incisives et dans la région des
prémolaires mandibulaires.
La gencive libre ou marginale est située en vestibulaire, en lingual et en palatin. Elle
n’est pas attachée à la dent. Entre cette gencive libre et la surface dentaire, il existe
un espace virtuel ou sillon gingivodentaire (SGD) qui communique avec le milieu
buccal à son sommet et qui est fermé à sa base par un épithélium jonctionnel. Chez
l’adulte, la profondeur du SGD est en moyenne d’un millimètre, mise en évidence
cliniquement en insérant une sonde parodontale (figure 2)
Figure 1. La gencive libre et la gencive attachée
GA: gencive attachée,
GL: gencive libre
ou marginale,
LMG: ligne mucogingivale.

Figure 2. L’introduction d’une sonde parodontale dans le sillon


gingivodentaire permet de mettre en évidence la gencive libre
ou marginale (non attachée à la dent) (a). La base de la papille
interdentaire se situe au niveau d’une ligne virtuelle reliant
le collet anatomique de deux dents adjacentes (b).
P: papille interdentaire
GL: gencive libre ou marginale
GA: gencive attachée
• La gencive attachée :
La gencive attachée est comprise entre la gencive libre et la muqueuse alvéolaire.
Dans sa partie coronaire, elle est séparée de la gencive libre par le sillon marginal;
dans sa partie apicale, elle est séparée de la muqueuse alvéolaire par la ligne mucogingivale (figure 1).
Cette dernière limite, dont la localisation reste relativement
stable dans le temps, n’est pas linéaire mais festonnée.
La gencive attachée s’insère sur l’os alvéolaire et le cément supracrestal. Cette
partie gingivale est ainsi immobilisée par rapport aux tissus sous-jacents, ce dernier
critère étant caractéristique d’une muqueuse masticatoire.
La gencive attachée est uniquement présente dans les secteurs vestibulaires et
linguaux. Sa quantité est appréciée en déduisant la hauteur de la gencive marginale
de la hauteur totale de gencive comprise entre le sommet gingival et la muqueuse
alvéolaire. La hauteur maximale de gencive attachée est observée dans les régions
vestibulaires des incisives maxillaires et dans les régions linguales des molaires
mandibulaires. Sa hauteur minimale se situe en vestibulaire des premières prémolaires mandibulaires.
Au niveau du palais dur, il n’existe pas de gencive attachée. L’os palatin est recouvert
par une fibromuqueuse, adhérente, qui est en continuité avec la gencive marginale
palatine (figure 3)
• La gencive papillaire :
La gencive papillaire, ou interdentaire, se situe au-dessous des zones de contacts
interdentaires. Elle est constituée de gencive libre en situation coronaire et de
gencive attachée jusqu’à la base de la papille délimitée par une ligne virtuelle qui
rejoint les collets anatomiques de deux dents adjacentes (figure 2). Les deux
sommets, vestibulaire et lingual ou palatin, constituent les deux papilles vestibulaires, linguale
ou palatine, lesquelles sont en continuité avec la gencive marginale
des dents adjacentes. En cas de diastème, la gencive papillaire prend la forme
d’une crête émoussée.

Figure 3. Au niveau palatin,


la fibromuqueuse est en continuité
avec la gencive libre ou marginale.
Embryogénèse de la gencive
Le processus aboutissant à la formation de la gencive se
produit comme suit :
• Condensation de l'ectomésenchyme :
Condensation de l'ectomésenchyme immédiatement au
dessous de l'építhélium de surface, au niveau des futures
arcades dentaires.
• Formation de la lame primitive :
l'épithélium bucal adjacent à l'ectomésenchyme
commence à proliférer et s'enfoncer dans la condensation
cellulaire sous jacente. Cette prolifération épithéliale est
appelée lame primitive 
• Formation de la lame dentaire et la lame vestibulaire :
Tandis qu'elle continue de proliférer dans
l'ectomésenchyme, la lame primitive commence à envoyer
une extension vestibulaire dans le mésenchyme adjacent.
- La première extension est maintenant appelée "lame
dentaire"
- et l'extension vestibulaire : lame vestibulaire.
• Formation du bourgeon dentaire :
à l'extrémité de la lame dentaire, la lame vestibulaire augmente de volume.
• Formation de la cupule dentaire :
La partie ectodermique du bourgeon dentaire tend à entourer la masse en croissance des cellules
ectomésenchymateuses de façon à produire une cupule.
• Formation de la cloche dentaire :
la croissance continue des cellules ectodermiques autour de la masse croissante des cellules
ectomésenchymateuses aboutit à l'organe de l'émail en forme de cloche, En même temps, les cellules
centrales de la lame vestibulaire se lysent séparant les versants gingivaux et labíaux dans les secteurs
antérieurs, et les versants gingivaux et jugaux dans les secteurs postérieurs. C'est au cours de ce stade que
se forme la gencive et que se creuse le vestibule. Ainsi se forme le vestibule buccal qui sépare les joues et
les lèvres de la gencive.
• Gencive attachée :
Lorsque l'os alvéolaire parvient au voisinage du versant interne, une liaison ferme s'établit entre le
conjonctif sous épithélial et le tissu osseux, déterminant ainsi la zone qui formera plus tard la gencive
attachée.
- Au cours du développement et de la croissance de l'os alvéolaire, cette gencive sera entraînée par l'os
sous jacent entrainant un profondissement du vestibule tandis que la muqueuse buccale subira un
glissement sur la surface osseuse.
Histologie ou aspect
microscopique
la gencive est une muqueuse épithélio-conjonctive . L'épithélium est séparé du chorion par une membrane
basale ,tissu conjonctif spécialisé , qui assure la solidité mécanique de la jonction épithélio-conjonctive ainsi
. que la diffusion des molécules nutritives vers l'épithélium
- La composante épithéliale de la gencive :
1)L'épithélium gingival de de surface :
La structure de l'épithélium gingival de surface , bien que voisine de celle de l'épithélium cutané , présente
des caractéristique propres :
- L'absence d'annexe ( follicules pileux ,..)
- Le petit nombre de mélanocytes
- Le renouvellement rapide ( 25 jours contre 75 jours pour la peau )
- L'environnement constamment humide
- Les contacts particuliers avec les autres muqueuses buccales , les dents et le bol alimentaire
Cet épithélium malpighien est pavimenteux , stratifié , car les cellules sont rattachées les unes aux autres par
des desmosomes. Les structures conjonctives correspondantes se nomment papilles .Généralement , cet
épithélium est kératinisé ; néanmoins , au niveau de certains sites dentaires , il peut ne pas être kératinisé ,
sans pour autant être qualifié de pathologique .
 L'épithélium gingival de surface orthokératinisé :
est formé de quatre couches cellulaires formant deux compartiments : Le compartiment germinatif comprend la couche basale
adossée à la membrane basale . dans cette couche , les kératinocytes sont de grande taille , cylindrique et capable de se diviser . Les
kératinocytes sont fermement rattachés à la membrane basale par des contacts focaux et des hémidesmosomes situé à leurs pôles
apicaux . Le compartiment de différenciation , dans lequel les kératinocytes subissent des transformations successives , comprend les
couches épineuse , granuleuse et kératinisé .
Dans la couche épineuse , les kératinocytes tendent à s'aplatir de la zone profonde vers la zone superficielle et sont reliés entre eux par
de très nombreux desmosomes qui confèrent à ces cellules un aspect épineux .
Dans la couche granuleuse , composé d'une ou de deux assises cellulaires , les cellules épithéliales sont de plus en plus aplaties , les
noyaux et les organites cytoplasmiques commencent à dégénérer et au sein des filaments de kératine apparaissent des kératinosomes
et des grains de kératohyaline
Remarque donnant l'aspect
: quand la granuleux . pathologique , les
gencive est
caractéristiques
Dans la couche kératinisée histologiques
, les kératinocytes de l'épithélium
sont complétement gingival
aplatis , leurs sont
noyaux et leurs organites sont entièrement dégradés
tandis que leurs cytoplasmes
modifiéessont. remplis des filaments intermédiaires de kératine organisés en réseau grâce à la filagrine
 Lépithélium gingival de surface para kératinisé :
ne présente pas de couche granuleuse . Des restes de noyaux persistent dans les kératinocytes de la couche kératinisée et la
desquamation s'effectue cellule par cellule .Dans la gencive , la parakératinisation est le caractère histologique le plus fréquent . la
parakératinisation est donc considéré comme physiologique , contrairement à la peau et à la fibromuquese palatine (toutes deux
orthokératinisées) où l'existence d'une telle couche témoigne d'un processus pathologique .
 L'épithélium gingival de surface non kératinisé :
est uniquement composé de la couche basale et de la couche épineuse Ce type d'épithélium et minoritaire et , comme pour
l'épithélium parakératinisé , il n'est pas considéré comme pathologique .
Qu'il soit othokératinisé , parakératinisé ou non kératinisé , l'épithélium gingival de surface comprend d'autres types cellulaires , dont
les mélanocytes et les cellules de Langerhans
Les quatre couches cellulaires de l’épithélium gingival de
surface orthokératinisé.
1: couche basale
2: couche épineuse
3: couche granuleuse
4: couche orthokératinisée.
 Les mélanocytes : se distribuent de façon homogène dans la couche basale , à intervalle régulier . Ce sont des cellules
'' étoilées'' . les mélanocytes produisent un pigment physiologique , la mélanine , à l'origine de la pigmentation .
La couleur mélanique de la gencive n'est pas liée à la densité des mélanocytes , qui est comparable quel que soit le
phototype des individus . Les variations de couleur dépendent des caractéristiques propres aux mélanosomes ( nombre ,
forme , distribution ) et des types chimiques de mélanine produits . L'eumélanine est un pigment de couleur brun-noir , la
pheomélanine est un pigment de couleur jaune-rouge .
Le rôle des mélanocytes gingivaux reste à éclaircir , ils seraient impliqués dans la régulation des processus immunitaires
 Les cellules de Langerhans
Remarque: : sont
desdes cellulesintrinsèques
facteurs présentatrices(d'antigènes impliquées
inflammatoires , dans le déclenchement précoce de
la réponse immunitaire. Elle sont
hormonaux ) localisées dans les couches( basale
ou iatrogènes tabac,etmédicaments
épineuse. Peu nombreuses
) dans un épithélium
sain , leur nombre augmente en cas d'inflammation de la gencive
peuvent activer la production de mélanine.
2)L'épithélium sulculaire et l'épithélium de jonction:
- L'épithélium sulculaire constitue la paroi muqueuse di sillon gingivodentaire .Cet épithélium est en continuité avec
l'épithélium gingival de surface et s'étend du sommet de la gencive , côté interne , jusqu'à l'épithélium de jonction .Bien
que pluristratifié avec une couche basale ancrée à la membrane basale , cet épithélium diffère de l'épithélium gingival de
surface . Il n'est jamais kératinisé ; les kératinocytes sont plus petits , les couches cellulaires diminuent progressivement en
direction de l'épithélium de jonction , les crêtes épithéliales sont irrégulières et moins nombreuses .
- l'épithélium de jonction , dénommé aussi épithélium jonctionnel , obture apicalement le sillon gingivodentaire. En
continuité avec l'épithélium sulculaire , il entoure et adhère à la dent . Cet épithélium n'est pas kératinisé ,il ne forme pas
de crête épithéliale et est bordé par deux membranes basales ( l'une le sépare du tissu conjonctif gingival et l'autre de la
surface dentaire) .
- La composante conjonctive de la gencive :
Le tissu conjonctif gingival , ou chorion gingival , est un tissu dense , innervé et vascularisé par de
très nombreux capillaires qui le rendent particulièrement réactif aux facteurs influant la circulation
sanguine .Ce chorion est composé de nombreux faisceaux de collagène constituant la charpente
rigide de la gencive .Ces faisceaux permettent également l'attache de la gencive à la surface
dentaire et à la surface osseuse .
La cellule dominante est le fibroblaste qui assure le remodelage matriciel . Les autres cellules
également présentes à l'état sain sont des mastocytes , cellules résidentes , et un petit nombre de
cellules inflammatoires ( polynucléaires macrophages , lymphocytes T et plasmocytes) situées à
proximité des capillaires et considérées comme des cellules de passage . Ces cellules ont un rôle
majeur dans la défense de la gencive constamment sollicitée et agressée par les micro-organismes
de la flore buccale. Ainsi , une gencive histologiquement saine , c'est-à-dire totalement dépourvue
de cellules inflammatoires , est une situation peu fréquente .
: Vascularisation et innervation de la gencive
: Vascularisation)1
Les tissus gingivaux sont irrigués par de multiples vaisseaux, cet apport vasculaire provient des branches des
: artères alvéolaires supérieures et inférieures, ce qui peut distinguer trois territoires vasculaires
Les artérioles supra-périostées : elles longent les faces vestibulaires, linguales et palatines de l'os
.alvéolaire et s’anastomosent avec les vaisseaux provenant du ligament parodontal et de l’os alvéolaire
Les artérioles du ligament parodontal : qui parcourent la gencive
et s’anastomosent avec quelques ramifications
.capillaires dans la zone du sillon gingivo-dentaire
Les artérioles inter dentaires : situées à l'intérieur
de l'os inter proximal et ressortant sur la crête
des procès alvéolaires inter proximaux pour vasculariser
la gencive
: Innervation)2
L’innervation de la partie gingivale du parodonte provient des
fibres nerveuses du ligament parodontal ainsi que des nerfs
: labiaux, buccaux et palatins
La gencive vestibulaire des incisives, des canines et des -
prémolaires maxillaires est innervées par des branches labiales
.supérieures du nerf infra orbitaire
La gencive vestibulaire des molaires maxillaires est innervée -
.par des branches du nerf dentaire supérieur et postérieur
La gencive palatine est innervée par le nerf grand palatin sauf -
.pour la zone retroincisive qui est parle nerf naso-palatin
La gencive linguale mandibulaire est innervée par le nerf -
sublingual. - La gencive vestibulaire des incisives et des canines
mandibulaire est innervée par le nerf mentonnier - La gencive
vestibulaire des molaires mandibulaires est innervée par le nerf
.buccal
En principe : Les troncs nerveux suivent généralement le même
.trajet que les vaisseaux sanguins
La physiologie de la gencive
La gencive grâce à sa situation anatomique concourt au maintien de la santé parodontale.
En effet, elle représente le premier élément en face de l'agression provenant du milieu buccal.
Ce rôle est assuré par l'ensemble de ses constituants :

A. Rôle de l'épithélium :
La protection est assurée par l'organisation particulière de l'épithélium qui contient:
• Des cellules en strates
• Des jonctions intercellulaires
• De la kératinisation : la kératine hutement insouluble sécrétée par les kératocytes , tapisse la partie
suoerficielles de l'épithélium et augmente leur resistance et leur imperméabilité aux substances étrangères .
• Et de la régénération.
«  Cette organisation rend l'épithélium imperméable et résistant aux agressions du milieu buccal »

B. Rôle du chorion
• La fixation : grâce au différents groupes de fibres.
• La défense : Il est assuré par les leucocytes et les lymphocytes existant au sein du conjonctif.
• Nutrition et rôle d'émonctoire : le chorion assure la nutrition de tous les constituants de la gencive grâce à sa
vascularisation terminale, cette dernière confére à la gencive le rôle émonctoire (élimination des déchets) .
Aspect clinique d’une
gencive saine
Une gencive saine a pour objet de maintenir les dents en place et de garantir la fonction masticatoire.
Souvent nous entendons parler de la maladie de gencives , et des risques que cette pathologie comporte. Il
s’agit en effet de l’une des premières causes de la perte des dents chez le patient adulte.
Les symptômes de la maladie parodontale ne se manifestent pas avant qu’elle ne soit déjà à un stade
avancé.
Lorsqu’un patient souffre de gingivitis ou de parodontite, la gencive saine devient alors enflammée, rouge
et généralement les gencives saignent lors du brossage des dents. Afin de pouvoir détecter ces maladies des
gencives, il est donc important de connaitre l’aspect de la gencive saine.
Une gencive saine est facilement reconnaissable par :
- La couleur: est décrite comme " rose corail " , mais l'intensité de la vascularisation et l'épaisseur de
l'épithélium gingival peuvent faire varier sa teinte . Une gencive épaisse est plus pâle qu'une gencive fine ,
sa vascularisation étant moins visible .Chez les sujets à phototype élevé , la gencive attachée présente
souvent une pigmentation mélanique d'origine ethnique . Absente à la naissance , apparaissant pendant
l'enfance ou à l'adolescence , la coloration mélanique se présente sous la forme d'une macule ou d'une plage
diffuse pigmentée , noirâtre, brune ou marron clair .
- Sa texture: est lisse dans sa partie libre et piquetée en peau d'orange dans sa partie attachée .La piqueté est
considéré comme inconstant , il est plus prononcé en vestibulaire qu'en lingual et plus important dans les
secteurs antérieurs que postérieurs . Par ailleurs , il évolue pendant la vie de l'individu ; il apparait vers cinq
ans et tend à disparaitre chez le sujet âgé .L'origine du piqueté semble être corrélée au mode d'agencement
de l'épithélium gingival de surface avec le chorion sous-jacent
Les caractéristiques anatomiques de la gencive saine
Physiologiquement, la gencive saine présente une couleur rose corail, sa texture est
piquetée en peau d’orange au niveau de la gencive attachée, sa consistance est ferme et
son contour suit le collet anatomique des dents (a). Elle peut présenter des colorations
mélaniques d’origine ethnique (b).
- La consistance: est ferme et résistante et étroitement liée à l'os sous-jacent sauf la marge libre mobile La
nature collagénique de la lamina propria et sa contiguïté avec le périoste de l'os alvéolaire déterminent la
fermeté de la gencive attaché . Les fibres gingivales contribuent la fermeté de la marge gingivale.
- Contour : Le contour ou la forme de la gencive varie considérablement en fonction de la forme des dents,
de leur alignement au niveau de l'arcade dentaire, de la situation de la zone de contact proximal, des
embrasures gingivales vestibulaires et linguales, ainsi que de l'état de santé de la gencive. La gencive
marginale entour les dents comme un collier et suit un contour festonné sur les surfaces vestibulaires et
linguales . il est homothétique par rapport aux collets dentaires

Appréciation clinique de l’épaisseur de la gencive. Le sondage à l’aide


d’une sonde parodontale permet d’apprécier la qualité de la gencive.
Si la sonde est visible au travers de la gencive, cette dernière peut être
qualifiée de fine (a)
si la sonde n’est pas visible, la gencive peut être qualifiée
d’épaisse (b).
- la hauteur : La hauteur de la gencive attachée varie selon les individus ; et les différents types de dents d’une
même personne ; généralement elle est plus grande dans la région des incisives : 3.5 - 4.5 mm dans le
maxillaire antérieur 3.3 - 3.9mm dans la mandibule antérieure. Et plus étroite dans la région postérieure : 1.9
mm dans la prémolaire maxillaire 1.8 mm dans la prémolaire mandibulaire. Elle tend à augmenter durant le
passage de la denture lactéale a la denture permanente ; jusqu’à la fin de l’adolescent ; cela liée à la
croissance du procès alvéolaire et à la position des dents. Donc ; lorsque les dents sont en position
vestibulaire ; la HGA vestibulaire diminue ; par contre ; une position dentaire linguale présente une HGA
vestibulaire augmentée. Cette valeur est aussi augmentée avec l’âge en raison de l’éruption passive des dents
dues à l’abrasion dentaire. la hauteur de la gencive attachée Hall, en 1982 .en a donné la définition suivante :
"La gencive attachée à une hauteur qui s`étend du bord de la gencive libre à la ligne muco-gingivale,
diminuée de la poche ou du sulcus mesurés à l’aide d’une sonde fine et en l`absence d`inflammation".

a. Gencive fine et réduite. b. Gencive épaisse et réduite. c. Gencive épaisse et haute.


Variations du morphotype gingival d’un site dentaire à un autre;
absence localisée de gencive attachée en vestibulaire de 43, gencive
attachée réduite en vestibulaire de 44 (1 mm de gencive libre ou
marginale, 1 mm de gencive attachée).

Lorsque la gencive est parfaitement saine, on observe aucune augmentation de l’espace entre les dents, et
surtout, il n’ existe aucun type de douleur.
La gencive saine ne saigne pas au brossage. Si vos gencives saignent lorsque vous procédez à l’hygiène
bucco-dentaire quotidienne, il est important de consulter rapidement le dentiste
Il est parfaitement possible de conserve une gencive saine toute la vie. Il suffit pour cela d’avoir une bonne
hygiène dentaire quotidienne : se brosser les dents au moins 2 fois par jours, utiliser le fil dentaire,
l’irrigateur buccal, etc…
Mais il est également de grande importance de faire une visite de contrôle tous les 6 mois, et faire
des nettoyages dentaires de façon régulière
 
La relation entre la santé du
corps et la santé de la gencive
Le monde médical, à la suite de recherches de plus en plus élaborées, a établi des liens étroits
entre les maladies des gencives et certaines maladies systémiques car la bouche est la porte
d'entrer du corps , la propagation des infections ne se fait pas uniquement par voie directe mais
aussi et surtout par les toxines produites par les microorganismes présents dans la bouche au
niveau des dents et du gencive . Le saignement des gencive n'est pas seulement un indicateur de
maladie , il contribue aussi à la propagation des toxines dans le système sanguin . Notamment le
,
diabète et les maladies de gencive ont des effets réciproques . Le diabète affecte l'état de la
gencive de l'individu , en revanche l'amélioration de la condition parodontale a une effet positive
sur le contrôle de diabète . Il y'a aussi des liens entre certains infections pulmonaires et les
bactéries présente dans la plaque dentaire qui peuvent être inspirer dans les poumons avec la
salive . De plus, les femmes enceintes atteintes d’une maladie des gencives courent un risque
d’une à sept fois plus grand de donner naissance à des bébés prématurés ou de poids insuffisant
.que les femmes qui ont des gencives saines ,

,
les principaux facteurs qui contribuent à l’apparition des maladies parodontales

hygiène dentaire conditions de santé qui nuisent


au système immunitaire, tels que
(brossage et utilisation de prise de certain
la soie dentaire)
le diabète non contrôlé, le stress, facteurs héréditaires tabagisme medicaments
la grossesse, le SIDA et la
inadéquate leucémie
: signes indiquant une possible maladie des gencives 
Mauvaise haleine persistant -
Gencives sensibles -
Saignements lors du brossage des dents ou de l’utilisation de la soie dentaire -
Gencives rouges, gonflées et sensibles au toucher -
Mobilité des dents -
Perte de dents -
Dents qui changent rapidement de position -
 
Conclusion
Penser à notre hygiène dentaire, c’est penser tout d’abord à nos dents. Par contre, nous négligeons souvent notre gencive, un
élément clef de notre hygiène dentaire. En plus de brosser les dents régulièrement et efficacement, on doit suivre quelques
astuces pour garder la gencive en santé :

Brosser et massez longuement votre gencive avec la brosse a dents

Passer la soie dentaire


Certes, passer la soie dentaire peut sembler ennuyeux mais reste un complément
essentiel de l’hygiène orale. Passer la soie dentaire prévient l’accumulation de
bactéries, déloge les particules alimentaires coincées et élimine la plaque et le
tartre. BONUS : bien nettoyer les dents et la gencive élimine la mauvaise haleine !

Rincer, rincer et rincer encore


Se brosser les dents élimine la plupart des bactéries nocives. Mais beaucoup
de bactéries sont tenaces. L’usage d’un rince-bouche après le brossage est
utile pour contrôler les bactéries indésirables.

Consommer des produits riche on vitamine C


Il a été démontré que le calcium aide à construire des dents solides et
la vitamine C est un antioxydant puissant qui joue également un rôle important
dans la synthèse du collagène, lequel vous aide à développer et maintenir
des gencives saines
Votre gencive est tout aussi importante, sinon plus, que vos dents,
mais elle est souvent négligée. Elle est la « fondation » de vos
dents. Suivez ces astuces simples et rapides afin d’éviter les soucis
et les maladies dentaires difficiles à maîtriser.
Références bibliographiques :

 ATLAS La gencive saine : la référence - Anatomie et histologie de la


gencive saine (Dr Sophie-Myriam DRIDI )
 EDMOND-PIERRE BENQUE, La parodontologie de A à Z.
 Anatomie dentaire. Professeur Muriel BRIX Professeur Jacques LEBEAU
Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits réservés.
 innervation et vascularisation de l’organe dentaire (CHU DE BENI
MESSOUS sevice d’odontologie conservatrice Pr. stambouli )
  La gencive( Le clib dentair.com)
 La gencive pathologique de l’enfant à l’adulte
 Parodontologie herbert F . wolf edith m klaus H rateitschak
Merci pour votre attention