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DIRECTION GENERALE DU TRESOR ET DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE

SEMINAIRE D’INFORMATION,
DE SENSIBILISATION ET D’ECHANGES SUR
LE RAPATRIEMENT DES RECETTES D’EXPORTATION.
GRAND-BASSAM, LES 8 ET 9 NOVEMBRE 2018

COMMUNICATION III

CONTRÔLE DU RAPATRIEMENT DES RECETTES D’EXPORTATION

Présenté par Monsieur SAVANE Mory


Directeur des Etablissements de Crédit et des Finances Extérieures

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DIRECTION GENERALE DU TRESOR ET DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE

SOMMAIRE
INTRODUCTION
RAPATRIEMENT
RAPPEL DU DISPOSITIF DE CONTRÔLE
DES RECETTES D’EXPORTATION
DU

RECETTES
PROCESSUS DE CONTRÔLE DU RAPATRIEMENT DES
D’EXPORTATION
EFFECTUES
LES RESULTATS DES CONTRÔLES SUR PLACE

FINANCIÈRES
INFRACTIONS À LA RÉGLEMENTATION DES RELATIONS
EXTÉRIEURES ET SANCTIONS
CONCLUSION

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DIRECTION GENERALE DU TRESOR ET DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE

INTRODUCTION

Direction de la Communication et des Relations Publiques


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DIRECTION GENERALE DU TRESOR ET DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE

INTRODUCTION

 Le contrôle est fait conformément à la réglementation des relations


financières extérieures en vigueur qui impose, pour toute exportation d’un
montant supérieur à dix millions de FCFA, la domiciliation, l’encaissement,
le rapatriement intégral auprès d’une banque résidente, des recettes
provenant de ladite exportation (hors UEMOA) ainsi que la cession des
devises correspondantes à la BCEAO à hauteur de 80% au moins.
 Toutefois, à la lumière des missions conjointes Trésor-BCEAO-Douanes
menées au cours de ces cinq dernières années auprès des intermédiaires
agréés et des exportateurs, il est ressorti des difficultés en matière de
rapatriement des recettes d’exportation, mettant en cause les dispositions de
la réglementation et les pratiques des autorités monétaires.
 Il importe dès lors de rappeler le dispositif du contrôle du rapatriement des
recettes d’exportation, d’en décrire le processus et de faire le bilan des
résultats des contrôles effectués sur place.

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I – RAPPEL DU DISPOSITIF DE
CONTRÔLE DU RAPATRIEMENT
DES RECETTES
D’EXPORTATION

Direction de la Communication et des Relations Publiques


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Cadre juridique du contrôle du rapatriement des recettes d’exportation (1/2)

Le fondement juridique du contrôle des relations financières extérieures est le suivant :

 Le Règlement n°09/2010/CM/UEMOA du 1er octobre 2010 relatif


aux relations financières extérieures des Etats membres de
l’UEMOA ;
 L’instruction n°03/07/2011/RFE relative à la constitution des
dossiers de domiciliation des exportations et à leur apurement ;
 La loi n°2014/134 du 24 mars 2014 sur le contentieux des
infractions à la réglementation des relations financières extérieures
des Etats membres de l’UEMOA ;
 L’arrêté 103/MEMEF/DGCTP du 26 juin 2000 fixant les
modalités de contrôle des relations financières avec l’étranger.
 L’Avis n° 002-06-2015 du 1er juin 2015 relatif aux modalités de
traitement du préfinancement des exportations de marchandises
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Cadre juridique du contrôle du rapatriement des recettes d’exportation (2/2)

Selon la Loi de 2014, sont habilités à constater les infractions à la réglementation des relations
financières extérieures :

 Les agents des douanes ;


 Les agents de la Direction des Etablissements de Crédit et des
Finances Extérieures (Trésor Public);
 Les autres agents assermentés de l’Etat, spécialement désignés
par le Ministre en chargé des Finances ;
 Les officiers de police judiciaire (police économique et
financière) ;
 Les agents de la BCEAO assermentés ou désignés par le
Gouverneur de la BCEAO.
Ces textes mettent à la charge des exportateurs et des banques des
obligations spécifiques. 7
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Obligations incombant aux exportateurs et aux intermédiaires agréés

Obligations incombant aux exportateurs : Obligations des banques :

Domiciliation du dossier d’exportation auprès d’une La banque domiciliataire est tenue de
banque si son montant excède 10 000 000 FCFA et s’il procéder au rapatriement effectif du produit des
est payé en devises ;  recettes d’exportation, via la BCEAO, à
hauteur de 80% au moins.
Encaissement et rapatriement dans le pays d’origine ,
auprès de la banque domiciliataire de l’intégralité des
sommes provenant des ventes de marchandises à
l’étranger, dans un délai d’un (1) mois à compter de la En principe, ce rapatriement effectif
date d’exigibilité du paiement ; (cession de devises à la BCEAO) doit
intervenir dès que l’encaissement est fait dans
les livres de la banque.*

NB: La date d’exigibilité du paiement est celle prévue au contrat commercial. Elle doit en
principe se situer dans un délai maximum de cent vingt (120) jours suivant
l’expédition des marchandises.

Au total et dans la pratique, l’encaissement et le rapatriement doit intervenir dans un


délai maximum de 150 jours ou 5 mois à compter de la date l’expédition des
marchandises.
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II – LE PROCESSUS DU CONTRÔLE
DU RAPATRIEMENT DES
RECETTES D’EXPORTATION

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Le contrôle à priori ou contrôle sur pièces


C’est un contrôle exercé depuis les bureaux de l’Administration. Il renvoie à un examen des documents,
déclarations et autres pièces justificatives contenues dans le dossier ou les informations communiquées par les
opérateurs économiques.

Ces contrôles portent sur:

C’est un suivi des acteurs, à travers les états périodiques de


Le Suivi des domiciliations et
apurement des dossiers domiciliations et d’apurement des dossiers d’exportation
d’exportation transmis par les banques.

Le suivi de ces préfinancements se faisait avec les lettres de


déclaration au Trésor Public.

Avec l’Avis n° 002-06-2015 du 1er juin 2015 relatif aux modalités de


Le suivi des préfinancements traitement du préfinancement des exportations de marchandises, les
opérateurs économiques doivent désormais adresser leurs déclarations
aux intermédiaires agréés.

Elles doivent être présentées au visa préalable des Finances


Les exportations sans paiement Extérieures pour le contrôle de la régularité des mentions
(au sens strict) portées sur la facture , les engagements de change et des
attestations d’exportation.

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Le contrôle à postériori ou contrôle sur place et sur pièces (1/5)


Le contrôle à postériori est exercé après la réalisation de l’opération d’exportation. Il se déroule sur place et sur
pièces auprès des entreprises exportatrices et des intermédiaires agréés.

Ces contrôles portent sur:

Il peut se résumer en cinq points:

l’envoi d’un avis de passage au moins une semaine avant le début du


contrôle;
L’avis qui est signé par le Directeur Général du Trésor et de la
Comptabilité Publique doit comporter les années, la liste des pièces objet du
contrôle et la durée probable de contrôle;
La vérification des éléments du contrôle et la restitution des résultats;
La notification à l’entreprise, pour avis, d’un procès-verbal provisoire:
l’opérateur économique dispose d’un délai de 15 jours pour justifier des
éventuels manquements relevés;
La confirmation du procès-verbal donnant lieu à un procès-verbal définitif
adressé à l’opérateur économique.
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Le contrôle à postériori ou contrôle sur place et sur pièces (2/5)

CONTRÔLE AUPRES DES EXPORTATEURS

Le contrôle vise à s’assurer auprès de ces sociétés, du respect des


procédures de constitution des dossiers de domiciliation d’exportation et
du rapatriement du produit de leurs recettes par leur encaissement auprès
de la banque domiciliataire.
A cet effet, la mission procède à trois (03) niveaux de vérification ci-
après :

 Existence physique des documents d’exportation


Contrôle de l’existence physique des documents d’exportation au regard
de la valeur des exportations figurant au bilan de l’entreprise contrôlée
(factures, engagements de change, et attestations d’exportation).

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Le contrôle à postériori ou contrôle sur place et sur pièces (3/5)

 Contrôle du respect des obligations de domiciliation


 
Vérification du respect des obligations de domiciliation de tous les
dossiers d’exportation en dehors de la zone UEMOA
dont le montant excède 10 000 000 FCFA et de l’obtention du
visa de la Direction chargée des Finances Extérieures pour les
exportations hors UEMOA payées en FCFA et des exportations
ne donnant lieu à aucun paiement (exportation sans paiement).
 
 Contrôle du respect des obligations de rapatriement
 
 Vérification de l’encaissement par l’opérateur économique des
produits issus des exportations hors UEMOA à travers les avis
de crédit ou relevés bancaires insérés dans les dossiers.
 Vérification du délai de rapatriement des recettes d’exportation
(150 jours à compter de la date d’expédition des marchandises)

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Le contrôle à postériori ou contrôle sur place et sur pièces (4/5)

CONTRÔLE AUPRES DES BANQUES

Ce contrôle vise à s’assurer auprès des banques, du respect des procédures de constitution des dossiers de
domiciliation d’exportation et du rapatriement du produit de leurs recettes en cédant au moins 80% des
devises encaissées à la BCEAO.
A cet effet, la mission procède à deux (02) niveaux de vérifications:

 Respect des obligations liées à la tenue des dossiers d’exportations domiciliés


La banque domiciliataire est tenue de constituer un registre des domiciliations. Au fur et à mesure du
suivi du dossier ainsi constitué, la banque domiciliataire reversera dans celui-ci les pièces ci-après :
 Engagement de change portant le n° de domiciliation ;
Contrat d’exportation ou facture portant le n° de domiciliation du dossier ;
Attestation (titre) d’exportation visée par les Douanes ivoiriennes portant le numéro de
domiciliation, la date d’ouverture du dossier, le cachet de la banque et la signature d’un agent
accrédité ;
Avis de débit en comptes étrangers de la banque domiciliataire ;
Avis de crédit du compte de l’exportateur ;
Attestation de cession de devises ;
Avis de transfert reçu via BCEAO ;
Éventuellement, des pièces justifiant les reversements effectués à l’acheteur étranger.

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Le contrôle à postériori ou contrôle sur place et sur pièces (5/5)

CONTRÔLE AUPRES DES BANQUES

 Respect des obligations liées au rapatriement effectif des recettes


d’exportation

La banque domiciliataire est tenue de procéder au rapatriement effectif du


produit des recettes d’exportation, via la BCEAO, à hauteur de 80% au moins.
(Art. 4 de l’Instruction n° 03/07/2011/RFE)

Ce rapatriement effectif (cession de devises à la BCEAO) doit intervenir dès que l’encaissement est fait dans les
livres de la banque.
A cet niveau, les deux principaux indicateurs analysés sont les suivants:

Le taux de rapatriement effectif ou taux d’apurement = Montant rapatrié via la BCEAO (avis de transferts reçu
via la BCEAO) / Montant total à rapatrier (domiciliation).

Le taux de cession de devises par les banques = Montant rapatrié via la BCEAO (avis de transfert reçu via la
BCEAO) / Montant encaissé et rapatrié par les exportateurs (avis de crédit).

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Restitution du contrôle

Elle se fait en trois(3) étapes:

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III - LES RESULTATS DES


CONTRÔLES SUR PLACE
EFFECTUES

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Résultats de la mission auprès des exportateurs (1/2)


 Un contrôle conjoint effectué , par le Trésor Public, la BCEAO et les Douanes , du 06
juin au 24 juillet 2017 auprès de 35 exportateurs sur le respect de la réglementation
en matière de rapatriement des recettes d’exportation au titre des années 2015 et 2016.
 Le contrôle a été axé sur l’examen de 16 395 dossiers supposés non apurés transmis
par les banques sur la période de janvier 2015 à décembre 2016 .

Montant des Montant des


Montant total des
Rubriques Montant des dossiers Montant des dossiers
factures définitives Montant total Taux de
  exportations à n’appartenant dossiers d'exportation
des dossiers rapatrié via les rapatriement
  rapatrier selon les pas aux domiciliés expurgés des
d'exportation à banques en FCFA via les banques
  banques en FCFA structures doublement doublons et des
rapatrier en FCFA (6) (7)=(6)/(5)
Années (1) contrôlées en ( en FCFA (3) dossiers inexistants
(5)
FCFA (2) 4=(1)-(2)-(3)

2015 1 626 739 468 988 34 257 173 830 24 800 445 402 1 567 681 849 756 1 631 024 986 503 1 517 041 061 563 93,0%

2016 1 999 825 805 388 22 078 654 267 29 783 098 601 1 947 964 052 521 2 026 211 719 822 1 926 220 129 262 95,1%

TOTAL 3 626 565 274 376 56 335 828 097 54 583 544 002 3 515 645 902 277 3 657 236 706 325 3 443 261 190 825 94,1%

Constat: Fort taux de rapatriement des devises par


les exportateurs contrôlés aux banques
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Résultats de la mission auprès des exportateurs (2/2)

 Dans l’ensemble, une mauvaise tenue des dossiers d’exportation. Les avis de crédit ne sont pas toujours inclus
dans les dossiers d’exportation;

 Les avis de crédit et les relevés bancaires ne précisent pas la ou les factures (s) concernée (s) par le transfert. Il
apparaît donc des difficultés de rattachement des transferts reçus au dossier d’exportation;

 Certaines domiciliations sont faites avec les factures pro-forma qui sont généralement différentes des factures
définitives;

 Une facture définitive est souvent établie pour plusieurs factures pro-forma. Cela pose un problème de suivi
des dossiers;

Les procédures de traitement des préfinancements sont, en général, méconnues par les exportateurs.
Certains rapatriements sont faits au delà des 150 jours après expédition des marchandises;
 Certaines recettes sont encaissées dans une banque autre que la banque de domiciliation sans informer cette
dernière de la réception des fonds.

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Résultats de la mission auprès des banques (1/2)


 Un contrôle conjoint effectué , par le Trésor Public et la BCEAO du 15 janvier au 10
février 2018 auprès de 11 banques portant sur 13 265 dossiers d’exportation pour
lesquels les exportateurs ont déclarés avoir encaissés les recettes qui y sont issues via
une banque. Il a donc porté sur les dossiers de 2015 et 2016.

Montant encaissé par les


Montant encaissé par les Contre valeur en FCFA
banques pour lequel les
banques et pour lequel les Montant total encaissé par des devises cédées à la Taux de cession des devises
exportateurs ne les ont pas
exportateurs les ont informées les banques (3)=(1)+(2) BCEAO par les banques à la BCEAO (5)=(4)/(3)
informées de la réception des
de la réception des fonds (1) (4)
fonds (2)

2015 248 988 355 021 1 172 260 806 106 1 421 249 161 127 36 696 328 425
2,6%

2016 685 663 432 121 1 280 748 719 223 1 966 412 151 344 7 583 197 756
0,4%

TOTAL 934 651 787 142 2 453 009 525 329 3 387 661 312 471 44 279 526 181
1,3%

Constat: Faible taux de cession des devises par les


banques contrôlées à la BCEAO
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Résultats de la mission auprès des exportateurs (2/2)

Dans l’ensemble, la gestion des dossiers d’exportation est peu satisfaisante;


En général, les dossiers ne comportent pas toutes les pièces requises;
 Les avis de transfert reçu via la BCEAO et les attestations de cession de
devises ne sont pas, inclus dans les dossiers;

Les cessions de devises à la BCEAO ne sont pas détaillées par dossier


domicilié;

Le numéro d’ordre des domiciliations n’est pas respecté par certaines
banques.

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IV - INFRACTIONS À LA
RÉGLEMENTATION DES RELATIONS
FINANCIÈRES EXTÉRIEURES ET
SANCTIONS.

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Infractions
Les infractions sont définies et sanctionnées par la Loi n° 2014-134 du 24 mars 2014 sur le contentieux des
infractions à la réglementation des relations financières extérieures des Etats membres de l’UEMOA.

 Définition de l’infraction au sens de la Loi

Constitue une infraction à la réglementation des relations financières extérieures, toute violation des dispositions du Règlement n°
09/2010/CM/UEMOA, du 1er octobre 2010. Particulièrement, les principales infractions aux dispositions règlementaires en matière de
domiciliation et de rapatriement des recettes d’exportation sont les suivantes:

o Non tenue du répertoire des registres (banque uniquement);


o Faiblesse dans la tenue des répertoires (banque uniquement) ;
o Absence dans les dossiers de titres d’exportation (Attestation d’exportation) visé par la Douane ;
o Absence dans les dossiers d’Engagement de Change ;
o Absence d’avis de crédit ou relevés bancaires du compte de l’exportateur;
o Non respect des procédures de domiciliation;
o Non respect des procédures de traitement des préfinancements;
o Non rapatriement des recettes d’exportation;
o Non respect des délais de rapatriement;
o Non respect du taux de cession des devises à la BCEAO;
o Rapatriement via la BCEAO sur une base globale sans rattachement direct aux dossiers de domiciliation.
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Sanctions(1/3)
Peines principales pour infractions à la règlementation des changes(1/2)
 Personnes physiques coupables

(i) Peines d’emprisonnement : 1 à 5 ans ferme.

(ii) Amendes : au minimum 1 fois le montant de l’infraction et au maximum 5 fois ledit montant.

 Personnes morales coupables autres que les établissement de crédit

Amendes : au minimum 1 fois le montant de l’infraction et au maximum 5 fois ledit montant, sans
préjudice de l’application des peines prévues pour les personnes physiques, aux représentants de la
société coupable comme auteurs ou complices de l’infraction à la R09.

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Sanctions(2/3)
Peines principales pour infractions à la règlementation des changes(2/2)
 Etablissements de crédit coupables

(i) Sanctions prises par la BCEAO ou la Commission Bancaire de l’UMOA, conformément


aux dispositions pertinentes de l’ordonnance n° 2009-385 du 1er décembre 2009, portant
réglementation bancaire en République de Côte d’Ivoire.

(ii) Sans préjudice de l’application des peines prévues pour les personnes physiques, aux
représentants de l’établissement de crédit coupable comme auteurs ou complices de
l’infraction à la R09.

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Sanctions(3/3)
Sanctions spécifiques pour non rapatriement
(i) Amendes à l’encontre des personnes physiques ou morales
coupables, autres que les établissements de crédit : au minimum
1 fois le montant non rapatrié et au maximum 2 fois ledit
montant.

(ii) Sans préjudice de l’application des mêmes peines aux


représentants la société coupable du non rapatriement des
recettes d’exportation comme auteurs ou complices de ladite
infraction.

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DIRECTION GENERALE DU TRESOR ET DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE

CONCLUSION

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Conclusion

Le contrôle du rapatriement des recettes


d’exportation et l’application des sanctions qui
en résultent pourrait permettre à l’Union de
préserver ses réserves de change (devises).

Par conséquent, une application rigoureuse de la


règlementation en vigueur par les différents
acteurs contribuera à une croissance
économique soutenue et durable dans l’espace
UEMOA.
28
MERCI
Pour votre

ATTENTIO
N