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Introduction à la diagénèse

La transformation des roches est un exercice complexe que l’on ne peut que très difficilement
schématiser. Il existe des processus de transformation qui permettent à un utilisateur non
spécialiste de déterminer pas à pas quelle transformation a subi une roche en fonction de petits
tests (dureté, couleur, réaction à l’acide etc.…). La diagenèse est l'ensemble des processus qui
interviennent dans la transformation des sédiments en roches sédimentaires ; ils peuvent
débuter sur le fond (si sédimentation aquatique), la diagenèse est dite précoce ou se
poursuivre quand ils sont enfouis sous d'autres sédiments, la diagenèse est dite tardive.
Cette étude a pour but de permettre à toute personne, quelle qu’elle soit, de mieux cerner la
notion de système pétrolier. La poursuite de cet objectif nous emmènera, dans un 1er temps,
à chercher à expliquer le système pétrolier dans un contexte général. Ensuite, nous verrons
les processus de l’enfouissement. Enfin, nous essayerons, d’expliquer comment
l’enfouissement conditionne les propriétés petro-physiques.
I . Généralités sur le Système pétrolier :
D’un point de vue strictement géologique, les hydrocarbures conventionnels et
non conventionnels résultent d’un seul et même processus, la transformation de
la matière organique contenue dans certaines couches géologiques – la roche-
mère – au cours des temps géologiques par augmentation de la température et de
la pression à mesure de son enfouissement. Pour obtenir des hydrocarbures
liquides (pétrole), il faut que la température de la roche-mère atteigne 70 à 80°c
ce qui correspond à un enfouissement de l’ordre de 2 à 2,5 kilomètres. Pour les
hydrocarbures gazeux, cette température doit atteindre 100 à 110°c. En fonction
de la nature de la roche-mère (lacustre, marine ou terrestre) les hydrocarbures
générés seront différents. (Cf. Figure)
Dans le cas des gisements dits conventionnels, une partie plus ou moins importante des

hydrocarbures générés dans la roche-mère est expulsée hors de cette roche-mère. Par
simple gravité, les hydrocarbures liquides ou gazeux – plus légers que l’eau contenue
dans les sédiments – se déplacent vers une roche poreuse et perméable – le réservoir –
dans lequel ils vont pouvoir se stocker. Si, au-dessus de ce réservoir, il existe une couche
imperméable – la couverture – qui empêche la migration de ces hydrocarbures jusqu’à
la surface et qu’une structure tectonique – le piège – permet de les concentrer, on a
alors un gisement conventionnel qui sera d’autant plus facile à exploiter que la qualité
du réservoir sera bonne. Les gisements conventionnels nécessitent donc la réunion
d’une série de facteurs favorables dans une même partie d’un bassin sédimentaire. On
peut dès lors les considérer comme des « anomalies géologiques » expliquant leur
rareté.
II. Processus d’enfouissement de la roche mère
III. La petro physique
La pétrophysique est l'étude des propriétés physiques et chimiques des roches et leurs interactions avec les
fluides. Une application majeure de la pétrophysique consiste à étudier les réservoirs pour l'industrie des
hydrocarbures. Les pétrophysiciens sont employés pour aider les ingénieurs des réservoirs et les
géoscientifiques à comprendre les propriétés de la roche du réservoir, en particulier la façon dont les pores
dans la sous-surface sont interconnectés, contrôlant l'accumulation et la migration des hydrocarbures.
1. Les conditions des propriétés petro physique
a. La lithologie
Branche de la géologie qui étudie la composition des sédiments ou des roches, comprenant les caractéristiques
physiques et chimiques, telles que la couleur, la composition minéralogique, la dureté ou la taille des grains.

b. La migration en eau
A partir de la roche mère où elles sont nées, les molécules d'hydrocarbures, de par leur légèreté,
entament un parcours ascendant vers la surface. Elles se concentrent dans les roches poreuses et
sont bloquées par les roches imperméables. Ainsi se créent les gisements de pétrole et gisement
de gaz.
La porosité
La porosité est l'ensemble des vides (pores) d'un matériau solide, ces vides sont remplis par des
fluides (liquide ou gaz). C'est une grandeur physique comprise entre 0 et 1 (ou, en pourcentage,
entre 0 et 100 %), qui conditionne les capacités d'écoulement et de rétention d'un substrat (voir
aussi Loi de Darcy).
La porosité est aussi une valeur numérique définie comme le rapport entre le volume des vides et
le volume total d'un milieu poreux 
La perméabilité
La perméabilité traduit l’aptitude de la roche à se laisser traverser par l’eau, sous l’effet
d’une pression (ou gradient hydraulique). Plus la perméabilité est élevée, plus l’eau
s’écoulera vite.
Cette perméabilité est due à l’existence d’une porosité efficace, c’est-à-dire à l’existence
de vides interconnectés. Selon le type de porosité, il existe une perméabilité « en petit »
(circulation dans les pores) et une perméabilité « en grand » (circulation dans les fissures,
fractures, karsts…) qui peuvent cohabiter au sein d’une même roche (craie fissurée ou
karstique par exemple).
c. L’accumulation
 Une accumulation de pétrole associé à de l’eau et du gaz se forme dans la couche perméable sous-jacente
créant ainsi une roche-réservoir en dessous de la roche-couverture. Dans ce réservoir poreux, le gaz
s’accumule au-dessus du pétrole brut, lequel se retrouve au-dessus de l’eau en raison des densités
respectives de ces produits (le gaz naturel est plus léger que le pétrole, lui-même plus léger que l’eau).