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La relation du Maroc

avec les pays


asiatiques
Le cas de la chine : :
Préparé par : Soumis à l’encadrement du Pr :
Ikrame Guimimi Adil Faraj
Hakim Bacharif
Mohamed Rahho
Sommaire :

Introduction

I. Le cadre général des relations Maroco-chinoises:

1. Le cadre juridique et institutionnel des relations Maroco-chinoises

2. La diplomatie économique Maroco-chinoise

II. L’impacte des relations Maroco-chinoises sur l’employabilité :

1. Les investissements chinois au Maroc

2. Les secteurs favorisant l’employabilité au Maroc

Conclusion

Bibliographie
Introduction

 La relation économique et commerciale sino-marocaine est une relation caractérisée par la coopération et le partenariat

 Le Maroc a connu, en l’espace d’une décennie, de profondes transformations. Ses relations internationales se sont
diversifiées, tant au niveau des acteurs qu’à celui des orientations stratégiques de sa politique étrangère.

 La Chine, 2e puissance économique, commerciale et militaire au monde, est le 4e partenaire commercial du Maroc qui
est à son tour son 2e partenaire commercial le plus important en Afrique.

 Viviers de la croissance démographique mondiale, corridors incontournables du commerce international, mannes de


richesses naturelles, la Chine et le Maroc ont construit un avenir ensemble .Si les cultures sont différentes, les défis à
relever et les ambitions à concrétiser se rejoignent. Ce n’est donc pas un hasard si, depuis le début du millénaire, la
coopération sino-africaine a connu une évolution très rapide.
Historiquement

195 196
1345 8 le Maroc a établi des 3 La visite officielle 1971 Reconnaissance de
Le voyage d’Ibn effectuée au Maroc
relations la République
Batouta jusqu’à la par l’ancien Premier
diplomatiques avec populaire de Chine
chine ministre chinois,
la Chine, au sein de l’ONU
Zhou Enlai,

Le 2ème pays l’élargissement et au


Le vecteur de
africain à le faire développement des Une relation d'amitié
rapprochement
avec la République relations sino- réelle a été fondée
Maroco-chinois
Populaire de Chine. marocaines.
PROBLÉMATIQUE :
Est-ce que les relations sino-marocaines sont fondées sur
des bases d’amitiés sincères et réelles ou c’est uniquement
la recherche d’intérêts ?
1. Le cadre général des relations Maroco-chinoises:

Afin de cerner le sujet, il convient de poser les fondements essentiels de la relation entre le Maroc et la chine et suivre le
chronologie des conventions et des partenariats et de souligner l’ensemble des intuitions qui portent objet de la présente
coopération :

Les relations bilatérales entre le Maroc et la Chine sont régies par « l’accord commercial et économique » signé à
Rabat le 28 mars 1995 et entré en vigueur en 1999. Les dispositions de cet accord prévoient un octroi mutuel de
facilités douanières en vue d’encourager le développement de la prospection commerciale dans l’objectif de dynamiser
les échanges bilatéraux entre les deux partenaires. Par la suite, ce cadre a été enrichi par la signature d’autres
conventions relatives à des domaines spécifiques (santé, agriculture, travaux publics…). Jusqu’à présent, la coopération
économique et commerciale a produit des résultats faibles et se caractérise avant tout par un rapport de force en la
défaveur du Maroc
Section 1 : Le cadre juridique de la relation entre le Maroc et la chine :

Afin de réponde a notre réflexion , il convient de tracer l’ensemble des fondements juridiques notamment les majeures
conventions bilatérales réalisées entre les deux pays :

28 octobre 1999
• Accords de coopération dans les domaines économiques et techniques

24 mars 2000

• Convention de coopération économique et technique pour la réalisation des projets de développement économique

6 février 2002 : Accord de Coopération dans le domaine du tourisme et télévision, ainsi qu’un accord de coopération entre l’agence Maghreb Arabe presse et
agence de presse chinoise

en 2003 : création du conseil d’affaires sino-marocain

20 juillet 2012 : Un mémorandum d’entente établissant un mécanisme de coopération bilatérale dans le domaine des mesures de
défense commerciale

20 mai 2015 : Convention visant le renforcement de la coopération bilatérale et l’encouragement de l’investissement entre chambres de
commerce, d’industrie et de services de Rabat et Hangzhou de la Chine

25 février 2016 : Un Mémorandum d’entente visant a consolider les relations de coopération entre le Maroc et La Chine dans le domaine
de l’irrigation
Section 1 : La diplomatie économique Sino Marocaine

 L’intelligence diplomatique chinoise a permis au début des années 50 la pénétration lente et efficace dans le
marché marocain. Le 1er novembre 1958, le Maroc a établi des relations diplomatiques avec la Chine,
devenant ainsi le 2ème pays africain à le faire avec la République Populaire de Chine. La visite officielle
effectuée en 1963 au Maroc par l’ancien Premier ministre chinois, Zhou Enlai, a été couronnée de succès et a
contribué à l’élargissement et au développement des relations sino-marocaines. En 1964, le gouvernement
chinois a envoyé 30 étudiants au Maroc, pour la première fois. C’était un événement culturel important, après
la visite au Maroc de Zhou Enlai. La tournée de ce dernier dans 14 pays asiatiques et africains en 1963 a
permis de créer les conditions favorables au développement de la diplomatie chinoise, en faisant de la
formation, d’un grand nombre de professionnels connaissant des langues étrangères, une priorité urgente.

 Il faut noter aussi que la chine a opté depuis le début des années 1990 une stratégie d’expansion de la Chine
en Afrique, on parle désormais de « l’offensive économique chinoise en Afrique » 2 De nos jours, on constate
une présence massive des chinois sur le marché marocain, et plus précisément à Casablanca.
 la Chine a signé plusieurs accords et coopérations avec le Maroc notamment dans le secteur économique et industriel. En ce qui
concerne le volume d’échange, on constate qu’il n’y a pas un équilibre entre la Chine et le Maroc en terme d’échange puisque la Chine a
enregistré une forte progression en terme d’exportation vers le Maroc pour devenir le 3éme fournisseur puisqu’elle a enregistré en 2007
presque 3,54 milliards de DH et qui sont constitués principalement par des biens d’équipements, l’électroménager, le thé vert, les
habits…Contrairement au Maroc qui reste timide dans ses exportations vers la chine puisqu’il a juste enregistre 590,7millions de DH en
2007 et il s’agit de produits électriques, les poissons, l’électroménager, le phosphate… Ainsi, les stratégies que la chine a poursuivi pour
atteindre l’ensemble de ses objectifs ainsi les facteurs de compétitivité de ses produits qui ne cessent pas de prendre des parts de marché
aux produits marocains en terme de concurrence et d’avoir une grande part de marche marocaine, ainsi que les stratégies poursuivies par
les autorités marocaines pour limiter cette invasion massive des produits chinois.

 Egalement, il faut souligner les principaux lieux d’installation et comment les commerçants chinois ciblent leur marché pour attirer le

maximum de clientèle et d’accroître leurs ventes. Aussi, on va traiter les effets de cette invasion sur l’économie marocaine aussi

bien les effets positifs que les effets négatifs.


II- l’impact des relation Maroc-Chinoises sur
l’employabilité :

Dans le contexte actuel de mondialisation intense, l’économie de la connaissance est


incontestablement un levier de développement important et un secteur générateur d’emplois.
L’intensification de la relation entre la Chine et le Maroc impose d’élargir le spectre de la
coopération à des domaines porteurs, ce qui nous pousse à traiter de manière non exhaustive,
un éclairage particulier et qui peut être porté sur trois secteurs prometteurs et à forte valeur
ajoutée : l’économie de la connaissance, le tourisme et les énergies renouvelables
Section 1 : Les investissements chinois au Maroc :

Le Maroc est en pole position pour accueillir des investissements industriels chinois ,avec sa
position stratégique il est sans doute la plateforme des investissements envisagés par les
différentes puissantes du monde, Il s’est engagé dans une dynamique de réformes
ambitionnant d’asseoir les bases d’une croissance forte et génératrice de revenus, faisant de
l’amélioration du climat des affaires au Royaume un choix stratégique visant à bâtir une
économie solide, à réunir les conditions d’un développement durable et équilibré, mais aussi de
faire face aux défis de la productivité et de la compétitivité internationale. Ces réformes,
menées sur les plans législatif, réglementaire et institutionnel ont permis aux investisseurs
surtout étrangers de pratiquer leurs affaires au Maroc dans un climat attractif et attrayant.
A titre d’exemple on cite une trentaine d’entreprises chinoises à miser sur le Maroc :
• Huawei, Covec, ZTE, China Exim Bank, Bank Of China… elles sont une trentaine d’entreprises

La majorité opère dans les secteurs des télécommunications et du BTP dont elles ont intégré le
marché à travers la construction des autoroutes du Maroc. La Covec est également l’une des sept
entreprises à participer à la construction de la ligne à grande vitesse. Bank of China, la plus
ancienne institution financière chinoise, lui a emboité le pas en ouvrant en mars dernier son bureau
de représentation au Maroc à vocation africaine, qui opèrera sous le statut Casablanca Finance City.
Le bureau de Bank of China à Casablanca portera une triple mission. Il vise en premier lieu à
accompagner et à soutenir la stratégie de développement des entreprises chinoises en Afrique
francophone. D’autre part, il offrira aux entreprises marocaines et africaines souhaitant intensifier
leurs relations commerciales avec la Chine son réseau sur place, son savoir-faire et sa parfaite
connaissance du marché chinois. Enfin, d’un point de vue stratégique, cette nouvelle entité
participera au financement des échanges commerciaux Afrique-Chine.
Du côté́ marocain, l’espoir est qu’en attirant les investissements chinois, le Maroc connaisse une
croissance industrielle plus rapide, une augmentation des opportunités d’emploi local ainsi que des
transferts de technologie. Du côté́ chinois, nous voyons trois raisons pour cet intérêt croissant pour le
Maroc et ces dernières peuvent être une réponse partielle à notre problématique : Premièrement, le
Maroc offre un niveau de stabilité́ politique attrayant. Deuxièmement, le Maroc constitue une
passerelle vers l’Europe pour les entreprises chinoises. Ses coûts de main-d’œuvre sont
concurrentiels, ses infrastructures de transport relativement bonnes, et le royaume possède un statut
commercial préférentiel avec l’Union européenne (et les Etats-Unis).Le Maroc étant, dans une moindre
mesure, perçu par la Chine comme une passerelle commerciale vers les pays d’Afrique de l’Ouest. Par
ailleurs, les principales banques marocaines ont les réseaux africains pour accompagner les
entreprises chinoises sur l’ensemble du Continent.
Section 2 : Les secteurs favorisant l’employabilité au
Maroc:

Le potentiel d’emplois chinois pourrait atteindre 85 millions, selon les estimations de la Banque
mondiale, et, d’après son ancien économiste en chef, Justin Lin, près de 10 % de ces emplois
pourraient revenir à l’Afrique. Et là ; le Maroc peut en capter une part non négligeable. Les États
qui souhaitent en bénéficier, doivent mettre en place des mesures adéquates. Et le Royaume
s’y est mis avec ses différents plans sectoriels (industrie, agriculture, automobile, énergie
verte…). Parmi les secteurs concernés et que la chine peut cibler pour favoriser l’employabilité
on cite :
 Le secteur de télécommunications : Dans les télécoms, l’exemple de l’équipementier Huawei, implanté dans
le pays depuis 2006, commercialise ses smartphones aux particuliers, mais travaille également sur de gros
marchés avec les opérateurs télécom sur les infrastructures qu’ils ont en charge.

 Le secteur automobile, les opérateurs chinois se sont rapprochés de deux groupes marocains, notamment
Riad Holding Motors (assemblage de camions chinois de marques BAW, Sinotruk et des bus Zhong Tong
Bus) et Auto Hall (projet avec le constructeur automobile chinois Dongfeng, du groupe ZNA, pour
l’assemblage et la distribution au Maroc et en Afrique de l’Ouest), ils vont vraisemblablement franchir une
autre étape L’irrésistible percée chinoise en Afrique suscite un certain nombre de critiques. «
Néocolonialiste », « prédatrice », « hégémonique », « impérialiste », sa montée en puissance est souvent
pointée du doigt dans les pays développés.
 Agriculture et agroalimentaire : plusieurs opportunités d’investissement prometteuses sont offertes par le Maroc
dans le domaine de l’agriculture et de l’agroalimentaire dont L’action commune sino-marocaine (une véritable
synergie novatrice) autour de la question alimentaire en Afrique procède de la double logique d’une part du
partenariat stratégique mis en place lors du voyage de SM le Roi Mohammed VI à Beijing en mai 2016 et d’autre
part, des différents accords signés par le Maroc avec plusieurs pays africains à l’occasion de visites royales dans
le continent.

Figurent parmi les reproches adressés à l’Empire du milieu : l’absence de conditionnalité au respect des droits de
l’homme, la destruction de l’emploi local, le dumping, l’endettement des pays africains, le non-respect des normes
environnementales. Il est vrai que la méthode chinoise sur laquelle repose la politique de coopération lui confère
une place unique par rapport aux autres puissances. Comme le souligne L. Vairon, « la Chine émerge
progressivement dans cet espace méditerranéen comme un partenaire certes moins puissant que les États-Unis,
mais plus habile, plus stable et moins dominateur et moralisateur que les Européens »
Conclusion

 La chine a misé sur la grande carte : celle de l’Afrique et s’est focalisé sur les secteurs les plus
importants et les plus rentables dans la plupart des pays de l’Afrique notamment le Maroc Les
deux pays semblent complémentaires sur plusieurs points. En ce qui concerne la Chine, le Maroc
représente une destination privilégiée grâce à son positionnement géostratégique comme
plateforme La bonne nouvelle alors, est que cette concurrence chinoise pourrait inciter les
industries marocaines à s’adapter pour le meilleur intérêt des consommateurs ; c’est-à-dire celui
des Marocains. Et si les produits chinois pouvaient atteindre plus facilement le Maroc, c’est que
ce dernier pourrait exporter plus aisément en Chine, et les entrepreneurs marocains auront plus
de facilités pour atteindre l’un des plus grands marchés dans le monde, celui de la Chine. La
mauvaise nouvelle est que, à l’heure actuelle, plus de la moitié des exportations marocaines est
constituée seulement par des minéraux (de plomb, de cuivre, de zinc…), des circuits intégrés, des
engrais chimiques ou des débris de cuivre.
Suite

 C’est principalement la production des grandes industries marocaines, alors que les
très petites et moyennes entreprises ont du mal à se retrouver dans ce modeste
tableau des exportations marocaines. Certes, cela nous montre l’incapacité de
plusieurs entreprises marocaines à relever le défi de la concurrence. Mais ceci est
dû principalement à la protection de l’État qui reste un handicap majeur à
l’émergence de marché libre, constitue un obstacle à un fonctionnement efficace, et
d’allocation optimum des ressources rares
Bibliographie :

 Ouvrage spéciaux :
 Anabelle Masclet, comprendre la chine, Ulyesse,le plaisir de mieux voyager p
10.33.

 Thierry Robin, Berliet, un constructeur automobile français face au marché chinois


(années 1950-1960), Dans Relations internationales 2011/2 (n° 146), pages 43 à 58

 Rachid Rhattat, La relation économique et commerciale sino-marocaine : De la


coopération au partenariat stratégique ,235-249
 Rapports :
 Fathallah Oualalo : Rapport de: Chine - Maroc - Afrique Un partenariat
agroalimentaire novateur
 Tarik EL Malki : Nouvelle route de la soie : Les opportunités pour le Maroc | Edition
N° :5157 Le 28/11/2017
 Profil économique et commercial de la Chine/ édition 2016/ Ministère de
l'Industrie, du Commerce, de l’investissement et de l'Économie numérique
 Rapport de la conférence des experts sur la Coopération Sino-africaine /Le 6 Mars
2018