Vous êtes sur la page 1sur 35

UNIVERSITE ABDELMALEK ESSAADI

 
Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et
Sociales de Tanger

L’optimisation fiscal des


operations d’investisement
de financement et de
placement financier
Encadré par: DR TAACHA EL HASSAN
Plan
Introduction
 Gestion fiscale des investissements en matériels
 Les Modes de financement
 Investir au RH
 Optimisation fiscale des placements financiers
 Etude de cas
Conclusion
Introduction
Toute décision d’investir doit prendre en compte le
paramètre fiscal. De même, les décisions de
placement financier sont prises, en général, en
fonction de deux critères : le risque et le rendement.
Toutefois, les avantages fiscaux liés à chaque
catégorie de placement financier peuvent orienter le
choix de l’investisseur. D’où l’intérêt de l’étude de la
gestion fiscale de l’opération de placement financier.
I- Gestion fiscale des investissements

1- Choix entre l’acquisition et la location des biens


d’investissement

Bien d’ équipement

Location acquisition
Bilan

ON Taxe
TI professionnelle
ISI
amortissement
QU
AC Frais d’entretien

Exonération de la
TVA
Avantages fiscaux de l’acquisition

Dotatio
Charges n
d’intérêt

Frais
d’entret
ien

Economie d’impôt IS/IR


Avantages fiscaux de l’acquisition
Exonération TP
pour 5 ans

Exonération de la
TVA
Avantages fiscaux de l’acquisition
Réduire
l’impôt

Invest
ir
Provision
pour
investissem
ent
Exclus les terrain et
construction autres
qu’à usage
professionnel et les
voitures de
tourisme
- La location :
Par ailleurs, il existe une autre solution qui consiste à
acquérir ledit bien par crédit-bail en vertu duquel la
société utilise les biens d’équipement loués pendant
une certaine durée, puis a la possibilité de les acquérir
en fin de contrat moyennant une valeur résiduelle fixée
au début.
La location
elle permet de différer dans le temps, le paiement de l’impôt à travers la déduction

Redevance déductible des redevances sur une durée inférieure à la durée d’amortissement.

Ceci permet au preneur du bien en crédit-bail de bénéficier, de façon accélérée, d’une


Redevance > amortissement économie d’impôt en raison du fait que la redevance annuelle est dans la majorité des cas,
supérieure au montant de la dotation aux amortissements ;

lorsqu’il s’agit d’un crédit-bail immobilier, la loi a prévu le paiement d’un droit

Droit d’enregistrement d’enregistrement fixe de 300 DHS. Ceci donne lieu à une économie d’impôt de l’ordre de
2,5% de la valeur du bien objet du leasing

les entreprises dont l’activité est située hors champ d’application de la TVA ou exonérée sans

TVA droit à déduction, le recours au leasing implique une économie en matière de TVA, puisque la
société de leasing leur facture la TVA sur les redevances au taux réduit de 7%
Les modes de
financement
Les modes de financement
Le financement par fonds propres
 L’autofinancement
 La cession d’élément d’actif
 L’augmentation du capital (en numéraire)
Le financement par fonds externes
 L’emprunt contracté auprès des associés
 L’emprunt contracté auprès des tiers
 Crédit bail
Le financement par fonds propres
L’autofinancement (AF)
 L’autofinancement c’est le surplus monétaires généré par
l’entreprise (AF=CAF-DIV)
 Il permet de conserver l’indépendance de l’entreprise vis-à-
vis des établissements bancaire (indépendance financière)
 Il n’impacte pas le résultat (absence des charges financières)
 Pas de remboursements à prévoir
 L’autofinancement prend source des éléments comme les
réserves, report à nouveau
Le financement par fonds
La cession d’élément d’actif
propres
 Les cessions d'éléments de l'actif immobilisé, considérées
comme une source de financement par fonds propres, peuvent
résulter soit :
 Du renouvellement normal des immobilisations
 De la mise en œuvre d'une stratégie de recentrage

 la cession d’éléments d’actif immobilisé entraine à une


imposition sur la plus value générée ( plus value= PC-VNA)
 Ressource de financement gratuit, pas de remboursement à
prévoir
Le financement par fonds propres
L’augmentation du capital
 L’augmentation du capital par rapport en numéraire est un
procédé qui est couramment utilisé en matière de
financement des investissements.
 Le fonds ne sont pas remboursés aux apporteurs et la
rémunération des fonds dépend de bénéfices réalisé
 Risque de perte de control des dirigeants au sein de
l’entreprise ( une action =une voix)
 A partir de 2018 l’augmentation de capital en numéraire est
exonéré de droit d’enregistrement
Le financement par fonds externe
Emprunts contractés auprès des associés

Il s’agit des sommes mises à la disposition de la société par les


associés en comptes courants et rémunérées par des intérêts.
Juridiquement, ce sont des dettes à court terme vis-à-vis des
associés, inscrits dans les comptes de tiers au bilan et non dans
les dettes financières.
Le financement par fonds externe
Emprunts contractés auprès des associés

pas de droits d’enregistrement et de partage de pouvoir entre


les associés.

les intérêts sur comptes courants sont déductibles.


Le financement par fonds
Emprunts contractés auprès des tiers
externe

Le coût associé à l’emprunt est généralement plus faible (en taux


et en frais d’émission), puisqu’il s’agit en général de titres sans
risque ; il lui est associé un avantage fiscal, puisque les intérêts
sur emprunts sont déductibles du bénéfice imposable, etc.
Le financement par fonds externe
Financement par crédit bail
Cette opération a pour effet, pour l’entreprise locataire,
de transformer les intérêts en loyers, ce qui présente un
certain nombre d’avantages par rapport à l’achat de
crédit. Son avantage est que la déduction parfois plus
importante des loyers comparés aux intérêts augmentés
des amortissements qui pourraient être déduits dans le
cadre d’un achat à crédit. Toutefois, ce mode de
financement coûte plus cher et peut donc nuire à la
rentabilité de l’entreprise
Investir au RH
Est-il opportun d’investir en matériels ou d’embaucher
du personnel ?
 Il est rare, dans le cadre d’un investissement ou d’une extension d’activité
que l’entreprise choisisse une solution exclusive : 
uniquement investir en matériel ; 
uniquement embaucher du personnel

 Dans la plupart des situations, la solution adoptée sera mixte, souvent pour
réaliser des économies de personnel ou de matériel

 Si l’entreprise opte pour l’investissement en matériel, elle bénéficiera


comme visé au paragraphe précédent d’une économie d’impôt résultant de
la charge d’amortissement.
 A l’encontre, si l’entreprise choisit de privilégier l’embauche de personnel
de préférence à l’investissement en matériel, elle bénéficiera, en sus de la
déductibilité fiscale des frais de personnel, d’un avantage de trésorerie
assez important. Toutefois, l’entreprise doit prendre en considération les
taxes fiscales et sociales qui frappent les salaires bruts des nouveaux
recrutés ayant une incidence financière non négligeable (pèsent lourdement
sur la trésorerie de l’entreprise).

 Les règles du jeu favorisent sur le plan fiscal l’investissement en


équipement car le coût de revient de l’équipement peut être déduit
( amortissement) alors que le coût du licenciement du personnel qui est une
composante économique du coût du travail n’est pas déductible tant que le
licenciement n’a pas eu lieu
 la formation des salariés représente l'une des obligations classiques qui
incombent aux employeurs

 La loi les assujettit par ailleurs à une taxe de formation professionnelle de


1,6% de la masse salariale affectée à l'OFPPT, principal opérateur de l'Etat
en matière de formation continue

 De nombreuses firmes assurent cependant la formation de leurs employés


en dehors du cadre de l'Office

 Deux cas de figure peuvent être distingués: la formation en interne d'une


part, et celle assurée par des structures n'appartenant pas à l'entreprise
d'autre part.
 Lorsque la formation s'effectue au sein de l'entreprise sous la supervision d'un ou de plusieurs
employés, le coût du service équivaut à la charge salariale correspondant aux émoluments de
ces employés. "Ces frais relèvent donc fiscalement de charges normales du personnel.

 En l'occasion, l'employeur peut concéder une prime d'encadrement à ces salariés en sus de
leur rémunération; celle-ci doit être intégrée dans la base assujettie à l'impôt sur le revenu
salarial.

 Si en revanche l'entreprise fait appel à un consultant externe, personne physique non patentée
en vue d'assurer un programme quelconque de formation à ses salariés, le traitement fiscal de
la prestation relève du régime de l'imposition des rémunérations et indemnités occasionnelles
ou des honoraires; celles-ci sont soumises à une retenue à la source de 30% du montant brut
libératoire de l'IGR, mais néanmoins passibles de la T.V.A aux taux de droit commun (20%)
et il garde le droit à la déduction tant qu’il est affectée aux besoin de l’exploitation.
 Par ailleurs, du point de vue des bénéficiaires, le législateur fiscal assimile la
formation reçue à un avantage en nature mais non taxable, et ce, dans le but
d'encourager la formation continue dans l'entreprise. Pour les mêmes raisons, les
supports didactiques utilisés pour la formation, notamment les publications, les
films documentaires ou éducatifs, sont exonérés de la T.V.A. à l'acquisition.

 Cette exonération ne vaut pas pour le matériel informatique pourtant largement


utilisé. La formation des employés peut également se réaliser par des structures
externes à l'entreprise; l'une des formes les plus couramment empruntées est la
participation aux séminaires.
  Par ailleurs, l'employeur peut décider d'envoyer une partie de son
personnel en formation à l'étranger. Cette allocation-recherche allouée
sous forme de bourse est en principe admise fiscalement comme une
charge déductible. Mais, pour éviter d'éventuels abus, l'Administration
fiscale estime que seule la partie correspondant au montant de la bourse
accordée par l'Etat pour des études à l'étranger doit effectivement être
considérée comme une charge d'exploitation à condition que le salarié
ne soit pas déjà bénéficiaire d'une bourse du gouvernement.
Optimisation fiscale des placements
financiers
Les différents placements financiers
Plan d’épargne d’actions
Plan d’épargne de logement
Plan d’épargne éducation
Contrat d’assurance-vie
Produits d’épargne retraite
Dépôt à terme
Actions et OPCVM
Investir dans les TVP
 prélèvement à la source 15%
 abattement 100% en matière d’IS.

Historique sur les actions : dividendes

Plan d’épargne d’action( n’a pas donné satisfaction)


Hausse du taux d’imposition de dividende
( les ménages sont sourcilleux sur la fiscalité de leurs revenues)

Contrat d’assurance - vie : exonérer d’impôt 8ans de détention


Le produit issues de ce placement donne à la fois la possibilité de bénéficier des
performances du marché et d’investir en OPCVM diversifiés
Produit d’épargne retraite

Abattement 40% à 55% ( capital ou rente)

Détention 8 ans agé au moins de 50 ans


Etude de cas

Vous aimerez peut-être aussi