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Optimisation des choix fiscaux à l’arrêté des comptes

Préparé et Présenté par :


ABKAR Hajar
DAGHMOUMI Nouria
EL HAJBI Taoufik Encadré par :
EL HAJEL Reda Prof. TAACHA Hassan
KHLIE Jaber
ZIRRAD Youssef
Plan :
Partie 1 : Optimisation du résultat fiscal
1. Actif immobilisé
2. Actif circulant
3. Trésorerie
4. Passif circulant
5. Financement permanent
6. Charges et produits
7. Le résultat fiscal de l'entreprise
Partie 2 : Optimisation et paiement de l’impôt sur résultat fiscal
1. Les risques liés au paiement en retard de l’impôt sur le résultat
2. Gestion des acomptes sur IS
Cas pratique
Introduction
La vie de l’entreprise est rythmée par le passage obligatoire d'un exercice comptable à un autre.
Chaque exercice social (ou exercice comptable) se termine par la clôture des comptes annuels.
Tous les comptes figurant dans la comptabilité de la société sont figés et soldés pour passer à
l'exercice suivant.
Dans le cadre des arrêtés des comptes doit répondre aux objectifs suivants :
• Le respect des principes comptables
• L’optimisation du résultat fiscal
Et ceci implique : le choix entre plusieurs méthodes comptables notamment le plan d’amortissement
de provisionnement des créances, l’évaluation du stock…. Et rechercher les solutions d’optimisation
offerte à l’entreprise.
Partie 1 : Optimisation du résultat fiscal
1. Actif immobilisé
1.1 Immobilisation en non-valeur
1.1.1 Régime fiscal applicable
• Les frais d’établissement peuvent être imputés sur les premiers exercices bénéficiaires à
moins qu’il ne soit amorti à taux constant sur 5 ans
• Le déficit peut être déduit des bénéfices des exercices suivants dans la limite de 4éme
exercice
• Le délai de report de fraction liée à l’amortissement des frais d’établissement est limité au
4eme exercice
1.1.2 Recommandations
• Imputation des non-valeurs sur les premiers exercices bénéficiaires
• En cas de prévision de période déficitaire de plus de 5 ans, il est préférable d’imputer
l’amortissement en non-valeurs sur les premiers exercices bénéficiaires
1. Actif immobilisé
1.2 Immobilisations corporelles
1.2.1 Régime fiscal applicable
• Valeur d’entrée d’immobilisation
• Pour les immobilisations acquises, le coût réel le cas échéant des frais de transport,
douane, et d’installation et montage.
• Pour les immobilisations produites par elle-même, le coût de productions est augmenté
par tous les charges directes et indirectes de production.
• Amortissement sur immobilisation
• La déduction au amortissement devra être effectué dans la limite des taux admis par la loi
• La déduction d’amortissement est liée à la condition que les biens sont inscrits au bilan
d’entreprise, et son amortissement est tenu de façon régulière à la comptabilité de
l’entreprise
1. Actif immobilisé
1.2 Immobilisations corporelles
1.2.1 Régime fiscal applicable
• Amortissement sur immobilisation
• Tous les biens d’équipement sauf bâtiments et voiture de tourisme peuvent être soumis au
régime dégressif
• Les amortissements précités doit être appliqués dès le premier exercice de bien
1. Actif immobilisé
1.2 Immobilisations corporelles
1.2.1 Régime fiscal applicable
• Tva sur immobilisation
• La production des immobilisations corporelles est assujettie à la TVA, au taux
correspondant à la nature de bien produit.
• Pour les constructions, le taux de 20% est applicable au coût de revient total, exclusion
faite de coût de terrain.
• L’entreprise assujettie au TVA au prorata de 100% de son activité , doit procéder a la
déclaration de la livraison a soi même le mois de mise en service d’immobilisation
concernée ,et porter à la fois la tva facturée et TVA à récupérer le montant de la taxe
correspondant à la livraison.
1. Actif immobilisé
1.2 Immobilisations corporelles
1.2.2 Recommandations
• Les taux appliqués doit être conformés a ceux de la profession de l’entreprise
• En absence de la facturation par l’entreprise de la mise à disposition des biens inscrits au
bilan, l’amortissement de ces biens, doivent réintégrés à la base imposable.
• Les services concernés par l’activation de biens immobilisés doivent disposer d’états
exhaustifs établis parles services opérationnelles relatifs au mise en service. Afin d’activer
dans les délais appropriés l’ensemble des immobilisations réceptionnées.
• Il existe deux choix d’amortissement : constant et dégressif
1. Actif immobilisé
1.2 Immobilisations corporelles
1.2.2 Recommandations
• Il est plus prudent, sur le plan fiscal d’opter pour le taux constant, et utiliser le dégressif pour
la plus longue durée
• Les plus values sur cession d’immobilisations bénéficient d’un abattement de 25% si les
dites immobilisations ont été détenus entre 2 et 4 ans , 50% si ils ont détenus entre 4 ans et 8
ans et 75% si il est supérieur a 8 ans , ainsi que ces plus-values peuvent être exonérés
totalement si l’entreprise s’engage à réinvestir la totalité des produits de cession dans un
délai de 3 ans supérieur a la date de clôture de l’exercice auquel ces plus-values ont été
réalisés . Ces réinvestissements doit être des biens d’équipement ou en immeubles réservés à
la propre exploitation d’entreprise qui doit garder ces biens de son actif pendant 5 ans a partir
de la date de leur acquisition.
1. Actif immobilisé
1.3 Immobilisations financières
1.3.1 Régime fiscal applicable
• Prêts immobilisés et autre créances financières
• Les principes fiscaux de base prévoient la perception aux conditions normales de marché
• Les prêts octroyés aux tiers, doivent générer fiscalement une rémunération. D’où le
risque de réintégration d’un produit virtuel en cas de prêt sans ou avec intérêts faibles
• Titres de participation et autres titres immobilisés :
• L’entreprise dont les revenus des titres de créances immobilisés ont subis l’IS retenue à la
source 20% doivent inclure ces revenus dans la base imposable ainsi que la cotisation
minimale et éventuellement les acomptes et l’impôt final
• La distribution gratuite des actions suite a une augmentation de capital, par incorporation
de réserves n’est pas génératrice d’imposition pour les deux entreprises.
1. Actif immobilisé
1.3 Immobilisations financières
1.3.2 Recommandations
• A l’exception des prêts pour acquisition des logements économiques, ainsi que les prêts et
avances sociaux, ils convient d’appliquer des taux d’intérêts sur les prêts accordés au
personnel, se rapprochant au taux admis par l’administration fiscal
• Il y a un risque de rejet partiel de crédit de TVA , s’il comprend des taxes ne concernant par
les opérations de l’entreprise : ex maintenance de voiture de tourisme
2. Actif circulant
2.1 stocks
2.1.1 Régime fiscal applicable
• Selon les règles fiscales, les livraisons faites à des tiers doivent faire l’objet de facturation
selon les règles normales
• Le stock final devant figurer au bilan doit découler de l’inventaire physique réalisé en fin
d’exercice
• Les sorties de stocks doivent être valorisées selon l’une des méthodes suivantes premier entré
premier sorti (FIFO) ou le cout moyen pondéré (CMP)
• Les travaux en cours existants à la date de clôture de l’exercice comptable doivent être pris
en considération pour la détermination du résultat fiscal
2. Actif circulant
2.1 stocks
2.1.2 Recommandations
• Les ajustements de stock comptable par rapport aux données de l’inventaire physique
doivent faire l’objet d’états détaillés, faisant ressortir la nature des écarts, leur origine et la
motivation de la décision d’ajustement
• Le cout des travaux doit être précis, en tenant compte des charges indirectes spécifiques à
condition qu’elles soient déterminées d’une manière aisée
2. Actif circulant
2.2 Créances de l’actif circulant
2.2.1 Régime fiscal applicable
• En matière d’IS, le chiffre d’affaire est constitué par les créances acquises se rapportant aux
produits livrés
• Le taux normal de TVA à appliquer est de 20%
• Les opérations de crédit sont imposables à la TVA au taux de 7%
• En matière d’IS, les provisions dotées en vue de faire face à la dépréciation des éléments de
l’actif ,ou des charges ou des pertes non encore réalisées et que des événements en cours
rendent probables, constituent des charges déductibles
• L’emploi d’actifs doit faire l’objet d’une rémunération aux conditions normales du marché
2. Actif circulant
2.2 Créances de l’actif circulant
2.2.1 Régime fiscal applicable
• En ce qui concerne les provisions pour dépréciation des créances clients et en l’absence de
disposition légale ,la doctrine administrative a prévu que leur déduction fiscal est
conditionnée par l’introduction au préalable d’un recours judiciaires contre les débiteurs
défaillants
• Sur le plan fiscal, la perte de change latente correspondant à l’écart de conversion est
déductible en totalité du résultat de l’entreprise
2.2.2 Recommandations
• L’entreprise doit comptabiliser les charges de l’exercice lors de leur survenance pour éviter le
risque fiscal y afférent
• Lors de la constitution de provisions pour dépréciation des créances, l’entreprise doit
envisager une action en justice pour la créance dont les montants sont importants.
3. Trésorerie
3.1 Régime fiscal applicable
• En matière d’IS, la loi prévoit que ne sont déductibles du résultat fiscal que dans la limite de dix
mille (10.000) dirhams par jour et par fournisseur sans dépasser cent mille (100.000) dirhams
par mois et par fournisseur , les dépenses dont le règlement n'est pas justifié par chèque barré
non endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement, virement bancaire.
• Ces dépenses concernent les achats de matières et produits (autres que les animaux vivants et
les produits agricoles non transformés), aux frais généraux (autres que les frais de personnel)
aux frais d’établissement et aux dons.
3. Trésorerie
3.1 Régime fiscal applicable
• La TVA due sur les intérêts servis par les établissements de banque ou de crédit pour leur
compte ou pour le compte des tiers, est perçue par ces établissements pour le compte du trésor
public par voie de retenue à la source
• Les opérations de crédit sont obligatoirement imposables à la TVA au taux de 7% même
lorsqu’elles sont réalisées par des personnes autres que les organismes de crédit
3.2 Recommandations
• La déduction fiscale des dépenses par caisse est conditionnée par l’obtention de pièces
probantes comportant le numéro de patente et les références du fournisseur
4. Passif circulant
4.1 Régime fiscal applicable
• En matière d’IS, la loi prévoit que tout achat de biens ou services effectué par une société
auprès d’un fournisseur patentable doit être justifié par une facture régulière ou toute autre pièce
probante établie au nom de l’intéressé
• Les dépenses d’un montant significatif réalisées sur plusieurs exercices et revêtant le caractère
de grosses réparations doivent être immobilisées
• En matière de TVA, la loi prévoit que les encaissements partiels et les livraisons effectuées
avant l’établissement de la facture sont taxables à la TVA
4. Passif circulant
4.1 Régime fiscal applicable
• L’entreprise ayant à son passif des dettes libellées en monnaies étrangères doit :

• Evaluer ces dettes au cours du jour à la date de clôture de l’exercice


• Tenir compte des écarts ainsi dégagés par la détermination de son résultat fiscal, c’est-à-
dire réintégrer au résultat fiscal, de manière extra-comptable ces écarts de conversion
(profit de change latents) relatifs à l’exercice de conversion des dettes ou des créances et
leur déduction extra-comptable l’exercice suivant De même les écarts de conversion-actif
sont provisionnées en charges déductibles constatées en comptabilité
4. Passif circulant
4.2 Recommandations
• Le responsable de l’établissement de la déclaration de la TVA devra disposer d’une façon
régulière des montants des avances encaissées, afin de procéder à la déclaration, dans les délais
légaux de la TVA qui leur est applicable
• En principe si la retenue à la source au titre de l’IS ou de l’IR ainsi que la TVA est calculée sur
une base exprimée en devises, elle doit être convertie en dirham lors de la réception des factures
des fournisseurs.
5. Financement permanent
5.1 Capitaux propres
5.1.1 Régime fiscal applicable
• Ecart de réévaluation
• Il peut être incorpore au capital
• Il n’est pas distribuable
• Il ne peut être utilisé à compenser les pertes
• La réserve légale
• La réserve légale est constituée en vertu de la loi et correspond à 5% du bénéfice net.
Elle est obligatoire jusqu’à la limite de 10% du capital social. Elle ne peut être distribuée
sous forme de dividendes mais elle peut être utilisée pour compenser des pertes en
l’absence d’autres réserves non obligatoires.
5. Financement permanent
5.1 Capitaux propres
5.1.1 Recommandations

• Selon le code général des impôts les sociétés qui introduisent leurs titres à la bourse des
valeurs, par ouverture ou augmentation du capital, bénéficient d’une réduction au titre de
l’impôt sur les sociétés pendant trois ans consécutifs à compter de l’exercice qui suit celui de
leur inscription à la cote.
5. Financement permanent
5.1 Capitaux propres
5.1.1 Recommandations

• Le taux de ladite réduction est fixé comme suit :


• 25% pour les sociétés qui introduisent leurs titres en bourse par ouverture de leur capital
au public et ce, par la cession d’action existantes.
• 50% pour les sociétés qui introduisent leur titres en bourse par augmentation de capital
au moins 20% avec abandon du droit préférentiel de souscription, destinée à être diffusée
dans le public concomitamment à l’introduction en bourse desdites sociétés.
5. Financement permanent
5.2 Capitaux propres assimilés
5.2.1 Régime fiscal applicable
• Subventions d’investissement
• Les sociétés qui ont reçu une subvention d’investissement qui a été rapportée
intégralement à l’exercice au cours duquel elle a été perçue, peuvent pratiquer, au
titre de l’exercice ou de l’année d’acquisition des équipements en cause, un
amortissement exceptionnel d’un montant égal à celui de la subvention.
• En matière de l’IS, les subventions, primes et dons reçus de l’Etat, des collectivités
locales ou de tiers font partie des produits imposables à l’IS. Ces subventions, primes et
dons sont rapportées à l’exercice au cours duquel, ils ont été perçus. Toutefois s’il s’agit
de primes d’équipement.
5. Financement permanent
5.3 Dette de financement
Elles comprennent les éléments suivants :
• Emprunt obligataires
• Autres dettes de financement (emprunts bancaires, avances reçues des associés…)
5.3.1 Régime fiscal applicable

Avances reçues des associés :

• Le montant des avances des associés ne doit pas dépasser le montant du capital
• Le taux d’intérêt appliqué ne doit pas dépasser le taux publie, chaque année, par le ministère
des finances
6. Charges et produits
6.1 variation de stock
Le montant des stocks comprennent les marchandises, matières et produits qui sont la propriété
de l’entreprise et qui interviennent dans le cycle d’exploitation, destinés à être:
• Vendus en l’état ou après transformation.
• Consommés.
Ainsi que la variation de stock, positive ou négative, a souvent un impact significatif sur les
résultats des entreprises .
La nature du solde du compte « Variation des stocks » permet de déterminer le signe de la
variation dans le compte de résultat.
La variation des stocks peut être calculée par la formule suivante :
• Variation de stock = Stock Initial - stock Final
6. Charges et produits
6.1 variation de stock

On observe que le stock initial est supérieur au stock final; il y a donc déstockage, c’est-à-dire
baisse de stock.
Solde débiteur
+ Cette partie déstockée a été achetée lors de l’exercice précédent mais non vendue.
SI > SF
Il faut donc maintenant l’ajouter aux charges du présent exercice. C’est donc une charge
supplémentaire de l’exercice donc il y a automatiquement une baisse de résultat.

On observe que le stock initial est inférieur au stock final; il y a donc stockage, c’est-à-dire
augmentation de stock.
Solde créditeur
Cette partie stockée n’a pas été vendue pendant l’exercice, elle sera vendue pendant l’exercice
SI < SF _
suivant.
Il faut donc maintenant la retirer aux charges du présent exercice. C’est donc une diminution des
charges ; donc il y a automatiquement une augmentation de résultat
6. Charges et produits
6.1 variation de stock
Les variations relatives aux en-cours de production et produits
Comme de cas précédent, la variation est évaluée par comparaison entre la valeur du stock initial
et celle du stock final.
La nature du solde du compte « Variation des stocks » permet de déterminer le signe de la
variation dans le compte de résultat.
La variation des stocks peut être aussi calculée par la formule suivante :
• Variation de stock = Stock Final _ stock Initial
solde créditeur Augmentation des produits, c’est-à-dire qu’il y a un stockage donc il y a automatiquement
+
SI > SF une augmentation de résultat.
solde débiteur Diminution des produits, soit consommation de stocks (déstockage), donc il y a
_
SI < SF automatiquement une baisse de résultat
6. Charges et produits
6.2 les pertes et les gains de change
Les créances et les dettes libellées en dirhams figurent au bilan pour leur valeur nominale. Cette
valeur reste inchangée même si la valeur du dirham se déprécie. Cependant un régime particulier
est prévu pour les créances et dettes en monnaies étrangères.
Selon le CGNC, les créances et les dettes libellées en monnaies étrangères sont converties et
comptabilisées en dirhams à leur date d'entrée, en retenant le cours de change du jour où à eu lieu
l’opération.
6. Charges et produits
6.2 les pertes et les gains de change
Les différences entre les valeurs initialement inscrites dans les comptes (valeurs historiques) et
celles résultant de la conversion à la date de l’inventaire majorent ou diminuent les montants
initiaux et constituent :
• Des pertes latentes dans le cas de majoration des dettes ou de minoration des créances ;

• Des gains latents dans le cas de majoration des créances ou de minoration des dettes.
6. Charges et produits
6.2 les pertes et les gains de change
Remarque : En application des principes de clarté et de prudence :
• Les écarts de conversion -passif (gains latents) ne sont pas pris en considération dans la
détermination du résultat comptable, ils ne sont pas inscrits dans les produits, car ils ne sont
pas encore réalisés.
• Les écarts de conversion –actif(pertes latentes), représentent un risque de change à la date
de l’inventaire, entraînent la constatation comptable d’une provision pour risques de change
déductible fiscalement.
Sur le plan fiscal: ces écarts de change sont pris en compte dans la détermination du résultat fiscal
imposable comme si ces gains et pertes ont été réalisés, ce qui donne lieu à des rectifications extra-
comptables du résultat.
6. Charges et produits
6.2 les pertes et les gains de change
• Il n’est pas opéré de compensation, sauf exception prévue dans le CGNC, entre gains latents
et pertes latentes.
En effet, leurs compensation peut-être faite pour des raisons fiscales, notamment dans l’objectif de
minimiser la base de la cotisation minimale en matière d’IS, en cas de réalisation de résultat
déficitaire par l’entreprise. Or , ceci est contraire aux règles fiscales et constitue une infraction
fiscale condamnable.
6. Charges et produits
6.3 le rattachement des charges et produits aux exercices concernés en vertu du principe
de spécialisation des exercices :
6.3.1 opération avec les fournisseurs
Les opérations conclues avec les fournisseurs sont généralement génératrices de charges
déductibles de l’assiette de l’impôt sous réserve de remplir les conditions de fonds et de formes
prévues par la réglementation.
En vu de gérer son résultat fiscal , le chef d’entreprise peut choisir la date optimale d’engagement
(charges á payer ) de certaines charges , de même il peut décider d’étaler ou non certaines charges
( charges constaté d’avance ) susceptibles d’étalement conformément au système comptable .
6.3.2 opération avec les clients
Les opérations avec les clients se traduisent généralement par des produits soumis á l’impôt au
cours de l’exercice au titre duquel ils sont rattachés (produits á recevoir ) le chef de l’entreprise il
peut aussi décider d’étaler les produits susceptible d’étalement ( produits constaté d’avance ) par
exemple les revenus de loyers .
6. Charges et produits
6.4 les dotation aux amortissements
6.4.1 Choix du type d’amortissement
Les entreprises disposent de différentes méthodes d’autre qu’ils peuvent choisir de manière
discrétionnaire. Il est parfois difficile de savoir quelle méthode sera la plus avantageuse dans sa
situation et afin de permettre aux entreprises de faire un choix judicieux. Le mode de répartition de
l’amortissement sur les différents exercices doit être choisi sur la base de considérations
essentiellement économiques : il peut conduire à des amortissements annuels constants (méthodes
de l’amortissement linéaire), dégressifs (décroissants).
6.4.2 Amortissement linéaire
L’amortissement linéaire présente l’avantage de la constance. Ainsi, il n’ya pas de mauvaise
surprise, l’avantage économique était équitablement reparti.
6. Charges et produits
6.4 les dotation aux amortissements
6.4.3 Amortissement dégressif
Amortissement dégressif permet de déduire un montant plus important au départ. Le montant des
annuités déductible décroit avec le temps, car on applique un coefficient d’amortissement .
6.4.3 Amortissement dérogatoire
Devant être justifie exclusivement par des considération d’ordre économique , l’amortissement
comptable ne coïncide pas nécessairement avec l’amortissement fiscalement ou réglementaire
autorisé :
• Lorsque l’amortissement fiscal est inférieur á l’amortissement comptable , ce dernier est
maintenu en écritures , la différences faisant objet d’une ‘’réintégration’’ .
6. Charges et produits
6.4 les dotation aux amortissements
6.4.3 Amortissement dérogatoire
Lorsque l’amortissement fiscal, supérieur á l’amortissement comptable , doit être , en vertu des
textes législatifs ou réglementaires , enregistré dans les écritures comptables . il y lieu de porter
dans les ‘’ provisions règlementés’’ l’excédent de l’amortissement fiscal sur l’amortissement
comptable ‘’amortissement dérogatoire’’.
Cette règle n’est toute fois á appliquer que si le montant des amortissements dérogatoires est
significatif. Dans les états de synthèse eu égard á l’objectif d’obtention d’une image fidèle.
6. Charges et produits
6.5 les dotation aux provisions
Les provisions correspondent à des charges probables qu’une entreprise aura à supporter dans un
avenir plus ou moins proche et pour un montant estimable mais non connu définitivement »
On distingue entre :
• Provisions pour dépréciation de l’actif
• Provisions pour risques et charges
• Provisions réglementées
Au niveau fiscal ; une provision est une déduction opérée sur les résultats d’un exercice en vue de
faire face ultérieurement à une perte ou à une charge dont l’objet est nettement précisé.
6. Charges et produits
6.5 les dotation aux provisions
6.5.1 Les conditions de déductibilité fiscale des provisions
Les provisions sont déductibles fiscalement si elles répondent aux conditions suivantes :
• Elles doivent faire face à des pertes ou charges fiscalement déductibles ;
• Les pertes ou les charges doivent être nettement précisées quant à leur nature ;
• La perte ou la charge doit être probable, ce qui distingue la provision de la réserve qui
constitue un moyen de financement ;
• La charge ou la perte probable doit résulter d’événement en cours à la clôture de l’exercice
6. Charges et produits
6.5 les dotation aux provisions
6.5.2 Le sort des provisions
Contrairement à l’amortissement qui consiste une dépréciation définitive, la provision n’a qu’un
caractère provisoire tôt ou tard, elle doit être rapportée au résultat comptable sous forme de reprise
de provision.
La provision procure à l’entreprise un avantage de trésorerie en permettant d’anticiper des charges
ou des pertes. L’étude du sort des provisions constituées nous amène à distinguer les deux cas
suivants ;
Cas n°1 : La provision a été régulièrement constituée
Lorsque la perte ou la charge provisionnée de réalise, il faut comptabiliser :
• Une charge ou une perte ;
• Une reprise de provision.
6. Charges et produits
6.5 les dotation aux provisions
6.5.2 Le sort des provisions
En effet ; dans le cas où la perte ou la charge prévue se réalise effectivement, l’entreprise peut,
dans certaines cas, bénéficier d’une économie d’impôt au niveau d’IS.
Cas n°2 : La provision a été irrégulièrement constituée
La provision est sans objet si elle a été constituée de façon irrégulière à l’origine ou lorsqu’elle est
maintenue au bilan alors qu’elle n’a plus de raison d’être.
Quand l’administration fiscale découvre cette irrégularité, elle la rapporte aux résultats imposables
même si la provision remonte à un exercice prescrit. Dans ce cas, la réintégration de la provision
s’effectue au niveau du résultat de l’exercice le plus ancien non atteint par la prescription.
7. Le résultat fiscal de l'entreprise
7.1. La régulation fiscale du résultat de l'entreprise
Le résultat de l'entreprise est la différence entre les produits et les charges réalisés par l'entreprise
au cours d'une période déterminée selon les principes comptables.
Les amortissements et provisions, sont des charges calculées qui ne donnent pas lieu à
décaissement, c'est-à-dire que le niveau d'un bénéfice peut varier de façon sensible.
L'entreprise pourra ainsi «gérer ses résultats » et organiser une certaine fluidité des résultats d'un
exercice à l'autre.
7. Le résultat fiscal de l'entreprise
7.1. La régulation fiscale du résultat de l'entreprise
Du point de vue comptable, le principe de permanence des méthodes s'oppose à la « manipulation
» des amortissements, en obligeant l'entreprise à adopter un calcul homogène des amortissements
d'un exercice à l'autre. Cependant, le CGNC prévoit la décomposition de la dotation aux
amortissements en deux parties :
• une partie de la dotation correspondant à la dépréciation économique, soit l'amortissement
linéaire qui figure au bilan en actif soustractif ;
• une charge non courante, pour le surplus, comptabilisée en amortissements dérogatoires au
passif du bilan.
De plus, tandis que l'amortissement économique est lié par le principe de permanence des méthodes,
l'amortissement dérogatoire s'en trouve dégagé. La gestion fiscale des amortissements peut ainsi se
pratiquer grâce aux amortissements dérogatoires, sans contrevenir au principe comptable de
permanence des méthodes.
7. Le résultat fiscal de l'entreprise
7.1. La régulation fiscale du résultat de l'entreprise
Choix entre l'amortissement linéaire et l'amortissement dégressif
• L'amortissement des frais inscrits au bilan :
Le plan comptable marocain prévoit que certaines dépenses importantes, ayant un caractère non
courant, peuvent être inscrites au bilan et amorties. Cela a pour effet d'alléger les charges de
l'exercice où elles sont engagées et de les étaler sur la durée de l'amortissement.
7. Le résultat fiscal de l'entreprise
7.1. La régulation fiscale du résultat de l'entreprise
Il faut distinguer :
• un premier groupe inscrit en immobilisation en non-valeurs : il s'agit principalement des frais
d'établissement : constitution de la société, augmentation de capital : ils sont amortis sur une
durée maximale de cinq ans.
• un second groupe inscrit en immobilisations incorporelles : il s'agit principalement des frais de
recherche & développement. ils sont amortis sur une durée de cinq ans, aux deux conditions
suivantes :
• les projets de recherche et développement doivent être nettement individualisés et leur
coût distinctement établi pour être réparti dans le temps ;
• chaque projet doit avoir, à la date d'établissement des états de synthèse, de rentabilité
commerciale et financière.
7. Le résultat fiscal de l'entreprise
7.2. La gestion des déficits fiscaux
7.2.1. Le déficit fiscal et le report déficitaire
L'imputation du déficit fiscal est pratiquée extra-comptablement sur le tableau de passage du
résultât comptable au résultat fiscal.
En cas de déficit fiscal, l'entreprise n'acquitte aucun impôt au taux normal (que ce soit de l’IS ou de
l'IR). Toutefois, elle reste redevable d'une imposition forfaitaire minimum appelée cotisation
minimale, selon le montant de son chiffre d'affaires.
Le déficit fiscal est imputable sur les bénéfices fiscaux des quatre exercices suivants.
7. Le résultat fiscal de l'entreprise
7.2. La gestion des déficits fiscaux
7.2.2. Les amortissements réputés différés en période déficitaire
La partie du déficit fiscal qui trouve son origine dans les dotations aux amortissements est appelée
«amortissements réputés différés en période déficitaire».
L'intérêt de cette distinction réside dans le fait que les amortissements réputés différés sont
reportables sans limitation de durée alors que le déficit fiscal lié à l'exploitation est reportable
pendant quatre exercices seulement.
7. Le résultat fiscal de l'entreprise
7.2. La gestion des déficits fiscaux
7.2.3. Tableau récapitulatif qui précise pour chaque élément retenu s’il constitue ou non un outil
d’optimisation du résultat fiscal.

Outil d'optimisation du
Eléments résultat fiscal Commentaires
Oui Non
La politique de stockage ne constitue pas un outil
d'optimisation du résultat fiscale.
La politique de
  X  Elle dépend plutôt de la dynamique commerciale, de la
stockage
politique de crédit et de la politique de production de
l'entreprise.

 La politique de La constitution de provisions pour dépréciation des


provisionnement des éléments d'actifs est une nécessité comptable dictée par le
  X 
créances-clients et des principe de prudence et non un outil d'optimisation du
articles en stocks résultat fiscal.
7. Le résultat fiscal de l'entreprise
7.2. La gestion des déficits fiscaux
7.2.3. Tableau récapitulatif qui précise pour chaque élément retenu s’il constitue ou non un outil
d’optimisation du résultat fiscal.
Outil d'optimisation du
Eléments résultat fiscal Commentaires
Oui Non

Le choix du mode d'amortissement peut constituer un acte


d'optimisation du résultat fiscal.
La politique En effet, les stratégies d'amortissement diffèrent selon les
 X 
d'amortissement entreprises.
Les marges de manœuvre sont liées à la durée et à l'option
d'amortissement choisie : linéaire ou dégressif.
Partie 2 : Optimisation et paiement de l’impôt sur résultat fiscal
1. Les risques liés au paiement en retard de l’impôt sur le résultat
S’il est reconnu que le report de paiement d’un montant peut donner lieu à un gain en trésorerie
certain, il n’est pas intéressant dans la mesure ou l’entreprise sera contrainte à payer des pénalités
et majorations de retard selon la nature de l’impôt et en fonction de l’importance du retard constaté
2. Gestion des acomptes sur L’impôt sur les sociétés
Dans ce contexte, la société dispose d’une possibilité de ne pas payer les quatre acomptes sur
l’impôt sur les sociétés
Cas pratique
Cas pratique 1 :
Soit l’entreprise « FFC » soumise à l’IS Son directeur financier procède au suivi des résultats sur
toute l’année, il établit ainsi une situation financière à la fin de chaque trimestre et procède à des
simulations en vue d’estimer le résultat final de l’exercice ainsi que l’impôt à payer

Le 25/08/2017, le directeur financier vous fournit les informations suivantes :


• Au 20/03/2017, les acomptes versés au à verser se présentaient comme suit :

Trimestre Montant Date de versement prévisionnelle


1 63 000 31/03/2018
2 63 000 30/06/2018
3 63 000 30/09/2018
4 63 000 31/12/2018
• Le montant des acomptes payés au 30/06/2018 est de 126 000 DHS
• Le résultat prévisionnel de l’exercice de 2018 est de 900 000 DHS
Travail à faire 1 :
Le directeur financier de l’entreprise « FFC » prend contact avec vous et vous demande de lui
répondre aux questions suivantes :
• Sur le plan légal est-il possible pour l’entreprise « FFC » de ne pas payer les acomptes restants
• Quelles obligations formelles s’imposent-elles à cet effet ?
Solution du cas 1 :
Il ressort des données chiffrées, fournies ci-haut, que le montant des acomptes sur IS versés au
30/06/2018 est de 126 000 DHS .Par ailleurs le versement du 3 ème acompte porterait le montant de ces
acomptes à 189 000 DHS
• 900 000 * 20% = 180 000 DHS
Dans ce contexte, la loi sur l’IS offre la possibilité de ne pas payer le quatrième acompte au titre de
l’exercice 2018
De ce fait, le tableau des acomptes sur l’IS au titre de l’exercice 2017 se présente comme suit :

Trimestre Montant Date de versement commentaires


1 63 000 31/03/2018 versé
2 63 000 30/06/2018 versé
3 63 000 30/09/2018 A verser
4 63 000 31/12/2018 A ne pas verser
Cas pratique 2 :
L'entreprise « FFC » se prépare à la clôture de ses comptes relatifs à l’exercice 2018.
Travail à faire 2
Le chef comptable s'adresse à vous pour avoir votre avis sur les questions suivantes :

1. L'entreprise a acquis des biens d'investissement en 2018 et prévoit d’opter pour l'amortissement
dégressif alors qu'elle a déjà adopté l'amortissement linéaire pour la même catégorie de biens.
Cette option serait-elle possible ?

2.  L'entreprise « FFC » projette de réaliser des investissements d'un montant d'un million de
dirhams. Quel serait le montant de provision pour investissement déductible fiscalement ?
Cas pratique 2 :
3. L'entreprise « FFC » a acquis en juin 2018 une machine en crédit-bail. Lors de la signature du
contrat, l'entreprise a versé une avance de 250 000 DH. L'échéancier des redevances prévoit
outre cette avance, le versement d'une redevance mensuelle de 15 800 DH H.T. par mois sur
une période de 48 mois. Quel est le traitement fiscal approprié pour cette opération ?

4. L'entreprise « FFC » accorde des prêts au logement à l'ensemble du personnel. Dans quelle
limite, est-il possible de constituer une provision pour logement de personnel ? Quel serait son
domaine d'utilisation ? Dans quelles conditions cela est-il possible ? Comment assurer le suivi
de cette provision ?
Solution du cas 2 :
1. Il est tout à fait possible d'opter pour l'amortissement dégressif pour un seul bien. Toutefois,
cette option est irrévocable.

2. Si te montant de l'investissement est de l'ordre d’un million de dirhams, la provision pour


investissement à constituer est de :
• 1 000 000 x 30 % = 300 000 DHS.

En fait, la provision pour investissement ne peut financier plus de 30% du montant de


l'investissement. Cependant, La provision constituée ne peut dépasser 20 % du bénéfice fiscale
avant impôt.

3. L’entreprise peut soit :


• passer le montant de cette redevance en charges ;
• comptabiliser le montant de cette redevance en charges à répartir sur plusieurs exercices et
d'amortir sur la durée du contrat de leasing.
Solution du cas 2 :
4. Les provisions pour logements sont constituées dans ta limite de 3% du bénéfice fiscale, avant
impôt, en vue de d'alimentation d'un fonds destiné à :
• l’acquisition ou la construction par l'employeur de logements destinés aux salariés de
l'entreprise à titre d'habitation principale ;
• ou l’octroi aux salariés, de prêts en vue de la construction ou l'acquisition des logements
prévus ci-dessus :
• Les provisions constituées doivent être affectées en priorité et à raison de 50 % au
moins de leur montant aux logements économiques.
• Les provisions constituées doivent être utilisées conformément à leur objet avant
l'expiration de la troisième année suivant celle de leur constitution ou celle du
remboursement des prêts.
• Par ailleurs, la part de la provision non utilisée, conformément à son objet dans le délai
prescrit, doit être rapportée d'office à l'exercice au titre duquel elle a été constituée.
Merci de votre attention