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LA METEO

Sommaire
-Introduction

-Type de précipitations

-Mecanismes de formation de précipitation

-Modes de formation des précipitations

-Mesure de précipitation
Précipitation
Introduction :

En météorologie, le terme précipitation désigne des


cristaux de glace ou des gouttelettes d'eau qui, ayant été
soumis à des processus de condensation et d'agrégation
à l'intérieur des nuages, sont devenus trop lourds pour
demeurer en suspension dans l'atmosphère et tombent
au sol ou s'évaporent en virga avant de l'atteindre.
Types de précipitation

La fréquence et la nature des précipitations dans une


région géographique donnée sont des caractéristiques
importantes de son climat. Elles contribuent de façon
essentielle à la fertilité et à l'habitabilité des zones
tempérées ou tropicales ; dans les zones polaires, elles
aident au maintien des calottes glaciaires. La
précipitation peut prendre les formes suivantes (parfois
mélangées):
Liquide:
 Pluie
 Bruine
 Pluie verglaçante/Bruine verglaçante

Solide:
 Neige
 Neige en grains
 Neige roulée
 Grésil
 Grêle
 Granule de glace
 Cristal de glace
Dans les rapports d'observation météorologique, le type de
précipitation s'accompagne d'une indication d'intensité
(légère, modérée, ou forte), ainsi que d'une mesure de la
visibilité au travers de la précipitation. Les rapports
d'observations indiquent aussi le caractère temporel de la
précipitation : si son intensité varie rapidement et
s'accompagne d'éclaircies, la précipitation est appelée une
averse.
La pluie :

La pluie désigne généralement une précipitation d'eau à


l'état liquide tombant de nuages vers le sol. Il s'agit d'un
hydrométéore météorologique qui fait partie du cycle de
l'eau. La pluie se forme à partir de la condensation de la
vapeur d'eau qui a été évaporée par le Soleil, s'est condensée
dans le nuage par le refroidissement adiabatique dû au
mouvement ascendant de l'air.

On parle de pluie chaude quand les gouttes de pluie se sont


entièrement formées dans un nuage au-dessus du point de
congélation et de pluie froide quand elles sont le résultat de
la fonte de flocons de neige quand l'air passe au-dessus de
zéro degré Celsius en altitude.
Bruine :

 La bruine, ou crachin, est une précipitation dont les gouttes d'eau


paraissent presque flotter dans l'air grâce à leur petite taille (de 0,2
à 0,5 mm). Ces fines gouttelettes tombent très lentemen. Le nuage
où elles se forment est un stratus bas.
 La bruine est particulièrement fréquente dans les régions côtières.
Elle est aussi courante dans les vallée d'altitude lors de la présence
de fortes inversions de températures et de stratus. Les mouvements
verticaux de l'air à l'intérieur de ces nuages ne sont pas assez forts
pour leur permettre de se développer par collision, elles doivent
donc croître surtout par condensation. C'est pour cela que les
gouttelettes sont si petites.
Pluie verglacente :

La pluie verglaçante est de la pluie qui reste liquide


malgré une température inférieure à 0 °C. Les gouttelettes
sont alors en état de surfusion et lorsqu'elles rencontrent
un objet, elles gèlent instantanément causant du verglas

Neige :
La neige est une forme de précipitation, constituée de
glace cristallisée et agglomérée en flocons pouvant être
ramifiés d'une infinité de façons. Puisque les flocons sont
composés de petites particules, ils peuvent avoir aussi
bien une structure ouverte et donc légère qu'un aspect plus
compact voisin de celui de la grêle, même si celle-ci n'a
rien à voir dans sa formation.
La neige se forme généralement par la condensation de la
vapeur d'eau dans les hautes couches de l'atmosphère et
tombe ensuite plus ou moins vite à terre selon sa
structure.

Neige en grain :

La neige en grains est une précipitation qui est formée


de gouttelettes de bruine en surfusion dans un nuage sous
le point de congélation qui finissent par congeler. La
neige en grains se présente sous forme de petits granules
ou plaques blanches (moins de 1 mm de diamètre) qui
rebondissent peu en tombant sur une surface. La neige en
grains ne forme jamais des accumulations importantes et
tombe de nuages stratiformes, jamais en averses.
Neige Roulée :
La neige roulée est une précipitation sous forme de
particules de glace blanches et opaques, de surface
généralement arrondie ou conique, et dont la dimension
peut aller jusqu'à 5 mm. La neige roulée peut apparaître
lorsque la température avoisine 0 °C, avant ou entremêlée
aux chutes de Flocons de neige.

Grésil :

Le grésil est une précipitation formée de pluie totalement


gelée après être passée dans une couche épaisse d'air sous
0°C. Les grains de glace ne dépassent pas 5 mm de
diamètre, sont généralement sphériques, et rebondissent.
Techniquement parlant, le grésil est formé de granules de
glace
Grêle :

La grêle est un type de précipitation qui se forme dans des


cumulonimbus particulièrement forts lorsque l'air est très
humide et que les courants ascendants sont puissants. Elle
prend la forme de billes de glace (grêlons) dont le diamètre
peut varier de quelques millimètres à plusieurs dizaines de
centimètres mais dont le diamètre habituel est entre 5 et 50
millimètres.
Les averses de grêle durent peu de temps et ne touchent
que la superficie limitée traversée par l'orage. Cependant,
si les nuages convectifs sont nombreux, une succession de
trajectoire de grêle peut affecter une région et laisser
plusieurs dizaines de tonnes de glace au sol.

Granule de glace :

Les granules de glace sont de petits grains de glace


transparente. De forme sphérique ou bien de forme
irrégulière mais rarement conique, et de dimension ne
dépassant pas 5 mm, ils rebondissent sur toute surface où
ils tombent. Ces particules se retrouvent dans un type de
précipitation qui peut être associé à des nuages de
différents genres, comme les altostratus, les nimbostratus
ou les cumulus bourgeonnants.
Cristal de glace :

Un cristal de glace est la cristallisation de la vapeur d'eau


contenue dans l'air sans passer par la phase liquide pour
former un hydrométéore. Elle se produit dans les nuages
sous le point de congélation ou dans l'air clair à une
température inférieure à -20 °C.
Mécanismes de formation des
précipitations
1- Condensation :

Les gouttes commencent à se former dans de l'air


généralement au-dessus du point de congélation quand l'air
soulevé devient légèrement sursaturé par rapport à la
température environnante. Pour cela il faut cependant des
noyaux de condensation, poussières ou grains de sel, sur
lesquels la vapeur d'eau se dépose. La solution chimique
obtenue abaisse la tension de surface nécessaire pour former
une goutte1.
Il y a d'abord formation de très fines gouttes qui donnent
le nuage. À mesure que ces gouttes montent, elles passent
sous le point de congélation mais resteront surfondues s'il
n'y a pas présence de noyaux de congélation. Ces derniers
sont beaucoup moins disponibles que les noyaux de
condensation.

À mesure qu'elles augmentent de diamètre, un second


processus doit intervenir, la coalescence, afin d'atteindre
un diamètre suffisant pour former des gouttes de pluie. En
effet, les gouttelettes formées par condensation
n'atteignent que quelques dizaines de microns dans le
temps nécessaire habituellement pour donner de la pluie.
La Coalescence :

La coalescence est l'amalgamation de deux ou plusieurs


gouttelettes par collision pour en former une plus grosse.
Les gouttelettes croissant à des vitesses différentes, selon
la concentration de vapeur d'eau, elles se déplaceront à
une vitesse différente qui est reliée à leur diamètre et au
courant ascendant. Les plus grosses bougeant plus
lentement captureront les plus petites en montant puis
lorsqu'elles ne peuvent plus être soutenues par le courant,
elles redescendront et poursuivront leur croissance de la
même façon.
Modes de formation des
précipitations
Pour que des gouttelettes d'eau se forment et donnent un
nuage puis de la précipitation, il faut un mécanisme pour
amener l'air à saturation. À moins que l'air ne se refroidisse
par un mécanisme d'advection d'air froid ou de transfert
radiatif, comme dans le cas de la formation du brouillard,
c'est par soulèvement que cela se produit. Outre leur phase,
on distingue donc deux types de précipitations en fonction
du mécanisme qui cause le mouvement vertical :
1) Les précipitations stratiformes :
qui viennent du soulèvement lent et à grande échelle de
l'humidité qui se condense uniformément. Comme exemple:

 les précipitations synoptiques, causées par les dépressions


des latitudes moyennes.
 les précipitations côtières qui ont lieu à proximité des
littoraux et ont pour cause le soulèvement de l'air humide
provenant de l'océan par les aspérités du continent.
 les précipitations orographiques où le relief force les
masses d'air à s'élever : les versants au vent sont alors très
pluvieux, les versants sous le vent sont plus secs. Le foehn
est une illustration de ce phénomène.
2) Les précipitations convectives :
résultent de la brusque élévation de masses d'air chargées
d'humidité, par la poussée d'Archimède, à cause de
l'instabilité de l'air. Comme exemple:
 les orages et averses isolés ou organisés.
 les précipitations des zones de convergence où les orages se
développent parce que l'air instable et humide peut se
concentrer et convecter avec le réchauffement diurne. Par
exemple, on retrouve cela dans la zone de convergence
intertropicale et à l'avant des fronts froids.
 les précipitations cycloniques où les précipitations
convectives généralisées sont engendrées par l'organisation
des cyclones tropicaux.
Ces deux types de précipitations ne sont pas mutuellement
exclusives cependant. En effet, il peut y avoir des zones
instables dans une masse de pluie ou de neige stratiforme ce
qui donnera lieu à des averses plus fortes dans ces secteurs.
De la même façon, on peut obtenir par soulèvement des
conditions instables. Par exemple, des vents remontant une
pente peuvent faire dépasser le niveau de convection libre à
la parcelle d'air soulevée et donner un orage.
Organisation spatiale :

Les précipitations peuvent être organisées de différentes


façons : en larges zones, en bande de précipitations ou être
isolées. Cela dépend de la stabilité de la masse d'air, des
mouvements verticaux dans celle-ci et des effets locaux.
Ainsi, à l'avant d'un front chaud, les précipitations seront
surtout stratiformes et couvriront plusieurs centaines de
kilomètres de largeur et de profondeur.

Par contre, devant un front froid ou dans un cyclone


tropical, les précipitations formeront de minces bandes qui
peuvent s'étirer latéralement sur de grandes distances.
Finalement, une averse donnera des précipitations sur
quelques kilomètres carrés à la fois.
Déposition :

Deux types de dépositions peuvent être recueillis dans un


pluviomètre mais ne forment rarement plus qu'une trace
d'accumulation:
 Le brouillard est un nuage au sol formé de gouttelettes.
 La rosée et le givre sont la condensation sur des objets de
l'excès de vapeur d'eau de l'atmosphère lorsque la
température descend sous le point de rosée (saturation de
plus de 100%).

Dans ces deux cas on ne peut parler de précipitations


puisque les gouttelettes se forment ou se déposent sur le sol
ou des objets sans tomber.
Mesure des Précipitations
La mesure des précipitations est l'une des plus complexes en
météorologie car on observe une forte variation spatiale
selon le déplacement de la perturbation, le lieu de l'averse,
la topographie et les obstacles géographiques locaux gênant
sa captation.
On exprime généralement les précipitations en hauteur ou
lame d'eau précipitée par unité de surface horizontale (mm).
Si on rapporte cette hauteur d'eau à l'unité de temps, il s'agit
d'une intensité (mm/h). Rappelons que :

1 mm = 1 l/m2 = 10 m3/ha
Les Pluviométres :
 Un pluviomètre se compose d'une bague à arête chanfreinée,
l'orifice qui surmonte un entonnoir conduisant au récepteur
(seau). Pour uniformiser les méthodes et minimiser les
erreurs, chaque pays a dû fixer les dimensions des appareils
et les conditions d'installation. Chaque pays a pourtant son
type de pluviomètre, dont les caractéristiques sont toutefois
peu différentes.
 La quantité d'eau recueillie est mesurée à l'aide d'une
éprouvette graduée. Le choix du site du pluviomètre est très
important. Les normes standards sont basées sur le principe
qu'un site est représentatif et caractérisé par l'absence
d'obstacles à proximité.
Les pluviographes :

Le pluviographe se distingue du pluviomètre en ce sens que


la précipitation, au lieu de s'écouler directement dans un
récipient collecteur, passe d'abord dans un dispositif
particulier (réservoir à flotteur, augets, etc) qui permet
l'enregistrement automatique de la hauteur instantanée de
précipitation.

L'enregistrement est permanent et continu, et permet de


déterminer non seulement la hauteur de précipitation, mais
aussi sa répartition dans le temps donc son intensité. Les
pluviographes fournissent des diagrammes de hauteurs de
précipitations cumulées en fonction du temps.
Merci
pour votre
Attention