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CENTRE DE FORMATION AIN M 

’LILA

FACTEUR
FACTEUR DE
DE PUISSANCES
PUISSANCES
ET
ET QUALITE
QUALITE D’
D’
ÉNERGIES
ÉNERGIES

Élaboré et animé par


Mr: BENCHEIKH El HOCINE
Janvier 2011
IFEG / SONELGAZ / CENTRE 1
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 LES CHARGES LINEAIRES

HIER

Hier, la majorité des charges utilisées sur le réseau électrique étaient


des charges dites LINÉAIRES :

charges appelant un courant de forme identique à la tension, c’est à


dire quasi sinusoïdal comme les convecteurs électriques ou encore
les lampes à incandescences.

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 LES CHARGES DEFORMANTES

AUJOURD’HUI

 Les récepteurs présents


déforment les signaux
électriques du courant
et de la tension.

 Les signaux analysés


s’éloignent de l’allure
sinusoïdale de départ.

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 LE SPECTRE HARMONIQUE

f Harmo.
rang
f Fond .
Un signal déformé est la somme des signaux
sinusoïdaux, d'amplitudes, de fréquences
et multiples de la fréquence du signal fondamentale.

Décomposition harmonique
d’un signal déformé. IFEG / SONELGAZ / CENTRE 4
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Types de charge Appareils concernés Courant absorbé Spectre harmonique
correspondant

- Fours industriels à
résistances régulées par
commande à trains
Récepteur résistif d’ondes
- Lampe à incandescence,
convecteurs, chauffe-eau.

- Tubes fluorescents,

Éclairage - Lampes à vapeur HP.

- Micro-informatique,
Redresseur monophasé
à diodes avec filtrage - Télévisions,
- Lampes à ballast
Alimentation à
découpage électronique.

Récepteurs consomment
de l'énergie réactive

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Types de charge Appareils concernés Courant absorbé Spectre harmonique
correspondant

Redresseur triphasé à - Variation de vitesse des


diodes avec filtrage moteurs asynchrones.

Gradateur monophasé - Régulation de puissance


(commande par angle de de fours à résistances,
phase) - Modulation de puissance
des lampes halogènes.

Redresseur triphasé à - Variation de vitesse des


moteurs à courant
thyristors continu et des moteurs
synchrones,
- Electrolyseurs.

Moteur asynchrone - Machines outils,

- Appareils
électroménagers,

- Ascenseurs.

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 LA PROBLÉMATIQUE

Présence de charges
déformantes = Courant déformé

Courant Impédance interne Tensions


déformé x des générateurs = harmoniques

Tensions
harmoniques = Tension non sinusoïdale

Conclusion :
Cette tension déformée est commune à tous les autres
récepteurs du réseau.

Elle est préjudiciable au bon fonctionnement de l'ensemble


des récepteurs raccordés sur ce réseau.
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 EFFETS DES HARMONIQUES

Effets immédiats Pertes par effet Joule


 Dégradation du facteur de puissance
 Réduction de la puissance des moteurs
 Surcharges des câbles , transformateurs et moteurs
 Disjonctions intempestives
 Augmentation du bruit dans les moteurs
 Surdimensionnement de certains composants :
conducteur du neutre, d'alimentation, batteries de condensateurs

Effets à moyen et long terme


 Réduction de la durée de vie des moteurs
 Réduction de la durée de vie des transformateurs
 Vieillissement accéléré des isolants et des diélectriques

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 COS φ ET FACTEUR DE PUISSANCE

Puissance active :

P = U x I x cos φ

Puissance apparente :

S  P²  Q² = U x I
Le cosinus φ est le déphasage entre la fondamentale "Tension"
et la fondamentale "Courant" dans le cas de signaux non
déformés.
P = cos φ
Fp
S

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 La charge non linéaire, lorsqu’elle est soumise à une tension

sinusoïdale, absorbe un courant dit "déformé" : il n’y a plus


proportionnalité entre courant et tension.
 Le cosinus φ n’est plus applicable, on parle
alors de : FACTEUR DE PUISSANCE

P
Fp
S
 On intègre dans cette formule la puissance dite
DÉFORMANTE qui traduit les effets de la distorsion
harmonique.

P P
Fp 
S P²  Q²  D²
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 INTÉRÊT DU RELEVEMENT
DU FACTEUR DE PUISSANCE

La compensation d’énergie réactive apporte :

 Un allègement de la facturation pour l’abonné

 Une augmentation de la puissance disponible


sur l’installation

 Une diminution des pertes

 Une réduction de la chute de tension de ligne

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 QUE FAIRE ?

 Réduire le taux d’harmoniques


 Compenser l'installation grâce à l'adjonction

de batteries de condensateurs
Formule : Qc = P ( tan - tan ')

Pactive


' S Q'
Q
S'
Qc

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 PRINCIPAUX PHENOMENES

 Les phénomènes de résonance

Les phénomènes de résonance proviennent de la présence d’éléments


capacitifs et inductifs sur le réseau d’alimentation électrique .
(ligne, transformateur, capacité de relèvement de facteur de puissance)

Ils génèrent des amplitudes élevées sur certains


rangs harmoniques (rangs 5 et 7 par exemple).

Les risques : Destruction des condensateurs de


compensation d’énergie réactive

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Les échauffements dans les conducteurs
et équipements électriques

 Les conducteurs électriques véhiculent les courants harmoniques qui


produisent, par effet Joule, un échauffement des conducteurs au
même
titre que le courant fondamental.
 Malheureusement, les harmoniques ne contribuant pas au transfert
de la puissance active, ils créent uniquement des pertes électriques et

participent à la dégradation du facteur de puissance de l’installation.


Exemple : Is
A
Iz
A'

 Les condensateurs sont particulièrement Ic

sensibles à la circulation des courants G C Z


harmoniques du fait que leur impédance Source
charge non
décroît proportionnellement au rang des linéaire
harmoniques en présence dans le signal B B'
déformé. Compensation de
l'énergie réactive

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Les facteurs de crêtes élevés
 Des déclenchements intempestifs des dispositifs magnétiques

des disjoncteurs peuvent se produire, notamment dans le domaine

Ils
dessont bien souvent
installations dus aux
tertiaires problèmes
comprenant dede pollution
matériel harmonique.
informatique important.

Les disjoncteurs assurant la protection


des installations électriques comprenant
des matériels informatiques voient leur seuil
de sensibilité atteint lors des pointes de
courant engendrés par des signaux déformés
ayant des facteurs de crête importants.

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Les effets dans le conducteur du Neutre
 Les courants harmoniques de rang 3, le fondamental x 3, soit 150
Hz, à partir des 3 phases vont s’additionner, ceux-ci étant en phase.

Ils donnent naissance dans


le conducteur du neutre
à la circulation d’un
courant.

I Neutre = 3 fois I Harmoniques 3

Remarque :
De nombreux incendies de bâtiments industriels sont dus à l'échauffement

excessif duIFEG
conducteur du/ Neutre.
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ASPECT NORMATIF

 Dans le cadre de la fourniture d'électricité, les taux de tensions


harmoniques ne doivent pas dépasser les valeurs précisées dans
Rang Taux en %
le tableau suivant.
de
l'harmonique
3 5
Ces valeurs représentent des taux individuels 5 6
calculés par rapport au fondamental à 50 Hz, 7 5
9 1,5
11 3,5
13 3
sachant que le taux global d'harmonique 15 0,3
en tension ne doit pas dépasser 8 % dans 17 2
une installation basse tension. 19 (1) 1,5
21 (2) 0,2

Niveau de compatibilité pour


les tensions harmoniques
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 LES REMEDES CONTRE LES HARMONIQUES

 Utilisation de transformateurs propre à chaque équipement


- Une solution contre l'harmonique 3 et ses multiples de rangs impairs
(9, 15, 21, 27,…) :

Primaire Secondaire
Câblé en triangle Câblé en étoile

Cette solution est intéressante car elle permet l'élimination des rangs
harmoniques les plus perturbateurs.
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 Mise en place de filtre(s) :

 Filtres passifs

 Filtre résonnant, extrêmement efficace


pour éliminer une harmonique de rang
particulier "filtre passe-haut"

 Filtre amorti, filtrage de toutes les fréquences


inférieures au rang considéré "filtre passe-bas"

 Filtres actifs

Injecte des courants harmoniques équivalents mais en


opposition de phase de ceux émis par les appareils.

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QUELS PARAMETRES ALLONS NOUS MESURER POUR
QUANTIFIER ET QUALIFIER CES HARMONIQUES ?

 Valeur RMS  Les appareils numériques dit R.M.S réalisent


la mesure efficace d’un signal ALTERNATIF
quelque soit sa forme, sinusoïdal ou déformé

Courant mesuré

Appareil RMS
Même mesure :
Appareil NON RMS
I = 16 A
Mesure :
I = 12 A

2 2 2
I R.M .S .  I ² fondamental Ih3 Ih5 Ih7 ...
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 Facteur de Crête
 Dans le cas d’une charge linéaire

I Max
FC   2 1,414
I efficace

 Charge linéaire : 2 soit 1,414  Absence d'harmonique


 Matériel informatique : 2 à 3  Présence d'harmoniques
 Variateur de vitesse : environ 2  Présence d'harmoniques

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 Le taux distorsion harmonique global

A2  A3  A4 ...
2 2 2
THD  % A ou V
2
A1
 Rapport de la valeur efficace de l’ensemble des courants harmoniques
du signal sur la valeur efficace du même signal à la fréquence fondamentale

 Le facteur de distorsion global

A0  A2  A3 ...
2 2 2
DF  % A ou V
2
Aeff
 Rapport de la valeur efficace de l’ensemble des courants
harmoniques
du signal sur la valeur efficace du signal
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 Le taux distorsion harmonique rang par rang

 Détermination de la valeur efficace du rang An


d’harmonique considéré ainsi que de son n 
pourcentage par rapport à la fondamentale A1

Exemple pour l’harmonique 3 :


A3 9
100 % n    75%
A1 12

n
1 3 5 7 9

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 Les différentes perturbations selon la EN 50160

 Coupures
 Creux de tension, surtensions
 Fluctuations lentes
 Fluctuations rapides
 Déséquilibres
 Fréquence
 Harmoniques

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 Coupures brèves, longues et creux de tensions

• Coupures brèves de tension :

En utilisation normale, il se produit de brèves coupures avec


une fréquence variant de 10 à 100 événements par
an.
La durée reste en général inférieure à 1 seconde.

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•Coupures longues de tension :
De durée supérieure à 3 min, ces événements sont considérés hors
du domaine de validité de la norme et pour lesquelles il n’est pas
possible de donner de valeurs indicatives.

Origine : .Effets imprévisibles des intempéries et causes externes -

•Creux de tension :

Diminution de la tension en dessous de 90 % de Un.


Le nombre de creux peut varier de 10 à 10000 durant une année.
La plupart ont une durée inférieure à 1 seconde et un niveau le plus
bas de 60 % de Un.

Origine : - Appel de courant important sur le réseau, démarrage

de récepteur forte puissance, défaut sur le réseau :


court-circuit, défaut de terre, commutation de charge.
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 Les Surtensions

Origine : Foudre, fusion de fusible, enclenchement


de condensateur, coupure de contacteur…

 Surtensions temporaires :
En Basse Tension :
-la surtension peut atteindre la valeur de tension entre phase,
à cause du déplacement du point de neutre du réseau triphasé.

En Moyenne Tension :

- réseau neutre à la terre, raccordés directement ou avec

impédance, la surtension ne devra pas dépasser 1.7 Uc


-réseau à neutre isolé ou résonant,

elle ne devra pas dépasser 2.0 Uc


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 Surtensions transitoires

Entre Phase et Terre :

- Les surtensions ne dépassent

généralement pas 6 kV.


- Le temps de montée peut varier de quelques

microsecondes à plusieurs millisecondes

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 Variations lentes

 Origine :

 Élévation ou baisse de la valeur efficace de la tension (V)


en raison d’une variation de charge sur le réseau

 EN 50160 :

 95 % des valeurs efficaces moyennées

sur 10 minutes doivent se situer dans


la plage définie de tension nominale
Un +/- 10 %

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 Variations rapides
"Flicker"
 EN 50160 :
Variation rapide de tension, ne
dépasse généralement pas 5% de Un.

 EN 60868 :
Sévérité du papillotement ou Flicker

Pour chaque période d’une semaine, le niveau de sévérité de longue


durée du papillotement lié aux fluctuations de la tension, le Plt doit être
inférieur ou égal à 1 pendant 95 % du temps.
Origine :
- Fonctionnement de certains appareils à charge fluctuante (soudeuse, four à arc),
- Mise en service de gros moteur avec courant d’appel élevé,
- Variations de charge dans les installations ou de manœuvre sur le réseau.
-Plt = Perturbation pendant un temps long
- Pst = Perturbation pendant un
temps
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 Variation de fréquence

 EN 50160 :

La valeur moyenne de la fréquence fondamentale mesurée pendant


10 secondes sur des réseaux de distribution doit être
compris dans l’intervalle : 50 Hz ±1 % pendant 95 % d’une semaine.

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 Déséquilibre

 EN 50160 :

Le déséquilibre est définit par l’écart de symétrie du système triphasé,


caractérisé par l’égalité des modules de tension en valeur efficace et
leurs déphasages relatifs.

Pour chaque période d’une semaine, 95% des valeurs efficaces


calculées sur 10 min de la composante inverse de la tension
d’alimentation doit se situer entre 0 et 2% de la composante directe.

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 Les harmoniques et les inter-harmoniques

Origine:
présence de charges non linéaires sur le réseau

 EN 50160 :
la valeur moyenne sur 10 min de la valeur efficace des harmoniques ne
doit pas dépasser la valeur limite définie, pour chaque rang, en
pourcentage de la tension nominale Un pendant 95% d’une semaine.

Exemple : H3:5%, H5:6%, H7:5%,

H9:1.5%, H11:3.5%….)
Le taux global d’harmoniques (THD)
ne doit
pas excéder 8% de l’amplitude
de la/ SONELGAZ
IFEG fondamentale.
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 COMMENT MESURER ?

 L’ANALYSEUR DE PUISSANCES & D'HARMONIQUES

QUALISTAR
C.A 8334

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PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES

Principales grandeurs mesurées

- Tension RMS AC : Tensions simples, jusqu'à 480 V - Tensions composées, jusqu'à 380V
- Courant RMS AC : Jusqu'à 240 A (Pinces MN) et jusqu'à 3000 A (AmpFlex)
- Tensions et Courants PEAK
- Fréquences : de 40 à 70 Hz (fondamentale)
- Puissances : Actives, réactives, Apparentes. Par phase et cumulées
- Énergies : Actives, Réactives, Apparentes
- Harmoniques : en Tension, Courant ou Puissance. Jusqu'au rang 50

Principales valeurs calculées


- Courant de Neutre
- Facteurs : de crête (courants et tensions), K pour les courants (adaptation rapport de
transformation) pour les transformateurs de courant), de puissance, de déplacement et de la
tangente.
- Effet "Flicker" pour les tensions
- Déséquilibres entre phases (tensions et les courants)
- Taux de distorsion harmonique
- Valeur moyenne de n'importe quelle valeur calculée
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Fonctions complémentaires

-Traitement graphique, Alarmes, Enregistrement, Datation et caractéristiques

des perturbations (surtensions, creux et coupures…), Stockage


- Impression immédiate de l'écran sur l'imprimante, Mémorisation d'écran
- Communication numérique à liaison optique

Trois modes d'affichage

Phase "observation"

Ecran Oscilloscope
Mode forme d'onde : Graphique, Tableau, Vectoriel.

Mode transitoires : Le mode transitoires, capture d'événements sur


la tension et le courant avec déclenchements sur
seuils.

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Phase "diagnostique"

Mode harmoniques : Fonction harmonique en VA et mode "EXPERT" .


Ce dernier permet d'analyser l'influence des harmoniques sur l'échauffement
du neutre ou sur les machines tournantes.

Phase "surveillance"

Mode enregistrement : Lors d'un enregistrement, tous


les paramètres désirés sont sauvegardés avec
visualisation graphique de ces paramètres.
Ecran Puissance
Un bargraph permet d'apprécier la durée
totale d'enregistrement.

Mode puissance/énergie : Affiche toutes les valeurs


relatives à la puissance et à l'énergie.

Ecran FFT
Les touches "Start" et "Stop" permettent, respectivement,
de déclencher et d'arrêter les cumuls des énergies.

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Mode alarme : Les alarmes étant définies lors de la configuration de l'appareil,
le mode alarme permet d'éditer tous les dépassements ayant eu lieu pendant
.la prise de mesure

Configuration

La configuration intuitive, des représentations graphiques sont privilégiées.

Photographie d'écran

En appuyant sur une touche, l'appareil effectue


une copie de l'écran.
Ecran Fresnel

La mise en mémoire de l'écran visualisé est automatique avec horodatage.

Aide
La touche Aide explique les fonctions se rapportant à l'écran visualisé.
Notices commerciale et de fonctionnement interactives sur CD ROM
(Notions fondamentales, Modules pédagogiques, T.P, Référentiels,…)
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EXERCICE :
Une installation triphasée équilibrée est alimentée par un réseau
220/380V,50 Hz. Chaque fil de phase est assimilable à un circuit inductif
série de résistance r = 0,6 Ω et d'inductance L= 1,2 mH.

L'installation comporte 30 lampes à incandescence marquée 100 W- 220 V,


également réparties sur les trois phases et deux moteurs triphasés M1et M2
dont les caractéristiques nominales sont :
M1: U = 380 V ; f = 50 Hz ; Pu1 = 4 kW ; cos = 0,6 et rendement  = 80%.
M2: U = 380 V ; f = 50 Hz ; Pu2 = 3 kW ; cos = 0,7 et rendement  = 85%.
Lorsque tous les appareils fonctionnent ensemble, calculer :
- la puissance apparente totale.
- l'intensité efficace du courant dans chaque fil de ligne.
- le facteur de puissance de l'installation.
- la valeur efficace U1de la tension au départ de la ligne.
- les pertes totales par effet joule dans les fils de ligne ( les exprimer
en pourcentage de la puissance P1 au départ de la ligne).
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Afin de relever le facteur de puissance de l'installation, trois condensateurs
couplés en triangle sont branchés en parallèles aux bornes de l'installation.
La capacité de chaque condensateur est C= 35 µF. Calculer :
- la puissance réactive de l'ensemble installation- condensateurs.
- le facteur de puissance cos2 .
- l'intensité efficace I2 du courant dans chaque fil de ligne.
- la valeur efficace U2 de la tension au départ de la ligne.
- les pertes totales par effet joule dans les fils de ligne ( les exprimer
en pourcentage de la puissance P1 au départ de la ligne).
- Quelles sont les améliorations apportées par le relèvement du facteur
de puissance
Réponses :
PL = 3000 W - Pa1= 5000 W Pa2 = 3529,4 W - Pt =11530 W - tg 1 = 1,33
QM1 = 6650 Var - tg 2 =1,02 - QM2= 3600 Var - Qt =10267 Var- S1=15440
VA I1 = 23,46 A - cos1 = 0,747 -Z1 = 9,38 Ω - Zl= 0,71 Ω - Zt= 10,09 Ω .
U1 = 408,8 V – Pt1 = 986 w – P1t = 12516 W – K1 = 8 %.
QC= -4760 Var - Qt =5510 Var – S2=12780 VA - I2=19,4 A - cos2= 0,9
Z2 = 11,3 Ω - Zl= 0,71 Ω - Zt= 12,01 Ω - U2 = 403,5V – Pt2 = 678 w
P2t = 12207 W – K2 = 5,6 %.
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Pertes par effet Joule

Ligne monophasée: P = E I cos 

Ligne triphasée: P = 3E I cos 

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Une charge non linéaire est une charge (un élément de circuit qui
consomme une puissance, active ou réactive, sur le système
d'alimentation – ne pas confondre avec la charge électrique) qui n'est
pas exclusivement constituée de dipôles électriques linéaires.
Ceci a plusieurs conséquences :
Alimentée par des tensions sinusoïdales, cette charge est traversée par
des courants qui ne sont pas purement sinusoïdaux : on parle de
courants harmoniques
Le facteur de puissance ne peut pas être assimilé au cosinus du
déphasage du courant par rapport à la tension (pour la bonne raison que
le courant n'est pas sinusoïdal).
Dans une charge constituée de nombreux dipôles, un seul dipôle non
linéaire (par exemple une diode) rend cette charge non linéaire.
La plupart des dispositifs de l'électronique de puissance se comportent
comme des charges non linéaires. Par exemple, une lampe halogène
alimentée directement est une charge linéaire alors que cette même
lampe alimentée à travers un gradateur est une charge non linéaire.
Dans certains cas la distinction entre charge linéaire et charge non
linéaire est plus délicate : dans une certaine gamme de tension et de
courant, une réactance à noyau de fer peut être considérée comme une
charge linéaire. Au delà d'un certain seuil, la saturation se fait sentir et
cette réactance doit être considérée comme une charge non linéaire.
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Buts de ce TP :

Mesure de la perte de puissance


■ Analyse des dysfonctionnements d’un réseau
■ Surveillance des différents paramètres de qualité
réseaux (Qualimétrie)
■ Prise en main rapide du C.A 8334

Contrôles sur un système triphasé


Enregistrement de variations de paramètres dans le temps
Mesure de paramètres dans un système triphasé
équilibré non perturbé
Mesure de paramètres dans un système triphasé avec
harmoniques en courant
Mesure de paramètres dans un système triphasé avec
harmoniques en courant et tension
Surveillance du système triphasé
Analyse des paramètres enregistrés
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DE FORMATION AIN M'LILA
Perturbations BF :
la qualité de la tension se mesure !

Pour le distributeur d’énergie électrique, il est primordial de livrer un


produit de qualité, c’est-à-dire une tension à 50 Hz, sinusoïdale, triphasé
équilibré sous une valeur nominale. C’est être cohérent avec la facture
délivrée au client utilisateur.

Les normes en la matière


Pour aider distributeurs et utilisateurs dans la démarche de surveillance et
d’amélioration de la qualité des réseaux électriques, plusieurs normes ont
été créées ou sont en cours de création.
La norme NF EN 50160 a été créée afin de caractériser la qualité de la
tension fournie. Cette norme présente les différents types de perturbations
de la tension observés au point de livraison du client, fonction de la forme
d’onde, du niveau de la tension, de la fréquence et du déséquilibre du
système triphasé. Elle liste ainsi les paramètres à surveiller et la durée de
la surveillance.

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La norme en préparation CEI/EN 61000-4-30 définit les méthodes de mesure
de chaque paramètre et les conditions et modalités de mesure.
Les normes CEI 61000-2-2 pour les réseaux BT et CEI 61000-2-12 pour
les réseaux MT définissent les niveaux acceptables dits “de compatibilité”
pour chaque paramètre.

IFEG / SONELGAZ / CENTRE 49


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Variations lentes : creux de tension, surtensions
et coupures

L’amplitude de la tension est un facteur crucial pour la qualité de l’électricité.


Elle constitue généralement le premier engagement contractuel du
distributeur d’énergie. Associée aux aléas de gestion des réseaux de
transport et de distribution (comme les ajustements des centrales, le
dispatching, les systèmes de protections automatiques), elle subit des
variations anormales et peut même s’effondrer jusqu’à un niveau proche
de zéro. Pour caractériser ces événements, on utilise couramment deux
paramètres, l’amplitude et la durée de la variation.

IFEG / SONELGAZ / CENTRE 50


DE FORMATION AIN M'LILA
Plusieurs types de défauts sont définis : la surtension, le creux de tension
et la coupure. La plage de variation nominale de la tension réseau est fixée
par le distributeur d’énergie en général à ± 10% de la tension composée.
Les surtensions sont mesurées en amplitude et en durée lorsque le seuil
supérieur de la plage nominale est dépassé. Les creux de tension sont
comptabilisés lorsque la tension est inférieure au seuil bas de plage
nominale (voir figure 1). Le plus communément, ces variations durent moins
de 0,2 secondes en MT et HT. Le nombre de creux de tension sur une
année
peut aller de quelques dizaines à un millier.
Les coupures brèves, dans les conditions normales, peuvent varier de
quelques dizaines à plusieurs centaines par an et n’excèdent pas en durée
1 seconde.

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DE FORMATION AIN M'LILA
IFEG / SONELGAZ / CENTRE 52
DE FORMATION AIN M'LILA
On distingue plusieurs types de phénomènes à l’origine des variations de
tension. Quand ils surviennent chez le producteur, ce sont des phénomènes
aléatoires comme la foudre ou les courts-circuits accidentels (défauts
d’isolation, blessures de câble, projections de branches sur les lignes
aériennes...) qui sont responsables. Côté consommateur, les causes
proviennent
essentiellement de l’installation elle-même. Ainsi, le branchement de
fortes charges peut provoquer des variations de tension si la puissance de
court-circuit à un point de livraison est sous-dimensionnée. Des moteurs de
forte puissance, des transformateurs et des assemblages de condensateurs
sont les charges qui créent le plus communément des variations de tension.
Les effets de telles charges peuvent augmenter considérablement lorsque de
nombreux clients sont connectés sur la même branche. Dans le cas d’un
moteur rotatif, l’influence des variations peut être dramatique pour le moteur
lui-même. Ainsi, lorsqu’un défaut apparaît, tous les clients connectés au
même niveau sur le réseau perçoivent les variations de tension.
La difficulté majeure consiste à mesurer exactement la durée et l’amplitude
de ces variations de tension. Spécialement lorsque la variation de tension
apparaît sur les trois phases avec des durées et des amplitudes différentes.
Utiliser des analyseurs de réseaux dits “triphasés” est devenu nécessaire
afin d’analyser les trois phases
IFEG simultanément.
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Variations rapides : surtensions transitoires

Les surtensions de durée inférieure à 10 ms sont appelées surtensions


transitoires (figure 2). Ces surtensions sont provoquées par des
phénomènes d’origine atmosphérique (foudre) ou, plus fréquemment, par
le fonctionnement d’équipements électriques (commutations de charges

plus ou moins inductives produisant des surtensions transitoires à haute


fréquence).
Ces phénomènes transitoires peuvent également survenir lors de la
commutation de deux thyristors, provoquant entre les deux phases un
courtcircuit
de très courte durée. Le temps de montée peut varier de moins de
quelques microsecondes à plusieurs millisecondes. Ces surtensions en
BT sont généralement inférieures à 800 V, mais elles peuvent dépasser
1000 V suite à la fusion d’un fusible.

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Mesurer les surtensions transitoires nécessite des analyseurs spécifiques
utilisant une technique numérique et une fréquence d’échantillonnage élevée.

L’enclenchement d’un
contacteur provoque
l’apparition d’un pic de
courant, qui se traduit
par une chute
de tension
(de part et d’autre
du curseur, en rose).

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Flicker ou fluctuations rapides de tension

La gêne ressentie par le système visuel humain lors des variations


d’intensité lumineuse de l’éclairage, le “papillonnement”, est mesurée par
la valeur du flicker. Ses principaux effets sur l’homme peuvent être le mal de
tête, l’irritabilité et parfois même l’épilepsie.

Figure 3 : variations rapides de tension


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Le flicker est en réalité un calcul statistique, défini par la norme
EN IEC 61000-4-15, calcul issu de la mesure des variations rapides de
tension. Ces variations rapides de tension (figure 3) sont en général causées
par la mise en marche de charges variables comme des fours à arc, des
imprimantes laser, des micro-ondes ou des systèmes d’air conditionné.
La méthode de mesure doit être représentative de la gêne ressentie et
prendre en compte les mécanismes de la vision.

Pour cela, le flicker doit être évalué sur une période de temps suffisamment
longue. De plus, en
raison de la nature aléatoire du flicker, provoqué uniquement par certaines
charges, son niveau instantané peut varier considérablement et de façon
imprévisible pendant cette période.

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Un intervalle de 10 minutes a été jugé comme étant un bon compromis pour
évaluer ce qui est appelé le flicker de courte durée, ou “Pst”. Il est assez long
pour éviter d’accorder trop d’importance à des variations isolées de tension.
Il est également assez long pour permettre à une personne non-avertie de
remarquer la perturbation et sa persistance. Parallèlement, il est assez court
pour permettre de caractériser de façon fine un matériel perturbateur avec
un long cycle de fonctionnement.
La période de 10 minutes sur laquelle a été basée l’évaluation de la
sévérité du flicker de courte durée est valable pour l’estimation des
perturbations causées par des sources individuelles telles que les
laminoirs, pompes à chaleurs ou appareils électrodomestiques.
Dans les cas où l’effet combiné de plusieurs charges perturbatrices
fonctionnant de manière aléatoire (par exemple les postes de soudure ou les
moteurs) doit être pris en compte, ou quand il s’agit de sources de flicker à
cycle de fonctionnement long ou variable (four électrique à arc), il est
nécessaire d’évaluer la perturbation ainsi créée sur une plus longue durée.
La durée de mesure est définie à 2 heures, durée considérée comme
appropriée au cycle de fonctionnement de la charge ou durée pendant laquelle
un observateur peut être sensible au flicker longue durée. Le calcul du flicker
de longue durée, ou “Plt”, sera effectué à partir des valeurs de flicker courte
durée. C’est une fonction standard sur certains analyseurs de réseau.
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Mesure de la sévérité
du flicker court terme
et long terme

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Harmoniques et inter-harmoniques

Dans de nombreux cas, le courant consommé par les charges n’a plus une
forme de sinusoïde pure. La distorsion en courant implique une distorsion
de la tension dépendant également de l’impédance de source.
Les perturbations dites “harmoniques” sont causées par l’introduction sur
le réseau de charges non-linéaires comme les équipements intégrant de
l’électronique de puissance (variateurs, onduleurs, convertisseurs statiques,
gradateurs de lumière, postes de soudure). Plus généralement, tous les
matériaux incorporant des redresseurs et des électroniques de découpage
déforment les courants et créent des fluctuations de tension sur le réseau
de distribution basse tension. C’est la concentration de nombreux “pollueurs”
en harmoniques qui génère énormément de perturbations sur le réseau.

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Figure 4 : harmoniques

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On appelle harmonique une superposition sur l’onde fondamentale à 50 Hz,
d’ondes également sinusoïdales mais de fréquences multiples de celle
du fondamental (figure 4). Afin de mesurer les harmoniques “courant”
ou “tension”, on utilise la transformée de Fourier permettant de décomposer
un signal périodique en une somme de signaux sinusoïdaux multiples de
la fréquence fondamentale. Lorsque le signal possède une composante
superposée à l’onde fondamentale (50 Hz) et qui n’est pas multiple de la
fondamentale (ex : 175 Hz), on parle d’inter-harmoniques. Le niveau des
inter-harmoniques est également en augmentation en raison du développement
des convertisseurs de puissance et des variateurs de vitesse et
autres équipements similaires de contrôle-commande.
Toutes ces harmoniques peuvent être additionnées : la résultante en est
le THD (Total Harmonics Distortion). Le domaine des fréquences qui
correspond à l’étude des harmoniques est généralement compris entre
100 et 2000 Hz, soit de l’harmonique de rang 2 jusqu'à l’harmonique de
rang 40. Les niveaux maxima rang par rang sont définis dans les normes
CEI 61000-2-2 pour la BT et CEI 61000-2-12 pour la MT. Les instruments de
mesure actuels doivent être capables d’effectuer cette analyse harmonique
rang par rang et également en global afin d’effectuer avec finesse un
diagnostic de l’installation.
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Spectre harmonique
en tension, courant
et puissance

Les conséquences de ces harmoniques peuvent être instantanées sur


certains appareils électroniques : troubles fonctionnels (synchronisation,
commutation), disjonctions intempestives, erreurs de mesure sur des compteurs
d’énergie… Les échauffements supplémentaires induits peuvent, à
moyen terme, diminuer la durée de vie des machines tournantes, des
condensateurs,
des transformateurs de puissance et des conducteurs de neutre.

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Déséquilibre

Figure 5 : déséquilibre de tension

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Un récepteur électrique triphasé non-équilibré ou des récepteurs
monophasés non-équilibrés alimentés par un réseau triphasé équilibré
peuvent conduire à des déséquilibres de tension entre phase (figure 5). Ces
déséquilibres sont dus à la circulation de courants non-équilibrés par les
impédances de réseau.
La tension est décomposable par une méthode dite “des composantes

symétriques, directe, inverse ou homopolaire”. Sachant que la composante


inverse provoque des couples de freinage parasites et des échauffements
supplémentaires dans les machines tournantes à courant alternatif. Le
déséquilibre et ses trois composantes sont donnés par l’analyseur de réseau
proposant la fonction Déséquilibre.

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Visualisation sur l’analyseur
du déséquilibre à l’aide du
diagramme de Fresnel

Il est généralement convenu qu’avec un déséquilibre inférieur à 2%, aucun


problème ne doit survenir.

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Fréquence

Les fluctuations de fréquence sont observées le plus souvent sur des réseaux
non interconnectés comme celui de la Corse ou des réseaux sur groupe
électrogène. Dans des conditions normales d’exploitation, la valeur moyenne
de la fréquence fondamentale doit être comprise dans l’intervalle 50 Hz ± 1%
(figure 6).

Figure 6 : fluctuations de fréquence

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Conclusion
Les problèmes de creux et coupures de tension sont de plus en plus
d’actualité du fait de la grande sensibilité de certains équipements à ces
phénomènes. Malheureusement, ces problèmes subsisteront malgré toutes
les améliorations apportées par le distributeur à ses réseaux. En France, le
contrat Émeraude (tarif VERT) est appliqué aux clients industriels du réseau
de distribution EDF. Il comprend un engagement contractuel sur les creux
et les coupures en fonction de la zone géographique et un engagement
personnalisé sur les harmoniques, le flicker et le déséquilibre.
Des perturbations de tension proviennent de l’installation croissante par
l’utilisateur de charges dites fluctuantes. Il convient donc de souligner que
la qualité de l’énergie électrique dépend non seulement du fournisseur mais
également de l’utilisateur final.
La vérification de la qualité de la fourniture électrique passe par l’utilisation
d’outils performants permettant la vérification de tous les paramètres décrits
précédemment. Les nouveaux analyseurs de réseaux triphasés permettent
l’analyse complète des paramètres de qualité réseaux, un diagnostic et une
évaluation des problèmes observés sur le réseau.

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Flicker, quelques explications :
Pour prendre en considération les mécanismes de la vision et établir une méthode représentative de la
gêne, le Flicker doit être évalué sur une période de temps suffisamment représentative. De plus, en
raison de la nature aléatoire du Flicker provoqué par certaines charges, il faut admettre que pendant
cette période le niveau instantanée de Flicker peut varier considérablement et de façon imprévisible.
Un intervalle de 10 Min a été jugé comme étant un bon compromis. Il est assez long pour éviter
d’accorder trop d’importance à des variations isolées de tensions. Il est aussi assez long pour
permettre à une personne non avertie de remarquer la perturbation et sa persistance, mais il est en
même temps assez court pour permettre de caractériser de façon fine un matériel perturbateur avec un
long cycle de fonctionnement.
Les gênes sont détectées à partir d’un Pst égal à 1.

La période 10 min sur laquelle a été basée l’évaluation de la sévérité du Flicker de courte durée est
valable pour l’estimation des perturbations causées par des sources individuelles telles que les
laminoirs, pompes à chaleurs ou appareils électrodomestiques. Dans les cas ou l’effet combiné de
plusieurs charges perturbantes fonctionnant de manière aléatoires (par exemple postes de soudure,
moteurs) doit être pris en compte, ou quand il s’agit de sources de Flicker à cycle de fonctionnement
long ou variable ( four électrique à arc ), il est nécessaire d’utiliser un critère pour évaluer la
perturbation ainsi créée sur une longue durée.
La sévérité du Flicker pendant un temps long, Plt, sera déduite des valeurs de la sévérité du Flicker
pendant des temps courts, Pst, sur une durée appropriée liée au cycle de fonctionnement de la charge
ou sur une période pendant laquelle un observateur peut être sensible au Flicker, par exemple
quelques heures. Dans le C.A 8350, le temps est fixé à 120 min.

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