Vous êtes sur la page 1sur 43

Hygiène et sécurité

Le but de l’hygiène et sécurité est de


protéger les travailleurs, les engins, les
installations, et la nature.
LES ACCIDENTS DE TRAVAIL DANS LES MINES ET
CARRIERES
I - Analyses des accidents:
• L'activité d’exploitation minière peut être le siège de
plusieurs risques d'accidents. Ces risques, dans une
exploitation à ciel ouvert, sont liés généralement à:
• - la hauteur des gradins ,
• - la cohésion des roches du front d'abattage;
• - la manipulation des explosifs,
• - la circulation des engins;
• - les mouvements des personnes;
• - le stockage des carburants, etc.
Ainsi les causes des accidents sont nombreuses
et l'on peut citer les plus importantes:
• - Chutes de blocs et chutes d'objets;
• - Glissades et chutes de personnes;
• - Heurts;
• - Explosion ;
• - Electrocution ;
• - Brûlures;
• - Incendie, etc.
• -Etudes et plans a établir dans les
exploitations à ciel ouvert
Tout projet de développement et d’exploitation à ciel
ouvert doit comprendre les paramètres suivants :
• les caractéristiques géologiques et hydrogéologiques
du gisement ;
• les méthodes d’exploitation utilisées ;
• les caractéristiques géométriques des ouvrages
miniers :
(gradins, bermes, talus d’exploitation, pistes de roulage,
décharges et déblais ;)
• l’organisation des opérations d’extraction (abattage,
chargement, transport) ;
• les mesures de sécurité et d’hygiène
envisagées.
• les études relatives à la stabilité des sols,
• les dispositions pour l'évacuation des eaux,
• la nature, l’importance, la disposition des
charges d'explosifs et plus généralement les
conditions de tir,
• les techniques de purgeage,
• le programme de contrôle du front.
Talus général de la carrière
• Le talus général de la carrière retenu dans
l’exploitation à ciel ouvert
• sera déterminé en fonction de la hauteur de
l’excavation , les propriétés mécaniques des
roches extraites et des roches encaissantes. et
tiendra compte des conditions géologiques et
hydrogéologiques.
• Il est généralement compris entre 30° et 40°
pour les roches de faibles cohésions et
supérieure à 50° pour les roches de bonne
cohésion .
• Limite de l’exploitation
• Les bords des excavations des exploitations à ciel ouvert
sont établis et tenus à une distance horizontale de dix
(10) mètres au moins des routes ou chemins, cours d'eau
et conduites d'eau et à cinquante (50) mètres au moins
des bâtiments et construction quelconques.

• Les points dangereux situés aux abords de toute


exploitation à ciel ouvert dans un terrain non clos
doivent être entourés d'un fossé dont les déblais sont
rejetés du côté des travaux pour y former une berge, ou
de tout autre moyen de clôture offrant des conditions
suffisantes de sûreté et de solidité.
• L'exploitation de la masse doit être
arrêtée, à compter des bords de la fouille,
à une distance horizontale de telle sorte
que l'équilibre des terrains voisins ne soit
pas compromis compte tenu de la nature
et de l'épaisseur de la masse exploitée et
des terres de recouvrement.
Pour des considérations de sécurité des
ouvrages ou autres édifices publics, les
distances peuvent être augmentées par
décision de l'Agence Nationale de la
Géologie et du Contrôle Minier sur rapport
des agents chargés de la police mines.
Protection des accès
• Dans les exploitations à ciel ouvert l'exploitant
est tenu de maintenir un rempart ou un remblai
le long du bord extérieur, pour protéger les
rampes, les accès situés à moins de vingt (20)
mètres d'une pente dangereuse de l’exploitation
à ciel ouvert ainsi que des
gradins, dans les cas où l'équipement mobile autre
que des machines foreuses est utilisé à moins de
huit (8) mètres du bord du gradin la hauteur
minimale du rempart cité ne peut être inférieure
au rayon de la plus grande roue de l'équipement
utilisé.
- Découverture
• Les morts terrains tel que la terre, l'argile, le
sable, le gravier, les blocs non cimentés, les
arbres et toute autre végétation sont enlevés
de telle manière que la roche de fond soit à
découvert sur une largeur de 2 m du bord
supérieur des fronts de taille;
• Au delà de cette banquette, les terres de
recouvrement doivent avoir une pente
inférieure à celle de leur angle de talus naturel
pour éviter leur affaissement.
Règles de l’extraction
Sous cavage et havage
• Le sous-cavage est interdit.
• Le havage ne peut être utilisé qu'en vertu d'une
autorisation de l'Agence Nationale de la Géologie
et du Contrôle Minier, comme élément d'une
méthode d'exploitation définie par une consigne
précisant notamment les mesures de sécurité à
prendre pour assurer jusqu'au moment de
l'abattage, la bonne tenue de la masse havée.
Risque d’éboulement de la partie sous cavée
• - Hauteur des gradins
• Dans les carrières d’exploitation d’argile, de
sable, d’éboulis ou d’autres masses de faible
cohésion, où il n’est pas utilisé d’équipement
mécanique, aucun front de taille ne doit avoir
une hauteur verticale de plus de trois (3) mètres.
• Si l’épaisseur de la couche exploitable dépasse
trois (3) mètres de hauteur verticale,
l’exploitation pourra être conduite en gradins de
trois (3) mètres de hauteur maximum, avec des
banquettes aménagées au pied de chaque gradin.
• Dans le cas de l’utilisation d’équipements
mécaniques pour l’excavation et le chargement des
produits, aucun front de taille ne doit avoir une
hauteur verticale dépassant de un mètre cinquante
(1,50) le sommet de la flèche ou du godet dans sa
plus haute position de travail.
• Dans l’exploitation de masses constituées de roches
dures, la hauteur du front ou des gradins ne doit pas
dépasser quinze (15) mètres ; au pied de chaque
gradin, une banquette horizontale d’une largeur
suffisante pour permettre, sans danger, le travail et
la circulation du personnel et des engins, doit être
aménagée.
• Le front ou les gradins peuvent être portés à
des hauteurs supérieures après autorisation
écrite que peut accorder l’Agence Nationale
de la Géologie et du Contrôle Minier, après
examen et approbation éventuelle d’un
rapport justifiant la nécessité de dépasser la
hauteur prescrite ci-dessus et les
équipements utilisés, que fournira
l’exploitant.
Hauteur élevée du gradin par rapport à l’engin en
service
• Purgeage
• L’exploitation doit être conduite de manière
qu’aucune partie du front de taille ou des
parois ne présente de surplomb même en cas
d’abattage à l’explosif.
• Le front d’abattage et les parois dominant les
chantiers doivent être régulièrement surveillés
par un agent qualifié, désigné par l’exploitant,
et purgés au moins une fois par jour et à la
suite de chaque tir et/ou dès que la
surveillance en fait apparaître la nécessité.
• Aucune personne ne peut travailler près d’un
front avant que ce front ne soit examiné par le
chef d’équipe.
• Les opérations de purgeage doivent être
confiées à un personnel compétent et
expérimenté, désigné par le chef d’équipe
opérant sous la surveillance de l’agent visé ci-
dessus ; la purge doit être conduite en
descendant.
• Pendant les opérations de purge, aucune personne
ne doit stationner ou circuler dans la zone
susceptible d’être atteinte par les blocs détachés.
• Les opérations de visite et de purge de front de
taille sont fixées par une consigne particulière
portée à la connaissance de l’Agence Nationale de
la Géologie et du Contrôle Minier . Cette dernière
peut éventuellement, y apporter les modifications
qu’elle jugera les plus opportunes pour une
meilleure sécurité du travail.
-Obligations de l’exploitant
• La sécurité est une obligation majeure au même titre
que la production.
1. Afficher les consignes de sécurité dans différents lieux,
2. Être responsable de la stricte application des règles de sécurité,
3. Faire respecter l’art minier et la réglementation,
4. Créer de bonnes conditions de travail,
5. Faire conduire les travaux d’exploitation minière par un
personnel qualifié, notamment des chefs de carrière et des
conducteurs d'engins,
6. Exiger une visite médicale préalable avant chaque recrutement,
7. Informer chaque nouvelle recrue des
instructions, consignes et directives pour
son travail,
8. Former et sensibiliser périodiquement les
travailleurs sur la sécurité minière,
9. Délimiter une zone de protection autour des
points dangereux d'une exploitation en
activité, par l’installation d'une clôture ou de
berge
10. Remettre en état les lieux et sécuriser les points
dangereux à la fin des travaux,
11. Déclarer à l’ANGCM toute ouverture de carrière,
arrêt de travaux et, abandon d'activités.

• Le non-respect des consignes de sécurité


expose les contrevenants à des
sanctions administratives,
Nonobstant les poursuites judiciaires.
- LES RISQUES POUR LE PERSONNEL ET LES
VISITEURS DU SITE
• a - Risques d'accidents
• Les principaux risques encourus sont liés aux
activités d'extraction et de traitement :
• * à la présence sur l'exploitation de fronts de
taille et de masses ébouleuses de matériaux,
(risques de chutes, d'éboulements, ...),
• * au fonctionnement et à la circulation des
engins affectés au déchargement,
ou chargement des matériaux, (risque de
collision ou d'écrasement),
MESURES DE PREVENTION
• 1 - MESURES DE SECURITE AUX ABORDS DE
L'EXPLOITATION
• a - Implantation de la carrière
• Ils sont avant tout destinés à assurer la sécurité
des personnes étrangères à l'exploitation de la
carrière, mais aussi à faciliter l'accès des engins
de secours :
• L'accès de la carrière est limité par un merlon
et/ou clôture périphériques, et d'une barrière à
l'entrée verrouillée aux heures de fermeture
• Des panneaux signalant le danger, et
interdisant de pénétrer sur le site ou
d'approcher de toute zone dangereuse seront
implantés sur les accès ou les abords
dangereux,
• b - Mesures de sécurité relatives aux risques de
chute
• Des panneaux de danger seront disposés aux
abords des fronts de taille,
• L'exploitation comportant des gradins de plus de 2
m de haut (de 5 à 15 m), l'approche dangereuse du
bord en haut de front de taille sera évitée au moyen
d'obstacles physique (clôture, fossé ), et d'une
signalisation appropriée (panneaux de dangers).
• Si le personnel, notamment à l'extraction est appelé
à travailler ou à circuler à moins de 2 m du bord
supérieur d'un front de taille présentant un risque
de chute dangereuse, des moyens de prévention
• MESURES DE SECURITE DU PERSONNEL ET DES
VISITEURS
• a -Le bungalow de chantier contiendra pour la
prévention :
• consignes de sécurité affichées sur la paroi,
• plan de circulation à l'intérieur du site,
• un ensemble d'équipements individuels de sécurité
(casques, bouchons d'oreilles ...),
• une trousse de secours,
• liste des appels d'urgence affichée visiblement,
• téléphone mobile, facilement accessible en cas
d'appel urgent,
• au moins 2 extincteurs
AMENAGEMENT DU LIEU DE TRAVAIL
- HYGIENE DU PERSONNEL
1 - LES INSTALLATIONS
Le bungalow à l'entrée de la carrière comprend:
* un téléphone,
* la liste des appels urgents
* les consignes de sécurité
* au moins un exemplaire de protections
individuelles (gants, masque anti-poussière,
lunettes de sécurité,...
PANNEAUX D’OBLIGATION

Protection obligatoire de Protection obligatoire


la vue des voies respiratoires

Protection obligatoire
Protection des pieds
obligatoire de la tête

Protection
Protection obligatoire des mains
obligatoire de l’ouie
Protection obligatoire du
corps

Protection obligatoire du visage

Protection individuelle obligatoire contre les


chutes

Passage obligatoire (pour piétons)

Obligation générale (accompagné d’un


panneau additionnel)
PANNEAUX D’AVERTISSEMENT

Trébuchement

Chute en plein pied


PANNEAUX DE SAUVETAGE OU DE SECOURS

Direction vers une sortie

Direction vers une sortie de secours

Premiers secours
• REGLES GENERALES D’ HYGIENE ET DE SECURITE
DANS LES EXPLOITATIONS SOUTERRAINES
-REGLES RELATIVES AU SOUTENNEMENT

1 -Dans tous ouvrages souterrains les risques


d'éboulement ou de chutes de blocs doivent
être évités soit au moyen d'un soutènement
appuyé ou suspendu et d'un garnissage
appropriés à la nature des terrains et
régulièrement entretenus pendant la durée
d'utilisation des ouvrages,
2 -Le soutènement, la surveillance et la purge
doivent être effectue suivant des règles
générales fixées par une consigne de l'exploitant
sans préjudice des mesures spéciales que
pourrait l'exiger l'état du chantier.
Ces règles générales définissent les caractéristiques
du soutènement à l'égard des risques de rupture
et de renversement; elles fixent, s'il y a lieu, les
modalités de son enlèvement et de sa
récupération. Elles édictent les précautions à
prendre dans le sondage et dans la purge pour
assurer la sécurité et l'efficacité de ces
opérations.
• II.1.2. Atmosphère de la mine
• L’air contient environ 21% d’oxygène et 79%
d’azote, on y trouve des quantités
extrêmement faibles de CO2, environ 0,04 %,
ainsi que des gaz rares à l’état de traces.
• Pour le maintien de la santé de l’homme et de
son aptitude au travail, la teneur en oxygène
dans les chantiers en activité, d’après les
règlements de sécurité, ne doit pas être
inférieure à 20% en volume.
II.1.3. La température
Les règlements de la sécurité industrielle exigent
que la température de l’air de la mine ne
dépasse pas 26°C.
• L’humidité :
• L’humidité relative de l’air de la mine est de
l’ordre de 90-95 %, et diminue en hiver, dans
les mines profondes (800-1000), l’air est plus
sec que dans les mines peu profondes car les
terrains en profondeur sont moins aquifères
et leur température est plus élevée.
• II.3. L’éclairage
• Un bon éclairage des travaux souterrains
renforce la sécurité, augmente le rendement
et améliore les conditions de séparation du
stérile du minerai.