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THEME 3: HISTOIRE ET

MEMOIRES

INTRODUCTION:HISTOIRE
ET MEMOIRE, HISTOIRE ET
JUSTICE P 168 – P175
INTRODUCTION

 ACCROCHE: L’histoire, les mémoires mais aussi la
justice sont des questions socialement vives
PROBLEMATIQUE

QUELLES RELATIONS, QUELLES
DIFFERENCES ENTRE HISTOIRE,
MEMOIRES ET JUSTICE?
COMMENT JUGER LES CRIMES
CONTRE L’HUMANITE ET LES
GENOCIDES ET POUR QUELLES
FINS?
I –LES LIENS COMPLEXES ENTRE
HISTOIRE ET MEMOIRES

A- L’HISTOIRE EST UNE
DISCIPLINE SAVANTE p 170
Les fonctions particulières de
l’histoire:
L’histoire libère le citoyen du poids des
souvenirs et du passé , en lui permettant
de mieux comprendre le présent
B- LA MEMOIRE EST LE VECU
D’EVENEMENTS PAR DES INDIVIDUS OU
DES GROUPES P 170

Pierre Nora « la mémoire
est la vie

La mémoire est en constante mutation,
avec des périodes d’oubli et de
revitalisation qui se succèdent,
déclenchant de fortes controverses.
La mémoire se trouve placée au cœur
d’enjeux sociétaux fondamentaux.
C-DE NOUVEAUX RAPPORTS ENTRE
HISTOIRE ET MEMOIRE

L’historien travaille à partir de sources
diverses, dont font parties les mémoires.
Par son travail critique, l’historien peut
contribuer à faire évoluer la mémoire. Il peut
ainsi amener un Etat à changer sa politique
mémorielle ( ex: 1962 en RFA introduction
de l’étude du génocide juif dans les
programmes scolaires)
Ex: le travail des historiens

 1- il examine chaque mémoire (en révèle des oublis, vérifie)
 2-il explique pourquoi telle mémoire est sur le devant de la
scène (rôle des porteurs de mémoires comme les politiques
ou intellectuels; analyse des jeux de pouvoirs et des groupes
d’intérêts)
 3 dénonciation du processus d’occultation
 4 prise de distance avec les excès du débat public (demande
de reconnaissance des politiques discriminatoires passées
comme le passé colonial soulève des enjeux identitaires :cf
place des descendants des populations immigrées)
II- DES MEMOIRES EMANCIPEES?
L’EXEMPLE DES MEMOIRES DE LA
SECONDE GUERRE MONDIALE

 A-UNE MEMOIRE OFFICIELLE JUSQU’AUX
ANNES 1970
 Valorisation de la France résistante par les
cérémonies officielles , les monuments et par l’art
B –LE REVEIL DES MEMOIRES

_ MEMOIRESDES JUIFS DEPORTES



_ MEMOIRES DE LA COLLABORATION
_ MEMOIRES DES PRISONNIERS DE GUERRE
_ MEMOIRES DU STO
_ MEMOIRE DES MALGRE NOUS

Ces mémoires ressurgissent en partie grâce aux travail des


historiens, réent des tensions au sein de la société française et
peuvent entrer en conflit.

Thèses négationnistes / mémoires des génocides juifs et


tsigane
C- LE « DEVOIR DE
MEMOIRE »

 Au nom du devoir de mémoire, sont promulguées
des lois mémorielles ( loi gayssot 1990, loi Taubira
2001). Des historiens s’opposent: Ex Pierre Nora
III- LES NOTIONS DE CRIME
CONTRE L’HUMANITE ET DE
GENOCIDE

A-LA GENESE DE LA NOTION DE CRIME
CONTRE L’HUMANITE


MENTION DU TERME EN 1915 LORS DE CE
QUE L’ON APPELLE AUJOURD’HUI LE
GENOCIDE ARMENIEN

LE CONCEPT DE CRIME CONTRE


L’HUMANITE EST DONC UTILISE POUR
DENONCER LES ACTES INHUMAINS QUI
DEPASSENT LES CRIMES DE GUERRE ET QUI
VISENT LA MORT OU LA PERSECUTION DE
POPULATIONS CIVILES
B-JUGER LES CRIMES CONTRE
L’HUMANITE

1- la genèse de la notion
DECLARATION DE LONDRES 13 JANVIER 1942: idée de juger
les crimes nazis.
DECLARATION DE MOSCOU 30 OCTOBRE 1943: les trois
puissances alliées poursuivront les criminels allemands.
DECOUVERTE DES CAMPS DE LA MORT 1945

TRIBUNAL DE NUREMBERG ( novembre 1945 à octobre 1946)


Crime de guerre/crime contre l’humanité
2- une notion de crime contre
l’humanité en évolution constante

Des Etats intègrent cette notion dans leur
législation:
En France c’est le seul crime imprescriptible.

1998: création de la cour pénale


internationale qui élargit la définition de
l’inculpation pour crime contre l’humanité
(plus large et mieux défini)
C- LE GENOCIDE,UNE NOTION
PROGRESSIVEMENT INTEGREE DANS LE
DROIT INTERNATIONAL
1.un mot forgé 
 par Raphaël
 Lemkin

Destruction
 organisée et
Préméditée
D’une nation
ou d’un
Peuple.
2-définition et intégration dans le
droit international

Pour Lemkin, le L’assemblée
génocide inclut les générale de l’ONU
techniques de en 1948 par la
destructions
politique, sociale,
résolution 260 crée
culturelle, morale une « convention
économique, pour la prévention
biologique et et la répression du
physique ( famine) crime de génocide »
3- le regard des historiens
Génocides 
- herero en Namibie par les Allemands (1904-1908)
- les arméniens par les turcs ( 1915-1916)
-les juifs et les tsiganes par les nazis (seconde
guerre mondiale)
- massacres commis par les Khmers rouges ( 1975-
1979)
- les tutsis par les hutus au Rwanda en 1994
- massacres de Srebrenica en ex-Yougoslavie
( 1995)
CONCLUSION

L’histoire adopte une démarche scientifique alors
que la mémoire se nourrit des souvenirs et est plus
sensible aux influences et déformations. L’histoire
se sert de la mémoire mais doit la contextualiser.
Les notions de crime contre l’humanité et de
génocide se sont progressivement développées au
XX siècle pour désigner les actes inhumains.
Pris en compte par la justice internationale après
1945, ces crimes ont intégrés des législations
nationales et internationales

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