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Introduction:

 La sensation de confort est une synthèse de nombreux


éléments, tels que le confort thermique, le confort
acoustiques, la qualité de l’air et la qualité lumineuse
des espaces. Cette dernière provient de l’harmonie
entre l’activité définie d’un local, la quantité de
lumière, et la qualité de cette lumière : sa couleur, sa
variabilité, les contrastes plus ou moins fort qu’elle
crée, etc. Vu cette multiplicité de facteur, on ne peut
pas « mesurer le confort ».
Définition:
 La lumière naturelle est la meilleure forme
d’éclairage. Économique, elle permet de réduire les
coûts d’électricité.
En optimisant l’utilisation de la lumière naturelle, il
est possible d’améliorer la répartition de la lumière
sur le lieu de travail. Ces mesures, rentables à long
terme, sont très efficaces pour améliorer la
productivité et le confort du personnel.
Favoriser le travail en lumière naturelle, c’est aussi
respecter l’environnement.
COMMENT?
1)Nettoyer les vitres et supprimer tout élément faisant
obstacle à la lumière.
2) Déplacer les postes de travail ou les machines pour
que le personnel ait plus de lumière naturelle.
3) Agrandir les fenêtres pour profiter de plus de lumière
naturelle.
4) Séparer les interrupteurs contrôlant les divers
éclairages électriques ou rangées de lumières.
Cette méthode permet d’éteindre une partie de
l’éclairage lorsque la lumière naturelle est suffisante
pour éclairer les postes de travail situés près des
fenêtres.
5) Pratiquer des ouvertures ou installer des fenêtres
sur le toit à intervalles réguliers. Il suffit pour cela
de remplacer quelques pans du toit par des
panneaux en plastique translucide
QUELQUES CONSEILS SUPPLÉMENTAIRES
– Associer la lumière naturelle à des éclairages
artificiels pour améliorer l’éclairage du lieu de
travail.
– Attention : fenêtres et ouvertures sur le toit sont
une source de chaleur par temps chaud. Ils sont
aussi à l’origine d’une déperdition de chaleur en
hiver.
– Lorsqu’il fait chaud, orienter les fenêtres et autres
ouvertures loin de la chaleur directe du soleil, ou
les protéger de la lumière solaire directe.
-Utiliser des couleurs claires aux plafonds et aux
murs pour capter la lumière naturelle.
Le soleil
 • Diamètre : 1400000 km
• Distance Terre-Soleil : 150000000 km
• Température au centre : plusieurs millions de degrés
• Pression au centre : plus d’un milliard d’atmosphère
• Fusion nucléaire
Consommation de 576 millions de tonnes d’hydrogène à la
seconde
• Le soleil rayonne comme un corps noir à 5800K
• L’énergie solaire reçue par la Terre représente 10000
fois la consommation énergétique mondiale
Le mouvement de la terre autour du soleil
La course du soleil
La course du soleil à 45° de latitude nord
Le rayonnement solaire
La variation de l’irradiation
L’ensoleillement :
 Le soleil, à travers son rayonnement direct, est responsable
de la plupart des situations critiques observées sur le plan
du confort visuel (éblouissement, éclairement excessif, effet
de protection solaire, etc.)
 Prendre en considération et se poser la question de
l’ensoleillement consiste à étudier la dynamique de la
lumière solaire à l’intérieur des locaux.
 Le diagramme solaire est une forme de représentation
graphique de la course du soleil. Il constitue un outil facile
et pratique pour repérer, depuis un point quelconque de la
surface terrestre, le trajet du soleil à travers le ciel.
LE DIAGRAMME SOLAIRE

 Le diagramme solaire
est une représentation plane
en coordonnées
locales de la
trajectoire du soleil,
perçue depuis un
point de la surface
terrestre.
LES COORDONNÉES ANGULAIRES DU SOLEIL
La position précise du
soleil dans le ciel à un
moment donné se
détermine à l’aide de
deux coordonnées :
l’azimut et la
hauteur.
LA HAUTEUR est
l’angle formé par le
rayon solaire et le
plan horizontal (entre
0° et 90°).
LES COORDONNÉES ANGULAIRES DU SOLEIL
 L’AZIMUT est l’angle
formé par la trace du
soleil sur le plan
horizontal et la
direction Nord (dans
le sens des aiguilles
d’une montre).
 Le quadrillage du
diagramme solaire
LES COORDONNÉES ANGULAIRES DU SOLEIL
représente les angles
horizontaux et verticaux
des points de la voûte
céleste.
C’est comme si
l’observateur repérait
l’azimut et la hauteur du
soleil sur un hémisphère
transparent au-dessus de
lui et qu’ensuite il
déployait cette coupole
sur un plan vertical.
Diagrammes cartésiens
Les azimut sont donnés en abscisse (0° = midi solaire, quand
le soleil est dans l’axe sud).
Les hauteurs sont données en ordonnées.
Ces diagrammes sont fournis pour une latitude donnée.

A : 21 juin [Solstice]
B : mai & juillet
C : avril & août
D : mars & septembre
E : février & octobre
F : janvier & novembre
G : 21 Décembre [Solstice]
Éclairage diffus

Les conditions d’éclairement d’un espace intérieur vont


directement dépendre de la lumière disponible à
l’extérieur.

La lumière disponible à l’extérieur est dépendante des


conditions de ciel, c’est-à-dire de la météorologie ou
autrement dit de la couche nuageuse.
LES CONDITIONS DE CIEL
 Les nuages réduisent de façon significative
l’éclairement.
 En été, par ciel serein, l’éclairement
horizontal au niveau de la mer peut
atteindre 100 000 lx.
 En hiver, sous nos latitudes, par ciel
couvert, l’éclairement horizontal extérieur
peut être inférieur à 5000 lx.
Ciel serein: 100%
Nuages 2/10: 90%
Nuages 4/10: 75%
Nuages 6/10: 65%
Nuages 8/10: 45%
Ciel complètement couvert: 20%
LES MODÈLES DE CIEL STANDARD
 Le ciel uniforme : Cette situation correspond à un ciel couvert
d’une couche épaisse de nuages laiteux où le soleil n’est pas visible. Sa
luminance est donc constante en tout point du ciel à un moment
donné.
 Le ciel couvert : dit aussi ciel CIE correspond à un ciel de nuages
clairs qui cachent le soleil. La luminance au zénith est 3 fois plus
élevée que la luminance de l’horizon.
 Le ciel clair : représente la variation de la luminance en fonction
de l’orientation et de la position du soleil, mais n’intègre pas le
rayonnement solaire direct.
 Le ciel clair avec soleil : prend en compte son rayonnement
global, c’est-à-dire la somme des rayonnements directs et diffus. Ce
quatrième type de ciel correspond à un ciel serein dans lequel le soleil
brille.
LE FACTEUR DE LUMIÈRE DU JOUR
Comme la quantité de lumière naturelle peut varier de façon
importante, on introduit un rapport de proportionnalité entre
l’éclairement extérieur et celui disponible à l’intérieur du local.

C’est ce qu’on appelle le facteur de lumière du jour et il se


calcule ainsi :
Fj = E int / Eext ×100
Où : 
Eint = niveau d’éclairement horizontal à l’intérieur du local
Eext = niveau d’éclairement horizontal extérieur en site dégagé
Variation du facteur de lumière du jour
dans un local
 Le facteur de lumière du jour n’est pas constant dans
un local : il décroît très vite dès lors que l’on s’éloigne
d’une prise de jour.
LE FACTEUR DE LUMIÈRE DU JOUR:
décomposition
Le facteur de lumière du jour peut se décomposer de la
manière suivante : 
Fj = FJD + FJRE + FJRI en %
FJD : composante directe de la voûte céleste
FJRE : composante réfléchie extérieure
FJRI : composante réfléchie intérieure
LE FACTEUR DE LUMIÈRE DU JOUR:
décomposition
Ces trois composantes ont des importances diverses :
 près des fenêtres la composante du FJD est en général prépondérante
sauf s’il y a un masque crée par des bâtiments devant la façade (dans
ce cas là, c’est la composante du FJRE qui est importante)
 Par contre, au fond du local, la composante FJRI prend une valeur
relativement importante alors qu’elle est négligeable près des
ouvertures.
La stratégie de la lumière naturelle
La stratégie de la lumière naturelle a pour but de
réponde aux exigences de confort des occupants, c'est
l'étude de la relation entre la lumière naturelle et le
bâtiment selon cinq concepts destinés à favoriser la
meilleure utilisation possible de la lumière naturelle :
Capter
Une partie de la lumière du jour est transmise par
les vitrages à l’intérieur du bâtiment. La quantité
de lumière captée dans un local dépend de la
nature et du type de paroi vitrée, de sa rugosité, de
son épaisseur et de son état de propreté.
L’aménagement des abords peut aussi créer une
barrière à la pénétration rasante du rayonnement
d’hiver ou d’été, tout en laissant une large
ouverture à la lumière du ciel. Inversement, des
surfaces réfléchissantes au sol (dallage, plan
d’eau) peuvent contribuer à capter davantage de
lumière.

capter la lumière naturelle en prenant en compte


l’influence du type de ciel, du moment de l’année, de
l’heure, de l’orientation et de l’inclinaison de
l’ouverture ainsi que de l’environnement.
Environnement
Chaque lieu spécifique développe sa propre identité vis-à-vis de sa région et

de son climat général. La topographie, la végétation, la nature du sol et


l'urbanisme influencent entre autres les données météorologiques d'un lieu:
chaque site est caractérisé par un microclimat.
La lumière disponible dépend de l'environnement direct du bâtiment par le

jeu de différents paramètres : le relief du terrain, les constructions voisines, le


coefficient de réflexion du sol, la végétation, la présence d'un gratte-ciel, d'un
lac ou d'un arbre peut radicalement transformer la lumière d'un espace.
Lors de la conception d'un bâtiment, il est donc important de mesurer

l'impact de l'environnement existant sur le nouvel édifice afin de profiter au


mieux des possibilités offertes par le terrain pour capter la lumière.
A. Relief du terrain

peut provoquer de l'ombre sur un bâtiment ou au contraire


favoriser son ensoleillement. L'éclairement d'un site en
pente dépend de la géométrie solaire ainsi que de
l'orientation et de l'inclinaison du terrain. Les pentes sud
jouissent d'une meilleure éclairement que les terrains plats.
Il faut prendre en compte les caractéristiques naturelles du
site et tirer profit du profil du terrain, que l'on pourra au
besoin remanier localement.
B-Bâtiments avoisinants

La quantité d'énergie solaire reçue en un endroit


dépend souvent de l'ombrage des bâtiments
avoisinants. En hiver, le soleil est bas sur l'horizon.
Tous les masques de l'environnement, immeubles ou
grands arbres, qui interceptent le soleil pendant cette
période gêneront grandement l'utilisation de la lumière
naturelle.
C-Réflexion des surfaces extérieures
Pour profiter au maximum de la lumière naturelle, il
importe de ne pas négliger le facteur de réflexion des
surfaces extérieures environnant le bâtiment. En
effet, des surfaces claires et réfléchissantes augmentent
la quantité de lumière qui peut pénétrer dans le
bâtiment.
Des surfaces réfléchissantes placées au sol telles qu'un
dallage brillant ou un plan d'eau peuvent contribuer à
capter davantage de lumière. Ainsi, l'eau, en
réfléchissant le ciel et l'environnement, intensifie
l'impression lumineuse d'un lieu
D - Des éléments liés au bâtiment
Des éléments liés au bâtiment lui-même, tels que des murs de
refends, des light shelves,....peuvent aussi provoquer un ombrage en
fonction de leur taille, de leur réflectivité et de leur orientation.
La mise en place d'auvents destinés à réduire les problèmes
d'éblouissement et de surchauffe pénalisera bien sûr la quantité de
lumière captée par le bâtiment.
E - La végétation
se distingue des autres écrans parce qu'elle peut être saisonnière, ce qui

est le cas des arbres à feuilles caduques, et que par ailleurs elle ne possède

qu'une opacité partielle. Elle se contente de filtrer la radiation lumineuse

plutôt que de l'arrêter.


 l'orientation de l'ouverture
L'organisation spatiale d'un bâtiment devrait toujours être
pensée en fonction du moment d'occupation des locaux, de
l'activité qui s'y déroule et de la course du soleil.
Il est préférable de placer les fenêtres de telle façon que le
soleil puisse pénétrer à l'intérieur d'un local au moment où il
est le plus utilisé. Ainsi, les locaux essentiellement occupés le
matin devraient, dans la mesure du possible, être orientés à
l'est, ceux occupés dans le courant de la journée, au sud et
ceux où l'on se tient en soirée, à l'ouest. Pour une habitation
domestique, on choisira, par exemple, une orientation est
pour la cuisine, tandis qu'une orientation ouest convient
davantage à un salon. Les locaux de service ainsi que les pièces
de travail nécessitant une lumière constante et homogène sont
de préférence localisés au nord.
Les pièces orientées au nord bénéficient toute l'année d'une lumière égale et du
rayonnement solaire diffus. Pendant l'été, elles peuvent devenir une source d'éblouissement,
difficile à contrôler car le soleil est bas. Il est judicieux de placer des ouvertures vers le nord
lorsque le local nécessite une lumière homogène, peu variable ou diffuse, ce qui est
préférable pour certaines activités comme un atelier de peinture, par exemple.

Les pièces orientées à l'est profitent du soleil le matin mais le rayonnement solaire est
alors difficile à maîtriser car les rayons sont bas sur l'horizon. L'exposition solaire y est faible
en hiver mais elle permet d'apporter des gains solaires au moment où le bâtiment en a le plus
besoin.
Par contre, en été, l'orientation est présente une exposition solaire supérieure à l'orientation
sud, ce qui est peu intéressant.

Une orientation ouest assure une insolation directe en soirée. Il est très intéressant
d'orienter à l'ouest les locaux où l'on souhaite un éclairage doux et chaleureux. Toutefois, il y
a un risque réel d'éblouissement et les gains solaires ont tendance à induire des surchauffes.
En effet, les vitrages tournés vers l'ouest apportent des gains solaires l'après-midi, au
moment où le bâtiment est depuis longtemps en régime.

Une orientation sud entraîne un éclairement important.


De plus, les pièces orientées au sud bénéficient d'une lumière plus facile à contrôler et d'un
ensoleillement maximal en hiver, ce qui est souvent l'idéal.
 l'orientation de l'ouverture
L'organisation spatiale d'un bâtiment devrait toujours être
pensée en fonction du moment d'occupation des locaux, de
l'activité qui s'y déroule et de la course du soleil.
Il est préférable de placer les fenêtres de telle façon que le
soleil puisse pénétrer à l'intérieur d'un local au moment où il
est le plus utilisé. Ainsi, les locaux essentiellement occupés le
matin devraient, dans la mesure du possible, être orientés à
l'est, ceux occupés dans le courant de la journée, au sud et
ceux où l'on se tient en soirée, à l'ouest. Pour une habitation
domestique, on choisira, par exemple, une orientation est
pour la cuisine, tandis qu'une orientation ouest convient
davantage à un salon. Les locaux de service ainsi que les pièces
de travail nécessitant une lumière constante et homogène sont
de préférence localisés au nord.
 l'inclinaison de l'ouverture
La surface à prendre en compte pour étudier la lumière
disponible est le plan dans lequel s'inscrivent les limites de la
fenêtre. Ainsi, la photo ci-dessous correspond à une ouverture
horizontale, même si les vitrages sont obliques.
Pour capter le maximum de rayonnement solaire direct, une
ouverture doit être la plus perpendiculaire possible aux rayons
du soleil. En revanche, par ciel couvert, les performances d'une
fenêtre sont avant tout liées à la portion de ciel visible depuis
l'ouverture. Ainsi, une ouverture zénithale horizontale couvre
une partie de ciel plus importante qu'une fenêtre verticale et
apporte donc une plus grande part de lumière naturelle diffuse
dans le local qu'elle éclaire. De même, une fenêtre oblique
tournée vers le ciel offre déjà un flux lumineux diffus plus
important que la fenêtre verticale.
Les ouvertures latérales ne voient qu'une partie du ciel.
Par ciel couvert, ces ouvertures verticales ont donc des
performances lumineuses nettement plus faibles que les
ouvertures horizontales. En outre, la lumière pénètre
latéralement dans les locaux, ce qui peut créer des situations
de contre-jour ou d'éblouissement à proximité des fenêtres.
Cependant, les fenêtres latérales en façade sud transmettent
un maximum de rayons solaires en hiver, ce qui favorise
l'utilisation des gains solaires, tout en limitant les
pénétrations estivales et les surchauffes qu'elles induisent.
Les ouvertures zénithales s'ouvrent sur la totalité de la
voûte céleste; elles induisent donc une large pénétration de
lumière diffuse. La distribution lumineuse obtenue par une
ouverture horizontale est aussi beaucoup plus homogène que
celle produite par une fenêtre verticale. De plus, la lumière
entre dans les locaux par le plafond, ce qui limite a priori les
phénomènes d'éblouissement.
Par contre, par ciel serein, les ouvertures zénithales captent
mal les rayons solaires d'hiver alors qu'elles laissent largement
pénétrer le soleil d'été, ce qui implique un mauvais
comportement thermique.
Transmettre
transmettre la lumière naturelle grâce à l’étude
des caractéristiques des lanterneaux et façades
translucides, des dimensions du local, et de son
aménagement intérieur.
Le rôle de la fenêtre
Capter les gains solaires pour chauffer moins.
Capter la lumière naturelle pour consommer
moins d’éclairage artificiel et refroidir moins.
Transmettre les gains solaires et la lumière pour
les faire pénétrer dans le bâtiment.
Distribuer la lumière afin qu’elle atteigne les
endroits où on en a besoin.
Protéger contre les surchauffes en été et contre
l’éblouissement en été et en hiver.
Caractéristiques de la fenêtre
Configuration (position de la baie sur la
paroi)
Caractéristiques de la fenêtre
Configuration (position par rapport à la paroi)
Que la fenêtre soit en creux, au nu ou
en avancée ne change rien
aux performances lumineuses
globales de la pièce.

En revanche, un ébrasement permet


de créer une zone de transition
lumineuse entre intérieur et
extérieur.
Dimensions de l’ouverture

Augmenter le prise de contact avec


l’extérieur : exemple du plafond biaisé
Forme de l’ouverture
Forme de l’ouverture
Position de l’ouverture
Plus la fenêtre est élevée, mieux le
fond du local est éclairé

Orientation sud,
15 juin, 13h
(univ.)
Lat.50,8°N, Ciel
clair

350 lx en fond de local 450 lx en fond de local 500 lx en fond de local


Configuration (Châssis)

Surface des
menuiseries
Configuration (transmission du vitrage)
 Facteur de transmission
vitrage simple (3mm) : 0,9
vitrage double : 0,81
vitrage double normalement sale : 0,6
pour les simulations sur maquette, valeur
utilisée : 0,6
 Les vitrages plastiques vieillissent vite
(UV,
poussières, intempéries…). Leur facteur de
transmission varie au cours du temps.
Configuration (transmission du vitrage)
Distribuer
Distribuer la lumière naturelle en jouant sur le
type de distribution lumineuse, la répartition des
ouvertures, l’agencement des parois intérieures, le
matériau des surfaces du local, les zones et les
systèmes de distribution lumineuse.
Type de distribution
Un éclairage naturel indirect
– Kimbell Art Museum (L. Kahn)
– Lumière solaire du Texas
Répartition des ouvertures
Une prise de jour en façade introduit
une forte variation quantitative de
l’éclairement avec le recul.
 Une prise de jour en toiture permet
d’uniformiser l’éclairement dans le
local. Elle est 3 à 5 fois plus
performante qu’une prise de jour en
façade (même surface, même vitrage).
 On peut aussi améliorer les
performances par l’emploi de dispositifs
complémentaires : bandeaux…
Les puits de lumière
Définition:
 Les puits de lumière
permettent d’éclairer votre
intérieur avec la lumière
naturelle du soleil, en
évitant l’installation de
fenêtres ou de lampes.
Les puits de lumière sont
déjà beaucoup utilisés aux
Etats-Unis et en Australie
depuis plusieurs années, ils
sont un bon moyen
d’économiser de l’énergie
tout en bénéficiant des
bienfaits de la lumière
naturelle.
Fonctionnement
 Le puits est un tube en aluminium, qui contient
des petits miroirs agencés de manière à capter la
lumière extérieure du soleil. La lumière captée est
intensifiée grâce aux miroirs avant d’arriver dans la
pièce à éclairer, au moyen d’un diffuseur ou d’un
dôme.
 Les puits peuvent être placés sur le toit ou sur les
façades, et ils sont équipés d’un système qui
garantit l’étanchéité de l’installation. Ainsi, la pièce
à éclairer ne doit pas nécessairement se trouver
sous le toit du bâtiment.
 Il existe plusieurs diamètres et longueurs de tubes
selon la pièce à éclairer, à titre d’exemple un tube
de 25 cm de diamètre peut éclairer une pièce de 10
m2.
Pourquoi le faire ?
 L’installation de puits de lumière offre de nombreux avantages :
1. Réduction de la facture énergétique.
2. Eclairage à la lumière naturelle, même dans les pièces habituellement
sombres.
3. Simplicité d’installation (pas de permis de construire, pas de modification
de la charpente).
4. Installation possible quel que soit le type de bâtiment ou de pièce, y
compris lorsque l’installation de fenêtres n’est pas possible.
5. Service accessible aux particuliers et aux entreprises.
6. Un geste écologique : éclairage naturel, sans utilisation d’électricité.
L’atrium, le patio, la cour intérieure
Leur performances sont complexes et
dépendent de leur géométrie et de leur
orientation. Sachant que les vitrages ont
un facteur de réflexion très faible, la
partie
opaque supérieure de ces systèmes doit
être très réfléchissante.
Atria
Rappelez vous :
Fj en toiture = 100% et Fj sur une paroi
verticale à ciel ouvert est compris entre
30 et 50% ….
La serre, la véranda, les doubles
peaux …
 Les locaux arrières sont éclairés en
second jour. La transmission
lumineuse est fortement affaiblies
par ces dispositifs.
 Si ces solutions sont associées à
des protections solaires efficaces (+
aération), elles sont souvent
appréciés par les utilisateurs.
Systèmes de distribution
lumineuse (effet d’un voilage)
 Un simple voilage fin joue le rôle de
diffusant et permet d’équilibrer
l’éclairage naturel à l’intérieur de la
pièce.
Conduits de lumière
de petite section par rapport aux autres
solutions de prise de jour
– tube réfléchissant fixe (« canon à lumière »)
ou système mobiles sophistiqués liés à des
concentrateurs et à un pilotage par ordinateur.
– pour être de « vrais système d’éclairage », ils
doivent être orientés du côté du soleil et capter
directement la lumière du soleil.
– même si le système n’est pas très efficace, ils
peuvent aussi apporter un lien psychologique,
esthétique et social avec l’extérieur
Bandeaux
Conduits de lumière et bandeaux

Ce dispositif combine bandeau lumineux, film réfléchissant et conduit de lumière


Conduits de lumière
Conduits de lumière
Se protéger
Protéger de l’éblouissement, de la surchauffe
par des vitrages protecteurs, diffusant, des
protections fixes ou mobiles.
Se protéger au sud
 L’orientation sud est la plus
facile à traiter.
Sous nos latitudes, la hauteur
du soleil entre avril et août est
supérieure à 60°. C’est
généralement cette hauteur
qu’on prend comme référence.
 H= 90° - Latitude + 23,5°
 ex à Grenoble, H=90°-45+23,5 = 68,5°
La dimension de l’avancée est fonction de la hauteur entre l’avancée
et le bas de la prise de jour. Tan H = H / P
On peut aussi fractionner la protection: l’espacement des lames sera
alors fonction de leur épaisseur
 Attention : les réflexions extérieures dans la partie basse peuvent
fortement renforcer l’apport de chaleur.
Schéma pour midi
rayons solaires de hauteur 70°
Se protéger au sud
Se protéger à l’ouest
 La hauteur de référence des rayons
solaires est 30°. L’avancée doit devenir
très importante.
 L’utilisation d’écrans fractionnés sont les plus
courantes. Incliner les lames permet de les espacer et
maintenir une vue sur l’extérieur.
 On peut aussi utiliser des lames verticales, avec un
angle horizontal de position de ces lames de 15° à 30°.
Lamelles à changement
de direction
Nombreuses techniques existent (type store vénitien), les lamelles servent à orienter la
lumière ou protéger la baie.
Contrôler
Prédétermination de l’éclairage naturel
Calcul fenêtre verticale
Garde Fou - Formule du CSTB
Il s’agit plus d’un garde-fou que d’une formule de calcul.
La méthode repose sur deux définitions :
Indice de vitrage corrigé : Ic = Iv x τ
avec
Iv : surface de vitrage /surface du local au sol
τ : facteur de transmission « corrigé » du vitrage
(sale)
Indice de profondeur : Ip = P / hu
avec
P : profondeur du local (épaisseur
des parois comprise)
hu : hauteur utile (hauteur comprise
entre le plan de mesure de l’éclairement et la retombée du
linteau de la fenêtre
Calcul fenêtre en toiture
 Cette formule simple permet, en avant projet,
de déterminer la surface de vitrage nécessaire
pour obtenir un facteur du jour donné.
 Indice d’ouverture :
i = surface “ouverte” / surface au sol du local
Pour une prise de jour en toiture :
i = k x Fj

La valeur k dépende de


l’inclinaison de la partie
vitrée.
 Paramètres thermiques et
acoustiques
Thermique
– paroi pleine : U = 0,3 W/m2.C
- vitrage double : U = 3 W/m2.C
où U = coef. De transmission thermique
– Du point de vue de la déperdition thermique,
1 m2 de vitrage ≈ 10 m2 de paroi pleine.
Acoustique
– paroi pleine : R = 55 dB(A)
- vitrage très bonne qualité
R = 38 dB(A)
où R = indice d’affaiblissement acoustique
– Du point de vue acoustique,
1 m2 de vitrage ≈ 50 m2 de paroi pleine
conclusion
 La lumière naturelle joue un rôle primordial sur la
qualité du rapport entre un édifice et son
environnement. L’occupant est au centre de cette
interaction. La stratégie de la lumière naturelle
à pour but de répondre aux exigences de confort des
personnes. L’utilisation intelligente de la
lumière naturelle permet, en outre, de réduire la
consommation d’énergie des bâtiments.

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