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Bon courage pour l’année

universitaire
2020-2021

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Cours de Droit Foncier
marocain

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• Définition du droit foncier
Le  régime foncier peut être défini, de manière
générale, comme étant le rapport qui existe
entre des individus ou des groupes
relativement aux terres

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• Ses règles définissent la répartition des droits de
propriété sur les terres, les modalités
d’attribution des droits d’utilisation, de contrôle
et de transfert des terres, les modalités et les
limitations correspondantes

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• le régime foncier détermine qui peut
utiliser quelles ressources pendant
combien de temps et dans quelles
conditions

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• Le terme foncier, quant à lui, est issu de l'ancien
mot français fonds.
• Il désigne ce qui est relatif à un fonds de terre, à
son exploitation et à son imposition. D'où les
notions de : propriétaire foncier, propriété
foncière et taxe foncière.

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Droit foncier et droit immobilier

•Le droit immobilier est le terme générique qui regroupe l’ensemble des
textes juridiques du droit public comme du droit privé concernant les
immeubles, par opposition aux meubles.
•Il s’agit d’une partie du droit des biens, et concerne aussi bien des
immeubles privées que le droit du patrimoine des personnes publiques.
•Son champ est donc très large puisqu’il concerne le droit de la
construction, le droit de l’urbanisme, le droit des hypothèques, le droit
des servitudes légales et conventionnelles, le droit de la copropriété, le
droit applicable à certaines professions spécialisées comme les agents
immobiliers, les notaires, les architectes, etc.
 
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• Ce qu’il faut retenir, essentiellement, c’est que le
point de distorsion majeur entre les deux notions se
rapporte à ce qui est bâti et s’élève ou non sur terre.
En effet, on ne peut parler de droit immobilier que
dans ce cas bien précis. Ce qui n’est pas le cas pour le
droit foncier, qui lui ne retient pas le même critère.
Qu’il y ai construction ou non, l’immatriculation
foncière peut être déclenchée à n’importe quel
moment.

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 Droit foncier et droit des biens
 
Le droit des biens, coiffe non seulement l’ensemble des règles
juridiques régissant les biens immeubles, qu’ils soient bâtis ou
non mais, également, celles régissant les biens meubles dans
leurs différentes classifications. Et c’est là le point de divergence
principal caractérisant la différence entre les deux notions en
cour d’étude. Le rapprochement quant à lui est flagrant lorsqu’il
s’agit de la notion de propriété et de possession, ou encore le
bien dans sa dimension corporelle ou in corporelle comme on le
verra plus loin, dans les développements qui suivront.

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Les principaux intervenants
dans la mise en œuvre du
droit foncier marocain

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Régime moderne

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• L’Agence nationale de la conservation foncière
du cadastre et de la cartographie (ANCFCC)
L’agence en cour d’étude est un établissement public, doté de la
personnalité morale et de l’autonomie financière, placée sous la tutelle
de l’Etat et plus précisément le ministère chargé de l’Agriculture. Elle
est régie par la loi n°58-00 portant création de l’ANCFCC. Cette dernière
a pour mission principale d’exercer au profit de l’Etat, les attributions
reconnues par la législation et la réglementation en vigueur à la
puissance publique en matière d’immatriculation de la propriété
foncière, de cadastre et de cartographie. Son directeur est nommé par
Dahir, il s’agit actuellement de Monsieur Tajemoueti Son organigramme
englobe les conservations foncières décentralisées relevant toutes de
l'agence centrale, comme le révèle le schéma suivant :

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video ANCFCC.mp4

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•MISSIONS ET ATTRIBUTIONS

•Dahir n°1-02-125 du 1er Rabii II( 13 Juin 2002) portant promulgation de la loi
n°58-00 portant création de l'Agence Nationale de la Conservation Foncière,
du Cadastre et de la Cartographie (article 2 et 3), Extrait du B.O n°5036 du 27
Joumada II 1423 (05-09-2002)
•L'Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadastre et de la
Cartographie exerce, pour le compte de l'Etat, les attributions reconnues par la
législation et la réglementation en vigueur à la puissance publique en matière
d'immatriculation de la propriété foncière, de cadastre et de cartographie

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A cet effet, l'Agence est chargée de :
•L'immatriculation de la propriété foncière.
•La Publicité et la conservation des droits réels et des charges foncières
affectant les propriétés immatriculées ou en cours d'immatriculation
•La Conservation des archives et documents fonciers et la
communication au public des renseignements qui y sont contenus.
•L'établissement des plans cadastraux  dans le cadre de
l'immatriculation foncière ;
•L'établissement et la conservation du Cadastre National ;
•L'établissement et la révision de la carte topographique du royaume à
toute échelle;
•La réalisation des travaux d'infrastructure de base, relatifs aux réseaux
géodésiques et de nivellement ;

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• La coordination, la centralisation et la conservation des documents
topographiques et photogrammétriques établis par les
administrations, les collectivités locales et les établissements publics ;
• La centralisation et la conservation en concertation avec les
administrations et organismes concernés, des informations relatives
aux terrains nus appartenant à l'Etat, aux Habous Public, au Guich,
aux Collectivités ethniques et locales  et aux établissements publics,
situés à l'intérieur des périmètres des communes urbaines, des
centres délimités ainsi qu'à l'intérieur de leur périphérie.
• L'Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadastre et de la
Cartographie peut également dans les domaines qui lui sont dévolues
par la loi 58-00 .
• Assurer la formation initiale et continue du personnel,
• Effectuer des travaux de recherche et de développement en relation
avec ses missions;
• Collecter et diffuser toute information jugée utile à son activité.
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• Elle peut également exercer en cas de nécessité, les missions
suivantes sous réserve des dispositions de la loi  n° 30-93.
• Effectuer des études et fournir de l'assistance technique et
juridique en relation avec ses missions au profit des
administrations et établissements publics, des collectivités locales
et de toute personne qui en fait la  demande,
• Participer aux études et à l'application des mesures relatives aux
structures foncières des exploitations agricoles,
• Participer avec les départements concernés à l'établissement des
documents relatifs à l'aménagement  du territoire,
• Participer avec les administrations concernées à l'action du
gouvernement dans le domaine de l'aménagement urbain,
• Etablir les cartes thématiques

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 Les conservateurs de la propriété foncière
A la tête de chaque conservation foncière, il y a un conservateur de la propriété
foncière nommé par le directeur général sur proposition du conservateur général
. Actuellement, et parallèlement au nombre des conservations foncières, il y a 75
conservateurs.
Les attributions de chaque conservateur sont fixées par l’article 4 de l’arrêté viziriel
du 4 juin 1915 dont on retient principalement :
• donne suite aux requêtes d’immatriculation et procéder, s’il y a lieu, à
l’immatriculation des immeubles sur les livres fonciers ;
• porter les mentions sur les livres fonciers concernant les droits réels et les
charges foncières constitués sur les immeubles après leurs immatriculation ;
• conserver les livres fonciers et mappes foncières cadastrales, ainsi que les actes,
plan et documents relatifs aux immeubles immatriculés ;

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 Le conservateur général
 
Le conservateur général de la propriété foncière, siégeant à Rabat, a
comme rôle principal d’assurer l'unité de doctrine administrative dans
l'application des textes relatifs au régime foncier de l'immatriculation.
Il s’agit, actuellement du Conservateur Général RBII, qui était ancien
directeur de la direction de la conservation foncière (DCF), suite à sa
nomination par Dahir.
Ses attributions sont fixées par le Dahir du 29 décembre 1953.
 
• Il contrôle l'exercice des fonctions dont les conservateurs sont chargés
par l'article 4 de l'arrêté viziriel organique du 4 juin 1915 (21 rejeb
1333) ;
• Il donne aux conservateurs, qui doivent lui soumettre toutes les
questions et affaires importantes nécessitant une décision de principe,
toutes instructions générales ou particuliers propres à assurer cette
unité ;
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REGIME
TRADITIONNEL

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• Les Adouls

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Caractéristiques du droit foncier
marocain
 Un droit révélant une dualité des régimes juridiques
• La dualité caractérisant le droit foncier marocain est due à
la coexistence de deux régimes qui sont appelés à composer
entre eux. Il s’agit du régime traditionnel et du régime
moderne.
• le premier régit les pratiques ancestrales foncières qui sont
inspirés du droit musulman selon lequel les droits sont
consacrés et authentifiés par des actes adoulaires.
• Le second, l'immatriculation foncière, qui a été instauré à
partir de 1913, est caractérisé par la publicité et la force
probante des inscriptions au livre foncier.
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Ce dernier système présente des avantages juridiques,
Le régime traditionnel
• Le secteur foncier traditionnel est régi par les principes du droit
musulman et les coutumes
• locales. Le droit de propriété est fondé en cas d'existence de
documents écrits probants:
• − Sur la possession paisible publique, à titre de propriété,
permanente (d'une durée
• supérieure à 10 ans quand elle est invoquée à l'encontre de tiers
et à 40 ans quand elle est
• invoquée à l'encontre de parents);
• − L’acquisition au profit du possesseur au-delà de la durée
précitée.
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Par ailleurs les immeubles soumis au droit traditionnel sont
caractérisées par:
•− L'absence de publicité des droits prétendus;
•− La méconnaissance par les tiers, (et parfois par les ayants
droits) de l'immeuble concerné,
•sa situation, sa consistance, ses limites, ainsi que de la nature
et de l'étendue de droits qui
•s'y exercent et de leurs véritables détenteurs;
•− L'insécurité des transactions car le droit prétendu existe
jusqu'à preuve du contraire,
•établie ;
•− La difficulté d'accès aux crédits puisque la garantie réelle
est incertaine ;
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• − La faiblesse de l'investissement ;
• − La multitude des litiges entre riverains et d'autres
prétendants qui constituent plus de 50
• % des affaires pendantes devant les tribunaux.
• Le manque total de publicité concernant les
immeubles non immatriculés et leurs détenteurs

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 Un régime moderne
• Il s’agit du régime de l’immatriculation foncière a été instauré à partir de 1913 et
qui est régi, actuellement, par le Dahir de 1913 tel que modifié et complété par la
loi 14-07, est caractérisé par la publicité et la force probante des inscriptions sur les
livres fonciers.
Ce dernier système présente de nombreux avantages juridiques, topographiques
économiques et sociaux, cependant, il demeure facultatif ce qui entrave sa
généralisation.
Parmi les avantages, on peut citer :
– Il a un effet de purge qui annule tout droit réel antérieur non révélé au cours de
la procédure d'immatriculation;
– Chaque immeuble est individualisé par un nom, plan, et un numéro propre.
C'est le titre foncier qui constitue pratiquement l'état civil de la propriété et lui
donne un nouveau départ ;
– Le titre foncier dès son établissement est définitif et inattaquable;
- Les droits inscrits sur le titre ont un effet légal et une force probante entre les parties,
vis-à-vis des tiers et auprès des tribunaux

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• La description juridique et technique de la
propriété est établie par le Cadastre juridique qui
fait partie de la procédure de l’immatriculation.

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Cadastre : Ensemble des documents établis à la suite de relevé
topographiques et d'opérations administratives, et destinés
permettre la détermination des propriétés foncières d'un territoire, l
constatation de la nature de leurs produits et l'évaluation de leu
revenu.
•Le service du Cadastre juridique est chargé de l'exécution des taches
qui lui incombent, principalement:
− Exécution des opérations nécessaires à l'immatriculation foncière,
en particulier le
bornage, le levé topographique et l'établissement des plans de
propriétés foncières ;
− Contrôle, vérification et réception des travaux topographiques
effectués par les
− Mises à jour et archivage des documents topographiques; 37
Le Service de la Conservation foncière est chargé de la
partie juridique de l'immatriculation foncière :

•Reçoit les réquisitions d'immatriculation ;


•Procède aux formalités de publicité;
•Reçoit les oppositions ;
•Suit la procédure de purge et décide l'immatriculation ;
•Inscrit les actes sur le livre foncier ;
•Porte les mentions sur le livre foncier;
•Conserve les documents relatifs aux immeubles
immatriculés ;
•Met à la disposition du public l'information désirée.
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• Un autre système cadastral à caractère
économique dit "Cadastre National" est mis en
place pour permettre une meilleure connaissance
des structures foncières, systématiquement et
rapidement, il fournit un plan et un état décrivant
le parcellaire des communes rurales et renseignant
sur l'identité des propriétaires apparents. 

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• C'est un inventaire de données géographiques économiques
et sociales portant sur les propriétés, quel que soit leur
statut foncier, et les propriétaires apparents, relatifs à une
commune rurale. Cet inventaire permet de définir, pour
chaque immeuble délimité, le statut foncier, la situation, la
superficie et les plus values dans les domaines suivants:
− La reconnaissance des structures foncières (la couche de
base des études d'aménagement, Agriculture, Urbanisme,
Infrastructure, …);
--La généralisation de l'immatriculation (servir de base pour
l'immatriculation d'ensemble)
− L'aménagement du territoire en particulier son rôle de
soutien aux projets de développement (choix de terrain
pouvant abriter des projets industriels, touristiques,
d'habitat, …); − La mise en œuvre de la politique de gestion
fiscale (imposition); 40
• NB/ Le Cadastre National ne peut remplir ses
missions fondamentales, s'il n'est pas généralisé et
mis à jour sur l'ensemble du territoire national ou
au moins les régions présentant une très forte
activité économique

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• Un droit consacrant une variété de statuts
fonciers
• Le Melk, largement prédominant estimé à 7 millions
d'hectares, peut appartenir en pleine propriété à titre
individuel à une personne, comme il peut appartenir à
plusieurs individus. Il est cependant confronté aux
problèmes de morcellement, de l'indivision et à des
insuffisances du système traditionnel d'établissement des
actes constitutifs du droit de propriété;
• Les immeubles domaniaux possédées par l'Etat,
personne morale de droit public, classés en Domaine
Public (rues, plages, ports,...), Privé (provenant des
acquisitions à l’amiable, expropriation, confiscation…) et
Forestier (forets, dunes, …), et représentent 270.000
hectares
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• − Les terres collectives (environ 1.5 millions d'hectares,)
appartenant en pleine propriété et dans l'indivision à
l'ensemble de la collectivité ethnique concentrée et les
terres guich (environ 240.000 hectares, 3% de la SAU).
Ces deux statuts connaissent un démembrement du droit
de propriété, dans la mesure où les ayants droits n'ont
qu'une jouissance précaire;
• − Les terres habous qui sont des biens immobilisés par le
fondateur musulman et la jouissance profite aux
catégories de bénéficiaires qu'il désigne, elles se
caractérisent par plusieurs type (public, de famille, et
zaouia) et font l’objet, en général, de location de courte
durée, ils représentent 59.000 hectares

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- Un droit important et complexe
IL sécurise le droit de propriété tel que garanti par la Constitution et
les textes en vigueur tout en  diminuant les litiges grâce à la
précision apportée par l’immatriculation foncière. Il permet enfin à
l’Etat une meilleure connaissance des structures foncières. De ce
fait, immatriculer une propriété, c’est la rendre liquide ; voire lui
attribuer une valeur financière afin de faciliter l’accès aux emprunts
bancaires par le biais d’hypothèques.
 
- Un droit d’actualité
(voir video)

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Historique de la construction du droit foncier
marocain

La législation foncière Marocaine s’étale


sur trois périodes :
•Avant 1912
•De 1912 à 1956 / régime du protectorat
•Depuis 1956 / sous l’indépendance 
Période postcoloniale
•²

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La propriété immobilière privée dite « MELK » et les
droits réels qui en dérivent ne faisaient seulement l’objet
que d’acte dit : « adoulaire », par lequel les deux adouls
rédacteurs instrumentaires, consignaient le témoignage
individuel ou collectif (LAFIF) des parties, relatif à
l’immeuble concerné, sans aucune quelconque garantie,
ni sécurité de publicité, d’où les conflits nombreux,
innombrables, longs et coûteux.
Ces actes obéissaient quant au fond au seul droit
musulman d’essence coranique.

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•Période coloniale
L’établissement du protectorat français au centre,
espagnol au Nord et au sud, et international à
Tanger, a été marqué par la mise en place des
réformes inspirées des réglementations
internationales, expérimentées dans la plupart des
pays européens, et plus particulièrement l’acte «
TORRENS », du nom de son auteur Robert
TORRENS alors gouverneur général d’Australie.

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L’idée fondamentalement retenue, dans la réforme consistait
à créer au Maroc, un « livre foncier » véritable état civil de la
propriété foncière, visant son individualisation tant
topographiquement que juridiquement tout en respectant les
régimes déjà existant (droit musulman, hébraïque, coutumier,
etc.). La législation foncière fut instituée par deux Dahirs :
•Le Dahir du 12 Aout 1913 relatif à l’immatriculation des
immeubles
•Le Dahir du 2 juin 1915 fixant la législation applicable aux
immeubles immatriculés.

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• Période postcoloniale

Sous l’indépendance, le régime foncier précité s’est


amélioré au fil des jours du fait de la compatibilité
de ses principes avec ceux du droit musulman
préexistants, avec le tempérament tolérant des
marocains, à leurs besoins de sécurité, et de libre
circulation des biens .La législation foncière,
édictée sous l’indépendance, s’est marquée par
un caractère moderne et surtout « social »
marquant ainsi l’importance de l’intérêt public.
50
Les sources du droit foncier
marocain
 

 
•Le droit traditionnel :  
Celui-ci comporte essentiellement le droit musulman, le droit hébraïque et la
coutume. Cette dernière ne sera traitée que plus tard puisqu’elle est considérée
comme étant une source informelle.
•Le droit musulman
Le droit musulman s’occupe de domaines très variés du foncier marocain, allant du
transfert de propriété par voie successorale jusqu’aux immeubles non-
immatriculés dit « Melk » en passant par certains droit tel que le droit de Chefaa.
Précisément, c’est le rite Malékite qui s’applique tel que les cadis du Maroc l’ont
appliqué. C’est un droit non codifié.

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• Le droit hébraïque
Comme dans la plupart des pays où il y a des communautés juives, la population
juive marocaine a constamment travaillé pour combiner la loi hébraïque avec la
loi marocaine et pouvoir échapper de ce fait à certaines règles du droit
musulman touchant par exemple à l’héritage.

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• Le droit moderne

  Le droit moderne
Celui-ci peut être de source nationale ou internationale.

• Sources nationales

• Les textes d’origine législative


 
 La constitution : l’article 15 de la constitution prévoit des principes
fondamentaux touchant au foncier:
-Le droit de propriété et la liberté d’entreprendre demeurent garantis.
NB/La loi peut en limiter l’étendue et l’exercice si les exigences du développement
économique et social de la Nation en dictent la nécessité. Il ne peut être procédé à
expropriation que dans les formes prévues par la loi. 
• Les lois  
On peut citer principalement :
 -La loi 14-07 sur l’immatriculation foncière ; 53
• Le Dahir du 12 aout 1913 sur l’immatriculation foncière (IF),
qui a été modifié par plusieurs textes de lois dont on cite les
plus récents/
 Dahir n° 1-13-116 du 30 décembre 2013 portant promulgation
de la loi n°57-12 sur l’IF, BO n°6306 du 6 novembre 2014,
p,4255
 Dahir n°1-11-177 du 22 novembre 2011 portant promulgation
de la loi 14-07 sur l’IF, BO n°6004 du 15 décembre 2011,
p,2519
• Le Dahir n°1-11-178 du 22 novembre 2011 portant
promulgation de la loi 39,08 portant code des droits réels, BO
n° 5998 du 24 novembre 2011 en langue arabe

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• Loi 58-00 portant création de l’ANCFCC du 13 juin 2002 ;
• Le Dahir du 29 décembre 1953 fixant le rôle et les
attributions du conservateur général de la propriété
foncière ;
• Le Dahir portant loi 173-163 du 31 mai 1973 relatif à
l’établissement et à la conservation du cadastre national ;
• Le Dahir du 2 juin 1915 fixant la législation applicable aux
immeubles tel qu’il a été modifié
• La loi 18-00 relative au statut de la copropriété des
immeubles bâtis ;
• Le DOC

55
• Les textes d’origine réglementaire
Ce sont un ensemble d’actes pris par le gouvernement ou des décisions
prises par le pouvoir exécutif et des autorités administratives. Ils
interviennent dans les domaines pour lesquels la loi foncière ne se
prononce pas, lorsqu’ elle est incomplète, imprécise ou afin de
faciliter son exécution. On en cite principalement :
• Les circulaires émanant du conservateur général : Ceux-ci se
ramènent principalement aux circulaires et aux notes de service, qui
sont des textes permettant aux autorités administratives d’informer
leurs services ou d’adresser des instructions spécifiques. Dans le cas
d’espèce, il s’agit de celles émises par le conservateur général, aux
conservateurs des services extérieurs de la conservation foncière,
visant à leurs donner les instructions nécessaires dans l’exercice de
leurs fonctions.
 

56
• Les décret : On peut présenter comme exemple
-Décret d’application n°2-00-913 pris pour l’application de la
loi 58-00 portant création de l’ANCFCC ;
-Décret n°2-97-358 du 30 juin 1997 fixant le tarif des droits
de la conservation foncière.
 
• Les arrêtés : pris par les ministres, et les Vizirs auparavant
en fonction de leurs attributions. On cite principalement :
-Arrêté viziriel du 4 juin 2015 portant réglementation sur le
service de la conservation foncière ;
-Arrêté viziriel du 13 décembre 1941 réglementant les
formalités et conditions de l’adjudication des locations à
long terme de terres collectives 57
• Sources internationales
-Il s’agit, principalement de la Déclaration
Universelle des Droit de l’Homme des Nations-
Unies de 1948, signée et ratifiée par le Maroc.
Son article 17 prévoit dans son alinéa 1 : « Toute
personne, aussi bien seule qu’en collectivité a
droit à la propriété ».Son deuxième alinéa
prévoit lui que : « Nul ne peut être
arbitrairement privé de sa propriété ».
-Convention de Madrid du 03/07/ 1880

58
Les sources informelles
Les traces écrites ne sont pas les seules sources du droit. Les traces orales ont
également leur place dans la construction du droit ainsi que l’ensemble des décisions
rendues par les juges. 
•La coutume  

Se dit une coutume, un ensemble de règles non écrites qui sont le fruit de traditions,
d’usages répétés et de principes respectés pendant des générations.
Elle trouve son origine  dans la structure patriarcale de la société bien avant la
pénétration de l’islam. Elle constitue une source importante du droit foncier au
Maroc et elle est à l’origine de plusieurs types de droits tels que le droit de
« Guelza », le droit de Gza »et le droit de « Zina » et le droit « Houa », réputés être
des droit coutumiers. Rappelons que ceux-ci feront l’objet de clarifications au cour
des développements qui suivront.
 

59
• La jurisprudence
La jurisprudence désigne l'ensemble des 
décisions de justice relatives à une question juridique
donnée relevant du droit foncier. Il s'agit donc de
décisions précédemment rendues, qui illustrent
comment un problème juridique foncier a été résolu.
Cette source de droit a largement inspiré le législateur
marocain dans l’adoption de la nouvelle loi 14-07
relative à l’immatriculation foncière.

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Bibliographie sélective

61
Ouvrages:
•DECROUX (P,), “Droit foncier marocain”, Ed, La porte, Rabat, 1997
•CHANNAN Mohamed, « Les principes directeurs de la publicité foncière et
leur incidence sur les droits réels immobiliers en droit marocain »
•SIMLER Philippe et DELEBECQUE Philippe, « Les sûretés - La publicité
foncière ».
•El MERNISSI Mohamed, « Essai sur la notion de publicité foncière - étude
de droit français et marocain comparé ».
•Milliot (L,), “ Démembrement du Habous : Menfâa, Gza, Guelza, Zina,
Istighraq”, Paris 1918
•Terret (F,) et Simler (P,), “Droit civil-Les biens”, Dalloz, 2002, 6ème Ed,
•Zenati-Castaing (F,) et Revet (T,), “Les biens”, PUF, 2008, 3ème Ed,

62
• Cornu (G.), « Droit civil : les biens », Montchretien, 2007,13ème éd.,
p.133 ; Dross(W.), « Droit civil : les choses », LGDJ, ns°3 et 153
• -Terré (F.) et Simler (Ph.), « Droit civil : droit des biens », 2014, 9ème
éd.
• -Surdon (G.), « Les terres collectives », Gazette des tribunaux
marocains (GTM), 1926
• -Guillaume (A.), « La propriété collective au Maroc », Rabat, 1960,
p.14 ; Josserand (V.), « Essai sur la propriété collective », Livre du
centenaire du code civil, t1, p.335 ; Coulanges (F.), « Questions
historiques », Paris, 1893

63
• Articles
• Bouderbala Najib, “Le systeme de propriété foncière au
Maghreb, le cas du Maroc”, Cahier Options méditérranennes
• Marc ROUSSEL « De la constitution et du transfert des droits
réels dans le régime immobilier marocain ». G.T.M. n° 959 du
15 août 1945
• Chiche. (J), « A la recherche d’une définition des statuts
fonciers au Maroc », Options méditerranéennes, série A.
Séminaires méditerranéens, n°32
• Oudghiri (M,) « Propriété de la terre: Des statuts bien
compliqués », l’ Economiste : Édition N° 72 du 25/03/1993
64
• Ahmed Zouad: ”L’immatriculation foncière au
Maroc et le développement économique”,Revue
de l’immatriculation foncière Novembre 1998
• Amina Mabrouk Mhlaoui: ”Les statuts Fonciers au
Maroc”

65
• Conférences
• Le centenaire de l’imamtriculation foncière
organisé par L’ANCFCC à Skhirat le 29/11/2013
sous le thème “L’immatriculation foncière
garante du droit de propriété et levier de
dévelopement “
• Conférence régionale portant sur
l’immatriculation organisée par l’ANCFCC à
Marrakech entre le 2 et le 5 décembre 2003

66
• L’atelier sur la politique foncière organisé les 29 et
30 juin 2000 par le ministère de l’Agriculture.

67