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Froid Industriel

Machine frigorifique

Mme MEDIOUNI
Introduction
• Le froid trouve de nombreuses applications dans des
domaines très variées (industries agro-alimentaires,
médecine, confort thermique, pétroléochimie…) et c’est
dans le domaine alimentaire que le froid occupe une
place prépondérante car il permet de limiter les
gaspillages (pertes après récolte…) et de prolonger la
durée de conservation des produits ce qui permet un
élargissement des échanges.
• EX : On a pu estimer que dans certaines régions du
monde, 50% des denrées alimentaires disponibles se
perdent entre la période qui s’écoule entre le moment de
la production et celui de la consommation.
l’objectif du froid
• Dans le domaine alimentaire
• Le froid permet de maintenir la qualité originale
des produit en limitant (ou en supprimant) les
altérations liées au développement des
microorganismes, altérations très rapides dans
les pays chauds à cause des conditions
climatiques (température, humidité relative) qui
sont favorables à la prolifération des bactéries,
levures et moisissures.
l’objectif du froid
En’industrie agroalimentaire (lait,
fromage…)
le froid permet d’améliorer leur qualité en
favorisant la maîtrise des conditions de
fabrication par une optimisation des
paramètres climatiques influençant le
comportement des microorganismes.
l’objectif du froid
Le froid permet aussi l’augmentation du volume de
production agricole par la modification du cycle
végétatif des plantes améliorant ainsi leur
rendement (printanisation des céréales…).
-. Pendant les mois de repos les germinations,
sous l'action du froid, subissent une série de
transformations internes qui les rend aptes à
monter en fleur au printemps suivant. Sans cette
action, le blé d'hiver donnerait très peu ou pas
d'épis
l’objectif du froid
En production animale
• le froid permet la conservation longue
durée du sperme destiné à l’insémination
artificielle ou encore la conservation des
sérums et des vaccins destinés à enrayer
les épidémies frappant les animaux.
l’objectif du froid

• Il permet d’augmenter la durée de


conservation de certains fruits et légumes,
de même l’utilisation d’adjuvants permet
de renforcer l’action du froid mais leur
utilisation doit être conforme à la
législation nationale relative à la protection
des aliments.
Machine frigorifique
• La production de froid pour les besoins domestiques,
commerciaux et industriels nécessitent l’utilisation d’un
dispositif capable d’extraire de la chaleur dans le milieu à
refroidir pour la rejeter dans un milieu dit extérieur, ce
dispositif qui obéit nécessairement au second principe
de la thermodynamique est appelé « machine frigorifique
».
• La conception, la réalisation et l’exploitation et/ou le suivi
d’une telle machine nécessitent de bonnes
connaissances en thermodynamique, en mécanique des
fluides, en transfert thermique et en électrotechnique.
Machine frigorifique
Le froid peut être produite directement ou indirectement.
• On parle de refroidissement direct lorsque la substance
à refroidir (par exemple l’air) est en contact avec le fluide
circulant en circuit fermé dans la machine (par
l’intermédiaire de l’échangeur).
• Le refroidissement est dit indirect lorsqu’on utilise un
fluide intermédiaire (par exemple l’eau) entre la
subsistance à refroidir (l’air) et le fluide circulant en
circuit fermé dans la machine. Le fluide intermédiaire est
appelé fluide frigoporteur.
Machines frigorifiques
• On distingue plusieurs sortes de machines
frigorifiques :
• - Machines à compression
• - Machines à éjection
• - Machines à absorption
• - Machines à adsorption
• - Machines à réaction chimique
Différents types de machines
frigorifiques
LES MACHINES FRIGORIFIQUES
A COMPRESSION SIMPLE
• Ces machines frigorifiques n’utilisent
qu’une compression simple (c.à.d pas de
compresseurs en étage ). Le compresseur
est soit un compresseur à pistons, soit un
compresseur à membrane ou un
compresseur à vis.
Principe de fonctionnement de la
machine frigorifique
• Une machine frigo (MF) comprend principalement quatre
éléments principaux et divers accessoires
• Les éléments principaux sont :
• le compresseur K
• le détendeur D
• deux échangeurs de chaleur : le condenseur C et
l’évaporateur E
Les accessoires les plus courants sont :
• un déshydrateur DH
• un voyant liquide V
• deux manomètres HP (M2) et BP (M1)
Schéma d’une machine frigo
(masse de 1kg de fluide)
Cycle de la machine MF
Les Rôles des différents organes
de la machine MF
• Rôle du compresseur K :
• il met en route la circulation du fluide (pompe aspirante et
refoulante)
• il comprime le gaz (1-2) de la pression p0 (~2bar) à pc (~8bar) pour
le fréon F22 en absorbant un travail W
• * on distingue entre compresseurs frigorifiques ouverts, semi-
hermétiques et hermétiques (Fig)
Les Rôles des différents organes
de la machine MF
Les Rôles des différents organes
de la machine MF
• Rôle du condenseur C :
• il refroidit la vapeur surchauffée (désurchauffe 2-2’)
• il y a condensation de la vapeur V => L (2’-3) en libérant les
calories qc (source chaude) à pression et température constantes
(pc = cte et tc = cte)
• on dimensionne le condenseur C de sorte que la condensation soit
totale à la sortie

• Rôle de l’évaporateur E :


• il vaporise le fluide (L =>V) en absorbant les calories q0 à la
source froide, à pression et température constantes (p0 = cte et t0
= cte)
Les Rôles des différents organes
de la machine MF
• Rôle du détendeur D :
• il réduit fortement la pression HP par perte de charge D p à travers
un tube capillaire ou un robinet à pointeau
• cette détente entraîne une vaporisation partielle du liquide et un
refroidissement du fluide
• Rôle du Voyant V :
• il permet de contrôler la charge en fréon de la machine lors du
remplissage et en cours de fonctionnement
• il signale la présence d’humidité (vapeur d’eau) dans le fluide grâce
à une pastille verte qui vire au jaune
Les Rôles des différents organes
de la machine MF
• Rôle du déshydrateur DH :
• il filtre le fluide qui le traverse (copeaux métalliques,
trace de soudure) et élimine la vapeur d’eau avec du
silicagel
• Rôle des manomètres HP et BP :
• ils contrôlent la pression dans le condenseur (HP) et
l’évaporateur (BP) et le bon fonctionnement de
l’installation
• ils sont gradués par rapport à la pression atmosphérique
et indiquent donc une pression relative (pabs = pr + 1
bar)
• ils mesurent aussi les températures tc et t0 dans le
condenseur et l’évaporateur, du fait de la relation
univoque p= f(t) lors d’un changement d’état
Les Rôles des différents organes
de la machine MF
Autres organes
• Ces différents éléments ou organes de la machine frigo
sont illustrés dans les Fig. 9 avec d’autres accessoires
telles les vannes simples ou électromagnétiques, la
vanne à inversion de cycle (à quatre voies), le détendeur
thermodynamique...
• A côté des organes déjà mentionnés, on utilise encore
d’autres accessoires pour :
• commander ou réguler la machine MF (pressostat HP-
BP, thermostats de réglage, pressostats à eau,...)
• pour mesurer et contrôler des grandeurs (manomètres,
thermomètres, wattmètre, débimètres...)
Autres organes
Fluides frigorigène
• Le fluide frigorigène permet les échanges de
chaleur dans un système frigorifique par ses
changements d’état que sont l’évaporation et la
condensation.
• Il peut se définir comme une substance
chimique dont la température d’évaporation à la
pression atmosphérique est inférieure à la
température ambiante, autrement dit le fluide
frigorigène doit être liquide à cette ambiance.
• Par température ambiante, il faut comprendre
l’ambiance ou le milieu a refroidir.
Températures d’ébullition
de quelques fluides à la pression
atmosphérique
Fluide (réfrigérant) Température d’ébullition (°C)
Eau – H20 – R718 100

R11 23.3

R12 -29.8

R22 -40.7

R502 -45.6

Ammoniac - NH3 – R717 -33.3


Fluides frigorigène
•  Il est important pour un fluide frigorigène
(réfrigérant) d’avoir une température
d’évaporation peu élevée pour que le
changement d’état (passage de la phase liquide
à la phase vapeur) soit réalisable.
• Le changement d’état s’effectue à température
et pression constantes (stabilisation de l’effet de
réfrigérant à une température donnée) et c’est
durant cette phase que la quantité de chaleur
absorbée (ou rejetée) est la plus importante.
Fluides frigorigène

Fluide (Liquide) Chaleur sensible nécessaire Chaleur latente nécessaire


pour chauffer pour évaporer le liquide à la
pression atmosphérique
le liquide de 1°C
(kJ/kg°C)
(kJ/kg°C)
Eau 4.18 2250

R12 0.98 169

R22 1.40 231


propriétés d’un fluide frigorigène
Le fluide frigorigène étant un medium qui sert à évacuer de
la chaleur possède des caractéristiques propres
(physiques, thermodynamiques et chimiques).
Il doit posséder les propriétés requises d’un bon fluide
frigorigène que sont :
-   ne pas détruire la couche d’ozone
-   avoir un faible potentiel d’effet de serre
-   avoir une grande chaleur latente de vaporisation
-  avoir un point d’ébullition sous la pression
atmosphérique suffisamment bas compte tenu des
conditions de fonctionnement désirées (de sorte que la
température d’évaporation soit toujours à un niveau
plus élevé que la température correspondant à la
pression atmosphérique)
propriétés d’un fluide frigorigène
-   avoir une température critique élevée (de sorte que la
température de condensation dans les conditions
d’utilisation soient bien inférieure à cette température
critique)
-   avoir un faible rapport de compression, c’est à dire faible
rapport entre les pressions de refoulement et
d’aspiration
-   avoir un faible volume massique de la vapeur saturée
rendant possible l’utilisation d’un compresseur et de
tuyauteries de dimensions réduites
-   ne pas voir d’action sur le lubrifiant (huile) employé
conjointement
-   être non toxique et sans effet sur la santé du personnel
-   
propriétés d’un fluide frigorigène
- être non inflammable et non explosif en mélange
avec l’air,
-   être non corrosif, pas d’action sur les métaux
constituants le circuit, pas d’action sur les joints
-   sans odeur ou n’ayant qu’une odeur non
désagréable
-   sans action sur les denrées à conserver
-   être d’un coût peu élevé et d’un
approvisionnement facile
-   fuites faciles à détecter et à localiser par
méthode visuelle
Courbe de saturation

Courbe de saturation
Diagramme enthalpique du R22.
CLASSIFICATION
des fluides frigorigènes
Les fluides frigorigènes obéissent à une classification qui permet une
désignation précise de chaque fluide.
Cette classification est effectué sur la base de critères différents
suivant la famille ou la sous famille de fluides considérés.
• Les composés inorganiques
Les fluides de cette famille sont les ceux de la série 700.
Le fluide le plus utilisé de cette famille est l’ammoniac (NH3) et il est
désigné par R717
- R désigne Réfrigérant
- Le 7 des centaines désigne la série 700
- Le 17 représentant les deux derniers chiffres désigne la masse
molaire du corps (14 pour l’azote « N » et 3 pour l’hydrogène « H »
• Autres exemples de composés inorganiques :
- l’eau (H20) : R718
-  le dioxyde de carbone (CO2) : R744
Les composés organiques

• Les composés organiques


Les composés organiques sont des dérivés du
méthane (CH4) et de l’éthane (C2H6).
Ils se divisent en trois sous familles :
-   les corps purs
-   les mélanges (de corps purs)
-   les hydrocarbures
Les corps purs
Les corps purs se regroupent en trois sous groupes suivant
leur composition chimique :
-          les CFC (chlorofluorocarbone) – exemple le R12
-          les HCFC (hydrochlorofluorocarbone) – exemple le
R22
-          les HFC (hydrofluorocarbone) – exemple le R134a
La caractéristique principale d’un corps pur est qu’il se
condense et s’évapore à température et pression
constante.
Les molécules des CFC sont complètement halogénées.
Ceux des HFC ne contiennent aucun atome de chlore.
Désignation des HCFC
Quant aux molécules des HCFC, ils contiennent du chlore non
complètement halogéné; autrement dit certains atomes de chlore
ont été remplacés par des atomes d’hydrogène.
Leur désignation est basée sur la règle suivante :
• R : Réfrigérant
• Chiffre des unités « u » : nombre d’atomes de fluor
• Chiffre des dizaines « d » : nombre d’atomes d’hydrogène + 1
• Chiffre des unités « c » : nombre d’atomes de carbones – 1
• La valence du carbone étant de 4, la molécule sera complétée par
des atomes de chlore si nécessaire.
• Les lettres minuscules en fin de numérotation désigne une
asymétrie plus (b) ou moins (a) de la molécule.
Désignation des HCFC
Désignation Chiffres des Chiffres des Chiffres des Nombre Formule
unités dizaines centaines d’atomes de chimique
chlore
R12 2 1 0 2 chlore CCl2F2

2 fluor 0 hydrogène 1 carbone


R22 2 2 0 1 chlore CHClF2

2 fluor 1 hydrogène 1 carbone


R134a 2 3 1 0 chlore CH2FCF3

2 fluor 2 hydrogène 2 carbone

Tableau 2.4 : Exemples de désignation des corps purs R12 – R22


– R134a.
Désignation des HCFC
• A partir de la formule chimique des fluides
frigorigènes ci-dessus, les dénominations
de ces fluides sont les suivantes :
- le Dichlorodifluorométhane (CCl2F2) pour
le R12
- le Monochlorodifluorométhane (CHClF2)
pour le R22
- le Tétrafluoroéthane (CH2FCF3) pour le
R134a
Les mélanges
Les mélanges de corps purs se regroupent en deux sous groupes
que sont :
-          les mélanges azéotopriques qui se comportent comme des
corps purs
-          les mélanges zéotropiques qui ne sont pas des corps purs
Les mélanges azéotropiques sont les fluides frigorigènes de la
série 500.
Les deux derniers chiffres indiquent le numéro d’ordre
d’apparition du fluide considéré.
Exemple : le R502 (mélange de 48.8% de R22 et de 51.2% de
R115)
Les mélanges zéotropiques sont les fluides frigorigènes de la
série 400.
Les deux derniers chiffres indiquent le numéro d’ordre
d’apparition du fluide considéré.
Exemple : le R404A (mélange de 52% de R143a, de 44% de R125
et de 4% de R134a)
Les mélanges
Dans le cas de mélanges de corps purs identiques mais dans des
proportions différentes (isotopes), on associe une lettre
majuscule (A,B,C) en fin de numérotation dans l’ordre
chronologique d’apparition.
Exemple : R407A, R407B, R407C
R407A (mélange de 20% de R32, de 40% de R125 et de 40% de
R134a)
R407B (mélange de 10% de R32, de 70% de R125 et de 20% de
R134a)
R407C (mélange de 23% de R32, de 25% de R125 et de 52% de
R134a)
Les mélanges zéotropiques se vaporisent et se condensent non
pas à une température constante mais sur une plage de
températures (glissement dans les zones de changement
d’état).
Les hydrocarbures

• Les hydrocarbures
• Les fluides frigorigènes du type hydrocarbure proviennent
essentiellement du raffinage du pétrole mais également du
dégazolinage (récupération des hydrocarbures liquides) du gaz
naturel.
• Ce sont essentiellement le R600 (butane), le R600a (isobutane) et le
R290 (propane) qui est le plus utilisé.
• Contrairement aux autres fluides frigorigènes, les hydrocarbures
sont hautement inflammables.
• Dans certaines classifications, les fluides frigorigènes du type HC
(hydrocarbures) sont regroupés avec les fluides de la série 700
comme le R717 (ammoniac), le R718 (eau) ou le R744 (dioxyde de
carbone) sous la famille des fluides dits « naturels », les autres
fluides étant regroupés dans la famille des fluides dits «de synthèse».
Le Cycle théorique de Mollier de
la machine MF
• Afin de pouvoir exploiter et contrôler une machine frigo,
on utilise un cycle théorique d’une machine idéale en
admettant les hypothèses simplificatrices suivantes :
• Hypothèses :
• la compression du fluide 1-2 est isentropique (pas de
perte de chaleur)
• il n’y a pas de perte de charge dans la tuyauterie et les
échangeurs (les paliers de condensation et
d’évaporation sont à p = cte, c.à.d des isobares)
• la détente 4-5 est isenthalpe (H = cte) avec H = mh
• On représente alors ce cycle idéalisé dans un
diagramme (logP,h) appelé diagramme de Mollier (voir
Fig.
diagramme de Mollier
Caractéristiques du cycle 
• Caractéristiques du cycle :
• la compression 1-2 est isentopique avec apport de travail wth de
l’extérieur
• la vapeur surchaufée à la sortie du compresseur se désurchauffe
de 2-2’, dans la tuyauterie et au contact de l’eau dans le
condenseur
• à partir du point 2’, la vapeur se condense progressivement dans
le condenseur © de 2’-3 (mélange L+V), et au point 3(4) on n’a plus
que du liquide (titre x = 0)
• ensuite, le liquide se détend à enthalpie constante de 4-5
• la vapeur humide (mélange L+V) s’évapore progressivement dans
l’évaporateur (E) de 5-1
• la portion 1’-1 correspond à une surchauffe de la vapeur dans
l’évaporateur
• Le diagramme de Mollier est rapporté à une masse de fluide
frigorigène
Bilan d’énergie de la machine MF
D’après le premier principe de
la thermodynamique, il y a
Conservation de l’énergie :
c.à.d que la quantité de chaleur
rejetée au condenseur (qc)
doit être égale à la chaleur extraite
à l’évaporateur (q0) et plus
le travail (wth) consommé pour faire tourner le compresseur.
• d’où l’équation, qc = q0 + wth
• cette équation traduit donc le bilan d’énergie de la machine
frigo idéalisée
Bilan d’énergie de la machine MF
• Le choix d’échelle en abscisse (enthalpie h en kJ/kg) est
très pratique pour l’exploitation quantitative du cycle de
Mollier, car il permet de lire directement les énergies hi
aux différents points i (1,2,3,4) du cycle de la machine
(voir diagrammes en annexe).
• On vérifie ainsi le premier principe sur l’échelle en
abscisse, car on constate que :
• la quantité de chaleur dégagée au condenseur : qc = h2 -
h4
• la quantité de froid produite à l’évaporateur : q0 = h1- h5
• le travail dépensé au compresseur :  wth = h2- h1
• et par conséquent, on vérifie bien la relation 9.1, car :
• h2 - h4 = (h1 - h5) + (h2 - h1) = h2 - h4 (car h4 = h5)
Coefficient de performance COP

• Coefficient de performance COP


• Dans les machines DT (MF et PAC), on remplace le
terme de rendement de la machine par son coefficient
de performance (COP)  , car le rendement serait > 1
F

(paradoxe de Kelvin). Le COP de la machine frigo est


défini par la relation 9.2 :

on constate alors, que le COP F> 1 (car Tc > T0)


et dans la pratique,  F= 3 à 5
Grandeurs caractéristiques de la
machine MF
• Une machine ou installation frigo est d’abord
caractérisé par :
• son régime nominal de fonctionnement défini
par (tc ,t0 , tSR), c.à.d par le choix des
températures de ses paliers de condensation
(tc) , d’évaporation (t0) et de sa température de
sous-refroidissement (tSR = t4)
• sa puissance frigorifique F0 donnée en fg/h ou
kJ/kg avec (1 fg/h = 1 kcal/h)
grandeurs caractéristiques de la
MF
• On définit en plus un certain nombre de grandeurs caractéristiques
de la MF( voir le Tableau des valeurs), ces grandeurs sont
rapportées :
• soit, à l’évaporateur (production frigo massique q0 , production
frigo par m3 aspiré q0 , débit massique qm , débit volumique aspiré
Va ou balayé Vb, puissance frigo...)
• soit, au condenseur (quantité de chaleur à évacuer qc , puissance
calorifique Pc... )
• soit, au compresseur (travail théorique wth ou réel wr , puissance
théorique Pth et réelle Pr , puissance absorbée par rapport à la
puissance frigo N(kW)...)
• L’évaluation de ces diverses grandeurs à partir du diagramme de
Mollier ou d’un logiciel dédié, permet de caractériser et contrôler la
machine MF.
grandeurs caractéristiques de la
MF
• Le relevé des pressions et températures en divers points du
circuits et le tracé du cycle de Mollier permet de contrôler le
bon fonctionnement de la machine automatisé ou non.
• Le technicien ou l’ingénieur sont confrontés à deux types de
problèmes :
• la détermination des caractéristiques géométriques du
compresseur (puissance développée, course, alésage,
nombre de pistons et d’étages...) et des échangeurs
(dimensions et types...), connaissant la puissance frigo
souhaité par le client
• le contrôle et la maintenance de l’installation frigo en
fonction du régime nominal défini et de la puissance frigo
imposée en relevant périodiquement les paramètres
mesurables (t, p, débit, puissance...)
Efficacité
• On compare également l’efficacité de la

machine frigo, définit comme le rapport du COP
cycle de Mollier par le cycle de Carnot inverse,
soit :
• avec, 0 < < 1
• et
Modification du cycle fonctionnel de la
machine MF

• Le but d’une machine frigo est de produire du froid


(c.à.d. des frigories) par extraction de calories à la
source froide, en évaporant un fluide frigorigène et
d’abaisser la température de cette source de + 5°C à -
30°C selon l’usage (frigo ou congélateur, chambre
froide).
• En terme d’économie d’énergie et de rentabilité, on
cherche donc à optimiser la production de froid q0 avec
une dépense de travail wth consommé minimum, soit
donc à avoir un COP élevé.
• D’après la définition du COP de la machine frigo h F , il
faut donc augmenter la production frigo massique q0m
= h1 - h5 , représentée par le segment [h5h1] sur la Fig..
Modification du cycle fonctionnel de la
machine MF

- oncherche donc à augmenter


q0m , c.à.d la longueur du
segment (h1 - h5)
- on a donc intérêt à utiliser au
maximum la chaleur latente
d’évaporation (h7 - h6)

Fig.: Cycle de Mollier de la machine MF

L’augmentation de la quantité de froid produite q0m est alors obtenue (voir Fig.) : en


déplaçant le point 1 vers la droite, grâce à une surchauffe du fluide
en déplaçant le point 5 vers la gauche, grâce à un sous-refroidissement du fluide
Sous-Refroidissement du liquide

• Le fluide frigorigène à l’état liquide à la sortie du condenseur (point


3) est sous-refroidi (c.à.d on abaisse sa température en déplaçant
le point 3 vers la gauche), ceci est réalisé :
• soit, dans le condenseur lui-même en augmentant ses dimensions
(c.à.d sa surface d’échange)
• soit, dans une bouteille d’accumulation (BA) placée à la sortie du
condenseur
• soit, dans un échangeur interne situé entre le condenseur et
l’évaporateur
• On peut procéder soit à un seul sous-refroidissement (de 3-4) ou à
deux sous-refroidissements successifs (de 3-4 et ensuite de 4-4’),
voir la Fig.  : en déplaçant le point 3 vers la gauche, on déplace
automatiquement le point 5 vers la gauche et on augmente ainsi la
partie de la chaleur latente non exploitée.
Sous-refroidissement du liquide

Fig. 9.5 : Sous-refroidissement du liquide


Surchauffe de la vapeur

• Le fluide frigorigène à l’état de vapeur humide


est surchauffé (c.à.d on élève sa température
en déplaçant le point 1 vers la droite), ceci est
réalisé (voir Fig. 9.6) :
• soit, dans l’évaporateur lui-même en
augmentant ses dimensions
• soit, dans une bouteille anti-coups liquide
(BACL) placée à la sortie de l’évaporateur
• soit, dans un échangeur interne situé entre les
deux échangeurs
Surchauffe de la vapeur

Fig.  : Surchauffe de la vapeur


• En procédant à des sous-refroidissements et à
des surchauffes dans les installations
frigorifiques, on augmente donc le froid produit
dans l’évaporateur et le segment q0m s’approche
de la chaleur latente d’évaporation : on extrait
alors plus de calories à la source froide en
exploitant au maximum la chaleur libérée par
l’évaporation du fluide.
• Une telle installation frigo avec deux sous-
refroidissements (de 3-3’ et de 3-4) et une
surchauffe (de 1-1’) est représentée dans la Fig.
 .
Fig. : Installation frigorifique avec sous-
refroidissement et surchauffe
Régimes de fonctionnement

• - Une machine frigorifique peut fonctionner


selon deux types de régimes, à savoir :
• le régime humide utilisé dans les
premières machines MF
• le régime sec conseillé et utilisé
actuellement
• Ces régimes de fonctionnement sont
illustrés dans les Figures
Régime humide
- dans ce régime, la compression
1-2 se termine juste à l’état sec
(point 2)
- ce régime présente des
risques pour le compresseur K
(coups de bélier), du fait d’une
présence possible d’un résidu
liquide en fin de compression
(déplacement du point de 1 à 1’)
- ce régime réduit la production
frigo q0m

Fig. 9.8 : Fonctionnement en régime humide


Régime sec

Pour éviter ces risques de coups de bélier en


fin de compression (dommageable au
compresseur), on préfère donc travailler en
régime sec, en déplaçant le point 1 vers la
droite grâce à une surchauffe dans
l’évaporateur ou une bouteille BACL. On
déplace alors le point du régime de vapeur
humide (mélange L+V) vers le régime de
vapeur sèche ou surchauffée.

Fig.  : Régime sec

Si la surchauffe est réalisée dans l’évaporateur lui-même, alors l’augmentation du froid


produit augmente les performances de la machine MF. En cas d’inversion du sens de
circulation du fluide frigorigène par une vanne d’inversion à quatre voies, une BACL
s’impose pour éviter d’aspirer du liquide dans le compresseur.
CHAPITRE 2

Machines trithermes
La machine frigorifique à
ab/adsorption
Principe de la machine à
ab/adsorption
• Le principe consiste à pulvériser de l'eau en fines gouttelettes dans
un récipient sous vide. Du fait de la basse pression, l'eau s'évapore.
Pour cela elle a besoin d'une certaine quantité de chaleur qui est
extraite de l'eau à rafraîchir, circulant dans un circuit à travers le
récipient.
Principe de la machine à
ab/adsorption
• Mais ce système ne peut fonctionner très longtemps :
rapidement, le récipient sous vide sera saturé de vapeur
d'eau, et l'eau dispersée ne s'évaporera plus. Il faut donc
un moyen pour maintenir ou recréer le vide dans le
récipient !
• C'est là qu'intervient le sorbant. C'est soit un liquide, on
parle alors d'absorbant, ou un solide poreux, on parle
alors d'adsorbant. Il "boit" la vapeur d'eau contenue dans
l'ambiance, et la retient. Au fur et à mesure qu'il
ab/adsorbe de la vapeur, sa capacité d'ab/adsorption
diminue jusqu'à être nulle, à saturation. Le sorbant est
alors chauffé à une certaine température et "rend" la
vapeur d'eau. Il récupère alors toute ses propriété
d'ab/adsorption
Exemple d'absorbant
• Dans les machines frigorifiques à
absorption utilisées en climatisation, la
substance absorbante est généralement le
bromure de lithium (LiBr), le fluide
réfrigérant, de l'eau. Ce type de machine
permet de refroidir de l'eau jusque environ
5°C. La température de l'eau utilisée pour
la régénération de l'absorbant doit être
comprise entre 80 et 120°C.
Exemple d'adsorbant

• Le gel de silicium couplé avec de l'eau


comme fluide réfrigérant. La température
de l'eau utilisée pour la régénération de
l'adsorbant doit être comprise entre 65 à
80 °C. Cette température plus basse est
un avantage par rapport à la machine à
absorption
Fonctionnement
• La machine frigorifique à absorption se
divise en quatre composants principaux :
• l'évaporateur,
• l'absorbeur,
• le concentrateur,
• le condenseur.
Evaporateur

• Dans l'évaporateur, le réfrigérant (ici de l'eau) est


pulvérisé dans une ambiance à très faible pression.
L'évaporateur est parcouru par un circuit à eau. En
s'évaporant, le réfrigérant soustrait sa chaleur à cette
eau qui est ainsi refroidie.
Une partie du réfrigérant pulvérisé ne s'évapore pas et
tombe dans le fond de l'évaporateur où elle est pompée
pour être à nouveau pulvérisée
Absorbeur
1. La vapeur d'eau crée dans l'évaporateur est amenée à
l'absorbeur. Il contient la solution absorbante (LiBr)
qui est continuellement pompée dans le fond du
récipient pour y être pulvérisée. Le LiBr absorbe la
vapeur d'eau hors de l'évaporateur et y maintient ainsi
la basse pression nécessaire à a vaporisation du
réfrigérant. et à mesure qu'elle absorbe la vapeur d'eau, la
solution absorbante est de plus en plus diluée. Elle finirait par être
saturée et ne plus rien pouvoir absorber.
Concentrateur
• La solution est donc régénérée dans le concentrateur.
Elle est réchauffée, par une batterie à eau chaude
(environ 85°C) et une partie de l'eau s'évapore. La
solution régénérée retourne à l'absorbeur.

Condenseur
• Enfin, la vapeur d'eau extraite du concentrateur est
amenée dans le condenseur, où elle est refroidie par
une circulation d'eau froide. L'eau condensée retourne à
l'évaporateur.
Machine à absorption
• Deux compléments au système augmentent son efficacité :
• Une circulation d'eau froide dans l'absorbeur.
Le phénomène d'absorption génère de la chaleur. La circulation
d'eau froide dans le fluide absorbant évite sa montée en
température, ce qui diminuerait son efficacité.
Remarque : l'eau de refroidissement de l'absorbeur peut ensuite
passer dans la batterie de refroidissement du condenseur.
• Un échangeur de chaleur sur le circuit du fluide absorbant.
Le fluide chaud sortant du concentrateur qui retourne à l'absorbeur
préchauffe le fluide qui va vers le concentrateur, économisant ainsi
une partie de l'énergie nécessaire pour chauffer le fluide à
régénérer.
Machine à absorption
La machine à adsorption

L'adsorbant étant solide, il est impossible de l'amener au


fur et à mesure vers la source de chaleur pour être
régénéré.
• La machine fonctionne donc de manière cyclique. Deux
récipients servent, tour à tour, d'adsorbeur et de
désorbeur. Dans la première période, le premier
adsorbant est utilisé pour la production de froid, tandis
que l'autre est parcouru par l'eau chaude, et ainsi
régénéré. Dans la seconde période, lorsque le premier
adsorbant est saturé, il est remplacé par le second pour
la production de froid, et est alors lui-même régénéré.
Analogie avec la machine
frigorifique traditionnelle
• Bien que la machine à sorption semble assez différente
de la machine frigorifique traditionnelle, le principe de
base de fonctionnement reste le même :
• circulation d'un fluide réfrigérant,
• évaporation du fluide avec production de froid,
• compression du fluide demandant un apport d'énergie,
• condensation du fluide avec production de chaleur.
• La différence réside dans :
• Le moyen de comprimer le fluide,
– mécanique dans le cas d'une machine traditionnelle,
– thermochimique dans le cas de la machine à sorption.
Analogie avec la machine
frigorifique traditionnelle
• Le type d'énergie nécessaire à cette compression
– électrique dans le cas d'une machine traditionnelle,
– calorifique dans le cas de la machine à sorption.

Machine frigo traditionnelle


Analogie avec la machine
frigorifique traditionnelle

Machine frigo à absorption.


L'efficacité énergétique ou COP-
froid
• Une machine frigorifique est énergétiquement efficace si
elle demande peu d'énergie pour fournir une puissance
frigorifique donnée.

On évalue son efficacité par le calcul du COP (coefficient de performance) :

rapport entre la puissance frigorifique produite et la puissance fournie au

compresseur.
L'efficacité énergétique ou COP-
froid
• Dans le cas d'une machine frigorifique
traditionnelle, la puissance fournie est
électrique. Le COP d'une telle machine
peut atteindre la valeur de 3, voire plus.
• Dans le cas d'une machine frigorifique à
absortion, le COP réel tourne autour de
0.7; celui d'une machine à adsorption varie
entre 0.5 et 0.6.
Quel est alors l'intérêt d'une telle
machine ?
• Un premier avantage réside dans l'absence de
compresseur mécanique, donc de vibrations et
de bruits. D'où le fait que ces machines
demandent un entretien limité et présentent une
grande longévité.
• Le second avantage vient de la possibilité de
valoriser une énergie calorifique disponible et
d'éviter ainsi la consommation électrique d'un
compresseur.
Quelles sources de chaleur ?
• La machine à sorption "fait du froid avec du chaud" !
• Voici de quoi éveiller notre désir d'utiliser de la chaleur
"gratuite" ! Ce n'est pas pour rien que ce type de
machine est surtout répandue dans le secteur industriel
parce que certains process libèrent une chaleur
importante dont il est possible de tirer une puissance
frigorifique utile par ailleurs.
Dans le secteur du bâtiment, on peut imaginer deux
possibilités :
• la chaleur issue d'un cogénérateur
• la chaleur solaire

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