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Indications de correction DM 13

dissertation

 Dans son essai Race et Histoire (1952), l'anthropologue Claude


Lévi-Strauss affirme que "Le barbare, c'est d'abord l'homme qui
croit à la barbarie." Dites en quoi cette affirmation peut éclairer
votre lecture des chapitres" Des cannibales" et "Des coches" de
Montaigne. Recourir à d'autres textes est possible.
Barême
• EXPRESSION : /4

• PRESENTATION correcte de la copie : /2

• PLAN logique et structuré : /6

• ANALYSES et EXEMPLES bien exploités : /8


Compte-rendu sur « la forme »
• L’introduction
o doit contextualiser le sujet : époque(s), lieux
o doit établir le lien entre la citation de Lévi-Strauss et l’œuvre de Montaigne
o doit évidemment reprendre complètement la citation
o rappel : entrée en matière / sujet-pbmatique/annonce du plan

• Le plan, même si tout est rédigé, doit apparaître nettement,


notamment les phrases de titre de sous-parties

• Expression :
• Parfois trop de fautes d’accord : dans une copie de Première, on attend mieux
• Attention à la ponctuation : garante de la clarté des propos
Exemple d’une bonne transition + présentation
titre de partie + titre de sous-partie
Nous avons vu que les croyances et les mœurs des peuples dits « sauvages »
étaient bien différentes de celles des peuples dits « civilisés », mais pour autant,
cela fait-il d’eux des peuples « barbares » ? Transition I/II

Malgré toutes ces différences, on peut voir que ces peuples sont en réalité loin
d’être des « barbares ». Titre de II

En effet, on retrouve une certaine égalité entre ces derniers et les


Européens. Titre de 1)
Premièrement, cette idée est montrée par l’extrait des Essais, « Des Coches », où,
lors de négociations, les Amérindiens, sous-estimés, se montrent égaux aux
Européens en la matière. Montaigne condamne ici le fait que les « sauvages » ont
été pris pour des êtres inférieurs en intelligence et en capacité à
Principes de la dissertation type EAF
• Centrée autour de l’œuvre au programme :les Essais
o On n’a pas le texte sous les yeux donc il faut situer, contextualiser, résumer
et analyser la façon dont l’auteur s’exprime et présente ses idées (pas comme
dans un commentaire mais avec précision quand même)

o On doit montrer sa bonne connaissance de l’œuvre (composition, structure,


sources, etc)

o On doit la mettre en relation avec l’objet d’étude « Littérature d’idées » (donc


réflexion argumentée, prise de position, stratégies d’argumentation) + le
parcours « Notre monde vient d’en trouver un autre »

• Enrichir cela d’exemples issus d’autres oeuvres


Exemple 1 de bonne introduction
• Juliette
Claude Lévi-Strauss était un ethnologue et anthropologue français du
XXème siècle qui a joué un grand rôle sur les sciences humaines et sociales à
l’international. Il s’est intéressé notamment aux peuples indigènes du Brésil
mais également au terme de la « barbarie ». Effectivement, dans son essai
Race et Histoire (1952), l'anthropologue Claude Lévi-Strauss affirme que
"Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie." Ainsi, comment
cette citation et affirmation de Lévi-Strauss nous aide-t-elle à mieux
comprendre Les Essais de Michel de Montaigne ? Tout d’abord, nous verrons
quelle est la représentation habituelle, traditionnelle de la barbarie. Puis,
nous remarquerons que le barbare est celui qui se croit supérieur et voit
dans l’autre le barbare. Enfin, nous irons vers une troisième étape qui met en
avant la relativité des cultures, qui va aller au-delà.
Exemple 2 de bonne introduction
• Elsa
La découverte de nouveaux mondes et territoires aux XVe et XVIe siècles
permet la rencontre avec de nouvelles cultures et peuples. Les sciences de
l’anthropologie et de l’ethnologie se développent alors avec le mouvement
humaniste, plaçant l’homme au centre des réflexions. En 1580, Montaigne
s’intéresse dans les chapitres Amérindiens, « Des Cannibales » et « Des Coches
», de ses Essais, à ce nouvel homme « sauvage » et « barbare », accompagné de
l’étonnement des occidentaux face à ses cultures différentes. Claude Lévi-
Strauss, au XXe siècle, continuera ces réflexions, notamment sur le thème de la
barbarie avec cette citation : « le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la
barbarie ». Comment les auteurs ayant écrit sur la barbarie nous montrent-ils
que c’est une question de point de vue et de morale ? Dans un premier temps,
nous verrons que le barbare est selon les occidentaux un homme-animal. Puis,
nous montrerons que le barbare est en réalité l’homme qui exclut l’autre de
l’humanité.
Exemple de bonne contextualisation
d’un exemple extrait des Essais
• Agathe
…Dans « Des cannibales », il en vient donc au sujet du cannibalisme, coutume des plus
choquantes pour les Européens de son siècle, mais que Montaigne tâche de décrire comme une
idée de partage, de moment commun : « ils le font rôtir, en mangent une partie en commun et en
envoient des morceaux aux amis absents. Ce n’est pas, comme on le croit, pour s’en nourrir,
comme le faisaient autrefois les Scythes : c’est pour exprimer une extrême vengeance  ». Il
n’utilise jamais le mot « cannibalisme » dans le but de ménager son lecteur le plus possible, et
surtout il explique qu’il ne s’agit pas d’une préférence pour la viande humaine qui fait que ce
peuple en mange, mais bien de la croyance que cela leur permettra d’être vengés de leurs
ennemis en les mangeant (en petites quantités qui plus est).

Sans doute est-il difficile de citer cela de mémoire mais on retient souvent qqs mots dans les textes
qu’on a révisés pour l’oral.
Exemple de bonne contextualisation
d’un exemple extrait des Essais
• Agathe
Premièrement, cette idée est montrée par l’extrait des Essais, « Des Coches », où,
lors de négociations, les Amérindiens, sous-estimés, se montrent égaux aux
Européens en la matière. Montaigne condamne ici le fait que les « sauvages » ont été
pris pour des êtres inférieurs en intelligence et en capacité à échanger. (…)La
négation absolue « ils ne nous devaient rien » signifie ici que les Amérindiens
supportent sans problème la comparaison avec les Européens, notamment sur le plan
intellectuel, car ils ne les ont pas attendus pour devenir de bons négociateurs.
Montaigne a souvent recours aux négations, supports de litote, pour opposer
Amérindiens et Européens.

On peut évidemment ne pas citer aussi précisément mais la technique a son intérêt ici