Vous êtes sur la page 1sur 16

Introduction

La régulation financière dans Bâle 1 :


 

En 1974, la liquidation de la banque allemande HERSTATT a eu un effet domino sur beaucoup de banques. Sa faillite a causé une
grave crise sur le marché des changes et a engendré toute une série de mesures de sécurisation du dénouement des opérations
interbancaires. Ces nouvelles normes de sécurisation et de prévention du risque sont édictées par le comité de Bâle.

Le Comité de Bâle pour la supervision bancaire(CBSB), ou simplement comité de Bâle, est une institution crée en 1974 et qui
regroupe les banques centrales, ainsi que les organismes de réglementation et de supervision des banques des principaux pays
industrialisés, ainsi Bâle est une ville en suisse abritant le siège sociale de la BRI.

En partant du constat que la solvabilité est la capacité à rembourser ses dettes. Lorsqu’une banque ne peut plus rembourser ses dettes,
elle fait faillite. De ce fait pour éviter les faillites bancaires en cascade, en cas de crise financière majeure, la BRI dès la fin des années 1980
va proposer un premier ratio de solvabilité que les banques internationales doivent respecter. Le ratio de Bale, encore appelée ratio Cooke,
du nom du président du premier comité de Bâle, ce ratio fait le rapport entre les fonds propres de la banque. Capital social et bénéfices mis
en réserve et les crédits accordés par celle-ci, pondérés par les risques associés à ces crédits. Ce ratio doit alors être égal à au moins 8 %. Si
la banque doit améliorer son ratio de solvabilité, il lui faudra alors restructurer ses crédits. Réduire la part des crédits les plus risqués et où
augmenter ses fonds propres qui garantissent sa solvabilité. Dans les 2 cas, le risque bancaire se réduit et On lutte contre l’aléa moral.
La régulation financière dans Bâle 2 :

En 1996, le scandale de la banque Barings dans laquelle un trader avait agi de manière illicite sur les marchés des nouveaux
produits financiers spéculatifs, menaçant la solvabilité de la banque, conduit à une modification du ratio Cooke de 1988 en
introduisant dans le calcul de ce ratio un nouveau risque. Le risque de marché.

De ce fait les critères de Bâle II sont apparus en 2004 et appliqués depuis 2008. Ces derniers constituent un progrès majeur en
matière de réglementation prudentielle par rapport aux critères de Bâle I et s’articulent autour des trois piliers suivants :

 Le pilier 1 : concerne les exigences minimales en fonds propres des banques et correspond à l’introduction du ratio
McDonough à la place de celui de Cooke, il introduit un nouveau type de risque autre que le risque de marché dans le calcul du
ratio de solvabilité, les risques opérationnels : Ce sont des risques de pertes pour les banques provenant de processus internes
inadéquate, où défaillants de personnes du systèmes où d’événements externes. La valeur de ce ratio est toujours fixée à 8 % au
moins.

 Quant aux piliers 2 et 3 : ils sont relatifs au renforcement non seulement de la supervision du secteur bancaire par les autorités
prudentielles, mais aussi de la discipline de marché en exigeants des banques qu’elles publient des informations très complètes
sur la nature, le volume et les méthodes de gestion de leurs risques, ainsi que sur leur niveau de fonds propres
La régulation financière dans Bâle 3 :
La crise financière qui débute en 2007 démontre l’insuffisance des réglementation édités par le comité de Bâle 2 et donc Les
banques ont très largement pu contourner les contraintes du ratio de solvabilité par la titrisation des crédits, notamment les plus
risqués.
À la suite de la crise financière de 2007-2009, les accords de Bâle III ont été conclus en 2010,et qui reprennent les trois piliers de
Bâle II, mais apportent à ceux-ci de nombreuses avancées majeures. les critères de Bâle III incitent les banques à :

1- Renforcer ses fonds propres : redéfinir les fonds propres qu’elles détiennent dans le but d’en augmenter la qualité et la quantité.
2- Renforcer les normes associées à leur liquidité de court et long :
•-le « liquidity coverage ratio » (LCR), ratio court terme, qui vise à obliger les banques à maintenir en permanence un stock
d’actifs liquides permettant de supporter une crise aigüe pendant 30 jours.

•-le « net stable funding ratio » (NSFR), ratio long terme, met en regard le financement stable disponible et le financement
stable nécessaire sur 1 an.

3- Introduire un « coussin contracyclique » : Les régulateurs nationaux établiront un coussin contracyclique allant de 0% à 2,5% du
capital.

4- Limiter leur taille globale avec l’introduction d’un ratio de levier visant à diminuer le total de leurs expositions de bilan et hors
bilan.

5- Réduire leurs prises de risques, notamment le risque systémique avec l’augmentation des exigences en capital au niveau par
exemple de leurs activités de marché, de leurs expositions à des structures hors bilan, de leurs opérations de titrisation ou encore au
risque de contrepartie associé à la détention de produits dérivés.
Les Crises Financières et Leurs régulations :
 
Une crise financière caractérise une période de disfonctionnements profonds du système financier, telle que celui-ci n’est
plus en mesure d’assurer sa fonction essentielle qui est d’allouer les ressources des agents en capacité de financement vers les
agents qui ont des besoins de financement.

Les crises qui peuvent toucher les institutions financières mettent en évidence un risque systémique sur les marchés
financiers. Ce risque est accru par la volatilité des cours et peut avoir de graves répercussions sur l'économie réelle. Les crises
trouvent principalement leurs origines dans les déséquilibres macroéconomiques, les comportements mimétiques et les
dysfonctionnements microéconomiques liés à l'existence d'un aléa moral.

Il existe des moyens de réguler les systèmes financiers afin d'augmenter la confiance dans ces systèmes et diminuer le
risque de crise systématique. Ces moyens sont par exemple la régulation prudentielle, le contrôle des agents et des activités
particulièrement risquées, mais leur mise en œuvre fait débat.
Régulation financière européenne :

Depuis 2014, la BCE est chargée d’assurer la surveillance des plus grandes banques européennes. Il s’agit tout d’abord
d’uniformiser les règles propres à chaque pays membres de l’U E. Le système bancaire européen étant fortement intégré, il
devient nécessaire que la réglementation soit unique dans cet espace.

Ce sera l’objet du MSU, mécanisme de supervision unique. Dans le cadre de ce MSU, la BCE surveillera le respect des
règles prudentielles européennes par les banques, notamment le ratio de solvabilité. Le ratio de levier, et le ratio de liquidité.
Pourra fixer des exigences prudentielles plus strict. Et pourra inspecter les comptes des banques ainsi que vérifier l’honorabilité
de leurs dirigeants.

L’Europe se dote également d’un mécanisme de résolution unique MRU, dont l’objectif est de gérer des banques
défaillantes en facilitant la gestion des faillites. On cherche à éviter les risque de panique bancaire et de contagion à l’ensemble
du système le fameuse effet domino. Des difficultés rencontrées par une banque , La BCE peut également organiser des stress
tests.
La régulation de la finance islamique :
 

Depuis les années 1950, date de la première expérience au Pakistan en matière de finance islamique, suivie de l’expérience
égyptienne dans les années 1960, les banques islamiques se sont fortement développées à partir des années 1990.Cependant une
banque est considérée comme islamique si toutes ses activités sont conformes à la charia.

A la suite de la crises financière de 2007-2009, Bâle III apporte un ensemble de nouveautés. Toutefois, Bâle III en étant
adapté plus pour les banques classiques, est loin d’être suffisant pour les banques islamiques, du fait des caractéristiques
spéciales des risques auxquels celles-ci sont confrontées. Pour remédier à ce manque, des organismes internationaux de la
finance islamique, comme l’IFSB, essaient d’adapter les mesures prudentielles des accords de Bâle aux caractéristiques des
banques islamiques. Ceci reste loin d’être suffisant, mais constitue toujours un commencement, qui aura certainement un effet
bénéfique sur l’avenir d’une finance jeune, mais qui a su s’imposer comme une véritable alternative.
La manipulation des CDS et leur régulation : l’exemple grec :

Le « shadow banking » : est considéré comme responsable du développement du risque systémique lié aux asymétries
d’informations et qui favorisent très largement le risque spéculatif (subprimes, crédit défaut SWAP, etc.).

Dans ce contexte la crise grecque s'inscrit dans la continuité de la crise de Subprimes, cette crise a induit, à travers des effets
"domino", une propagation de la récession à d'autres pays, Les CDS souverains ont occupé une place clé dans le déroulement de la
crise de la dette dans la zone euro, accusés d'être un élément de spéculation sur le défaut de la dette grecque.

De ce fait Les CDS à nu seront interdits à partir de novembre 2012 dans la zone euro. Ainsi vue que la réglementation
américaine relative aux CDS ne prévoit pas un régulateur unique pour l’ensemble des marchés des CDS, ceci rend difficile la
surveillance et la gestion de leur risque systémique potentiel.
La régulation des hedges funds et des fonds spéculatifs :

François Champarnaud indique qu’il est inexact de considérer que les hedge funds sont des entités non régulées. Il s’agit plutôt
de gestionnaires de fonds utilisant pleinement les exemptions prévues par les textes réglementaires. La quasi faillite de LTCM en
1998, ainsi que le rôle déstabilisateur joué par les hedge funds au cours des crises financières récentes, ont été l’occasion d’une
relance des travaux sur la régulation de ces acteurs, notamment par le Comité de Bâle, l’OICV et le Forum de stabilité financière.

Les principales leçons tirées de ces travaux sont, selon François Champarnaud, que la régulation directe des hedge funds est
irréaliste, voire contre-productive. Il faut privilégier la voie de la surveillance indirecte :

 à travers la surveillance prudentielle des banques ou des prime brokers qui leur octroient le financement nécessaire aux effets de
levier mis en place par les hedge funds ;

 et, en Europe continentale, à travers le dépositaire qui joue un rôle essentiel en matière de contrôle externe des hedge funds.

 Une autre réglementation indirecte s’opère via les opérations sur les marchés réglementés des actions/obligations et la discipline de
marché.
La régulation des assurances :
Le Comité de Bâle pour la supervision bancaire(CBSB), ou simplement comité de Bâle, est une institution crée en 1974 et qui regroupe les
banques centrales, ainsi que les organismes de réglementation et de supervision des banques des principaux pays industrialisés, ainsi Bâle est une
ville en suisse abritant le siège sociale de la BRI.

Il regroupe également d’autres organisations internationales de régulation telles que l’Organisation Internationale des Commissions de Valeurs
(OICV), l’Association Internationale des Contrôleurs d’Assurance (AICA) ainsi que des représentants du Comité de Bâle et du Joint Forum.

 L’association internationale des contrôleurs des assurances (AICA):

L’IAIS (International Association of Insurance Supervisors - Association Internationale des Contrôleurs d’Assurance), qui a fêté son 20ème
anniversaire en 2014, est le régulateur mondial du secteur de l’assurance, c’est-à-dire l’organisme reconnu de production de normes pour le contrôle
des assurances au plan international, auquel font régulièrement appel tant le G20 que d’autres organismes internationaux.

C’est principalement dans le cadre de l’IAIS que l’ACPR participe aux travaux menés au niveau mondial sur la réglementation et le contrôle des
assurances. Sa mission, telle que définie par ses statuts, est de :

 Promouvoir un contrôle prudentiel efficace et cohérent des organismes d’assurance

 Contribuer à la stabilité des marchés financiers.


Agences de notation : Institutionnalisation, mise en cause, re-
réglementation et fin d’hégémonie
• Institutionnalisation ;

La croissance du marché de la notation est liée à certaines dispositions institutionnelles qui l'ont rendue possible. La première disposition est le statut de Nationally
Recognized Statistical Rating Organization (N.R.S.R.O.), créé par la S.E.C. en 1975 afin de clarifier le marché de la notation.

• Remise en cause :

La crise financière de 2007-2008, dite crise des subprimes, puis la crise de la dette souveraine qui la suit immédiatement en 2009-2010 ont conduit à la mise en cause
des agences de notation des deux côtés de l'Atlantique. Cette mise en cause porte sur au moins trois arguments  : l'incapacité des agences à prévoir des crises ; leur capacité à
les amplifier ; leur modèle économique propre à favoriser les conflits d'intérêts.

• re-réglementation :

Face aux défaillances des agences, les autorités politiques et monétaires de différents pays ont tenté de réduire leur influence sur les marchés financiers en encadrant
mieux leurs activités. Le Congrès des États-Unis a voté en 2006 le Credit Rating Agency Reform Act, une loi qui modifie le statut N.R.S.R.O afin de briser la structure
oligopolistique du marché en encourageant la concurrence entre agences. Depuis septembre 2008, dix agences bénéficient de ce statut aux États-Unis.

• fin d’hégémonie :

Au cœur des controverses depuis la crise financière de 2007-2008, les agences de notation financière ont donc connu, tant en Europe qu'aux États-Unis, une
modification de leurs sources de revenus et de leur environnement institutionnel. Mais, bien que nécessaires, ces dispositions restent insuffisantes aux yeux de nombreux
observateurs, qui ont proposé diverses pistes pour sortir de la situation actuelle.
Réformer la gouvernance financière mondiale
Les marchés Financiers comme biens communs
SUPERVISION PRUDENTIELLE DES BANQUES
Comment se dessine l’avenir de la régulation financière à travers le
Monde en 2020
Conclusion

Vous aimerez peut-être aussi