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REDIGER ET VALIDER VOS

CONTRTAS COMMERCIALS

MOHAMED ABOULHOUCINE
Master doit des affaires
S2
REDIGER ET VALIDER UN CONTRAT
COMMERCIAL
 La maîtrise des techniques de rédaction
des contrats commerciaux nécessite
l’adoption d’une stratégie globale qui
permet de prendre en considération tous
la aspects du contrat et prévoir des
solutions à d’éventuels problèmes et cela
ne peut se faire qu’a travers l’ingénerie
contractuelle
Le contrat commercial: un réseau
complexe
 La réalisation d'un projet pour l'Entreprise s'inscrit
presque toujours dans un réseau complexe de contrats
avec des cocontractants divers. Chacun de ces
cocontractants a ses propres enjeux, contraintes,
capacités, sa propre culture, etc... 
 Concevoir, négocier et conclure chaque contrat est, de
ce fait, un projet dans le Projet qui requiert une
convergence de compétences de nature diverses,
techniques, financières, juridiques, de gestion, et autres.
La gestion des projets complexes conditionne la viabilité
et le succès , Elle doit être abordée professionnellement.
L’ingénierie contractuelle
 Cette approche professionnelle est l'objet
même de l'ingénierie contractuelle. C'est
donc la démarche, les hommes et les
problèmes, participant à l'activité
précontractuelle dans les affaires 
Que faut-il entendre par l'
"ingénierie contractuelle"

 Ingénierie contractuelle: La démarche


raisonnée qui permet à l'Entreprise de
conclure en connaissance de cause un
contrat adapté, viable et sécurisé. 
DOMAINE DE L’INGENERIE
CONTRACTUELLE
 l'ingénierie contractuelle recouvre pour chaque
contractant, la démarche raisonnée qui, de
l'étude préliminaire à l'accord final permet à celui
qui doit contracter :
 de définir de façon réaliste ses objectifs et
contraintes, les dispositions et équilibres
contractuels à faire prévaloir ainsi que les
conditions et arguments de négociation à mettre
en oeuvre
 de conclure un contrat adapté, circonstancié et
viable dont les implications et risques seront
lisibles pour lui.
IMPORTANCE DE L’INGENERIE
CONTRACTUELLE
 Les problèmes liés à la réalisation d'un projet
découlent souvent d'un travail pré-contractuel et
d'un contrat inadapté, insuffisant, mal conçu ou
mal négocié.  L'ingénierie contractuelle est une
approche globale, méthodique et critique de la
future relation contractuelle dans son contexte,
son déroulement et ces incertitudes qui permet
d'éviter de s'engager sur de tels contrats. 
 
Un contrat commercial
 Le contrat commercial est avant tout un
contrat régie dans ces principes générales
par le dahir des obligations et contrats,soit
dans sa naissance ou durant sa vie ou ces
effets.
La naissance, la vie et les effets
des contrats

 Le contrat est un accord d’au moins deux


personnes qui ont la volonté de créer,
modifier, transmettre ou éteindre certains
droits (réels ou de créance).
TYPES DE CONTRAT
 Le droit Civil distingue plusieurs classe de
contrats :
 synallagmatique (obligations des deux parties)
ou unilatéral (obligation d’une seule partie)
 de bienfaisance (une partie donne sans recevoir)
ou à titre onéreux (chacun trouve son profit)
 nommé (prévu par le Code Civil (vente,
louage…) ou innomé (sort du cadre traditionnel
des contrats réglementés)
 a exécution instantanée (obligation en une fois)
ou successive (prestations répétées)
La formation des contrats
 Principes de base
 Les auteurs du Code Civil- DOC-, influencés
par la philosophie individualiste et libérale
distinguent deux principes essentiels.
 La liberté contractuelle
 Les parties sont libres de contracter ou pas ;
 On peut contracter avec n’importe qui ;
 Les parties fixent librement le contenu du
contrat.
LA FORMATION DU CONTRAT
 Cependant, le DOC contient de nombreuses
dispositions relatives à la matière des contrats
mais celles-ci ont pour seuls buts :
 de déterminer les exigences posées par le droit
pour qu’un accord puisse être qualifié de contrat
et consacré comme tel.
 De prévoir un régime supplétif (modèle de
contrat standard pouvant être écarté par les
parties). Ces règles supplétives en cas de silence
des parties sont communes (conséquences de
violation du contrat) ou spécifiques (lieu des
livraisons).
Le principe de consensualisme

 Il s’agit de la liberté sur le plan de la


forme. La volonté de créer un contrat
n’est donc soumise à aucun formalisme.
En effet, devoir respecter des formes
entraverait les relations contractuelles
(commerce). Il est toutefois recommandé
de se réserver une preuve écrite du
contrat.
Tempérament

 Au départ, la seule limite de la liberté contractuelle était


de ne pas troubler l’ordre public et les mœurs.
 Peu à peu, on s’est rendu compte que l’autonomie des
volontés était souvent faussée par le fait qu’une partie
imposait sa volonté à l’autre.
 Dès lors, le législateur a-t-il été amené à rétablir l’équilibre
sur certains points :
 certains contrats sont imposés (assurance auto…) ;
 certaines clauses dites abusives sont limitées voire
supprimées ;
 on ne contracte plus toujours avec la personne de son
choix ;
 subordonner l’existence du contrat au respect de formes
déterminées (hypothèque, prêt).
Négociation des parties
 Les principes de la liberté contractuelle et
du consensualisme s’appliquent aux
négociations avec certaines règles de
conduite à respecter sur plusieurs plans :
Conduite des négociations
 Chaque partie est obligée d’agir de bonne
foi (Art. 231 Doc) (information complète et
honnête). Quand il s’agit d’un contrat
spécial comme le contrat informatique,
ceci devient très important. C’est pourquoi
d’une part l’acheteur devra définir au
mieux son problème (besoins et objectifs,
rentabilité attendue…), et d’autre part le
fournisseur devra :
CONDUITE DES NEGOCIATIONS
 S’informer des besoins de l’utilisateur, l’aider à
exprimer les données de son problème.
 Fournir toutes les informations du matériel
(caractéristiques, conditions d’utilisation,…) pour
permettre au client de faire un calcul de
rentabilité.
 Conseiller et proposer un matériel adapté aux
besoins (sans devoir faire de publicité pour ses
concurrents). Si le client est un initié ce devoir
de conseil sera fort atténué.
Rupture des négociations
 Chaque partie a à tout moment le droit de
rompre les négociations, mais les circonstances
dans lesquelles cela se passe peuvent être
constitutive d’abus et engendrer la responsabilité
de son auteur, par exemple :
 Créer une apparence de nature à tromper la
confiance de l’autre partie ;
 Aller très loin dans les négociations (frais pour
autre partie) pour se dérober brusquement.
 Initier des pourparlers lorsqu’on n’a pas
l’intention de conclure ou que cela jettera un
discrédit sur le partenaire.
RUPTURE DES NEGOCIATIONS
 Cependant les tribunaux sont réticents
quand au fait de qualifier une rupture de
fautive (cas manifestement abusif requis).
Toutefois, l’obligation de négocier de
bonne foi n’implique pas celle de parvenir
à la conclusion d’un accord.
Sanction
 Si le tribunal reconnaît la rupture abusive, la partie
condamnée doit réparer les dégâts :
 Si l’accord a été conclu, la partie trompée peut ou non
demander l’annulation du contrat et/ou demander des
dommages et intérêts.
 Si l’accord n’a pas été conclu, la partie lésée peut
solliciter des dommages et intérêts (frais exposés, perte
de temps, occasions perdues, atteinte au crédit, mais
pas la perte des bénéfices attendus du contrat puisque
celui ci n’a pas eu lieu).
La formation dynamique des
contrats
 L’offre
 L’offre est une émission unilatérale de volonté, à
la fois ferme (formulée sans réserve d’agrément)
et précise.
 Cependant, il n’est pas requis que l’offre précise
tous les éléments accessoires du contrat
(dispositions supplétives du législateur).
Toutefois, il est possible de considérer un
élément accessoire (lieu de livraison) comme un
élément essentiel, cela doit alors être précisé.
LA FORMATION DYNAMIQUE DES
CONTRATS
 L’acceptation
 L’acceptation consiste en l’agrément inconditionnel de
l’offre. Elle peut se manifester de manière expresse
(écrite ou verbale) ou tacitement (livreur ne répond pas
mais livre).
 Cependant, l’adage qui ne dit mot consent n’a pas cours
en droit, sauf lorsqu’il n’y a pas d’ambiguïté possible
(relation entre commerçants).
 Envers un particuliers, les tribunaux estiment que la
seule réception de la facture ne permet pas de dire
qu’elle est acceptée, elle n’est donc pas une preuve du
contrat. Au contraire, entre professionnels, le silence est
interprété comme acceptation de la facture.
Réalité des négociations
 Valeur de l’offre non encore acceptée
 L’offre ne peut être révoquée ou modifiée ( un
certain délai fixé par l’offreur) lorsqu’elle est
reçue par le destinataire. Si aucun délai n’a été
prévu, on juge alors un délai raisonnable
variable pour chaque cas.
 Il ne faut donc jamais émettre des offres de
manière inconsidérée et toujours les assortir
d’un délai.
Déroulement des négociations
 Il est parfois difficile de déterminer si les parties
sont toujours en pourparlers ou si un contrat a
déjà été conclu. En effet, il peut y avoir plusieurs
étapes que les parties ont souhaité concrétiser
sans pour cela être sûr d’arriver à la conclusion
du contrat final. Il est souvent difficile de
déterminer la valeur de ces accords
intermédiaires et les conséquences de leur
éventuelle violation. Il est donc recommandé de
préciser l’importance et les sanctions de non-
respect de ceux ci.
Les conditions de validité du
contrat
 Pour être valable, un contrat doit avoir
certaines qualités :
 Consentement non vicié par erreur, dol ou
violence ;
 Contrat émane de personnes capables ;
 Contrat a un objet et une cause ;
 Il ne heurte pas l’ordre public et les
bonnes mœurs.
Qualités du consentement
 L’erreur
 La partie qui se trompe sur l’objet du contrat peut
demander l’annulation si elle apporte certaines
preuves :
 Erreur substantielle (intrinsèque à l’objet) ;
 Déterminante (s’il avait su, il n’aurait pas contracté)
(performance attendue d’un système est non
réalisable) ;
 Erreur commune (autre partie a été informée de
l’importance de la chose faisant défaut) ;
 Erreur excusable.
Qualités du consentement
 Le dol
 Le dol consiste dans les manœuvres accomplies par un contractant afin
d’amener son partenaire à conclure. (mise en scène, mensonges).
 A l’égard de la publicité, la loi condamne l’omission d’informations
essentielles dans le but d’induire en erreur le consommateur, et ce
lorsque :
 Il y a impossibilité objective pour le partenaire de se renseigner ;
 La nature même de la convention crée entre parties des rapports de
confiance particuliers ;
 La qualité spéciale d’une des parties lui impose pareille obligation
(notaire vis à vis de son client).
 Le dol doit émaner du cocontractant et non d’un tiers, il doit avoir
déterminé la conclusion du contrat. S’il amène seulement des conditions
désavantageuses au client, il est qualifié d’incident et ne peut donner lieu
à l’annulation du contrat mais seulement à l’allocation de dommages et
intérêts.
Qualités du consentement
 La violence
 La violence consiste dans le fait de faire craindre à
quelqu’un un mal sérieux s’il ne contracte pas.
 Elle peut donner lieu à l’annulation du contrat si :
 elle est sérieuse, considérable (subjectif) ;
 elle menace au niveau physique, moral ou des biens ;
 elle est exercée par un tiers ;
 elle est déterminante du consentement ;
 elle est illégitime.
Qualités du consentement
 La lésion
 Une relation est lésionnaire s’il y a disproportion entre
les prestations réciproques. toutefois, cela ne peut pas
annuler le contrat (sauf si mineur impliqué).
 Néanmoins, s’il y a eu abus d’une partie, la lésion est
dite qualifiée et il en résulte deux conséquences :
 l’erreur sur la valeur de la chose qui entraîne la
disproportion ne peut être prise en considération ;
 l’erreur sur la solvabilité de la personne du
cocontractant ne peut donner lieu à l’annulation.
La capacité
 Le législateur a des mesures spéciales à l’égard
des personnes dont il estime qu’elles n’ont pas
les aptitudes mentales pour donner un
consentement valable (mineurs, interdits,
personnes sous tutelle judiciaire).
 Si les parties n’agissent pas pour elles mais au
nom d’autrui, le contrat n’est formé que si elles
ont reçu le pouvoir d’engager de la personne.
L’objet
 Le contrat engendre des obligations dans
le chef des parties contractantes. Les
prestations dues doivent revêtir les
qualités suivantes :
 l’objet de cette obligation doit être
possible (si on s’engage à faire quelque
chose dont on n’est pas capable,
l’obligation demeure)

La cause
 La cause du contrat consiste dans les mobiles
qui ont déterminé les parties à contracter.
 Elle est déterminée de manière subjective (par
référence au but premier), seul le mobile
déterminant est pris en considération et enfin, il
faut qu’il soit entré dans le champ contractuel.
(les parties connaissent le but avant de
s’engager).
Les effets du contrat
 La convention – loi
 Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui
les ont faites. Un contrat a un effet obligatoire à portée double :
 Il s’impose aux parties elles-mêmes (si contrat, il faut être deux
pour le changer) avec toutefois certaines limitations :
 les parties peuvent révoquer la convention de commun accord ou
modifier le contrat.
 Les parties peuvent prévoir dans le contrat un droit de révocation
ou de modification unilatérale.
 Le législateur peut parfois accorder un droit de révocation unilatéral.
 Un contrat à durée indéterminée peut être résolu par système de
préavis.
Les effets du contrats
 Si des circonstances extraordinaires (théorie de
l’imprévisible) bouleversent le contrat (hausse
pétrolière), les tribunaux affirment que le contrat
est la loi des deux parties et refusent de
réadapter le contrat sous réserve de deux cas :
 clause possible de sauvegarde envisageant une
circonstance particulière et prévoyant les
conséquences.
 Le législateur peut l’admettre dans une
hypothèse particulière.
Effets du contrats
 Il s’impose aussi au juge, lequel ne peut
modifier le contrat, sauf si dans une
hypothèse particulière, le législateur lui
réserve un tel pouvoir. (délai de
paiement)
L’exécution de bonne foi
 Les conventions doivent être exécutées de
bonne foi, elles obligent à ce qui est exprimé
mais encore à toutes les suites que l’équité, la
loi ou l’usage donnent à l’obligation d’après sa
nature.
 Dans cette optique, on va assortir le contrat
d’obligations satellites à celles que les parties
ont expressément définies.
 Sur le plan des contrats informatiques, cela se
traduira par un devoir de collaboration et
d’information.
L’exécution de bonne foi
 Ce principe fait obligation à la partie
victime de l’inexécution d’agir
raisonnablement pour ne pas aggraver ou
diminuer le dommage à réparer, il limite
l’abus de droit du contrat.
 En bref, il permet au juge d’exercer un
contrôle approfondi sur le comportement
des parties.
L’inexécution du contrat
 Le contrat donne naissance à des
obligations qui doivent être exécutées au
bénéfice de celui qui en est le créancier.
 S’il n’y a pas exécution volontaire par le
débiteur, le créancier a droit à l’exécution
forcée, laquelle est conditionnée par deux
exigences :
La mise en demeure
 Elle consiste en la réclamation par le
créancier au débiteur de l’exécution
volontaire en nature.
 Le débiteur sera mis en demeure quand le
créancier l’aura mis en demeure. Même si
le délai d’exécution est dépassé, il faut
que le créancier manifeste sa volonté
d’obtenir l’exécution.
La mise en demeure
 La mise en demeure est soumise à un
certain formalisme, elle doit se faire par
sommation (huissier de justice) ou tout
acte équivalent (assignation en justice),
ou lettre recommandée avec accusé de
réception
La mise en demeure
 Toutefois, si :
 le débiteur est un commerçant, une lettre ou un
coup de téléphone suffit (si on peut apporter la
preuve).
 Les parties peuvent écarter le fait que la mise en
demeure soit nécessaire pour réclamer le dû.
 Une mise en demeure n’est pas requise si
l’exécution de l’obligation est devenue
matériellement impossible. (délai essentiel ou
inexécution consommée
Le titre exécutoire
 Le créancier doit disposer d’un acte
authentique (acte notarié) ou sous seing
privé : A défaut il doit assigner son
débiteur devant les tribunaux pour obtenir
un jugement.
L’exécution forcée
 Elle consiste dans l’exécution forcée en nature,
à savoir la prestation de l’engagement prévu
au contrat.
 Le créancier dispose de l’astreinte (si le
débiteur ne s’exécute pas, il doit payer une
somme d’argent supplémentaire en vue de
respecter l’ordre d’exécution adressé).
 L’astreinte ne peut jamais accompagner une
condamnation au paiement d’une somme
d’argent.
L’exécution forcée
 Si l’exécution en nature est impossible
(matériellement ou impossible de forcer le
débiteur), le créancier a droit à l’exécution par
équivalent (somme d’argent). Par exemple, une
voiture qu’on comptait vendre mais qui a brûlée,
un groupe de musique qui ne veut plus jouer,
…)
 Il existe une solution intermédiaire qui est
l’exécution en nature indirecte, à savoir le
créancier peut demander au juge de faire le
travail par un tiers, aux frais du débiteur
(réparation informatique).
L’exécution forcée
 Le créancier ne pourra obtenir des dommages et
intérêts que si les conditions suivantes sont réunis :
 Le créancier a la preuve que l’inexécution est
imputable à la faute du débiteur (médecin n’est pas
responsable de la guérison, mais le marchand de
voitures l’est du fonctionnement des véhicules) lequel
s’engager à une obligation de résultat ou de moyen
(pas de garantie de résultat). La tâche est plus facile
pour le créancier lorsqu’il s’agit d’une obligation de
résultat
La responsabilité
 Toutefois, le débiteur peut échapper à la
responsabilité s’il fournit la preuve qu’il ne s’agit
pas de sa faute :
 le fait du prince (décision de l’autorité)
(interdiction d’exportation…) ;
 le fait du créancier lui-même (locaux pas prêts
pour la livraison) ;
 le cas fortuit ou la force majeure (séisme) ;
 le fait d’un tiers dont le débiteur n’est pas
responsable.
La responsabilité
 La preuve de cet événement libératoire peut soit
être fournie directement en désignant le fait ou
alors indirectement en établissant que
l’inexécution est due à une cause étrangère
libératoire
 Il s’agit d’une cause de dissolution de contrat qui
opère uniquement pour l’avenir et sans
dommages et intérêts.
La responsabilité
 Le créancier doit établir qu’il a subi un
dommage et en fixer le montant (frais exposés
ou privation du bénéfice du contrat). Il doit
respecter deux principes :
 le dommage doit découler d’une suite directe
et immédiate de l’inexécution.
 sauf dol, seuls les dommages prévisibles lors
de la conclusion du contrat peuvent être
réparés. (sauf si les parties prévoient autre
chose).
La responsabilité
 Parfois des aménagements sont apportés au
droit commun soit par le législateur, soit par
les parties.
 Lorsque l’obligation initiale est une somme
d’argent, le retard de paiement s’accompagne
des intérêts légaux dus à partir de la mise en
demeure.
 Les clauses les plus fréquemment modifiées
sont les clauses pénales, limitatives de
responsabilité.
La clause pénale
 La clause pénale (forfaitaire)
 Il est permis aux parties de déterminer
elles-mêmes les conséquences de
l’inexécution d’un contrat. Ainsi, si
dommage il y a, on ne devra pas
l’évaluer.
Clauses de non responsabilité ou
limitatives

 Le débiteur ne sera responsable que dans la limite


fixée (montant des réparations, type de dommage,
temps limité…). Elles seront annulées si :
 le législateur l’interdit à propos d’in contrat déterminé ;
 si la clause prévoit qu’elle sera applicable en cas de
dol ;
 si elle a pour effet d’enlever tout objet au contrat,
toute substance à l’obligation (société de
renseignements qui ne garantit pas la véracité de ses
infos).
Clause de force majeure
 Les parties peuvent prévoir que certains
événements seront considérés comme de
force majeure par le débiteur sans pour
autant qu’ils doivent correspondre à la
définition de force majeure habituelle.
 Dans un contrat synallagmatique, le
créancier se voit attribuer deux moyens en
plus :
Défensif : l’exception d’inexécution
 Si le débiteur est fautif, le créancier peut refuser
les prestations. Il faut cependant respecter les
conditions suivantes :
 Les obligations nées du contrat doivent
s’exécuter trait pour trait (si paiement anticipatif
prévu, pas de réclamation si matériel pas livré) ;
 Défaillance de l’autre partie consommée ;
 Il doit être invoqué de bonne foi (si l’acheteur est
lui-même en faute)
 Ce procédé constitue un moyen de pression afin
d’amener l’autre partie à s’exécuter et, dans
certains cas, un moyen de garantie.
Offensif : l’action en résolution
 Le législateur permet au créancier de demander au juge
la résolution ou l’annulation du contrat (effet rétroactif).
Le sort du contrat demeure incertain jusqu’à ce que le
juge statue, ce qui s’accommode mal de la vie des
affaires, mais peut être surmonté par les moyens
suivants :
 résolution unilatérale pour certains contrats ;
 clause d’annulation possible lors de la création du
contrat. (pacte commissoire)
 la jurisprudence reconnaît le droit de se dégager
unilatéralement du contrat (urgence si matière
commerciale)
Champ d’application du contrat
 Le principe de la relativité des conventions
 Principe
 ‘‘Les conventions n’ont d’effet qu’entre les
parties contractantes, elles ne nuisent point aux
tiers, et elles ne lui profitent que dans les cas
prévus’’. Les parties contractantes sont soit
représentées de manière contractuelle (agir au
non de ) ou légale (ratifier un acte accompli en
son nom) ou judiciaire.
Exceptions
 La stipulation par autrui permet aux
parties de faire naître un droit direct et
personnel dans le chef d’un tiers.
 Les actions directes permettent d’agir
directement contre le débiteur de son
débiteur.
Le principe de l’opposabilité des
conventions aux tiers
 Le tiers doit tenir compte de l’existence
d’un contrat, qui constitue un fait dont il
pourra se prévoir à l’égard des parties,
tout comme celles-ci pourront prétendre à
l’égard de ce tiers que le contrat a modifié
une situation juridique et que celui-ci doit
en tenir compte.
L’interprétation des contrats
 Lorsqu’il y a confusion ou lacune, les juges sont amenés à
interpréter les conventions conclues par les parties, et ce, selon
quatre principes directeurs :
 rechercher la volonté réelle et commune des parties ;
 ne pas s’écarter de la convention ni la modifier ;
 respecter la force des écrits (interprétation conciliable avec les
termes de l’acte) ;
 le législateur a prévu des conseils d’interprétation :
 Si hésitation il y a, il faut interpréter la clause de manière à lui
donner effet, plutôt que de conduire à sa nullité.
 Interpréter une convention en prenant en considération l’ensemble
de ses clauses.
 Dans le doute, la convention s’interprète contre celui qui a stipulé et
en faveur de celui qui a contracté l’obligation (vente => faveur de
l’acheteur
Le contrat de vente
 « La vente est un contrat par lequel l’une des parties
transmet la propriété d’une chose ou d’un droit à l’autre
contractant contre un prix que ce dernier s’oblige à lui
payer » (Art. 478 Doc.)
 Le Dahir des obligations et des contrats la définit par le
rapport d’obligations qu’elle établit entre le vendeur et
l’acquéreur.
 La vente est donc un contrat synallagmatique ;
 Elle est aussi un contrat translatif de propriété ;
 Elle est conclue à titre onéreux ;
 Elle est en principe un contrat consensuel.
Le contrat de vente
 C’est un moyen technique permettant de
réaliser des relations économiques, quelles
soit ponctuelles ou qu’elles s’insèrent dans
la vie des affaires.
 La vente est un contrat onéreux,
synallagmatique, consensuel, commutatif
et a finalité translative.
Formation du contrat de vente
 La vente comme tous les autres
conventions doit réunir les quatre
éléments essentiels que sont le
consentement et la capacité des parties, la
cause et l’objet du contrat (Art. 488 Doc.)
 La capacité et le pouvoir de vendre ou
d’acheter du coté du vendeur la vente est
l’archétype de l’acte de disposition, ce qui
justifie des règles de capacité rigoureuses.
Rencontres des volontés
 La rencontre des volontés résulte de l’échange des
consentements des deux parties, ces consentements ne
doivent être ni entachés d’erreur, ni surpris par dol.
 La rencontre des volontés s’opère le plus souvent
différemment selon que la vente porte sur un meuble ou
sur un immeuble. Dans le premier cas les consentements
s’expriment généralement par les modes classiques de
l’offre et de l’acceptation, dans le second, le recours aux
avants contrats est aujourd’hui devenu nécessaires :
Promesse, compromis.
 Toutefois, le fonds de commerce n’est un meuble
comme les autres.
Promesse unilatérale de vente
 La promesse unilatérale de vente à la double nature de
contrat de promesse et d’avant contrat de vente.
 C’est un contrat par lequel le promettant s’engage à vendre
un bien au bénéficiaire qui a le droit de l’acquérir dans un
certain délai.
 le promettant s’engage d’ores et déjà à vendre ;
 le bénéficiaire accepte la promesse sans prendre
l’engagement d’acquérir, il acquiert un droit d’option ;
 la chose et le prix doivent être déterminé ou
déterminables ;
 la promesse unilatérale est conclue à titre onéreux
lorsqu’une indemnité d’immobilisation y est stipulée, le sort
de l’indemnité d’immobilisation dépend de la décision prise
par le bénéficiaire de la promesse.
La promesse synallagmatique de
vente
 La promesse synallagmatique de vente est
un contrat par lequel les parties
s’engagent l’une à vendre et l’autre à
acheter un bien pour un prix déterminé,
en vue d’en transférer la propriété.
 C’est une vente non encore translative de
propriété, elle permet de préparer une
vente définitive.
La chose
 La chose doit être susceptible d’être vendue ;
 La chose doit être déterminée ou déterminable.
 La vente peut avoir pour objet une chose déterminée
seulement quand à son espèce. Mais tout ce qui est
dans le commerce peut être vendu lorsque des lois
particulières n’est ont pas prohibé l’aliénation ;
 La vente d’une chose future est valable, seulement le
contrat, dans ce cas, à un caractère aléatoire ;
 La vente de la chose d’autrui est valable, si le maître la
ratifiée, ou si le vendeur acquiert ensuite la propriété de
la chose.
 (Ex : Vente du bien indivis).
Le prix
 Le prix est une contrepartie à caractère
monétaire, il est de l’essence de la vente et
remplit plusieurs fonctions :
 Il est un élément de qualification de la vente ;
 Il est une condition essentielle de sa validité ;
 La vente a un caractère onéreux qui se distingue
des contrats qui opèrent un transfert gratuit de
la propriété d’un bien (telle la donation) ;
 Le prix doit être déterminé ou déterminable. On
ne peut en rapporter la détermination à un tiers
ni acheter au prix payé par un tiers à moins que
le prix ne fût connu des contractants ;
Le prix
 Le prix doit être réel et sérieux, sous peine de nullité
absolue du contrat, car le prix qui n’est pas réel ni
sérieux est assimilé à un prix inexistant, le contrat
manque alors de cause, et la sanction réside dans la
nullité absolue du contrat ;
 Le prix réel s’oppose au prix fictif qui est un prix simulé
(donation déguisé) ;
 La réalité de l’expression du prix, c’est-à-dire que le prix
doit exprimer la réalité de la dette du débiteur ;
 Le prix sérieux s’oppose au prix dérisoire. Là encore le
prix non sérieux est assimilé à un prix inexistant, ce qui
rend la vente nulle de nullité absolue, mais la nullité
peut être évitée par une requalification du contrat.
Le prix
 La vente faite à un prix symbolique est nulle,
sauf si la cause de l’obligation du vendeur réside
dans une autre prestation qu’une somme
d’argent symbolique, ainsi que le prix
symbolique peut correspondre à la valeur
économique de la chose vendue (cession
d’entreprise en difficulté).
 En cas de présence de lésion, le principe c’est
que la lésion ne vicie pas les conventions, sauf si
elle est assortie de dol, ou lorsqu’elle préjudicie
à une personne frappé d’incapacité.
Effet de la vente
 Le premier des effets de la vente réside
dans le transfert de la propriété du
vendeur à l’acheteur, et le transfert des
risques et la concrétisation des obligations
du vendeur et de l’acheteur.
Transfert de la propriété et des
risques
 L’acheteur reçoit du vendeur un droit de
propriété complet. Il acquiert ainsi le droit d’user
de la chose, le droit d’en recueillir les fruits et le
droit d’en disposer librement. Rien n’interdit de
limiter le transfert à une ou plusieurs
prérogatives.
 La vente est parfaite entre les parties dès qu’il y
a consentement des contractants et qu’il sont
d’accord sur la chose, sur le prix et sur les
autres clauses du contrat.
Le transport de propriété et des
risques
 Le transfert de propriété ne confère un pouvoir absolu à
l’acheteur que s’il est opposable aux tiers. Cette
opposabilité ne soulève pas de difficulté en matière de
vente mobilière car ‘‘en matière de meubles possession
vaut titre, mais en matière immobilière, seule la
publication de la mutation à la convention foncière
permet de donner pleine réalité au transfert’’. Par
ailleurs, le défaut de publication rend la vente
inopposable aux tiers, le dahir des obligations et des
contrats n’impose pas le mode de transfert de la
propriété. Il est loisible aux parties de retarder ou de
subordonner cet effet de la vente en utilisant tous les
ressorts du droit des obligations (terme suspensif, terme
extinctif, condition suspensive, condition résolutoire,
vente à réméré.)
Obligations du vendeur
 Obligation de délivrance
 Il faut distinguer l’obligation de délivrance et
l’obligation de transférer la propriété. Le
transfert de propriété s’opère de manière
automatique, en revanche, la délivrance suppose
le transfert de la maîtrise essentiellement
matérielle de la chose. Le vendeur doit remettre
à l’acheteur la chose vendu et cette chose soit
conforme à ce qui a été convenu.
Obligation du vendeur
 Le vendeur doit délivrer la chose vendue dans l’état où
elle se trouve au moment de la vente.
 La délivrance porte aussi sur les accessoires de cette
chose et tout ce qui a été destiné à son usage perpétuel.
 La délivrance a lieu de différentes manières :
 pour les immeubles, par le délaissement qu’en fait le
vendeur, et par la remise des clefs, lorsqu’il s’agit d’un
héritage urbain, pourvu qu’en même temps l’acheteur ne
trouve pas d’empêchement à prendre possession de la
chose ;
 pour les choses mobilières, par la tradition réelle, ou par
la remise des clefs du bâtiment ou du coffre qui les
contient, ou par tout autre moyen reconnu par l’usage ;
Obligation du vendeur
 elle s’opère par le seul consentement des
parties, si le retirement des choses vendues ne
peut être effectué au moment de la vente, ou si
elles étaient déjà au pouvoir de l’acheteur à un
autre titre ;
 lorsqu’il s’agit de choses qui se trouve dans un
dépôt public, le transfert ou la remise du
certificat de dépôt, du connaissement ou de la
lettre de voiture, vaut délivrance.
Obligation du vendeur
 La délivrance doit se faire au lieu où la chose
vendue se trouvait au moment du contrat, s’il
n’en a été autrement convenu.
 Si l’acte de vente porte que la chose se trouve
dans un lieu autre que celui où elle se trouve
réellement, le vendeur est tenu de transporter la
chose à l’endroit désigné, si l’acheteur l’exige.
 La chose doit être conforme aux stipulations du
contrat, faute de quoi le vendeur engage sa
responsabilité pour inexécution du contrat.
Obligation du vendeur
 En cas d’inexécution totale ou partielle de
l’obligation de délivrance, les règles
applicables sont déterminées par le droit
commun des obligations (DOC). Exception
d’inexécution, résiliation du contrat,
dommages intérêts.
Obligation de garantie
 Selon l’article 532 du DOC, le vendeur doit
une double garantie à son acheteur : la
première est la jouissance et la possession
paisible de la chose vendue, la seconde
est la garanties pour les vices
rédhibitoires.
Garantie contre l’éviction
 La garantie contre l’éviction peut prendre deux forme
différentes selon que l’atteinte portée à l’acquéreur
trouve son origine dans un fait personnel du vendeur ou
dans celui d’un tiers.
 Selon les termes de l’article 521 du DOC, le vendeur doit
garantir à l’acheteur la possession paisible de la chose
vendue. Le vendeur ne doit occasionner ni trouble de
droit, ni trouble de fait à la possession ou à la propriété
de l’acheteur et la bonne foi du vendeur ne l’exonère pas
de cette obligation.
Garantie contre l’éviction
 Le vendeur doit garantie lorsqu’un tiers exprime la prestation d’un
droit sur la chose vendue, la contestation du tiers ne peut avoir
pour objet qu’un trouble de droit, les troubles de fait sont exclus
parce qu’il appartient à l’acheteur de se défendre seul contre ce
tiers.
 Le DOC distingue les conséquences de l’éviction totale et partielle.
 Il y a éviction totale lorsque l’acquéreur doit délaisser complètement
le bien acquis et l’acheteur qui a souffert cette éviction totale a le
droit de se faire restituer :
 le prix qu’il a déboursé et les loyaux coût du contrat ;
 les dépenses judiciaires qu’il a fait sur la demande en garantie ;
 les dommages qui sont la suite directe de l’éviction.
Garantie contre l’éviction
 en cas d’éviction partielle, mais de telle
importance qu’elle vicie la chose vendue que
l’acheteur n’aurait pas acheté s’il avait pu la
connaître, l’acheteur peut à son choix se faire
restituer le prix de la partie évincée et maintenir
la vente pour le surplus, ou bien résilier la vente
et se faire restituer le prix total.
 Lorsque l’éviction partielle n’a pas une
importance suffisante pour justifier la résolution
de la vente, l’acheteur n’a droit qu’à une
diminution proportionnelle du prix.
Garantie contre l’éviction
 Les parties peuvent convenir que le vendeur ne sera
soumis à aucune garantie, mais cette stipulation n’a
aucun effet si l’éviction se fonde sur un fait personnel du
vendeur et lorsqu’il y a dol du vendeur.
 Le vendeur n’est tenu de garantie si l’éviction a lieu par
violence ou par force majeure, ou si elle dépend du fait
du prince, ou suite à des voies de fait de la part de tiers
qui ne prétendent aucun droit sur la chose vendue, ou si
la cause de l’éviction et le dol ou la faute de l’acquéreur.
Garantie contre les vices cachés
 Le vendeur doit délivrer à l’acheteur un bien
apte à l’usage auquel celui-ci la destine. Cette
obligation traduit avec le devoir de conseil et de
renseignement, une exigence de loyauté.
 C’est dans l’article 549 du DOC que sont
précisées les conditions de fond de la garantie
contre les vices cachés :
Garantie contre les vices cachés
 « Le vendeur garantie les vices de la chose qui
en diminuent sensiblement la valeur, ou la
rendent impropre à l’usage auquel elle est
destinée d’après sa nature ou d’après le contrat,
les défauts qui diminuent légèrement la valeur
ou la jouissance et ceux tolérés par l’usage, ne
donnent pas ouverture de garantie.
 Le vendeur garantie également l’existence des
qualités par lui déclarées, ou qui ont été
stipulées par l’acheteur. »
Vices cachés
 La garantie dus par le vendeur repose sur la distinction
fondamentale entre les vices apparents et cachés, le
DOC pose en effet le principe selon lequel ‘‘le vendeur
n’est point tenu des vices apparents ni de ceux dont
l’acheteur a eu connaissance ou qu’il aurait pu
facilement connaître’’.
 Est considéré vice caché le défaut que l’acheteur ne
pouvait pas déceler, compte tenu de la nature de la
chose vendue, et dont il n’a pas eu connaissance au
moment de la vente. Mais le vendeur répond même des
défauts que l’acheteur aurait pu facilement connaître s’il
a déclaré qu’ils n’existaient pas (Art 570 DOC).
Garantie contre les vices cachés
 La preuve de l’existence d’un vice inhérent à la
chose incombe à l’acheteur et le juge apprécie
souverainement l’importance de la chose allégué
par l’acheteur. il exige que le vice cause un
trouble d’une certaine gravité dans l’usage de la
chose.
 Le vendeur ne garantit que les vices qui
existeraient au moment de la vente, s’il s’agit
d’un corps déterminé par son individualité, ou
d’une chose fongible qui a été vendue au poids,
à la mesure, sur description.
Vices cachés
 Le vendeur ne répond pas des vices de la
chose ou l’absence des qualités requises :
 s’il les a déclarés ;
 s’il a stipulé qu’il ne serait tenu d’aucune
garantie.
Le délai pour agir en garantie :
 les choses immobilières, autre que les animaux :
notification 7 jours qui suivent la réception ;
 l’action résultant des vices rédhibitoires : 
 choses immobilières : 365 jours après la délivrance,
 choses mobilières : 30 jours après la délivrance.
 Ces délais peuvent être prolongés ou réduit d’un
commun accord par les parties, le vendeur de mauvaise
foi ne peut opposer les moyens de prescription.
 L’action rédhibitoire n’a pas lieu dans les ventes faite par
autorité de justice.
Effet de la garantie
 Lorsqu’il y a lieu à rédhibition, l’acheteur peut
poursuivre la résolution de la vente et la
restitution du prix. S’il préfère garder la chose il
n’a droit à aucune diminution de prix.
 Il a droit aux dommages :
 lorsque le vendeur connaissent les vices de la
chose ou l’absence des qualités ;
 lorsque le vendeur a déclaré que les vices
n’existaient pas ;
 lorsque les qualités, dont l’absence est constatée,
avaient été expressément stipulée ou étaient
requise par l’usage de commerce.
Obligations de l’acheteur
 La situation juridique de l’acheteur est
plus simple que celle du vendeur. Les
dispositions du D.O.C font état de deux
obligations : celle de payer le prix et celle
de prendre livraison de la chose.
Obligations de l’acheteur
 Lorsque l’acheteur ne paye pas le prix, comptant
ou à terme, le vendeur dispose de toute les
ressources du droit commun : tout d’abord,
l’exception d’inexécution, ensuite le vendeur
peut obtenir l’exécution forcée par une action en
paiement du prix ou encore la résolution du
contrat, et s’il a subit un préjudice, des
dommages-intérêts. La résolution du contrat est
facultativement prononcée par le juge, à moins
que les parties n’aient stipulé une clause
résolutoire de plein droit.
L’acheteur troublé
 L’acheteur qui est troublé ou qui se trouve
en danger imminent et sérieux d’être
troublé a le droit de retenir le prix, tant
que le vendeur n’a pas fait cesser le
trouble, sauf si le vendeur lui donne
caution ou autre sûreté suffisante pour la
restitution du prix et des loyaux coût du
contrat en cas d’éviction.
Lettre d'avis de résolution
pour non paiement
Nom....., prénom..... du vendeur
A....., le.....
Nom, prénom de
l'acheteur
Adresse.....
Objet : avis de résolution du contrat de vente
pour non paiement.
Lettre recommandée AR.
Messieurs,
Nous avons l'honneur de vous rappeler le contrat de vente en
date du..... par lequel vous avez acheté les..... (décrire les biens).
A ce titre, vous vous étiez engagés à payer les somme ci-dessous
résolution
pour non paiement
(rappeler les demandes de paiement ou factures non
satisfaites).
Par lettre recommandée avec avis de réception du....., nous
vous mettions en demeure de nous payer ..... (indiquer les
sommes ayant fait l'objet de mise en demeure). A ce jour nous
constatons que nous n'avons toujours
pas été payés.
Or, nous vous rappelons que notre contrat prévoit la
..... (résolution ou résiliation) de ce dernier de plein droit si une
partie manque à ses obligations. Nous considérons donc le
contrat comme..... (résolu ou résilié) de plein droit.
résolution
pour non paiement
Nous vous mettons donc en demeure d'avoir à
nous restituer...... A défaut, nous serions
contraints d'utiliser toutes les voies de droit à
notre disposition pour vous y contraindre
par ailleurs, nous nous réservons le droit de
demander des dommages-intérêts pour le
préjudice que nous cause la..... (résolution ou
résiliation) du contrat
résolution
pour non paiement
Dans le cas où le préjudice a fait l'objet d'une
évaluation contractuelle au moyen d'une clause
pénale, la demande de
dommages intérêts peut avoir lieu dans la même
lettre, la fin de la phrase est alors à remplacer
par une mise en demeure de payer la valeur de
l'indemnité forfaitaire de la clause pénale.)
Veuillez agréer, Messieurs.....
mise en demeure de payer.

Nom....., prénom..... du vendeur


Adresse.....
A....., le.....
Nom, prénom de
l'acheteur
Adresse.....
Objet : mise en demeure de payer.
Lettre recommandée AR.
Messieurs,
Par contrat du....., vous avez acheté..... Vous deviez en
conséquence nous payer au..... la somme d'un montant de.....,
conformément à notre facture du..... qui rappelait cette date de
paiement
mise en demeure de payer.

A ce jour, nous constatons que vous n'avez


effectué aucun paiement. Par la présente lettre
recommandée avec accusé de
réception, nous avons l'honneur de vous mettre en
demeure de payer la somme due dans un délai
de..... (une semaine peut
convenir pour des obligations de paiement) à
compter de la réception de la présente lettre
mise en demeure de payer.

Nous vous indiquons qu'en ce qui nous concerne, nous


appliquons d'ores et déjà les stipulations contractuelles qui
correspondent à la présente situation, à savoir..... (rappeler les
stipulations contractuelles prévues, sinon supprimer la phrase).
Si malgré cette mise en demeure vous n'exécutiez pas votre
obligation de payer, nous nous réservons le droit d'obtenir très
rapidement le paiement de la somme due, sans exclure de
saisir le tribunal pour lui demander de prononcer la résolution
du contrat sans préjudice de dommages-intérêts à notre profit.
Veuillez agréer, Messieurs,.....
mise en demeure de livrer
Nom, prénom du vendeur
Adresse.....
Objet : mise en demeure de livrer.
Lettre recommandée AR.
Messieurs,
Par contrat de vente en date du....., vous deviez
effectuer la livraison de..... (désigner les biens vendus)
que je vous ai acheté(s).
Cette livraison devait, selon nos conventions, être
effectuée..... (préciser les lieu et modalités éventuelles
de
mise en demeure de livrer
Nous constatons qu'à ce jour cette obligation n'a pas été exécutée.
En conséquence, nous avons l'honneur de vous mettre en demeure
par la présente lettre recommandée
avec accusé de réception d'exécuter votre obligation de livraison
dans un délai de..... (ce délai sera assez
bref compte tenu du bien vendu et du retard déjà constaté) à
compter de la réception de la présente. Jusqu'à
ce que cette obligation soit exécutée, vous supporterez les risques
des biens vendus.
A défaut d'exécution, nous nous réservons le droit de saisir le
tribunal pour voir prononcer, si bon nous
semble, la résolution de la vente assortie des dommages- intérêts.
Veuillez agréer, Messieurs,.....
Clauses sur l'inexécution du
contrat
Clause pénale et astreinte
contractuelle
Clause pénale sans mise en demeure :
Tout retard apporté par la société ..... (ou
M. .....) dans l'exécution de ses obligations
contractuelles, entraînera une pénalité
d'un montant de :
– ..... par jour à compter du ..... .
Clause pénale avec mise en demeure

A défaut d'exécution par la société ..... (ou M. .....)


de ses obligations contractuelles susvisées dans le délai
prévu par le contrat, et après mise en demeure qui lui
aura été adressée par lettre recommandée avec avis de
réception (lui octroyant éventuellement un délai
supplémentaire de ..... jours pour remplir
ses obligations), la société ..... (ou M. .....) devra verser à
la société ..... (ou M. .....) la somme forfaitaire de ..... à
titre de dommages-intérêts par jour de
retard. Les pénalités de retard seront dues y compris les
dimanches et jours fériés.
Clause d'astreinte moratoire

A défaut de paiement à l'échéance (ou : « à


défaut d'exécution de ses obligations
à la date prévue par le présent contrat ») le
débiteur sera redevable envers ..... d'une
somme de ..... % par mois de retard,
indépendamment des droits de ..... à tous
dommages-intérêts et à la réparation intégrale
du préjudice subi en raison du retard de
paiement (ou : « d'exécution ») du débiteur.
Clauses de dédit ou d'indemnité
d'immobilisation
En cas de non-exécution ou de résiliation
anticipée provoquée par ....., une
indemnité forfaitaire et définitive d'un
montant de ..... sera versée à ..... si la
résiliation intervient
avant .....Après cette date, l'indemnité de
résiliation anticipée s'élèvera à .....
La conception d’un contrat
La problématique

 L'audit d'un contrat avant signature


 Une alternative à la démarche
d'ingénierie contractuelle?
 
L’audit d’un contrat
 L'audit d'un contrat avant signature n'est
pas une alternative pleinement
satisfaisante à une vraie démarche
d'ingénierie contractuelle mais peut
permettre de ne pas s'engager, avant qu'il
soit trop tard, dans des aventures
hasardeuses et même, quelques fois, de
rebondir efficacement.
L’audit d’un contrat
 A la signature d'un contrat important, tout
responsable en Entreprise ne peut
manquer d'avoir une certaine
appréhension.  
 Avant d'apposer sa signature et malgré les
assurances de ceux qui l'ont négocié, il
s'interroge une dernière fois sur le geste
qu'il va faire et qui engagera, quelque fois
très lourdement, son entreprise
L’audit d’un contrat
 Pourra-t-on faire ce qui a été prévu? A-t-on pris
en compte ce qu'il fallait? que se passerait-il s'il
y avait un problème? Ce contrat sera-t-il en fin
de compte une bonne ou une mauvaise chose
pour l'Entreprise? le signataire sera-t-il un héros
pour celle-ci ou son fossoyeur?
 Ce n'est pas la crainte des aléas, toujours
possibles, qui l'inquiètent mais le fait d'être taxé
après coup d'insuffisance, d'incompétence ou
d'irresponsabilité pour avoir pris un tel
engagement
L’audit d’un contrat
 S'il a pu faire mettre en oeuvre dans l'Entreprise
une démarche professionnelle d'ingénierie
contractuelle dont la finalité et de monter des
accords viables, pertinent et lisibles pour celui
qui s'engage, le risque est faible.
 Il suffira d'effectuer la dernière étape de la
démarche, une revue exhaustive avant signature
pour  s'assurer que rien n'a été omis ni rajouté
par erreur ou subrepticement dans les
exemplaires à signer.
La connaissance des parties, de
leur milieu et des intérêts à
protéger
 La rédaction adéquate d’un contrat
suppose une analyse préalable de la
situation et du contexte factuel et
institutionnel dans lequel l’écrit doit
s’insérer. Outre les considérations
législatives, il faut tenir compte de certains
facteurs politiques, voire économiques.
des intérêts à protéger
 Cette analyse de situation présuppose une
bonne connaissance des objectifs
poursuivis et du contexte dans lequel on
doit les atteindre. Ainsi, on ne peut pas
rédiger une convention collective sans
connaître le genre d’entreprise où elle
s’applique. On ne peut entreprendre cette
rédaction sans connaître les enjeux de la
négociation.
des intérêts à protéger
 . Une convention collective devant régir les
rapport entre les employeurs et les employés
d’une usine n’est pas la même qu’une
convention collective conclue entre une
université et ses professeurs. Ces conventions
collectives ne peuvent être rédigées par
quelqu’un qui n’est pas au courant de la « petite
histoire » de l’université ou de l’entreprise
concernée.
des intérêts à protéger
 La rédaction de contrats usuels nécessite,
elle aussi, une démarche analogue. Par
exemple, un contrat de vente d’immeubles
est différent d’un contrat de vente d’une
automobiles usagée. Le contrat engageant
des parties renseignées sur un certain
genre de commerce et entérinant les
règles déjà contenues dans le Code civil
est très court
des intérêts à protéger
 Le but de l’inclusion de ces règles dans un contrat
est de renseigner les parties sur leurs droits et
leurs obligations respectifs et sur leur engagement
une fois le contrat signé.
 L’analyse des besoins des parties, révélés de façon
spécifique par une discussion ou de façon
empirique par l’expérience acquise pour un genre
donné de contrat, indique s’il faut déroger à
certaines dispositions législatives, dans la mesure
où elles ne sont pas considérées comme étant
d’ordre public.
des intérêts à protéger
 Dans cette ligne de pensée, l’intérêt d’un
créancier exige, dans un contrat de
cautionnement, la renonciation par la caution
aux bénéfices de discussion et de division. C’est
d’ailleurs ce qui se fait toujours en pratique. De
même, on ne conçoit pas de contrat de vente
d’immeuble sans l’inclusion d’une clause
résolutoire dans le cas d’un défaut par l’acheteur
d’exécuter l’une de ses obligations, dont
l’obligation d’effectuer les versements prévus au
contrat.
La planification et la conception
préliminaire d’un contrat
 La nature des clauses contenues dans un
contrat
 Par un contrat, les parties entendent régler
leur conduite future de façon à se procurer un
avantage mutuel. Lorsque des difficultés
surgissent dans la mise en œuvre du contrat, il
faut rechercher quelle était la volonté des
parties. Interviennent alors les règles
d’interprétation, dont les principes seront vus
un peu plus loin.
La conception préliminaire
 Un contrat contient généralement quatre types
d’énoncé :
 L’obligation pour une partie de faire ou de ne pas faire
quelque chose.
 L’obligation incombant à une partie implique comme
corollaire le droit de l’autre partie. Ce genre d’énoncé
comprend, en outre, les garanties.
 Les conséquences de la survenance d’un événement
donné.
 Dans ce type d’énoncé, on peut classer notamment :
 les conditions suspensives ou résolutoires ;
 les conséquences du manquement d’une partie aux
obligations prévues dans le contrat.
La conception préliminaire
 La reconnaissance par une partie de l’existence d’un fait donné et
des conséquences possibles.
 Le but de ce genre de clause est de forclore par la suite le droit
des parties d’invoquer est événement à leur décharge.
 Par exemple, l’acte de vente d’une maison ancestrale pourra
prévoir que l’acheteur, informé du fait que la maison est âgée de
plus de 100 ans, libère le vendeur de toute obligation relative à la
garantie contre les vices cachés ou apparents. Si, par la suite, on
découvre que certains murs sont partiellement pourris et que les
cheminées doivent être reconstruites parce qu’elles sont
dangereuses, l’acheteur aura renoncé à son recours. Même chose
si l’acheteur, informé d’un risque potentiel d’éviction, décide
d’acheter, à ses risques et périls, et que le vendeur est un
vendeur non professionnel.
La conception préliminaire
 Les clauses relatives à la mise en œuvre du contrat lui-même.
 On trouve sous cette catégorie les définitions, les clauses
d’interprétation, les clauses d’avis et les dispositions diverses.
 Le rédacteur de contrat fait du droit préventif. Le résultat visé est
un acte dont les termes permettront de discerner l’intention des
parties sans qu’il soit nécessaire d’avoir recours à l’interprétation
judiciaire. Beaucoup de procès auraient pu être évités moyennant
une rédaction plus soignée ; bien des litiges en matières
contractuelle découlent d’une rédaction déficiente. Le rôle du
rédacteur d’un contrat est de prévenir d’éventuelles contestations
judiciaires en prévoyant l’évolution des intérêts de sont client.
Les étapes de la rédaction d’un
contrat
 La rédaction d’un contrat peut suivre les étapes
suivantes: Dans ce domaine, comme dans les
autres, il n’y a pas de recette unique, pas de
recette magique non plu. L’élaboration des idées
et de leur hiérarchisation et la première rédaction
doivent être étudiées .
 La conception préliminaire du document à
rédiger :
 l’élaboration et l’inventaire des idées ;
 la hiérarchisation des idées et la conception du
plan ;
 la rédaction préliminaire.
Les étapes de rédaction
 Le soin à apporter à la présentation finale
du document :
 la révision et la correction ;
 la révision avec le client ;
 la soumission conditionnelle à l’autre
partie ;
 la rédaction et la présentation définitive.
Les étapes de rédaction
 Les techniques applicables à toute
rédaction le sont aussi à la rédaction des
contrats. On doit inventorier et vérifier les
idées, pour ensuite les agencer de façon
logique et cohérente. Cet agencement
logique s’effectue après un processus de
hiérarchisation des idées.
Les étapes de rédaction
 Le complexe de la page blanche est un
phénomène bien connu. Avant même d’avoir
conçu une idée générale, on voudrait rédiger
une première page parfaite. Plusieurs éprouvent
un certain trac à l’égard de ce qu’ils pourraient
écrire ou avoir écrit. Or, c’est en franchissant la
première étape que l’on aborde la seconde et
généralement les autres étapes s’enchaînent
sans difficulté majeure. L’élaboration d’une
première ébauche permet de retravailler un
texte et de le parfaire.
Les étapes de rédaction
 Il peut néanmoins arriver qu’un esprit
perfectionniste trouve encore des améliorations
à apporter même après un dixième projet. Mais
la pratique a ses contraintes de temps et
d’argent et, dans certains cas, le mieux peut
devenir l’ennemi du bien. Le contrat parfait ne
serait disponible que bien après l’expiration des
délais prévus, à un tel point que le client n’en
aurait plus besoin, ou se serait adressé ailleurs.
L’élaboration et l’inventaire des
idées
 L’élaboration des idées peut résulter du
brainstoring, de la discussion avec le
client et de l’écriture en vrac. L’inventaire
des idées comporte deux étapes
principales : la découvertes des idées et
leur hiérarchisation. Outre ces méthodes,
le rédacteur peut consulter des
formulaires ou élaborer une liste de
vérifications.
Le « brainstoring » ou la remue-
méninges
 La technique du brainstoring (que l’on peut
traduire littéralement par « remue-méninges »)
est une technique qui consiste à exprimer ses
idées au fur et à mesure qu’elles viennent, sans
tri, sans ordre, sans censure ni critique, même si
elles peuvent éventuellement sembler farfelues.
La solution d’un problème viendra peut-être de
l’application d’un principe a contrario. Plusieurs
démonstrations peuvent se faire par l’absurde.
on note les idées avant qu’on ne les oublie.
Le brainstoring
 Les opérations de classification et de critique
viendront plus tard. La notation n’as pas à être
formulée. On peut même la parapher. Il s’agit de
retenir l’idée.
 Si les idées se font rares, il peut être utile de lire
sur le sujet : textes de loi, articles de doctrine,
jurisprudence, modèles antérieures et
formulaires.
La discussion avec le client ou avec
des collègues
 Nous avons expliqué l’importance de bien situer
le document à préparer dans son contexte
législatif et institutionnel, compte tenu des désirs
du client. Outre l’établissement des limites de
son mandat, le rédacteur peut recueillir plusieurs
idées par une simple discussion avec son client.
Cependant, il ne faut pas exclure les discussions
avec des confrères ou des collègues qui ont déjà
exécuté un travail semblable.
La discussion avec le client ou avec
des collègues

 La discussion peut être libre ou bien


encore elle peut être orientée d’après une
liste de vérification (check-list) construite
en fonction du contrat à concevoir.
La consultation des formulaires
 En parcourant les contrats déjà préparés dans
des contextes semblables, on peut trouver des
idées adaptées à la situation particulière d’un
contrat. Ceci évite d’avoir à réinventer la roue.
Cependant, il est préférable de ne pas se
limiter à la consultation d’un seul formulaire. Il
faut en consulter plusieurs et toujours avec un
certain esprit critique.
La consultation des formulaires
 En utilisant un formulaire rédigé dans un
contexte législatif différent, il faut adapter la
rédaction au contexte du droit civil marocain.
Ainsi, il est nécessaire d’adapter un bail
commercial rédigé en France ou issu d’un
formulaire américain, aux concepts du droit civil
marocain plutôt que de le recopier ou de le
traduire servilement avec des termes et des
clauses qui ne sont pas conformes au droit du
Maroc. En traduisant un texte anglais, il faut
prendre garde de traduire littéralement des
expressions propres à la common law, mais qui
n’ont aucune signification en droit marocain.
L’élaboration et l’usage d’une liste
de vérification d’après le DOC ou
les autres lois applicables

 Les contrats peuvent se classifier en


contrats nommés et en contrats innomés.
Les contrats nommés sont décrits tels
quels dans le Code Civil. A moins que le
contraire ne soit clairement indiqué, il
s’agit de règles de droit supplétif
La vérification

 Les parties écartent volontairement l’application


de certaines règles. Certaines sont toujours
mises de côté, par exemple, le bénéfice de
discussion et de division en matière de
cautionnement. D’autres sont précisées ou
complétées. C’est souvent le cas en matière de
garantie du droit de propriété ou de la garantie
du droit de propriété ou de la garantie de
qualité.
La vérification
 Pour chaque genre de contrat, il est
possible de dresser a priori une liste
d’éléments qui doivent être traités. Ainsi,
on peut se demander ce que les parties
s’engagent à faire et à ne pas faire ou ce
qu’elles s’engagent à donner.
La vérification
 Par exemple, dans le contrat de vente, le
vendeur s’engage à transmettre la
propriété d’une chose, l’acheteur, à payer
un prix. Le vendeur garantit à l’acheteur le
droit de propriété et la qualité du bien
vendu. Les parties peuvent
conventionnellement préciser ou
restreindre ces règles.
La vérification
 Voyons comment on peut assembler et
agencer ces idées, tout en consultant les
règles de droit supplétif fournies par le
Code civil et en donnant quelques
exemples de listes de vérification.
La hiérarchisation des idées et la
conception du plan
 Les idées trouvées doivent dorénavant être organisées
en un tout cohérent. Ces idées sont mises en valeur
dans la mesure où elles sont placées en relation les unes
avec les autres selon la dépendance qu’elles
entretiennent avec une idée plus générale. Plusieurs
techniques peuvent être utilisées pour élaborer un plan
et l’organiser dans un ordre séquentiel logique. Cette
logique peut être fondée sur la chronologie des
transactions, sur la base de la réciprocité des
obligations. Il faut se rappeler que l’organisation du
document permet de retracer l’ordre de la pensée, ce
qui, lors de la rédaction, permet de déceler les
ambiguïtés possibles.
Les principes généraux régissant
l’élaboration du plan et ses
divisions
 Bien que la chose ne soit pas toujours
possible, la meilleure organisation est celle
qui permet la compréhension du texte au
fur et à mesure de la lecture sans obliger
à se reporter à des clauses ultérieures
pour comprendre le texte du début.
Exemple,
 les définitions devraient être placées au début,
ensuite, suivraient les droits et les obligations
des parties, les garanties, les clauses de défaut.
Si d’autres éléments doivent être traités, il faut
les placer logiquement. Nous aborderons les
différents parties d’un contrat en indiquant
certaines particularités ou certaines précautions
à prendre en rédigeant les différentes clauses.
Ces informations peuvent être complétées par le
soin à apporter à la présentation des textes
juridiques.
EXEMPLE
 Le contrat doit être divisé en une série d’articles
numérotés consécutivement. Une seule série
d’articles est préférable, car ceci facilite les
renvois. Les articles peuvent être divisés en
paragraphes (alinéas numérotés) ou en alinéas
(non numérotés). Si le document est assez
volumineux, les articles peuvent être regroupés
en sections et, au besoin, les sections en parties.
Aucun système de division ou de subdivision
n’est sacramentel, mais dans l’utilisation d’un
système, il faut être uniforme.
EXEMPLE
 Une méthode recommandée par certains
rédacteurs consiste à faire de la
« sculpture para graphique ». ainsi, en
mettant les paragraphes et les alinéas en
retrait, on peut visuellement percevoir
l’articulation des idées exprimées dans le
document. Evidemment, les avantages de
la « sculpture para graphique » risquent
de disparaître si les subdivisions sont trop
nombreuses.
LE PLAN STADART

 exemple d’un plan standard et quelques


remarques concernant la rédaction de
certaines clauses usuelles
La désignation des parties

 Il peut arriver qu’en plus des parties


contractantes on trouve, dans l’intitulé de
la convention, l’intervention d’autres
personnes à titres de cautions, de
dirigeants, d’actionnaires, de mandataires,
etc.
Les définitions
 Une règle d’or en matière de rédaction consiste
à utiliser les mots dans leur sens commun. On
évite ainsi beaucoup de problèmes. Les
définitions ne sont utilisées que pour éviter les
répétitions susceptibles d’alourdir le texte, éviter
une ambiguïté lors de l’usage d’un mot
susceptible d’avoir plusieurs sens ou une portée
équivoque. Elles peuvent, enfin, renseigner un
profane sur la signification d’un terme technique.
Cependant, il ne faut pas donner à un mot une
définition si éloignée du sens commun que le
lecteur du document pourrait l’oublier pendant
sa lecteur.
L’objet et les buts de la convention

 Il peut s’agir d’un contrat de vente, de


louage, de mandat, de franchisage ou
autre. Au besoin, on peut relater ici les
circonstances de la convention dans un
bref préambule.
Les droits et les obligations des
parties

 S’il s’agit d’un prêt, on mentionne la


nature du prêt, le montant du capital,
l’utilisation du produit du prêt, les
modalités de remboursement, la taux
d’intérêt.
Les garanties
 Dans un contrat de vente, c’est la garantie
du droit de propriété et de qualité. Dans
un contrat d’entreprise, c’est la garantie
contre les malfaçons. Dans un contrat de
prêt, c’est la garantie de la véracité de
certains faits et du maintien de certaines
circonstances ou conditions.
Les clauses spéciales :
 La clause pénale
 La clause pénale a pour avantage de fixer contractuellement les
dommages résultant de l’inexécution d’une obligation sans la
nécessité de faire une preuve directe des dommages
effectivement subis. La clause pénale peut prévoir une somme
forfaitaire ou une pénalité calculée d’après le nombre de jours
pendant lesquels dure l’inexécution.
 Avant d’exécuter la clause, le créancier doit mettre le débiteur en
demeure d’accomplir son obligation. Le montant prévu à la clause
pénale doit être payé s’il y a exécution fautive. Dans le cas
d’exécution partielle, le montant prévu à la clause pénale sera
réduit proportionnellement. Le montant pourra également être
réduit si la clause pénale est abusive
Les clause de non-responsabilité

 Les clause de non-responsabilité sont


d’application courante de nos jours.
Cependant, les tribunaux ont hésité un
certain temps avant d’en reconnaître la
validité, car ils se demandaient si le fait
d’exclure sa responsabilité n’était pas
contraire à l’ordre public. En admettant
leur validité, les tribunaux en ont
également fixé les limites pour éviter les
abus.
LA CLAUSE DE NON
RESPONSABILITE
Une personne ne pouvait exclure ou limiter
sa responsabilité pour le préjudice
matériel causé par une faute intentionnelle
ou une faute lourde. Le législateur définit
la faute lourde comme étant celle qui
dénote une insouciance, une imprudence
ou une négligence grossière. Dans aucun
cas, une telle clause ne peut exclure ou
limiter la responsabilité pour le préjudice
corporel ou moral causé à autrui.
Les clause de défaut
 Dans le cas d’un prêt d’argent, on inclut une
clause de déchéance du terme en raison d’un
retard dans les versements. Le DOC protège mal
les créanciers à cet égard. Il ne permet la
déchéance du terme que dans le cas où
l’insolvabilité du débiteur, et non le simple retard
dans les paiement, est prouvée par le créancier.
Le simple retard peut laisser présager les
difficultés financières, mais il ne prouve pas
l’insolvabilité. quand la preuve d’insolvabilité
devient facile, il est souvent trop tard. C’est la
faillite
Les clause de défaut
 les clauses de défaut conventionnelles
demeurent nécessaires, pour établir avec plus de
précision et de certitude les circonstances
entraînant la déchéance de bénéfice du terme.
 En rédigeant une clause de défaut, il faut allier
la fermeté requise pour la protection des droits
des parties d’une part, et d’autre part, une
certaine souplesse tenant compte des réalités de
la vie.
Les clauses de défaut
 Ainsi, en rédigeant dans l’intérêt d’un prêteur, il ne faut
pas être trop flexible dans les délais. Si l’on peut laisser
des délais pour accomplir des choses techniques, par
exemple, la remise d’états financiers, il est très
imprudent d’accorder les délais de 30 ou 60 jours pour
remédier à n’importe quel défaut.
 Pour se protéger avant qu’il ne soit trop tard, il est
possible de lier les défauts, dans un contrat de prêt, par
exemple, à des défauts relevés dans d’autres
engagements, surtout les engagements financiers à
l’égard des tiers. Il ne faut pas oublier le spectre d’une
faillite éventuelle et dans de telles circonstances, il faut
être en mesure d’exercer des recours rapidement.
Les clauses prévoyant la fin du
contrat
 Certains contrats prévoient l’accomplissement
d’une chose déterminée. D’autres prévoient
l’accomplissement d’une série d’obligations
successives pour une période déterminée ou
indéterminée.
 C’est le cas du contrat de louage ou du contrat
de société. On peut prévoir les causes entraînant
la fin du contrat et, le cas échéant, les modalités
de règlement. Les parties peuvent néanmoins
s’en remettre aux dispositions prévues dans le
DOC.
La convention d’arbitrage
 Une convention d’arbitrage n’a pas à être conçue
ou rédigée dans des termes sacramentels.
 Elle peut s’appliquer aussi bien à un litige déjà
né qu’à un litige à naître. La convention
d’arbitrage parfaite est celle par laquelle les
parties s’obligent à l’avance à soumettre à
l’arbitrage les litiges qui pourraient naître
relativement à un contrat et acceptent que la
sentence rendue lie les parties et soit finale.
La convention d’arbitrage
 l’arbitrage les litiges qui pourraient naître relativement à
un contrat et acceptent que la sentence rendue lie les
parties et soit finale.
 Cette convention constituant une dérogation à la règle
du droit d’avoir recours aux tribunaux de droit commun,
elle doit s’interpréter restrictivement. Elle doit être claire
quant à son objet, inconditionnelle, obligatoire et non
facultative. La clause qui prévoit qu’une partie « pourra
porter sa cause en arbitrage » n’est pas une entente par
laquelle les parties se sont obligatoirement engagées à
recourir à l’arbitrage. De même, la clause stipulant qu’en
cas de litige quant à l’interprétation du contrat « l’une
des parties pourra donner avis à l’autre de ce différend
et demander un arbitrage » est une clause d’arbitrage.
Les dispositions transitoires
 Les annexes
 Il peut s’agir de joindre, en annexe au contrat,
divers documents auxquels il est fait référence.
Par exemple, une liste des équipements et
l’inventaire vendus dans le cas de la vente
d’une entreprise. On prend soin de faire
parafer chaque annexe par toutes les parties,
aux fins d’identification.
 Après cette recherche et cette hiérarchisation
des idées, on peut maintenant aborder la
première rédaction.
La rédaction
 Tous n’ont pas toujours conscience du
travail préliminaire requis pour rédiger
adéquatement un contrat .
Ce travail implique des connaissance très
étendue du droit. A cela s’ajoutent
l’imagination, le jugement, la minutie et
l’aptitude a travailler en équipe. Dans
certains cas, un apport multidisciplinaire
peut être indispensable.
La rédaction préliminaire
 Il est préférable d’écrire un premier projet sans
se soucier de la perfection tout en se réservant
la possibilité de parfaire son texte lors du second
projet. Les problèmes de composition ou de
grammaire non résolus lors de la première
rédaction s’avèrent probablement plus faciles à
résoudre lors de la révision. Le plan déjà élaboré
est suivi, même si cela amène des modifications
aux modèles qui ont servi d’inspiration.
La rédaction
 Chaque rédacteur peut mettre au point son propre style
et sa propre méthode de travail. Une bonne méthode
consiste à dicter un projet, aussi imparfait qu’il puisse
être, et à le transcrire dans la mémoire d’un appareil de
traitement de texte. Ainsi, les projets révisés peuvent
rapidement être brouillon manuscrit, souvent illisible, qui
occasionne une perte de temps. Parfois, le client tient à
voir et à discuter un texte, même s’il ne s’agit que d’une
première ébauche. De toute façon, la dactylographie
d’un texte permet de mieux le visualiser. Les fautes, les
erreurs, les mauvaises constructions de phrases, de
même que les idées mal conçues apparaissent de façon
plus évidente.
La rédaction
 Lors de cette dictée, on peut donner des
indications accessoires concernant la
ponctuation, l’indication des divisions du contrat,
le nombre de copies, les dimensions du papier ,
de même que l’espacement des lignes (double
ou simple interligne). Pour un projet, il est
préférable de bien aérer son texte de façon à en
faciliter les corrections et les compléments.
 En préparant certains contrats d’envergure, il
peut être avantageux d’utiliser une feuille
distincte pour chaque clause ou paragraphe de
façon à pouvoir les retravailler séparément.
La rédaction
 Bien que le soin apporté ultérieurement au texte
permette d’améliorer un projet et de corriger
certains défauts, le respect, dès le début, de
certains principes évite que l’étape du soin à
apporter à la présentation ne soit le
recommencement ou la reprise du travail déjà
fait. Le soin à apporter à la présentation est une
étape finale et non un recommencement.
 Il faut être précis dans la description des buts
poursuivis, la description des obligations et des
droits, en termes d’étendue, d’échéance, de
lieux et de montants.
La rédaction
 Quant à la concision, elle résulte d’un choix adéquat des
mots, d’un usage rationnel des définitions et du
bannissement de certaines expressions qui, tout en étant
d’usage fréquent, n’en sont pas moins inutiles.
 Enfin, on utilise la voix active plutôt que la voix passive,
car elle indique beaucoup plus clairement les droits et
devoirs respectifs des parties.
 On utilise le présent au lieu du futur. Dans l’utilisation de
modèles rédigés en anglais, il faut éviter de traduire
l’impératif anglais shall par le futur français.
 On préfère la formulation positive à la formulation
négative.
La rédaction
 Il faut éviter d’utiliser l’expression
« et/ou » qui, en soi, ne signifie rien.
 Il faut donc réfléchir au sens que l’on veut
donner à sa phrase.
 Le masculin comprend le féminin et le
singulier comprend le pluriel. Un texte qui
ne tient pas compte de cette règle devient
très lourd.
La présentation du document et
la vérification du contenu
 pour vérifier le document quant au fond,
outre la vérification des données factuelles
ou juridiques, le rédacteur doit se poser
une série de questions auxquelles il
devrait trouver une réponse dans le
document. Sinon, le texte doit être
travaillé à nouveau, à moins que l’on
entende se reporter au droit supplétif.
Lés règles d’interprétation
 les règles de l’interprétation se
regroupent autour de quatre principes
généraux :
 Le fond doit l’emporter sur la forme .
 Le contrat doit produire des effets .
 Le contrat doit être conçu comme un
tout .
Le contrat doit être interprété
globalement
 Toutes les clauses d’un contrat
s’interprètent les unes par les autres en
donnant à chacune le sens qui résulte de
l’acte entier . Par exemple, dans certains
contrats d’assurance, certains risques,
exclus par l’interprétation littérale de
certains termes, peuvent être couverts si
l’on se reporte à l’intention qui se dégage
de l’ensemble du contrat ou de la clause
considérée en entier.
Dans le doute, on interprète en
faveur du débiteur, contre le
créancier (le stipulant)
 si le doute subsiste encore après avoir interprété
les termes les uns par les autres, le contrat
s’interprète contre celui qui a stipulé et en faveur
de celui qui doit. ce qui oblige un créancier à
prouver l’obligation de son débiteur. Le créancier
qui néglige d’exprimer suffisamment l’étendue de
sa créance en subira les conséquences. Parfois on
désigne sous le nom de stipulants ceux qui ont
rédigé le contrat. Dans un contrat d’assurance
rédigé par l’assureur, on interprète contre ce
Le silence
 Par leur silence, les parties sont présumées avoir eu
l’intention de se référer à la loi supplétive contenue dans
le code ou ailleurs. A défaut de loi spécifique, on peut
appliquer les usages commerciaux à la condition qu’ils
ne soient pas exclus par une disposition législative
particulière et que leur usage soit fréquent, général,
public et uniforme.
 Enfin, le juge doit se servir de l’équité pour interpréter le
contrat avec bon sens et justice. Cependant, le recours à
l’équité ne doit pas être un prétexte pour adoucir un
contrat qui, par ailleurs, est clair.
Le ton neutre et le ton affectif
 Le ton du discours correspond aux états émotifs du
rédacteur. L’auteur peut vouloir dramatiser ou s’indigner,
ironiser ou badiner. Le ton est neutre lorsqu’il ne vise à
transmettre aucune émotion. Ainsi, les termes « succès
et triomphe », « travail et corvée », « marchandise et
camelote » « auto et bazou », « publicité et
propagande », « erreur et ânerie » comportent des
connotations, soit neutres, soit affectives.
 Dans un avis juridique, l’expression est généralement
neutre. Dans une plaidoirie, orale ou écrite, un ton
affectif peut parfois être utilisé dans des limites
raisonnables.
L’emploi du mot juste et les
synonymes
 Les synonymes parfaits sont très rares. Il est
vrai que certains termes peuvent se rapporter à
une même idée globale, mais ils comportent
tous une nuance plus ou moins accentuée,
permettant de les distinguer. Cette nuance, bien
qu’elle soit souvent difficile à saisir, doit être
connue par ceux qui doivent s’exprimer de façon
à se faire comprendre avec précision, car elle
sert à sélectionner le mot juste qui donne au
texte clarté et précision.
Le mot juste
 Le terme le plus englobant, le plus simple,
le plus simple d’une même série de mots
qui se rapportent à la même réalité, est
appelé « terme d’identification ».
l’ensemble des mots qui se rapportent au
terme d’identification constitue une série
synonymique.
Le mot juste
 Exemple:   » toute personne divorcée le premier janvier
2005»
Cette proposition peux avoir deux sens. S’il s’agit
l’indicatif imparfait du verbe être accompagner de
adjectif divorce, cela signifie: toute personne qui a
obtenue son jugement de divorce le ou avant le premier
janvier. S’il s’agit du participe passe du verbe divorcer
conjuguer avec l’auxiliaire avoir qui est sous- entendu
,cela indique alors toute personne qui obtenus son
divorce en date du premier janvier2005.
Signalons que dans ces circonstance, l’auxiliaire être
représente l’état: être divorce le premier janvier. par
ailleurs l’auxiliaire avoir signifie l’action de divorcer: j’ai
divorcer le 5 janvier
La ponctuation généralement
utilisée dans les textes
juridiques
 Le point
 Le point ne se place qu’à la fin d’une phrase.
On ne doit pas l’utiliser à la fin d’un titre, ni
après une signature. Cependant, on le place à
la fin d’un ensemble de citations.
 Certains, dans un but stylistique, pour attirer
l’attention sur certaines idées, remplacent
parfois la virgule par un point suivi d’un
majuscule. On ne doit pas abuser de ce
procédé, surtout dans un texte juridique.
La virgule
 La virgule est principalement utilisée pour séparer :
 les éléments semblables d’une énumération, exemple :
 « il vend des pommes, des oranges, des bananes et des ananas. »
 les mots mis en apostrophe, les propositions incises, les membres de phrases
explicatifs, les éléments qui pourraient être retranchés, exemples :
 « Voyons, monsieur, vous n’avez rien compris. »
 une proposition subordonnée ou participiale placée avant la proposition principale,
exemple :
 « Quand il pleut, il s’ennuie. »
 un complément circonstanciel placé en tête de phrase, sauf s’il est court,
 « Ici, on poursuit les débiteurs. »
 en outre, les conjonctions « et », « ou », « ni » ne sont pas suivies d’une virgule,
sauf dans les cas où elles unissent deux propositions de construction ou de sujets
différents. Enfin, les conjonctions « mais », « or » et « donc », placées en tête de
phrase, sont toujours suivies d’une virgule.
Le point-virgule
 Le point-virgule sert à marquer une relation entre deux
propositions d’une même phrase, lorsque l’usage d’un
point pourrait éliminer le lien entre elles.
 Le point-virgule remplit cette fonction lorsque l’on
termine les propositions d’une même phrase (on utilise
cependant le point à la fin de chaque élément de
l’énumération si ces éléments constituent des phrases
complètes et indépendantes).
 Le point-virgule peut être utilisé dans le même sens
lorsque le nombre de dispositions comprises dans la
phrase ne justifie pas la division de la phrase en
propositions indépendantes.
Le deux-points

 Le deux-points annonce une


énumération ou une citation. Il peut
de plus annoncer une explication,
une indication de relation de cause
à effet.
Les parenthèses

 Les parenthèses ne sont jamais utilisées


dans un texte législatif. Elles isolent une
partie explicative de la phrase.
Les crochets

 Les crochets sont principalement utilisés


dans les citations pour indiquer les mots
ajoutés, pour rendre une citation
compréhensible ou, encore, pour indiquer
que des passages ont été omis.
Attention
 A défaut de pouvoir éclaircir le doute par l’application
des principes indiqués ci-dessus, on peut utiliser des
éléments extérieurs au contrat pour en arriver à
découvrir l’intention réelle des parties au moment de la
conclusion du contrat et la vraie portée juridique de
celui-ci.
 Nous indiquerons en quoi consiste cette démarche
interprétative, en considérant d’abord les conditions
rendant nécessaire le recours aux règles
d’interprétation, puis les éléments intrinsèques du
contrat qui en préciseront le sens et, ensuite ses
éléments extrinsèques.