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Filière : Sciences Eco & Gestion

Semestre : 4

Matière : Droit commercial et des sociétés

Professeur : El hafi Mustapha

Première Séance

Année universitaire : 2020 - 2021


Introduction

Prof. El hafi Mustapha


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Définition et Conception du droit commercial :

Le droit commercial est une branche de droit privé relatif à l’ensemble des
règles qui régissent les commerçants et l’activité commerciale, selon des
auteurs qui sont très connus Riper et Roblot ont donné une définition : « le
droit commercial est la partie de droit privé relatif aux opérations juridiques
faite par les commerçant soit entre eux soit avec leurs clients ». Ces
opérations se rapportent à l’exercice du commerce et sont dites pour cette
raison des actes de commerce.
•Le droit commercial est l’ensemble des règles applicables aux actes de
commerce et aux commerçants (art 1 du code de commerce).

•A ce titre, il y a lieu de signaler l’existence de deux conceptions en matière


de qualification du droit commercial, l’une objective et l’autre subjective.

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Conception du droit commercial

La conception objective considère que le droit commercial constitue le droit


applicable aux actes de commerce beaucoup plus qu’un droit des personnes,
c’est-à-dire, il s’applique à tous les actes de commerce est ce quelque soit
l’auteur, commerçant ou civil.
Les actes de commerce sont: vente, achat, service.
Exp : Ali achète 1 pc
Mustapha achète 3000 pc
Selon le point de vue objectif les deux achats sont soumis au droit commercial
Quel est le problème du point de vue objectif ? : il ne distingue pas entre
l’acte personnel et professionnel
L’acte de Ali il est isolé de commerce il n’a rien avoir avec le commerce, il a
acheté un pc pour lui
Est-ce que cela à une relation avec le commerce.
Constat : Le point de vue objectif souffre de problème, il ne distingue pas
entre acte isolé et acte professionnel.
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Définition et Conception du droit commercial

La conception subjective considère que le droit commercial est le


droit applicable aux commerçants indépendamment des actes passés. C’est le
droit des professionnels, issu des pratiques des marchands et dont
l'application est déclenchée par la qualité des personnes en cause.
Exp : Hicham est commerçant
Hicham achète 3000 pc
Hicham achète une paire de lunette
Selon le point de vue subjectif puisque Hicham est commerçant, les deux actes
sont soumis au droit commercial
Si je cherche la finalité
Acte n°1 professionnel
Acte n°2 privé
Le point de vue subjectif ne distingue pas entre acte privé et acte professionnel.

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Position du droit Marocain

En ce qui concerne le droit marocain, il a adopté une position


médiane. En effet, l’article premier du code de commerce dispose que « la
présente loi régie les actes de commerce et les commerçants ».
L’article 6 dispose en outre, que la qualité de commerçant s’acquière
par l’exercice habituel ou professionnel de certaines activités (qui sont
énumérées par le code).

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Champ d’application du droit commercial

Il englobe à la fois le commerce au sens courant du terme, à savoir,


des activités d’échange et d’industrie donc des activités économiques.

Pour des raisons socio-historiques, les agriculteurs et les membres


des professions libérales demeurent soumis au droit civil.

Le droit commercial a pour acteurs les commerçants, personnes


physiques mais aussi les commerçants personnes morales, à savoir, les sociétés
notamment celles qui sont commerciales par leur forme.

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La frontière entre le droit civil et le droit commercial

Le droit commercial n’est pas la seule branche du droit à prétendre


régir les échanges économiques. C’est le cas du droit civil , et du droit des
affaires.
la frontière est incertaine car le droit commercial n’est qu’un droit
spécial cela signifie que le silence éventuel du droit commercial doit
nécessairement être complété par le droit commun qui est le droit civil.
le droit commercial utilise les concepts et les règles du droit civil.
Mais en même temps , il s’en est détaché pour forger ses propres concepts.
Par exm: le contrat de vente commerciale est régit par le droit civil.

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La frontière entre le droit des affaires et le droit commercial

Le droit commercial est une branche du droit des affaires. Ce


dernier est un droit plus large que le droit commercial, il est
pluridisciplinaire parce qu’il fait appel à plusieurs disciplines juridiques, on
y trouve: des éléments du droit public; du droit de la propriété industrielle,
du droit de travail, du droit fiscal etc.

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Les spécificités du droit commercial

Le but du commerce est de faire du profit, la recherche du gain, la


spéculation et la quête des richesses. En droit commercial, on estime que le
commerçant spécule sur ses biens. Il ne va pas se contenter de gérer son
patrimoine. Il achète et vend ses biens pour faire du profit. Ce caractère de
droit des échanges explique que le droit commercial refuse le gratuit, le
bénévole et le sentimental n’y trouve pas de place.

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Les sources du droit commercial

Ce sont les mécanismes par lesquels la règle de droit est


créée. Les sources du droit commercial sont les mêmes que celles du
droit civil (loi, jurisprudence, coutume, contrat). La différence entre
elles se situe au niveau de leurs places respectives.

Et c’est le code de commerce qui détermine dans son article 2 la


hiérarchie des normes. Ainsi, il stipule qu’il est statué en matière
commerciale conformément aux lois, coutumes et usages du
commerce, ou au droit civil dans la mesure où il ne contredit pas les
principes fondamentaux du droit commercial.

On distinguera les sources nationales des sources internationales.

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Les sources nationales : la loi et les usages

La loi
La Constitution :
- La Constitution marocaine dans son article 24 consacre le principe
de « liberté de circuler et de s’établir dans toutes les parties du
royaume ».
- On en déduit la liberté du commerce et de l’industrie. Par ailleurs,
l’article 71 de la Constitution dispose que « sont du domaine de la loi,
le régime des obligations civiles et commerciales ».

-Le premier Code de commerce marocain (inspiré du Code


Napoléon de 1807) remonte au12 août 1913.
-Il a été remplacé en 1996 par un nouveau Code (Loi N° 15-95
promulguée par le dahir du 1er Août 1996) [Bulletin Officiel du
Royaume du Maroc n° 4418 du Jeudi 3 Octobre 1996].

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Les sources nationales : les usages

Les usages :
Les usages sont des comportements professionnels constants, notoires
et généralement anciens. Ce sont des pratiques professionnelles
répétées et généralisées. Qui dit usage, dit habitude et profession. La
pratique est créatrice de règles.

Les usages sont destinés aux commerçants entre eux et à l’exercice de


leur activités ; par conséquent, les tiers ne sont pas amenés à connaitre
l’usage, à l’appliquer, ou encore qu’il leur soit imposable.

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Les sources nationales : la jurisprudence

La jurisprudence :

La jurisprudence joue un rôle important en droit commercial.


Elle constitue l’ensemble des décisions rendues (jugement, arrêts), par
les différentes juridictions du Royaume et plus particulièrement par la
cour de cassation chargée de les appliquer à l’occasion des litiges dont
ils sont saisies. Les tribunaux interprètent les lois et les règlements par
leur adaptation aux mutations de la vie économique et en complétant
en cas de besoin.

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Les sources nationales : la doctrine

La doctrine :

La doctrine est constitue des réflexions et des travaux de


l’ensemble des juristes qu’ils soient théoriciens participent à la
formation, à l’interprétation et à l’évaluation du système juridique.

elle joue, en principe, le même rôle en droit commercial


qu’en droit civil. Elle explique et éclaire le droit positif dont elle
donne un exposé systématique aussi rationnel que possible. Elle
critique également celui-ci

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Les sources internationales : les conventions et les traités internationaux

Les conventions et les traités :

On peut citer à titre indicatif:


-la conventions qui fixent les règles applicables aux transports
internationaux par mer (Convention de Bruxelles de 1924), par air
(convention de Varsovie de 1929) ou par route (convention de Genève
de 1956).
-la convention de Genève de 1930 portant loi uniforme sur les lettres de
change et billets à ordre.
-la convention de Stockholm qui a créé l’Organisation Mondiale de la
Propriété Intellectuelle (OMPI).
- la conférence des Nations Unies pour le Droit Commercial international
(CNUDCI) pour encourager, harmonier et moderniser progressivement le
droit commercial international.

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Histoire du commerce

Le droit commercial est un droit très ancien, aussi ancien que les
premières opérations de commerce et de négoce conclus.
L'histoire du droit est souvent compliquée, pour le droit
commercial, il faut remonter à plusieurs millénaires en arrière. Comme la
plupart des droits en rapport avec l’activité économique, le droit
commercial aurait pour origine le Code d’Hammourabi. Ce dernier, qui
date de 1750 avant J.C. et provient de Babylone, est un des codes
juridiques les plus anciens et il comportait déjà une partie dédiée au
commerce. Ensuite le droit commercial va prendre de l’importance durant
la Rome Antique.
Le Moyen-Âge va être aussi une période où des règles sur les
activités commerçantes seront mise en place, car il y a à cette époque un
fort développement des foires (comme les Foires de Champagne). Le
commerce va aussi être réglementé par l’Église elle-même, car après s’y
être opposée, elle va autoriser les paiements pour le change.
Pour voir l’apparition de règles plus moderne qui régissent l’activité
commerciale il faut attendre la Révolution Française et plus précisément
1791. El Hafi Mustapha 17
Evolution du droit commercial au Maroc

Le code de commerce de 1913: c’est sous le protectorat français


que le Royaume s’est doté d’une première législation écrite réglementant la
matière commerciale. Actuellement abrogée par le code de commerce de
1996, le code de 1913 s’est appliqué pendant 83 ans au monde des affaires
marocain.
Le code de commerce 1913 était la transposition quasi exacte du
code de commerce français. Ce dernier avait pour référence le code civil
napoléonien. Le fait de calquer cette situation pour le droit marocain
rendait le travail difficile pour le juriste.

En effet, les défauts du code français furent transposés au code marocain


qui à la veille des années 90 et avec une volonté affirmée de revoir la
législation économique de manière générale (droit des sociétés,
comptabilité des commerçants, droit de la concurrence droit de la
consommation, droit de la propriété industrielle et la création des
juridictions de commerce etc) ; fût abrogé par une législation nouvelle et
ambitieuse.
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Evolution du droit commercial au Maroc

L’adoption du code de 1996: Objet de la loi 15-95, ce nouveau


code a essayé d’englober un grand nombre de matières, qui autrefois
étaient réglementées par des textes disparates la vente et le nantissement du
fonds de commerce, l’immatriculation des commerçants et des sociétés au
registre du commerce, la législation sur les effets de commerce.

Ce code est divisé en cinq livre:

I- Le commerçant
II- Le fonds de commerce
III- Les effets de commerce
IV- Les contrats commerciaux
V- Les mesures de prévention et de traitement des difficultés de
l’entreprise, qui a été abrogé et complété par la loi 73-17  formant Code de
commerce relatif aux difficultés de l'entreprise.

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