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Droit commercial et des sociétés

Pr : Brahim ATROUCH


Année : 2019-2020
Plan du cours/
Introduction
Chapitre 1: LES SOURCES DU DROIT COMMERCIAL :
• Section 1: Les sources écrites
• Section 2: Les sources non écrites
• Section 3: Les juridictions de commerce

Chapitre 2 : LES COMMERCANTS


• Section 1 : les commerçants personnes physiques :
• Section 2 : les commerçants personnes morales :
Chapitre 3 : LES ACTES DE COMMERCE
• Section 1 : Les actes de commerce par nature
• Section 2 : Les actes de commerce par accessoire
• Section 3 : Les actes de commerce par la forme
• Section 4 : Les actes mixtes
• Section 5 : l’exercice d’une activité commerciale
Chapitre 4 : LE STATUT DE COMMERCANT
• Section 1 : la capacité commerciale
• Section 2: les obligations des commerçants
Chapitre 5 : LE FOND DE COMMERCE
• Section 1 : les éléments de fond de commerce :
Chapitre 6: Les effets de commerce
• Section 1: Les contrats commerciaux
• Section 2: L’agence commerciale
• Section3: Les contrats bancaires
Chapitre 7 : LES REGLES COMMUNES AUX SOCIETES COMMERCIALES
Histoire du droit commercial

• Sur le plan historique, la première législation


écrite de caractère commercial correspond à
certaines dispositions du code de
Hammourabi ; on y trouve des règles sur le
contrat des sociétés, prêt à intérêt, de dépôt…

Le droit grec, de même que le droit romain,


comporte des règles sur les sociétés, les
banques et les assurances maritimes.
Histoire du droit commercial

• Au début du 13e siècle, on voit émerger le droit commercial. Sa


première caractéristique c’est d’avoir une connotation internationale.

• Au 16e siècle, le roi Charles 9 créa en 1563 des juridictions


commerciales.

• En 1673 et 1681, sur l’initiative de Colbert, le roi Luis 14 publia de


grandes ordonnances sur le commerce terrestre et maritime qui
furent les premières législations globales soumettant les commerçants
à un régime autonome.
Histoire du droit commercial

• En 1791, avec la décadence des corporations et la demande de suppression


des monopôles, la loi de Chapelier proclama la liberté du commerce et
d’industrie. Et Napoléon Bonaparte adopta en 1808 le premier code de
commerce français.

• Au 20e siècle, on assiste à un déclin du libéralisme économique qui avait


triomphé le 19e siècle ; on constate un véritable interventionnisme des
pouvoirs publics.

• Le début du 21e siècle verra une véritable poussée des principes du


libéralisme économique qui semble aujourd’hui sous le contrôle de l’État
suite aux effets de la crise économique de 2008.
Histoire du droit commercial

• Au Maroc, avec l’avènement de l’Islam, le droit applicable aux activités humaines était
le droit musulman ; il ne fait aucune distinction entre l’activité commerciale et civile. 

• À partir du 18e et 19e siècle, la philosophie juridique européenne influença le Maroc.


Le principe de la liberté de commerce et d’industrie va connaître son affirmation au
profit des étrangers dans les traités bilatéraux et les conventions multilatérales signés
au Maroc.

• Avec le protectorat, c’est le code de commerce français de 1808 qui va influencer le


code de commerce marocain le 12/08/1913 qui sera abrogé en 1996 par la loi 15-
95 actuellement en vigueur.
Définition du droit commercial
• Le droit commercial est une branche du droit privé qui, par dérogation au
droit civil, régit une catégorie spécifique de personnes et d'actes. 

• La tentative de définition du droit commercial a donné lieu à deux


courants doctrinaux partagés entre une conception
objective et subjective. L'opposition entre ces deux conceptions porte sur
la question de savoir si la définition première doit être celle des actes de
commerce ou celle des personnes ayant la qualité de commerçants.
1. La conception objective : 

Pour les partisans de cette conception, le droit commercial est le droit des
actes de commerce. La notion de base est celle d'actes de commerce et
prescrit de déterminer les actes de commerce sans tenir compte de la
qualité de leur auteurs.
Définition du droit commercial

 2. La conception subjective : 

Contrairement à la conception objective, la détermination des


commerçants vient en premier lieu alors que la définition des
actes de commerce est secondaire. Ainsi, les actes de
commerce sont tous les actes accomplis par un commerçant
dans l'exercice de son activité, sans qu'il soit nécessaire de
rechercher s'ils présentent les caractéristiques que l'on
attribut aux actes de commerce. Les actes passés par les non
commerçants ne sont pas des actes de commerce.
Définition du droit commercial

• Donc, ce qu’il faut retenir : le droit commercial est


l’ensemble des règles juridiques qui régissent le
commerce. Il apparaît comme le droit des commerçants
et celui des actes de commerce. Toutefois, il est à noter
que le commerce que vise ce droit à travers ses actes et
ses acteurs, est entendu au sens large ; il recouvre non
seulement les activités commerciales (distribution,
achat, vente) mais aussi les activités de production
industrielle ainsi que les activités de services (banque
et assurances). Donc le droit commercial est un
domaine très large.
Pourquoi le droit commercial ?
• Le droit commercial est une partie du droit privé et
spécifiquement du droit des affaires, régissant
l'exercice de la profession de commerçant et
définissant le régime juridique applicable aux actes
de commerce.
• Le droit commercial est l’ensemble des règles
spéciales applicables aux personnes qui exercent le
commerce. Il s’applique aux commerçants dans
l’exercice de leur activité professionnelle, et aussi
aux activités commerciales.
Pourquoi un droit commercial ?

• Les raisons sont nombreuses. On se limitera néanmoins aux raisons


économiques.  Il s'agit des besoins propres aux commerçants et qui sont liés aux
exigences des relations d'affaires à savoir, principalement, le besoin de
rapidité et le besoin de sécurité.:

• Le besoin de rapidité est inhérent aux échanges commerciaux car dans la vie


des affaires, te temps c'est de l'argent. Ce besoin de rapidité induit
nécessairement la simplicité. Le consensualisme y domine, ainsi que la liberté
de preuve. 

• Le besoin de sécurité est à la mesure du besoin de rapidité. D'une certaine


manière, il en est la conséquence. Plus les actes sont répétitifs, plus ils sont
rapides, plus ils sont dématérialisés, plus les risques sont grands et il faut donc
donner de la sécurité aux agents Qui les accomplissent. Cette sécurité consiste
principalement en une armature de sanctions bien plus rigoureuses qu'en droit
commun.
 
Quels sont les domaines du droit commercial ?
• L'appellation traditionnelle « droit commercial » est
aujourd'hui supplantée par des appellations plus modernes,
en particulier, celles de « droit des affaires » et « droit
économique ». Or ces expressions ne sont pas vraiment
synonymes. 

L'appellation « droit des affaires » permet de traiter d'une
manière assez éclatée car en marge du droit commercial, se
sont développées des disciplines nouvelles qui ont
progressivement atteint une autonomie plus ou moins réelle
(droit de la concurrence, droit des entreprises en difficultés,
droit bancaire, droit financier, droit des sociétés, droit de la
propriété industrielle, droit social, droit pénal des affaires,
droit maritime commercial…). 
 
• Quels sont les domaines du droit commercial ?
•  Le droit commercial est un sous ensemble du droit des
affaires et se résume aux seules règles applicables aux
commerçants et aux actes de commerce. 

• La notion de « droit économique » est plus récente, elle est


la reconnaissance qu'il y a une forme de dépendance du
droit par rapport à l'économie. Son centre est le droit de la
concurrence, mais on lui rattache également le droit des
entreprises. Il est donc très proche du droit commercial par
son application mais différent par son esprit. D'ailleurs, le
droit économique ne correspond pas à une branche du
droit mais une simple construction doctrinale.
- Code de commerce: consolidation 20-06-2019   
- Liberté des prix et de la concurrence  
- Sociétés anonymes: consolidation 06-062019   
- La société en nom collectif, la société en commandite simple, la société en
commandite par actions, la société à responsabilité limitée et la société en
participation: consolidation 06-06-2019 
-  la loi n° 73-17 modifiant et remplaçant le livre V de la loi n° 15.95 formant
code de commerce relatif aux difficultés de l'entreprise;
-  Protection du consommateur   
- Office marocain de la propriété industrielle et commerciale 
- Etablissements de crédit et organismes assimilés   
- Commerce extérieur   
- Mesures de défense commerciale 
- Marché à terme d'instruments financiers   
- Charte de l'investissement 
- Statut de l'autopreneur 
- Charte de la petite et moyenne entreprise   
- Etablissements touristiques et autres formes d'hébergement touristique
- Code de commerce: consolidation 20-06-2019   
• Le code est composé de cinq livres.
• Livre I : Le commerçant;
• Livre II : Le fonds de commerce;
• Livre III : Les effets de commerce;
• Livre IV : Les contrats commerciaux;
• Livre V : Les difficultés de l'entreprise;
Dahir n° 1-18-110 du 2 joumada 11440 (9 janvier 2019) portant promulgation de la loi n° 89-17
modifiant et complétant la loi n° 15-95 formant code de commerce.
• La loi 89-17 relative à la domiciliation des entreprises a été publiée au Bulletin Officiel en arabe du
21 Janvier 2019.
• Cette nouvelle loi vient modifier et compléter la loi 15-95 formant code de commerce. De ce fait,
la domiciliation sera désormais reconnue comme activité commerciale.
• Rappelons que cette institution était régie depuis 2003 par une simple recommandation du
ministère de la Justice.
• L’un des principaux apports de cette loi consiste à régir les relations liant le domicilié au
domiciliataire.
Le contrat de domiciliation.
•  La domiciliation de l’entreprise est considérée comme un contrat par lequel une personne
physique ou morale,  nommée domiciliataire, met le siège de son entreprise ou siège social à la
disposition d’une autre personne physique ou morale, nommée domiciliée pour y installer le siège
de son entreprise ou son siège social, le cas échéant.
• Le contrat de domiciliation doit être établi selon un modèle fixé par voie réglementaire.
Durée du contrat de domiciliation.
•  Le contrat de domiciliation est conclu pour une durée renouvelable par tacite reconduction,
contrairement au délai  de trois mois renouvelable une seule fois qui était imposé par la
recommandation du ministère de la justice.
Interdiction de domiciliation.
•  La loi interdit de domicilier des personnes morales ayant leur siège au Maroc, comme elle interdit
également à chaque personne physique ou morale de choisir plus d’un siège de domiciliation.
La loi n° 20-19 modifie et complète la loi no17-95 sur les sociétés
anonymes(06/06/2019). 
Les principales modifications apportées par ce projet de loi consistent à :
 – Etendre le champ d’application de l’action en responsabilité des fautes commises aux
membres du conseil d’administration et à ceux du conseil de surveillance, soit lors de
l’exécution du mandat qu’ils ont reçu ou des fautes commises dans leur gestion ;
• – Exiger le remboursement, par ordonnance du tribunal, des bénéfices dégagés par les
organes de direction suite aux transactions effectuées en violation des dispositions de la
loi n° 17-95 relative aux sociétés anonymes ;
• – Renforcer les sanctions que peuvent encourir les organes de direction suite aux
infractions réprimées par les dispositions de loi n° 17-95 durant l’exercice de leur mandat,
et qui consistent en leur disqualification pour une durée d’une année
• – Soumettre la cession de plus de 50% des actifs de la société, durant une période de
douze mois à l’autorisation préalable de l’assemblée générale extraordinaire au lieu de
l’autorisation du conseil d’administration ou du conseil de surveillance ;
• – Introduire la notion d’administrateurs indépendants et non exécutifs comme membres
du conseil d’administration et du conseil de surveillance ;
• – Indiquer dans le rapport de gestion les mandats des administrateurs dans d’autres
conseils d’administration ou de surveillance ainsi que leurs emplois ou fonctions
principales ;
• – Interdire le cumul des fonctions du président du conseil d’administration et du directeur
général pour les sociétés faisant appel public à l’épargne.
• La loi n° 20-19 modifie et complète la loi no17-95 sur les sociétés anonymes. Les loi
n°21-19 modifie et complète la loi n°5-96 sur la société en nom collectif, la société en
commandite simple, la société en commandite par actions, la société à
responsabilité limitée et la société en participation( 06/06/2019). 

Les principales modifications apportées par ce projet de loi consistent à :


 – Octroyer à l’assemblée générale, et le cas échéant au gérant, le pouvoir de fixer les
modalités de la mise en paiement des dividendes, et ce, dans un délai n’excédant pas
neuf mois après la clôture de l’exercice. Ce délai peut être prolongé par ordonnance
du président du tribunal à la demande du gérant ;

– Permettre aux associés détenant au moins 5% du capital social de prendre part à la


résolution des questions discutées à l’ordre du jour, objet de la tenue de l’assemblée
générale ;

– Permettre aux associés détenant au moins les trois-quarts du capital social, la cession
de plus de 50% des actifs de la société pendant une période de douze mois ;

– Permettre aux associés détenant au moins le dixième des parts sociales et qui
représentent le dixième des associés, de demander la réunion d’une assemblée
générale.
Quelles sont les sources du droit commercial ?

Les sources écrites :


• Il existe les sources nationales et les sources internationales.
A - Les sources nationales
•  a) La constitution:
• La Constitution détermine les fondements de l’organisation économique. La
Constitution marocaine date de 1962 et a été révisée plusieurs fois (en 1970,
en 1972, en 1992, en 1996 et la dernière fois en 2011). 

Il y a un rôle essentiel joué par le conseil constitutionnel qui rappelle au
législateur un certain nombre de valeurs fondamentales par exemple : la
liberté du commerce. En effet, la Constitution précise dans son article 35 que «
l’État garantit la liberté d’entreprendre » ; il y a là, sans doute, la liberté du
commerce et d’industrie.

• L’article 71 de la Constitution dispose que sont du domaine de la loi, le régime


des obligations civiles et commerciales.
Quelles sont les sources du droit commercial ?
• Les règlements :

Les règlements sont pris par le pouvoir exécutif (gouvernement) pour appliquer des
lois ou bien pour détailler des normes.

• Les règlements sont hiérarchisés et peuvent prendre la forme de :

– décrets signés le premier ministre et complétés par les autres ministres chargés de


leur exécution pour déterminer les modalités de la loi ;

– arrêtés qui sont inférieurs aux décrets et donc aux lois. Ils prévoient des mises en
œuvre des lois et des décrets ;

– circulaires : ce ne sont pas des documents officiels à l’usage du public mais à usage
interne. C’est par cette voie que l’administration informe ses agents des contenus
des lois, des décrets et des arrêtés.
b) Le Code de commerce 
• Il s’agit du Code de commerce  (dahir n° 1-96-83 du 1er
août 1996) portant promulgation de la loi 15/95
formant Code de commerce.
c) Le D.O.C. :
• Le D.O.C. (Dahir formant code des obligations et
contrats du 12 août 1913) est l’équivalent du code civil
et constitue ce qu'on appelle le droit commun. Ce sont
ses règles qui s’appliquent quand il y a un vide en
matière commerciale et quand aucune règle
commerciale n’est prévue. Même les lois relatives aux
sociétés renvoient à l'application des règles du DOC
lorsqu'elles ne sont pas contradictoires avec elles.
Quelles sont les sources du droit commercial ?

B- Les sources internationales :

• Il s’agit des conventions internationales qui constituent une source


fondamentale du droit commercial. Exemple : les traités
internationaux ratifiés par le Maroc tels que ceux sur les transports
maritimes, ferroviaire, routier et aérien ; les accords du GATT(Le
General Agreement on Tariffs and Trade (GATT, en français : accord général sur
les tarifs douaniers et le commerce) ; les conventions internationales, etc...

• Ces conventions peuvent être établies entre deux Etats ou entre un


Etat et un groupement de pays; ce sont les conventions bilatérales 
(par exemple l’Accord d’association entre le Maroc et la l’UE).
• Le droit commercial provient aussi de sources non écrites. Il s’agit
des usages, de la jurisprudence et de la doctrine.
2 - Les sources non écrites
A - Les usages commerciaux 
• Ils sont la source fondamentale du droit commercial. Ce sont des règles
coutumières, qui ne sont inscrites dans aucun texte mais que la pratique a
inventées et qui sont admises de manière tacite par les commerçants. Ce sont des
pratiques qui créent des règles par la force de l’habitude professionnelle, à côté du
Code du commerce.
• A propos de l’usage, il faut qu’il soit:
• - largement répandu dans le milieu social, dans une profession, dans une localité ;
• - constant, c'est-à-dire qu’il ait eu une certaine durée ;
• - considéré comme ayant une force obligatoire par la population qui l’adopte.
• Les usages constituent une source importante du droit commercial et du droit des
affaires. En droit international, les usages aboutissent à une unification des
pratiques plus rapides que si l’on devait attendre la conclusion et l’entrée en
vigueur d’une convention internationale.
• Les relations habituelles entre membres d’une même profession ou entre clients
et fournisseurs donnent naissance à ces usages. On peut donner comme exemple
les usages concernant les modalités et les modes de paiement, les délais de
livraison, la charge des frais de courtage et leur taux, les risques des défauts des
marchandises, etc…
• L’arbitrage, une source formelle du droit commercial:

• L’arbitrage est aujourd’hui reconnu dans le monde


entier, comme le moyen le plus efficace de régler les
litiges, notamment commerciaux. Il s'agit d'une source
de droit entre les parties. 

• L'arbitrage est régi par les articles 306 à 327 du Code


des Obligations et des Contrats et permet d'éviter le
recours aux instances juridictionnelles étatiques. On
distingue entre la clause compromissoire et le
compromis. 
L’arbitrage, une source formelle du droit commercial
•   La clause compromissoire :

C'est la clause insérée dans le contrat par laquelle les parties décident de
soumettre à l'arbitrage les litiges qui peuvent naître de l'exécution de ce
contrat. Les parties peuvent désigner à l'avance les arbitres mais il faut
que la clause soit écrite à la main et spécialement approuvée par les
parties. 

• Le compromis :

C'est la convention par laquelle les parties à un litige déjà né soumettent


celui-ci à l'arbitrage d'un ou plusieurs arbitres. Il doit être écrit,
détermine l'objet du litige, désigne les arbitres et le délai qui leur est
imparti pour rendre leur sentence arbitrale. 
• En principe, les arbitres ne sont pas tenus d'appliquer les règles de droit
ou de procédure étatique. Ils statuent en tant qu'amiables compositeurs
(sur la base de l'équité).
2 - Les sources non écrites
B - La doctrine:
• C'est l'ensemble des écrits portant les interprétations et les
opinions des juristes (les universitaires, les avocats, les
magistrats, etc.) et publiés sous forme d'ouvrages ou d'articles
dans les revues juridiques. La doctrine a pour rôle d'éclairer le
législateur (à l'occasion de l'élaboration des textes) et les
tribunaux (lors de l'application de la loi).
C - La jurisprudence:
• La jurisprudence est la solution donnée par l’ensemble de
décisions rendues par les juridictions sur une question de droit.
• En matière commerciale, elle joue un rôle considérable puisque
c’est aux tribunaux qu’il revient d’interpréter les lois et les
contrats conclus entre commerçants, de fixer les usages
auxquels ils se réfèrent, de déterminer le statut des institutions
nouvelles créées par la pratique.
LES JURIDICTIONS DE COMMERCE
• Il s’agit des tribunaux de commerce et des cours d’appel de commerce.
A – Les tribunaux de commerce
a) Composition

• Le tribunal de commerce tient ses audiences et rend ses jugements par trois
magistrats, un président et deux assesseurs, le parquet y est représenté.

• b) Compétence:
 
• Les tribunaux de commerce sont compétents pour connaître des actions
relatives aux contrats commerciaux, des actions entre commerçants à
l’occasion de leurs activités commerciales, des actions relatives aux effets de
commerce, des différends entre associés d’une société commerciale et des
différends à raison de fonds de commerce.
• L’art.6 de la loi sur les tribunaux de commerce stipule que: "Les tribunaux de
commerce sont compétents pour connaître des demandes dont le principal
excède la valeur de 20 000 DH…".
LES JURIDICTIONS DE COMMERCE
B – Les cours d’appel de commerce
a ) Composition:
• La cour d’appel de commerce comprend un premier président,
des présidents de chambres et des conseillers, un ministère
public composé d’un procureur général du roi et de ses
substituts, un greffe et un secrétariat du ministère public.
• Elle tient ses audiences et rend ses arrêts par un président de
chambre et deux conseillers, assistés d’un greffier.
• Compétence :
• Les cours d’appel de commerce connaissent des appels formés
contre les jugements rendus par les tribunaux de commerce.
• L’appel doit être formé dans un délai de 15 jours à compter de
la date de la notification du jugement du tribunal de commerce.
  Qu'est ce qu'un commerçant ? Définition
• Dans une définition purement juridique, la loi inclut
dans le statut de commerçant toute personne
physique ou morale qui :
• Exerce des actes de commerce et en fait sa profession
habituelle

• Est inscrite au Registre du Commerce et des


sociétés qui est tenu au Greffe du Tribunal de
Commerce du lieu où elle exerce ses activités
professionnelles
• Dans ce contexte, l’acte de commerce recouvre une
importance capitale dans la détermination du statut de
commerçant.
la qualité de commerçant s'acquiert par l'exercice habituel ou professionnel
des activités suivantes:
• l'achat de meubles corporels ou incorporels en vue de les revendre soit en
nature soit après les avoirs travaillés et mis en œuvre ou en vue de les louer ;
• la location de meubles corporels ou incorporels en vue de leur sous-location ;
• l'achat d'immeubles en vue de les revendre en l'état ou après
transformation ;
• la recherche et l'exploitation des mines et carrières ;
• l'activité industrielle ou artisanale ;
• le transport ;
• la banque, le crédit et les transactions financières ;
• les opérations d'assurances à primes fixes ;
• le courtage, la commission et toutes autres opérations d'entremise ;
• l'exploitation d'entrepôts et de magasins généraux ;
• l'imprimerie et l'édition quels qu'en soient la forme et le support ;
• le bâtiment et les travaux publics ;
• les bureaux et agences d'affaires, de voyages, d'information et de publicité ;
• la fourniture de produits et services ;
La qualité de commerçant s'acquiert par l'exercice habituel ou
professionnel des activités suivantes:
• l'organisation des spectacles publics ;
• la vente aux enchères publiques ;
• la distribution d'eau, l'électricité et de gaz ;
• les postes et télécommunications ;
• la domiciliation.
• toutes opérations portant sur les navires et les aéronefs et leurs
accessoires ;
• toutes opérations se rattachant à l'exploitation des navires et
aéronefs et au commerce maritime et aérien.
• E-commerce: Le commerce électronique est l'échange
pécuniaire de biens, de services ou d'informations par
l'intermédiaire des réseaux informatiques, notamment Internet.
On emploie également la dénomination anglaise e-commerce.
les acteurs de la vie commerciale
• L'activité commerciale peut être exercée par des
personnes à titre individuel, mais elle peut aussi être
l'objet d'une création de personne morale ou peut être
exercée par une ( ou plusieurs) personne morale. 
le commerçant personne physique:
• Les commerçants sont inscrits au registre du commerce.
• L'agriculteur n'est pas considérée comme commerçant et
n'est pas soumis aux dispositions du droit commercial. 
• Les professionnels libéraux sont sans doute par tradition
les professionnels les plus éloignés de toute activité
commerciale. Ils sont toujours considérés comme
exerçant une activité civile.
• Conditions d'obtention de la qualité de commerçant:
• Les règles de capacité commerciale
• La capacité pour exercer le commerce obéit aux règles du statut
personnel. Est considéré comme mineur quiconque n’ayant pas
atteint l’âge de la majorité. L’âge de majorité légale est fixé à dix
huit années grégoriennes révolues.
• Par conséquent, les personnes se trouvant exclues des professions
commerciales sont les suivantes :
• - Mineurs non émancipés : c’est celui qui ne peut devenir
commerçant ni même faire occasionnellement des activités
commerciales. L’enfant dépourvu de discernement est celui qui n’a
pas atteint l’âge de douze ans révolus. Il n’est pas admis à gérer son
patrimoine et aucune autorisation ou aucun procédé détourné ne
peut lever cette incapacité. La sanction de l’incapacité est que le
mineur ne peut acquérir la qualité de commerçant et que les actes
de commerce, même isolés, conclus par le mineur sont nuls.
Conditions d'obtention de la qualité de commerçant:
Les règles de capacité commerciale
• - A partir de 12 ans révolus : le mineur peut effectuer des actes précis.
L’autorisation d’exercer le commerce doit être inscrite au registre de
commerce. L’autorisation d’exercer le commerce peut être révoquée à
tout moment pour motifs graves. A défaut d’une telle autorisation, le
tuteur légal peut exploiter les biens du mineur dans le commerce (actes
de disposition sur les biens = vente, échange, location, société,
nantissement), qu’après autorisation spéciale du juge.
• Cette autorisation doit être inscrite au registre du commerce du tuteur.
• - Mineurs émancipés : à l’âge de 17 ans, le mineur, si son tuteur le juge
apte à être affranchi de la tutelle, peut être « émancipé après
l’accomplissement des formalités légales nécessaires ».
• Par cette émancipation, le mineur devient majeur et peut exercer le
commerce sans aucune restriction.
• - Majeurs incapables : ils sont assimilés au mineur non émancipé. Ce
sont les malades mentaux ou les faibles d’esprit qui font l’objet d’une
mesure de tutelle.
• b) Les règles d’incompatibilité
• Le commerce est considéré comme incompatible avec l’exercice
d’autres activités notamment la fonction publique, la profession
de notaire, d’huissier, et l’appartenance à des professions libérales
(avocat, architecte, experts comptables). La méconnaissance des
incompatibilités entraîne des sanctions pénales et disciplinaires
(radiation du bureau). Mais les actes de commerce demeurent
valables et le contrevenant est considéré comme un commerçant
de fait.
• L’interdiction de faire le commerce :
• Certaines personnes sont interdites d’exercer une activité
commerciale sur un défaut d’honorabilité. Exemples : les
personnes condamnées pour des infractions en relation avec les
affaires (vol, abus de confiance, escroquerie), les personnes
frappées de faillite personnelle. Il s’agit du dirigeant de société
ayant commis des actes gravement contraires aux usages de
commerce.
2°) Les obligations du commerçant:

• Il s’agit de l’obligation de publicité au registre de commerce (immatriculation et


inscription au registre du commerce) et des obligations comptables et de conservation
des correspondances.
- Obligation d’immatriculation et d’inscription au registre de commerce:

• La publicité a pour objet de faire connaître aux tiers l’identité du commerçant, à son
domaine d’activité. Elle se fait par inscription au registre du commerce.

Le registre du commerce est constitué par des registres locaux et un registre central:
• - Le registre local est tenu par le secrétariat-greffe du tribunal compétent. Toute
inscription au registre du commerce d’un nom de commerçant ou d’une dénomination
commerciale doit être effectuée au secrétariat-greffe du tribunal du lieu de situation
de l’établissement principal du commerçant ou du siège de la société.

• - Le registre central est destiné à centraliser, pour l’ensemble du royaume, les


renseignements mentionnés dans les divers registres locaux, à délivrer les certificats
relatifs aux inscriptions qui y sont portées. Ce registre est tenu par l’Office Marocain
de la Propriété Industrielle et Commerciale (l’OMPIC).
Déclaration d’immatriculation au registre de commerce :

• Les inscriptions au registre du commerce comprennent : les immatriculations, les


inscriptions modificatives et les radiations.
a) L’immatriculation au registre du commerce
• Elle doit comporter certaines mentions obligatoires :
• * Pour les commerçants personnes physiques, la déclaration d’immatriculation doit
comporter tous les éléments permettant d’identifier ledit commerçant (informations
figurant sur la carte d’identité nationale), l’activité exercée, le siège de son entreprise,
l’origine du fonds de commerce, l’enseigne, l’identité des fondés de pouvoirs.
• * Pour les commerçants personnes morales, la déclaration d’immatriculation doit
indiquer les éléments permettant d’identifier les associés, les actionnaires, la raison
sociale, l’objet de la société, l’activité exercée, le siège social, la forme juridique de la
société, le montant du capital social.
Sanctions :
• Les personnes assujetties à l’immatriculation, ou leurs mandataires, encourent une
amende de 1.000 à 5.000 DH s’ils ne remettent pas la déclaration d’immatriculation ou
d’inscription à l’expiration du délai d’un mois à compter de la mise en demeure
adressée par l’administration, et une peine d’emprisonnement d’un mois à un an (en
plus de l’amende) si l’indication inexacte en vue de l’immatriculation ou de
l’inscription au registre du commerce est donnée de mauvaise foi.
Déclaration d’immatriculation au registre de commerce :

Obligations de mentionner le numéro et le lieu


d’immatriculation :
• Les commerçants sont tenus de mentionner dans les factures,
lettres, bons de commande, tarifs, prospectus et autres papiers de
commerce destinés aux tiers, le numéro et le lieu de son
immatriculation au registre et Identifiant Commun de
l'Entreprise(ICE).
• Sanctions :
• Une amende de 1.000 à 5.000 DH peut être prononcée lorsque les
commerçants ne mentionnent pas sur les papiers commerciaux le
numéro et le lieu d’immatriculation de commerce. L’amende est
prononcée par le tribunal dans le ressort duquel se trouve
l’intéressé. La même sanction peut être prononcée lorsque les
commerçants de mauvaise foi insèrent dans les papiers de
commerce des fausses indications.
• Obligations comptables et conservation des
correspondances
• Le commerçant a l’obligation d’ouvrir un compte
dans un établissement bancaire ou dans un centre
de chèques postaux. Il tient une comptabilité. Elle
est admise par le juge pour faire preuve entre
commerçants à raison des faits de commerce. En
cas de litige entre commerçants à propos de leurs
affaires commerciales, chacun peut invoquer ses
propres documents comptables pour faire preuve
contre l’autre.
• Les actes de commerce:
• L’article 6 du code de commerce énumère les
activités comme commerciales : ce sont les actes de
commerce par nature, les actes de commerce par la
forme et les actes de commerce par accessoire.

- Les actes de commerce par nature;

- les actes de commerce par la forme et;

- Les actes de commerce par accessoire.


- Les actes de commerce par nature
• D’après l’article 6 du code de commerce, la qualité de commerçant s’acquiert par
l’exercice habituel ou professionnel de certaines activités qui peuvent être classées en
trois catégories : les activités de distribution, les activités de production et les
activités de service.
• Les activités de distribution :
• La distribution est l’ensemble des opérations par lesquelles les produits sont répartis
entre les consommateurs. Le premier acte de commerce cité par le code est l’achat
pour revendre. Cet achat pour revendre doit être fait pour réaliser un profit. En ce
qui concerne la nature des biens vendus, le code cite les meubles corporels ou
incorporels (les créances, valeurs mobilières, droit de propriété littéraire ou
artistique, brevets d’invention, marques et autres droits de propriété industrielle). Le
code cite également la vente d’immeubles (en l’état ou après leur transformation).
• Parmi les activités commerciales, le code cite aussi la fourniture de produits ou de
services. La fourniture est le contrat par lequel le fournisseur s’engage, moyennant un
prix, à délivrer des produits qu’il se procure (achète) préalablement aux livraisons, ou
à effectuer des services à ses clients, de manière périodique ou continue Exemple : la
fourniture de livres à une école ; le service d’entretien, etc.… . Pour la fourniture de
services, le code parle expressément de distribution d’eau, d’électricité et de gaz.
Les activités de production :

Les activités de production qui sont des activités commerciales sont :

- L’activité industrielle ou artisanale :

• A la différence du marchand qui spécule sur la différence entre les prix d’achat et de vente, l’objet restant le même,
l’industriel transforme la matière première et établit le prix de vente en tenant compte de ses frais d’installation et de main-
d’œuvre.

• Le nouveau code a soumis l’artisan aux règles du droit commercial. L’activité artisanale permet d’acquérir la qualité de
commerçant. L’artisan est une personne professionnellement qualifiée qui exploite une petite entreprise généralement de
transformation de biens (boucher, boulanger, coiffeurs, mécaniciens, menuisier etc.).

- La recherche de l’exploitation des mines et carrières (gisement de charbon, pétrole, minerais, carrière..).

- L’imprimerie et l’édition : l’éditeur est aussi un commerçant dans la mesure où il transforme un ouvrage en une série de
volumes imprimés.

- Le bâtiment et les travaux publics :

ex : les entreprises de construction immobilière, construction de ponts, etc.…

• Remarque : certaines activités de production échappent à la commercialité et restent dans le domaine civil. Exemple : les
activités agricoles ne sont pas des activités commerciales car l’agriculteur tire sa production du sol et non de son industrie. Il
ne fait pas d’achat pour la revente sauf dans le cas par exemple où l’agriculteur achète des animaux pour les revendre après
les avoir engraissés (élevage industriel) ou transforme des produits agricoles qu’il livre aux consommateurs (huile, farine,
beurre etc.).
 
 Les activités de service : Certaines activités de service sont commerciales, d’autres demeurent
civiles.
- Les activités commerciales :

• Ici, le commerçant offre à sa clientèle l’usage temporaire de certaines choses, ou l’exécution


à son profit de certains travaux. Ces activités de service sont :
• * Les activités de transport : le transport de personnes ou de marchandises constitue une
activité commerciale, que le transport soit exécuté par voie terrestre, maritime ou aérienne.
• * Les activités de location de meubles (ex : location d’automobile) .
• * Les spectacles publics : l’organisation de spectacles publics acquiert ou loue les services
d’auteurs ou d’acteurs pour les présenter au public (théâtres, cinémas, concerts etc…). Par
contre, les spectacles que les artistes eux même ou que les associations, clubs sportifs
organisent sans but lucratif, sont des activités civiles.
• * Les activités financières : il s’agit des activités bancaires, des activités d’assurance et des
activités de bourse.
• * Les activités d’intermédiaires : certains commerçants n’ont pas d’autres rôles que de
faciliter à d’autres commerçants ou aux particuliers l’exercice de leur activité sans leur fournir
aucun objet matériel, mais seulement en les aidant à conclure des opérations qui leur sont
nécessaires. L’intermédiaire doit avoir une installation fixe ; il a un bureau ou un cabinet
d’affaires. Exemple : courtier, ou agent d’affaires (agence de voyage, gérant d’immeubles).
 
  
- Les activités libérales : Traditionnellement, les
professions libérales se distinguent du commerce.
Celui qui les exerce perçoit des honoraires et non
des bénéfices. Les principales professions libérales
sont : les avocats ; notaires ; les médecins (ils ne
font pas de commerce sauf s’ils exploitent
personnellement une clinique ou une maison de
santé) ; les dentistes ; les architectes.
b) Les actes de commerce par la forme:

Ici, c’est la forme de l’acte qui lui donne la qualité d’acte de commerce, qu’il soit
accompli ou non par un commerçant. La forme de l’acte a été retenue par le code de
commerce pour certains instruments du commerce et pour certaines sociétés.

Il s’agit de:

- La lettre de change : « lorsqu’un non commerçant signe une lettre de change, il est
soumis à la loi commerciale et aux tribunaux de commerce, sans que cela lui donne la
qualité de commerçant ». Exemple de l’achat par un non commerçant d’un réfrigérateur
à crédit au moyen de lettres de change : bien que la cause de la lettre de change pour ce
consommateur est civile, la lettre de change reste commerciale.

- Les sociétés commerciales : Les sociétés anonymes, les sociétés en nom collectif, les
sociétés en commandites et les sociétés à responsabilité limitée sont commerciales en
raison de leur forme et quel que soit leur objet. Donc ces sociétés sont commerciales
par leur forme même si leur objet est civil. Ex : une société en nom collectif gérant un
domaine agricole ou une société anonyme d’expertise comptable (activité libérale).

 
Les actes de commerce par accessoire:
• L’article 10 du code de commerce dispose que « sont
également réputés actes de commerce les faits et
actes accomplis par le commerçant à l’occasion de
son commerce, sauf preuve contraire ».
• Les actes de commerce par accessoire sont des actes
de nature civile et qui deviennent commerciaux parce
qu’ils sont accomplis par un commerçant dans le
cadre de l’exercice de sa profession commerciale.
• Exemples d’actes de commerce par accessoire : Achat
d’un équipement ou d’une machine par un industriel.
• - Actes de la vie civile : Achat de meubles pour un
appartement privé.
II- Le fonds de commerce

• Le fonds de commerce est un bien meuble incorporel constitué


par l’ensemble de biens mobiliers affectés à l’exercice d’une ou
plusieurs activités commerciales.

• 1- Les éléments du fonds de commerce :


• a- Les éléments incorporels :
• · La clientèle et achalandage, élément essentiel du fonds :
• -La clientèle est considérée comme l’aptitude à réaliser un chiffre
d’affaires. Tous ceux qui s’adressent habituellement ou
occasionnellement à un commerçant forment la clientèle. La
clientèle est le but poursuivi par le commerçant.
• -L’achalandage pourrait viser les clients de passage qui sont
attirés par un emplacement favorable mais n’effectuant que des
achats occasionnels.
Le droit au bail (bail commercial) :

• Le bail ou louage d’un bien est un contrat par lequel l’une des
parties cède à l’autre la jouissance d’un bien mobilier ou immobilier
pendant un certain temps, moyennant un prix déterminé par l’autre
partie qui s’oblige à lui payer.
• Il est défini par un contrat en vertu duquel l’une des parties, « le
bailleur », loue à l’autre partie, « le preneur », également dit «
locataire », un immeuble ou un local dans lequel est exploité un
fonds de commerce. L’activité exercée peut être commerciale,
industrielle ou artisanale.
• Le commerçant n’est pas souvent propriétaire de l’immeuble dans
lequel il exerce son activité mais il le loue. Ce droit au bail fait partie
du fonds de commerce dont il peut constituer parfois un élément
très important, notamment dans le domaine de la distribution.
• Il est réglementé et a pour principal objectif la protection du fonds
de commerce et des locataires contre les évictions abusives.
Le nom commercial et l’enseigne :
• -Le nom commercial est l’appellation sous laquelle le commerçant,
personne physique ou morale exerce une activité. Le nom
commercial a une valeur patrimoniale, Il sert à rallier la clientèle. Il
peut avoir pour origine un nom patronymique ou une dénomination
de fantaisie. Il fait partie du fonds de commerce avec lequel il peut
être cédé.
• -L’enseigne consiste en une inscription, une forme ou une image
apposée sur un immeuble et se rapportant à l’activité qui s’y exerce.
Elle va permettre d’individualiser le lieu où s’exerce l’activité.
Le droit de propriété :
• Ce sont des biens qui procurent à leur propriétaire un monopole
d’exploitation ou d’utilisation : brevets, marques, dessins et modèles.
• L’ensemble de ces aspects constitue ce qu’on appelle la propriété
industrielle.
Les autres éléments incorporels :
• Les contrats attachés au fonds (contrats de travail,
d’assurances…), les licences ou autorisations
administratives.
• Certaines activités telles que les débits de boisson,
transporteurs routiers, officines de pharmacie, les
stands etc., nécessitent des autorisations
administratives, sans lesquelles, l'exploitation du
fonds de commerce n'est pas possible.
• L'ouverture d'un débit de boisson nécessite de
détenir une licence, qui dépend de la nature des
boissons servies au client
Les autres éléments incorporels :
• Les contrats attachés au fonds (contrats de travail,
d’assurances…), les licences ou autorisations
administratives.
• Certaines activités telles que les débits de boisson,
transporteurs routiers, officines de pharmacie, les
stands etc., nécessitent des autorisations
administratives, sans lesquelles, l'exploitation du
fonds de commerce n'est pas possible.
• L'ouverture d'un débit de boisson nécessite de
détenir une licence, qui dépend de la nature des
boissons servies au client
Les autres éléments incorporels :
• Le nom de domaine est la dénomination
électronique d'une entreprise. C'est aussi l'adresse
de son site internet.
• Comme le nom commercial et l'enseigne, il s'agit
d'un signe distinctif, qui doit permettre d'attirer la
clientèle.
• Créer un nom de domaine oblige à en vérifier la
disponibilité et à respecter certaines règles
• Quelle est la différence entre le fonds de commerce et le fonds
commercial ?
• Le fonds de commerce, qui peut être défini comme l'ensemble des
éléments corporels (matériel, outillage, marchandises) et
incorporels (droit au bail, nom enseigne, brevets et marques,
clientèle et achalandage), ne doit pas être confondu avec le fonds
commercial.
• Le fonds commercial existe, en présence d'une société commerciale
par la forme (SNC, SCS, SARL, sociétés par actions) et ce, quelque
soit l'objet de cette société.
• Le fonds est aussi commercial, quelle que soit la manière dont il est
exploité (entreprise individuelle, société), lorsque l'objet de la
société est commercial.
• La commercialité du fonds est ainsi liée à la liste des actes de
commerce aux articles 6 et 7 du code de commerce, qui n'est pas
exhaustive, à condition que l'activité exercée soit licite c'est à dire,
que cette activité ne soit pas interdite par la loi.
b- Les éléments corporels :
- Le matériel et l’outillage comprennent les machines,
le mobilier. Autrement dit, les meubles qui sont
durablement affectés à l’exploitation du fonds.
- Les marchandises se distinguent du matériel et
outillage par le fait qu'elles sont destinées à être
vendues. En fait, il s'agit ici de tous les meubles
corporels, destinés à être vendus et non des biens
achetés en vue de leur revente immédiate, sans
transformation (définition comptable).
- Les marchandises comprennent les stocks de
matières premières ou les produits et les biens
destinés à la vente.
Les éléments exclus du fonds de commerce:
• Tous les biens d'un commerçant, ne peuvent pas entrer dans
un fonds de commerce. Les immeubles au sens juridique, les
créances et dettes et la plupart des contrats en sont exclus.
• Les immeubles sont exclus du fonds de commerce parce que
c'est un bien meuble (et non immeuble), qui n'admet que des
biens mobiliers  ce qui peut en faire baisser la valeur. Peu
importe alors que le propriétaire du fonds et le propriétaire
de l'immeuble soient la même personne sur le plan juridique.
• Les créances et dettes sont également exclues. Le fonds de
commerce est une universalité, il n'a pas la personnalité
morale. Seul le propriétaire du fonds (exploitant ou société)
peut avoir la personnalité juridique. Des clauses particulières
de l'acte de cession du fonds peuvent toutefois prévoir qu'il y
aura un transfert.
2- Les opérations sur le fonds de commerce:

a) La vente ou cession du fonds de commerce :

• Le fonds de commerce présente une valeur économique importante. La vente du fonds de commerce doit
respecter des règles visant à informer l’acheteur et à organiser la publicité de la vente.
Les mentions obligatoires de l’acte de vente :
• La vente de fonds de commerce est constatée par acte authentique (acte notarié) ou sous seing privé. Le
montant de la vente est déposé auprès d’une instance habilitée à conserver les dépôts (banque).
• L’acte mentionne le nom du vendeur, la date et la nature de son acte d’acquisition, le prix de l’acquisition,
l’état des inscriptions, des privilèges et nantissements pris sur le fonds.
• Une expédition de l’acte notarié ou un exemplaire de l’acte sous seing privé doit être, dans les quinze jours
de sa date, déposée au secrétariat-greffe du tribunal dans le ressort duquel est exploité le fonds.
Publicité de la vente :
• L’extrait de l’acte de vente est inscrit au registre du commerce. Il est publié en entier et sans délai au bulletin
officiel et dans un journal d’annonces légales.

• L’acquéreur peut aussi perdre son  local dans le cas d’une force majeure :
• 1- lorsqu’un fonds de commerce perd sa clientèle et son achalandage suite à la fermeture du
local pendant deux années au moins.
• 2- Lorsque le local objet du bail est tombé en ruine du fait du locataire, d’une force majeure ou
d’un cas fortuit.

 
• 2- Les opérations sur le fonds de commerce :

• b) L’apport d’un fonds de commerce :

• L’apport du fonds de commerce en société est semblable à une vente du fonds de commerce, à
cette différence que le propriétaire recevra en contrepartie de son apport des parts sociales ou
des actions et non une somme d’argent. Cette opération sera soumise aux mêmes règles que
la vente du fonds de commerce.

• c) Le nantissement du fonds de commerce


• Le commerçant peut vouloir utiliser son fonds de commerce afin de garantir des fournisseurs
qui accordent des délais de paiement ou d’obtenir des délais de paiement auprès des banques.
• Le nantissement du fonds de commerce est un nantissement sans dépossession. Autrement
dit, le propriétaire du fonds qui a consenti un nantissement sur son fonds, conserve le droit de
continuer à gérer son entreprise ; il est seulement empêché de le vendre ou d’en faire l’apport
en société sans l’accord du créancier.
• A défaut de désignation expresse et précise de l’acte constituant le nantissement, ce dernier
ne comprend que le nom commercial, l’enseigne, le droit au bail, la clientèle et l’achalandage.
• Le nantissement doit faire l’objet d’un acte écrit dûment enregistré. Une inscription doit
ensuite être prise sur un registre de commerce.
 
d) La gérance libre d’un fonds de commerce
• La gérance libre consiste pour le propriétaire ou l’exploitant à
confier son fonds à un gérant qui l’exploite en son nom propre et
à ses propres risques moyennant paiement d’un loyer et d’une
redevance.
• Le gérant libre a la qualité de commerçant et il est soumis à
toutes les obligations qui en découlent.
• Tout contrat de gérance libre est publié dans la quinzaine de sa
date, sous forme d’extrait au bulletin officiel et dans un journal
d’annonces légales.
• Le gérant libre est tenu d’indiquer sur tous documents relatifs à
son activité commerciale son numéro d’immatriculation au
registre de commerce et sa qualité de gérant libre du fonds.
• Toute infraction à cette obligation est passible d’une amende de
2.000 à 10.000 dirhams.
• 
III- Les effets de commerce
• L’effet de commerce est un titre négociable à ordre ou au
porteur représentant une créance de somme d’argent non
encore échue, exigible à vue ou à court terme et constatant
l’engagement d’une personne de payer ou de faire payer
cette somme d’argent à une échéance déterminée.
• Les moyens de paiement se définissent comme étant tout
instrument qui permet à toute personne de transférer des
fonds. Ce sont : les espèces, les chèques, les lettres de
change, les billets à ordre, etc…
Les effets de commerce sont transmissibles par endossement.
Ils se composent de :
• §  La lettre de change ;
• §  et du billet à ordre.
III- Les effets de commerce
1– La lettre de change :

         La lettre de change est un écrit, sur support


papier, par lequel une personne, le tireur (c’est-
à-dire le fournisseur ou encore le vendeur),
donne l’ordre à une autre personne, le tiré,
(c’est-à-dire le client ou encore l’acheteur) de
payer à une certaine échéance une somme
déterminée (c’est le montant de la transaction)
appelée nominal à un bénéficiaire, qui est le
tireur lui-même ou un tiers.
• a- La création de la lettre de change
• La lettre de change est appelée aussi « Traite ». Elle constitue un acte
de commerce par la forme. Généralement, le tireur présente la lettre
de change à l’acceptation au tiré afin que ce dernier s’engage à payer
l’effet à la date d’échéance.
•          A réception, le client – tiré – signe pour acceptation l’effet et le
renvoie au fournisseur.
•          A lettre de change comporte des mentions obligatoires :
• §  Nom et adresse du tireur et bénéficiaire ;
• §  Dénomination « LETTRE DE CHANGE » ;
• §  Ordre de payer une somme déterminée et montant ;
• §  Nom et adresse du tiré ;
• §  Date et lieu d’émission ;
• §  Indication de la date de paiement ;
• §  Lieu de paiement : domicile du tiré ou domiciliation bancaire ;
• §  Signature du tireur.
• Important :
Au Maroc, les nouvelles dispositions de la lettre de
change normalisée sont entrées en vigueur à partir
du 17 mars 2008. Cette normalisation induit des
changements de pratiques aussi bien à l’émission
qu’à la remise. La lettre de change normalisée
(L.C.N) revêt une forme standard arrêtée par Bank
Al Maghreb en vue de faciliter son traitement
informatique. Elle comporte la raison sociale ainsi
que le relevé d’identité bancaire. Par conséquent,
les carnets de lettres de change seront délivrés par
les banques domiciliataire des comptes bancaires
• b- La réalisation de la lettre de change :
• La réalisation de la lettre de change s’effectue par le biais de deux étapes :
l’acceptation et le paiement.
• Acceptation de la lettre de change :
• La lettre da change peut être, jusqu’à l’échéance, présentée à l’acceptation du tiré, au
lieu de son domicile, par le porteur.
• L’acceptation est écrite sur la lettre de change, elle est exprimée par le mot « accepté »
ou tout mot équivalent. Elle est signée du tiré. La simple signature du tiré apposée au
recto de la lettre vaut acceptation.
• L’acceptation est pure et simple, mais le tiré peut la restreindre à une partie de la
somme.
• Paiement de la lettre de change :
• La créance du tireur sur le tiré doit, à l’échéance de la lettre de change, être certaine,
liquide et exigible.
• Le porteur ne peut refuser un paiement partiel. En cas de paiement partiel, le tiré peut
exiger que la mention de ce paiement soit faite sur la lettre et que quittance lui soit
donnée.
• Le porteur ne peut être contraint d’en recevoir le paiement avant échéance.
• A défaut de présentation de la lettre de change dans le délai prévu, tout débiteur a
faculté d’en consigner le montant au secrétariat-greffe du tribunal de son domicile, aux
frais, risques et périls du porteur.
• 2- Le billet à ordre :
• Le billet à ordre est un écrit par lequel une personne « le souscripteur »
s’engage à payer, à une époque déterminée, une certaine somme d’argent à
une autre personne « le bénéficiaire ».
• a- La création du billet à ordre :
• Le billet à ordre lui aussi doit contenir un certain nombre de mentions
obligatoires :
• - La clause à ordre ;
• - La promesse pure et simple de payer une somme déterminée ;
• - L’indication de l’échéance ;
• - L’indication du lieu où le paiement doit s’effectuer ;
• - Le nom de celui auquel ou à l’ordre duquel le paiement doit être fait ;
• - L’indication de la date et du lieu où le billet est souscrit ;
• - Le nom et la signature du souscripteur.
• b- La circulation du billet à ordre :
• Le billet à ordre est soumis aux dispositions relatives à la lettre de change
notamment celles relatives à l’endossement, l’échéance, le paiement, les
recours, les protêts, la prescription.
• 3- Le chèque
• Le chèque est un instrument de paiement qui constate par un écrit, l’ordre donné par le
tireur « émetteur » au tiré « banquier » de payer à un bénéficiaire sur présentation de
l’écrit, la somme qui y est portée et qui proviendra de fonds lui appartenant déposés sur un
compte ouvert chez le tiré.
• Le chèque et un instrument de paiement au comptant. Il est régi par les articles 239 et
suivants du code de commerce.
• Les mentions obligatoires du chèque :
• Le chèque contient les mentions suivantes :
• - La dénomination du chèque ;
• - Le mandat pur et simple de payer une somme déterminée ;
• - Le nom du tiré ;
• - L’indication du lieu où le paiement doit s’effectuer ;
• - L’indication de la date et du lieu où le chèque est créé ;
• - Le nom et la signature du tireur.
• Les formules de chèques doivent mentionner l’adresse du titulaire du compte et le numéro
de téléphone de la succursale ou agence bancaire auprès de laquelle le chèque est payable.
• Ces clauses sont en pratique le visa et la certification. Pour le visa : le banquier atteste
simplement que la provision existe au jour de la signature du chèque. Par certification, le
banquier assure au bénéficiaire du chéquier que la provision demeure bloquée à son profit
et ce jusqu’à l’expiration du délai de présentation.
• L’endossement du chèque :
• Le chèque qui est stipulé payable à personne, dénommé avec ou sans
mention « à ordre » se transmet par voie d’endossement. L’endossement
doit être pur et simple. Il est porté au dos du chèque par la signature du
porteur accompagnée d’une mention manuscrite ou griffe. Il transmet
tous les droits attachés au chèque à commencer par la propriété de la
provision et son blocage si le chèque est certifié. L’endossement
bénéficiant de la garantie de l’endosseur sauf clause contraire.
• La pratique du chèque barré non endossable :
• Tout paiement d’une valeur supérieure à 10.000 dirhams doit avoir lieu
par chèque barré. Il se caractérise par l’opposition au recto du chèque de
deux lignes parallèles obliques et continues.
• Le paiement du chèque barré est soumis à des conditions particulières.
• Si le barrement est général, le chèque ne peut être payé par le tiré qu’à
l’un de ses clients ou à un établissement bancaire.
• Si le barrement est spécial, le chèque ne peut être payé qu’au seul
banquier ou si celui-ci est le tiré à son client. Le biffage du barrement ou
du nom du banquier est réputé non avenu.
• Le paiement du chèque :
• Le chèque est payable à vue, toute mention contraire étant réputée non écrite.
• La présentation du chèque au paiement :
• Le chèque émis et payable au Maroc doit être présenté au paiement dans le délai de 20 jours.
• Le chèque émis hors Maroc et payable au Maroc doit être présenté dans les 60 jours. Le point de
départ est le jour porté sur le chèque comme date d’émission.
• Paiement du chèque :
• Il incombe au banquier de vérifier la régularité de la signature du tireur et l’identité de l’endosseur.
• Incidents de paiement du chèque :
• Le refus du chèque peut provenir soit d’une opposition émanant du tireur ou du porteur, soit d’une
absence de provision.
• Le porteur doit faire dresser protêt comme pour la lettre de change.
• - L’opposition :
• Deux situations autorisent le tireur à faire opposition au paiement d’un chèque :
• * S’il y a perte ou vol ou encore une utilisation frauduleuse ou de falsification de chèque.
• * En cas de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire du porteur. Le banquier ne peut que
prendre acte de l’opposition et doit même refuser le paiement.
• - Le défaut de paiement en l’absence de provision :
• Le porteur doit donner avis du défaut de paiement à son endosseur et au tireur dans les 8 jours
ouvrables qui suivent le jour du protêt. Chaque endosseur doit, dans les 4 jours qui suivent le jour où il
a reçu l’avis, faire connaître à son endosseur l’avis qu’il reçu et ainsi de suite. Le porteur est autorisé à
exercer l’ensemble de ses recours à l’encontre des autres signataires du chèque. Il peut obtenir le
montant intégral du chèque impayé plus les intérêts légaux à compter du jour de la présentation plus
frais de protêt.
4- Les réglementations spécifiques à l’émission du chèque sans
provision - quelques exemples :
• Tout établissement bancaire qui refuse le paiement doit
délivrer au porteur un certificat de refus de paiement. Est
passible d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une
amende de 2.000 à 10.000 dirhams le tireur d’un chèque qui
omet de maintenir ou de constituer la provision du chèque, le
tireur qui fait irrégulièrement défense au tiré de payer, toute
personne qui contrefait ou falsifie un chèque.

5- Prescription :
• L’action du porteur du chèque contre le tiré se prescrit par un
an à partir de l’expiration du délai de présentation. Les actions
en recours du porteur contre les endosseurs, le tireur se
prescrit par six mois à partir de l’expiration du délai de
présentation.
5 – La carte de paiement:

• Il y a les cartes de paiement qui sont émises par un établissement de crédit qui
permet aux titulaires de transférer ou de retirer des fonds. Il y a les cartes de
retrait qui permettent aux titulaires de retirer des fonds exclusivement. Il existe
plusieurs catégories d’émetteurs ; les entreprises commerciales délivrent des
cartes de crédit dont l’utilisation est limitée aux agences de la firme émettrice. Les
établissements spécialisés délivrent des cartes de paiement et de crédit à des
clients sélectionnés en fonction de leurs revenus. La carte bancaire est devenue un
moyen usuel de paiement mais elle ne remplace pas encore le chèque.
Contrairement à ce qu’avaient espéré ses promoteurs, le système mis en place est
très coûteux ; la fraude est considérable et les moyens pour prévenir la fraude
sont onéreux car il faut sanctionner les utilisations frauduleuses de la carte et
protéger celui qui s’est fait voler sa carte.

• L’utilisation frauduleuse des cartes peut avoir des conséquences pour le titulaire
de la carte. Il faut distinguer le porteur de la carte qui peut faire opposition à
l’utilisation de celle-ci en cas de perte ou de vol, l’opposition est formulée dans les
plus brefs délais au centre de groupement des cartes bancaires. L’opposition faite
par téléphone doit être confirmée par écrit. Avant l’opposition le titulaire
supporte les conséquences de l’utilisation frauduleuse.
LES CONTRATS COMMERCIAUX

- LE NANTISSEMENT:
Il y a deux sortes de nantissement :
• le gage qui suppose la dépossession du débiteur.
• Le nantissement sans dépossession.
 
  1) le gage commercial:

A- à l’égard des valeurs négociables.

Le gage peut être établi par un endossement régulier, indiquant que les valeurs ont été
remises en garantie.

B- à l’égard des actions, parts d’intérêts et obligations nominatives des sociétés


commerciales ou civiles.

Le gage peut être établi par un simple transfert, à titre de garantie, sur les registres
desdites sociétés.
Les effets du gage
 
• Le créancier bénéficie d’un privilège sur le gage.
• Notons que ce privilège ne subsiste qu’autant que le gage a été mis et est resté en
possession du créancier.
• A défaut de paiement, ce dernier peut, dans un délai de sept jours, après notification faite
au débiteur, faire procéder à la vente publique des objets donnés en gage.
• La vente est faite par le greffier du tribunal du lieu du domicile du créancier, dans les
formes prévues pour les ventes sur saisie exécution par le code de procédure civile.
Le nantissement sans dépossession:
 
Le nantissement de l’outillage et du matériel d’équipement

• Le nantissement est consenti par un acte authentique ou sous seing privé.


• Lorsque le nantissement est consenti au vendeur, il est donné dans l’acte de vente.
• Lorsqu’il est consenti au préteur, le nantissement est donné dans l’acte de prêt.

Le nantissement doit être conclu au plus tard dans le délai de 30 jours à compter du
jour de la livraison du matériel d’équipement sur les lieux ou il devra être installé.Il
doit également être inscrit dans le délai de vingt jours à compter de l’acte constitutif.

Le privilège en résultant s’établit par le fait de l’inscription sur un registre spécial


tenu au secrétariat greffe du tribunal dans le ressort duquel les biens nantis sont
exploités.

Pour inscrire son privilège le créancier nanti dépose un exemplaire de l’acte et deux
bordereaux rédigés sur papier libre.
 Les effets de l’inscription:

L’inscription conserve le privilège pendant cinq ans


à compter de sa régularisation définitive.
Elle garanti, en même temps que le principal, deux
années d’intérêts .

Elle cesse d’avoir effet si elle n’a pas été renouvelée


avant l’expiration du délai susmentionné. Elle peut
être renouvelée pour cinq ans.
L’AGENCE COMMERCIALE
 
Le principe :
le contrat d’agence commerciale est un mandat par lequel
une personne, sans étre liée par un contrat du travail,
s’engage à négocier ou à conclure d’une façon habituelle, des
achats, des ventes ou , d’une manière, générale, toutes
autres opérations commerciales ou nom et pour le compte
d’un commerçant , d’un producteur ou d’un agent
commercial, lequel s’engage, de sont coté, à la rémunérer.
• Le contrat d’agence commerciale peut étre conclu
pour une durée indéterminé ou pour une durée
indéterminée.

Les droits de l’agent commercial:
• Pour toutes les opérations commerciales conclues pendant la durée du
contrat, l’agent commercial a droit à une commission lopesque
l’opération a été conclue grâce a son intervention.
• Lorsqu’il est chargé d’un secteur géographique ou d’un groupe de
personnes détermine, l’agent commercial à également droit à une
commission pour toutes les opérations conclues pendant la durée du
contrat avec une personne appartenant à ce secteur ou à ce groupe.
• En cas de rupture du contrat, l’agent commercial a droit à une indemnité
compensatrice du prédicat qu’i subit par l’effet de cette rupture .
• Toutefois, cette indemnité n’est pas due :
• lorsque la rupture du contrat est provoquée par la faute grave de l’agent
commercial ;
• lorsque cette cessation est le fait de l’agent commercial à moins qu’elle
ne soit justifiée par des circonstances imputables aux mandants ou
qu’elle ne soit due à l’impossibilité dans laquelle l’agent commercial se
trouve raisonnablement de poursuivre son activité du fait de son âge,
d’une infirmité ou d’une maladie ;
• lorsque, après en être convenu avec le mandant, l’agent commercial
cède à un tiers ses droits et obligations contractuels.
• Les obligations de l’agent commercial
Le contrat peut imposer à l’agent commercial une
obligation de non concurrence après la cession du
contrat. Cette clause doit concerner le secteur
géographique ou le groupe de personnes déterminé
ainsi que le type de biens ou de services pour
lesquels il exerce la représentation en vertu du
contrat.

• Cependant, cette obligation n’est valable que pour


une durée maximale de deux ans après la cessation
du contrat.
• LES CONTRATS BANCAIRES
• Le compte en banque :
• Le compte en banque est soit à vue, soit à terme.
• Préalablement à l’ouverture de l’un ou l’autre,
l’établissements bancaire doit vérifier :
• en ce qui concerne les personnes physiques, le domicile et
l’identité nationale, de la carte d’immatriculation pour les
étrangers résidents ou du passeport ou toute autre pièce
d’identité en tenant lieu pour les étrangers non résidents ;
• & en ce qui concerne les personnes morales, la forme et la
dénomination, l’adresse du siége, l’identité et les pouvoirs
de la ou des personnes physiques habilitées à effectuer des
opérations sur le compte ainsi que le numéro d’inscription à
l’impôt sur les sociétés, au registre du commerce ou à
l’impôt des patentes.
• Le compte à vue :
• Le compte à vue est un contrat par lequel la banque convient avec son
client d’inscrire sur un relevé unique leurs créances réciproques sous forme
d’articles de crédit et de débit, dont la fusion permet de dégager à tout instant un
solde provisoire en faveur de l’une des parties.
• Les créances inscrites en compte pendant leurs caractères spécifiques et
leur individualité propre.
• Elles sont réputées payées et dés lors ne peuvent plus faire l’objet, à titre
distinct, d’un paiement, d’une compensation, d’une poursuite,d’une voie
d’exécution ou de prescription.
• Le compte à vue prend fin par la volonté de l’une des parties, sans
préavis lorsque l’initiative de la rupture a été prise par le client et avec préavis
lorsque la banque prend l’initiative de la rupture.
• Le compte à terme :
• Le compte à terme est un contrat par lequel les dépôts demeurent
bloqués au profit du bénéficiaire jusqu’à l’échéance convenue au moment de
l’ouverture du compte.
• Le compte à terme n’est renouvelé à l’échéance qu’a la demande
expresse du client, est sous réserve de l’accord de la banque.
• Les intérêts stipulés en faveur du client ne sont versés qu’à l’échéance.
• Le fonctionnement des comptes bancaires
• Le dépôt de fonds
• Le compte à vue :
• Le contrat de dépôt de fonds est le contrat
par lequel une personne dépose des fonds auprès d’un
établissement bancaire quel que soit le procédé de dépôt et
lui confère le droit d’en disposer pour son compte à charge
de les restituer dans les conditions prévues au contrat.
• Les obligations de l’établissement bancaire :
• L’établissement est tenu à une obligation de
restitution.
• Il n’est pas, en effet, libéré de cette obligation de restitution
dans le cas ou il viendrait à perdre les fonds déposes par
suite d’un événement de force majeure.
• Le dépôt de titres
• Définition :
• C’est un contrat par lequel le déposant remet à l’établissement
bancaire des valeurs mobiliers et autres titres négociables dont il ne peut user
que pour le compte exclusif du déposant.
• les obligations de l’établissement bancaire :
• l’établissement bancaire doit assurer la garde des titres et y
apporter tous les soins nécessaires.
• Il ne peut, en conséquence, se dessaisir des titres que sur les instructions
écrites du déposant.
• Il est, en outre,tenu d’encaisser toutes les sommes auxquelles donnent les
titres déposés, et de les inscrire en compte à vue du déposant.
• Il doit aussi se faire délivrer les titres résultant d’une attribution
gratuite et les ajouter au dépôt.
• Il doit également procéder à toutes les opérations tendant à la
conservation des droits attachés aux titres.
• Il est, en dernier lieu, tenu de restituer les titres sur la demande
du déposant.

Le virement:

• Généralité :
• Le virement est l’opération bancaire par laquelle le compte
d’un déposant est, sur l’ordre écrit de celui-ci, débité pour un
montant destiné à étre porté au crédit d’un autre compte.
• L’opération permet :
• d’opérer des transferts de fonds entre deux personnes
distinctes ayant leurs comptes chez le même établissement
bancaire ou chez deux établissement bancaires différents ;
• d’opérer des transferts de fonds entre comptes différents
ouverts par une même personne chez le même établissement
bancaire ou chez deux établissement bancaires différents.
•  
Les différents types de sociétés commerciales reconnus au
Maroc:
Les sociétés de personnes :
• • société en nom collectif
• • société en commandite simple
• • société en participation. Ces sociétés se caractérisent
par l'aspect prédominant du facteur personnel "intuitu
personae".
Les sociétés de capitaux :
• • société anonyme (SA), • société à responsabilité
limitée (SARL) • société en commandite par actions Les
sociétés à réglementation particulière : • société
d'investissement • société coopérative d'achat • société
coopérative de consommation • société mutualiste
• La Société Anonyme (SA) Définition La société anonyme est une société
commerciale dans laquelle les associés, dénommés actionnaires en raison
d’un droit représenté par un titre négociable ou action, ne supportent les
dettes sociales qu’à concurrence de leurs apports. Caractéristiques • Le
nombre d’actionnaires ne peut être inférieur à 5 ; • Le capital minimum
est de 3 millions de DH pour les SA faisant appel public à l’épargne (1) et,
300.000 DH dans le cas contraire ; • Le montant nominal de l’action ne
peut être inférieur à 50 DH. Toutefois, pour les société dont les titres sont
inscrits à la cote de la bourse des valeurs, Le minimum du montant
nominal est fixé à 10 DH. • Les actions en numéraire doivent être libérées
lors de la souscription d’au moins le 1/4 de leur valeur nominale. Les
actions en nature sont libérées intégralement lors de leur émission ; • Le
capital doit être intégralement souscrit; à défaut la société ne peut être
constituée; • La Société jouit de la personnalité morale à partir de son
immatriculation au Registre de commerce ; • La société n'a pas de raison
sociale mais une dénomination sociale ; • La Direction générale de la
société est attribuée de plein droit au président du conseil
d’administration, par ailleurs toute nomination d’un directeur général,
toute définition de ses
• fonctions et de ses pouvoirs ne peuvent avoir lieu que sur
proposition du président, de même que sa révocation ; • Le
président est révocable à tout moment par le conseil
d’administration ;. • La SA comprend un Directoire et un
Conseil de Surveillance. Le Directoire est investi des pouvoirs
les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la
société. Par ailleurs le Conseil de surveillance exerce le
contrôle permanent de la gestion de la société par le
directoire. Source: BO n° 5640 du 19/06/2008 (1) Est réputée
faire publiquement appel à l’épargne: • Toute société qui
compte plus de 100 actionnaires; • Toute société dont les
titres sont inscrits à la cote de la bourse des valeurs; • Toute
société qui pour le placement des titres qu’elle émet, a
recours , soit à des sociétés de bourse, à des banques ou
d’autres établissements financiers , soit au démarchage ou à
des procédés de publicité quelconque.
• La Société Anonyme Simplifiée (SAS) Définition La société
anonyme simplifiée est une société constituée entre
personnes morales en vue de créer ou de gérer une filiale
commune, ou bien de créer une société qui deviendra leur
mère commune. Caractéristiques : • Les membres de la
société anonyme simplifiée doivent avoir un capital au moins
égal à deux millions de dirhams ou à la contre-valeur de cette
somme en monnaie étrangère. • Les statuts doivent être
signés par tous les associés. • Le capital doit être libéré en
totalité dès la signature de ces statuts. • La société ne peut
faire publiquement appel à l’épargne. • Les statuts fixent les
conditions dans lesquelles la société est dirigée. • La société
doit avoir un président désigné initialement dans les statuts
et, ensuite, de la maniéré que ses statuts déterminent. • Le
président peut être une personne morale. Source: BO n° 5640
du 19/06/2008
• Société A Responsabilité Limitée (SARL) Définition
La SARL est une société commerciale. L’acquisition
de la personnalité morale est subordonnée à
l’immatriculation au registre de commerce.
• Caractéristiques :
• Une seule personne dite - associée unique- peut constituer la SARL ;
• Le nombre maximum d’associés ne peut dépasser 50 ;
• Le montant du capital social ne peut être inférieur à 10.000 DH et doit être déposé
obligatoirement dans un compte bancaire bloqué. Son retrait ne peut être effectué qu’après
immatriculation au Registre de Commerce.
• La part sociale est d’au moins 10 DH. Les parts sociales détenues qui peuvent être transmissibles
par voie de succession et cessibles entre conjoints et parents successibles ne peuvent être
cédées à des tiers qu’après consentement de la majorité des associés ;
• Les apports peuvent être en nature. Ils sont évalués par un commissaire aux comptes ;
• La gestion d’une SARL peut être assumée par une ou plusieurs personnes physiques
responsables individuellement ou solidairement vis à vis des tiers.
• Les décisions sont prises en assemblée générale sauf disposition contraire prévue par les statuts.
• Le contrôle de la gestion d’une SARL est confié à un ou plusieurs commissaires aux comptes ;
• Le procureur est habilité, de sa propre initiative à désigner un ou plusieurs commissaires aux
comptes afin de présenter un rapport sur une ou plusieurs opérations de gestion ;
• Le gérant peut être révoqué par décision des associés représentant seulement plus de la moitié
des parts sociales ;
• Interdiction faite aux gérants ou associés de contracter des emprunts auprès de la société ou de
faire cautionner leurs engagements personnels par la société ;
• Les associés détenant le 1/10 ème du capital peuvent exercer une action en justice contre les
gérants.
• Le Groupement d'Intérêt Économique (GIE) Définition :
• Le GIE n’est pas une société, il constitue un cadre juridique intermédiaire
entre la société et l’association pour la mise en commun de certaines activités
par des entreprises. Donc il est constitué entre des personnes morales en vue
de mettre en œuvre tous les moyens propres à faciliter ou à développer
l’activité économique de ses membres et améliorer ou accroître les résultats
de cette activité.
• Caractéristiques :
• Le GIE est désigné par une dénomination sociale qui doit être suivie de la
mention « groupement d’intérêt économique » ou du sigle GIE.
• Il est constitué entre deux personnes morales au minimum.
• Il peut être créé sans capital. En cas de constitution d’un capital, plusieurs
types d’apports sont concevables, aussi bien les apports en numéraire, en
nature qu’en industrie.
• Le GIE ne peut être constitué au moyen d’un appel à l’épargne • L’objet du
GIE peut être civil ou commercial selon la nature.
• Il est nécessaire de soigner la définition de l’objet dans le contrat constitutif.
• Il est constitué par un écrit qui peut être sous la forme authentique (notarié)
ou sous seing privé.
• • Le contrat du GIE doit contenir les mentions suivantes :
• 1. Dénomination du groupement,
• 2. Durée du groupement,
• 3. Siège du groupement,
• 4. Identification de chacun de ses membres,
• 5. L’objet du groupement,
• 6. la raison sociale ou dénomination sociale, la forme juridique, l'adresse du siège
social de chacun des membres du groupement, l'indication du numéro
d'immatriculation au registre du commerce, s'il y a lieu, de chacun de ses membres,
ainsi que la date de leur entrée dans le groupement s'ils y ont été admis après sa
constitution, avec mention, le cas échéant, de l'exonération qui leur a été consentie de
toute responsabilité relative aux dettes du groupement antérieures à leur admission.
• 7. le cas échéant, le montant et la nature des apports devant constituer le capital ainsi
que le montant de celui-ci
• • La durée est en général liée à l’objectif du GIE qui peut être ponctuel ou continu. • Le
GIE est administré par un ou plusieurs administrateurs, choisis parmi ses membres ou
en dehors d’eux.
• • Une personne morale peut être administrateur à condition qu’elle désigne un
représentant permanent qui a les mêmes responsabilités civiles et pénales que s’il
exerçait ces fonctions en son nom propre.
• La Société en Nom Collectif (SNC) Définition La société en nom collectif est une
société dont les associés ont tous la qualité de commerçants et répondent
indéfiniment et solidairement des dettes sociales. Caractéristiques
• La société en nom collectif est désignée par une dénomination sociale, à laquelle
peut être incorporé le nom d’un ou plusieurs associés, et qui doit être précédée ou
suivie immédiatement de la mention « Société en nom collectif » ;
• Tous les associés sont gérants, sauf stipulation contraire des statuts qui peuvent
désigner un ou plusieurs gérants associés ou non, ou en prévoir la désignation par
acte ultérieur ;
• Les associés peuvent nommer à la majorité des associés un ou plusieurs
commissaires aux comptes. Cependant, les sociétés dont le chiffre d’affaires à la
clôture de l’exercice social dépasse le montant de 50 millions de DH, sont tenues de
désigner un commissaire au moins.
• La révocation des gérants ne peut être décidée qu’à l’unanimité des associés ;
• Cette révocation entraîne la dissolution de la société, à moins que sa continuation ne
soit prévue par les statuts ou que les autres associés ne la décident à l’unanimité ;
• Les parts sociales sont nominatives et ne peuvent être cédées qu’avec le
consentement de tous les associé ;
• La société prend fin par le décès de l’un des associés sauf s’il a été stipulé que la
société continuerait, soit avec les associés seulement, soit avec un ou plusieurs
héritiers, ou toute autre personne désignée par les statuts.
La Société en Commandite Simple (SCS)
• Définition:
• La société en commandite simple est constituée d’associés commandités et
d’associés commanditaires.
• Elle est désignée par une dénomination sociale à laquelle peut être incorporé le
nom d’un ou plusieurs associés commandités et qui doit être précédée ou suivie
immédiatement de la mention « Société en commandite simple »
• Les dispositions relatives aux sociétés en nom collectif sont applicables aux sociétés
en commandite simple (sous réserve des règles prévues au premier chapitre de la
loi sur les sociétés en commandite simple / voir BO n° 4478 du 1- 5-97 / page 485).
Les Commandités : Les associés commandités sont tenus indéfiniment et
solidairement des dettes sociales.
Les Commanditaires • Les associés commanditaires répondent des dettes sociales
seulement à concurrence de leur apport. Celui-ci ne peut être un apport en
industrie ;
L’associé commanditaire ne peut faire aucun acte de gestion engageant la société vis à
vis des tiers , même en vertu d’une procuration ;
• Toute modification des statuts est décidée avec le consentement de tous les
commandités et de la majorité en nombre et en capital des commanditaires ;
• La société continue malgré le décès d’un commanditaire.
• La Société en Commandite par Actions (SCA)
Définition La société en commandite par actions
dont le capital est divisé en actions est constituée
entre un ou plusieurs commandités, qui ont la
qualité de commerçants et répondent indéfiniment
et solidairement des dettes sociales, et des
commanditaires qui ont la qualité d’actionnaires et
ne supportent les pertes qu’à concurrence de leurs
apports. La société en commandite par actions est
désignée par une dénomination ou le nom d’un ou
de plusieurs associés commandités peut être
incorporé et doit être précédé ou suivi
immédiatement de la mention « société en
commandite par actions »
• • Le nombre des associés commanditaires ne peut être inférieur à trois (3) ; • Le ou les
premiers gérants sont désignés par les statuts. Ils accomplissent les formalités de
constitution dont sont chargés les fondateurs de sociétés anonymes ;
• •Au cours de l’existence de la société (sauf clause contraire des statuts) , le ou les
gérants sont désignés par l’assemblée générale ordinaire des actionnaires avec l’accord
de tous les associés commandités ;
• L’assemblée générale ordinaire des actionnaires nomme un conseil de surveillance,
composé de 3 actionnaires au moins ;
• Un associé commandité ne peut être membre du conseil de surveillance; et les
actionnaires ayant la qualité de commandités ne peuvent participer à la désignation
des membres de ce conseil ;
• L’assemblée générale ordinaire des actionnaires désigne un ou plusieurs commissaires
aux comptes ;
• Le gérant est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au
nom de la société.
• Le conseil de surveillance assume le contrôle permanent de la gestion de la société. Il
dispose à cet effet , des mêmes pouvoirs que les commissaires aux comptes ;
• La transformation de la société en commandite par actions en société anonyme ou en
société à responsabilité limitée est décidée par l’assemblée générale extraordinaire
des actionnaires avec l’accord des deux tiers des associés commandités, à moins que
les statuts ne fixent un autre quorum.
• La Société en Participation (SP) Définition La société en
participation n’existe que dans les rapports entre associés et n’est
pas destinée à être connue des tiers. Elle n’a pas la personnalité
morale. Elle n’est soumise ni à l’immatriculation, ni à aucune
formalité de publicité et son existence peut être prouvée par tous
les moyens. Les associés conviennent librement de l’objet social,
de leurs droits et obligations respectifs et des conditions de
fonctionnement de la société. Si la société a un caractère
commercial, les rapports des associés sont régis par les
dispositions applicables aux sociétés en nom collectif à moins
qu’il n’en soit stipulé autrement.
• Caractéristiques :
A l’égard des tiers, chaque associé contracte en son nom
personnel. Il est seul engagé même dans le cas ou il révèle le nom
des autres associés sans leur accord ; Toutefois, si les participants
agissent en qualité d’associés, ils sont tenus à l’égard des tiers
comme des associés en nom collectif.
• La Mutuelle:
• Définition :
• Une mutuelle est une société à but non lucratif, tout
comme une association sportive ou de quartier. Son
principe est assez simple, il repose sur la solidarité
entre ses adhérents pour le remboursement des frais
de santé. Pour faire simple, tout le monde cotise et
celui qui n’est pas malade paye pour celui qui est
malade. Ici on ne parle pas de client mais de
sociétaire.
• Une mutuelle ne doit pas faire (en principe) de
bénéfice. S’il y a des bénéfices, ils doivent être
reversée aux adhérents (ce qui n’est jamais le cas) ou
constituer une réserve d’argent.
• Définition d’une assurance :
• L’assurance santé (ou la complémentaire santé, c’est
exactement la même chose) est une assurance à 100%
privée. Une société à but commercial qui vend un
produit et qui doit rapporter des bénéfices.
• On retrouve également ici les sociétés d’assurances
mutuelles qui ont un statut de société civile sans but
lucratif mais pourtant bien régie par le 
Codes des Assurances.
• Ici, on vous propose des tarifs en fonction de vôtre
âge, de votre lieu de résidence et de votre sexe mais
très rarement en fonction de l’état de santé. Il faut
d’ailleurs fuir les mutuelles qui vous propose un
questionnaire médical!