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OPERATION

DE
L’AIR HUMIDE

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires - R.KESSAS 1


- 2006
1. Présentation du Problème
 Dans toute opération comportant un transfert de
matière entre phases, il y a également transfert de
chaleur. Quand un soluté passe d’une phase liquide à
une phase gazeuse, la chaleur de vaporisation de ce
soluté doit être fournie au système. Il en est de même
de toutes les opérations de distillation, d’adsorption,
d’extraction liq-liq., de séchage, etc. Dans chaque cas,
Ti évolue jusqu’à atteindre, en régime stationnaire, une
valeur résultant de l’égalité entre le flux de chaleur
apporté du milieu extérieur et celui intervenant dans le
transfert de matière.

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Présentation du Problème

 Dans les op. où les chaleurs latentes de


changement de phase sont faibles (extract. liq/liq.,
absor., gaz-liq. en sol. diluées) le processus de
transfert de chaleur ne joue qu’un rôle secondaire.
 Dans d’autres opérations, comme l’ébullition, la
condensation, la cristallisation, les transferts
simultanés de matière et de chaleur ont des
importances comparables, suivant les conditions
opératoires, ce sera l’un ou l’autre de ces
processus qui limitera principalement la vitesse
globale de l’opération.

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Présentation du Problème

 L’humidification et la déshumidif. sont les plus simples


et parmi les plus importantes de ces opérations de
transfert simultané de matière et de chaleur: il
n’intervient en effet ici que deux constituants et deux
phases. La phase liq. est un constituant pur, le plus
souvent de l’eau et la phase gazeuse est un mélange
binaire de vapeur du const. liq et d’un gaz non
condensable, généralement de l’air.
 On verra que, par analogie avec les modes de calcul
des autres OPU, les problèmes relatifs à l’air humide
se traiteront en considérant que la phase gazeuse
contient un diluant (l’air), non transférable à l’autre
phase et deux solutés transférables (la vapeur d’eau
et l’enthalpie).

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2. Description
&
Définition de l’air humide

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Description & Définition de l’air humide
 2.1. Teneur en vapeur d’eau
Considérons une enceinte de volume V contenant la masse
Ma d’air et la masse Me d’eau. Suivant les valeurs de ces 2
masses, et suivant T et PT du mélange, l’eau peut exister
uniquement à l’état vap., ou au contraire rester en partie à
l’état liq. ou même à l’état solide. Dans de nombreux
problèmes de déshumidif., il faudra ainsi tenir compte des
gouttelettes d’eau, de masse Mel, ou des microcristaux de
glace, de masse Meg, présents dans une masse gazeuse
humide après refroidissement. Dans le cas général, on a:
Me = Mev + Mel + Meg (1)

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Description & Définition
de l’air humide

 211. Humidité absolue


Dans les études du mélange binaire air-vap. d’eau, on
n’utilise généralement que les grandeurs symétriques (titre
molaires ou mass.) souvent employées dans les autres
OPU. On utilise presque exclusivement le rapport
massique de la masse Mev de vap. d’eau, à la masse d’air
Ma contenues dans les volumes V; ce rapport est appelé
"humidité absolue" ou encore "teneur en vap. d’eau"; il est
représenté souvent par wv:
masse de vap. d 'eau Mev
wv   (2)
masse d 'air sec Ma

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Description & Définition
de l’air humide
 On définira de même pour toute l’eau Me, le rapport:
Me
w
(3) Ma
 Si on assimile l’air humide à un mélange de gaz parfaits,
l’application des lois de Raoult et de Dalton donne:
(4) 18 18 y pe
wv  .Y  .  0, 622
29 29 1  y P  pe
où Y est le rapport mol., y le titre mol. de vap. d’eau dans l’air
humide, pe la pression partielle de l’eau et P la pression
totale. La valeur maxi de la teneur en vap. d’eau est atteinte
pour la saturation, c-à-d quand la pression partielle de la
vap. d’eau est égale à la Peq p° à T considérée, soit:
p
wvs  0, 622
(5) P  p
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Description & Définition
de l’air humide

212. Humidité relative ou degré hygrométrique (en %)


C’est le rapport de la pression partielle pe à la pression de
saturation p° à la temp. de l’air humide:
pe (6)

p
On notera que le "pourcentage d’humidité" est une grandeur
différente, qui est définie comme le rapport des humidités
abs. vraie et à saturation, soit:
Ye wv pe P  p P  p
(%Y)    .  . (7)
Ys wvs P  pe p P  pe

Il est évident que (%Y) et  sont peu différents aux basses T.

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Description & Définition
de l’air humide
213. "Volume massique humide" v’:
C’est le volume occupé par le mélange de 1 kg d’air sec et de la
vapeur d’eau qui est associée, soit:
22, 4 T 1 wv
v'  . .(  ) (m3.kg-1) (8)
273 P 29 18
Le "volume mol. humide" v est de même le volume occupé par le
mélange de 1 mole d’air sec et de la vap. d’eau qui lui est
associée, soit:

0, 0224 T
v . .(1  Y) (m3.mole-1) (9)
273 P

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Description & Définition
22. Enthalpie de l’air humide de l’air humide
L’enthalpie d’un mélange d’air et de vapeur d’eau est:
H = Ha + Hv . wv (10)
où Ha est l’enthalpie d’1 kg d’air sec et Hv est l’enthalpie d’1 kg de vapeur
d’eau (les chaleurs de mélange en gaz sont négligeables, et on prend la
même T pour définir les origines des H).
 Pour l’air à Patm, on a:
Ha = c’pa . T = 0,24 T (en kcal.kg-1) (11)
où c’pa est la capacité calorifique massique de l’air sec à P Cste, égale à
0,24 cal.kg-1.°C-1 à Tamb.
 Pour la vapeur d’eau, on a de même:
Hv = 0 + c’pev . (T-T0) (12)
Les valeurs numériques de la formule dite de Ramzine sont:
Hv = 595 + 0,47 . T (en kcal.kg-1) (13)
En combinant (10), (11) et (12), on a:
H = wv.0 + [c’pa + c’pev . wv] . T (14)

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Description & Définition
de l’air humide

Remarques
 On définit souvent la "capacité calorifique" massique de
l’air humide à P=C ste par c’p = c’pa+ c’pev . wv
 La relation (14) s’écrit encore:
H = 595. wv + (0,24 + 0,47 wv).T (15)
 Si la teneur en eau du système est supérieure à la teneur à
saturation wvs, une partie est à l’état d’eau liq. ou de glace:
 Si T > 0 °C, on a:
H = Ha + wvs . Hv + (w – wvs) . T (16)
 Si T < 0 °C, on a:
H = Ha + wvs . Hv + (w – wvs) . (0,5.T – 80) (17)
En prenant 0,5 cal/ kg. °C pour la capacité cal. de la glace et
80 kcal/kg pour l’enthalpie latente de fusion.

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Description & Définition
de l’air humide
23. Mélangeage de 2 masses d’air humide
Considérons le mélangeage de 2 masses M1 et M2 d’air, de
temp. T1 et T2 contenant les humidités w1 et w2 et dont les
enthalpies massiques sont H1 et H2.
En affectant de l’indice (3) les grandeurs relatives au mélange
obtenu, les bilans d’air sec, d’eau et d’enthalpie s’écrivant
respectivement:
– Air: M1 + M2 = M3
– Eau: M1.w1 + M2.w2 = M3.w3
– Enthalpie: M1.H1 + M1.H2 = M3.H3
En éliminant la masse totale M3 entre ces équations, il vient:
M1(w3 – w1) + M2(w3 – w2) = 0 (18)
M1(H3 – H1) + M2(H3 – H2) = 0 (19)

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Description & Définition
de l’air humide
Considérons sur un diagramme enthalpie-humidité absolue, à axes
de coord. quelconques les points A1 de coord. (H1,w1) , A2 de coord.
(H2,w2) et A3 de coord. (H3,w3).
On peut considérer que (18) et (19) sont des relations scalaires entre
les projections sur les axes, des vecteurs A1A3 et A2A3; ces 2 relations
sont donc équivalentes à l’éq. vectorielle:
 
(20) M1.A1A 3  M 2.A 2A 3  0
que l’on peut encore écrire:

M1 A 2 A 3 w 3  w 2 H 3  H 2
(21)   
M 2 A1A 3 w 3  w1 H3  H1
Nous retrouvons la "règle des bras de levier" relative à la
représentation géométrique de l’addition: le point A3 représentant le
mélange obtenu est situé sur une droite passant par les points A1 et
A2 et sa position est telle que les modules des vecteurs A1A3 et A2A3
sont inversement proportionnels aux 2 masses mélangées M 1 et M2.

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Description & Définition
de l’air humide

Enthalpie H Humidité w

A2
A3 M1
M2
A1

H1 w1 w2
H2
0

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24. Les Diagrammes Psychrométriques (Fig.2)

Les problèmes de séchage et d’humidification sont la plupart


du temps résolus graphiquement sur des diagrammes
représentant les relations d’équilibre et de bilans entre les
diverses grandeurs définies ci-dessus. Parmi les nombreux
diagrammes utilisés (tous établis pour PT =Cste) nous citerons
principalement les 3 suivants:
241. Le diagramme de CARRIER
Il consiste à porter en coord. rectang. l’humidité abs. wv en
ordonnée et T en abscisse. Ce diag. est presque
exclusivement utilisé dans les pays de langue anglaise et il
est encore de loin le plus répandu dans les pays latins.

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24. Les Diagrammes
Psychrométriques

242. Le diag. de MOLLIER-RAMZINE


Il consiste à porter l’enthalpie H en ordonnée et l’humidité w
en abscisse, les axes de coord. faisant un angle obtus de
150° sur le diag. établi par la société française VENTIL et de
135° sur les diag. d’origine allemande. Le diag. de Mollier est
en effet surtout utilisé en Allemagne et en Europe de l’Est,
mais il a tendance à se propager ailleurs.

243. Le diagramme de VERON-CASARI


Il ne diffère du diag. de Mollier-Ramzine que par le fait que
l’angle des axes de coord. est aigu, soit 30°. Cet angle est de
40° dans un diag. analogue établi récemment par l’ ASHAE
(American Society of Heating and Air Conditionning
Engineers).

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24. Les Diagrammes
Psychrométriques
 Le diag. de Carrier proposé dès 1911 présente l’avantage d’être
plus accessible à l’intuition, car l’homme a la "sensation directe"
des grandeurs T, w portées en coord.
 Au contraire, l’enthalpie figurant dans le diag. de Mollier (datant
de 1923-29) est déjà une grandeur plus abstraite, mais le diag.
de Mollier présente d’importants avantages qui apparaîtront dans
le raisonnement de ce chapitre, et dont le principal avantage est
lié au fait qu’un bilan de matière et d’enthalpie se représente
simplement sur ce diag. par la règle des leviers.
 Le diag. de Veron-Casari présente les mêmes avantages que le
diag. de Mollier; mais la disposition de ses axes de coord. est
telle que les réseaux de ses lignes de niveau sont presque
identiques à ceux du diag. de Carrier; il est donc immédiatement
utilisable par des débutants et les nombreux techniciens déjà
familiarisés avec le diag. de Carrier.
 Les raisonnements développés dans ce chapitre s’appliqueront
en toute rigueur au diag. de Veron-Casari et approximativement
au diag. de Carrier.
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25. Conditions de Formation de brouillard
 La représentation graphique du mélange de 2 masses d’air
humide d’air humide, étudiée au §23, reste valable, même si
ces masses sont elles-mêmes des mélanges d’eau liq. et d’air
saturé, c-à-d des brouillards.
NB: les diverses lignes du diag. de V.Casari, telles que les isenthalpes et les
"isothermes humides" se prolongent sans discontinuité du domaine de l’air humide
au domaine du brouillard. Cette propriété est précieuse dans de nombreux pbs.
 Étudions dans quelles conditions le mélangeage de 2 masses
d’air humide M1 et M2 peut provoquer la formation d’un
brouillard; il suffit pour cela que la droite A 1A2 coupe la courbe
de saturation et les masses M1 et M2 mélangées soient telles
que le point A3 figuratif du mélange se trouve sans la zone de
brouillard.

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Conditions de Formation de brouillard

 Considérons, par ex., une cuve d’eau chauffée à l’air libre dans un
atelier. Au-dessus de la cuve, l’air accroît sa T° et son humidité jusqu’à
atteindre un état voisin de la saturation représenté par le point M 1.
 Cet air, par suite de la diminution de sa densité, s’élève dans le local et
vient se mélanger à l’air froid. Supposons que l’air introduit dans
l’atelier par ventilation naturelle ou forcée se trouve à l’état défini par le
point A2. Le point figurant le mélange d’une masse donnée d’air chaud
et humide avec des masses croissantes d’air froid, se déplace
progressivement sur la droite A1A2, de A1 vers A2.
 Quand il atteint le point B1 sur la courbe de saturation, les buées se
forment; elles ne disparaîtront que si le point de mélange dépasse le
point B2 sur cette même courbe. On voit que la résorption des buées
n’est possible qu’en diluant l’air chaud et humide dans une masse
considérable d’air froid. On voit encore qu’on pourra diminuer fortement
le débit minimum d’air frais nécessaire en provoquant un réchauffement
de celui-ci avant son introduction dans le local.

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Conditions de Formation de brouillard

 L’idéal serait de dépasser le point A’ 2 situé sur la


tangente A1T, car les buées ne seraient plus
susceptibles de se former, mais on devrait réaliser une
T° incompatible avec les règles hygiéniques imposées
par la présence d’ouvriers dans le local. On se limite à
un état A’’2 restant compatible avec les exigences d’un
confort mini. et le volume d’air nécessaire est fixé par
la condition que le mélange soit représenté par le point
P de la droite A1A’’2 correspondant à un degré
hygrométrique compris entre 0,8 et 0,9, valeur fixée
pour éviter des condensations pouvant résulter de
refroidissements locaux.

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3. Étude des Modes
de Saturation de l’Air Humide

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Étude des Modes de Saturation
de l’Air Humide

31. Influence de la T° de l’eau ajoutée à l’air humide


 Considérons un exemple d’échangeur simple, ouvert
adiabatique, constitué par une chambre d’humidification
d’air par pulvérisation. Comme le montre la fig. 5, une
pompe auxiliaire prend l’eau dans le fond de la chambre et
l’injecte dans une batterie de tuyères de pulvérisation. L’air
est donc refroidi et humidifié. Nous supposerons la
chambre parfaitement calorifugée, de sorte que, avec des
débits d’air et d’eau constants, la chambre prend une T°
stationnaire Ts qui est également celle de l’air sortant.
 Supposons de plus que l’équilibre de saturation soit atteint;
la chambre est alors équivalente à un étage théorique de
transfert gaz-liquide.

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Étude des Modes de
Saturation de l’Air Humide

Air saturé
Air
G, wA, TA
G, ws, Ts

Eau

L, TL

Figure 5

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Écrivons les bilans de mat. et de chal. en régime stationnaire en
négligeant la chaleur provenant de la dégradation de l’énergie
mécanique dans l’appareillage de dispersion du liquide en
gouttelettes.
– Air: débit G = Cste
– Eau: G.wA + L = G.ws
– Enthalpie: G.HA + L.HL = G.Hs
Ce qui s’écrit: G (ws – wA) = L (22)
G (Hs – HA) = L.HL (23)
Ou encore: HS  HA
(24)  HL
wS  wA
Cette relation montre que le point S figuratif de l’air saturé
(Hs,ws) est situé sur une droite de pente HL passant par le
point A figuratif de l’air d’alimentation (HA,wA).

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Étude des Modes de
Saturation de l’Air Humide

+∞ -∞

+5000 S 0

A
Y=H /w
pente Y=HL
+1000

+600 +300
Figure 6
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 Afin de faciliter le tracé de droites de pente donnée, en
coord. non-rectang., les diag. de Mollier et de V-Casari
comportent une graduation spéciale autour du cadre du
diag.:
 A partir d’un point-repère, marqué (+), on trace une droite
de pente Y=H/w (en kcal/kg) lue sur la graduation
marginale; il suffit alors de tracer par le point A (HA,wA) une
parallèle à la droite précédente. Le point S cherché est
situé à l’intersection de cette droite et de la courbe de
saturation. On lit alors sur le diag. la tempér. Ts cherchée.
 Il est intéressant d’examiner comment varie Ts de l’air
saturé, en fonction de l’enthalpie de l’eau introduite. A cet
effet, on considère quelques cas extrêmes où le débit L
d’eau consisterait de glace à 0°C ou au contraire de vapeur
saturante à 100°C.

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 A titre d’exercice, on déterminera les valeurs de Ts et de ws du
tableau ci-après:
État et T° de l’eau mélangée à de l’air à HL TS wS

30°C et 20% d’humidité, pour le saturer Kcal.kg-1 °C


glace à O°C - 80
liquide à 0°C 0
vapeur saturante à 0°C 595
liquide à 100°C 100
vapeur saturante à 100°C 640
vapeur surchauffée à 300°C 740

 Il résulte de ce tab. que l’addition d’eau liq., même à une T° largement


sup. à celle de l’air, entraîne une forte diminution de la T° de la phase
gazeuse. Au contraire, quand on ajoute de la vap. d’eau, la T° de l’air
est peu modifiée, quelle que soit la T° de cette vap. Ces résultats
montrent bien toute l’importance de l’enthalpie latente de
vaporisation, par rapport à tous les autres termes enthalpiques.

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32. Température de Saturation Adiabatique
"Les Isenthalpes"
 Imaginons que le saturateur représenté sur la figure 5 ne
soit plus alimenté en eau (L=0) ; c’est un échangeur
fermé ; on suppose toutefois que la masse totale d’eau
contenue dans cette chambre est suffisamment grande
pour que sa diminution soit négligeable, même après que
la température stationnaire TS est atteinte.
 Dans ces conditions, l’enthalpie massique de l’eau liquide
contenue dans la chambre reste constante (puisque sa
température TS est constante). L’enthalpie de l’air,
(rapportée à la masse unitaire d’air sec) est donc la même
à l’entrée et à la sortie de l’appareil.
HA = HS

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Température de Saturation
Adiabatique

 Le point de coordonnées (HS, wS) se déduit donc


du point (HA, wA) en traçant l’isenthalpe, c’est-à-
dire la droite de pente nulle, passant par ce point.
 La température TS ainsi atteinte est uniquement
déterminée par la température TA et l’humidité wA
de l’air entrant ; on l’appelle la "température de
saturation adiabatique" de l’air considéré.
 Pour calculer l’ordre de grandeur de cette
température, écrivons que l’enthalpie nécessaire à
la vaporisation du liquide, est fournie par la
variation de température de l’air humide, soit :
G (wS – wA) S = G C’p (TA – TS)

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Température de Saturation
Adiabatique
On en déduit :

wS  wA C'p

TS  TA S

Cette relation montre que sur un diagramme de Carrier


(humidité-température), le point (wS, TS) et le point (wA, TA)
sont approximativement situés sur une droite de pente
moyenne – C’p/S, appelée "droite de refroidissement
adiabatique".
Le diagramme de Veron-Casari a précisément été conçu pour
que le réseau de ces droites approximatives soit aussi
voisin que possible des droites rigoureuses constituées par
les isenthalpes.

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Température de Saturation
Adiabatique

 Valeurs numériques :
Rappelons que la capacité calorifique C’p est
approximativement donnée par la relation :
C’p = 0,24 + 0,47 wv (15)
La valeur moyenne de C’p couvrant tout le domaine de
variation de wv entre 0,00 et 0,05 est donc :
C’p  0,25 (en kcal.kg-1.(°C)-1 (27)
En tenant compte de S = 590 kcal.kg-1 (aux environs de 20
– 30°C), la pente de la droite moyenne est donc :
C ' p 0, 25
  4, 2.10 4 en (°C)-1
S 590

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33. Les Psychromètres – Lectures des
Thermomètres Sec et Mouillé
 L’appareil est constitué de 2 thermo. dont les bulbes, sont
placés dans le courant d’air et convenablement protégés.
Le bulbe de l’un des thermo. reste sec tandis que celui de
l’autre est entouré d’une mèche imbibée d’eau.

TA
T’

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Les Psychromètres –
Lectures des Thermomètres
Sec et Mouillé

 La vaporisation de l’eau contenue dans la mèche entraîne


un abaissement de T° de celle-ci ; l’air en écoulement
transfère donc par convection, une partie de sa chaleur à
la mèche.
 En régime stationnaire, le thermomètre mouillé donne la
température T’ de la mèche et le thermomètre sec donne la
température TA de l’air.
 Le flux de chaleur transféré de l’air à la mèche est :
 T = S.h (TA – T’) 28)
 et le flux de matière (vapeur d’eau) transféré inversement
de la mèche à l’air est :
 M = S.k (w’S – wA) (29)

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Les Psychromètres –
Lectures des Thermomètres
Sec et Mouillé

S est l’aire de la surface d’évaporation de la mèche


mouillée en contact avec l’air, h est la conductance de
transfert de chaleur à travers la couche limite gazeuse
avoisinant la surface S, et k est la conductance de transfert
de vapeur d’eau à travers cette même couche.

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Les Psychromètres
On supposera que l’air est saturé d’humidité à la tempér. T’
au contact de la mèche, mais en régime stationnaire, tout
le flux de chaleur  T transféré à la mèche est utilisé pour
vaporiser le flux M de vapeur d’eau .
 T = S .  M (30)
où S est l’enthalpie latente de vaporisation de l’eau à T’.
En combinant les 3 relations (28), (29) et (30), il vient :
S.h. (TA – T’) = S.S.k (w’S – wA)
d’où : w ' S  wA h

T ' TA S.k
 A Tamb, le rapport h/k est à peu près indépendant de la
vitesse du gaz quand celle-ci devient > 5 m/ s. Dans ces
conditions, Re relatif à l’obstacle constitué par le bulbe du
thermo. suffisamment élevé pour que le transfert par
convection turb. l’emporte sur ceux par conduction et par
rayonn. L’expérience donne h / k  0,26 kcal.kg-1.(°C)-1 pour
l’air humide à T et P habituelles.
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Les Psychromètres

 Sur un diagramme de Carrier (humidité-température), le point


(w’S, T’) s’obtient donc par intersection de la courbe de
saturation et de la droite de pente –h/ S.k passant par le point
(wA, TA).
 La température T’ du thermomètre mouillé ne dépend que de
la température TA et de l’humidité wA du gaz, on l’appelle la
Température Humide du gaz, par opposition à TA qui est sa
température Sèche.
 Étant donné les valeurs numériques quasi-égales trouvées
pour la capacité calorifique moyenne C’p  0,25 et pour le
rapport des conductances h/ k = 0,26, il résulte que les
relations (26) et (31) sont égales, nous parvenons à ce résultat
remarquable et imprévisible a priori que : la température de
saturation adiabatique est quasi-égale à la température
humide.
 On vérifiera que les isenthalpes et les isothermes humides
sont sur le diagramme de Veron-Casari, des droites presque
confondues. Cela est un coup de chance car a priori ce n’est
pas une astuce du constructeur.

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Les Psychromètres

 Les conditions opératoires sont cependant différentes : la


"température du thermomètre mouillé" est en effet celle que l’on
prend une petite masse d’eau isolée au sein d’un écoulement d’air
humide, la masse d’eau étant suffisamment petite pour n’apporter que
des modifications négligeables à la température et à l’humidité du
débit d’eau. Au contraire, la "température de saturation adiabatique"
est celle que prend une masse d’eau suffisamment grande pour que
tout le débit d’air soit en équilibre complet de température et d’humidité
avec cette masse d’eau.
 Nous appelons "coefficient psychrométrique" de l’air humide, le
rapport :
h
q
C ' p.k
 Ce coefficient est quasi égal à l’unité pour le mélange d’air
et de vapeur d’eau à la pression atmosphérique, et à la
température ambiante.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 38


35. Détermination du degré hygrométrique
351. Hygromètres à point de rosée ou à condensation

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 39


Détermination du degré
hygrométrique
352. Les psychromètres
Au paragraphe 33, nous avons déjà analysé en détail la
signification de la lecture d’un thermomètre dont le bulbe
est entouré d’une mèche imbibée d’eau.
Rappelons les conditions nécessaires pour effectuer une
mesure correcte de l’humidité d’un air en écoulement.
1°) la mèche doit être complètement imbibée d’eau de sorte
qu’aucune partie sèche de cette mèche ne soit en contact
avec le courant d’air.
2°) l’eau alimentant la mèche, doit être fournie à une T°
aussi voisine que possible de la tempér.  S de la mèche.
3°) la vitesse de l’air autour de la mèche doit être de 5 m/s.
4°) des écrans à la température TA du gaz doivent être
convenablement placés pour diminuer l’influence du
rayonnement des parois.
Le psychromètre est en fait l’appareil de contrôle et
d’étalonnage pour les autres hygromètres.
29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 40
Détermination du degré
hygrométrique

353. Les Hygromètres à diffusion


Une ampoule, contenant un peu d’eau (quelques cm3) est en
communication à travers une paroi poreuse, avec l’air dont
on veut mesurer l’humidité.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 41


Détermination du degré
hygrométrique
Les Hygromètres à diffusion
 Supposons que la paroi poreuse soit choisie de façon telle
qu’elle satisfasse aux conditions suivantes :
1°) les molécules d’air diffusent librement dans les deux sens
de sorte que la pression partielle d’air soit la même de part
et d’autre de la paroi poreuse.
2°) le flux de molécules de vapeur d’eau diffusant à travers
cette paroi est suffisamment petit vis-à-vis de la vitesse
d’évaporation de l’eau liquide, pour que la pression de
vapeur dans l’ampoule soit égale à la pression de vapeur
p°, à la température de l’ampoule.
3°) la face aval de la paroi poreuse est suffisamment bien
balayée par le débit d’air étudié pour que la pression
partielle de vapeur d’eau y soit la valeur p à mesurer.
Un manomètre donne alors directement la différence (p°-p)
d’où l’on déduit le degré hygrométrique.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 42


354. Les hygromètres à solide hygroscopique
De très nombreux appareils ont pour principe commun de
mesurer (ou d’estimer) une propriété physique d’un solide
hygroscopique qui varie avec le taux d’humidité du solide.
Parmi les propriétés physiques mesurées, citons :
 la conductibilité électrique :
 d’un film de polystyrène recouvert d’une poudre de carbone dans un
liant hygrométrique ;
 d’une couche de laine de verre imprégnée de LiCl, etc.
 l’allongement d’une fibre textile : cheveu humain, lamelle de
bois, feuille d’acétate de cellulose.
 la couleur d’un sel cristallisant avec des molécules d’eau
(sels de cobalt).
Ces appareils ont l’avantage d’être souvent très simples et
très robustes. Leurs principaux inconvénients sont la
"fatigue" de l’élément solide sensible (fréquents
étalonnages) et la "lenteur de réponse" de l’élément solide
dont la vitesse d’adsorption ou de désorption de vapeur
d’eau est souvent faible.
29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 43
4. Opérations industrielles
sur l’air humide

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 44


41. Classification et profils de température
et d’humidité
Les opérations industrielles sur l’ai humide se classent selon
leur destination, dans les trois rubriques suivantes :
411. Déshumidification d’air
 On désire enlever l’excès d’humidité d’un débit d’air donné,
et généralement le refroidir dans la même opération. C’est
par exemple le problème du conditionnement des salles à
atmosphère confinée (salles de réunion, sous-marins,
ateliers traitant des solutions aqueuses chaudes, etc.).
 Dans un "humidificateur", l’air humide chaud est mis en
contact avec de l’eau froide, la vapeur se condense de la
phase gazeuse et celle-ci se refroidit tandis que la phase
liquide se réchauffe.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 45


Classification et profils de
412. Humidification d’air température et d’humidité

On désire augmenter la teneur en vapeur d’eau d’un débit d’air


donné, mais suivant les conditions, il faudra simultanément
réchauffer ou refroidir l’air. Tel est notamment le cas de
l’alimentation en air extérieur d’ateliers de traitement de
matières plastiques (sensibles aux effets de charges
électrostatiques en air sec). Suivant la période de l’année,
estivale ou hivernale, on devra refroidir ou réchauffer l’air
tout en l’humidifiant.
 Dans le cas particulier où l’eau d’alimentation de
l’humidificateur serait déjà à la température TS de saturation
adiabatique de l’air à humidifier, les profils de température
et de teneur en eau seraient ceux indiqués au § 32. L’eau
resterait à température constante et l’air serait refroidi.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 46


Humidification d’air

 Si la température de l’eau d’alimentation est inférieure à TS,


l’eau se réchauffe au contact de l’air mais il n’y a
humidification de l’air que si la température de l’eau est
supérieure à la température de rosée.
 Si la température de l’eau d’alimentation est quelque peu
supérieure à TS, l’air humide et l’eau se refroidissent
simultanément, car il y a un "puits" de chaleur à l’interface
gaz-liquide provenant de la vaporisation de l’eau.
 Peut-on réchauffer l’air en même temps qu’on
l’humidifierait ? Nous avons vu précédemment (§ 31) que
cette condition est impossible à réaliser avec le mélange
air-vapeur d’eau à la pression atmosphérique, du fait de la
grande valeur de l’enthalpie latente de vaporisation de
l’eau comparée aux capacités calorifiques de l’air et de
l’eau. En conséquence, il est nécessaire dans ce cas
d’associer à l’humidificateur un échangeur de chaleur
destiné à réchauffer l’air.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 47


413. Réfrigération d’eau Classification et profils de
température et d’humidité

 On sait que dans des régions industrielles de plus


en plus nombreuses, les débits d’eau provenant
des rivières et forages sont nettement
insuffisantes pour assurer, en circuit ouvert, la
réfrigération des divers appareils. Il devient
indispensable de recycler l’eau après l’avoir
refroidie. Cette réfrigération d’eau chaude s’opère
généralement en la pulvérisant au sommet d’une
tour replie d’un garnissage souvent constitué de
lattes de bois entrecroisées. La circulation de l’air
se fait soit de bas en haut par convection naturelle
soit latéralement par orientation judicieuse dans
les vents dominants, soit encore par ventilation
forcée.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 48


413. Réfrigération d’eau

 Considérons, par exemple, une tour à circulation forcée


d’air de bas en haut, soit à contre-courant de l’écoulement
d’eau pulvérisée. Dans la partie supérieure de la tour, l’eau
très chaude est en contact d’air saturé d’humidité.
Contrairement, au cas de l’humidificateur, ce profil est en
effet réalisable car la courbe de saturation est alors
dépassée, le point (TA, wA) étant situé dans la zone de
brouillard du diagramme psychrométrique. Quand l’eau
parvient dans la partie inférieure de la tour, elle s’est
refroidie. On voit que Tmin à laquelle on peut refroidir l’eau
est la T° de saturation adiabatique de l’air dont on dispose.
Cette T° ne serait d’ailleurs atteinte que dans un
échangeur d’efficacité parfaite (à NET infiniment grand).

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 49


Réfrigération d’eau

 On notera que la perte d’eau par évaporation reste très


souvent négligeable : la vaporisation d’un kilogramme
d’eau consomme environ 600 kilocalories et provoque
donc le refroidissement de 6°C d’un masse de 100
kilogrammes d’eau. Par contre, les pertes d’eau par
entraînement vésiculaire dans l’air saturé sortant au
sommet de la tour, peuvent être importantes si les buses
de pulvérisation ne sont pas bien conçues ; l’eau n’est
d’ailleurs pas introduite au sommet même de la tour, afin
que la portion supérieure, non irriguée, serve comme
faisceau de chicanes d’arrêt des gouttelettes d’eau
entraînées.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 50


42. Tour d’Humidification avec Écoulement
d’Eau en Circuit Fermé

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 51


Tour d’Humidification avec
Écoulement d’Eau en Circuit Fermé

 Traitons le cas simple du régime stationnaire d’écoulement


et de transfert, qui est atteint au bout d’une durée
suffisante de fonctionnement de l’appareil ; la température
stationnaire de l’eau en circuit fermé est celle atteinte par
les gouttes d’eau en bas de colonne, c’est-à-dire la
"température du thermomètre mouillé" relative à l’air à
humidifier :
TL = TS
 La teneur en vapeur d’eau et la température de l’air à
chaque niveau de la tour sont indépendantes du temps,
mais dépendent de la côte de ce niveau.
 Nous supposons de plus que la tour est adiabatique, ce qui
constitue une approximation très valable pour les tours de
dimensions industrielles.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 52


Tour d’Humidification avec
421. Bilans Écoulement d’Eau en Circuit Fermé

 Écrivons le bilan de vapeur d’eau dans une tranche


d’épaisseur dz située à la distance z de l’entrée du gaz :
- dL = G.dw = dM (37)
 Le bilan d’enthalpie s’écrit de même :
d (L.HL) = d(G.HG) (38)
Soit :L.dHL + HL.dL = G.dHG = G. S .dw + G.C’p.dT (39)
 Mais dHL = 0 puisque la T° de l’eau est constante ; on peut,
d’autre part, négliger l’enthalpie liquide HL devant celle de
vaporisation S de sorte que le bilan d’enthalpie (39) se
réduit à :
G. S .dw = - G.C’p.dT (40)
 que nous écrivons :
S = dM = - dT (41)
 En convenant de compter positivement tout débit de matière
ou d’enthalpie sortant d’un système contenant l’interface
(Fig.15).

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 53


Tour d’Humidification avec
Écoulement d’Eau en Circuit Fermé
423. Droites opératoires

Les relations cinétiques donnent:


S.Gdw = S.k (wS-w) a..dz = -G.C’p.dT = -hG (TG-TS) a..dz (44)
De l’équation (44), on tire :
dw C 'p k.C ' p wS  w (45)
  .
dT S hG TS  TG
Soit :
dw wS  w dans le cas particulier de l’air
 humide à la pression atmosphérique
dT TS  TG (dont le coefficient psychrométrique est
égal à l’unité). Dans ce cas, le point de coordonnées (w, TG) figuratif
de l’air humide à la côte z de la tour, se déplace sur la "droite de
refroidissement adiabatique", de pente – C’p / S (voir Fig. 7 et 16).

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 54


Tour d’Humidification avec
424. calcul de l’unité de Écoulement d’Eau en Circuit Fermé

transfert
 L’équation générale (45) s’écrit encore :
dw k.C ' p dT k.a..dz (46)
 . 
wS  w hG T G  T S G
 L’intégration de ces équations différentielles, de l’entrée à
la sortie de l’appareil, donne :
wS  w 0 k.C ' p TG 0  TS k.a..Z (47)
Log  .Log 
wS  wz hG TGz  TS G
Nous sommes amenés à définir comme pour les échangeurs de
matières, l’ UNITÉ DE TRANSFERT, par les relations :
Z = NUT . HUT avec: G (48)
HUT 
et : k.a.
ws  w 0 1 TG 0  TS
NUT  Log  .Log (49)
ws  wz q TGZ  TS
29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 55
Calcul de l’unité de
transfert

 Si um : vitesse du gaz dans la tour, alors : G = ..um,


 Soit  , la durée de séjour moyen de l’air dans la tour,
définie par :
Z.. Z (50)
 
G um
 L’équation (48) s’écrit encore :
 = NUT . DUT avec : DUT = / k.a (51)
DUT est la durée de l’Unité de Transfert.
 Du haut en bas de la tour, la T° de l’air est sa teneur en
vapeur d’eau évoluent exponentiellement comme le
montre la figure 16.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 56


Calcul de l’unité de
transfert

Figure 16

Après cinq unités de Transfert, la température et la teneur en vapeur


d’au ne diffèrent que de 1% de leur valeurs limites TS et ws.
29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 57
43. Tour d’Humidification avec Écoulement
d’Eau en Circuit Ouvert, à co-courant ou à
contre courant
G
Considérons à nouveau la tour
d’humidification de la Fig. 14
mais cette fois, l’eau s’écoulant L, TL0 TG0, w0
en circuit ouvert, nous ne
supposerons pas que sa T° est
uniforme dans tout l’appareil ;
TL0 est la température de l’eau
introduite au sommet de la tour
et TLz est sa T° à un niveau TLZ
TGZ, wZ
quelconque de côte z.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 58


Tour d’Humidification avec
431. Bilans de matière et Écoulement d’Eau en Circuit
Ouvert
d’enthalpie – Bilans globaux

 Écrivons les bilans de matière et d’enthalpie dans tout le volume


de la tour compris entre les niveaux de côtes "0" et "Z", en
supposant d’abord que les écoulements se font à contre-
courants, comme le montre la figure (17).
 Bilan d’eau : L0 – LZ = G (w0 – wZ) (51)
 Bilan d’enthalpie : L0.HL0 - LZ.HLZ = G (HG0 –HGZ) (52)
 Mais, nous avons vu que le débit d’eau que l’on fait circuler dans
une tour d’humidification est toujours très largement supérieur au
débit d’eau vaporisé dans l’appareil ; le débit L est constant à
mieux que 1% près du haut en bas de la tour. Le bilan d’enthalpie
peut alors s’écrire :
HGZ  HG 0 L.C ' L

TLZ  TL0 G

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 59


Tour d’Humidification avec
Écoulement d’Eau en Circuit
Ouvert

En tenant compte de
l’expression de l’enthalpie
massique du liquide :
HLZ – HL0 = C’L (TLZ –TL0)
Sur un diagramme H-T, le point
courant dont les coordonnées
sont HG (enthalpie de la phase
gazeuse) et TL (T° du liquide),
se déplace sur une droite de
pente L.C’L / G. C’est la Droite
Opératoire, qui passe par les
points représentatifs des
extrémités de la tour, soit : (TL0,
HG0) et (TLZ, HGZ).

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 60


Tour d’Humidification avec
Écoulement d’Eau en Circuit
Ouvert
 Note : dans le cas d’écoulement à co-courants, les équations
(51) et (53) s’écrivent respectivement :
L0 – LZ = G (wZ – w0) (54)

HGZ  HG 0 L.C ' L



TLZ  TL0 G
La droite opératoire a une pente négative (Fig. 16).
 Bilans différentiels
Écrivons des même les bilans de matière et d’enthalpie dans une
tranche d’épaisseur dz découpée dans la tour à la côte z, dans
le système à contre-courants.
 Bilan d’eau : dL = G.dw = d.M (56)
 Bilan d’enthalpie : d (L.HL) = d (G.HG) (57)
Soit : L.dHL  G.dHG = G..dw + G.C’p.dTG (57)

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 61


433. Efficacité globale de l’échangeur – Calcul de
l’Unité de Transfert
 L’intégration de l’équation différentielle (64) entre les deux extrémités de
la tour s’écrit : 0 Z
dHG k.a. k.a. (67)
Z HGi  HG G 0
 . dz 
G
.Z

ou, en introduisant comme précédemment la notion d’Unité de Transfert :


Z = NUT . HUT avec : 0
G dHG
HUT  et :
NUT  Z HGi  HG (68)
k.a.
 Le calcul du Nombre d’Unités de Transfert se fera dans le cas général
par intégration graphique, suivant un procédé déjà exposé (abs., distil.).

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 62


434. Détermination de la température de l’air
humide sortant – Conditions de formation de brouillard

 Sur la Fig. 18, la droite


opératoire représente la
relation, linéaire, entre H
de l’air humide et la T°
du liquide. La T° de l’air
humide n’apparaît pas
en cors de raisonnement
et n’est pas nécessaire
au calcul du NUT. Il est
cependant important de
la connaître, dans de
nombreux problèmes.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 63


Détermination de la température de
l’air humide sortant

 Écrivons à nouveau l’équation différentielle (64) valable


avec la condition particulière de Lewis, soit :
- G.dHG = k [HGi – HG] a..dz (64)
 Écrivons d’autre part que la diminution de chaleur
sensible de l’air humide G.C’pdTG est égale de chaleur
d GT transféré à l’interface et donnée par la relation (59),
soit :
- G.C’p.dTG = dGT = hG (Ti –TG) a..dz (71)
 Divisons les relations (64) et (71) l’une par l’autre, il vient :
dHG k.C ' p HGi  HG (72)
 .
dTG de
 Soit en tenant compte Ti  TG de Lewis :
hGla relation

dHG HGi  HG

dTG Ti  TG

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 64


Détermination de la température de
l’air humide sortant

Nous nous proposons de tracer la courbe HG = f(TG) dont l’éq. (73) donne
la dérivée. Supposons que la T° de l’air humide à l’entrée de la tour en
bas de colonne soit connue ; nous plaçons sur la Fig. 20 le point A’ de
coord. (HGZ, TLZ). Ce point est sur la même isenthalpe que le point
courant A (HGZ, TLZ) de la droite opératoire. La relation (73) montre que
la tangente au point A’ à la courbe HG (TG) passe par le point Ai figuratif
des conditions interraciales.
Pour tracer une courbe dont on connaît la tangente en chaque point, le
mieux est d’opérer par la méthode des différences finies :
 on choisit un incrément AB sur la droite opératoire,
 on trace la "droite d’interface" BB1 parallèle à AAi,
 on joint Bi à A’,
 On trace l’isenthalpe passant par B, dont l’intersection avec BiA’ donne
le point B’,
 On recommence en prenant un nouvel incrément BC sur la droite opér.
 On trace la droite d’interface CCi,
 On joint Ci à B’,
 On trace l’isenthalpe passant par C, ce qui donne le point C’, etc.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 65


Détermination de la température de
l’air humide sortant

 Le tracé polygonal A’ B’ C’ D’ E’ F’ … constitue un


tracé approximatif de la courbe HG (TG) désirée. Il
est évident que les erreurs de ce procédé
graphique sont cumulatives et que la courbe HG
(TG) sera déterminée avec d’autant plus de
précision qu’on aura choisi des incréments plus
petits sur la droite opératoire.
 Le point figuratif de l’état de la phase gazeuse suit
une "loi du chien" par rapport au point figuratif de
l’état de l’interface.

29/04/21 04:53 Opérations Unitaires 66