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MASTER: Management des Entreprises Sociales et Territoires

Comptabilité financière des institutions de


l’ESS
Analyse de la situation
THEME 2 :
•Réalisé par : financière d'une association à partir
•El MOUSSAID du CPC :
Mohmmed Amine
.MAMOUNI Taoufiq
Association AMAL
.AFARFAR Chaimae
•El FIZAZI Jihane
•El MOUSSATI
Souhaila
•HASBI Chaimae Encadré Par :
Mme .MADHAT Fatimazahra
INTRODUCTION
 Au cours de ces dernières années, le secteur associatif, a
connu un développement important, coïncidant avec les
mutations économiques et sociales profondes que connait le
Maroc (association en 2017 )

 Par sa proximité de la population et son souci des besoins et


intérêts des citoyens dans divers domaines (économique,
éducatif, social, culturel, infrastructure, religieux, etc.), le
monde associatif est devenu une composante incontournable
de la vie économique et sociale du pays.

 Les associations ont besoin de disposer d’un système


d’information normalisé et adapté pour répondre aux besoins
de leurs membres, des donateurs, du public et de leurs
partenaire de façon générale, et pour rendre compte de
l’utilisation des fonds qui leur sont confiés.
PROBLEMATIQUE :

QUELLE ANALYSE FINANCIERE POUR


LE CPC DES ASSOCIATIONS?
PLAN
 AXE1: CPC de l’association

 AXE2: Typologies et CPC


d’association

 AXE3: Analyse financière de


l’association Amal
AXE1:
AXE1: CPC CPC
de l’association
DE L’ASSOCIATION
DAHIR N° 1-58-376 DU 3 JOUMADA I
1378
 Article 1er :
« L’association est la convention par laquelle
deux ou plusieurs personnes physiques
mettent en commun d’une façon permanente
leurs connaissances ou leur activité dans un
but autre que de partager des bénéfices.
CADRE GENERAL: LOI N°75-00-2002
 Article 9 : (Abrogé et rempl., D. n° 1-02-206 du 12
joumada I 1423 (23/07/2002) portant
promulgation de la loi n° 75-00, art. 1er)

Les associations reconnues d’utilité public


doivent tenir une comptabilité dans les conditions
fixe par la voie réglementaire conformément au
Code Général de la Normalisation Comptable
(CGNC) sous réserve des adaptations prévues par
le présent plan comptable des associations décliné
en modèle normal et modèle simplifié.
CADRE GENERAL: LOI N°75-00-2002
 L’association doit établir, à la fin de chaque
exercice comptable, les états de synthèse aptes à
donner une image fidèle des actifs et des passifs,
de sa situation financière et de son Excédent ou
Insuffisance.
 Les états de synthèse présentés par
l’association sont au nombre de trois, ils forment
un tout indissociable :
- le bilan (BL)
- le compte de produits et charges (CPC)
- l’état des informations complémentaires (ETIC).
- Le CPC fonctionnel pour les grandes Associations.
LE COMPTE DE PRODUITS ET
CHARGES

 Le (CPC) est un état de synthèse qui décrit en


terme de produits et charges les composantes
du résultat final de l'exercice comptable, il est
déterminé à partir des comptes de produits et
charges (classe 6 et 7 du plan comptable
marocain).
Instrument
de gestion 

Moyen Outil
de d’informatio
n
preuve
 Cotisations : (715)

 Ce sont des droits financiers perçus par les


associations et dont le montant est fixé par les
organes de direction (formule souple) ou par
l'Assemblée Générale, selon des critères
déterminés de préférence par le règlement
intérieur de l'association (formule moins
souple). Les cotisations peuvent être
identiques pour tous les membres ou
différenciées selon les catégories et ils sont
limitées par la loi à 240dhs
 Dons, legs et donations

 Le don : encore appelé don manuel, le don est la remise


directe au bénéficiaire, d’une somme d’argent ou d’un
bien meuble, sans formalité particulière.
 La donation : c’est l’acte par lequel le donateur dispose
d’un bien au profit d’un donataire qui l’accepte. C’est une
formalité constatée par un acte notarié, à peine de
nullité. La donation est irrévocable.
 Le legs : il s’agit d’une disposition post mortem, (c’est-à-
dire qu’elle n’aura d’effet qu’après le décès) par laquelle
le testateur transmet l’intégralité, une quote-part ou bien
encore un élément de son patrimoine, au profit d’un
légataire. Le legs est exprimé dans un testament qui en
est le support.
 Les associations reconnues d’utilité publique par le
Secrétariat Général du Gouvernement, qui sont des
associations déclarées bénéficiant d’une capacité juridique
plus étendue selon L’article 6 du Dahir de 1958 qui leur
permet notamment de recevoir des legs et des donations,
faire des placements financiers, bénéficier d’avantages
fiscaux et commercialiser certains de leurs produits au
profit de la pérennité de leurs actions
 Très peu d’associations font appel à la générosité publique.
Par contre l’organisation de manifestations destinées à
collecter des dons auprès de particuliers, notamment à
travers les soirées de gala, devient une pratique assez
courante
 Subventions

 Les Subventions publiques celles-ci étaient auparavant


réservées quasi exclusivement aux « associations reconnues
d'utilité publique ». En vertu de l’article 6 de la loi 75-00,
les associations déclarées peuvent recevoir des subventions
de la part des autorités publiques. Par subventions, au sens
de la nouvelle loi, il faut entendre aussi bien les subventions
des administrations (Etat et organismes publics et semi
publics) que celles des instances régionales, provinciales,
locales ou même communales
 Notons que les associations qui reçoivent des fonds publics,
que ce soit dans le cadre du partenariat Etat/associations,
ou de subventions, d’appel à la générosité publique, sont
susceptibles d’être contrôlées par la Cour des Comptes au
niveau national ou par les Cours des Comptes régionales
 Notion de ressources affectées dans le secteur associatif
 Le suivi des financements pluriannuels : le traitement
comptable prend en compte l’affectation des financements ;
le raisonnement étant identique pour les subventions et les
dons affectés : concernant l’inscription en produits des
ressources de l’année, le montant correspondant à la partie
non utilisée, à la clôture d’un exercice, fait l’objet d’une
inscription en charges sous la rubrique «engagements à
réaliser sur ressources affectées »(681)
 Lors de leur utilisation effective, les fonds sont repris en
produits au compte de produits et charges (CPC) au rythme
de la réalisation des engagements à la rubrique « report des
ressources non utilisées des exercices antérieurs »(781)
 Notions de salariés
 Une association se doit d’être un employeur responsable. Elle
a les mêmes obligations qu’une entreprise vis à vis de ses
salariés, elle doit respecter le code du travail et garantir le
salaire minimum légal. Elle doit pratiquer la non-discrimination
vis à vis des femmes et des personnes en situation d’handicap,
tout comme dans le milieu de l’entreprise, il y a probablement
des associations qui ne déclarent pas leurs salariés, surtout
celles de petite taille. Les associations de grande taille,
particulièrement celles reconnues d’utilité publique, les
déclarent même si elles ont beaucoup de difficultés à le faire,
dans la mesure où, certains bailleurs de fonds (nationaux et
internationaux) n’acceptent pas de financer des salaires et
lorsqu’ils acceptent de le faire, plusieurs refusent de financer
les charges sociales. Dans les associations il n’y a pas de
sécurité d’emploi. L’emploi est dépendant des subventions et
surtout des financements de projet. Pour cette raison, il peut
être difficile de pouvoir recruter certaines compétences
REGLES DE
COMPTABILISATION
1. Excédent ou insuffisance :

 Le résultat dégagé par la comptabilité comprend :


• celui définitivement acquis,
• celui pouvant revenir à un tiers financeur, en
application de conventions particulières.
 Ce résultat ne peut être attribué aux membres de
l’association, sur lequel ils n’ont aucun droit
individuel. Le solde positif est dénommé « Excédent
» et le solde négatif « Insuffisance ».
 L’affectation de l’Excédent ou l’Insuffisance est
effectuée conformément aux dispositions
statutaires.
2. Subventions de fonctionnement

 Les conventions d’attribution de subventions aux associations


peuvent contenir des conditions suspensives ou résolutoires.
 Une condition suspensive non levée ne permet pas
d’enregistrer la subvention en produits. Par contre, la
présence d’une condition résolutoire permet de constater la
subvention en produits mais doit conduire l’association à
constater une provision pour reversement de subvention dès
qu’il apparaît probable qu’un ou plusieurs objectifs fixés
dans la condition résolutoire ne pourront pas être atteints,
une dette envers le « tiers financeur » est constatée dans un
poste « subventions à reverser ».
 Les dépenses engagées avant que la subvention ne soit
définitivement acquise à l’association, sont inscrites en
charges sans que la subvention attendue puisse être inscrite
en produits.
 Lorsqu’une subvention de fonctionnement
inscrite, au cours de l’exercice, au compte de
produits et charges (CPC) dans les produits, n’a
pu être utilisée en totalité au cours de cet
exercice,
 l’engagement d’emploi pris par l’association
envers le « tiers financeur » est inscrit en charges
au compte:
« engagements à réaliser sur ressources
affectées » (sous comptes « engagements à
réaliser sur subventions attribuées »)
et au passif du bilan dans la rubrique « fonds
dédiés ».
3. Ressources en nature

 Les ressources reçues en nature peuvent être


soit utilisées immédiatement par l’association,
pour les besoins de son activité, soit stockées,
soit vendues.
 Les dons en nature consommés ou redistribués
en l’état par l’association pour les besoins de
son activité sont traités en comptabilité
conformément aux principes retenus pour les
contributions volontaires en nature
4. Legs et donations

 Pour les biens meubles ou immeubles provenant d’une


succession, de legs ou de donations et destinés à être
cédés par l’association, les mouvements suivants sont
comptabilisés :

• à la date de l’acte, ces biens sont inscrits dans l’ETIC


parmi les engagements reçus, pour leur valeur estimée,
diminuée des charges d’acquisition pouvant grever ces
biens ;

• à fur et à mesure des encaissements et décaissements


liés à la cession de ces biens, un compte de tiers
approprié « legs et donations en cours de réalisation » est
crédité ou débité des montants encaissés ou décaissés .
5. Subventions d’investissement

 L’association peut recevoir des subventions d’investissements


destinées au financement d’un ou de plusieurs biens dont le
renouvellement incombe ou non à l’association. Cette
distinction s’opère en analysant la convention de financement,
ou à défaut, en prenant en considération les contraintes de
fonctionnement de l’Association.

 Les subventions d’investissement affectées à un bien


renouvelable par l’association sont maintenues au passif dans la
rubrique «fonds associatifs ».

 Les subventions d’investissement affectées à un bien non


renouvelable par l’association sont inscrites au compte
«subventions d’investissements affectées à des biens non
renouvelables» et sont reprises au CPC au rythme de
l’amortissement de ce bien
6. Apports avec ou sans droit de reprise

 L’apport à une association est un acte à titre onéreux qui a


pour le donateur une contrepartie morale.
 L’apport sans droit de reprise implique la mise à disposition
définitive d’un bien au profit de l’association. Pour être
inscrit en fonds associatifs, cet apport doit correspondre à
un bien durable utilisé pour les besoins propres de
l’association. Dans le cas contraire, il est inscrit au CPC.
 L’apport avec droit de reprise implique la mise à disposition
provisoire d’un bien au profit de l’association selon les
modalités fixées dans la convention. Cet apport est
enregistré en fonds associatifs. En fonction des conditions
et modalités de reprise, l’association doit enregistrer les
charges et provisions lui permettant de remplir ses
obligations par rapport au donateur
7. Amortissement des biens apportes avec
droit de reprise

 Les biens apportés avec droit de reprise sont


enregistrés à l’actif du bilan. La contrepartie est
comptabilisée dans le poste « fonds associatifs
avec droit de reprise » à ventiler. Les
amortissements sont comptabilisés
conformément au CGNC. Si le bien ne doit pas
être renouvelé par l’association, la contrepartie
de la valeur d’apport inscrite au poste « fonds
associatifs avec droit de reprise » doit être
diminuée pour un montant égal à celui des
amortissements, par le crédit d’un compte «
autres produits courants ».
8. Prêt a usage ou commodat

 L’association peut bénéficier d’une mise à


disposition gratuite de biens immobiliers, à charge
pour elle d’utiliser ces biens conformément aux
conventions et d’en assurer l’entretien pendant la
durée du prêt usage.
 Ces biens sont inscrits à un compte d’actif
«immobilisations grevées de droit» en contrepartie
d’un compte «droits des propriétaires» qui figure
dans les fonds associatifs.
 L’amortissement de ces biens est constaté en
débitant le compte « droits des propriétaires » par le
débit du compte « immobilisations grevées de droit
».
AXE2: TYPOLOGIES ET CPC
D’ASSOCIATION
CADRE FISCALE

 Les associations à but non lucratif.

 Les associations à but lucratif.


Associations à but Associations à but non
lucratif lucratif
Impôt sur les sociétés Toute association qui Sont exonérées de
tire ses revenus en l’impôt sur les sociétés.
dehors de son objet
désintéressé, est
imposable à l’impôt sur
les sociétés.

Impôt sur le revenu Sont déductible du Les revenus des salariés


revenu global imposable d’une association sont
les dons en nature soumis à l’impôt sur le
octroyé aux associations revenu dans les
reconnues d’utilité conditions du droit
publique qui œuvrent commun.
dans un but charitable,
culturel….etc.
Impôt des patentes Sont soumises à cet Sont exonérées de
impôt les sociétés qui l’impôt des patentes.
exercent une
profession, une
industrie, ou un
commerce.

La TVA Sont soumises les Sont exonérées les


associations qui associations à but non
exercent des lucratifreconnues
opérations à d’utilité publique.
caractère
commercial.
LES ASSOCIATIONS À BUT LUCRATIF
 Impôt sur les sociétés :
 En vertu des dispositions du troisième alinéa de l’article 4
de la loi n°24-86 relative à l’impôt sur les sociétés, les
associations à but non lucratif sont imposées en raison des
bénéfices et des revenus tirés de la gestion ou de
l’exploitation, de ventes ou deservices (immeubles à usage
locatif, magasin, restaurant….)
 Il y a en principe, assimilation complète de l’association aux
sociétés de droit privé. Ils sont exonérés de l’impôt sur les
sociétés :
-Les associations sans but lucratif et les organismes
assimilés, pour les seules opérations conformes à l’objet
défini dans leurs statuts.
-Toutefois l’exonération ne s’applique pas en ce qui
concerne les établissements de ventes ou de services
appartenant aux organismes et associations susvisées.
LES ASSOCIATIONS À BUT LUCRATIF
 Impôt général sur le revenu :
 En vertu des dispositions de l’article 9 de la loi
n°17-89 relative à l’IGR, est déductible du
revenu global imposable le montant des dons en
argent ou en nature octroyé aux associations
reconnues d’utilité publique qui œuvrent dans
un but charitable, scientifique, culturel,
littéraire, éducatif, sportif, d’enseignement ou
de santé.
 Les revenus des salariés d’une association sont
soumis, par contre, à l’IGR dans les conditions
du droit commun.
LES ASSOCIATIONS À BUT LUCRATIF

 L’impôt des patentes :


 En vertu des dispositions de l’article premier
du dahir n°1.61.442 du 30 décembre1961
relatif à l’impôt des patentes, sont soumises à
cet impôt les personnes ou sociétés qui
exercent une profession, une industrie ou un
commerce.
 Les associations à but non lucratif sont hors
champ d’application de l’impôt des patentes.
Celles qui exercent des activités économiques
sont soumises à cet impôt au titre de ces
activités.
LES ASSOCIATIONS À BUT LUCRATIF
 La taxe urbaine et la taxe d’édilité :
 En vertu des dispositions de l’article 3 de la loi
n°37-89 régissant lesdits impôts, sont exclus
du champ d’application des taxes susvisées,
les immeubles appartenant aux associations
reconnues d'utilité publique lorsque dans
lesdits immeubles sont installées des
institutions charitables à but non lucratif.
LES ASSOCIATIONS À BUT LUCRATIF
 En matière de la TVA :
 La loi relative à la TVA précise que les personnes
effectuant des opérations imposables en matière de
TVA : il s’agit des « personnes autres que l’état non
entrepreneur, agissant à titre habituel ou occasionnel
quel que soit leur statut juridique, la forme ou la
nature de leur intervention ».
 Alors que la législation fiscale exonère de l’impôt sur
les sociétés toutes les associations sans but lucratif,
en matière de la TVA. Cette même législation fiscale
exonère uniquement les associations à but non
lucratif reconnues d’utilité publique au titre de leurs
prestations.
LES ASSOCIATIONS À BUT NON LUCRATIF
 Ce type d’associations tombe automatiquement sous
la coupe du droit commun fiscal. En effet ces
associations perdent le droit aux exonérations
prévues en matière d’impôt sur les sociétés, de
TVA, de patente et de taxe urbaine-taxe d’édilité.
 Ainsi, pour ne pas perdre ce caractère non
lucratif, l’association doit veiller à respecter les
critères suivants :
-L’association doit être gérée et administrée à titre
bénévole sans aucune rémunération au profit des
membres non-salariés.
-Il ne doit pas y avoir distribution directe ou
indirecte des bénéfices.
FINANCEMENT DES ASSOCIATIONS :
 Législation du financement associatif :

 L’article 6 du Dahir de 1958, abrogé et remplacé


par l’article 1er de la loi 75-00, précise la nature et
l’origine des ressources financières et matérielles
des associations : « Toute association régulièrement
déclarée peut ester en justice, acquérir à titre
onéreux, posséder et administrer : les subventions
publiques ; les droits d’adhésion de ses membres ;
les cotisations annuelles de ses membres ; l’aide du
secteur privé; les aides que les associations peuvent
recevoir d’une partie étrangère ou d’organisations
internationales »
FINANCEMENT DES ASSOCIATIONS :
 Différents modes de financement :

Les fonds propres :


La majorité des associations se caractérise
par une faible capacité d’autofinancement. Les
ressources propres quand elles existent
proviennent essentiellement des ventes de
produits ou de services et des cotisations.
FINANCEMENT DES ASSOCIATIONS :

Le financement public :

Le financement public représente la principale source


de financement d’un grand nombre d’associations. Les
subventions de l’Etat, en 2014, étaient de 2,2 milliards
de dirhams. Ce mode de financement demeure
cependant insuffisant.
 
D’après les données présentées par les représentants du
MSFFDS lors de leur audition,ce département a
contribué au financement des associations, en 2015,
avec uneenveloppe de 34,3 millions de dirhams. Cette
enveloppe était de 65,4 millions dedirhams en 2012, ce
qui représente une baisse conséquente.
FINANCEMENT DES ASSOCIATIONS :

Le financement privé :

Très peu d’associations font appel à la


générosité publique. Par contre l’organisation
de manifestations destinées à collecter des
dons auprès de particuliers.
FINANCEMENT DES ASSOCIATIONS :

Le financement international :

Passe lui par plusieurs canaux, tels que les


ONG et les Fondations privées internationales,
les agences de coopération bilatérales (telles
que l’AFD, la GIZ, l’USAID, l’Union Européenne),
les agences onusiennes, etc. Le financement
international des associations est l’un des
principaux mécanismes de l’aide au
développement.
POUR UNE NOUVELLE LOI DES ASSOCIATIONS

 Le mouvement associatif démocratique


marocain ayant pris acte du dépassement des
anciens textes juridiques et réglementaires (la
loi de 1958, revue en 1973, les
réaménagements de 2002..), pris en compte
leur évolution, constaté également le
changement de contexte, et en particulier les
nouvelles missions institutionnelles que la
nouvelle constitution reconnaît à la société
civile.
 La nouvelle loi sur les associations basée sur les principes
suivants :

 redéfinir ce qu’est aujourd’hui une association,

 transférer les compétences dévolues jusqu’à aujourd’hui au


Ministère de l’Intérieur à la Justice. Il importe que les
associations ne soient soumises qu’au contrôle de la justice,

 motiver, réglementer les cas refus en assurant voies de recours aux


concernés,
 possibilité pour l’association d’exercer ses activités dés le dépôt de la
déclaration,

 considérer la liberté d’association comme une liberté individuelle et


collective,
 affirmer la responsabilité de l’Etat dans la sauvegarde et le
renforcement des associations,

 garantir le droit des associations à participer à la vie publique et à


l’élaboration des politiques publiques, de leur suivi et leur évaluation,

 annuler les sanctions pénales et les amendes d’un montant exorbitant,

 affirmer le droit d’accès à l’information en faveur des associations ;

 nécessité de réviser la notion d’association d’intérêt public,

 exonérer les associations des taxes concernant la création ou le


renouvellement..
LES TYPOLOGIES DES ASSOCIATIONS

Les Les associations


associations d’utilité
déclarées publique

Les Les
associations associations à
étrangères statut spécial
LES TYPOLOGIES DES ASSOCIATIONS
 Les associations déclarées

 Le simple fait de déclarer une personnalité morale et


permet d’acquérir une capacité juridique. Elle peut alors :
-Se constituer partie en justice ; c'est-à-dire exercer une
action en justice ; tant en demande qu’en défense.
-Recevoir des cotisations ; des dons ; des subventions.
-Acheter ; posséder ; administrer des biens ; dés lors que
ces biens servent directement l’objet social de
l’association.
-S’engager par contrat : convention ; affiliation ; contrat
de travail pour le personnel ; ouverture d’un compte en
banque ; emprunt ; contrat d’assurance.
LES TYPOLOGIES DES
ASSOCIATIONS
 Les associations d’utilité publique

 Une association peut être reconnue d’utilité publique ;


elle est alors dotée d’une capacité juridique plus étendue
que celle d’une association simplement déclarée et
publiée.
 Les associations reconnues d’utilité publique peuvent :
-Recevoir des donations ou des legs.
-Placer leurs capitaux.
-Bénéficier d’avantages fiscaux.
-D’exercer une activité commerciale ; dés lors que
activité est en rapport direct avec leur objet et qu’il
n’est pas distribué des bénéfices.
LES TYPOLOGIES DES ASSOCIATIONS
 Les associations étrangères

 les associations étrangères sont régies par


les mêmes dispositions que les associations
marocaines ; la seule limite apportée par le
dahir réside dans l’exercice de la capacité
juridique par l’association étrangères.
LES TYPOLOGIES DES ASSOCIATIONS

 Les associations à statut spécial

 Particulièrement par rapport aux associations


culturelles et sportives nous trouvons de plus en
plus des associations dont l’objet ; les objectifs et
le domaine d’actions et plus spécialisés.
-Les associations des usagers des eaux d’irrigation.
-Les associations syndicales des propriétaires.
-Les associations sportives.
-Les associations professionnelles.
-Les associations des micros crédit
LES TYPOLOGIES DES ASSOCIATIONS
 Autres types d’association ( les unions ;
fédérations et confédérations )

 Lorsque plusieurs associations poursuivent des


buts similaires ou très voisins ; elles peuvent se
regrouper et constituer une union d’associations.
Ces unions d’associations sont souvent soumises
aux mêmes dispositions que celles qui régissent les
associations. Les fédérations et les confédérations
sont des unions ayant choisi une dénomination
distincte ; mais leur régime juridique est
identique à celui des unions.
AXE 3 : ANALYSE FINANCIÈRE DU CPC:
ASSOCIATION AMAL
 Cpc de l’association
ANALYSE PAR L'ETAT DES SOLDES
DE GESTION (ESG) :
 L'analyse du compte de résultat permet d'y
distinguer des marges et des résultats
intermédiaires. 
 Les soldes intermédiaires de gestion sont utilisés
pour évaluer l'activité, la profitabilité et la
rentabilité d'une association .
 L'état des soldes de gestion (ESG) est un tableau
qui permet de présenter le calcul de ces soldes.
 ESG
Marge ●
Significative pour les associations qui vendent des
commerciale(brut) biens/services.

Production de ●
La production de l’exercice correspond aux produits d’activité

l’exercice de l’association .


Ce solde exprime la création ou l’accroissement de valeur apportée par l’association.
Valeur joutée Elle est égale à la production globale de l’association (activité production et
commerciale) diminuée des achats et charges externes.

Correspond à la ressource que l’association tire de son


Excédent brut activité pour lui permettre de poursuivre cette activité
d’exploitation et éventuellement investir.
(EBE)
Il mesure la performance de l'association au
Résultat niveau purement de l’activité, avant le résultat
financier.
d’exploitation

Permet de dégager l’incidence du cycle de financement


Résultat net sur le résultat de l’association
 ESG

CAPACITE
D’AUTOFINANCEMENT
Calcul de la CAF
Il existe 2 méthodes de calcul de la
CAF:

La méthode additive

La méthode soustractive
LA MÉTHODE ADDITIVE

CAF = Résultat net de l’exercice + charges calculées – produits


calculés + valeur comptables des éléments d’actifs cédés –
produits de cession des éléments d’actifs cédés

LA METHODE SOUSTRACTIVE

CAF = Excédent brut d’exploitation + produits encaissables –


charges décaissables
Les ratios

Détermin
ation de
ratios
Il existe de nombreux types de ratios:

 Le ratio de rentabilité:

 Résultat d’exploitation/ Total fonds


associatifs

 Résultat Net / Total fonds associatifs

 Excédent brut d’exploitation / Total fonds


associatifs
 Le ratio d’activité:

 Subventions d’exploitation / ressources


d’exploitation
Ou
 Charges de personnel / Produits
d’exploitation
Conclusion
 La performance de l’association s’attache à
mesurer la capacité de cette dernière à
maitriser ses dépenses et à évaluer sa
capacité à lever des fonds, à avoir un soutien
financier régulier (public ou privé), à
accéder aux dons, aux legs, aux subventions
et aux participations des usagers ainsi qu’aux
ressources au Maroc et/ou à l’étranger

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