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Topométrie

La topométrie (du grec topos = lieu et mettront = mesure) est


l’ensemble des techniques de mesurage géométriques servant à
déterminer la forme et les dimensions d’objets et des lieux, sans tenir
compte de la courbure de la terre.
Topométrie

Mesure des angles horizontaux et


verticaux:
L’appareil permettant de mesurer des
angles horizontaux (angles projetés dans
un plan horizontal) et des angles verticaux
(angles projetés dans un plan vertical) est
soit:
- Le théodolite
- Le tachéomètre
- ou La station totale.
Topométrie
Mesure des angles horizontaux et verticaux:
Schématiquement, le théodolite est constitué de:

(P): Axe principal, il doit être vertical après la mise en station du


théodolite et doit passer par le centre de la graduation
horizontale (et le point stationné).
(T): Axe secondaire (ou axe des tourillons), il est perpendiculaire
à (P)et doit passer au centre de la graduation verticale.
(O): Axe optique (ou axe de visée), il doit toujours être
perpendiculaire à (T), les trois axes (P),(T)et (O)devant être
concourants.
L'alidade: C’est un ensemble mobile autour de l’axe principal (P)
comprenant le cercle vertical, la lunette, la nivelle torique
d’alidade et les dispositifs de lecture (symbolisés ici par des
index).
Le cercle vertical (graduation verticale): Il est solidaire de la
lunette et pivote autour de l’axe des tourillons (T).
Le cercle horizontal ou limbe (graduation horizontale): Il est le
plus souvent fixe par rapport à l’embase mais il peut être
solidarisé à l’alidade par un système d’embrayage

La figure ci dessous montre le schéma de


principe du fonctionnement d’un théodolite.
Topométrie
Définition des angles horizontal et vertical:
L’angle horizontal entre deux directions SA et SB est
par définition l’angle compris entre les deux plans
verticaux passant par ces directions.
C’est encore l’angle formé par les projections des
deux directions sur un plan horizontal.

Schéma: angle horizontal

Schéma: angle vertical

L’angle vertical est un angle, mesuré dans un plan vertical, entre la


verticale en A et la ligne de visée vers l’objet « B » . L’origine de cet angle
peut être le zénith, le nadir ou l’horizontal.
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Instrument permettant la mesure de l’angle vertical:
Le théodolite, tachéomètre ou station totale ont en plus de leur fonction "goniomètre"
une fonction "éclimètre ». c'est à dire qu'ils permettent la mesure des angles verticaux.
Cependant, on définit 3 angles selon l’origine de la mesure :

L'angle nadiral (n): C'est l'angle de la Le site (i): appelée également


L'angle zénithal (z): C'est l'angle de
visée avec la verticale descendante. angle de hauteur, c'est l'angle
la visée avec la verticale ascendante.
de la visée avec l'horizontale.

Une même direction de visée peut donc être appréciée de plusieurs manières. Les
différentes valeurs dépendront, bien sûr, de l'origine mais aussi du sens de graduation que
l'on peut initialiser dans les stations modernes.
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Le cercle vertical: est semblable au cercle horizontal, mais il est disposé verticalement.
L’axe secondaire du théodolite (T) passe par son centre.
• C’est sur ce cercle que l’opérateur lit les angles verticaux.
• Lorsque la lunette est au zénith, la lecture du cercle vertical est de «zéro».
Le limbe (cercle) vertical des tachéomètres à fonction éclimètre peut être gradué en:
Site (i) angle de la visée avec l'horizontale.
Angle zénithal (z) angle de la visée avec la verticale ascendante.
Angle nadiral (n) angle de la visée avec la verticale descendante.

Les relations entre ces angles sont :


- L’angle i est compté positif dans le sens inverse
horaire de manière à obtenir un angle de site positif
pour une visée au-dessus de l’horizon et un angle de
site négatif pour une visée en dessous de l’horizon.
- L’angle n est compté positif en sens inverse
horaire; il vaut 0 gon au nadir et 200 gon au zénith.

Angles verticaux i, z et n.
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Composition du cercle horizontal
Il est fait de deux plateaux concentriques en verre qui portent de très fine graduations
(0,004 mm).
Le plateau inférieur (ou limbe) , centré sur l’axe principal, porte les graduations du
théodolite sur laquelle l’opérateur lit les angles horizontaux. Il est lié au socle de l’appariel
mais peut aussi pivoter sur lui-même de manière à régler le zéro des graduations sur une
direction donnée.
Le plateau supérieur (ou alidade) porte un index de lecture et la lunette solidaire à l’axe
principal.

Les graduations sont croissantes de 0 à 400 gons dans le sens horaire (en regardant le cercle
du dessus, figure ci-dessus). Après la mise en station du théodolite, ce cercle est horizontal, ce
qui explique que les angles lus soient des angles projetés sur le plan horizontal et appelés
angle horizontaux (ou azimutaux), notés Hz.
Topométrie
Terminologie des mesures d’angles horizontaux
Mesure simple:
La mesure simple d'un angle, c'est-à-dire la mesure de l'angle entre deux directions SA et
SB, est utilisée principalement lors des cheminements polygonaux (planimétriques).
Si une précision de 30" est suffisante, on ne mesure qu'en position CG (cercle à gauche) de
la lunette (collimateur en haut). Pour des précisions plus élevées, on mesure l'angle dans
les deux positions de la lunette et on en calcule la moyenne. L'effet des erreurs résiduelles
instrumentales se trouve ainsi éliminé.

L'appareil étant dans sa position de référence et le


zéro de la graduation horizontale n'étant pas
modifié après mise en station, l'opérateur effectue
une lecture azimutale LA sur le point A puis une
lecture LB sur B et on déduit l'angle ASB (voir la
figure).
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Mesure d’angles horizontaux (double retournement)
• C’est une manipulation consistant en un demi-tour simultané de la lunette et de
l’alidade (figure ci-dessous).
• Cette technique de mesure permet d'éliminer certaines erreurs systématiques et de
limiter les fautes de lecture.
• Lors d’une mesure d’angle horizontal, cela permet :
- de doubler les lectures et donc de diminuer le risque de faute de lecture ;
- de ne pas toujours lire sur la même zone du limbe, donc de limiter l’erreur due
aux défauts de graduation du limbe ;
- d’éliminer les défauts de collimation horizontale (défaut de perpendicularité
de l'axe optique) et de tourillonnement (défaut de perpendicularité de l'axe tourillons).
• L’erreur de centrage sur le point de station et l’erreur de calage de l’axe vertical ne
sont pas éliminées par cette manipulation. Il convient donc de soigner ces
opérations.

Double retournement
Topométrie
Mesure d’angles horizontaux (double retournement) (suite)
D’après, le schéma ci-dessous, Si l’on appelle HzCG la valeur lue en cercle gauche, et HzCD
celle lue en cercle droit, on doit observer:

En effet, le double retournement décale le zéro de la graduation de 200 gon (fig. Ci-
dessous); ceci permet un contrôle simple et immédiat des lectures sur le terrain. La
différence entre les valeurs HzCG et (HzCD – 200) représente la combinaison des erreurs de
collimation, de mise en station, de lecture, etc.
La lecture de l'angle horizontal Hz mesuré vaut alors:
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Terminologie des mesures d’angles horizontaux
Séquence:
On appelle séquence un ensemble de (n + 1) lectures effectuées à partir d'une même
station sur n directions différentes avec la même position des cercles horizontaux et
verticaux, le contrôle de fermeture sur la référence et la répercussion sur les n lectures de
l'écart de fermeture sur la référence.
Par exemple, sur la figure ci-dessous, la référence est le point R sur lequel l’opérateur
effectue la première lecture LR1, on fait une lecture sur chaque point en tournant en
sens horaire et une dernière lecture de fermeture sur le point R LR2 .

Séquence
Topométrie
Terminologie des mesures d’angles horizontaux
Paire de séquence:
Une paire de séquence est l'association de deux séquences successives avec un décalage
de l'origine du limbe, le retournement de la lunette et l’inversion du sens
d'observation. Cette méthode permet de minimiser certaines erreurs systématiques.
Généralement, l’opérateur effectue une séquence en CG dans le sens horaire de rotation
de l'appareil puis effectue un double retournement et enfin effectue la séquence en CD
dans le sens trigonométrique (sens inverse horaire).
Pour une seule paire de séquences on décale l'origine du limbe de 100 gon ; le
double retournement décale déjà l'origine du limbe de 200 gon

Paire de séquences avec décalage de l'origine.


Topométrie
Terminologie des mesures d’angles horizontaux
Tour d’horizon:
Le tour d’horizon est le résultat final de la combinaison des observations angulaires
(séquences) en une même station et rapportées à une même référence R.
Lors du calcul, on détermine la valeur moyenne de l’écart sur la référence : c’est la somme
algébrique de tous les écarts de lecture d’une même paire divisée par (n +1), n étant le
nombre de directions visées y compris la référence.
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L’azimut d’une direction (terme général Az):
L’azimut d’une direction est l’ange compté de 0 à 400 grades depuis une direction de
référence dans le sens des aiguilles d’une montre (Azimut géographique (AzG, Azimut
magnétique (AzM), Gisement).
Le gisement (G):
Angle compris entre l’axe des Y (nord
Lambert ou axe des Y local) et une
droite. Cet angle est mesuré dans le
sens de rotation des aiguilles d’une
montre de 0 à 400 gr.
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I- Coordonnées polaires
- La position d'un point peut également être
déterminée par ses coordonnées polaires :
c’est-à-dire par le gisement et longueur D.
- Les gisements se mesurent à partir de l'axe
des Y et dans le sens des aiguilles d'une
montre.
Dans la figure ci-contre :
Chacun des points A, B, C et D peut être
déterminé par son gisement (angle avec l’axe
des y) et la distance qui relie ce point à
l’origine de repère.
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Calcul du gisement d’une direction (G) à partir des coordonnées cartésiennes
Considérons deux points A et B dont on connait les coordonnées XA, YA, XB, YB
Ces deux points définissent la droite AB
Principe Y
Y
AH = X = XB – XA
BH = Y = YB – YA
X / sinG = Y / cosG ou X / Y = sinG / cosG = tgG
B
tgG = X / Y XB

Règle pratique: soit à calculer le gisement d’une GA Y


B
droite AB dont A est l’origine et B l’extrémité. YB A H
1) Calculer X et Y toujours dans le sens XA X
extrémité moins origine: YA
X = XB – XA X
Y = YB – YA (indiquer le signe des )
2) Situer sur la figure suivante (diapositive
suivante) la direction AB en positionnant
l’origine (A) à l’intersection des axes X et Y.
3) Effectuer le rapport (en valeur absolue)
tg g = X / Y
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L’angle g est l’angle entre la droite considérée et l’axe de coordonnées le plus proche.
4) Déterminer le Gisement G par rapport à g en se référant au schéma et les formules
suivantes.

Quadrant 1: B est à l'est et au nord de A (ΔX >


0 et ΔY > 0).
GAB = g

Quadrant 2: B est à l'est et au sud de A (ΔX > 0


et ΔY < 0).
GAB = 200 + g (avec g < 0)

Quadrant 3: B est à l'ouest et au sud de A (ΔX


< 0 et ΔY < 0).
GAB = 200 + g (avec g > 0)

Quadrant 4: B à l'ouest et au nord de A (ΔX <


0 et ΔY > 0).
GAB = 400 + g (avec g < 0)
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Calcul de la distance entre deux points
On peut calculer la distance (D) entre deux points A et B dont on connait les coordonnées X
et Y soit par:
-Application du théorème de Pythagore:
XB
D² = X² + Y² = (XB – XA)² + (YB – YA)² B
YB
Donc: D = X² + Y² = (XB – XA)² + (YB – YA)²
- Par le Gisement: D
GA Y
B
D = X/sin G = Y/cos G
avantage de cette dernière méthode, elle permet A
XA
YA X
la vérification du calcul.
La distance obtenue par les deux méthodes est une distance horizontale
Conversion de coordonnées polaires en coordonnées rectangulaires (rayonnement)
Soit la figure ci-haut:
• Connaissant les coordonnées polaires du point B:
- Le gisement AB
Coordonnées polaires
- La distance AB
• Calculer les coordonnées rectangulaires de B ?
on a: X = D sin G
Y = D cos G

Donc: XB = XA + X
YB = YA + Y
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Détermination d’un gisement à partir d’un autre de même origine:
Dans la figure ci-contre: NL
A
NL: Nord Lambert ou axe des y positifs
GS-A: le gisement de la direction SA est connu
GS-B: le gisement de la direction SB à calculer GS-A
GS-B B
ASB: Angle A-S-B mesuré sur le terrain

An
gle
On déduit: GSB = GSA + angle
On doit ajouter l’angle si l’on tourne dans le sens S

topo, et le retrancher dans le cas contraire,

Les angles à gauche et les angles à droite:


Dans la figure ci-contre:
: sens de progression
Si l’opérateur mesure les angles sur sa gauche:
ce sont des angles à gauche,
Si l’opérateur mesure les angles sur sa droite:
Ce sont des angles à droite
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NL
L e gisement du zéro du limbe (G0) :
– NL: Axe du Nord Lambert
– Le Point S est le point stationné, connu en X Y
G0
– Le cercle horizontale (limbe) du théodolite en S
– Le Gisement du zéro du limbe = le gisement de la direction (S-
zéro du limbe) S
NL
La détermination du gisement du zéro du limbe (G0) :
– NL: Nord Lambert
GS-P
– Visée vers un point connu en X Y, appelé point d’appui ou
P
point ancien ou point de référence G0
– Le Point S est le point stationné, connu en X Y HZP

À partir des coordonnées rectangulaires S(X,Y) et P(X,Y) on


S
déduit le Gisement GS-P
HZP: lecture de l’angle horizontale su le point P
Le Gisement du zéro du limbe est égal: G0 = GSP – HZP
NL
Nota:
Noter que l’axe du nord Lambert et le zéro du limbe ne sont pas à priori G0
dans la même direction
Le zéro du limbe n’est pas non plus à priori dans la direction du référence
S
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Utilisation du gisement du zéro (G0) du limbe (figure ci-contre): NL

– Visée vers un point de détail D à calculer en XY


– HZD : Lecture Horizontale sur D
G0
– Le Gisement de la direction SD :
GSD = G0 + HZD GS-D
HZD
D
S
Le gisement moyen du zéro du limbe (G0) (figure ci-contre):
– On stationne sur le point S de coordonnées planes
connues
– Il faut viser les points connus A, B, C, … appelés points A
GS-A
anciens ou points connus
Calcul des G0 individuels (G0i): G0A
HZD
À partir de la visée vers A , ont obtient GoiA qui est le gisement B
individuel issu de la visé vers A
On calcule ainsi pour chaque point d’appui Un Goi:
S C
GOA = GSA – lecture sur A
GOB = GSB – lecture sur B
GOC= GSC – lecture sur C
La moyenne des 4 Go individuels donne un Go moyen:
Go moyen = (GOA + GOB + GOC)/3
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Procédées topographiques:
Toutes méthodes qui permet de déterminer la position d’un point inconnu à partir d’un
ensemble de points connus (observation des angles et de distances).
Un procédé topo s’effectue en 2 étapes:
Etape I: Observations sur le terrain.
Etape II: Travail au bureau (calcule):traitement des observations
Il existe 3 catégories de procédés en se basant sur la nature des observations:
 Procédés n’utilisant que les mesures angulaires
 Procédés n’utilisant que les mesures de distances (linéaires)
 Procédés combinent les deux premiers procédés (utilisant à la fois les mesures
angulaires et de distances).
I- Les procédés topo n’utilisant que les mesures angulaires:
 L’intersection
 Le relèvement très peu utilisés, on va pas les voir (faute de temps)
 Le recoupement

II- Les procédés topo n’utilisant que la mesure de distance:


 La multilatération

III- Les procédés topo combinant les deux procédés précédents:


 Le rayonnement (très utilisé, grandement facilité par les appareils modernes)
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Forme (type) de cheminements planimétriques:

Cheminement tendu (ou encadré):


C’est une ligne polygonale qui relie
deux points connus en Cheminement fermé:
coordonnées, c’est la meilleure C’est une ligne polygonale qui se
forme de cheminement. boucle sur elle-même. Souvent
employé bien qu’il présente des
défauts. Il doit être utilisé lorsque
la surface à lever est peu étendue.

L’antenne: Point nodal:


C’est une ligne polygonale qui ne se C’est le point de convergence de
referme pas sur un point connu. plusieurs antennes, ou encore le
Procédé à éviter, ou à observer nœud de plusieurs cheminements
aller et retour. encadrés. C’est une solution à
rechercher, qui a des résultats très
homogènes.
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Cheminement tendu (ou encadré)
C’est une ligne polygonale qui relie deux points (A et B) aux coordonnées connues,
c’est la meilleure forme de cheminement.
Sens de cheminement
+
S (Réf)

N (Réf)
A
A 2 B
DA
-1 1 D1-2 D2-
3 3 D3-B
2 B
1
3

1, 2, 3 : points de coordonnées inconnues


A : Point de départ de coordonnées connues
B : Point d’arrivée de coordonnées connues
S et N : points de référence (orientation de cheminement)
A , 1 ,2 ,3 ,B : Angles topographiques mesurés
DA-1 , D1-2 , D2-3, D3-B : distances horizontales mesurées
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Cheminement fermé
Le cheminement fermé est une ligne polygonale qui part d’un point A aux coordonnées
connues et se referme sur le même point. En raison de sa faible précision et de l’absence
d’un point d’arrivé différent du point du départ. Il est souvent employé pour les levés
dans le système local.

S (Réf) 1

S-3 -1
DA 1 D1
-2
S-1

2 2
A
A

D3 -3
-A
3 D2

A : Point de départ et d’arrivée de coordonnées connues


S : Point de référence de coordonnées connues
A , 1 , 2 , 3 : angles topographiques mesurés
DA-1, D1-2, D2-3 , D3-A: Distances horizontales mesurés
S-1 , S-3 : angles de références mesurés
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Antenne
On appelle antenne une ligne polygonale qui part d’un point A aux coordonnées connues
pour aboutir sur un point C aux coordonnées inconnues. Ce cheminement est très
rarement utilisé car il faut l’observer en aller et retour.
3
1
- 3 3 D 3-
B
D1-2 2 D2 B
-1 1
DA Coordonnées connues
2
A A
Coordonnées connues DA
-a a
b
Da-b
a Db
b -c

c
Coordonnées
inconnues

(A, a, b, c): Antenne


A: Point de départ (connu) de l’antenne et du cheminement
encadré (A, 1, 2, 3, B)
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Calcul d’un cheminement tendu (encadré)
Le calcul d’un cheminement tendu se fait en plusieurs étapes.
Calcul des gisements
Connaissant les coordonnées rectangulaires X et Y des points L, A, B et M, il s’agit de
calculer en premier lieu, le gisement de départ GAL et le gisement d’arrivée exact GBM.
Y
Sens de cheminement X
+ M
Y Y

n GBM
X GLA 2 N-1 nD B Gisement
L d’arrivée
Y
A
GA-1 n-B
1 2
2
n-1
D 1- B
GAL départ A DA-1 1

L, A, B, M : Points aux coordonnées connues


A , 1, 2, n-1, n , B : angles topographiques mesurés
DA-1, D1-2 , … Dn-B : distances horizontales mesurées (ou les cotés du cheminement)
Gisement de départ
Le gisement de départ est le gisement du côté A-L, il est donné par la formule:
GA-L = tg-1 ( XL - XA) dans laquelle XA, YA sont les coordonnées du point de départ A et XL,
YL - YA
YL sont les coordonnées de point de référence L.
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Gisement d’arrivée exacte
Le gisement d’arrivée exact est le gisement du côté B-M, il est donné par la formule:
GB-M = tg-1 (XYM
M - XB
- YB
) dans laquelle XB, YB sont les coordonnées du point d’arrivée B et XM, YM
sont les coordonnées de point de référence M.
Calcul du gisement d’arrivée observé
Le calcul du gisement d’arrivée observé GB-M se fait par la méthode de transmission
des gisements.
La transmission des gisements consiste à calculer le gisement de chaque coté du
cheminement à partir du gisement du coté qui le précède, jusqu’à ce que l’on aboutisse
au gisement d’arrivée observé (GB-M observé).

Démonstration:
En se basant sur la 1ère partie de la figure précédente du cheminement (A, 1,2,…., n-1, n, b)

Sens de cheminement GAL = Gdépart et GA-1 = GL-A -  avec  = 200 - A


Y + Donc: GA-1 = GL-A - (200 gr - A ) = GL-A + A - 200 gr
Y
On obtient: GA-1 = GL-A + A - 200 gr
GA-1 De la même manière:
X GLA 2
L Vers 3 G1-2 = GA-1-  Avec  = 200 gr - 1
Y
A
GA-1 G1-2
1 2
 Donc : G1-2 = GA-1 – (200 gr - 1 ) = GA-1 +1 - 200 gr

GAL départ A  1
Topométrie
Démonstration (suite)
En poursuivant les calculs de la même manière pour chacun des cotés, on obtient les
gisements G2-1, G3-4 … Gn-B et GB-M
En résumé, on obtient tous les gisements des cotés de cheminement comme suit:
GA-L = gisement de départ
GA-1 = GL-A + A +- 200 gr avec GL-A = GA-L +- 200 gr
G1-2 = GA-1 + 1 +- 200 gr
Gn-B = G(n-1)-n + n +- 200 gr
GB-M = Gn-B + B +- 200 gr = G d’arrivée observé

Fermeture angulaire
En raison de l’imprécision du gisement du départ et des angles topographiques observés
sur le terrain, le résultat du calcul du gisement d’arrivé observé diffère légèrement de la
valeur du gisement d’arrivée exact.
La valeur de cet écart s’appelle fermeture angulaire (fa)

fa = Garrivée observé - Garrivée exact,


C’est-à-dire : fa = GB-M observé - GB-M exact
Topométrie
Transmission du gisement (suite) : dans le schéma ci-dessous:
Soit GAB le gisement de la direction BA, calculé à partir des coordonnées rectangulaires.
NL NL NL NL

NL NL NL
1 G12 3 G34
B ² GA1
0 G23 G’CD ²D
-d1
- 1
-d2 2 -
3
-d4 4
- -d3 -
A² 2 C²

GA1 = GBA + 0 + 200 gr


G12 = GA1 + 1 + 200 gr = GAB + 0 + 1 + 2 x 200 gr
G23 = G12 + 2 + 200 gr = GAB + 0 + 1 + 3 + 3 x 200 gr
G34 = G23 + 3 + 200 gr = GAB + 0 + 1 + 2 + 3 + 4 x 200 gr
G’CD = GBA + 0 + 1 + 2 + 3 + 4 + 5 x 200 gr
i=n
D’une manière générale : G’CD = GBA +  i + (n + 1) x 200 gr où :
i=1
– n + 1 est le nombre de sommets
– G’CD gisement observé de la direction CD (déduit directement à partir des angles observés)
Topométrie

Fermeture angulaire:
Théoriquement le gisement observé noté G’CD doit être égale au gisement GCD
calculé à partir des coordonnées rectangulaires des points C et D.
Mais vu que les observations angulaires sont entachées d’erreurs de nature
différentes (erreur opératoire, instrumentales… etc)
Les deux quantités présentent un écart entre eux dit Ecart de fermeture angulaire
noté f. i=n
 i - (n+1) x 200 gr
f = GCD - G’CD = GCD - GBA - i=1
Si cet écart f est inférieur à une valeur limite appelée Tolérance angulaire, on le
répartit entre les angles i observés.
Tolérance angulaire:
Si  est l’erreur moyenne sur la mesure d’un angle observé, et n le nombre
d’angles observés, la tolérance T (erreur maximale admise) est donnée par la formule:
T = 2,7 x  x n + 1
Dans laquelle 2,7 est un coefficient constant
  Dépend de l’instrument utilisé.
Topométrie
Répartition de l’écart de fermeture angulaire:
Si f est inférieure à T, on le réparti également entre les angles supposés observé dans
les mêmes conditions. La correction à apporter à ces angles aura pour valeur: c= f/n.
– Si f > 0 alors G’CD < GCD et par suite à chaque angle on lui ajoute la quantité |
f|/n.
– Si f < 0 alors G’CD < GCD et à chaque angle on lui retranche la quantité |f|/n.
d’une manière générale, dans les deux cas, la correction f doit être ajouté avec son
signe de telle façon qu’après compensation, la valeur du gisement observé G’ CD soit
égale à celle calculé GCD.
Finalement, les gisements compensés auront pour valeur:
GA1 = GA1 + f/n
G12 = G12 + 2 x f/n
‘’
‘’
‘’
G’CD = G’CD + n x f/n = G’CD + f
Topométrie
Calcul de coordonnées rectangulaire de cheminement:
NL
Y
YC’ C’

fl fy
²D
YC c
²C fx
Y3C Du fait de l’imprécision des coordonnées de
-
-d4 A et C, les coordonnées de C ainsi calculées
3
Y23 directement à partir de celles de l’origine A
-
YAC -d3
B
Y12
2 et de la somme algébrique des ,
² -d2-
1 correspondent à une extrémité approchée
GA1
- YA1 C’ voisine de l’extrémité exacte c.
-d1
A ² X’C x
XA1 X12 X23 X3C XC
XAC
X1 = XA + d1 x sinGA1
X2 = X1 + d2 x sinG12 = (XA + d1 x sinGA1) + (d2 x sinG12 )
X3 = X2 + d3 x sinG23 = (XA + d1 x sinGA1) + (d2 x sinG12) + (d3 x sinG23)
X’C= X3 + d4 x sinG3C = (XA + d1 x sinGA1) + (d2 x sinG12) + (d3 x sinG23) + (d4 x sinG3C )
X’C = XA + [D x sinG] : abscisse observée du point C
De la même façon on calcule: Y’C = YA + [d x cosG] : ordonnée observée du point C
Dans une opération parfaite on devrait avoir:
Xij = XAC avec i = A, 1, 2, et 3
Et Xij = YAC avec J = A, 1, 2, et C
Topométrie
Mais en calculant de proche en proche les coordonnées rectangulaires des points du
cheminement, on aboutit à d’autres coordonnées d’un point C’ autre que C, ce qui se
traduit par un écart de fermeture linéaire:
fL = fx² + fy² où fx = fermeture linéaire en X = C’C = XC – XC’
et fy = fermeture linéaire en y = C’C = YC – YC’
Cet écart est l’accumulation des erreurs commises sur les observations linéaires. Si cet
écart résultant est inférieur à la tolérance exigée, on procède à son répartition entre les
coordonnées calculées.
Tolérances linéaires:
Selon le milieu où on travaille on distingue:
– Tolérance en milieu urbain: TL = L(m)/2000 + 0,05 (m) Où: L = d1 + d2 + d3 + ….. + dn =
– Tolérance en milieu rural: TL = L(m)/1000 + 0,10 (m) longueur total du cheminement
Compensation linéaire:
C’est l’écart de fermeture linéaire est tolérable (f L < TL), on réparti les quantités fx et fy
proportionnellement aux longueurs des côtés sur les coordonnées observées:
C’est ce qu’on appelle compensation parallèle proportionnelle. (voir la suite sur la diapositive
suivante).
Topométrie
Ainsi, les corrections à apporter avec leurs signes, signe de fx et fy, aux coordonnées sont:
Fx/L x d1 pour X1
fx/L x (d1 + d2) pour X2
‘’ ‘’
‘’ ‘’
‘’ ‘’
Fx/L x (d1 + d2 + d3 + d4) = fx pour X’C
De la même façon pour les Y:
Fy/L x d1 pour Y1
Fy/L x (d1 + d2) pour Y2
Fy/L x (d1 + d2 + d3) pour Y3
Fy/L x (d1 + d2 + d3 + d4) = fy pour Y’C
MERCI POUR VOTRE ATTENTION
Topométrie
Tolérance de fermeture angulaire
La tolérance de fermeture angulaire (T) est la valeur maximale que la fermeture
angulaire ne doit pas dépasser pour que l’on puisse considérer que les mesures sont
exactes.
Dans le cas contraire, il faut refaire les observations angulaires sur le terrain.
Ainsi, il faut que: fa < T
Si  est la précision de la mesure de l’angle (dépend de l’instrument utilisé) et n le
nombre de cotés du cheminement, la tolérance T est donnée par la formule:
T = 2,7 x  x n + 1
Dans laquelle 2,7 est un coefficient constant
Compensation des gisements
En général, l’opérateur cherche à obtenir des côtés sensiblement de même longueur et à
mesurer les angles avec la même précision. C’est pourquoi, il doit répartir l’écart de
fermeture angulaire (erreur angulaire mesurée) entre tous les gisements qui composent
le cheminement.
C’est ce qu’on appelle la compensation des gisements. Pour compenser les gisements, on
adopte la solution simple suivante:
Soit (fa) la fermeture angulaire, (n) le nombre de côtés, (n+1) le nombre de sommets:
L’écart de fermeture angulaire (fa) est réparti uniformément entre tous les gisements à
l’exception des deux gisements connus GA-L départ et GB-M exact.
Ainsi, la compensation (C) a pour valeur: (regarder la diapositive suivant)
Topométrie

C 1 = (fa/n + 1) pour le 1er gisement


C2 = (2 x fa/n + 1) pour le 2ème gisement
C3 = (3 x fa/n + 1) pour le 3ème gisement
C n + 1 = - (n + 1) x fa/n + 1 = - fa (compensation affecté au gisement d’arrivée pour le contrôle)

Les gisements ainsi compensés correspondent aux formules suivantes:


GA-1comp = GA-1 + C 1 = GA-1 + (- fa/n + 1)
G1-2comp = G1-2 + C 2 = G1-2 + (- 2 x fa/n + 1)
G2-3comp = G2-3 + C 3 = G2-3 + (- 3 x fa/n + 1)
Gn-Bcomp = Gn-B + Cn = Gn-B + (- n x fa/n + 1)
Topométrie
Intersection
Un point intersecté est un point non stationné que l’on vise à partir de points connus en
coordonnées appelés points d’appui.
Détermination des gisements des visés d’intersection
Soit A le point d’appui stationné; B, C, D des points connus en coordonnées, M le point intersecté à
déterminer.
– En station en A on vise les points B, C, D, M
– On calcule les gisements GAB, GAC, GAD et on détermine une constante d’orientation appelée Vo
de la façon suivante: B
GAB – lecture sur B = Vo1
GAC – lecture sur C = Vo2 A M
GAB – lecture sur B = Vo3

D
C

La moyenne des 3 Vo donne un Vo moyen qui permettra d’orienter la visée d’intersection AM.
Vomoyen + lecture sur M = gisement AM
On procède de la même manière pour déterminer les Vo des autres points d’appui ayant la visé du
point intersecté M.
Calcul des coordonnées approchés
Deux visés d’intersection déterminent géométriquement un point. Il est utile avant tout calcul
d’établir un croquis orienté à grande échelle.
La méthode la plus simple pou calculer les coordonnées approché est la résolution du triangle, ADM
par exemple.
Topométrie
Intersection
A
D
D A

M
M
C
B

-Calcul du gisement et de la distance AD


- Calcul des angles A et D
GAD – GAM = A GAM et GDM = Vo + lecture
GDM – GDA = D
-Détermination de l’angle M
M = 200 – (A + B)
-Calcul des distances AM et DM
AM = AD sinD/sinM DM = AD sinA/sinM
Connaissant le Gisement AM et la distance AM on peut calculer les coordonnées approchées de M
(transformation des coordonnées polaires en coordonnées rectangulaires).
- Vérifier, en calculant M à partir de D.
NL NL NL NL

NL NL NL
G12
B ² 1 3 G34
B GA1 G23 G’CD ²D
0 1 2 - 3
-d1
- -d2 -d3 -d4 4
-  -
A² 2 C²

G12 = GA1 +  avec  = 1 – 200, donne: G12 = GAI + 1 – 200


G23 = G12 -  avec  = 200 - 2, Donne G23 = G12 – (200 - 2)
ce qui veut dire G23 = G12 – 200 + 2
Merci pour votre attention

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