Vous êtes sur la page 1sur 26

Circuits de la famille TTL

1/ Fonction logique câblée

L'électronique numérique « logique » manipule

les mêmes signaux que l'électronique

analogique (tensions, courants), mais ces

signaux sont discrets.


1/ Fonction logique câblée

On s'intéresse à l'électronique binaire : les signaux

ne peuvent prendre que deux valeurs, 0 ou 1.

Ces deux valeurs sont représentées par des niveaux

de tension bien séparés, par exemple 0V et 5V.


1/ Fonction logique câblée
Les circuits électroniques numériques et logiques
utilisent des composants identiques à ceux de
l’électronique analogique, mais en régime non
linéaire (commutation).

Ces composants sont des transistors ("Transistor


Transistor Logic") et permettent de réaliser des
interrupteurs, des diodes, des résistances, ……….etc.
2/ Constitution des circuits logiques -
Commutation

Les circuits numériques et logiques véhiculent


des signaux électriques binaires qui ne peuvent
prendre que 2 états qu'on appelle états Haut (H)
et Bas (L). Ces états sont codés par des niveaux
de tension distincts ;
2/ Constitution des circuits logiques -
Commutation

En logique dite positive :


• L'état Haut (H) correspond au niveau de tension
le plus élevé : 5 V,
• L'état Bas (L) au niveau de tension le plus bas : 0
V.
En logique négative, c'est l'inverse (état H = 0 V /
état L = 5 V).
2/ Constitution des circuits logiques -
Commutation
• Les contraintes de miniaturisation et de consommation
des circuits numériques actuels poussent à utiliser des
niveaux de tension de moins en moins élevés (3.3 V, et
encore moins, jusqu'à 1.8V),
• Les circuits logiques sont constitués de transistors, qui
fonctionnent en commutation.
• L'électronique logique utilise exclusivement les deux états
que l'électronique analogique s'efforce d'éviter : le blocage
et la saturation.
• Les circuits logiques sont en fait constitués d'interrupteurs.
3/Caractéristiques électriques des circuits
logiques

Les circuits logiques sont trop souvent considérés


comme des "boites noires" sans prendre en
compte leurs caractéristiques électriques.
De nombreux problèmes peuvent être évités si on
respecte ces caractéristiques.
3/Caractéristiques électriques des circuits logiques
• VCC - tension d’alimentation : niveau de tension
nécessaire pour alimenter le circuit.
• VIH (min) - tension d'entrée niveau HAUT : niveau de
tension nécessaire pour avoir un 1 logique en entrée.
• VIL (max) - tension d'entrée niveau BAS : niveau de
tension nécessaire pour avoir un 0 logique en entrée.
• VOH (min) - tension de sortie niveau HAUT : niveau de
tension de la sortie d'un circuit logique correspondant
à l'état logique 1.
• VOL (max) - tension de sortie niveau BAS : niveau de
tension de la sortie d'un circuit logique correspondant
à l'état logique 0.
3/Caractéristiques électriques des circuits logiques
• IIH - courant d'entrée niveau HAUT : le courant qui
traverse une borne d'entrée quand une tension
niveau haut est appliquée à cette entrée.
• IIL - courant d'entrée niveau BAS : le courant qui
traverse une borne d'entrée quand une tension
niveau bas est appliquée à cette entrée.
• IOH - courant de sortie niveau HAUT : le courant
qui traverse une borne de sortie placée au niveau
logique 1 dans des conditions de charge spécifiées.
• IOL - courant de sortie niveau BAS : le courant qui
traverse une borne de sortie placée au niveau
logique 0 dans des conditions de charge spécifiées.
3.1/ Sortance
Normalement, la sortie d'une sortie logique doit
pouvoir piloter plusieurs entrées logiques.
La sortance (appelée également facteur de
charge) est définie comme le nombre maximal
d'entrées logiques standards qui peuvent être
pilotées sans problèmes par une sortie.
Par exemple, quand il est indiqué qu'une porte
logique a une sortance de 10, cela signifie qu'elle
peut piloter 10 entrées logiques standards.
Sortance d’une porte TTL-standard = 10
3.1/ Sortance

Sortance d’une porte TTL-standard = 10


3.2/Retards de propagation

Un signal logique qui traverse un circuit subit toujours


un retard.

Deux retards de propagation sont définis :

• tPHL : retard pour passer du niveau logique 1 au


niveau logique 0.

• tPLH : retard pour passer du niveau logique 0 au


niveau logique 1.
3.2/Retards de propagation
3.3/ L’immunité au bruit

• Un bruit est une variation aléatoire d’une


grandeur physique autour de la valeur
déterminée (permanente, attendue ou nominale).
L’immunité au bruit est la marge de sécurité que l’on
peut observer sans provoquer un changement d’état
logique non désiré : c’est l’amplitude maximale du
signal parasite à superposer au signal d’entrée pour
provoquer un changement d’état en sortie.
4/ Nomenclature des circuits logiques
Dans une famille et un type donné, les fonctions logiques réalisées
sont repérées par des numéros (00, 01, 02, etc.)
On peut également trouver une lettre supplémentaire qui indique le
type de boitier du circuit : boitier plastique (N) ou céramique (J, qui
possède des propriétés thermiques différentes), boitier miniaturisé
(D).
Exemple: SN 74 ALS 00A N
• SN : Famille standard
• 74 : circuit civil (0 à +70°C) / 54 : gamme militaire (-55 à +125°C)
• ALS : sous famille de TTL
• 00 : la fonction logique
• A : Advanced = plus rapide
• N : type de boitier (ici : plastique) ; existe aussi en céramique (J), etc.
Les 10 familles TTL disponibles : 7 en technologie TTL, logique
à transistors bipolaires et 3 en technologie CMOS
(Complementary MOS)
- TTL Standard 74xx
- TTL Low power Schottky 74LSxx
- TTL Low power 74Lxx
- TTL Advenced Schottky 74Asxx
- TTL Schottky 74Sxx
- TTL Advenced Low-power Schottky 74ASLxx
- TTL Fast 74Fxx
Les Circuits CMOS : Série 40xx
- CMOS classique 74Cxx
- CMOS Rapide 74HCxx
- CMOS Rapide 74HCTxx
5/ Sortie

Dans la famille TTL deux types de sorties sont

utilisées couramment :

5.1/ La sortie Totem Pole

5.2/ La sortie en collecteur ouvert (open collector)


5.1/ La sortie Totem Pole

Quelle que soit la porte logique (ET, OU, NAND,


etc), le schéma électrique de l'étage de sortie est
toujours le même : un étage "totem-pole"
comportant essentiellement deux transistors qui
ne sont jamais passant en même temps.
« Transistor en push-pull ». (temps de
commutation rapide mais impossible de relier
deux sorties ensemble et impossible de
commander une charge fonctionnant à un
potentiel < Vcc)
5.2/ La sortie en collecteur ouvert (open collector)

Il existe un autre type de montage de l'étage de


sortie où seul le transistor câblé à la masse
(transistor "du bas") est présent. Le signal de
sortie est à prendre sur le collecteur de ce
transistor, d'où l'appellation de collecteur ouvert.
Ce transistor se comporte comme un interrupteur
à la masse, ouvert ou passant.
6/ Trigger de Schmidt
• Le trigger de Schmidt est circuit à hystérésis qui
permet de réduire les problèmes de bruit et
d'oscillation dans certains montages critiques.
• Sachant que la fonction de transfert d'une
porte logique comporte une "zone interdite" où
le signal de sortie est indéterminé.
6/ Trigger de Schmidt
• Si le signal d'entrée ne varie pas franchement de 0 à 1 par
exemple, le signal de sortie peut "hésiter" et présenter des
oscillations.

• Pour éviter ce genre de on peut utiliser des circuits (inverseurs ou


buffers) comportant un effet d'hystérésis, c'est à dire des seuils
de déclenchement S0 et S1 (S1>S0) différents selon qu'ils sont

franchis à la montée ou à la descente. Le signal doit franchir S 1


pour déclencher le passage L --->H en sortie mais ensuite, il devra
repasser en dessous de S0 pour re-déclencher le passage H --->L.
Merci pour votre attention

Vous aimerez peut-être aussi