Vous êtes sur la page 1sur 22

Pr S.

HABBANI
2020/2021
Gestion financière
Partie 1 : Décision d’investissement
Semestre 5
Parcours Economie et gestion
Gestion financière
2020/2021

Chapitre 4 : Les critères de choix


d’investissement dans un avenir
incertain
Chapitre 4 : Le choix d’investissement dans un avenir
incertain :
Lorsque l’investisseur ne peut attribuer des probabilités objectives
aux différentes issues possibles pour ses projets, il n’a comme
recours que les critères subjectifs. En se basant sur son expérience
et sur son intuition, l’investisseur peut attribuer une probabilité
subjective aux différentes situations et à leurs conséquences.

Notamment, le projet peut provoquer des réactions de la part des


entreprises concurrentes. Sa décision dépendra ensuite de son
attitude face au risque.

Ce cadre de décision prenant en compte le risque et les réactions


des autres acteurs est précisément celui étudié dans la théorie des
jeux.
Chapitre 4 : Le choix d’investissement dans un avenir
incertain 
 En avenir incertain, pour chaque projet, il existe autant de
conséquences possibles que de situations pouvant survenir. À
chaque situation éventuelle correspond un flux monétaire
déterminé. Donc l’investisseur ne peut attribuer des probabilités
objectives aux différentes issues possibles pour ses projets, il n’a
comme recours que les critères subjectifs.

 On est donc dans la situation de l’avenir incertain non


probabiliste (ou d’incertitude absolue) , ce cadre de décision est
précisément celui étudié dans la théorie des jeux
 
1 La décision en avenir incertain  absolu:

L’incertitude absolue est une situation dans laquelle Il est possible de :

• recenser tous les é vènements susceptibles d’affecter les cash-flows.

• é valuer les projets d’investissement considérés dans le cadre de chacun


des é vènements recensés, mais il est impossible de déterminer la
probabilité de chaque é vènement.

• recueillir toutes les informations lui permettant de réaliser des projections


rationnelles.

5
1) La décision en avenir incertain absolu  :
 :
Critère de MAXIMAX :
Pour ce critère, on maximise la plus grande performance c'est-
à-dire qu’on choisie pour chaque stratégie le résultat le plus
favorable et choisir le projet associé au meilleur de ces résultats.

Ce critère est optimiste puisqu’il laisse espérer le profit maximum.


Mais il peut être assorti du risque maximum car il ne tient pas
compte des pertes éventuelles associées au projet dans le cadre
des autres scénarios.

C’est le critère de l’investisseur optimiste, non averse au risque,


qui privilégie le gain au détriment de la sécurité autrement dit
c’est un choix offensif.
1) La décision en avenir incertain absolu

Critère pessimiste de Wald : MAXIMIN (maximum des minimums) :


Avec ce critère on cherche à maximiser les performances les plus
faibles c'est-à dire qu’on maximise le résultat minimum obtenu
pour chaque projet.

D’un Autre coté, ce critère nous permet de juger chaque projet sur
la base de l’état qui lui est le plus défavorable. Donc c’est un
critère de l’investisseur pessimiste ou prudent et averse au risque,
qui limite le risque et privilégie la sécurité.

C’est un critère de prudence qui tente de minimiser les pertes


éventuelles en prenant le résultat minimum le plus élevé.
1) La décision en avenir incertain absolu

Critère du MINIMAX :
On sélectionne le projet qui procure le plus petit des résultats les plus
élevés.
Critère de Laplace :
La meilleure décision est celle pour laquelle la moyenne arithmétique
des résultats prévisionnels est la plus élevée.
Critère du MINIMAX :
On sélectionne le projet qui procure le plus petit des résultats les plus
élevés.
Critère de Laplace :
La meilleure décision est celle pour laquelle la moyenne arithmétique
des résultats prévisionnels est la plus élevée.
1) La décision en avenir incertain absolu

Critère de HURWICZ - Utilisation d’un Indice d’optimisme :


Ce critère maximise la somme pondérée de la meilleure et de la
plus mauvaise performance.

On définit un degré de pessimisme « p » (« p » est compris entre 0


et 1) et un degré d’optimisme « 1-p » en suite, pour chaque
projet on sélectionne le pire et le meilleur des résultats. Dans
le but de calculer dans une troisième étape la combinaison
linéaire de ces performance en pondérant le pire des résultats par
le coefficient de pessimisme « p » et le meilleure résultat par le
coefficient d’optimisme « 1-p ».
1) La décision en avenir incertain absolu  :

Critère de HURWICZ - Utilisation d’un Indice d’optimisme :


Le critère de HURWICZ consiste alors à maximiser cette
combinaison linéaire.

Si (p=0) alors l’investisseur est extrêmement optimiste donc on


retrouve le critère du Maximax.

Si (p=1) alors l’investisseur est extrêmement pessimiste et cela nous


fait passer au critère de Wald (Maximin).
  1) La décision en avenir incertain absolu

Critère de SAVAGE : critère des regrets ou Minimax des regrets :

Ce critère est basé sur la minimisation du regret maximal que pourrait


entraîner un mauvais choix.

L’utilisation du critère de SAVAGE nécessite la construction d’une


nouvelle matrice que nous appelons la matrice des regrets conditionnels.

Dans le but de choisir le projet qui minimise le regret maximum :


- On calcule pour chaque cas, le regret correspondant à la différence entre le
cas le plus favorable et le cas étudié.
- Comme on recherche la prudence, on choisit la décision où le regret
maximum est le plus faible.
 :
1) La décision en avenir incertain absolu

On ne peut que constater que ces critères conduisent à des choix différents,
car ils sont personnels et dépendent des appréciations des individus.

Bref, quelle que soit la situation, l’utilisation des critères de choix ne peut
pas prévaloir dans la décision en raison de leur de fiabilité. Tout aussi
importantes sont l’expérience du décideur, de son équipe et les
impératifs stratégiques.
2) La décision en avenir risqué (incertitude
relative)

En situation d’incertitude, certains événements sont connus mais


leur réalisation n’est pas certaine alors que d’autres sont inconnus.
Dans le cas des premiers, il est possible de leur attribuer une
probabilité d’occurrence parce qu’ils sont scientifiquement
connus.

La prévision des cash-flows peut être réalisée à partir de plusieurs


hypothèses relatives à l’environnement. Ainsi, généralement on
établit une hypothèse optimiste, une hypothèse moyenne et une
hypothèse pessimiste.

A chacune de ces hypothèses correspond une série de cash-flows à


partir de laquelle on applique les différents critères d’évaluation.
2.La décision en avenir risqué (incertitude
relative)
Si, dans le cas de l’hypothèse pessimiste le projet s’avère rentable, il
peut alors être accepté sans problème car le risque devient alors
très faible. Dans le cas contraire, la décision dépend du degré
d’aversion pour le risque du décideur.

Mais, cette analyse peut être affinée en recourant aux probabilités,


chacune des hypothèses pouvant être probabilisée, dans ce cas, on
peut calculer l’espérance mathématique E(VAN), la variance et
l’écart-type de la VAN d’un projet.

L’espérance mathématique peut alors représenter une mesure de la


rentabilité du projet, tandis que la variance (ou l’écart-type)
permettra plutôt d’apprécier le risque que représente le projet.
Néanmoins, le recours aux probabilités est plus ou moins complexe
selon que les cash-flows sont ou non interdépendants.
2.La décision en avenir risqué (incertitude
relative)
Le critère espérance-variance
En avenir probabilisable, il est possible de calculer l'espérance
mathématique de la VAN, E (VAN), ainsi que sa variance, V (VAN),
et son écart-type de la VAN.

L'évaluation et le choix des projets s'effectuent sur la base de ces


deux critères et sont fonction de l'attitude du décideur face au
risque.

Lorsque les variables (cash-flows) sont indépendants, l’espérance


mathématique de la VAN est égale à la VAN des espérances
mathématiques des cash-flows.
2.Le choix d’un investissement dans un
avenir risqué:
elle est positive le projet devrait être adopté si non il devrait
être rejeté.
L’espérance mathématique de la VAN se définit de la
manière suivante :

L’écart type : mesure le risque d’une distribution de


probabilités, en matière de choix d’investissement, il donne une
indication sur le degré des variations des cash-flows.
Plus la variance, l’écart-type est élevé, plus le risque du projet
pris isolément est grand.
Plus le coefficient du risque est bas, plus le risque relatif du
projet est faible
2.Le choix d’un investissement dans un
avenir risqué:

Quand on compare des projets de montants différents, on peut


mesurer le risque relatif de chaque projet en établissant le rapport
Ecart type(VAN)/Espérance(VAN).

Plus ce rapport appelé coefficient du risque est bas, plus le risque


relatif du projet est faible.

On accepte le projet lorsque l’espérance mathématique de la VAN


est positive. Entre plusieurs projets, on retient celui qui possède
l’espérance mathématique la plus élevée.
2.Le choix d’un investissement dans un
avenir risqué:

Mais, le critère de l’espérance ne tient pas compte de la dispersion


et donc du risque attaché à la distribution de probabilités. C’est
pourquoi, le recours au calcul de la variance permet de mesurer le
risque du projet et de le comparer à la norme fixée en la matière.

Généralement si les valeurs de l’un de ces critères sont presque


les même le choix se base sur les valeurs de l’autre. Mais, en
cas contraire l’arbitrage se fait sur la base du coefficient de
variation associé à la distribution des rendements attendus d'un
projet d'investissement.
2. Le choix d’un investissement dans un
avenir risqué:

En théorie des probabilités et statistiques, le coefficient de


variation est une mesure de la dispersion relative : il se calcule
comme le rapport entre l'écart type et l’espérance mathématique
de la rentabilité.

Puisque les cash flows sont indépendantes alors on est dans une
décision unique

La décision n’est pas toujours unique, elle peut apparaître sous la


forme de choix successifs alternant avec une série de
conséquences possibles.
2.Le choix d’un investissement dans un
avenir risqué:

Un arbre de décision permet une représentation visuelle de la série


de choix successifs basé sur deux contraintes à respecter :
( Contraintes d’exclusivité : les décisions doivent être exclusives
les unes des autres ; Contraintes d’exhaustivité : l’ensemble des
décisions possibles doit être envisagé).

En bref, l’arbre de décision est un schéma établi lorsque


l’entreprise est confrontée à des décisions multiples et
séquentielles en matière d’investissement.
2.Le choix d’un investissement dans un
avenir risqué:
Il permet de visualiser l’ensemble des choix possibles et facilite
leur évaluation financière.

Le critère de sélection des décisions est l’espérance mathématique


de la VAN.

Les nœuds décisionnels sont analysés, les un après les autres, en


allant du sommet vers la racine ; les branches hautes
correspondant à des décisions non retenues sont éliminées.
Conclusion:
 

Le risque et l'investissement sont indissociables. Le risque voire


l'incertitude fait partie de la définition même de l'investissement. Ce dernier
consiste à engager une dépense maintenant afin de percevoir des gains
futurs. Donc il repose sur une série d'hypothèses et non de certitudes. Les
méthodes utilisées pour décider d'investir en avenir incertain peuvent être
extrêmement simples (délai de récupération, analyse de sensibilité) ou plus
complexes (actualisation, probabilités, arbre de décision, minimax et
maximin, options réelles) pour ne citer que les plus connues. La décision
d'investissement est la plus importante des décisions financières créatrices
de richesse pour l'entreprise.

22