Vous êtes sur la page 1sur 86

Présenté par: Encadré

Gadra A/ par: Pr
djalil Tidjani
Bentahar
Iméne 2015/2016
Le plan du travail
⚫ Introduction
⚫ Définition
⚫ Classification et critères diagnostic
⚫ Etiologie
⚫ Manifestations cliniques
Manifestations manducatrice
Manifestations articulaires
Manifestations crânio-cervico-faciales
Manifestations alvéolo-dentaires
⚫ Démarche diagnostique
Examen clinique
Examen exo buccal
Examen des mouvements mandibulaires :
Examen dentaire
Analyse occlusale
Examens complémentaires « imagerie de l’ATM »
Diagnostic différenciel
Diagnostic positif
⚫ Moyens thérapeutiques
Traitement d’urgence
Traitement occlusal
Traitement adjuvants
Traitement chirurgical
Autres thérapeutique
⚫ Conclusion
Introduction
⚫ L'appareil manducateur se compose d'éléments
passifs articulaires (temporo-mandibulaires et
occlusaux) et d'éléments musculaires actifs, le tout
étant cordonné par le système neurosensoriel (nerf
trijumeau et système nerveux central)
⚫ L'efficacité de cet appareil dépend du
fonctionnement harmonieux et équilibré de ses
différents composants, mais aussi de sa capacité
d'adaptation à diverses fonctions (ventilation,
phonation, digestion et mimique...).
Définition
Rappel sur l’appareil manducateur:

l’appareil manducateur est maintenue par un


fonctionnement coordonné, interdépendant et
harmonieuxde ses quatre déterminants :
Mastication + stabilité de l’etage
inferieur de la face

Activité
motrice

limitation et la coordination
des mouvements et rapports
intermaxillaires

la commande et la régulation
central de l’ensemble
Définition
⚫ Les dysfonctionnements de l'appareil manducateur
correspondent à des défauts d'adaptation de celui-
ci.
⚫ Ils peuvent être secondaires à un trouble de
l'occlusion dentaire ou à une para- fonction
manducatrice, et sont souvent majorés par un
désordre d'ordre psychique ou général.
⚫ Les tableaux cliniques associent principalement des
douleurs, des bruits et des troubles de la
cinématique temporo-mandibulaire
Classification et critères diagnostic

1. La classification de l’IHS : (international


headache society) répartit en 13 classes toutes les
atteintes douloureuse de la tête et du cou dont font
partie les DAM
2. La classification de l’AAOP( american academy of
oro-facial pain) : distingue les désordres congénitaux
et acquis des surfaces osseuses, y compris les
désordres des ATM et les muscles masticateurs
3. La classification de Dworkin et Le Resche
1992 :
4. La classification de l’EMC s’inspire de celle de
l’AAOP
DAM musculaire DAM articulaire
Dysfonctionnement du complexe condylo-dyscal
AIGUES :
Avec réduction Sans réduction ( DDP)
- Réflexe d’eclissage
(DDR)
- Courbature
- spasme Incompatibilité des surfaces articulaires

Anomalie Adhérences Luxation temporo-


de forme Adhesion mandibulaire
CHRONIQUE Inflammation
- douleurs myofaciale (points Capsulite Rétrodiscite arthrite
gachette) Synovite
- myosite(inflammation)
- contracture Maladies degenerative = arthrose (grade IV)
5. Ecole dentaire de rennes_ France
1999 Altérations Altérations
fonctionnelles structurelles
• Subluxation discale • Une déformation du contour
• Luxation réductible des surfaces articulaires
• Luxation irréductible (arthrose, ostéophyte, spécules
• Subluxation condylienne osseux)
• Luxation temporo- • Une dégénérescence
mandibulaire ou blocage inflammatoire des structures
bouche ouverte ou
arthrose rhumatismale
• Une lésion tumorale, une
hyperlaxité ligamentaire, une
ankylose temporo-mandibulaire
Etiologie
Le DAM est une interaction
entre:

Hôte L’occlusion
Agent Le facteur qui
Le sujet a risque
attaque l’hôte

Environnement
qui augmente ou reduit la résistance de l’hôte et évite ou permet
à l’agent de devenir pathogène
Etiologie
mécanique psychologique systémique
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction


Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

•Iatrogène : exemple ouverture


buccale forcée ou soins dentaire
prolongé
1. Macro- •Accidentelle : qui vas entrainer une
traumatism inflammation( capsulite, synovite)
•Traumatisme direct : par un
e choc sur la mandibule,
etirement,
torsion….
•Traumatisme indirect : exemple
traumatisme rachidien ( coup
Etiologie
systémique
mécanique

psychologique
2. Micro-traumatisme:
traumatisme dysfonction
Comprendocclusion
toutes lessquelettique
forces latérales exercées de façon
répétée directement ou indirectement sur l’ATM

A/ Les parafonctions: sont des activités prolongées ou


répétées réalisées de manière anarchique, qui
engendrent une hyperactivité musculaire par une
stimulation excessive des proprioceptives
desmodontaux qui provoque une diminution de
leur sensibilité et donc de leur rôle protecteur.
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

crispation bruxisme

http://francais.istockphoto.com/photo-904650-dentition-grimace-crispation-
bizarre-personne-visage.php http://www.lookfordiagnosis.com/mesh_info.php?term=Bruxisme&lang=4
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Onychophagie
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

B/ Anomalie posturale: Susceptibles de modifier la


position mandibulaire, elles peuvent installer un DAM
ou l’aggraver
Par exemple:
la position du travail : Une mauvaise
posture du cou peut provoquer
une subluxation au niveau de
la colonne cervicale; c’estla
raison pour laquelle ces deux
troubles coexistent souvent et
doivent être traités
simultanément
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

La position du sommeil: dormir sur le ventre ou


du coté latéral

http://tototoolco.com/actu.php?type=liens
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

C/Une prothèse dentaire erronée ou mal


adaptée
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Ces anomalies de l'occlusion sont caractérisées par


un affrontement conflictuel des arcades
dentaires
pouvant
constituer d‘éventuels facteurs de déclenchement,
de prédisposition et/ou d'entretien des
dysfonctionnements de l'appareil manducateur;
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Parmi les
dysfonctions
occlusales on
distingue les
anomalies
de:
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Centrag Calage Guidage

Asymétrique = ce qui
Différentiel ORC-OIM: vas provoquer une
déviation mandibulaire
Il est plus pathogène
si La différence est >
à 1mm
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Centrag Calage Guidage

e
1.Anomalie de centrage transversal = Déviation
mandibulaire
Lorsque le différentiel entre ORC et OIM présente
une composante latérale l'OIM impose une
translation transversale de la mandibule

Elle provoque un décentrage condylien en OIM


susceptible de provoquer des troubles
musculo- articulaires.
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Centrag Calage Guidage

e
2.Anomalie de centrage sagittal

Antéroposition excessive:
si la différence entre ORC-OIM >1 mm l'OIM est
antéroposition excessive par rapport à en
l'ORC .
Rétroposition:
souvent obtenue après restauration prothétique étendue .

Il y’aura des signes cliniques de dérangement interne de l'ATM,


on peut considérer que l'OIM correspond à une rétroposition
mandibulaire à potentialité pathogène.
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Centrag Calage Guidage

e
3.Anomalie de centrage vertical = DVO

Si une légère variation


on aura pas de contrainte articulaire
Si la variation de la DVO est importante et brutal
il y’aura un changement de l’homéostasie de
l’appareil
manducateur

ce qui vas provoquer des troubles musculaire


Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Centrage Calage Guidage

A/ Instabilité de l’occlusion
en OIM : si Ils vont
⚫ Sur-occlusion entrainer une
⚫ Sous-occlusion instabilité
⚫ Diastéme avec mandibulaire et
migration dentaire donc une
adaptative . déviation
mandibulaire
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Centrage Calage Guidage

A/ Instabilité mandibulaire:
Toute une insuffisance de calage en OIM favorise
une instabilité de la posture mandibulaire en
OIM,

induisant compression articulaire et/ou tensions


musculaires compensatrices .
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Centrage Calage Guidage

1/ Si OIM est imprécise:


Si le relief des cuspides guides ou le recouvrement antérieur
sont insuffisants, ou si le surplomb est excessif, Il n'existe
pas une position mais un espace d'occlusion horizontal
plus ou moins étendu.

La position mandibulaire en OIM est alors imprécise,


faiblement reproductible, accentuant le travail musculaire
à la recherche d'une stabilisation .
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Centrage Calage Guidage

2/ Anomalie du calage postérieur:


perte de calage postérieur rotation mandibulaire
autour des appuis occlusaux résiduels.

En présence de fréquentes crispations musculaires, la


perte de calage postérieur peut provoquer une
élévation condylienne (compression) à direction
postérieure (pathogène)
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Centrage Calage Guidage

2/ Anomalie du calage antérieur:

Le surplomb antérieur excessif et la béance


antérieure sont responsables d'une absence de
contact occlusal antérieur en OIM . Cette absence
entraine une instabilité mandibulaire
généralement compensée par une adaptation des
schémas de fonctionnement de la langue
pouvant provoquer eux mêmes des migrations
dentaires.
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Centrage Calage Guidage

l'interférence occlusale, définie comme un obstacle


dentaire limitant ou déviant la translation
mandibulaire (propulsion ou diduction)

la prématurité occlusale, définie comme un contact


dentaire déviant le chemin de fermeture (élévation) .
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Centrage Calage Guidage

Les conséquences des interférences occlusales:

 Contraintes mécaniques qu'elle implique et qui provoquent


des atteintes structurelles (abrasion, surcharge parodontale)
ou des migrations dentaires

 Mouvements mandibulaires d‘évitement qu'elle peut


induire et qui entrainent des contraintes neuro-musculaires
ou articulaires ;

 Réactions d'hyperactivité musculaire qu'elle peut favoriser .


Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Centrage Calage Guidage

Les conséquences des prématurité


occlusale
Les prématurité favorise, d'une part, une instabilité
sagittale avec rétroposition mandibulaire
fréquente dont le caractère pathogène est accentué
en cas de laxité ligamentaire et/ou de
dérangement interne de l'ATM,
Et d'autre part, une activité musculaire continue
de compensation pour éviter une déviation
mandibulaire.
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

 Dysmorphose faciale : jouent un rôle dans le DAM


; cependant d’après certaines étude, ce rôle
serait moindre par un traitement orthodontique
correctement réaliser pendant l’adolescence.
 La posture : Elles sont susceptibles de modifier la
position mandibulaire, elles peuvent installer un
DAM ou l’aggraver, exemple la position du sommeil et
du travail.
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Les dysfonctions oro-faciales : comme la dysfonction lingual,


déglutition atypique, respiration buccale, phonation….. Jouent
un rôle de facteur prédisposant ou aggravant et entretenant
des DAM
Une ventilation buccale entraine
une altération de la position lingual
ce qui vas provoquer un
déséquilibre musculaire avec les
muscles masticateurs , donc une
répercussion sur la position antéro-
posterieur et verticale de la
mandibule
Etiologie
mécanique psychologique systémique

traumatisme occlusion squelettique dysfonction

Anomalie de phonation:
L'observation de la
position de la langue au
cours de la prononciation
des phonèmes renseigne
sur une éventuelle
anomalie fonctionnelle,
qui peut intervenir dans
le DAM

http://www.belbachadental.com/upload/pdf/odf/Phonation-et-orthodontie.pdf
Etiologie
mécanique psychologique
systémique
1 le stresse, l’anxiété : peut être un facteur primaire (facteur
etiologique : projection de l’anxiété ou stresse sur les
structures musculo-articulaires oro-faciales) . ou un facteur
secondaire ( conséquence du DAM sur les douleurs chronique
parce qu’il aggrave cette douleur)

2. la dépression, l’angoisse : elle


peut pas être considéré comme
un facteur étiologique mais
plutôt comme une facteur
entretenant du DAM (entretient
du schéma douloureux)
Etiologie
mécanique psychologique systémique

⚫ Anatomique : comme l’hyperlaxité ligamentaire qui


peut entrer dans le cadre de maladie génétique du
tissu conjonctif tel que le syndrome d’Ehlers-Danlos.
⚫ Certaines maladies systémique : arthrite
rhumatismale, hypothyroidie
⚫ Certains états de santé généraux fragilisés :
remodelage osseux, deréglement nerveux….)
Etiologie
mécanique psychologique systémique

Des troubles métaboliques ou


endocriniens chez la femme jeune
(troubles hormonaux, cycle menstruel,
début de grossesse).
On note également les troubles de
l’homéostasie d’origine endocrinienne
lors de la ménopause et
nutritionnelle (carence en magnésium).
Etiologie
mécanique psychologique systémique

⚫ L’âge joue un rôle important par le facteur adaptatif


et le potentiel de plasticité des ATM qui diminue
avec
l’âge
1. Manifestations manducatrices
1.1. Manifestations musculaires

Secondaires au spasme, elles se traduisent


généralement par:

hypertrophi
une limitation
e
de
musculaire.
l’ouverture
buccale,
La douleur :
•douleur localisée : Localisée dans le muscle (simple gène,
fatigue, tension);

•douleur irradiée :L’irradiation de la douleur se fait le long de la


fibre musculaire (douleur au niveau du temporal : irradiation à
l’ATM et au muscle ptérygoïdien latéral);

• La douleur projetée: est une douleur à distance du


muscle sans trajet douloureux intermédiaire.
Selon le muscle concerné, les douleurs sont retrouvées
dans;
-84% des cas au ptérygoïdien latéral,
-
-70% des cas au masséter,

-49% des cas au temporal,

-43% des cas au muscles cervicaux…

-35% des cas au ptérygoïdien médial,


Une limitation de l’ouverture buccale (trismus)

Le trismus est intermittent et témoigne d’une contracture


musculaire des élévateurs.

Lorsqu’il est favorisé par une bruxomanie nocturne, il est


maximale au réveil et cède progressivement le matin.

S’il est secondaire à une crispation diurne ou à une posture


professionnelle pathogène, il est maximal en fin de journée et
cédera en fin de nuit.
Une hypertrophie musculaire

Unilatérale ou bilatérale, symétrique ou non, est secondaire à une


hyperactivité musculaire;
1.2. Manifestations articulaires

-Douleurs
-Bruits articulaires
-Limitation ou exagération d’ouverture buccale

o Les douleurs
Typiquement localisées au niveau de l’articulation ou dans
l’oreille.
Aggravées par la mastication , les aliments durs, le
bâillement ou le froid, la fatigue, …
Spontanées ou provoquées.
o Les bruits articulaires

Claquements, craquement ou crépitations.

*Claquement : bruit violent, net et sonore comparable à un


marteau qui claque (« CLAC »).
*Craquement : bruit bref, moins violent et sonore que le
précédent, comparable à une branche qui craque (« CRAC »).
*Crépitement : bruit prolongé à l’ouverture et à la
fermeture, ressemblant à un grincement ou grattement et
traduisant une altération du disque qui génère un frottement
des pièces osseuses .
Limitation de l’ouverture buccale :
L’ouverture buccale se mesure, au pied à coulisse, les
valeurs normales moyennes retenues sont de 47 +/- 7mm
(selon LACHARD).
- On parle de limitation si A< 35mm
-On parle d’hyperlaxité ligamentaire ou d’hypermobilité si
A> 50mm
2. Manifestations crânio-cervico-faciales
1. Manifestations crâniennes

Céphalées :
Diversement interprétées par le patient: céphalées,
migraines, maux de tête, névralgie…, ces douleurs
correspondant souvent à des irradiations de douleurs
musculaires surtout temporales.
Manifestations otologiques :
Souvent unilatéral, les otalgies, acouphènes et des sensation
d’oreille bouchée pousse le patient à consulter en ORL, en absence
d’anomalies, on évoque le DAM.
2.2. Manifestations faciales
Elles s’expriment par des manifestations diverses :
-Manifestations pseudo-sinusiennes maxillaires : Spasme
douloureux du ptérygoïdien latéral.
-Manifestations ophtalmologiques : se traduisent par des
douleurs rétro-occulaires et périorbitaires.
2.3 .Manifestations cervicales
-Douleurs : douleur au niveau de tous les muscles du cou
surtout SCM (Sterno-cléido mastoïdien) et trapèze.
2-4 . Manifestations alvéolo-dentaires
En dehors des signes musculaires et articulaires, les
patients souffrant de DAM, peuvent se plaindre de
troubles dentaires et du parodonte. Il peut s’agir de:
- Manifestations dentaires ; abrasion, douleurs.
-Manifestations parodontales , récessions gingivale

s, mobilité dentaire.
FABIEN, M. Traitement des dysfonctions
cranio-mandibulaires : un carrefour
multidisciplinaire. Lorraine : Université de
lorraine. 245p. Th. Etat : Chir dent : 2013.
Démarche diagnostique
1. Examen clinique
1. Interrogatoire
Motif de la consultation
-douleurs 78.5 ٪
-Bruits articulaires 34.5 ٪
-Subluxation et luxation temporomandibulaire 15
٪
-Limitation de l'ouverture buccale2 ٪
Mode évolutif
-Intensité :gène, sensibilité, douleur superficielle,
moyenne ,forte , …
-Durée :quelques heurs, jours, semaines
-Zones gâchettes ou les zones connues par
autopalpation
1.2. Examen exo buccal
Inspection
Faciale
-faciès crispé
-asymétrie (déviation du menton)
-cicatrice mentonnière(traumatisme)
-mouvement anormaux(tic ,para fonctions, spasme
musculaire)
-dimension verticale
-anomalie de profil :pro ou rétro mandibulie
Postural :
-port de la tête
-attitude scoliotique
Palpation
ATM
*La extra-auriculaire : Palpation sur les
palpatio
téguments, le praticien placé devant le patient, place la pulpe de
n
ses index dans la région prétragienne pour une palpation
bilatérale symétrique. On demandant au patient d'ouvrir la
bouche le plus largement possible.
*Palpation intra-auriculaire : dans la même position, le
praticien place ses auriculaires au niveau des oreilles du malade.

LASKIN, D. M; GREENE, C.S;


HYLANDER, W. L. Temporomandibular
Disorders: An Evidence-Based Approach to
Diagnosis and Treatment. Singapore :
Quintessence Publishing, 2006.1092p.
*L’auscultation : Elle se fait à l’aide d’un stéthoscope,
permet de percevoir les différents types de bruits crées par
les mouvements mandibulaires.

LASKIN, D. M; GREENE, C.S; HYLANDER, W.


L. Temporomandibular Disorders: An Evidence-
Based Approach to Diagnosis and Treatment.
Singapore : Quintessence Publishing, 2006.1092p.
1.3. Examen des mouvements mandibulaires
Ouverture
Etude de la rectitude d’ouverture: Nous examinons la
trajectoire du mouvement à la recherche d’une déviation
Fermeture
Nous examinons :
- La trajectoire du point inter-incisif inférieur.
- La position terminale d’occlusion (en PIM)
1.3. Examen des mouvements mandibulaires :
*Propulsion :
- Elle se mesure au pied à coulisse, entre le bord libre de l’incisive
mandibulaire et celui de l’incisive maxillaire (normale = 9mm) ;
-La trajectoire du point inter-incisif inférieur est souvent déviée du
c e.
ôté de l’ATM hypo-fonctionnell

ROZENGWEIG. Algies et dysfonctionnement de l’appareil


manducateur : proposition diagnostiques et thérapeutiques. Paris : Cdp,
1994 .495p.
Diduction:
L’amplitude des latéralités est mesurée entre la ligne inter-
incisive maxillaire et le marquage vertical de sa projection
sur les incisives mandibulaire, lorsque la mandibule atteint la
limite de son déplacement latéral. La valeur normale est de 8 à 10
mm.
Résultats:

oLimitation de l’ouverture buccales +propulsion et diduction


conservées => origine musculaire .
o Limitation de l’ouverture buccale +propulsion et diduction
altérées => origine articulaire .
1.4. Examen dentaire
• On examine les dents pour déceler :
- La formule dentaire
- Lésions dentaires : fracture, ; fêlures,
carie dysplasie, on test la vitalité .
- Les dents traitées et la qualité des restaurations déjà faites
.
- Les hypersensibilités
- Les abrasions
- Mobilité dentaire .
- Migration dentaire.
1.5. Analyse occlusale
Occlusion statique:
Occlusion dynamique:

Recherche des interférences protrusives ou diductives


travaillantes ou non travaillantes

1.6. Examens complémentaires « imagerie de


l’ATM »

Techniques irradiantes :
• Panoramique dentaire
• Téléradiographie
• La tomographie
• Arthrographie
• Tomodensitométrie
Techniques non irradiantes :
Permet la génération d’une image par utilisation d’un champ
magnétique. Non invasive, permettant de choisir le plan de coupe
1.7. Diagnostic différenciel
Douleurs :
•Les algies musculaires avec les algies cranio-facio-

cervicles.
•Les algies articulaires avec les otalgies et douleurs

périauriculaires.
•névralgie essentielle du trijumeau.
•algies d’origine vasculaire:
•algies d’origine sinusienne.
•algies d’origine psychiatrique
Limitation de l’ouverture buccale :

• trismus d’origine locale: - infectieuse


- traumatique
- tumorale
• trismus de cause générale:
- tétanos
- origine toxique ou médicamenteuse
- neurologique
•Affections infectieuses et inflammatoires
•Affections rhumatismales
•Affections dégénératives
•Atteintes osseuses
•Atteintes musculaires
1.7. Diagnostic positif

A l’ouverture buccale :
-limitation de l’amplitude
-déviation mandibulaire
-douleur au niveau de ATM.

-sensibilité des muscles à la palpation .


-algies pré-auriculaire irradiantes .
-mise en évidence d’une interférence occlusale.
-examen radiologique .
Moyens thérapeutiques

1. Traitement d’urgence
• Traitement médicamenteux

-Antalgiques : Salicylés et Paracétamol .


-Anti-inflammatoires non stéroïdiens : Ibuprofène,
Naproxène…

-Les myorelaxants : les myorelaxants sont des substances


utilisées dans le traitement des contractures réflexes, en
particulier lorsque ces contractures sont douloureuses
• Gouttière occlusale d'urgence.
Elles peuvent être confectionnées et modelée directement en
bouche (résine acrylique autopolymérisable) sur le patient ou
être préfabriquées.
Indication: En cas de spasme : elle est limitée aux incisives
maxillaires créant une butée antérieure empêchant l'occlusion.

UNGER, F. Les gouttières occlusales. Paris :Cpd, 1995. 152p.


- Manœuvre de Nelaton:
Indiquée en cas de luxation temporo-mandibulaire.
Il suffit de placer les pouces dans la cavité buccale au niveau des
cuspides molaires des deux hémi-arcades inférieures, les autres
doigts extra-buccaux empoignant les branches horizontales des
maxillaires.
Le premier temps est un mouvement d’abaissement qui
aggrave la béance et qui permet de mettre la tête condylienne à
hauteur du tubercule zygomatique, le second
mouvement est un mouvement de rétropulsion en
maintenant l’abaissement de la branche montante,
pour
2 ) Traitement occlusal
Les gouttières occlusales :
Ce sont des appareillages amovibles, interposés entre les
arcades dentaires, utilisés transitoirement et de façon
réversible pour modifier ou rétablir les rapports dento- et
dentaires destinés à soutenir ou à corriger des
dysfonctions occlusales ou des fonctions mandibulaires
déficientes (mastication, déglutition, ventilation).
Gouttières de reconditionnement neuromusculaire: Cette
GO réalisée sur articulateur en RC, répond à des
exigences précises :
- Création d’une surface occlusale lisse (sans indentation) ;
-Réalisation en RC des contacts occlusaux ponctuels avec
l’arcade antagoniste ;
- Stabilisations posturales de la mandibule ;
-Le port est nocturne.
-Leurs indications sont de 2 ordres :
-Obtenir le reconditionnement neuromusculaire qui permettra
de définir une relation intermaxillaire asymptomatique.
-Protéger les dents d’une usure excessive liées à des
Gouttière lisse

UNGER, F. Les gouttières occlusales. Paris :Cpd, 1995. 152p.


 Gouttières de repositionnement mandibulaire :
Indiquées dans les problèmes articulaires, elles présentent un
mur de repositionnement et/ou des indentations profondes qui lors de
la contraction des muscles masticateurs, repositionnent obligatoirement
la mandibule dans une position telle que les surfaces et les disques
articulaires soient correctement coaptés.

Gouttière indentée
•Equilibration occlusale définitive (meulage)
On détecte donc, à l’aide de papier à articuler les points de
contact prématurés.
On pratique le meulage avec des fraises diamantées à haute
vitesse, avec refroidissement par spray d’eau froide. La fraise est
orientée de façon à aplanir les convexités cuspidiennes, mais
l’anatomie occlusale n’est que très peu modifiée et le meulage
permet l’obtention d’une intercuspidie adéquate assurant la
stabilité de la denture. Ce meulage à pour principes de base :
- Une économie tissulaire.
-Correction des malpositions dentaires tendant vers un
meilleur alignement dentaire.
3- Traitement adjuvants
1-Physiothérapie

-Application de chaleur sèche : elle se fait sur


l’articulation et sur le muscle douloureux.
-Ultrasons : cette technique fait appel à des ondes
acoustiques, les effets sont thermiques, mécaniques et
antalgiques, les séances d’une durée de 10 mn sont
quotidiennes.
2-Infiltration
-Par des anesthésiques locaux : des anesthésiques
locaux sans vasoconstricteur, peuvent être injectés autour de
l’articulation, dans l’articulation, ou dans les muscles.
- Par des corticoïdes : l’infiltration intra-articulaire, à
base de corticoïdes, est injectée essentiellement dans le
compartiment supérieur.
⚫ 3-Massage et Kinésithérapie :
⚫ Ces thérapeutiques sont particulièrement bénéfiques dans le
traitement des douleurs oro-faciales.

⚫ Elle vise à faire disparaître les différentes composantes du


DAM musculaire ou articulaire. Les objectifs de ces
thérapeutiques sont :

⚫ - Améliorer l’équilibre neuromusculaire ;

⚫ - Eliminer les étiologies primaire et secondaire en


supprimant les para- fonctionnelles qui
surchargent habitudes les composantes du système
manducateur. différentes
3.4. Traitement psychique :
Psychothérapie : Toute consultation du patient avec son
médecin traitant a une vertu thérapeutique et il faudra rassurer
ces patients sur la bénignité de ces affections.

Traitements médicamenteux :
•Les tranquillisants diazépiniques,
•Les hypnotiques .
•Les antidépresseurs .
4. Traitement chirurgical

Ses indications sont posées avec beaucoup de réserve, dans des


cas ou toutes les thérapeutiques conservatrices ont échoué et la
situation est handicapante pour le patient.
* Chirurgie discale
*Chirurgie capsulo-ligamentaire
*Chirurgie des surfaces osseuses
Autres thérapeutiques

•Biofeedback: le patient essaie d’obtenir un relâchement


musculaire en contrôlant visuellement ou auditivement l’état de
contraction musculaire. le principe de cette technique est de faire
prendre conscience à un malade des phénomènes pathologiques
inconscients
Conclusion :
Les formes cliniques des altérations fonctionnelles de l’ATM sont
variées et souvent asymptomatiques. Il est donc évident que
l’évaluation clinique est insuffisante, et pour poser un diagnostic
précis, il faut impérativement recourir à des moyens diagnostiques
adéquats (IRM, et arthroscopie) .

Enfin, il faut rappeler l’importance du diagnostic précoce car les


pathologies de l’ATM se présentent actuellement en nombre
croissant et surtout de plus en plus tôt.