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Hémorragies –

Plaies Brûlures
Les hémorragies
 Compression manuelle :
Pour arrêter un saignement :
 Mettez des gants à sage unique.
 Comprimez immédiatement la
plaie avec la paume de la main,
quel que soit l’endroit.
 Maintenez la compression.
 Pansement compressif :
 Il relaie une compression manuelle
efficace et maintient l’hémorragie.
 Il est réalisé à l’aide.
• De compresses et une bande.
• D’un coussin hémostatique d’urgence
(C.H.U.)
 Compression manuelle à distance :
 Elle est réalisée lorsque la compression locale
est :
• Impossible : fracture ouverte, plaie inaccessible,
plaie avec corps étranger.
• Inefficace : la compression locale n’arrive pas à
arrêter le saignement.
 La compression d’une artère
contre un os empêche
l’écoulement de sang.
 On utilise cinq points de
compression de chaque côté
suivant la localisation de
l’hémorragie.
 Le point de compression doit
être effectué entre la plaie et
le cœur.
 Le garrot :
 La mise en place d’un garrot
dans le cadre de l’exercice en
équipe doit rester
exceptionnelle :
• Arrachement d’un membre avec
une hémorragie incontrôlable par
un autre moyen.
• Plusieurs victimes présentant une
détresse vitale.
• Échec des compressions locale et
à distance.
Rappel
 Une fois le saignement arrêté, les équipes de
secouristes doivent être capable de limiter
les conséquences liées à la perte de sang.
 Pourquoi ?
• Une hémorragie conduit à une diminution de la quantité
de liquide circulant dans les vaisseaux et aussi à une
perte de cellules qui composent le sang, en particulier
de globules rouges, transporteurs d’oxygène.
• La perte de liquide a pour conséquence une diminution
du débit sanguin, donc une réduction de la quantité de
sang qui arrive au niveau des organes et en particulier
au niveau de cerveau.
Il faut donc
 Allonger, dès que possible, la victime.

 Si perte importante = surélever les membres


inférieurs.

 Ne jamais rabaisser les membres surélevés avant


l’arrivée de l’équipe médicalisée.
 Le fait de surélever les membres inférieurs
permet de limiter la quantité de sang située
dans les vaisseaux de ces membres. Ceci
permet d’utiliser ce sang pour aller irriguer
le cerveau.
 La perte de globules conduit à une diminution
de la quantité d’oxygène transporté, donc à
une réduction de la quantité d’oxygène
arrivant aux cellules :
 Il faut administrer de l’oxygène.
 Il faut éviter le refroidissement de la victime (la
lutte contre le froid est très coûteuse en
énergie).
 Il faut assurer sa surveillance dans l’attente
d’une équipe médicale.
Les hémorragies
extériorisées
Il s’agit d’une hémorragie interne qui est secondairement
extériorisée par un orifice naturel.
Oreille : Nez :
Placez en PLS si la Coup : appuyez sur la
victime est narine qui saigne en
inconsciente ou très penchant la tête de
somnolente. la victime en avant.
Bouche :
Si le blessé vomit ou
crache du sang :
- Conscient : position
demi - assise,
- Inconscient : PLS
Conduite à tenir

 Elle dépend de l’importance de l’hémorragie


(présence ou non de détresse circulatoire).
 Il ne sert à rien d’empêcher le sang de
s’écouler par l’orifice naturel, car il continu
à couler à l’intérieur de l’organe.
 Il faut au contraire faciliter l’écoulement à
l’extérieur.
Dans tous les cas, un avis médical
est indispensable.
Les plaies
 La plaie simple :
 Il s’agit d’une coupe, d’une piqûre superficielle ou
d’une éraflure qui ne saignent plus, et qui ne sont
pas situées à proximité d’un orifice naturel. Le
risque d’INFECTION demeure (TETANOS).
 La plaie grave :
 Il s’agit d ’une plaie qui présente un ou plusieurs
facteurs de gravité et dont l’évolution peut être
néfaste pour le blessé à plus ou moins brève
échéance. Elle nécessite une prise en charge
médicale.
Les plaies simples
 Que faire :
 Mettez des gants à usage unique.
 Les plaies simples seront nettoyées à
l’aide d’un antiseptique. La désinfection
s’effectuera des bords de la plaie vers
l’extérieur.
• Bétadine, chloréxidine, …
 Protéger la plaie pour éviter qu’elle ne
soit à nouveau souillée.
Le pansement adhésif

Les bandages tubulaires

Les bandes
Les plaies graves
TYPE DE PLAIE POSITION D’ATTENTE GESTES A EVITER
Plaies du thorax avec Ne pas obturer la plaie par
difficultés respiratoires un emballage étanche

Plaie de l’abdomen Ne pas tenter de


réintégrer les viscères qui
sortent de la plaie
Plaie à l’œil A plat dos calez la tête et Ne pas retirer un corps
protégez les deux yeux étranger
Plaie avec corps étrangers A plat dos Ne pas extraire le corps
étranger
Plaie localisée à un autre A plat dos
endroit chez une victime
consciente
Plaie chez une victime Ne pas laisser sur le dos
inconsciente
 Il faut :
 Administrer de l’oxygène en inhalation,
 Réaliser un examen complet,
 Protéger la plaie à l’aide d’un emballage stérile,
 Couvrir la victime,
 Rendre compte au chef d’agrès,
 Surveiller.
Les brûlures
 Définition :
 Les brûlures sont des lésions de la peau et/ou
des voies aériennes ou digestives provoquées
par :
• La chaleur : flammes, corps solides ou liquides
chauds, vapeurs chaudes.
• Les substances chimiques : acides ou bases.
• L’électricité : courant électrique, foudre.
• Les rayonnements sous toutes leurs formes.
• Le frottement d’un objet sur la peau.
Quand refroidir ?

Toutes les brûlures récentes,


c’est-à-dire toute brûlure
survenu dans les 10 à 15
minutes, doivent faire l’objet
d’un refroidissement.
Comment refroidir ?
Il convient d’installer cette victime
dans une position confortable et de
protéger les parties du corps
indemnes.
Si la brûlure est étendue, installer la
victime en position allongée sur un
plan dur incliné à 15°.
Arrosage

La zone brûlée est arrosée


abondamment par ruissellement
à 10 cm – pour éviter les effets
mécaniques - avec un eau dont
la température varie entre 8 et
25°C
Durée d’aspersion
Brûlures localisées : Brûlures étendues :
Refroidir 10 à 15 minutes au La durée du refroidissement
minimum. La disparition des doit être déterminée par le
douleurs est un bon témoin médecin qui prendra en
de l’efficacité du compte la température de
« traitement ». Demander l’eau, les conditions
l’avis du médecin contacté climatiques du moment, la
lors du bilan. hiérarchie des gestes à
effectuer, le risque
d’hypothermie.
Comment sécher ?
La victime est débarrassée de ses
vêtements (manteaux, vestes, robe de
chambre, pull,…). La poursuite du
déshabillage sera effectuée par l’équipe
médicale qui prendra en charge le brûlé.
Le brûlé est ensuite séché au moyen de
draps stériles par tamponnement et non
par friction.
Emballage
Le brûlé est installé sur un
matelas à dépression avec une
couverture isothermique et un
drap stérile. La victime bénéfice
ensuite d’une administration
d’oxygène.
Brûlures chimiques
Agir très rapidement.

Rechercher la nature du produit.

Déshabillage, arrosage,

tamponnement pour sécher


ensuite.
Alerter les secours médicalisés.
Brûlures électriques
Reconnaissance du risque.
Coupure du courant chaque fois que c’est
possible.
Ou demande de moyens spéciaux de dégagement.
Préparation des personnels et des matériels de
secourisme pour assurer une éventuelle manœuvre
de ventilation (M.C.E.).
Établir un bilan lésionnel.