Vous êtes sur la page 1sur 18

Réalisé par :

N’GUESSAN OUASSA PAUL TIMOTHE


SOCIETE EN JUNIOR
HASNAE CHAKIR
NOM HAJAR CHAREF
EL MEHDI EL JAAFARI
COLLECTIF Encadré par :
M.NOUR
PLAN
INTRODUCTION GENERALE

1. CONSTITUTION DE LA SOCIETE EN NOM COLLECTIF (SNC)


1.1 DEFINITION
1.2 CONDITIONS DE FOND
1.3 LES CONDITIONS DE FORME

2. FONCTIONNEMENT DE LA (SNC).
2.1 LES GERANTS.
2.2 ASSOCIES NON GERANTS.
2.3 COMMISSAIRES AUX COMPTES.
2.4 REGIME DES PARTS SOCIALES.
2.5 ASSEMBLEE GENERALE

3. DISSOLUTION DE LA SOCIETE EN NOM COLLECTIF (SNC)


3.1 LE DECES D’UN ASSOCIE
3.2 LA REVOCATION DU GERANT STATUTAIRE ASSOCIE
3.3 LIQUIDATION JUDICIARE, INTERDICTION OU INCAPACITE D’UN ASSOCIE

Conclusion
INTRODUCTION GENERALE

Le droit des sociétés est une branche du droit. C'est un ensemble de règles
juridiques qui réglemente la constitution, le fonctionnement et la dissolution des
sociétés. Les sociétés sont régies au Maroc par la loi n° 17-1995 du 1996 relative
aux sociétés anonymes et la loi n° 5-1996 sur la SNC, SCS, SCA, SARL et la
société en participation. Mais nous nous intéressons pour notre travail à la Société
en Nom Collectif.

La société en nom collectif est l’exemple type d’une société de personne. Elle est la
plus simple voie, la plus ancienne des sociétés et reste encore assez répandu malgré
les sérieux dangers qu’elle présente pour les associés.

Dans notre exposé, nous auront comme première partie la constitution des sociétés
en nom collectif, la deuxième partie à leur fonctionnement et leur gérance et enfin
comment se faire la dissolution des SNC.
1. CONSTITUTION DE LA SOCIETE EN NOM COLLECTIF (SNC)

La SNC obéit naturellement aux règles générales de constitution


des sociétés commerciales dotées de la personne morale, il
suffira donc ici de relever les particularités propres à cette forme
sociale.

1. DEFINITION

La société en nom collectif est une société de personne dont les associés ont tous
la qualité de commerçant et répondent indéfiniment et solidairement des dettes
sociales. La SNC est une société commerciale à raison de sa forme et n'acquiert la
personnalité morale qu'à compter de son immatriculation au Registre du
Commerce. Selon l'article 1er de la loi n◦96, c’est une société à responsabilité
illimitée pour les associés. Ceux-ci vont être personnellement exposés au paiement
des dettes de la société. La personnalité des associés est déterminante car c’est une
société qui est marquée par l’empreinte de l’intuitu personae, ceci se voit par le
régime des parts sociales. Le décès ou l’incapacité d’un associé entraîne
normalement la dissolution de la société.
2. LES CONDITIONS DE FOND

Les associés Les apports


•Les associés d’une SNC doivent être au Pour participer à une SNC, les associés
minimum deux personnes. doivent réaliser un apport. Il existe 3 types
•Ils doivent avoir également la qualité d’apports : les apports en numéraire, en
de commerçant. nature et en industrie.
•La qualité d’associé en non collectif est Dans les SNC, les apports en industrie sont
interdite au mineur non émancipé, possibles mais ils ne correspondent pas à la
au majeur en tutelle également formation du capital. Il faut aussi noter que
les personnes qui se trouvent l’évaluation des apports en industrie n’a
dans une situation d’incompatibilité, d’intérêt que pour la répartition des
d’interdiction ou ceux qui sont frappées bénéfices ou la contribution aux pertes. Les
d’une déchéance commerciale ne apports en numéraire ou les apports en
peuvent être associés dans une SNC. nature sont également nécessaires pour la
•Les associés de la SNC peuvent être formation du capital d’une SNC, ils
aussi bien des personnes morales que peuvent être très faibles car la loi n’impose
des personnes physiques. aucun montant minimum à ce capital.
3. LES CONDITIONS DE FORME

Tout d’abord, l’acte constitutif doit être fait par écrit (sous seing privé ou notarié), ensuite cet acte doit
être daté et contenir certaines mentions obligatoires en vertu de l’article 5 de la loi 5-96 qui stipule que
les statuts doivent indiquer :
• Les prénoms, nom, domicile de chacun des associés ou s’il s’agit d’une personne morale, ses
dénominations, sa forme juridique et siège;
• La constitution en forme de la société en nom collectif ;
• L’objet de la société ;
• La denomination sociale ;
• Le montant du capital social;
• Le siège social ;
• L’apport de chaque associé et s’il s’agit d’un apport en nature, l’évaluation qui lui a été donnée ;
• Le nombre et la valeur des parts attribuées à chaque associé ;
• La durée pour laquelle la société a été constituée ;
• Les, nom, prénom, domicile des tiers pouvant engager la société, le cas échéant ;
• Le greffe du tribunal où les statuts sont déposés ;
• La signature de tous les associés.
Il va sans dire que le défaut de ces indications entraîne la nullité de la société en nom collectif. L’acte
écrit doit être déposé au greffe du tribunal de commerce du lieu du siège social, et pour être porté à la
connaissance des tiers, il doit être inscrit au registre de commerce et publié au Bulletin Officiel et dans
un journal d’annonces légales.
2.Le fonctionnement de la SNC
Trois organes participent au fonctionnement de la société en nom collectif :

les associés  les commissaires


les gérants
non gérants aux comptes
   2.1 Les gérants
La SNC est administrée par un ou plusieurs gérants

  1) Statut juridique des gérants


a) Nomination  une personne physique
Les gérants sont nommés par les statuts
ou par un acte ultérieur. Ils peuvent être une personne morale
pris parmi les associés ou en dehors des
associés . dans ce cas , les dirigeants de
la personne morale gérante
La gérance peut être assurée par sont soumis aux mêmes
conditions et aux mêmes
La nomination des gérants doit se faire obligations et encourent les
à l’unanimité sauf dispositions mêmes responsabilités civiles
contraire des statuts et si aucun gérant et pénales comme s’ils
n’est désigné, tous les associés sont étaient gérants en nom
considérés comme gérants et chacun personnel .
d’eux peut accomplir séparément des
actes de gestion et engager la société
par sa seule signature.
Si tous les associés sont gérants ou s’il s’agit de gérant
statutaire associé , la révocation de l’un d’eux doit être
décidé à l’unanimité des autres associés. Cette révocation
entraine la dissolution de la société à moins que la
continuation de la société  ne soit prévue par les statuts
ou décidés à l’unanimité des autres associés.
En cas de continuation, le gérant révoqué peut décider de
se retirer de la société en demandant le remboursement 
b) Révocation de ses droits sociaux.
La loi prévoit
trois modalités S’il s’agit de gérant associé non statutaire, la révocation 
différentes de sera décidé dans les conditions prévues par les statuts, ils
révocation : peuvent prévoir soit l’unanimité, soit la majorité simple
ou qualifiée.
Dans le silence des statuts, la décision de révocation doit
être prise à l’unanimité des autres associés.

Le gérant non associé peut être révoqué dans les


conditions prévues dans les statuts, ou à défaut par une
décision des associés prise à la majorité.
Dans toutes ces hypothèses si la révocation est décidée
sans juste motif, elle peut donner lieu à des dommages
intérêts au profit du gérant révoqué.
2) Les pouvoirs des gérants

    Dans les rapports avec les associés       Dans les rapports avec les tiers
Dans l’ordre interne, ce sont les statuts qui
fixent les pouvoirs des gérants. Si les statuts La société est engagée par les actes des
n’ont rien prévus le gérant unique peut faire gérants qui relèvent de l’objet social.
tous les actes de gestion dans l’intérêt de la Toute clause limitant les pouvoirs des
société. gérants est inopposable aux tiers.
Par acte de gestion, il faut entendre à la fois les En cas de pluralité de gérants, chacun
actes d’administration et les actes de détient la totalité des pouvoirs pour
disposition nécessaires à la réalisation de engager la société à l’égard des tiers.
l’objet social et conformes à l’intérêt social. L’opposition formée par un gérant aux
En cas de pluralité de gérants, chacun peut agir actes d’un autre gérant et sans effet à
séparément sauf  la possibilité donnée à un l’égard des tiers, sauf si ces derniers
cogérant de s’opposer à toute opération avant ont eu connaissance de cette
qu’elle ne soit conclue. opposition.

3) Responsabilité des gérants

Les gérants sont responsables individuellement ou solidairement à l’égard des associés et


à l’égard des tiers. Cette responsabilité et individuelle lorsqu’on arrive à déterminer en
cas de pluralité des gérants, la part de chacun dans les actes dommageables. Sinon, il y a
responsabilité solidaire des gérants.
2.2 Les associés non gérants
1- Les pouvoirs d’origine légale 2- Les pouvoirs statutaires
•  Les modifications statutaires;
Elles doivent être décidées par les associés à l’unanimité. Les statuts sont libre de conférer
aux associés non gérants, le pouvoir
•    Les associés doivent être réunis obligatoirement en d’autoriser certains opérations qui
assemblée pour approuver les comptes annuels dans les six relèvent des pouvoirs légaux des
mois de la clôture de l’exercice; A cet effet ils doivent gérants .
recevoir dans les 15 jours qui précédent la réunion de Ainsi il est fréquent dans la
l’assemblée, le rapport de gestion établi par les gérants, les pratique de subordonner à
états de synthèse et le texte de résolutions proposées. l’autorisation des associés, certains
Si ce droit de communication n’est pas respecté, les actes de disposition comme la vente
délibérations de l’assemblée peuvent être annulées,
des biens de la société.
l’assemblée prend ses décisions à l’unanimité sauf si les
statuts en disposent autrement. Cette limitation des pouvoirs des
gérants est valable dans les rapports
entre les associés (dans l’ordre
• Les associés ont un pouvoir de contrôle;
interne) mais elle est inopposable
Qui leur donne le droit 2 fois par an de prendre connaissance
au siège social des livres et des documents sociaux et de aux tiers .
poser par écrit des questions sur la gestion sociale
auxquelles il doit être également répondu par écrit. Le droit
de prendre connaissance emporte celui de prendre copie.
2.3 Les commissaires aux comptes
Un ou plusieurs commissaires aux comptes peuvent être nommés (pas une obligation) à la majorité
des associés. Cette nomination est obligatoire pour les sociétés dont le chiffre d’affaires dépasse 50
millions de dirhams.
Même lorsque cette condition n’est pas réunie, tout associé peut demander au président du tribunal
la nomination d’un ou de plusieurs commissaires aux comptes.

2.4 Régime des parts sociales Cession Conditions de fond :


Les parts ne peuvent être vendues
Transmission qu’avec l’accord de tous les associés.
C’est une règle d’ordre public. Cette
Le décès d’un des associés entraîne en unanimité est exigée pour toutes les
principe la dissolution de la société. cessions quel que soit le bénéficiaire.
Cependant ce n’est pas une règle d’ordre
public. Les statuts peuvent prévoir la survie Conditions de forme :
de la société et le sort des parts des héritiers
par des clauses de continuation. Hors La rédaction d’un écrit est nécessaire.
statuts, les associés peuvent décider de la La société est avertie par un dépôt de
continuation de la société dans l’un des cas l’original du contrat de cession au
en sus ou en cas de révocation du gérant siège de la société. Les statuts doivent
statutaire. Celui ci, après sa révocation, aura être modifiés pour indiquer la
le choix entre rester associés ou partir. nouvelle répartition des parts. La
cession doit être mentionnée au RCS.
2.5 Assemblée générale
Les associés se réunissent en assemblée au moins une fois an. Les décisions sont
prises à l’unanimité, sauf clause contraire des statuts.
L’assemblée autorise les actes que le gérant ne peut faire seul ou ceux qu’il
souhaite lui soumettre. Elle délibère et statue sur les comptes de l’exercice, et
affecte le résultat.
Comme pour la SARL les gérants doivent présenter à l’approbation de
l’assemblée générale des associés dans les six mois suivant la clôture de
l’exercice comptable (soit au plus le 30 juin) le rapport de gestion, l’inventaire
et les états de synthèse. Ces documents en plus des projets de résolutions et du
rapport du commissaire aux comptes, s’il existe un, doivent être adressés aux
associés 15 jours avant la réunion de la dite assemblée.
Les associés non gérants ont le droit, 2 fois par an :
•De prendre connaissance au siège des livres, de l’inventaire, des états de
synthèses, le cas échéant du rapport du CAC, des P.V des AG, avec
éventuellement l’aide d’un conseiller.
•De poser par écrit des questions auxquelles il doit être répondu par écrit.
3. Dissolution de la SNC
3.1 Le décès d’un associé 

Le principe est que la société prend fin par le décès de l’un des associés, c’est une dissolution
de plein droit qui est liée au caractère personnel de la SNC.
Cette dissolution automatique peut se révéler antiéconomique, c’est pourquoi la loi a autorisé
des aménagements conventionnels pour permettre la continuation de la société ;
 

a. Continuation avec les b. Continuation avec C. Continuation par l’effet de la


associés survivants : les héritiers : clause tontinière : 
La société continue C’est une technique d’assurance
Dans ce cas, l'héritier est avec les associés insérée dans les statuts de la
seulement créancier de la survivants et les société permettant en cas de
société et n'a droit qu'à la héritiers de l’associé décès de l’un des associés le
valeur des droits sociaux décédé. Il y a donc partage automatique de ses droits
déterminée au jour du transmission des sociaux aux associés survivants
décès. parts du de cujus à tout en écartant les héritiers et
ses héritiers. sans avoir à les indemniser.

Remarquant, si en cas de continuation, l’un des héritiers et un mineur non émancipé, la société
doit être transformée, dans le délai d’un an, à compter du décès, en société en commandite,
dont le mineur devient commanditaire ; à défaut, elle est dissoute, sauf si le mineur atteint la
majorité dans ce délai.
3.2 La révocation du gérant statutaire associé

• La société peut également prendre fin par la révocation du gérant statutaire associé. Le
gérant révoqué à la faculté de se retirer en demandant le remboursement de ses droits
sociaux.
• Une révocation abusive (sans juste motif) peut donner lieu à des dommages et intérêts au
profit du gérant.
• La décision de continuation doit être prise en même temps que la décision de révocation.
La révocation sans décision de continuation entraîne immédiatement et de pleine droit la
dissolution de la société.

3.3 Liquidation judiciaire, interdiction ou incapacité d’un associé

• La SNC est dissoute lorsque l’un de ses associés est frappé d’une inaptitude constatée ou
prononcée d’une décision de justice (liquidation de biens, de faillite ou de mesures
d’incapacité ou d’interdiction d’exercer une activité commerciale…) sauf clause de
continuation ou décision unanime des autres associés d’écarter la dissolution.
• En cas de continuation, l’associé qui donne lieu à la dissolution est exclu de la société et à
droit au remboursement de la valeur de ses droits sociaux.
Les avantages Les inconvénients

• Forme de flexibilité importante au niveau • Tous les associés doivent avoir le statut
du capital social (pas de minimum imposé) de commerçant
• Frais de constitution réduits • Tous les associés ont la capacité
• Deux associés suffisent pour créer une commerciale
SNC • Les associés sont responsables
• Formalité de constitution simple : un acte solidairement et indéfiniment du passif
sous seing privé est suffisant pour social
officialiser la constitution • Les parts ne peuvent être cédées
• Grande stabilité des gérants qui qu’avec le consentement de tous les
contribuera à la bonne administration de la associés (une forte présence de l’intuitu
société et qui donnera plus de suite plus de personae)
rapidité à leurs opérations • La société prend fin par le décès de l’un
• Une liberté dans de choix du régime fiscal des associés.
(IS/IR).

Conclusion :
De par ses atouts juridiques, fiscaux et comptables, la SNC peut être intéressante dans des
hypothèses particulières. Ce type de structure exige une pleine responsabilité et solidarité des
associés pour mieux aiguiller la société de la meilleure des façons.
Bibliographie :
- Loi n° 5-96 sur la société en nom collectif publié au Bulletin officiel n°
4478 du 23 hija 1417 (1er mai 1997).
- MUSTAPHA EL BAAJ, LA SNC EN DROIT MAROCAIN, 2009.
- Mohamed EL Mernissi & Lamya EL Mernissi, Traité Marocain de droit des
Sociétés, LEXIS NEXIS SA 2019, P : 199.
- PROFESSEUR Chakib EL OUFIR, Les sociétés commerciales, université
Mohammed V RABAT, 2016, P : 50.
- Mohamed EL Mernissi & Lamya EL Mernissi, Traité Marocain de droit des
Sociétés, LEXIS NEXIS SA 2019, P : 189.
- A. Fénéon, Droit des sociétés en Afrique (OHADA), Issy-les-Moulineaux
(Hauts-de-Seine), LGDJ, 2015, p. 782 ; article 291 de l’Acte uniforme relatif
au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique
- J.P.Storck, La continuation d'une société par élimination d'un associé, Rev.
Soc., 1982, P : 233.
-DOC, art 264 (Dahir n° H1-95-157H du 11 août 1995 -13 rabii I 1416, B.O
6 septembre 1995)
Webographie :
-https://cours-de-droit.net/la-snc-societe-en-nom-collectif-a121612120/
-
https://www.leblogdudirigeant.com/societe-nom-collectif-snc-definition-inter
et-fonctionnement/#conclusion
MERCI DE
VOTRE
ATTENTION

Vous aimerez peut-être aussi