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Représentation de l’information et

architecture des machines informatiques

Dr Zeinebou ZOUBEIR
Plan de cours
I.Système de numération
1.Décimal ( Base 10)
2.Système binaire (Base 2)
3.Code gray
4.L'hexadécimal
5.Base octal (Base 8)
6.Conversion d’une base dans une autre (transcodage)
7.Les opérations arithmétiques en binaire
8.Nombres signés
9.Nombre binaire à virgule flottante
Représentation des caractères: code ASCII
10.
I. Système de numération

Objectif :
L’électronicien est amené à manipuler des valeurs
exprimées dans différentes bases (notamment avec les
systèmes informatiques).

Il est essentiel de posséder quelques notions sur les


systèmes de numération en général et sur les systèmes
binaire et hexadécimal en particulier.

De nombreux systèmes de numération sont utilisés en


électronique numérique.
I. Système de numération

 Les plus courants sont les systèmes de


numération suivants :

a. Décimal ( Base 10)


b. Binaire (Base 2)
c. Hexadécimal (Base 16)
d. Octal (Base 8)
I. Système de numération

1. Décimal ( Base 10)


Le système de numération que nous employons
couramment utilise 10 chiffres : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8,
9.
On l'appelle pour cela "système décimal" ou système à
base 10.
Dans ce système, un nombre peut être décomposé en
puissance de 10.

Par exemple décomposons le nombre 546 :


I. Système de numération

digit. Symbole utilisé pour représenter un des entiers


non négatifs plus petit que la base, dans un système de
numération.
Le nombre 1644 (base 10) est constitué de 4 digits.

poids d’un digit : La valeur de chaque digit dépend de


sa position.
 A chaque rang (position), est affecté un poids.
 Les positions des digits d'un nombre écrit en base B
ont pour poids des puissances de B.
I. Système de numération

Chaque digit a un "poids" différent selon son rang:

 Au premier rang (rang de niveau 0) : le poids est de 1 (ou


100),
Au deuxième rang (rang de niveau 1) : le poids est de 10
(ou 101),
Au troisième rang (rang de niveau 2) le poids est de 100
(ou 102).
Le poids est la puissance nième de 10 ( 10n ) si on
numérote les rangs de droite à gauche et en commençant
par le rang n° 0.
I. Système de numération

 Généralisation : Décomposition d’un nombre


Les nombres tels que nous les utilisons sont, en
réalité, une convention d'écriture. Tout nombre
entier positif peut s'écrire sous la forme d'un
polynôme arithmétique.

N = an x Bn + an-1 x Bn-1 + .......+ a1 x B1 + ao x B0


I. Système de numération

 Exercice 1
Décomposer les nombres suivants sous forme de
puissance de 10 :
 5=
28 =
369=
4509 =
60123 =
I. Système de numération

2.Système binaire (Base 2)


Dans les domaines de l'automatisme, de l'électronique et de
l'informatique, nous utilisons la base 2.
Tous les nombres s'écrivent avec deux chiffres uniquement (0
et 1).
De même que nous utilisons le système décimal parce que nous
avons commencé à compter avec nos dix doigts, nous utilisons
le binaire car les systèmes technologiques ont souvent deux
états stables.
Un interrupteur est ouvert ou fermé
Une diode est allumée ou éteinte
Une tension est présente ou absente
I. Système de numération

A chaque état du système technologique, on associe un


état logique binaire.
La présence d'une tension sera par exemple notée 1 et
l'absence 0.
Le chiffre binaire qui peut prendre ces deux états est
nommé "Bit« (Binary digit)
• Avec un bit nous pouvons coder deux états
Avec deux bits nous pouvons coder quatre états
I. Système de numération

Avec
 trois bits nous pouvons coder huit états

A chaque nouveau
 bit, le nombre de combinaisons possibles est doublé.
Ce nombre est égal à 2N (N étant le nombre de bits).

Un
 groupe de bits est appelé un mot, un mot de huit bits est nommé un
octet.

Avec
 un octet, nous pouvons écrire 2 puissance 8 = 256 nombres
binaires de 0 à 255.
I. Système de numération

3. CODE GRAY
 Le code Gray ou "binaire réfléchi" permet de coder une valeur
numérique en une suite de configurations binaires se différenciant
l'une de l'autre par le changement d'état d'un seul bit.
 Ce code permet par exemple d'éviter l'aléa suivant : en binaire pur, le
passage de la valeur 0111 à 1000 peut engendrer des valeurs aléatoires
comprises entre 0 et 1000, les bits ne changeant pas de valeur de façon
parfaitement simultanée.

Equivalence entre décimale, BCD et Gray :


I. Système de numération

4. L'hexadécimal (Base 16)


 La manipulation des nombres écrits en binaire est difficile
pour l'être humain et la conversion en décimal n'est pas
simple. C'est pourquoi nous utilisons de préférence le
système hexadécimal (base 16).

 Pour écrire les nombres en base 16 nous devons disposer de


16 chiffres, pour les dix premiers, nous utilisons les chiffres
de la base 10, pour les suivant nous utiliserons des lettres
de l'alphabet.
I. Système de numération

4. Hexadécimal (Base 16)


Système Hexadécimale (b=16) utilise 16 chiffres :
{0,1,2,3,4,5,6,7,8,9,A=10(10),B=11(10),C=12(10),D=13(10),E=14(10),F=1
5(10)}

 Cette base est très utilisée dans le monde de la micro


informatique et  électronique numérique .

 Elle permet de coder 4 bits par un seul symbole.

Pour coder un nombre décimal en hexadécimale, on peut utiliser


la division successive par 16.
I. Système de numération

5. Base octal (Base 8)


 Système Octale (b=8) utilise huit chiffres :
{0,1,2,3,4,5,6,7}

 Utilisé il y a un certain temps en Informatique.

 Elle permet de coder 3 bits par un seul symbole.


I. Système de numération

6. Conversion d’une base dans une autre (transcodage)


a. Binaire vers décimale

Un 1 dans une case représente la valeur décimale qui est


au dessus.
I. Système de numération

Exercice: convertissez les nombres suivants en nombres de base décimal.


1000
1010
0010
0001
1101
1111
00001000
10000011
11101111
11110011
11111100
11001111
1111100000011
I. Système de numération

b. Conversion d’un nombre en décimal entier vers son


équivalent en binaire
 La méthode consiste à répéter la division par 2 du nombre
décimal à convertir et au report des restes jusqu’à ce que le
quotient soit 0.
 Le nombre binaire résultant s’obtient en écrivant le premier
reste à la position du bit de poids le plus faible.
 Exemple
 codage des nombres 21(10) et 30(10) en binaire.
I. Système de numération

 Exercice
 Quel est le code binaire correspondant à (65), (19) et (41) ?
I. Système de numération

c. Correspondance entre binaire et hexadécimal.


La conversion du binaire en hexadécimal est très
simple, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous
utilisons cette base.
Il suffit de faire correspondre un mot de quatre bits
(quartet) à chaque chiffre hexadécimal.
Binaire vers Hexadécimale : regroupement des bits
en des sous ensembles de quatre bits puis remplacer
chaque groupe par le symbole correspondant dans la
base 16.
I. Système de numération
I. Système de numération

Exemple : binaire vers Hexadécimale


Soit N un nombre représenté en base binaire par :
N = 1010011101(2)

Représentation Hexadécimale?

N = 0010 1001 1101(2) = 2 9 D (16)


1010011101(2)= 29D(16)
I. Système de numération

Exercice: convertissez les nombres


hexadécimales vers binaire et décimale.

 AB13
239C
14FE
1785BD
169A
123D
I. Système de numération

d. Conversion décimale vers octale


 Soit N le nombre d’étudiants d’une classe
représenté
en base décimale par : N = 73(10)
 Représentation en Octale? (division successive
par 8).
I. Système de numération

e. Conversion octale vers décimale


N = an x Bn + an-1 x Bn-1 + .......+ a1 x B1 + ao x B0

f. Correspondance Octale \Binaire


Binaire vers octale : regroupement des bits en
des sous ensembles de trois bits puis remplacer
chaque groupe par le symbole correspondant
dans la base 8.
I. Système de numération
I. Système de numération

Exercice: Convertissez en décimale et octal et hexadécimale

1010011101
11100011
10001011101
1101
11001
11011
110001
0110
I. Système de numération

g. Conversion binaire naturel – binaire réfléchi


On note par:
(Bk)N : le bit de rang k du nombre codé en binaire naturel;
(Bk)R : le bit de rang k du nombre codé en binaire réfléchi.

Le mécanisme de la conversion est basée sur la comparaison


entre les bits du nombre écrit en binaire naturel telle que:
On reproduit le bit de poids le plus fort

Si les bits (Bn+1)N et (Bn)N ont même valeur (0 ou 1), le bit
correspondant en binaire réfléchi (Bn)R =0 .
I. Système de numération

 Si les bits (Bn+1)N et (Bn)N ont des valeurs différentes, le


bit correspondant en binaire réfléchi (Bn)R =1.

Exemple:
Convertir en binaire réfléchi le nombre écrit en binaire
naturel (0101)2
I. Système de numération

h. Conversion binaire réfléchi – binaire naturel


On note toujours par:
(Bk)N : le bit de rang k du nombre codé en binaire naturel;
(Bk)R : le bit de rang k du nombre codé en binaire réfléchi.
On reproduit le bit de poids le plus fort
Comparer le bit de rang n+1 du binaire naturel à celui de rang n du
binaire réfléchi:

Si les bits (Bn+1)N et (Bn)R ont même valeur (0 ou 1), le bit correspondant
en binaire naturel (Bn)N =0

Si les bits (Bn+1)N et (Bn)R ont des valeurs différentes, le bit correspondant
en binaire naturel (Bn)N =1
I. Système de numération

Exemple:
Convertir en binaire naturel le nombre écrit en binaire
réfléchi (1101)2
Réfléchi:
I. Système de numération

i. Conversion d'un nombre réel


Un nombre décimal est composé d'une partie entière et
d'une partie après la virgule.
En base B, ce nombre X s'écrit :

Il se convertit en décimal en :


I. Système de numération

Pour la partie entière, on fait comme pour les entiers


Pour la partie décimale :
On multiplie par B,
On note la partie entière obtenue,
On recommence avec la partie décimale restante,
On s'arrête quand la partie décimale est nulle ou quand
la précision souhaitée est atteinte.
La partie décimale est la concaténation des parties
entières obtenues dans l'ordre de leur calcul.
I. Système de numération

Exemples :
I. Système de numération

Exemple : conversion de 28,8625 en binaire


Conversion de 28 : (11100) 2.
Conversion de 0,8625 :

28,8625 peut être représenté par (11100,11011100...) 2


I. Système de numération

7. les opérations arithmétiques en binaire


Les diverses opérations arithmétiques qui interviennent
dans les ordinateurs et les calculatrices portent sur des
nombres exprimés en notation binaire.

Dans cette partie, nous allons nous concentrer sur les


principes de base qui nous permettent de comprendre
comment les machines numériques (c'est-à-dire les
ordinateurs) réalisent les opérations arithmétiques de
base en essayant de montrer comment effectuer
manuellement ces opérations.
I. Système de numération

a. Addition binaire
L'addition de deux nombres binaires est parfaitement
analogue à l'addition de deux nombres décimaux. En fait,
l'addition binaire est plus simple puisqu'il y a moins de cas à
apprendre.
On commence par additionner les chiffres du rang de poids
faible, les chiffres du deuxième rang sont ensuite additionnés,
et ainsi de suite. Les mêmes règles s'appliquent à l'addition
binaire.
Cependant, il n'y a que quatre cas, qui peuvent survenir
lorsqu'on additionne deux chiffres binaires et cela quel que
soit le rang. Ces quatre cas sont:
I. Système de numération

0 + 0 = 0
1 + 0 = 1
1 + 1 = 10 = 0 + report de 1 sur le rang de gauche
1 + 1 + 1 = 11 = 1 + report de 1 sur le rang de gauche
Exemple:
I. Système de numération

b. Multiplication binaire:
On multiplie les nombres binaires de la même façon qu'on
multiplie les nombres décimaux.
En réalité, le processus est plus simple car les chiffres du
multiplicateur sont toujours 0 ou 1, de sorte qu'on multiplie
toujours par 0 ou par 1.
La multiplication binaire se base sur les quatre opérations
suivantes:
1 x 1 = 1
1 x 0 = 0
0 x 1 = 0
0 x 0 = 0
I. Système de numération

Exemple:
I. Système de numération

c. Soustraction binaire:
 La soustraction d'un nombre binaire (le diminuteur) d'un
autre nombre (le diminuande) est semblable à la
soustraction décimale et fait intervenir un emprunt de 1
dans le cas où un bit du diminuteur est supérieur à celui de
même rang du diminuande.
 Cet emprunt sera ajouté au bit du rang suivant du
diminuteur.
 Elle repose sur les quatre opérations suivantes:
I. Système de numération

Exemple
I. Système de numération

d. Division binaire
La division d'un nombre binaire (le dividende) par un
autre (le diviseur) est identique à la division de deux
nombres décimaux.
I. Système de numération

Exemple:
I. Système de numération

8. Nombres signés
Nous avons jusqu’à présent parlé de nombres binaires entiers
naturels.
Maintenant nous parlons de nombres binaires entier négatifs.
Le calcul de nombre négatif se fait en deux étapes :
1° Calcul du complément à 1 = Remplacer tous les 0 par des
1 et tous les 1 par des 0.
2° Calcul du complément à 2 = Ajouter 1 au complément à 1.
Exemple : comment écrire –4 en binaire et en hexadécimal ?
I. Système de numération

9. Nombre binaire à virgule flottante


Afin de représenter les très grands ou très petits
nombres, nous utilisons généralement une méthode
assez pratique appelée notation scientifique.
Rappel : 125.68 = 1.2568 *102

En binaire:
I. Système de numération

La norme IEEE 754 normalise cette représentation.


Elle distingue 2:
 simple précision (sur 32 bits),
 double précision (sur 64 bits).
I. Système de numération

Représentation du zéro, des infinis


I. Système de numération

a. Représentation en simple précision


I. Système de numération

 Exemple 1: Traduire en binaire format flottant simple


précision 32 bits
• le nombre : - 1039,0
1) Signe : 1
2) Traduire en binaire (1039)10 = (0000 0100 0000 1111)2
3) Constituez la mantisse : 1, mantisse × 2n
0000 0100 0000 1111 = 1,00 0000 1111 × 210

(décalage de dix chiffres vers la droite après la virgule )


I. Système de numération

4) Constituez le calage IEEE en simple précision 8 bits :


28 - 1 - 1 = 1
5) Constituez l'exposant : 0000 0100 0000 1111 = 1,00
0000 1111 × 210
exposant = 10 + calage = 10 +127= 137
6) Exprimer l'exposant en binaire (137)10 = (1000 1001)2
7) Etendre la partie fractionnaire à 23 bits
mantisse sur 23 bits = 000 0001 1110 0000 0000 0000
I. Système de numération

(- 1039,0)10 = (1100 0100 1000 0001 1110 0000 0000 0000) 2
En hexadecimal C4 81 E0 00

La norme IEEE définit la façon de coder un nombre réel:


la forme 1,xxxxx...×2n (dans notre exemple 1,0101 × 22).
Cette norme se propose de coder le nombre sur 32 bits et définit
trois composantes :
• le signe est représenté par un seul bit, le bit de poids fort (celui le
plus à gauche)
• l'exposant est codé sur les 8 bits consécutifs au signe
• la mantisse (les bits situés après la virgule) sur les 23 bits
restants
I. Système de numération

 Certaines conditions sont toutefois à respecter pour les exposants :


 l'exposant 00000000 est interdit
 l'exposant 11111111 est interdit. On s'en sert toutefois pour signaler
des erreurs, on appelle alors cette configuration du nombre NaN, ce
qui signifie Not a Number
 Il faut rajouter 127 (01111111) à l'exposant pour une conversion de
décimal vers un nombre réel binaire.
 Les exposants peuvent ainsi aller de -254 à 255
I. Système de numération

b. Représentation en double précision (64 bits)


 On utilise la même méthode que pour le codage en simple
précision, sauf que l’exposant est codé sur 11 bits et la
mantisse sur 52 bits.
I. Système de numération

 Nombre binaire à virgule : Exemple


 Soit à coder en simple précision la valeur 525,5.
 525,5 est positif (-1)0 donc le 1er bit sera s = 0.
 Sa représentation en base 2 est la suivante : 1000001101,1
 En normalisant, on trouve : 1,0000011011 × 29
 On ajoute 127 à l'exposant 9 ce qui donne 136, soit en base
2:
 eeeeeeee = 10001000
 La mantisse est composée de la partie décimale de 525,5 en
 base 2 normalisée, c'est-à-dire 0000011011.
I. Système de numération

Comme la mantisse doit occuper 23 bits, il est


nécessaire d'ajouter des zéros pour la compléter :
00000110110000000000000
La représentation du nombre 525,5 en binaire avec
la norme IEEE est donc :
0 1000 1000 00000110110000000000000
0100 0100 0000 0011 0110 0000 0000 0000
(4403600 en hexadécimal)
I. Système de numération

Exemple 2
Ecrire la valeur -0,625 en simple précision avec le format
IEEE754
Le bit s vaut 1 car 0,625 est négatif
0,625 s'écrit en base 2 de la façon suivante : 0,101
On l’écrit sous la forme normalisée 1.01 x 2-1
 Par conséquent l’exposant E = 127 - 1 E= 126 (soit 1111110 en
binaire)
la mantisse est 01000000000000000000000
La représentation du nombre 0,625 en binaire avec la norme IEEE
est : 1 1111 1110 01000000000000000000000
I. Système de numération

Représentation des nombres réels :


norme IEEE
On veut coder le nombre 6,625 en simple précision
avec le format IEEE
I. Système de numération

10. Représentation des caractères: code ASCII


Les caractères sont des données non numériques symboles
alphanumériques, incluent les lettres majuscules et minuscules,
les symboles de ponctuation (& ~ , . ; # " - etc...), les chiffres.
Un texte, ou chaîne de caractères, sera représenté comme une
suite de caractères.
Le codage des caractères est fait par une table de correspondance
indiquant la configuration binaire représentant chaque caractère.
Le code ASCII (American Standard Code for Information
Interchange)
I. Système de numération

 Le code ASCII représente chaque caractère sur 7 bits

 A chaque caractère est associé une configuration de 8


chiffres binaires (1 octet), le chiffre de poids fort (le plus à
gauche) étant toujours égal à zéro.
I. Système de numération
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
1. Définitions.
2. Conventions.
3. Représentations des fonctions logiques.
4. Etude des opérateurs logiques fondamentaux.
5. Opérateurs logiques universels et opérateurs spécialisés.
6. Propriétés de l’algèbre de BOOLE.
7. Ecriture des fonctions booléennes.
8. Table de karnaugh
9. Codeur/décodeur binaire
10. Multiplexeur/ Démultiplexeur
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
1. DEFINITION
 De nombreux dispositifs électroniques, électromécanique,
(mécanique, électrique, pneumatique, etc....)
fonctionnement en TOUT ou RIEN. Ceci sous-entend qu'ils
peuvent prendre 2 états.
 Exemple :
 Arrêt, marche – Ouvert, fermé.
 Enclenché, déclenché – Avant, arrière.
 Vrai, faux – Conduction, blocage.
 Un système présentera un fonctionnement logique
combinatoire si l'état à un instant t des variables de sortie
ne dépend que de l'état des variables d'entrée au même
instant t.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
a. VARIABLE LOGIQUE
 Une variable logique ne peut prendre que 2 états:
 Etat vrai: oui; haut; 1; high.
 Etat faux: non; bas; 0; low.
 Pour ces raisons, il est beaucoup plus avantageux
d'employer un système mathématique n'utilisant que 2
valeurs numériques.
 La variable binaire est aussi appelée variable booléenne.
(De George Boole, mathématicien anglais 1815 -1864)
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
b. Etat logique
 Valeur d’une variable logique, représentée par les chiffres «
0 » ou « 1 » ou les lettres « L » ou « H ».

c. Fonction logique
 Groupes de variables reliées entre-elles par des
opérateurs logiques.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
2. Conventions
Il est nécessaire de distinguer :
La grandeur physique représentée.
Le support de l’information logique.
Le nom attribué.
L’état logique qu’elle peut prendre.
Par convention on établit une correspondance entre l’état physique de la
grandeur et sa valeur logique correspondante.
L’état logique peut être noté « 0 » ou « 1 » ou encore « L » (Low) ou « H »
(High).
On parle aussi de niveau logique haut ou niveau logique bas, état haut ou
état bas.
On peut préciser le niveau actif d’une variable logique (variable active à «
1 » ou à « 0 »).
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
 Exemple: Du point de vue des contacts
On choisit habituellement l'état « 1 » lorsqu’il y a
action sur le contact
L’état « 0 » lorsqu’il n’y a pas action sur le contact
pas d’action sur a a=0
a est au repos la lampe est éteinte L=0
Action sur a a=1 a est actionné la lampe s’allume L=1
Pas d’action sur =0 au repos la lampe est allumée
L=1
Action sur =1 est actionné la lampe est éteinte L=0
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
3. REPRESENTATION D'UNE FONCTION
Les fonctions logiques permettent d'associer une sortie logique Y
à une ou plusieurs entrées logiques (e0, e1, ... en).

3.1 Outils de description d'une fonction logique


La description d'une fonction logique peut être faite :
 graphiquement,
 par une table de vérité ou de fonctionnement
 par une équation booléenne.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
3 .1.1 L a table de vérité
 Une table de vérité permet de visualiser les états logiques de
sortie en fonction des états logiques des entrées.
 Elle permet également de mettre en évidence toutes les
possibilités de fonctionnement.

 Elle se présente sous la forme d’un tableau possédant :

 une colonne par variable d’entrée,


 la première ligne pour inscrire les identificateurs des variables,
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
 plus N lignes correspondant au nombre de combinaisons
possibles des variables d’entrées.
 Cette valeur est calculée à l’aide de la formule suivante :
 N=2n
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
3 .1.2 Chronogramme
 Il existe une autre façon de représenter une fonction logique
appelée chronogramme ou diagramme des temps.
 Les variables binaires sont représentées par un niveau
(souvent de tension) lorsqu’elles sont à 1 le niveau est haut
et à 0 le niveau est bas .
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
4. Etude des opérateurs logiques
fondamentaux
4.1. La fonction OUI
 L'état de la sortie est égal à l'état de l'entrée, cette fonction ne
présente par d'intérêt d'un point de vue logique mais peut être
utile d'un point de vue technologique.
Table de vérité Schéma électrique Équation

• Symbole logique
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
4.2. Opérateur NON ou NO
 On associe à une variable binaire quelconque à son
complément.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
4.3. Opérateur ET ou AND
 L'état 1 est obtenu lors de l’action simultanée sur les 2
variables a et b .
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
4.4. Opérateur OU ou OR
 L'état 1 est obtenu lors de l’action sur la variable a ou sur la
variable b ou des 2 .
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
 5. Opérateurs logiques universels et opérateurs spécialisés
5.1. Opérateur NAND (NON-ET)
 La fonction NAND est la fonction inverse de la fonction
AND.
La fonction logique S=
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
5.2 Opérateur NOR (NON-OU)
 La fonction NOR est la fonction inverse de la fonction OR.
 La sortie vaut 0, lorsque l'un au moins des signaux d'entrée
vaut 1, donc en déduit facilement sa table de vérité.
S=
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
 5.3 Opérateur OU Exclusif (XOR)
 La fonction OU exclusif est une fonction de deux variables
uniquement qui prend la valeur 1 si une seule variable est
égale à 1. Donc la fonction vaut 1 lorsque les valeurs de deux
variables d'entrées sont différentes, c’est-à-dire (E1=0 et
E2=1) ou (E1=1 et E2=0).
S=
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
 5.4 Opérateur NON OU Exclusif (NON XOR)
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
6. Propriétés et opérations élémentaires :
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
 Théorèmes de De Morgan :
 COMPLEMENTATION D’UN PRODUIT LOGIQUE : le
complément d’un produit logique est égal à la somme logique
des facteurs complémentés de ce produit.

 COMPLEMENTATION D’UNE SOMME LOGIQUE : le


 complément d’une somme logique est égal au produit logique
des termes complémentés de ce produit.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
7. TABLE DE KARNAUGH
 La table de Karnaugh sert à simplifier des équations logiques ou à
trouver l'équation logique correspondant à une table de vérité.
 La méthode utilisée est graphique et simple. 

7.1. Principe
Un tableau de Karnaugh peut être vu comme une table de vérité
particulière, à deux dimensions, destinées à faire apparaître
visuellement les simplifications possibles.
Supposons 2n ou 2n+1 variables : on assignera par exemple n ou n+1
variables au repérage des lignes, les n autres variables au repérage des
colonnes. Chaque case élémentaire correspond alors à une seule ligne
et à une seule colonne, donc à une seule combinaison des variables.
A B C D S
0 0 0 0 0
0 II. LOGIQUE
0 0 COMBINATOIRE
1 1
0 0 1 0 0
0 0 1 1 1
0 1 0 0 0
0 1 0 1 1
0 1 1 0 1
0 1 1 1 1
1 0 0 0 0
1 0 0 1 1
1 0 1 0 0
1 0 1 1 1
1 1 0 0 0
1 1 0 1 1
1 1 1 0 1
1 1 1 1 1
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
Examinons le cas d'une fonction S des quatre variables
A, B, C, D, les variables A et B étant assignées aux
lignes, C et D aux colonnes de la table ci-dessous.

ABC 00 01 11 10
D
00 0 1 1 0
01 0 1 1 1
11 0 1 1 1
10 0 1 1 0

S=D+CB
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
Exemple de Circuits combinatoires
1. Demi Additionneur
2. Additionneur complet
3. Comparateur
4. Multiplexeur
5. Demultiplexeur
6. Encodeur
7. Décodeur
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
1. Les Circuits combinatoires
• Un circuit combinatoire est un circuit numérique dont les
sorties dépendent uniquement des entrées.
• Si=F(Ei)
• Si=F(E1,E2,….,En)

• C’est possible d’utiliser des circuits combinatoires pour


réaliser d’autres circuits plus complexes.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
1. Les additionneurs
1.1 Demi Additionneur
• Le demi additionneur est un circuit combinatoire qui
permet de réaliser la somme arithmétique de deux
nombres A et B chacun sur un bit.
• A la sotie on va avoir la somme S et la retenu R ( Carry).

Pour trouver la structure ( le schéma ) de ce circuit on


doit en premier dresser sa table de vérité
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
En binaire l’addition sur un seul bit se fait de la
manière suivante:
0+0=00
0+1=01
1+0=01
1+1=10
La table de vérité associée :
 De la table de vérité on trouve :

II. LOGIQUE COMBINATOIRE
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
1.2 L’additionneur complet
En binaire lorsque on fait une addition il faut tenir en compte de la retenue
entrante.

• L’additionneur complet un bit possède 3 entrées :


– ai : le premier nombre sur un bit.
– bi : le deuxième nombre sur un bit.
ri-1 : le retenue entrante sur un bit.
Il possède deux sorties :
Si : la somme
Ri la retenue sortante
II. LOGIQUE COMBINATOIRE

Si on veut simplifier les équations on obtient :


II. LOGIQUE COMBINATOIRE
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
En utilisant des Demi Additionneurs

 On remarque que X et Y sont les sorties d’un demi additionneur ayant


comme entrées A et B
 On remarque que Z et T sont les sorties d’un demi additionneur ayant
comme entrées X et Ri-1
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
2. Les soustracteurs
 Un demi-soustracteur ne tient pas compte d’une
éventuelle retenue provenant des bits de poids
inferieurs.
 D représente le résultat de la différence (A-B) et R
la retenue.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
 Le soustracteur complet (2bits)
Il possède trois entrées A, B et Re et deux sorties D et
RS : Re représente la retenue de rang n-1 et Rs celle de
rang n.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
Logigramme :
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
3. Les Comparateurs
C’est un circuit combinatoire qui permet de comparer
entre deux nombres binaire A et B.
Il possède 3 sorties
 fe : égalité ( A=B)
 fi : inférieur ( A < B)
 fs : supérieur (A > B)
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
Comparateur sur un bit
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
Schéma d’un comparateur dur un bit
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
4. CODEUR/DECODEUR
4.1 Le codeur
Introduction :
Les Codeurs sont utilisés pour la compression des données.
Le principe de fonctionnement d’un codeur est le suivant :
lorsqu’une entrée est activée, les sorties affichent la valeur
correspondant au numéro de l’entrée dans le code binaire choisi.
Un codeur peut être vu comme un convertisseur du code
décimal vers un code binaire.
Une seule entrée du codeur doit normalement être activée à la
fois, le circuit correspondant possède N entrées et n sorties, avec
2n−1 < N ≤ 2n.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
1) Codeur binaire 8 vers 3(8 entrées vers 3 sorties)
Définition :
Ce codeur reçoit une information codée sur une de ses
huit entrées et génère l’équivalent binaire sur les
sorties S0 à S2. Une seule entrée doit être active à la
fois.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
Table de vérité : Logigramme :

Equations logiques :
S0 = E1 + E3 + E5 + E7
S1 = E2 + E3 + E6 + E7
S2 = E4 + E5 + E6 + E7
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
4.2. Décodeur
Il fait l'opération inverse du codage.
Un décodeur est une "boîte noire", avec n entrées et
2n sorties.
Chaque sortie est activée par une combinaison
particulière des entrées.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
Décodeur 2 entrée et 4 sorties
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
5. Multiplexeur/démultiplexeur 
5.1 Multiplexeur
Le multiplexeur est très employé et à pour rôle d’aiguiller sur une sortie unique un

signal prélevé parmi plusieurs autres de nature différentes.

Principe
C’est un circuit qui possède:
 Des entrées de commande (ou d’adresse), au nombre de n : An-1…A0 ;
 Des entrées de données, au nombre de 2n : D2n-1…D0 ;
 Une sortie S.
Un multiplexeur est qualifié par rapport à ses entrées de données.
Par exemple, on parle de multiplexeur 4 vers 1 pour 4 entrées de donnée et 2 entrées
d’adresse.
Le multiplexeur peut être vu comme un commutateur commandé par les entrées

d’adresse : selon la valeur des entrées d’adresse, une des entrées de données sera
connectée en sortie.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
 Supposons un multiplexeur à deux entrées adresses A1 et A0 ; pour
chaque combinaison binaire de (A1, A0), une entrée de donnée sera
connectée en sortie.
 Par exemple, pour (A1,A0)=10, l’entrée D2 sera connectée en sortie.
 La table de vérité correspondante est la suivante :
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
 On en déduit la fonction logique de sortie.
 Chaque ligne de la table correspond à un terme d’une somme de
produits.
 On détermine chacun de ces termes de la même façon que pour une
fonction logique composée de 0 et de 1, sauf que chaque combinaison
d’entrée est multipliée par la valeur correspondante de la fonction :
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
5.2. Démultiplexeur
 Un démultiplexeur réalise l’opération inverse de celle du
multiplexeur. Il s’agit d’un circuit possédant :
− n entrées de commande (ou d’adresse) : An-1…A0 ;

− 2n sorties : S2n-1…S0 ;

− Une entrée de donnée D.


 Un démultiplexeur recopie l’entrée D sur la sortie correspondant à la
valeur présente sur les entrées d’adresse. Une sortie non sélectionnée
est à 0.
 Pour un démultiplexeur à 2 entrées d’adresse, si on a par exemple
(A1, A0)= 11, la sortie S3 est connecté à D :
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
6. Transducteur
o Un transcodeur est un circuit qui permet de faire
passer une information écrite dans un code C1 vers
un code C2.
o Il est généralement formé d’un décodeur en cascade
d’un codeur.
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
Transcodeur Binaire Naturel-Binaire Réfléchi
Exemple : Transcodeur BN/BR (4 bits)
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
le transcodeur BCD/7 segments
II. LOGIQUE COMBINATOIRE
III. LOGIQUE SEQUENTIELLE
PLAN
I. Introduction
II. Les bascules asynchrones
III. Les bascules synchrones
IV. Les registres
V. Les compteurs
III. LOGIQUE SEQUENTIELLE
INTRODUCTION
Rappel sur les circuits combinatoires
Dans un système combinatoire, les sorties ne dépendent que de
l’état des entrées à un instant donné.

Les circuits séquentiels


La fonction de sortie des systèmes séquentiels dépend en plus des
états des entrées (appelées entrées primaires) des états antérieurs
des sorties (appelées entrées secondaires). On dit que le circuit
séquentiel possède une fonction mémoire.
III. LOGIQUE SEQUENTIELLE
Les systèmes séquentiels sont classes en 2 catégories :
Circuits séquentiels asynchrones
Dans les circuits séquentiels asynchrones, les sorties
changent d’états dès qu’Il y a changements des états des
entrées.

Circuits séquentiels synchrones


Dans ce type de circuits les sorties changent d’états après
avoir eu une autorisation d’un signal de synchronisation
appelé souvent signal « Horloge » noté H ou CLK.
LES BASCULES ASYNCHRONES
La bascule est le circuit de mémorisation le plus
répandu. Elle a aussi pour rôle d’élaborer un diviseur
de fréquence par deux. Elle est un système séquentiel
constitue par une ou deux entrées et deux sorties
complémentaires.
La bascule est le circuit de mémorisation le plus
répandu. Elle a aussi pour rôle d’élaborer un diviseur
de fréquence par deux.
Elle est un système séquentiel constitué par une ou
deux entrées et deux sorties complémentaires.
On l’appelle ainsi « bascule bistable » car elle possède
deux états stables.
 On distingue 4 types de bascules : RS, D, JK, et T.
NB : L’état R=S=1 est un état interdit puisqu’il nous
donne le deux sorties complémentaires Q et Q au même
état ce qui n’est pas logique.
o Bascule D
Remarque : En mettant S=D et R=D dans
l’équation de la bascule RS on aura
Qn+1=DQn+D=D(1+Qn)=D.
Ainsi on obtient une bascule D en rajoutant un
inverseur entre S et R.
Bascule JK
Contrairement à la bascule RS, la condition J=K=1,
ne donne pas lieu à une condition indéterminée,
mais par contre la bascule passe à l’état opposé.
Bascule T
La bascule T est obtenue en reliant les entrées J et K
d’une bascule JK.
Remarque : En remplaçant J et K par T dans
l’équation de la bascule JK on aura


Forçage des bascules
Certaines bascules sont équipées des entrées
particulières :
Entrée de remise à 1 : PRESET (RA1),
Entrée de remise à 0 : RESET (RA0),

On applique le même résonnement pour les bascules
D, T et JK.
 Table de vérité
4. LES BASCULES SYNCHRONES
Une bascule est synchrone quand ses sorties ne
changent d’état que si un signal supplémentaire est
appliquée sur une entrée, dite entrée d’horloge (notée
H ou CLK).
Synchronisation sur niveau haut
Si H=0 : les sorties et sont bloquées à 1 quelques
soient R et S, (les entrées sont masquées par
rapport aux sorties) la sortie garde l’état précèdent.
Si H=1 : la bascule RS fonctionne normalement les
sorties obéissent aux entrées.
Donc la bascule RS ne fonctionne normalement que
si H=1 (Niveau Haut).
Même chose pour les autres bascules.
Synchronisation sur niveau haut
Dans le niveau bas, c’est l’inverse qui se manifeste :
Si H=1 : Q garde l’état précèdent.
Si H=0 : Fonctionnement normal de la bascule.
Si H=1 : les sorties et sont bloquées à 1 quelques
soient R et S, (les entrées sont masquées par
rapport aux sorties) la sortie garde l’état précèdent.
Si H=0 : la bascule fonctionne normalement les
sorties obéissent aux entrées.
Donc la bascule RS ne fonctionne normalement que
si H=0 (Niveau bas).
La bascule synchrone est identique à celle asynchrone.
Même chose pour les autres bascules.
Remarque :
Ce type de synchronisation (sur niveau) a beaucoup
d’inconvénients : la bascule est sensible aux entrées pendant
toute la durée de l’état de l’horloge pour niveau haut (ou 0
pour le niveau bas). Si, pendant que H =1 (ou H=0), des
parasites apparaissent sur les entrées S et R, ils peuvent
entrainer des changements d’état imprévus sur la sortie Q.
Afin de minimiser au maximum la durée de cet état sensible,
on s’arrange pour que la bascule reste dans son état mémoire
sauf pendant un bref instant, juste au moment où l’entrée
passe de 0 à 1 (ou de 1 à 0).
La bascule est dite synchronisée sur front.
Synchronisation sur front
Une variable logique S peut avoir deux niveaux : le
niveau haut (Vrai) ou le niveau logique bas (Faux).
Quand elle passe du niveau bas vers le niveau haut,
elle définit le front montant.
Dans le cas contraire, elle définit le front
descendant.
Symbole :
Principe de fonctionnement d’une bascule JK
synchronisée sur front montant
Bascule JK maitre esclave
4.5.1 Synchronisation sur Front montant
Les deux bascules fonctionnent normalement si
PRESET=CLEAR=1 et si H=1 la première bascule
fonctionne normalement alors que la deuxième est
bloquée et quand H=0 la première bascule est bloquée
alors que la deuxième fonctionne normalement et le
deux bascules ne fonctionnent ensemble qu’au
moment de passage de H de 1 à 0 c’est-à-dire au
moment du front descendant ( ).