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Les procédures de prévention des difficultés de l’entreprise

Encadrée par:
 Pr. M. ELAABD

Réalisé(e) par:
 DAHBANI Najat
 YADALLAH Abdellatif

Année Universitaire: 2020-2021


Les Procédures de Prévention

Introduction

La Prévention Interne

Plan

La Prévention Externe

Conclusion
Introduction
Les procédures de préventions

Le Droit des entreprise en difficultés, c’est le droit de l’entreprise


financièrement malade, dont la santé financière n’est pas bonne est
un droit dérogatoire au droit commun, un droit qui vise à empêcher
les créanciers du chef d’entreprise d’agir chacun pour soi, parmi les
causes de la difficultés de l’entreprise, il ya la circonstance
économique ou bien l’influence de l’environnement sur l’entreprise,
il ya aussi la mauvaise foi du chef de l’entreprise : il cherche juste
son intérêt personnel . Aussi il ya encore le refus de débiteur de
payer ses dettes .
Les procédures de prévention

A fin de préserver des entités viables et saines et leur éviter tout dépôt de
bilan et cessation de leur activité pour défauts d’actifs suffisants, le
législateur a adopté la procédure de prévention qui vise comme son nom
l’indique, à prévenir , à prévoir ou à pronostiquer les signes pressureurs des
difficultés avant leur aggravation.

« Il vaut mieux prévenir que guérir » cela signifie qu’il faut agir le plus en
amont possible avant que le mal se produira.

L’entreprise peut agir par deux façons , à l’intérieur de l’entité c’est la


prévention interne, ou bien à l’extérieur de l’entreprise c’est la
prévention externe
Les procédures de prévention

 Problématique :

Comment peut-on prévenir les difficultés de l’entreprise en droit marocain, et quels


sont les choix mis à la disposition du chef d’entreprise pour sauver son entité?
Prévention interne
Prévention interne

Certains entreprise disposent d’instruments leur permettant de suivre


l’activité et d’attirer l’attention des dirigeants lorsque les indices de
difficulté apparaissent.
On peut citer plusieurs outils:

1)Les tableaux de Bord

Ce sont des instruments essentiels de l’information préventive, Ils


permettent de suivre directement l’activité de l’entreprise. Le
tableau de Bord permet à l’entreprise de connaitre son
évaluation par rapport à ses objectifs et éclairer la performance
de ses différentes fonctions.
Prévention interne

2) L’analyse financière:

Elle consiste dans le calcul de plusieurs ratios significatifs, le suivi


de leur évolution en fonction du niveau d’activité.
Elle permet donc de déceler les premiers signes de difficultés.

3) Les budgets

C’est une technique beaucoup plus dynamique que les


précédentes dans le sens ou elle est projetée vers le future.
I- La Prévention Interne
 Le chef d’entreprise est pour son intérêt d’éviter à ce que les difficultés se
propagent comme une trainée de poudre, car toute extériorisation du problème
ne va que susciter la méfiance accrue des partenaires et pourquoi pas le
blocage pour octroi des lignes de crédit (exemple de banque) ou le refus de
livraison de marchandises (des fournisseurs) refus de conclusion de contrat ou
résolution de contrats dans certains cas .
I- La Prévention Interne
 Le chef d’entreprise doit lui même régulariser sa situation ou corriger les
irrégularités, s’il a omis de le faire, le commissaire aux comptes ou
l’associé sont tenus d’informer le chef d’entreprise des faits et des
difficultés de nature juridique, économique, financière ou sociale
susceptible de compromettre la continuité de l’exploitation de l’entreprise
dans un délai de 8 jours de la découverte de ces difficultés par lettre RAR .
I- La Prévention Interne

 15 jours pour le chef d’entreprise pour redresser la situation par réunion du


conseil d’administration ou surveillance ou en faisant appel à une réunion
de l’assemblée générale.
Prévention interne

Pour les entreprises dépourvues de tels outils, la détection des


difficultés risque d’être tardive: le rôle du commissaire aux comptes
est plus important.
Les phases de la mise en œuvre de la procédure d’alerte :
Cette mission d’alerte a un caractère progressif :
Le commissaire aux comptes s’adresse d’abord aux dirigeants, puis aux
organes d’administrations, à l’assemblée générale des actionnaires et
en fin à la commission de suivi des entreprises économiques.
La prévention interne

Première phase : Demande d’éclaircissement aux dirigeants


Le commissaire aux compte est chargé de demander par écrit aux
dirigeants, des éclaircissements relatifs à tous actes menaçant
l’activité de l’entreprise, ces éclaircissements contiennent des
explications nécessaires apportées par le dirigeant ainsi que les
mesures de redressement qu’il compte entreprendre pour rétablir ou
améliorer la situation.
A ce stade, la procédure d’alerte reste secrète et confidentielle puisque
il s’agit d’un dialogue entre le commissaire et le dirigeant.
Prévention interne

A l’Issue de cette première phase, deux situations peuvent se présenter :

a) La réponse du dirigeant est satisfaisante:


Dans ce cas, la procédure d’alerte est interrompue, et le commissaire
aux compte doit obtenir un degré raisonnable d’assurance afin que la
situation de l’entreprise s’améliore.
b) Défaut de réponse ou réponse jugée insuffisante:
Dans ce cas , on passe à la deuxième phase
La prévention interne

 Deuxième phase : Demande de la réunion du conseil


d’administration ou du conseil de surveillance :
Le commissaire aux comptes soumet la question au conseil
d’administration de l’entreprise ou au conseil de surveillance.
A l’Issue de cette phase, deux cas peuvent se présenter :
 a) Les mesures prises par le conseil d’administration sont jugées
satisfaisante pour sauver l’entreprise :
 Dans ce cas, le commissaire peut arrêter la procédure.
La prévention interne

 b) Le conseil d’administration ne s’est pas réuni ou les mesures


prises sont jugées insuffisantes.
 Si le commissaire aux comptes constate que la continuité de
l’exploitation demeure compromise, il doit convoquer d’urgence
l’assemblée générale des actionnaires.
Prévention interne

Troisiéme phase: Convocation de l’assemblée générale des actionnaires.


Le commissaire aux compte doit procéder à cette convocation dans un délai ne
dépasse pas un mois de la date de réception ou du l’expiration du délai de
réponse.
S’il juge que les menaces subsistent ou que les mesures prises par les
actionnaires ne sont pas satisfaisantes, il informe la commission de suivi des
entreprises économiques.
Quatrième phase : Information de la commission de suivi des entreprises
économiques.
C’est la dernière phase de l’intervention du commissaire aux comptes, celui-ci
doit adresser un rapport à cette commission dans un délai d’un mois de
l’accomplissement des mesures précitées.
La Prévention interne

Ce pendant, le contenu de ce rapport n’a pas été précisé, Il pourrait


contenir les démarches accomplies par le commissaire ainsi que les
faits relevés et qui sont de nature à compromettre la continuité
d’exploitation.
La Prévention Interne
 offre une autre issue en fonction de l’évolution de la situation : Si la
continuité de l’exploitation demeure toujours compromise malgré la
tenue d’AG ou en cas de non tenue d’AG, l’intervention du président du
tribunal de commerce s’impose, ce dernier est informé par CAC ou
associé ou chef d’entreprise. Les prémices d’une prévention externe
s’annoncent déjà, on assiste à la saisine du PTC en tant que personne
extérieure à l’entreprise d’où la dénomination de prévention externe.
Prévention externe
II- La Prévention Externe
 Selon l’Article 548 :
« Le président du tribunal convoque le chef d’entreprise dans le cas
prévu à l’article 547 ou lorsqu’il résulte de tout acte, document ou procédure,
qu’une société commerciale, ou une entreprise individuelle commerciale ou
artisanale, connaît des difficultés de nature à compromettre la continuité de
l’exploitation, pour que soit envisagées les mesures propres à redresser la
situation »
Prévention externe : procédure de
conciliation
 Aux termes de l’article 551 de la loi n° 73-17 : « La procédure de
conciliation est ouverte à toute entreprise qui, sans être en cessation
de paiements, éprouve une difficulté économique ou financière ou
des besoins ne pouvant être couverts par un financement adapté aux
possibilités de l'entreprise (…)».

 Comme l'ancienne procédure de règlement amiable, à laquelle elle se


substitue, la conciliation, instituée par la loi n° 73-17, bénéficie aux
personnes exerçant une activité commerciale.
Les difficultés ouvrant droit à la
procédure de conciliation

 Il est à préciser que la loi n° 73-17 n'a pas apporté de modification notable par rapport à la
définition, assez vague, donnée par la loi 15-95 quant à la nature de la difficulté requise. Pire
encore, la nouvelle loi a curieusement, abandonné la difficulté juridique.

 En effet, alors que dans l’article 550 de l’ancienne loi, la procédure de règlement amiable est
ouverte à toute entreprise qui éprouve une difficulté juridique, économique ou financière(…), la
nouvelle loi, dans son article 551, précise que la procédure de conciliation est ouverte à toute
entreprise qui éprouve une difficulté économique ou financière (…).

 De surcroît, le législateur n’a pas précisé si la difficulté doit être avérée ou prévisible, laissant, le
président du tribunal, apprécier, souverainement, cette définition avec suffisamment de souplesse
pour que la conciliation soit largement ouverte aux entreprises en difficulté.
La saisine du président du tribunal

 S'agissant d'une procédure gracieuse, le président du tribunal est logiquement saisi par voie de
requête du chef de l'entreprise.

 Aussi, cette requête doit- elle être motivée, ce qui suppose que le chef de l'entreprise, non
seulement, expose sa situation et précise la nature et la gravité des difficultés qu'il éprouve,
mais aussi ses besoins de financement et les moyens de faire face à ses difficultés.

 D’ailleurs, c’est ce qui se dégage de l’article 551 de la loi n° 73-17 : « La requête du chef de
l'entreprise comporte un exposé sur la situation financière, économique et sociale de
l’entreprise, les besoins de financement ainsi que les moyens d'y faire face ».
Les pouvoirs d'investigation du président

 Le président dispose naturellement du pouvoir d'obtenir la communication des


renseignements prévus par l'article 552 de la loi n° 73-17 qui dispose que « le
président du tribunal peut, nonobstant toute disposition législative contraire,
obtenir communication, par le commissaire aux comptes, s’il en existe, les
représentants des salariés, les administrations de l’Etat et les autres personnes de
droit public, les établissement de crédits et les organismes assimilés, les organismes
financiers ou toute autre partie, des renseignements de nature à lui donner une
exacte information sur la situation économique et financière de l'entreprise.
Les pouvoirs d'investigation du président

 Mais ces pouvoirs d'investigation sont renforcés, puisque le président se voit


reconnaître le pouvoir de désigner un expert chargé d'établir un rapport sur la
situation économique, sociale et financière de l’entreprise. De même que la
prérogative complémentaire d'obtenir des établissements bancaires et
financiers tout renseignement de nature à préciser cette situation, sans que
le secret bancaire puisse lui être opposé.
 Là encore, le texte ne fait que reprendre l'ancien article 552 de la loi 15-95.
Il aurait dû franchir le pas et prévoir que ces pouvoirs n'existent qu'après
l'ouverture de la conciliation.
La désignation du conciliateur
 Aux termes de l’article 553 de la loi n° 73-17 : « s'il apparaît au président du tribunal des
investigations qu’il a effectuées (…) ou de l’exposé du chef d’entreprise joint à la requête
d’ouverture de la procédure de conciliation, que les difficultés de l’entreprise qui sans être en
cessation de paiements, peuvent être aplanies grâce à la conciliation, il ouvre cette procédure
et désigne un conciliateur pour une période n'excédant pas trois mois renouvelable une seule
fois, à la demande de ce dernier.
 S'il apparaît au président du tribunal que l’entreprise est en cessation de paiements, il renvoie
l’affaire au tribunal aux fins d’ouverture de la procédure de redressement ou de liquidation
judicaire conformément aux dispositions du 2ème alinéa de l’article 578 et de l’article 651 de
de la loi n° 73-17 ».

 Le conciliateur est donc désigné pour une période de six mois maximum ( allongement de deux
mois par rapport à l’ancienne loi), sur demande du conciliateur exclusivement.
La mission du conciliateur
 La mission du conciliateur est abordée par l'article 554 de la loi n° 73-17. En effet, le
président du tribunal la détermine, dont l'objet est d’aplanir les difficultés financières ou
économiques, en recherchant la conclusion d'un accord avec les créanciers.
 La définition de la mission du conciliateur est donc laissée à la libre appréciation du
président du tribunal, avec la seule indication législative, un peu équivoque, d'une finalité : «
aplanir les difficultés financières ou économiques et rechercher la conclusion d'un accord
avec les créanciers ».
 La mission du conciliateur, et dans le silence du texte, va, certainement, susciter un certain
nombre d’interrogation sur le point de savoir à qui le conciliateur présente ses propositions :
- Au chef de l’entreprise ?
- A l'ensemble des parties en présence, créanciers compris ?
- Au président du tribunal ?
- Va-t-il le faire directement ? ou sous réserve de l'accord du chef de l’entreprise ?
L’exercice de la mission
 Le conciliateur agit sous le contrôle du président du tribunal, auquel il
rend compte de l'état d'avancement de sa mission.

 En plus des renseignements en la possession du président du tribunal,


que ce dernier doit lui communiquer (Article 554 de la loi n° 73-17), le
conciliateur peut obtenir du débiteur tout renseignement utile à sa
mission.

 Sans toutefois, semble- t- il, disposer d'un véritable droit de


communication ; la coopération du débiteur sera donc indispensable.
La suspension provisoire des poursuites

 Aux termes de l’article 555 de la loi n° 73-17, si le conciliateur estime qu'une


suspension provisoire des poursuites serait de nature à faciliter la conclusion de
l'accord, il saisit le président du tribunal.
 Après avoir recueilli l'avis des principaux créanciers, ce dernier peut rendre une
ordonnance fixant la suspension pour une durée n'excédant pas le terme de la mission
du conciliateur.

 Cette ordonnance suspend ou interdit toute action en justice de la part de tous les
créanciers dont la créance a son origine antérieurement à ladite décision et tendant:
1) à la condamnation du débiteur au paiement d'une somme d'argent ;
2) à la résolution d'un contrat pour défaut de paiement d'une somme d'argent.
La suspension provisoire des poursuites
 Elle arrête ou interdit également toute mesure d'exécution de la part de ces créanciers tant
sur les meubles que sur les immeubles.
 Les délais impartis à peine de déchéance ou de résolution des droits sont, en conséquence,
suspendus.

 Sauf autorisation du président du tribunal, l’ordonnance qui prononce la suspension provisoire


des poursuites interdit au débiteur, à peine de nullité, de payer, en tout ou partie, une
créance quelconque née antérieurement à cette décision, ou de désintéresser les cautions qui
acquitteraient des créances nées antérieurement, ainsi que de faire un acte de disposition
étranger à la gestion normale de l’entreprise ou de consentir une hypothèque ou nantissement.

 Cette interdiction de payer ne s’applique pas aux créances résultant du contrat de travail.
Les cautions

 aux termes de l’article 559 de la loi n° 73-17, les cautions, solidaires ou non,
ayant garantis la créance incluse dans l’accord peuvent se prévaloir de la
suspension provisoire des actions et procédures.

 Notons que l'obligation de confidentialité risque de créer un problème


s'agissant de l'information des cautions : le créancier doit- il informer les
cautions sur la base des sommes réellement dues par le débiteur, du fait des
remises consenties ?
La conclusion de l’accord amiable
L’homologation de l’accord

 Aux termes de l’article 556 de la loi 73-17, « Lorsqu'un accord est conclu avec
tous les créanciers, il est homologué par le président du tribunal et déposé au
greffe ».

 Si un accord est conclu avec les principaux créanciers, le président du


tribunal peut également l’homologuer et accorder au débiteur les délais de
paiement prévus par les textes en vigueur pour les créances non incluses dans
l’accord. Dans ce cas, les créanciers non inclus dans l’accord et concernés par
les nouveaux délais doivent en être informés.
 Il est à noter que le texte n'oblige pas le président du tribunal à entendre le
conciliateur, ce dont on a pu s'étonner.
La portée de l'homologation

 En principe l'homologation devrait mettre fin à la procédure de conciliation et


afin de sécuriser les créanciers signataires de l'accord ( et surtout les autres),
la loi devrait interdire au tribunal, en cas d'ouverture ultérieure d'une
procédure collective, de faire remonter la période suspecte « à une date
antérieure à la décision définitive ayant homologué un accord amiable, sauf
en cas de fraude ».

 Mais, à ce sujet, on est en droit de se demander si le refus d'homologation


après accord crée, à lui seul, ne serait pas un état de cessation des
paiements.
La publicité de l'accord et voies de
recours
 La loi prévoit que l'accord homologué, ce qui est plus protecteur du débiteur, mais critiquable au
nom des principes de sécurité et de transparence des affaires, doit être déposé au greffe.
 Mais, curieusement, et contre l’esprit du dépôt de l’accord au greffe, supposé permettre à tout
intéressé d’en prendre connaissance, la loi ne donne ce droit qu'aux parties signataires.

 On voit mal comment rendre opposable un accord homologué sans publicité. Il est évident que,
via cette mesure, le législateur ne souhaite pas anéantir la confidentialité, associée à la
conciliation.

 On peut aussi s'étonner que, sur le terrain glissant que constituent les voies de recours, le
législateur n'ait pas précisé les cas ni les personnes ayant qualité pour exercer ces recours.
Les effets de l'accord

 L’accord suspend (mais, curieusement n’interdit pas) toute poursuite


individuelle tant sur les meubles que les immeubles du débiteur dans le but
d'obtenir le paiement des créances qui en font l'objet.

 Quant à l'effet sur les délais impartis aux créanciers parties à l'accord,
l'article 559 de la loi n° 73-17 les suspend, c'est- à- dire qu'ils
recommenceraient à courir après, compte tenu du temps déjà écoulé avant)
et ne les interrompt pas (il ne serait pas tenu compte du temps déjà écoulé) ;
ainsi le législateur aurait évité que les intérêts échus des créances objets de
l'accord qui ne peuvent être recouvrées pendant la durée de l'exécution de
celui- ci ne produisent pas eux- mêmes des intérêts.
La résolution de l'accord

 Aux termes de l’article 559 de la loi n° 73-17, en cas d'inexécution des


engagements résultant de l'accord, le président du tribunal constate par
ordonnance non susceptible d’aucun recours la résolution de l’accord ainsi
que la déchéance de tout délai de paiement accordé. Il renvoie l’affaire
devant le tribunal aux fins d’ouverture de la procédure de redressement ou
de liquidation judiciaire.
Conclusion
Merci pour votre
attention
Bibliographie:

• Loi n° 15-95 formant code de commerce promulguée par le dahir n° 1-96-83


du 15 rabii I 1417 (1er aout 1996)

• loi n° 73-17 modifiant et remplaçant le livre V de la loi n° 15.95


formant code de commerce relatif aux difficultés de l’entreprise

• Saida BACHLOUCH, « La prévention et le règlement amiable des difficultés


des entreprises en droit comparé franco-marocain »,thèse de doctorat, Université
Paris-Est, 2012. Français.