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Master : Contrôle de Gestion et Système d’Information

Semestre 2 – Module : Droit des Affaires

Les obligations du commerçant

Présenté par :
Encadré par :
 EL Khodari Ilias
 Benyssef Issam Mr. Brahim BOUJRADA

Année universitaire: 2020/2021


Introduction
Cadre conceptuel

• Une obligation est un engagement pris par une personne (débiteur) envers une ou


plusieurs autres (créanciers) en vertu duquel :
L’obligation 1. elle est tenue d’effectuer une prestation ou de s’abstenir d’exécuter un acte.
2. Elle fait naître un rapport de droit entre le débiteur et le créancier.

Selon l’article 6 du code de commerce marocain sont commerçants ceux qui


Le
exercent des actes de commerce et en font « leur profession habituelle ou
Commerçant
professionnelle »
Cadre législatif et juridique
Le droit commercial :
• loi n° 15-95 formant code de commerce
• Loi n° 49-15 modifiant et complétant la loi n° 15-95 formant code de commerce et édictant des dispositions
particulières relatives aux délais de paiement
• Loi n° 81-14 complétant et modifiant l’intitulé du livre V et l’article 546 de la loi n° 15-95 formant Code de
commerce
• Loi n° 134-12 abrogeant et remplaçant les dispositions de l’article 503 de la loi n° 15-95 formant Code de
commerce
• loi n° 32-10 complétant la loi n° 15-95 formant code de commerce
• loi n° 24-04 modifiant et complétant la loi n° 15-95 formant code de commerce
• décret n°2.20.956 portant application des dispositions relatives à la publicité au registre du commerce
électronique et au dépôt électronique des états de synthèse des entreprises.
Le droit comptable
• Loi n ° 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants.
• Loi n° 44-03 modifiant et complétant la loi n° 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants.
le droit de protection des consommateur
• loi n° 31-08 édictant des mesures de protection du consommateur
« titre 4 : pratiques commerciales »
Plan
:
Axe 1 : Les obligations juridiques: La publicité au RCS
I. Définition et organisation du registre de commerce
II. Les inscriptions au registre de commerce

Axe 2: Les obligations comptables: La tenue de la comptabilité


I. Les livres et les documents comptables obligatoire
II. Intérêts de tenue de la comptabilité:

Axe 3: Autres Obligations


II. Obligation d’ouverture d’un compte bancaire
III. Obligations Fiscals
IV. Les obligations envers les clients

Conclusion
Axe 1 : Les obligations juridiques: La
publicité au RCS
Définition du RCS

Définition :

« C’est un support de publicité destiné à faire connaitre l’existence,


les caractéristiques des établissements de commerce, en fournissant
CCCCCCCCCCC

tous renseignements par voie de copie ou d’extrait certifié des


inscriptions qui y sont portée. »
L’organisation du registre de commerce :

Selon l’Article 27 du code de commerce : Le registre du commerce est constitué par des
registres locaux et un registre central.
I- Le registre local :
Article 28 du C.C : Le registre local est tenu par le secrétariat-greffe du
tribunal de commerce ou a défaut du tribunal de 1ére instance sous la
CCCCCCCCCCC

surveillance du président du tribunal ou par un juge certifié a cet effet.

Les registres locaux de commerce reçoivent des demandes


d’immatriculation et inscrivent toutes les personnes physiques et
morales, marocaines ou étrangères, exerçant une activité commerciale
au Royaume du Maroc.
L’organisation du registre de commerce :

I- Le registre centrale :

Il est destiné à centraliser , les renseignements relatés dans les divers


registres locaux et d’en assurer communication par voie de certificat.

Il est donc un second original des registres tenus au niveau de chaque


CCCCCCCCCCC

greffe.

Son utilité principale découle dans sa publicité, la finalité étant de mettre


au courant les tiers des faits susceptibles d’affecter la situations des
commerçants.

Le registre central de commerce est habilité à délivrer à toute personne


Les inscriptions au registre de commerce :

Selon l’Article 36 du code de commerce : les inscriptions au registre du


commerce comprennent :

1. les immatriculations, CCCCCCCCCCC

2. les inscriptions modificative

3. les radiations.
Les inscriptions au registre de commerce :

I- Les immatriculations :
Les personnes assujetties a l’immatriculation sont énumérées a l’Article 37 du code de
commerce ce sont

Toutes les personnes physiques ou morales, marocaines ou étrangères, exerçant une


activité sur le territoire du royaume.
CCCCCCCCCCC

Toute succursale ou agence commerciale d’entreprise marocaine ou étrangère.

Toute représentation commerciale ou agence commerciale des états, collectives ou


établissements publics étrangers.

Tous les établissements publics marocains a caractère industriel ou commercial, soumis


par leurs lois a l’immatriculation au registre de commerce.
Les inscriptions au registre de commerce :

Cette formalité doit accomplie, via une demande écrit du commerçant lui-même ou de son
mandataire muni d’une procuration au plus tard dans les trois mois de l’ouverture de
l’établissement commerciale ou de l’acquisition du fonds de commerce (Art 75 du C.C).

Type d’immatriculations :
1- immatriculation principale : Tout commerçant,
CCCCCCCCCCC
personne physique ou morale, doit
se faire immatriculer au RC.

2- Les inscriptions complémentaires : En cas d’ouverture d’un nouvel établissement


se trouvant dans le ressort du tribunal.

3- Les immatriculations secondaires : Si le nouvel établissement se situe dans le


ressort d’un autre tribunal que celui de l’immatriculation principale.
Les inscriptions au registre de commerce :

II- Les inscriptions modificatives :

Tout changement ou modification se produisant dans les faits prescrits


dans l’immatriculation doit faire l’objet d’une déclaration modificative
dans le mois de leur réalisation. CCCCCCCCCCC

Cette modification peut concerner aussi bien l’état de la personne du


commerçant : Etat civile, incapacité, incompatibilité… Et les actes liés
a son activités commerciale et les décisions judiciaires prononcées a
l »encontre d’un commerçant. (articles 50 du Code de Commerce).
Les inscriptions au registre de commerce :

III- Les radiations :


La radiation peut être requise de deux façons :
A – Par le commerçant lui-même :
Quand ce dernier vient de cesser d’exercer son commerce ou par ses héritiers s’il vient de
décéder, sans qu’il y’a cession de fonds de commerce.
Toutefois la radiation ne peut avoir lieu que si les inscriptions sont opérées et les créanciers
gagistes informés.
B – Par l’ordonnance du président du tribunalCCCCCCCCCCC

La radiation peut être également s’opérer d’office, par le greffier, en vertu d’une
ordonnance du président du tribunal, dans les cas suivants :
La déchéance d’un commerçant suit a une décision judiciaire passé en force de chose jugée.
Le décès depuis plus d’un an.
La cessation effective de l’activité depuis plus de trois ans.
La clôture d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire.
(Art 54,55,,56,57 du C.C)
Les sanctions possibles
Les sanctions sur défaut d’immatriculation
1- Une amende de 1.000dhs à 5.000dhs :

S’ils ne remettent pas la déclaration d’immatriculation, d’inscription complémentaire


ou modificative ou de radiation, à l’expiration du délai d’un mois à compter de la
mise en demeure adressée par l’administration
CCCCCCCCCCC (article 62 Code de Commerce);

S’ils sont immatriculés à titre principal dans plusieurs registres locaux ou dans un
même registre local sous plusieurs numéros (article 64 du Code de Commerce);

S’ils ne mentionnent pas sur les papiers commerciaux le numéro et le lieu


d’immatriculation de commerce (article 65 du Code de Commerce) ;
Les sanctions possibles
Les sanctions sur défaut d’immatriculation

2- Une amende de 1.000 dhs à 50.000d hs et une peine


d’emprisonnement d’un mois à un an :

Si l’indication inexacte en vue de l’immatriculation ou de l’inscription au


CCCCCCCCCCC

registre du commerce est donnée de mauvaise foi (article 64 du Code de


Commerce) ;

Si les indications fausses sont insérées dans les papiers de commerce de


mauvaise fois (article 66 du Code de Commerce),
vers un registre de commerce électronique

Le conseil de gouvernement, réuni jeudi 06/05/2021 par


visioconférence sous la présidence du chef du
gouvernement, a approuvé le projet de décret n°2.20.956
CCCCCCCCCCC

portant application des dispositions relatives à la publicité


au registre du commerce électronique et au dépôt
électronique des états de synthèse des entreprises.
…vers un registre de commerce élctronique

Le conseil de gouvernement, réuni jeudi 06/05/2021 par


visioconférence sous la présidence du chef du gouvernement, a
approuvé le projet de décret n°2.20.956 portant application des
dispositions relatives à la publicité au registre du commerce
électronique et au dépôt électronique des états de synthèse des
entreprises.
Axe 2: Les obligations comptables :
La tenue de la comptabilité
Fondements

L’article 19 du code de l’article 11 de la loi 9-88 relative


commerce indique que : aux obligations comptables des
commerçants précise que:

« toute personne physique « les comptes annuels


ou morale, ayant la qualité doivent être réguliers,
de commerçant, doit sincères et donner une
procéder à l’enregistrement image fidèle du patrimoine,
comptable des mouvements de la situation financière et
affectant la patrimoine de du résultat de l’entreprise »
son entreprise ».
Les principes comptables
Il résulte de ces deux textes que la comptabilité doit être :

Sincère : Régulière : Fidèle :

le commerçant ne doit le commerçant doit les documents


rien dissimuler. Il doit respecter les principes comptables doivent
traduire correctement généraux, les règles donner une image du
en langage comptable et les patrimoine, de la
les événements procédures du droit situation financière et
enregistrés en leur comptable en vigueur du résultat de
donnant leur juste l’entreprise conforme
chiffrage. à la réalité
Les livres comptables obligatoires
L’article 211 précité impose au commerçant la tenue de trois livres :

Le livre-journal :
C’est un document sur lequel on enregistre toutes les opérations
quotidiennement ( art 2 de la loi comptable de 1992). Un
commerçant doit tenir au jour le jour l’enregistrement chronologique
de tous les mouvements qui affectent le patrimoine de son entreprise
( comptabilité générale).
Le grand livre :
Rendu obligatoirement en 1992-1993, il permet de classer
méthodiquement selon le plan comptable du commerçant, les
écritures portées au livre-journal, (exemple: comptes clients, comptes
fournisseurs).
En effet, l’art 2 al 3 de la loi comptable de 1992 dispose que : « les
écritures du livre-journal sont reportés sur un registre dénommé
Legrand
livrelivre, ayant pour objet
d’inventaire : de les enregistrer selon le plan de
compte du commerçant ».
Ce livre récapitule chaque année, à la date de l’inventaire et après
évaluation, tous les éléments d’actif et de passif de l’entreprise. Il
reproduit aussi les comptes annuels.
Les documents comptables obligatoires
L’article 9 de la loi 9-88 précitée impose encore au commerçant d’établir des documents
comptables de synthèse à la clôture de chaque exercice

01 02 03
Le bilan : Le compte de résultat : L’annexe :
récapitule les charges et Ce troisième document
Le bilan décrit
les produits de commente et complète
séparément les éléments
l’exercice, sans qu’il l’information donnée par
d’actif et de passif du
soit tenu compte de leur le bilan et le compte de
commerçant et fait
date de paiement ou résultat. Elle permet, en
apparaître de façon
d’encaissement. Selon palliant le caractère trop
distincte les capitaux
le régime juridique du synthétique du bilan et du
propres et, le cas
commerçant, le solde compte de résultat, de
échéant, les autres fonds
des charges et des donner une image fidèle
propres. Les éléments
produits constitue le de l’entreprise au lecteur.
d’actif et de passif sont
bénéfice ou la perte de Toutes les informations
évalués séparément.
l’exercice, l’excédent significatives doivent y
ou l’insuffisance de être reproduites
ressources.
Les documents comptables obligatoires

Forme des documents


Le greffier du tribunal où est immatriculé le commerçant doit authentifier le livre-
journal et le livre- d’inventaire, chaque livre recevant un numéro d’identification (art
8 la loi de 1992). Ils doivent être cotés et paraphés aux services du tribunal de
commerce, et comme le précise l’art 22 al 3:   ’’les documents comptables relatifs à
l’enregistrement des opérations et à l’inventaire sont établis et tenus blanc ni
altération d’aucune sorte’’.  CCCCCCCCCCC

La conservation des documents comptables


Les documents comptables et les pièces justificatives doivent être conservés pendant
10 ans. les originaux des correspondances reçues et les copies des correspondances
envoyées doivent également être conservés pendant 10 ans car ce sont des moyens
de preuves valable en droit commercial. (art 26 du code de commerce)
Intérêts de tenue des livres:

La comptabilité est essentiellement une source d’information nécessaire :


information interne et externe

Information interne pour le commerçant:


Les livres comptable sont nécessaires à tous commerçant qui veut connaitre la
situation exacte de son entreprise. C’est un instrument de gestion.
CCCCCCCCCCC
Information externe:
Pour les tiers tout d’abord, les livres comptable constituent également des
instruments privilégiés d’informations des tiers (clients, fournisseurs, banques…) sur
la situation de l’entreprise.
Pour l’Etat, les livres s’imposent au point de vue fiscal en vue, notamment des
déclarations exigées par la loi au titre des impôts sur les bénéfices: les contrôleurs
des impôts ont accès à ces livres.
Sanctions possible

Les personnes qui n’accomplissent pas leurs obligations comptables sont passibles de
sanctions civiles voir pénales dans des cas :
 Les sanctions civiles : les tiers peuvent invoquer les livres tenus comme moyens de
preuve à l’encontre de ceux qui les ont tenus, mais entre commerçants la preuve est
libre en cas de litige, les mentions portées sur les livres irrégulièrement peuvent être
prises en considérations a titre de présomptions.
CCCCCCCCCCC
 Les sanctions pénales : L’irrégularité de la tenue du livre de commerce est constitutive
de banqueroute, La loi marocaine retient deux types de banqueroute
Banqueroute simple : le coupable est puni d’une peine de trois mois à trois ans
d’emprisonnement.
Banqueroute frauduleuses : tout commerçant en faillite a soustrait ou a falsifiés est punie
d’une peine de deux à cinq ans d’emprisonnement.
Axe 3: Autres obligations
Obligation d’ouverture d’un compte bancaire

L’article 18 du nouveau code de commerce dispose que « tout


commerçant, pour les besoins de son commerce, a l’obligation
d’ouvrir un compte dans un établissement bancaire ou dans un centre
de chèques postaux ». CCCCCCCCCCC

A ce niveau, le commerçant doit opérer par chèque barré, lettre de


change et virement, tous les paiements dont leur montant est supérieur
a 5000 DH.

Et ceci dans le souci de réduire les paiements en espèce et aboutir a


Les obligations Fiscals

Comme pour les particuliers, les commerçants sont des contribuables de l’Etat
marocain.
Ils sont assujettis à payer trois catégories d’impôts :
Les commerçants personnes physiques sont assujettis à l’impôt sur le revenu au titre des
bénéfices industriels et commerciaux qu’ils réalisent. C’est l’impôt sur les bénéfices.

Les sociétés commerciales sont assujetties à l’impôt sur les sociétés.


CCCCCCCCCCC

Enfin, la taxe sur la valeur ajoutée est un impôt indirect qui frappe essentiellement les
activités économiques. C’est un impôt général que les commerçants parmi d’autres
professionnels collectent pour le compte de l’Etat.
Les obligations envers les
clients
Facturation : le commerçant doit délivrer une facture, à son client, pour la réalisation de
chaque opération commerciale.
L’obligation d’informer : Le commerçant doit informer son client sur :
 Les principales caractéristiques des produits qu’il propose à la vente ( règle d’étiquetage ).
 La sécurité des produits ( conseils d’utilisation, risques encourus… ).
 Le prix des produits ( ils doivent être lisibles et sans ambiguïté pour le client )
 La qualité des produits ( normes et labels…)
L’obligation de ne pas forcer : Le code de commerce réglemente et interdit certaines
CCCCCCCCCCC

pratiques commerciales.
 Les ventes réglementées (soldes, liquidation, promotions)
 Les ventes interdites : la vente sauvage ; la vente à la boule de neige; la vente forcée ; la
vente jumelée)
L’obligation de vendre : Le refus de vente est sanctionné par la loi. Les seules exceptions à
ce principe concernent :
 Les dispositions prévues par la loi ( exemple : vente d’alcool à un mineur ).
 Le caractère anormal de la commande ( exemple : achat en quantités démesurées…)
 Le client n’a pas honoré ses précédentes commandes
Conclusio
n
Merci pour votre attention

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