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METAMORPHISME

ET TECTONIQUE
DES PLAQUES
Présenté par:
KIMBATSA TSETO Fabien ;
NSONDET Mac Dhord;
DZONDO Desse;
NGOMA NGOLI Franck;
BOUNDZANGA Orduvel;
MATSOUMBOU Gaëlle.
SOMMAIRE
I- INTRODUCTION
II- REPARTITION ET MANIFESTATION DU
METAMORPHISME;
 DANS LES ZONES DE CONVERGENCE,

 DANS LES ZONES DE DIVERGENCE;

III- RESULTATS APPORTES PAR CHAQUE TYPE


DE METAMORPHISME
IV- CONCLUSION
V- BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION
La surface du globe terrestre est découpée en un nombre limité
de plaques rigides qui se déplacent les unes par rapport aux
autres. Ce déplacement n’est que l’expression en surface de la
convection qui se déroule dans le manteau: c’est la tectonique
des plaques.
En effet, cette tectonique des plaques met en évidence les
conditions nécessaires du métamorphisme qui peut être défini
comme étant la transformation d’une roche à l’état solide sous
l’effet de la variation de la température et/ou de pression, avec
recristallisation des minéraux et acquisition de textures et
structures particulières.
Comment se reparti alors le métamorphisme dans cette
situation? comment il se manifeste ?
REPARTITION ET MANIFESTATION DU
METAMORPHISME
La tectonique des plaques se traduit par différents types de
déplacements:
 La convergence;

 La divergence;

 Le coulissage.

Chacun de ces déplacements est associé à un métamorphisme


général ou de contact. Cependant, métamorphisme général
est défini par le gradient géothermique qui met en évidence
trois types de métamorphisme: Le métamorphisme BP-HT,
HP-BT et intermédiaire (température moyenne à haute,
pression moyenne).
Métamorphisme associé aux zones
de convergence
La convergence est un mouvement rapprochant deux
plaques l'une de l'autre, compensant ainsi l'expansion
océanique en d'autres zones du globe. Trois types de
frontières de plaques convergentes accommodent le
rapprochement :
 Zone de subduction: plongement de la plaque

océanique plus lourde sous la plaque continentale.


 Zone d’obduction: plongement de la plaque

continentale moins dense sous la plaque océanique.


 Zone de collision: là où deux plaques se confrontent
1. Zone de subduction:
Cette zone intéresse le métamorphisme général,
notamment métamorphisme hydrothermal.
En fonction de la vitesse de subduction, on distingue
deux types de subduction: la subduction rapide ou
subduction au sens strict du terme et la subduction
lente.
a) La subduction rapide:
La plaque plongeante peut être entraînée jusqu’à 700 km de
profondeur. Dans ce voyage vers les profondeurs de la Terre,
elle subit des pressions croissantes, bien plus fortes que celles
qu’elle supportait dans la lithosphère quand elle était en
surface. Toutefois, la température s’élève peu, du moins au
début du processus.
En effet, , entre 50 et 120 km, la plaque océanique se
déshydrate et fournit l’eau nécessaire à la fusion partielle sous
continentale qui fait remonter les isothermes. Autrement dit,
l’eau est rapidement expulsée des cristaux, et des
transformations minéralogiques se produisent en condition
plus ou moins anhydre, qui ont pour effet d’accroître la
densité des terrains. Cette configuration développe alors un
métamorphisme BT-HP dans la zone de subduction.
Ce type de métamorphisme caractérise les Alpes ou
l’Himalaya, et correspond au facies des schistes bleus
et éclogites dont les Protolithe sont les Gabbros et les
Basaltes. On le rencontre dans la région de San
Francisco.
b) Subduction lente:
Le mécanisme se produisant ici est similaire à celui de
la subduction rapide, la différence est qu’ici,
l’enfoncement de la plaque océanique se fait lentement,
et par conséquent les pressions sont moindres. En
revanche, les températures sont plus élevées, car la
lenteur de sa pénétration donne le temps à la plaque
plongeante de s’échauffer au contact de la plaque
chevauchante. Il se développe alors un métamorphisme
intermédiaire, de moyenne pression et de moyenne à
haute température.
En effet, dans ce contexte, l’eau est assez abondante par
suite de la déshydratation des anciens sédiments
détritiques, le solidus de la croûte continentale hydratée
peut être atteint et la fusion partielle localisée conduit à
la formation de migmatites.
Ce type de métamorphisme est défini en Ecosse et
caractérise la chaine hercynienne et correspond à la
succession des faciès des schistes verts, des
amphibolites et des granulites dont les Protolithes sont
des sédiments détritiques.
Autre type de métamorphisme
associé à la subduction
Ce métamorphisme résulte de l’action du magma lors de sa
montée, ainsi que lors de l’écoulement des laves à la surface du
globe.
En effet, lors de la subduction, quand la plaque s’enfonce dans
l’asthénosphère, elle subit à partir de certaines pressions
(surtout au-delà de 10-15 Kbar soit 30-50 km), une
déshydratation. Des fluides (eau surtout) s’en échappent et
hydratent le coin de manteau chevauchant qui serait lui-même
entraîné localement en profondeur par la lithosphère
plongeante. Cette péridotite peu à peu hydratée sans pour autant
se réchauffer énormément, entame sa fusion partielle dès que
son hydratation est suffisante et ce, malgré la hausse de la
pression.
Le magma ainsi formé métamorphise les formations
traversées lors de sa montée et forme les auréoles.
Une fois sorti à la surface, les laves en coulant sur la
surface, métamorphise les formations sur lesquelles
elles coulent.
Ce type de métamorphisme est dit métamorphisme de
contact. Ici, c’est la température qui augmente et la
pression en certains endroits reste constante.
2. Zone d’obduction
Ce phénomène est la conséquence du blocage de la subduction,
dû à un arc volcanique présent sur la croûte océanique
normalement subduite. Cet arc volcanique empêche le
plongement de la croûte dans le manteau, le continent est alors
entraîné dans une zone de subduction intra océanique, mais il ne
peut pas plonger dans le manteau au-delà d'une soixantaine de
kilomètres car sa densité, plus faible que celle du manteau
asthénosphérique, ne le lui permet pas. La croûte continentale
s'enfonçant plus lentement et moins profondément dans le
manteau que la croûte océanique, la subduction du continent est
ralentie et les contraintes augmentent. La pression augmentant,
des déformations apparaissent sur les deux croûtes, lesquelles
sont accompagnées d'un charriage du matériel océanique sur le
continent.
La base de la nappe charriée est soumise à des
pressions très importantes, elle devient alors le siège
d'un métamorphisme haute pression/basse température.
Ce type de métamorphisme est rencontré à San
Francisco et caractérise le facies des schistes bleus et
des éclogites dont les protolithes sont surtout basiques.
Ce métamorphisme intéresse le facies des cornéennes.
3. Zone de collision
Le début de la collision correspond à la fin d’une
subduction, c’est-à-dire que toute la plaque
océanique a été engloutie, et les deux plaques
continentales sont parvenues au contact l’une de
l’autre. Elles sont associées à un métamorphisme se
produisant à faible profondeur, mais dans des
portions de lithosphère où la température est élevée.
En effet, à ces profondeurs, l’eau est présente et les
conditions sont réunies pour que se développe le
métamorphisme de haute température-basse pression
(HT-BP), dit aussi métamorphisme thermique.
Ce type de métamorphisme est rencontré au Japon dans
les chaînes de Ryocke et caractérise les facies de
schistes verts et d’amphibolites dont les protolithes
sont des gabbros.
Métamorphisme associé aux zones
de divergence
Certaines zones de divergence tels que les bassins
marginaux et les rifts continentaux, réunissent les
conditions (flux thermique élevé, présence d’eau,
faible profondeur) pour que se produise un
métamorphisme de basse pression et haute température
dit métamorphisme thermique.
Dans cette zone, le métamorphisme n’est possible que
si toutes ces conditions sont réunies.
RESULTATS APPORTES PAR CHAQUE TYPE DE
METAMORPHISME

Métamorphisme de contact
Ce type de métamorphisme entraine au sein des
formations:
– Une recristallisation au contact d’ intrusions;
– Une absence d'orientation des minéraux de la roche
(pas de contraintes orientées).
Métamorphisme général ou régional:
Ce métamorphisme conduit à:
– La recristallisation sous contraintes (zones actives de
la tectonique des plaques, orogènes ou chaînes de
montagnes);
– L’orientation des minéraux (schistosité/ foliation,
linéations).
Schistosités Foliation
Les différents types de métamorphisme
lié à la tectonique des plaques
CONCLUSION
De Wegener jusqu’à la théorie de la tectonique des plaques, le
dynamisme des plaques lithosphériques est devenu un fait
admis par tous.
Cette mobilité est à l’origine non seulement des modifications
structures mais aussi sur la nature même des roches, elle se
trouve être la base de la genèse des roches métamorphiques.
Ainsi la tectonique mettant en place les différentes limites des
plaques a conduit au métamorphisme d’où la tectonique
s’avere être à l’origine de la quasi-totalité des roches
métamorphiques autrement dit l’une des principales causes du
métamorphisme.
BIBLIOGRAPHIE
 INTRODUCTION À LA GÉOLOGIE: La dynamique de la Terre, 4 e
édition (Gilbert Boillot, Philippe Huchon et Yves Lagabrielle);
 ROCHES METAMORPHIQUES: Traceurs de l'évolution thermique
de la lithosphère (dans l'espace et dans le temps) par Christian
NICOLLET;
 GÉOLOGIE TOUT-EN-UN • 1eret 2eannées BCPST, Sous la
direction de Pierre Peycru, Jean-Michel Dupin, Jean-François
Fogelgesang, Didier Grandperrin, Cécile Van Der Rest, François
Cariou, Christiane Perrier et Bernard Augère;
 Encyclopédie Wikipédia ( Kiwix);
 Encyclopédie Universalis;
 Le métamorphisme et les roches métamorphiques (Module : L1
Planète Terre 2015/2016)
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