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HYGIENE

HOSPITALIERE
INSFPM DE
MASCARA
MR KHENTACHE
MED
QU’EST-CE QUE L’HYGIENE HOSPITALIERE ?

L’hygiène hospitalière est l’un des moyens de lutte


contre les infections acquises à l’hôpital par les
malades ou par le personnel.
C’est une science médicale qui étudie l’ensemble
des mesures destiné à améliorer l’état de santé et le
confort des personnes.
C’est une science de l’action, associée à un état
d’esprit lié aux comportements collectifs et
individuels.
QU’EST-CE QUE L’HYGIENE
HOSPITALIERE ?

C’est un ensemble de principes et de pratiques qui


demande rigueur et discipline, et qui engage la
responsabilité de TOUS.

Les mesures d’hygiène hospitalière sont en générale


simples et de bon sens (lavage des mains, tenue
propre, techniques de ménage etc.…)
QU’EST-CE QUE L’HYGIENE
HOSPITALIERE ?
L’hygiène à l’hôpital est une notion extrêmement
importante. Elle englobe, en tant que discipline
médicale, un grand nombre de concepts :

 La lutte contre les infections nosocomiales,

 L’antisepsie,

La stérilisation.
INFECTION NOSOCOMIALE

1. EPIDEMIOLOGIE DES INFECTIONS


NOSOCOMIALES :

Le taux de prévalence national des infections


nosocomiales en ALGERIE varie entre 12 et 15 %, a
indiqué, le ministre de la Santé, de la population et
de la réforme hospitalière,.
1. EPIDEMIOLOGIE DES INFECTIONS
NOSOCOMIALES
A déclaré M. le ministre de la Santé, de la
population et de la réforme hospitalière à
l'occasion de la 5ème journée nationale d'hygiène
hospitalière et de lutte contre les infections
associées aux soins, organisée par l'établissement
public hospitalier de BOLOGHINE. (ALGER)
Leur prévalence dans les pays développés n’atteint
même pas les 5% ; en Algérie, elle dépasserait
largement les 30%, selon les professionnels de santé
qui contestent les 15% dont par le ministre de
tutelle.
1. EPIDEMIOLOGIE DES INFECTIONS
NOSOCOMIALES
Les infections des sites opératoires arrivent en tête,
suivies respectivement par les infections
pulmonaires et les infections urinaires.
Le ministre a précisé que plus de 5 % des bactéries
circulant en milieu hospitalier sont multi résistantes,
ce qui complique davantage l'approche
thérapeutique
1. EPIDEMIOLOGIE DES INFECTIONS
NOSOCOMIALES
Les problèmes nosocomiaux actuels sont étroitement
liés aux progrès diagnostiques et thérapeutiques de la
médecine:
 Prise en charge de patients toujours plus fragiles,
 Multiplications des actes médicaux invasifs,
 Utilisation de technologies de complexité croissantes,
 Implantation de matériel prothétique,
 Greffes d'organes avec traitements
immunosuppresseurs,
 Résistance aux antibiotiques.
2. DÉFINITION

Le terme nosocomial est issu du grec nosos


(maladie), komein : soigner.

Selon l’OMS, une infection nosocomiale


ou
 infection hospitalière peut être définie comme suit :

1. Infection acquise à l’hôpital par un patient admis


pour une raison autre que cette infection.
2. DÉFINITION

Infection survenant chez un patient à l’hôpital ou


dans un autre établissement de santé et chez qui
cette infection n’était ni présente ni en incubation
au moment de l’admission.

 Cette définition inclut les infections contractées à


l’hôpital mais qui se déclarent après la sortie.
2. DÉFINITION

2. Apparition d'un processus infectieux ; contracté à


l'hôpital ; du à des micro-organismes cliniquement
et/ou microbiologiquement décelables; apparaissant
chez le malade, du fait de son admission à l'hôpital
ou des soins qu'il y ait reçus, en tant que patient
hospitalisé ou en traitement ambulatoire et dont les
symptômes apparaissent pendant (ou après) que
l'intéressé se trouve à l'hôpital.
2. DÉFINITION
Pour les infections de la plaie opératoire, on qualifie
d’infections nosocomiales celles survenues dans les
30 jours suivant l'intervention.
Si il y a mise en place d'un implant ou d'une
prothèse, le délai est d’une année après
l'intervention.
Une infection est dite associée aux soins, si elle
survient au cours ou au décours d’une prise en charge
(diagnostique, thérapeutique, palliative, préventive ou
éducative) d’une patiente et si elle n’était ni présente,
ni en incubation au début de la prise en charge.
3. PRINCIPALES INFECTIONS
NOSOCOMIALES 
Les principales infections hospitalières varient selon les
services.
Les principaux facteurs influençant sont le type de
services et le type de patients. Les infections les plus
fréquentes sont :
 Les infections urinaires (20-40%),
 Les infections respiratoires (10-30%),
 Les infections de plaies post-chirurgicales (0-40%) et
 Les bactériémies (0-40%).
 Septicémie 5 %
 Infections sur cathéter : 5 %
4. PRINCIPAUX AGENTS INFECTIEUX
DES INFECTIONS NOSOCOMIALES 
Il existe une grande variété d’agents infectieux.
Globalement, les principaux germes retrouvés dans
les infections nosocomiales sont les bactéries à
Gram négatif dont le principal réservoir est
l'humain (tube digestif).
Les autres bactéries responsables des infections
nosocomiales sont les germes Gram positif qui sont
responsables de la majeure partie des infections
liées aux cathéters, des infections de plaies et en
partie des pneumonies.
4. PRINCIPAUX AGENTS INFECTIEUX
DES INFECTIONS NOSOCOMIALES
Les champignons représentent une faible partie des
infections nosocomiales mais sont de plus en plus
fréquentes.
Les virus représentent environ 5% des infections
nosocomiales et l'homme est l'unique réservoir en
milieu hospitalier.
Les principaux virus responsables d'infections
nosocomiales sont les virus de l'hépatite B et C, de
la varicelle, et virus de la grippe.
4. PRINCIPAUX AGENTS INFECTIEUX
DES INFECTIONS NOSOCOMIALES
Le type de micro-organismes rencontrés dépend de
nombreux facteurs dont les principaux sont :
⇒ Le site de l’infection,
⇒ Le type de patient (âge, pathologie),
⇒ L’administration de médicaments (antibiotiques,
immunosuppresseurs)
⇒ La présence de corps étrangers et de matériel
prothétique
⇒ L’épidémiologie locale.
4. PRINCIPAUX AGENTS INFECTIEUX DES
INFECTIONS NOSOCOMIALES

Les bacilles Gram négatif sont responsables


d’environ 50% des infections nosocomiales.
 Leur principal réservoir est humain mais peut être
environnemental en raison de la capacité de certains
germes Gram négatif (Pseudomonas, Enterobacter)
à proliférer en milieu aqueux.
 Ils sont responsables avant tout d’infections
urinaires, mais également pulmonaires et de plaies.
4. PRINCIPAUX AGENTS INFECTIEUX
DES INFECTIONS NOSOCOMIALES

 Les bactéries Gram positif représentent environ


25% des infections nosocomiales.
Les staphylocoques sont responsables d’environ
15% des infections nosocomiales et l’homme est le
principal réservoir.
 On le retrouve principalement dans les infections
de plaies, sur infection de cathéter intraveineux et
dans les infections de matériel prothétique
(orthopédie et cardio-vasculaire)
4. PRINCIPAUX AGENTS INFECTIEUX
DES INFECTIONS NOSOCOMIALES
Environ 10 % des infections nosocomiales sont dues
à des streptocoques et en particulier d’entérocoques
retrouvés dans les infections urinaires et de plaies.
Les entérocoques font partie de la flore digestive et
peuvent coloniser par continuité le système urinaire
et la peau.
Les germes anaérobiques, principalement
responsables d’infections abdominales (cutanées et
respiratoires à un moindre degré) sont retrouvés dans
moins de 5% des cas.
4. PRINCIPAUX AGENTS INFECTIEUX DES
INFECTIONS NOSOCOMIALES
Chaque individu est porteur d’une flore qui lui est
propre.
Les zones "d'habitat" préférentiel des micro-
organismes sont les :
Zones de plis : aisselles, plis sous-mammaires,
ombilic, mains, sillons interdigitaux, ongles,
périnée, plis inguinaux
Zones pileuses : cheveux et barbe, aisselle, pubis
 Muqueuses : nez et bouche, muqueuses génitale et
anale.
5. TRANSMISSION DES MICRO-
ORGANISMES
Une infection peut être générée par :

Des micro-organismes provenant d'un


environnement contaminé : l'infection est dite
EXOGENE

Des germes hébergés par le patient : l'infection est


dite ENDOGENE
5. TRANSMISSION DES MICRO-
ORGANISMES
1. Les infections exogènes ou infections croisées
La transmission des infections exogènes fait
intervenir des sources de contamination ou réservoir
de germes. Ces réservoirs de germes sont
représentés :
• Par des éléments inanimés contaminés : objet, air,
surface, aliments, etc....
• Par des êtres humains : le personnel, les visiteurs et
les malades eux-mêmes.
5. TRANSMISSION DES MICRO-
ORGANISMES
Il existe quatre modes de transmission exogène :
a. Par contact
Il peut être direct de la source au patient, ou indirect
par l’intermédiaire d’un “support” entre la source et le
patient (mains, objets,..). La transmission manuportée
est prépondérante dans ce mode d’infestation

b. Par gouttelette
Ce sont des sécrétions du rhino-pharynx ou du tractus
respiratoire, la source est alors proche du patient.
5. TRANSMISSION DES MICRO-
ORGANISMES
c. Par voie aérienne
Il s’agit de microorganismes sur support de
poussière ou de cellules squameuses, la source peut
être distante du patient.
d. Par dispositifs médicaux, produits biologiques,
aliments
Dans ce cas il n’y a pas nécessité de multiplication
des micro-organismes sur le support pour que le
risque de transmission existe.
5. TRANSMISSION DES MICRO-
ORGANISMES
2 Infection endogène ou auto-infection :
La flore résidente constitue une véritable barrière
bactérienne renforçant les défenses immunitaires de
l'individu en le protégeant contre des germes
potentiellement pathogènes.
L'hospitalisation entraîne une modification de la flore
habituelle du patient au bout de 5 jours
d'hospitalisation.
Certains gestes invasifs peuvent déplacer des germes
d'un endroit où ils sont inoffensifs vers un autre où ils
se multiplient différemment et deviennent pathogènes.
6. LES RISQUES INFECTIEUX LIES
AU MALADE

Certains patients sont plus à risques de contracter


une infection nosocomiale. Il s’agit de patients
porteurs de pathologies chroniques :
 Diabète
 Insuffisance rénale
 Insuffisance hépatique
 Incontinence urinaire
 Immunodépression (aplasie, leucémie, cancer,
SIDA)
6. LES RISQUES INFECTIEUX LIES
AU MALADE
Certaines pathologies aigües motivant
l'hospitalisation :
 Polytraumatisme
 Brûlures
 Défaillance viscérale aiguë
Etat nutritionnel perturbé
 La dénutrition est un facteur favorisant important pour
tous les sites d'infection.
 L’obésité favorise les abcès pariétaux post-opératoires.
 De plus l’âge (avant 1 an et après 65ans) peut être un
facteur de risque majoré
7. LES RISQUES INFECTIEUX LIES AUX SOINS

La nature et la qualité des soins qu’ils soient


diagnostiques ou thérapeutiques, influent sur le
risque de contracter une infection nosocomiale.
Nous retrouvons notamment :
a. Les interventions chirurgicales
Le risque d'infection de plaie opératoire est inégal
selon le type d'intervention pratiquée.
Ceci a amené à formaliser une classification des
interventions selon la probabilité de contamination
de la plaie opératoire (Classification d’Altemeier).
7. LES RISQUES INFECTIEUX LIES AUX SOINS

b. Les actes invasifs


Dans le cadre de l’activité des actes en obstétrique et
néonatalogie, on retrouve surtout le sondage urinaire, le
cathétérisme veineux, la ponction, l’intubation-
ventilation, la cœlioscopie, le drainage de liquide
amniotique …
Par ailleurs d’autres facteurs interviennent :
Certains traitements diminuent la résistance à l'infection
Corticothérapie prolongée
Radiothérapie
Chimiothérapie anticancéreuse.
8. COUT DE L’INFECTION 

La survenue d'une infection nosocomiale entraîne


un surcoût important avec une augmentation de la
durée d'hospitalisation pouvant atteindre jusqu'à 10
jours pour une pneumopathie nosocomiale.
Les infections nosocomiales prolongent
l’hospitalisation de 4-5 jours en moyenne et
nécessitent des manœuvres diagnostiques et
thérapeutiques supplémentaires.
8. COUT DE L’INFECTION 
Elles majorent ainsi considérablement les coûts de
l’hospitalisation, auxquels il faut rajouter le coût
social (incapacité de travail, décès, invalidité).
Les coûts globaux sont donc très difficiles à chiffrer
et varient considérablement en fonction du type
d’infection.
 L’infection urinaire banale représente un surcoût de
quelques milliers de dinars alors que la bactériémie
avec choc septique représente plusieurs centaines de
milliers de dinars.
9. COÛTS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET PSYCHOLOGIQUES
 

Le drame humain, s’accompagne d’un gouffre


financier : pour l’année 1997, le coût direct global
des infections nosocomiales (dépenses de santé) a
été estimé à 1 milliards de dinars, le coût indirect
(arrêt de travail, incapacité, etc.…) à 3 milliards de
dinars.
En comparaison, le budget total des cliniques et
établissements de soins privés, s’est élevé en Algérie
en l’an 2000 à 7 milliards de dinars.
9. COÛTS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET
PSYCHOLOGIQUES
Les études micro-économiques de calcul montrent
que les infections nosocomiales sont non seulement
responsables :
  De l’augmentation de la mortalité et de la morbidité
  De la durée moyenne de séjour (variable selon le
site de l’infection)
  Du coût du traitement de la maladie causale
 De conséquences sociales pouvant affecter le
malade lui-même et sa famille.
9. COÛTS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET
PSYCHOLOGIQUES
Les coûts sont répartis en trois groupes : les coûts
hospitaliers, les coûts extrahospitaliers, et les coûts
sociaux.
Les coûts hospitaliers représentent l’ensemble des
coûts directement imputables à l’infection
nosocomiale additionnés des coûts indirects
hospitaliers qui agrègent tous les frais généraux
supposés proportionnels à la durée de
l’hospitalisation.
9. COÛTS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET
PSYCHOLOGIQUES

Les coûts extrahospitaliers concernent les dépenses


liées à la consommation médicale à domicile
augmentés des frais liés à la réadaptation éventuelle
du malade.
Les coûts sociaux sont constitués par un ensemble
assez hétérogène difficile à évaluer comme les
pertes de salaires, les pertes de production,
l’invalidité voire le décès.
9. COÛTS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET
PSYCHOLOGIQUES
Un autre aspect de l’analyse économique concerne
l’évaluation du coût de la prévention.
La mise en place d’un programme de prévention
permettant de réduire de 30% en moyenne les
infections nosocomiales, coûterait près de 200 000
DA par an pour un hôpital de 250 lits…
On peut penser par ailleurs que les infections
nosocomiales peuvent altérer la confiance des
patients en notre système sanitaire et ainsi majorer
leurs angoisses ou leurs craintes au cours de leurs
hospitalisations.
MESURE PREVENTIVE
Après avoir traité le problème, nous allons nous
intéresser maintenant aux principales mesures
préventives.
Elle prend en compte l’ensemble des aspects
cliniques, microbiologiques et épidémiologiques des
infections mais également l’organisation des soins,
la gestion de l’environnement ainsi que la protection
du personnel.
Elle constitue un indicateur de qualité des soins et
de sécurité. 
MESURE PREVENTIVE
• En voici quelques règles de base.
a. Lavage des mains :
L’objectif est de prévenir la transmission manuportée et
éliminer la flore transitoire
Indications :
1. Pour le malade :
-  Acte associé aux soins de confort et à l’hôtellerie
-  A la prise de service
-  Après chaque geste contaminant et avant chaque activité
ou soin au malade 
- Lors des soins d’hygiène, de confort et de continuité de la
vie
- Soins infirmiers non invasifs
MESURE PREVENTIVE
2. Pour le soignant :
 A la prise de service et le quittant
Après tout geste de la vie courante

b. Lavage antiseptique des mains :

Les objectifs sont d’éliminer la flore transitoire et de


diminuer la flore commensale
MESURE PREVENTIVE
b. Lavage antiseptique des mains :
Indications :
Acte à haut risque infectieux en service de soin
nécessitant une technique chirurgicale (pose d’un
dispositif invasif.
Exemples : Cathétérisme central, ponction lombaire.)
 Acte chirurgical : En blocs opératoires, services de
radiologie interventionnelle et autres services
d’investigation ; en secteurs fermés et tout secteur
protégé (service de brûlés, d’hématologie, de
réanimation)
MESURE PREVENTIVE
Solution hydro alcoolique : S.H.A
Elle permet une antisepsie rapide et fréquente des
mains, à tout moment, en l’absence de point d’eau.
Elle ne remplace pas le lavage des mains avec un
savon, antiseptique ou non, lorsque celles-ci sont
souillées ou poudrées. Le nombre d’utilisation de
cette solution varie de (3 à 5 fois / jours ).
MESURE PREVENTIVE
b) LE PORT DE GANTS
Il est nécessaire lors de tout contact avec un liquide
biologique (sang, urines, …) afin de prévenir le
risque infectieux et de protéger le personnel
soignant.
Le port de gants n’exclut pas le lavage des mains
avant et après leur utilisation.
Ils doivent être changés entre chaque patient et entre
chaque soin.
MESURE PREVENTIVE
c) LA TENUE PROFESSIONNELLE :

Elle doit être changée quotidiennement et à chaque


fois qu’elle est souillée.
Les ongles doivent être courts et sans vernis.
Les mains et poignets doivent être nus et les
cheveux longs attachés. Toutes ces mesures sont
destinées à réduire le risque de transmission des
germes car ces endroits favorisent leur « accueil ».
MESURE PREVENTIVE
d) ELIMINATION DES DECHETS :
Pour prévenir le risque infectieux, les déchets hospitaliers
doivent être éliminés selon certaines procédures.
Les sacs noirs sont utilisés pour des déchets assimilables
aux ordures ménagères.
Les sacs jaunes sont utilisés pour les déchets d’activité
de soins à risque infectieux :
-  Tous les objets ou instruments ayant été en contact avec
les patients infectés ou à risque
-  Tous les objets ou instruments souillés par des liquides
biologiques
-  Tous les objets ou instruments provenant de la
préparation et de l’administration de produits
MESURE PREVENTIVE
Parmi les sacs plastiques utilisés pour l’élimination
des déchets hospitaliers, il n’existe aucune
législation officielle concernant le choix des
couleurs, cependant, les couleurs noir et jaune sont
privilégiées.
Les sacs se trouvant dans les chambres des patients
sont réservés à leur usage personnel.
 Les collecteurs pour déchets perforants sont utilisés
pour l’élimination de tous les déchets coupants et
tranchants (ex : aiguilles, ampoules…).
MESURE PREVENTIVE
f) LES ANTISEPTIQUES :

1. Définition
Sont des substances antibactériennes non spécifiques
agissant globalement et rapidement sur les bactéries,
virus, champignons et spores.
Pour une souche donnée, l’antiseptique peut être «
statique » s’il inhibe temporairement l’action du
microorganisme, ou « cide » s’il le détruit.
L'antiseptique est réservé à l'usage externe car
toxique par voie générale.
MESURE PREVENTIVE

L’antisepsie : Opération au résultat momentané


permettant au niveau des tissus vivant dans la limite
de leur tolérance, d’éliminer ou de tuer les micro-
organismes et/ou d’inactiver les virus.
MESURE PREVENTIVE
2. Critères de choix d’un antiseptique
Le choix est fonction de :
 L'efficacité sur l'ensemble des micro-organismes.
 La rémanence qui est la persistance de l'activité
bactériostatique après l'application.
 On privilégie un antiseptique rémanent pour le lavage des
mains et la préparation du champ opératoire.
 La tolérance : un antiseptique ne doit pas entraîner de
toxicité, ou d'allergies trop importantes. Cette tolérance peut
être variable selon l'âge ou la zone d'application.
 La vitesse d'action : pour réaliser une injection, on préférera
un antiseptique à action rapide (alcoolique généralement).
 Le rapport cout/efficacité.
MESURE PREVENTIVE
Règles d’utilisation :
-  Ne s’appliquent que sur une peau propre
-  A conserver 8 à 10 jours après son ouverture
-  Ne jamais mélanger 2 gammes d’antiseptiques
différentes
-  Les antiseptiques moussants doivent être rincés après
usage
-  Respecter les flacons d’origine, préférer les uni
doses
-  Vérifier date de péremption
-  Temps de contact : 1 minute.